Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 Misery Business + Gabrielle&Klaus

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Klaus D. Washington

❖ Date de naissance : 18/12/1991
❖ Barge depuis : 24/06/2015
❖ Messages : 4422
❖ Avatar : Brad Pitt
❖ Crédits : SWAN ( Avatar ) + KAT (Code signature) + TUMBLR ( Images&Gifs)
❖ Multicomptes : Méchant Dédé. Méchant.
❖ image : Listen up, maggots. You are not special. You are not a beautiful or unique snowflake. You re the same decaying organic matter as everything else.
❖ Âge personnage : 35 ans
❖ Profession : Un peu de tout. Râcle là où y peut. Vendeur de bric à brac, exécuteur de contrat, gigolo ... Proposez, vous verrez.
❖ Faction : Sans-faction pleinement assumé. Mais pas clochard.
❖ Forces & Faiblesses : J'peux boire sans vormir tout en m'tapant ta mère. Alors, heureux ?
❖ Philosophie : Do not fuck with us.



MessageSujet: Misery Business + Gabrielle&Klaus Dim 22 Jan - 11:37

Misery Business
Ft. Gabrielle&Klaus
I was swimmin' in the Caribbean. Animals were hiding behind the rock. Except the little fish. But they told me, he swears. Tryin' to talk to me koi koy.


Un monde sans règles. Un monde sans dictât. C'est ce qui m'a toujours fait triper.  Tout en bas de mon échelle, à mater les 'grands de ce monde' nous manipuler comme de pauvres petites marionnettes désarticulées. J'ai les veines pleines d'une cam bon marché. J'plane tellement fort que j'en ai des spams musculaires. J'ai beau chercher, j'trouve pas. J'aspire une bouffée de nicotine, fixe le ciel dépourvu d'étoiles et crache sur l'asphalte. Une solution … Un moyen de les faire tomber. Une faille dans le système, n'importe quoi. Comment faire tomber ces salopards au culs dorés sans sacrifier d'innocents ?

Faire tomber le système pacifiquement.
Putain, c'est risible.

Mes prunelles sont floues, perdues dans le vague. J'laisse jamais personne voir ce qui se trame réellement sous ma caboche de merdeux. Derrière le cynisme véritablement irascible plus que provocateur. Y a pas de secrets. On fait pas d’omelette sans casser des œufs. En attendant, j'ai qu'un moyen de jouer avec eux sans finir dans les donjons de ces tarés de la Willis.

Batifoler comme un con.
Prétexter d'être un abruti fini.
La nicotine envahit mes narines et j'inspire longuement.
De toute façon, on crèvera tous un jour.

J'glisse les mains dans mes poches, fait volte-face et fixe l'établissement d'un œil morne. Je sais parfaitement que Gabrielle est coulé là-dedans. D'une part, parce que je l'ai suivi, d'une autre, parce que ces connards de riches savent décidément pas où passer du bon temps. Les lippes tordues, j’enclenche la marche funèbre et balance ma grande carcasse jusqu'à l'intérieur du 'bar à cocktails'. Rien que ça, ça m'file la bile à aux glottes. Ce repère des malfrats fortunés prétendument bon-genre est criard de vérité et de pathétisme. J'avance sous les regards toujours méfiants, mi-figue, mi-raisin, des clients du coin. J'peux porter ce que je veux, avoir l'hygiène la plus impeccable qui soit, on remarquera toujours à mes fringues abîmés et ma dégaine bousillée que j'suis tout sauf l'un des leurs. Tant mieux, y devraient avoir honte. J'renifle à nouveau, aperçois le Blackwood au bar et sort une nouvelle clope que j'allume goulûment. Sans me presser, j'souffle une bouffée de gaz cancéreux, les iris posées sur le plafond au lustre d'une énormité absurde.

Mes pieds forcent presque mon corps à bouger. J'y vais à contre-courant, mais l'idée de pouvoir bousiller la soirée de l'autre morveux m’excite presque. Je m’assois à ses côtés, commande un pur malt et tourne mon minois au sourire narquois vers le brun.

« - Salut ma poule, ça roule ? »

Putain ce que j'aime la tronche qu'ils font en m'voyant débouler !
Comme un poil pubien sur la soupe.
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Gabriel A. Blackwood

❖ Date de naissance : 08/10/1989
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❖ Âge personnage : 29 ans
❖ Profession : Avocat
❖ Faction : Candor (Sincères)
❖ Forces & Faiblesses : Son côté un peu trop direct est une force et il s'en sert constamment, ça peut aussi avoir des mauvais côtés pour peu qu'il fait face à un susceptible mais il est comme ça et ne se rend pas compte que ses propos trop francs peuvent parfois blesser - Sa sensibilité est en soi une faiblesse, bien qu'elle n'apparaisse pas avec n'importe qui, uniquement avec les personnes qui lui sont proches et qui comptent pour lui. - Avec le milieu dans lequel il évolue, son homosexualité pourrait bien lui jouer de mauvais tours.
❖ Philosophie : The law has lost its purpose.
❖ Playlist : Take me home ☾ JESS GLYNNE - I found ☾ AMBER RUN - I get to love you ☾ RUELLE - Stand by you ☾ MARLISA - Wide eyed ☾ BILLY LOCKETT



MessageSujet: Re: Misery Business + Gabrielle&Klaus Lun 23 Jan - 18:30



In your darkest times

FT. KLAUS D. WASHINGTON


Ses doigts tapotent machinalement sur le bois impeccablement vernis du bar, sa chemise blanche entrouverte au niveau du col et sa veste de costume reposant sur le haut tabouret d’à côté. Le regard perdu dans le vide sur les différentes bouteilles d’alcool à un prix dépassant l’entendement, le Sincère est plongé dans ses pensées. Il ressasse, inlassablement, a mis son cerveau en veille avant de rentrer chez lui et de passer une énième nuit blanche sur ses dossiers. Afin de ne pas flancher et d’avoir un prétexte pour l’éviter, il se noie et s’emmure dans un travail qu’il n’apprécie pourtant pas plus que ça. Enfin, normalement, car avec le temps il a bien fallu qu’il finisse par en aimer le moindre revers. De la bière, il est passé au stade au-dessus, à savoir le whisky le plus fin de tout le bar et dont le verre coûterait presque un bras. C’est indécent, mais Gabriel a les moyens et il n’a jamais manqué de rien. S’il n’a côtoyé la misère de certains de ses clients, il en ignore réellement les effluves, bien plus agent dans l’ombre qu’agent de terrain. Se perdre dans les ruelles du territoire des altruistes ou des Sans-Faction ne serait même pas étonnant venant de sa part, lui qui se cantonne aux terres Sincères et Erudites depuis de trop nombreuses années maintenant. Encore et encore il ressasse, des images, un geste qui voulait tout dire mais dont il essaye par tous les moyens d’en bloquer les échos au fond de son âme qui, malgré ses efforts surhumains, se meurt à petit feu de ne pas être deux.

Son téléphone se met à sonner et c’est ce qui l’oblige à sortir de sa rêverie passagère qui est survenue malgré lui.

« Blackwood. »

Il pince les lèvres, l’information qu’il a à l’autre bout du fil ne lui plait pas vraiment.

« Je déposerai le dossier aux premières lueurs du jour demain matin. »

Sans attendre une seconde de plus, Aiden raccroche et sursaute quand ses prunelles vertes se posent sur le fond d’écran. Comme un gamin pris en faute, il jette un coup d’œil à sa gauche puis à sa droite pour s’assurer que personne n’a remarqué son petit coup de flippe et vient se pincer l’arête du nez en fermant les yeux. « Lya… ». A être trop surmené de travail, il n’a même pas eu l’occasion de remarquer que sa chère sœur s’était amusée avec son téléphone en y mettant une photo de Maven prise il y a… Un certain temps, en guise de fond d’écran. Se bataillant avec l’idée de remettre une image de fond standard, c’est à ce moment très précis que le Sans-Faction décide de faire son apparition juste à côté, l’obligeant à venir claquer l’écran de son téléphone contre le bois verni du bar afin que son occupation passe inaperçu. Pour la discrétion, on repassera. En un éclair, Gabriel s’est emparé de son verre de whisky duquel il prend une nouvelle gorgée, passe sa langue sur ses lèvres et observe droit devant lui comme s’il n’avait pas reconnu Klaus, et comme s’il ignorait pertinemment que le ma poule s’adressait à lui. Il n’a jamais aimé les manières de cet ancien client.

« Monsieur Washington… ».

Le sincère daigne enfin tourner la tête vers l’homme plus âgé que lui, pas forcément de trop nombreuses années, mais ses traits sont tellement tirés déjà qu’on lui en donnerait le double de son âge. Ou presque.

« Quel dommage de porter un nom qui inspire autant d’honneur et de respect quand on voit ce que vous en faites. »

Que Klaus s’en offusque, et il en doute fortement, ça ne lui ferait ni chaud ni froid. Tous les sincères sont réputés un brin imbus de leurs personnes et horriblement sincères. Gabriel fait clairement parti de cette catégorie qui, passe certaines choses sous silence, mais dispose d’un franc parlé vis-à-vis du fond de leur pensée qui est assez extraordinaire et sans la moindre gêne.

« Qu’est-ce qui vous amène ici ? Hormis l’espoir de se voir offrir un pur malt payé par mon propre compte en banque. ». Il fait signe au serveur. « Ce sera plutôt un jus de fruit, pour Monsieur. ».  

Ses émeraudes se posent sur la silhouette masculine qui pour le coup, ne lui fait pas envie du tout, et il hausse un sourcil comme s’il faisait face au plus petit des insectes.

« J’espère pour votre matricule que vous n’avez pas fait de conneries… Même si à en juger par votre pupille dilatée vous êtes complètement shooté. ». Il soupire. « Dites-moi juste que vous n’avez pas enfermé un cadavre dans un réfrigérateur abandonné. »

Avec Gabriel, le moindre de vos défauts ne passe clairement pas inaperçu. A en juger par l’état de Klaus, sa soirée va être bien plus compliquée et enquiquinante que prévue. Il ignore encore pourquoi ce dernier est venu le trouver ici, mais quelque chose lui dit que ça ne va pas lui plaire. Vraiment pas. En soi, il n’a strictement rien contre Washington, c’est même l’un de ses anciens clients dont il a gagné l’affaire et qui, de ce fait, est sur ses deux jambes, libre de tous mouvements. Son casier judiciaire n’a plus de secrets pour lui, en convient aussi son dossier médical et son très clair je vous emmerde tous au moment de sa Cérémonie du Choix. Klaus. Ce drôle de personnage. Probablement le client le plus extravagant dont il n’a jamais eu à traiter l’affaire. Et il est là… Ce soir… Quand il rumine. Quand il ressasse. Quand il voudrait être partout sauf ici avec lui. A bien y réfléchir, le Blakwood sait pertinemment où il voudrait être mais…
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Klaus D. Washington

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MessageSujet: Re: Misery Business + Gabrielle&Klaus Lun 23 Jan - 21:09

Misery Business
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Le bougre à la mine sombre et la bouche en biais. Je renifle, retire ma veste et adresse un clin d'œil au serveur. Ça m'éclate quand un mec louche sur son torse, surtout quand mon t-shirt colle encore un peu mon buste après un coït. Parce que oui, j'en sors à peine. Je détourne pourtant rapidement mon regard du barman qui m'indiffère complètement. Je chope une paille dans un vase et la glisse entre mes dents.

- Si tu le dis ma poule, que je réplique d'un ton narquois à la première salve de Blackwood. Mais j'sais pas si t'as remarqué, j'ai deux prénoms russes. Tu vois l'ironie, ou tu la vois pas. J'dis ça ...

Ma mère a toujours eu un drôle d'humour.

Je grince des dents face aux tergiversations de l'avocat et me redresse sur mon tabouret, lève un bras et tonne d'un ton sévère à l'intention du pauvre petit salarier moyen qui trône derrière le comptoir, qui doit sûrement coûter plus cher que tous les salaires qu'il touchera de sa misérable et chienne de vie. Société décadente. Ah ça, c'est pas nouveau !

- Tu me sers cette merde et ta tête flirt avec le comptoir. Un pur malt, et son verre est pour moi, je crache en me rasseyant.

Mes pattes fouillent dans le cuir de mon pantalon et extirpent une liasse de billets. Ça m'emmerde, je viens tout juste de me faire une belle cagnotte en faisant grimper une bourgeoise au plafond. Mais j'ai ma fierté, et ce merdeux va certainement pas me retirer ça ! Le serveur a soudainement pâlit. Et à la vision des muscles sous mes manches trop saillantes et de mes pattes d'ours, je crois qu'il a compris que j'étais pas du genre à bluffer. Je lui adresse un sourire faussement innocent, avant de le remercier d'une voix de miel.  Etirement de lippes narquoises aussitôt affiché que je reprends une mine neutre. Maintenant, au tour de Gabriel. S'il croit que j'ai rien vu à son petit manège... Je le fixe sans rien dire, étire mes babines pleines et m'esclaffe. Putain ce qu'il est coincé le con. Ma main tranche l'air comme une étoile filante. En un clignement d'œil, son portable est entre mes doigts et j'observe l'objet de son trouble. Ou bien est-ce de honte, qu'il s’embarrasse ?

J'avise le cadran et avec un rire tonitruant, je refais glisser l'appareil jusqu'à lui. L'objet glisse sur le comptoir lustré comme le colon d'une catin après un gang bang. J'ai tout vu. Un petit brun au regard de braise.

- Eh bah dis donc ma cochonne... Je savais pas que tu tâtais de la prostate, je murmure en approchant, cognant mon épaule contre la sienne. Calme toi mon beau, t'as beaucoup trop de poils pour moi, j'ajoute en reculant et en agrippant mon verre.

J'ai oublié quelques détails. Comme, en plus de mon pantalon en cuir, cet espace de t-shirt trop petit et à moitié transparent que j'aborde sous certains regards effarés. Sauf au niveau tu torse. Y un drôle de nom imprimé dessus, pile au niveau des tétons. Coca-Cola. J'ai aucune idée de ce que ça peut être mais ça m'évoque un qualification de drogue. Ça provoque. J'adore.

- T'as vu, je sens le chocolat ! Du chocolat... Les riches savent pas quoi inventer, sérieux.

J'avale une gorgée de Malt, mâchouille ma paille et plaque ma main contre le bois onéreux.

- Y a pas à dire, ça à rien à voir avec la merde du hive. Ça doit être pour ça qu'on fini aussi bourrés. On veut oublier qu'on boit cette pisse infâme ...

Je réfléchis longuement en fixant le cristal.

- Ca en devient presque indécent de boire ce petit nectar là, j'ai l'impression de trahir toutes mes convictions.

Je grimace, repose le verre et tourne à nouveau le menton vers lui.

- Bon bref, faut qu'on cause, Blackwood. »


Dernière édition par Klaus D. Washington le Ven 27 Jan - 12:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Misery Business + Gabrielle&Klaus Ven 27 Jan - 11:29



In your darkest times

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Le verre transparent entre ses lèvres, le Sincère laisse lentement l’alcool ambré glisser jusqu’au fond de sa gorge. Un whisky d’exception à n’en pas douter, quand bien même il ne soit pas du genre à boire de l’alcool à outrance. Gabriel a tout d’un homme sage et posé, presque plus hautain que la moyenne. Ce n’est là seulement qu’une façade car en réalité, bien qu’il ait des manières certes, un peu coincées, il n’en demeure pas moins humain. Sa seule tare étant peut-être celle d’avoir eu la chance de naître avec une cuillère en argent dans la bouche, mais peut-on réellement lui en vouloir ? Les émeraudes se posent sur la silhouette assise un peu trop près à ses côtés. Cette dégaine, ce T-shirt qu’il n’a que très vaguement regardé et la veste abîmée, sans parler du jean un brin usé, Klaus ne peut clairement pas passer inaperçu. Son côté sans-faction ou très faussement audacieux se lit sur sa trogne de goguenard des bars. Il ne veut même pas savoir ce qu’il a fait avant d’arriver jusqu’ici, et au fond, il espère sincèrement qu’il n’est pas venu le trouver dans l’espoir qu’il l’aide à planquer un cadavre. Toutefois, la première remarque du Washington l’oblige à esquisser un sourire tandis qu’il vient tout juste de demander au barman de lui amener un jus de fruit au lieu du pur-malt hors de prix. L’ironie des deux prénoms russes, il la comprend très bien et n’est pas né de la dernière plus. Klaus est une ironie à lui tout seul, si vous voulez l’avis du Blackwood. Pourtant, même s’il n’apprécie guère ses manières et ses discours bien trop vulgaires à son goût, il n’en demeure pas moins qu’il reste persuadé qu’au fond du fond, cet homme ne peut pas être la raclure aussi pourrie qu’il semble bien vouloir le prétendre. Gabriel est persuadé que ce n’est là qu’une sorte de façade camouflant sans doute autre chose, car le sans-faction est loin d’être bête ou idiot. C’est une évidence. Il est juste terriblement agaçant pour ses habitudes de riche avocat.

C’est en le voyant se redresser et beugler comme un veau dans ce bar distingué qu’il fronce les sourcils et pince les lèvres. Il s’apprête à rétorquer un superbe vous êtes dans un lieu public, encore un truc de ce genre et c’est moi qui vous fait coffrer mais il a à peine le temps de prendre une inspiration que Klaus sort une liasse de billets de sa poche. Pour sûr, ce n’est clairement pas de l’argent légal.

« Si ça vous fait plaisir. » qu’il échappe alors seulement de ses lèvres.

Si le Washington veut se sentir mieux en lui offrant un verre qui coûte une blinde avec de l’argent sale, grand bien lui fasse, mais il ne pourra pas dire qu’il ne l’a pas prévenu. Laissant sa compagnie du soir faire affaire avec le serveur, le Sincère se concentre à nouveau sur son propre verre où ses lèvres viennent à nouveau tremper. La seule chose qu’il n’avait pas prévu, ce sont les sales pattes de Klaus venant agripper, avec une dextérité et une rapidité certaine, son téléphone. En une fraction de seconde il le voit s’envoler et atterrir entre les mains de l’homme à la clope facile. Son sang ne fait qu’un tour et Gabriel se crispe instantanément en le fixant d’un regard noir. Il se fait violence pour rester calme, et râle de ses dents serrées.

« Rendez-moi, tout de suite, ce téléphone. »

L’objet s’allume et il sait que le fond d’écran a été visionné. Rien que de lire l’amusement sur la tronche du sans-faction le rend furax de l’intérieur. L’appareil vient glisser tout aussi rapidement sur le comptoir lustré et Gabriel le rattrape au passage et le fait disparaître dans la poche de son pantalon de costume. L’odeur significative du poivrot de bistrot vient s’insinuer jusqu’à ses narines et il comprend que le blond est venu se rapprocher de lui, murmurant un commentaire dont il aurait dû s’abstenir. Sourcils froncés et mâchoire crispée, le Blackwood fixe son verre qu’il tient entre ses doigts serrés, pour peu il pourrait l’exploser en mille morceaux, mais Klaus ne fait face qu’au long et impitoyable silence. Son épaule cogne contre la sienne et il doit se contenir pour ne pas venir écraser le crâne du sans-faction sur le comptoir. En silence, Gabriel le laisse boire son verre, s’amuser de ce T-shirt trop collant et trop petit qu’il arbore, comme s’il allait s’amuser à mater ses pseudos pectoraux. Il s’en moque comme de sa première liasse de billet le Sincère, ce mec est loin de le faire bander et il n’a strictement pas besoin d’aller voir ailleurs, il n’est intéressé que par une seule personne. Klaus déblatère et déblatère encore, mais c’est à peine si le jeune homme y prête une attention, toujours focalisé sur la phrase qu’il n’aurait pas dû dire, la remarque à ne surtout pas faire. Ce n’est que lorsque le Faut qu’on cause, Blackwood s’envole après le monologue ambiant que le principal concerné se met à bouger.

D’un coup sec, il se lève de son tabouret, vient violemment cogner la tronche fanfaronne du sans-faction sur le bois lustré du bar et bloquer son bras dans son dos, menaçant de le lui péter à force de le remonter dans un angle qui pourrait très clairement devenir bien moche… Et qui n’a rien d’humain. Il ne perd que très rarement son sang-froid, Gabriel… Sincère et riche, peut-être, mais son père, audacieux d’origine a toujours mis un point d’honneur à ce que ses enfants sachent se défendre, et l’avocat, pacifique d’ordinaire, est loin d’être sans force. Penché en avant jusqu’à l’oreille du sans-faction, il se fait aussi clair et limpide que possible.

« Ose faire une autre réflexion de ce genre ou ne daigne que m’appeler une nouvelle fois de cette manière et je te jure que tu n’auras plus que tes yeux pour pleurer face à ce que j’aurais fait à ton cul. ». Sa main appuie un peu plus sur la tempe de Klaus pour qu’il puisse bien sentir la surface dure du bar, il tord un peu plus son bras et le lâche aussi sec en venant reprendre place à côté de lui comme si de rien était et le plus sereinement possible. « Un autre whisky, s’il vous plait. ». Histoire de bien appuyer la note et la rendre salée. Sans détourner les prunelles vers Klaus, il attend son deuxième verre, remercie le barman et le porte à ses lèvres. Ce n’est qu’après cet instant qu’il tourne enfin la tête vers le sans-faction et laisse son regard devenir insistant au niveau des fameuses fesses de sa compagnie du soir. Un sourcil se hausse et il lui offre un sourire malicieux. « Tellement de potentiel… ». Gabriel se met alors à faire ce qu’il fait uniquement avec ses proches. Il joue. Il s’amuse. Les fesses de Klaus pourraient quasiment le faire vomir, là, tout de suite, mais il joue la comédie. On sait jamais…. L’avocat refuse d’être le plus gêné des deux.

« De quoi voulez-vous causer, Monsieur Washington ? »

On ne touche pas à son image, et on ne touche surtout pas, ni ne critique, celui qui est en fond d'écran de son téléphone.
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MessageSujet: Re: Misery Business + Gabrielle&Klaus Lun 30 Jan - 11:22

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Contrarié. Si je dois trouver un adjectif pour définir l'expression de Gabriel, ça correspond parfaitement. J'y suis pour rien, j'adore déclencher un chaos intérieur chez mes interlocuteurs. L'anarchie est mon carburant. Pousser les limites de ceux qui se croient limités aux murx des cases construites par le conseil. Par une société grégaire. Je l'attends au tournant alors qu'aucune syllabe ne franchie ses babines pincées. Mais mes opales le jaugent toujours en biais. Je le vois venir sans même broncher. Il est rapide et méthodique, voir trop pour un sincère. Ma tronche culbute le bar en une fraction de secondes et je sens mon nez craquer sous l'impulsion sauvage. Impossible de relever ma bouille tordue. Le bras coincé dans le dos et la joue plaquée contre le bois tâché à présent de mon hémoglobine, j'entends le sincère me murmurer ses paroles venimeuses. J'attends quelques secondes alors qu'il me relâche pour se rasoir. Drôle de menace. Drôle d'allusion. Surtout pour un mec qu'éprouve que du dégoût à mon égard. Ma langue vient lécher mes lèvres mouchetées de sang alors que mes épaules vibres. Sans bouger pour autant, un rire irrépressible commence à me faire perdre le contrôle. Un rire dément. Mes iris le fusillent alors que je me redresse, penche la tête en arrière et tend la main vers le serveur, tout en fixant le plafond.

« - Hé … Toi là, file-moi un torchon, j'pisse du nez ! J'articule entre deux fou rires.

Je sens le tissu sur mes doigts et l'agrippe fermement pour le plaquer contre mes narines. Je pince mon nez entre mon index et mon pouce, le replace brusquement et entend un nouveau craquement violent. Ca tangue légèrement dans la pièce. Je cligne des paupières, efface quelques larmes salées et me redresse doucement en appliquant mes coudes sur le bois. Le sang a déjà disparu, sûrement rapidement nettoyé par le serveur. J'entends les murmures désapprobateurs derrière nous et fixe les tâches vermeilles sur le tissu. Je renifle, reprend doucement mon souffle et adresse une œillade à Blackwood. Putain, si seulement il savait … Mes doigts me démangent. L’impulsion violente fait vibrer toute ma carcasse impatiente. C'est pas ici que je vais pouvoir lui rendre les coups. La frustration se faufile doucement, injectant son venin dans mes veines. Mais rien que pour lui, je souris. Un sourire large qui fait briller mes opales froides. Les requins ont sûrement la même gueule lorqu'ils l'ouvrent. Je pose le torchon quand le sang cesse enfin de couler et me détourne lentement, posant mon coude contre le comptoir. Ainsi à demi tourné face à lui, je lâche d'un ton sec au serveur :

- Je serai vous j'éviterai, il supporte clairement pas l'alcool.

Ma bouille dodeline sur le côté, et je continue d'un ton doucereux :

- Et faut qu'on cause affaires. En effet, j’opine du chef en me retournant vers le comptoir pour avaler l'alcool dans mon verre. Bon, primo, tu vas arrêter de me vouvoyer comme ça. Tu m'gaves.

Je fais la moue, fais signe au serveur de me servir un autre verre et sors un paquet de clopes de ma poche.

- Deuzio, t'es toujours mon avocat, n'est-ce pas ? » Que je demande en glissant le bâton à cancer entre mes lippes.

Je lui lance un coup d’œil curieux, hausse un sourcil et fait ma plus belle tronche de chérubin.

Moi, avoir une très très vilaine idée en tête ?
Jamais !
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❖ Forces & Faiblesses : Son côté un peu trop direct est une force et il s'en sert constamment, ça peut aussi avoir des mauvais côtés pour peu qu'il fait face à un susceptible mais il est comme ça et ne se rend pas compte que ses propos trop francs peuvent parfois blesser - Sa sensibilité est en soi une faiblesse, bien qu'elle n'apparaisse pas avec n'importe qui, uniquement avec les personnes qui lui sont proches et qui comptent pour lui. - Avec le milieu dans lequel il évolue, son homosexualité pourrait bien lui jouer de mauvais tours.
❖ Philosophie : The law has lost its purpose.
❖ Playlist : Take me home ☾ JESS GLYNNE - I found ☾ AMBER RUN - I get to love you ☾ RUELLE - Stand by you ☾ MARLISA - Wide eyed ☾ BILLY LOCKETT



MessageSujet: Re: Misery Business + Gabrielle&Klaus Lun 30 Jan - 21:50



In your darkest times

FT. KLAUS D. WASHINGTON


Bien évidemment qu’il est contrarié, ce rustre a osé toucher à son téléphone, et le Sincère a une sainte horreur qu’on touche à ses affaires. Qui plus est, la réaction épidermique qu’il a eue à l’égard de Klaus n’est rien comparée à la colère qui lui tord les entrailles à l’idée d’avoir été appelé de la sorte. A l’idée qu’il n’ait pu que poser ses yeux sur son fond d’écran. Qu’il n’ait pu que poser ses yeux sur lui. A peine l’a-t-il relâché pour venir retrouver sa place qu’il entend le rire tonitruant de son voisin. Si ça le fait rire, tant mieux, car ce n’est pas son cas. Sourcils froncés, le Sincère essaie pourtant de se détendre, retrouve un certain calme olympien qui le caractérise d’ordinaire, et malgré les chuchotements qui résonnent dans leurs dos pendant plusieurs secondes, Gabriel ne prend pas la peine de se retourner pour les faire taire. L’indifférence reste la meilleure arme, c’est celle qu’il voulait utiliser avec Klaus avant que ce dernier ne se mette à le dénommer ma cochonne. Quel manque de respect méprisable. Il siffle entre ses dents et demande gentiment un verre de whisky pendant que l’autre nœud attrape le torchon que le serveur lui tend. Un nez qui saigne, rien de bien méchant, quand bien même il ne pensait même pas le faire saigner. Il ignore encore combien son ancien client peut être tordu. Il ignore tous de ces tocs et ne les verra même pas le moment venu. Trop fier et soudainement bien trop hautain, il ne voit toujours pas ce verre de whisky arriver et ça l’exaspère. Qui plus est, le sans-faction semble avoir décidé qu’il ne voulait pas payer une seconde tournée. A court de billets salement gagnés ? Gabe hausse un sourcil désapprobateur et qui signifie bien qu’il fait ce qu’il veut. L’alcool il sait le tenir quand il faut. Ce n’est pas un deuxième, ou troisième verre de whisky qui va lui faire peur.

Adressant un signe de tête au serveur en tendant son verre, il l’observe le resservir malgré les paroles du blond, et seulement à cet instant, blague à part terminée sur les fesses du Washington, il ose lui demander de quoi il veut parler. Car il n’est pas là sans raison. Le liquide ambré coule jusqu’au fond de sa gorge et les émeraudes viennent se poser une nouvelle fois sur la silhouette masculine à ses côtés. Silhouette qu’il ne trouve vraiment pas attirante. Sans qu’il ne demande rien de plus, il voit le blond descendre cul sec son second verre d’alcool et se mettre à déblatérer aussi vite que l’éclair. Sa moue doucereuse d’angelot ne prend pas, et des deux, d’ailleurs, c’est lui qui aurait le meilleur rôle là-dedans : il est plus jeune, et quoi qu’on en dise malgré son sale caractère, il est absolument adorable. Le pire, c’est que c’est vrai. Esquissant un léger sourire en coin, Gabriel attrape son verre, le vide, se tourne vers Klaus et se penche en avant.

« Primo. Vous n’avez pas d’ordre à me donner. Je ne suis pas votre ami, la seule relation qui nous lie est professionnelle. Je continuerai de vous vouvoyer comme bon me semble et vous avez intérêt à faire avec. ». Le tutoiement précédent n’avait été là que pour que Klaus imprime le message, d’homme à homme. Rien à voir avec ce dont ils s’apprêtaient à causer. « Deuzio… J’ai arrêté d’être votre avocat à l’instant même où votre cul a été sauvé de la case prison. Si vous avez besoin de mes services, je suis potentiellement prêt à accepter, mais mes honoraires ont augmenté depuis la dernière fois. Tout dépend de la misère dans laquelle vous vous êtes fourrée. Mais étant donné votre passage à l’asile je suppose que le gouvernement serait éventuellement prêt à me choisir à nouveau comme étant votre avocat commis d’office, alors… Autant cracher le morceau, Klaus. Qu’est-ce que vous avez fait, cette fois ? »

Le Sincère le regarde avec tout le dédain dont il est capable et cet air de blasé qui lui colle parfois trop à la peau. Au fond, il l’est véritablement, blasé, car il n’ose même pas imaginer dans quel pétrin cet idiot a été se fourrer une nouvelle fois. Ce n’est pas la première, son casier judiciaire est bien plus rempli que la moyenne, et encore, il est persuadé que tout n’y est pas car le sans-faction ne se fait pas attraper à tous les coups. Rien que d’y penser, ça le ferait gerber. Pour autant, lorsqu’il s’agit d’affaires professionnelles et de boulot, de justice, Gabriel n’est pas du genre à rechigner et ça, le Washington doit clairement en avoir conscience pour avoir eu le culot de venir ici alors qu’il essayait de se détendre. Car oui, qu’on se le tienne pour dit, d’ordinaire, Aiden peut être jovial, et enclin à faire des blagues. Ces derniers temps se sont juste révélé un brin trop compliqués pour qu’il ne sourit de façon naturelle. L’odeur de la cigarette vient franchir le seuil de ses narines et le Sincère ne peut que froncer davantage les sourcils.

« Je n’ai pas toute la nuit, Klaus. » qu’il lâche histoire de booster les neurones du blond. Il est exaspéré et tout ça commence à le fatiguer.
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Klaus D. Washington

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❖ Multicomptes : Méchant Dédé. Méchant.
❖ image : Listen up, maggots. You are not special. You are not a beautiful or unique snowflake. You re the same decaying organic matter as everything else.
❖ Âge personnage : 35 ans
❖ Profession : Un peu de tout. Râcle là où y peut. Vendeur de bric à brac, exécuteur de contrat, gigolo ... Proposez, vous verrez.
❖ Faction : Sans-faction pleinement assumé. Mais pas clochard.
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MessageSujet: Re: Misery Business + Gabrielle&Klaus Dim 5 Fév - 15:58

Misery Business
Ft. Gabrielle&Klaus
I was swimmin' in the Caribbean. Animals were hiding behind the rock. Except the little fish. But they told me, he swears. Tryin' to talk to me koi koy.


L'irritation perle au coin de ses petits yeux perçants. Et moi, je ris. Je m'amuse. J'agace. VIOLENTE L'ALLIÉ. Il ne sait pas ce qu'il est vraiment. Gabriel ignore qu'il est mon instrument. Je lui souris. J'ai l'air d'un putain d'ahuri. Je m'amuse de son ignorance. Je suis un acteur dans un grand théâtre et tout ce désordre a un sens caché. Un désordre exposé. Mes lippes agrippent le cristal froid du verre et j'inspire son liquide ambré. Couteux. ODIEUX. J'entame une danse dont moi seul ai le secret. Gabriel croit connaître celui qui se tient face à lui. Le nez tordu, le sang encore aux gencives. Il pense voir un avorton du monde déchu. Il pense voir une enflure bousillée. Il pense voir une raclure malmenée. Il pense voir un pantin désarticulé. Un raté. Et il doit le voir. Il doit le croire. Ma tête dodeline légèrement de l'autre côté et je l'observe. Petit bout de gars coincé, triste … Perdu. Je voudrais bien lui dire de pas trop s'en faire. Après tout, ça pourrait bien tourner pour lui. Il pourrait l'avoir, l'amour. Celui qu'il cache. Celui qui lui fait tant honte. Pauvre petite chose triste. Si triste. Un rire m'échappe. A force de jouer au con, j'me suis pris au jeu. J'ai oublié les enjeux, j'ai fait un avec mon personnage. Lui et moi, on est la même personne.

Et personne ne le sait.
Personne ? Non.
Elle sait. Elle m'a fait.
Qui donc ? Facile à deviner …

Je suis le narrateur d'une drôle d'histoire. Tout a commencé de la façon la plus simple qui soit. Pour devenir mortellement complexe. Et Gabriel n'est qu'un minuscule petit grain de sable dans ce foutu désert. Et je souris. Cette grimace étirée sur mon masque du parfait connard. Du détestable. Il m'amuse. Beaucoup. Si triste qu'il est pour des choses si faciles. Si évidentes.

«  - Continue d'avoir de la hargne, t'iras loin Blackwood.

Tiens, un conseil de vieux. J'suis pourtant loin d'agiter ma seconde canne du bout des doigts. Un petit rire de naseau soufflé par mes narines et je vide le verre. Pas dans ma bouche. Pas dans ma gorge. Sur le comptoir, tout en fixant le serveur droit dans les yeux.

Je l'aime pas ce connard. Et j'aime pas du tout ce bar.

Allez tous vous faire troncher bande d'enculés. Une p'tite goûte anarchique, par-ci, par-là. Histoire de bien rester dans le personnage. Vous m'aurez pas. Personne m'aura. Petit coup d’œil oblique en direction du brun tatoué, sourire équivoque. J'suis un nihiliste assumé et foutrement bien détesté. Je lui lance une tape contre l'épaule, chope ma veste et la refout sur mes épaules. Une nouvelle clope. Toujours. Ca me lâche jamais. J'ai une mission.

Mourir vite.

- Merci pour l'info', c'tout c'que j'voulais savoir.

Ne cherche pas à me comprendre, Blackwood. C'est peine perdue.

- Bonne déprime.
 »

Je le laisse planté là. Sans réponses. Sûrement avec beaucoup de questions.  C'est bien gamin, cogite jusqu'au jour J. Jusqu'au jour où j'aurai vraiment besoin de toi. En attendant, reste bien dans ta case avec tes petits copains. Bêle jusqu'à l'aurore. Jusqu'à la nuit prochaine. Suit le mouvement.

T'en as plus pour longtemps.
Avant de naître pour de bon.
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Gabriel A. Blackwood

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MessageSujet: Re: Misery Business + Gabrielle&Klaus Dim 5 Fév - 16:15

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MessageSujet: Re: Misery Business + Gabrielle&Klaus

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