Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 GRIZONA ▲ Dead inside

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Gray J. Wolfgang

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 01/11/2015
❖ Messages : 5105
❖ Avatar : Brett Dalton
❖ Crédits : TF (vava) - Swanou (spoiler signa) - Alas (code signa)
❖ Multicomptes : Envy D. Carter & J. Ryder Storm - G.H. Nolan Wheeler & Gabriel A. Blackwood
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❖ Âge personnage : 25 ans
❖ Profession : Bras droit des Sans Faction, membre actif de la résistance - Ex Barman au Harvest et rat de laboratoire pour le compte de Moira Rosenbach.
❖ Faction : Divergent, Factionless - Anciennement Amity - Origines Erudites
❖ Forces & Faiblesses : Tolérance face à la douleur - Techniques de combats à mains nues - Manipule plutôt bien les lames, il les préfère aux armes à feu - Sa plus grande faiblesse réside maintenant dans le fait que le Conseil connait sa Divergence - A des cauchemars récurrents sur son enfance - Garde un oeil constant sur ses aînés et les O'Malley.
❖ Philosophie : Season two l I'm gonna shoot you down. - Season one l Count only on yourself, otherwise you'll just die, victim of treason
❖ Playlist : HELLO ▲ Adele - HURRICANE ▲ 30 Seconds to mars - MONSTER ▲ Imagine Dragons - PARALYZED ▲ NF - THE SCIENTIST ▲ Coldplay - FADED ▲ Alan Walker - TRAIN WRECK ▲ James Arthur



MessageSujet: GRIZONA ▲ Dead inside Jeu 5 Mai - 21:13



Dead inside

FT. ARIZONA J. O'MALLEY







Trois jours après : About to explode

Il ne résiste plus, a lâché prise. Sur la pente raide de la décadence et de l’insouciance il s’y laisse glisser. Blessé, marqué, mutilé. Les plaies de son dos cicatrisent encore, il sait combien le temps peut sembler long lorsque le tissu rêche de votre haut frotte inlassablement contre les fils et les croutes qui se forment. Pourtant, il ne s’en plaint pas. Jamais. C’était bien là le but du jeu, de son intervention, à Elle, puis à Joe. Brisé, il n’y a plus rien de vivant en lui si ce n’est les bribes de souvenirs qui acceptent encore de remonter à la surface lorsqu’il se trouve seul sur ce lit. Ils ont remplacé les draps de coton par des draps aussi proches qu’ils peuvent l’être du papier, impossible à tordre ou à nouer. Quand bien même il aurait voulu se pendre, le plafond était bien trop haut. La folie le dévore lentement, et le divergent s’y laisse bercé, manipulé. Sur la corde raide de cette vie qui ne signifie plus rien d’autre que souffrance, Gray s’y perd un peu plus chaque jour.

Mort de l’intérieur.
Je suis mort de l’intérieur.
Où est l’ode à la Vie quand je ne fais que l’ode à la Mort.
Être de l’au-delà, dis-moi, pour quelle raison je me bats ?


Clawrence n’est pas revenu depuis, et il ne reviendra pas, du moins pas sans sécurité. Il le sait. Pourtant le divergent ne peut s’empêcher de craindre les évènements à venir, persuadé que le pire n’est pas derrière lui mais bel et bien devant. Assis sur ce lit qu’il ne quitte que lorsqu’ils le décident, il attrape négligemment un morceau de pomme qu’on a pris soin de lui découper. Ils ont gagné, à quoi bon résister ? La grève de la faim est terminée. Avec lenteur, il observe le mur qui lui fait face, juste derrière la paroi vitrée où une seule chaise vide est installée. L’ennui, il le fréquente tous les jours et ne peut même plus les compter, ces fameux jours. Le monde au-dehors s’embrase et s’envase qu’il en ignore tout. Ses proches, il n’en a aucune nouvelle, il est un porté disparu ou bel et bien un mort vivant. La solitude qui s’enroule autour de lui devient fardeau, ses oreilles, habituées au profond silence. Voilà pourquoi il a établi ce programme de remise en forme dans sa tête, voilà pourquoi il a ce besoin viscéral de s’occuper l’esprit dès lors qu’il en est capable, en a la force. Il se fout de tout, mais pas de ça, car dès lors que son esprit s’évapore dans les méandres de ses souvenirs et de ses cauchemars, tout son monde ne vire qu’à la folie. Il devient fou. Cette âme dont il n’a aucune nouvelle ne lui a jamais autant manqué qu’à ces instants. Que ne donnerait-il pas pour avoir la possibilité de sentir à nouveaux ces mèches brunes glisser entre ses doigts. Que ne donnerait-il pas pour avoir la possibilité de goûter à nouveau à ces lèvres dont il est… Éperdument amoureux. Ironie du sort, il lui a fallu cette disparition et ce silence pour comprendre. Elle est la lumière de toutes ses nuits, celle pour qui la noirceur s’en va, et elle pourrait s’en aller à ses côtés, à jamais. Mais elle n’est pas là. Skylar n’est pas là et seul irrémédiablement il demeure. Seul… Jusqu’à ce que la porte ne daigne s’ouvrir sur une silhouette bien trop familière. Une silhouette digne de ses pires cauchemars. Dans son geste il s’arrête, quartier de pomme reposé, lèvres à nouveau scellées. Sale effronté contre lequel il n’a pas l’envie de lutter.

« L’on dit que c’est très dur de manger à nouveau après avoir jeûné autant de temps. »

Le divergent le scrute à peine, repoussant le plateau repas un peu plus loin sur son lit. Il ne veut pas le voir ni l’entendre. Le voir lui est insupportable. Alors il lui tourne le dos, doucement, puis ses prunelles sombres se lèvent jusqu’aux coins de la pièce d’où il se rend compte que les lumières rouges des caméras sont éteintes. Ce fumier a une idée derrière la tête. A peine a-t-il le temps de comprendre qu’il reconnait le son de la seconde porte, celle de sa bulle de verre, s’ouvrir et coulisser. Il a osé entrer.

« Tu penses sincèrement que me tourner le dos va faire changer les choses ? Voyons, Graham, j’avais encore la décence de te penser plus intelligent jusque-là. ».

Il ne lui répond pas. Ne le fera pas.

Mort de l’intérieur.
Je suis mort de l’intérieur.
Où est l’ode à la Vie quand je ne fais que l’ode à la Mort.
Être de l’au-delà, dis-moi, qu’est-ce qu’il fait là ?


Son dos est mis à nu, haut retiré pour éviter tout frottement inutile sur cette peau abîmée. Il se rapproche tel le serpent qu’il est ; se rapproche jusqu’à être en capacité d’effleurer cette chaire qui est le fruit de la sienne.  Gray ne bouge pas, demeure immobile mais intérieurement son cœur effrité s’emballe. Il est toujours aussi fatigué et ne veut pas lui parler. Alors P’ effleure du bout des doigts l’une de ces plaies boursoufflées et la réaction du divergent est immédiate. Il tressaille et sur ses deux jambes se redresse, l’assassine du regard ce paternel qu’il déteste et devant qui il ne s’abaisse.

« Ne. Me. Touche. Pas. ».

A son arrivée, il a ordonné qu’on lui tire dessus. Il l’a étranglé, insulté, pour mieux tenter de le manipuler. Graham l’a en horreur, il ne veut pas regarder cet être méprisé. Blessé, marqué, mutilé. P’ lui rend ses mots par un sourire narquois, du haut de son costard à plus de mille dollars.

« Fascinant, n’est-ce pas ? La mémoire sensorielle. ».

Gray contourne le lit et s’éloigne, passant dans son dos. Entrer ici était une erreur.

« Fascinant comme cette peau que je reconnaitrais entre milles tressaille avant même que je l’effleure. Vraiment fascinant. »

Du coin de l’œil il le regarde tandis que le divergent, en silence, se rapproche à son tour. Dangereusement.

« Tu as le caractère de ta mère. »

Il ne l’écoute qu’à demi-mots, car sans le savoir P’ s’est offert sur un plateau.

Mort de l’intérieur.
Je suis mort de l’intérieur.
Où est l’ode à la Vie quand je ne fais que l’ode à la Mort.
Être de l’au-delà, dis-moi, pourquoi vouloir lui souhaiter autre chose que le trépas ?


Du moins, Gray le croit que ce plateau d’argent lui est offert, et il ne comprend pas d’où lui revient soudainement ce besoin de prendre les armes. Il voudrait l’achever. Lui crever les yeux il en rêverait. Toujours silencieux il s’approche, dans le dos de celui qui ne daigne se mouvoir. Son arrogance le perdra. Poussé par un élan de stupidité, l’ancien fraternel continue malgré tout, laissant tout le loisir à son paternel de déblatérer des paroles insensées. Ce n’est finalement que lorsque le glas, dans sa tête, semble sonner qu’il décide, sur lui, de se jeter. La réaction est immédiate, P’ se retourne pour le toiser. Et alors que son fils tente de le cogner, ce dernier dans son élan est soudainement arrêté. Les ténébreuses s’abaissent, il l’a senti cette piqûre, ce corps étranger dans sa chaire malmenée. Poing serré en l’air, Gray se sent vaciller, sa vue se brouiller. Il inspire l’air qui parait lui manquer quand dans un geste mal calculé il scrute les traits satisfaits de ce sourire qu’il hait. L’homme lui sourit et l’attrape à la gorge, rapprochant son visage du sien. Dans un silence quasi religieux il se penche, seul un murmure vient alors troubler ce geste désespéré. « Je suis ton cauchemar à jamais, Gray. ».  En avant le divergent se sent sombrer quand tout autour de lui ne devient plus qu’obscurité.

***

Il a l’impression de se noyer. L’eau fraîche lui glace le sang, tétanise ses membres. Elle s’insère dans son nez, sa gorge et ses poumons, plus aucune bouffée d’oxygène ne peut être aspirée. Il s’envase dans les tréfonds de ces vagues remuantes, insolentes. Entravé il ne peut pas bouger. Une nouvelle fois il se noie. La luminosité de la pièce, le haut de la baignoire un peu plus s’éloigne. Il coule dans les abysses, trêves de feux d’artifice. Quand finalement ses poignets sont déliés il se met à nager d’arrache-pied. Il bat des mains, bat des pieds mais le haut de la baignoire ne cesse de s’éloigner. L’air vient à lui manquer, la glace le brûle de l’intérieur et tout autour de lui tremble et vrille. Happé par les vents obscurs, ce n’est que lorsque tout devient définitivement noir et que l’eau a fait son œuvre qu’il ouvre les yeux avec force et se redresse en inspirant sur ce lit d’infortune. Essoufflé il regarde autour de lui, à la recherche de fantômes bien précis. Il est seul, dans cette bulle de verre. Il est seul. Tremblant, Gray le sait, ici le pire n’est jamais passé. Tel un enfant dans un coin il s’agglutine, jambes repliées il ne cesse de trembler.

Mort de l’intérieur.
Je suis mort de l’intérieur.
Où est l’ode à la Vie quand je ne fais que l’ode à la Mort.
Être de l’au-delà, dis-moi, pourquoi a-t-il fallu que je naisse ici-bas ?

Il est mon cauchemar à jamais.
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Arizona J. O'Malley

❖ Date de naissance : 14/11/1991
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MessageSujet: Re: GRIZONA ▲ Dead inside Jeu 26 Mai - 1:38


Twice I turn my back on you, so I got lost
❝Tell me where would I go || feat Gray J. Wolfgang❞





Nuit noire, ciel obscure, jour fade, perdu en l'omniprésente démesure. Le temps pour moi demeure irrémédiablement figé, je ne compte plus les heures, les minutes ni même les secondes qui pour les hommes passent puis instantanément meurent lorsque pour moi elles ralentissent puis se cristallisent en cet éclat d'infini qui se grave en nos âmes meurtries. Je n'ai cessé de te chercher, au travers de l'obscurité je t'ai appelé, mais sourd et muet tu es resté, ne répondant plus à ces appels qui à ton cœur ne sont à présent plus que de lointains murmures étrangers. Ô mes frères, quand sortirons nous de notre pernicieux enfer? Je ne sais plus que dire ni que faire pour vous ramener de ces terribles et indolentes terres. Donne-moi un signe, une chose à laquelle me raccrocher pour qu'enfin je puisse te retrouver. Montre-moi quelle porte pousser, quel monde dévaster pour auprès des tiens enfin te ramener. Es-tu mort ou as-tu simplement sombré en les silencieuses eaux de l'oubli du Léthé? M'as-tu effacé de cette mémoire depuis toujours ravagée, où continues-tu à t'accrocher à ce qu'un jour j'ai pu à tes yeux représenter? Tant de questions qui se heurtent en mon esprit mais qui demeurent sans réponses face à l'indicible chaos et son règne sans merci. Alors je prie, oui, je prie pour qu'en ses bras t'enserre à nouveau la vie. Je prie pour toi qui es mon autre afin de te préserver de la cruelle anarchie. Et je garde entre mes mains cet espoir que je fais en ce jour aussi le tien, car si tu n'as plus la force d'avancer je serais là pour te relever et t'aider à continuer. Et si tu es trop faible pour te battre et défaire cette armée qui ne fait que t'opprimer, je me ferais alors ta foi, ton glaive et ton bouclier. Les semaines ont passé et je continue à m'accrocher à cette image de toi qui en mon esprit reste à jamais gravé. Je le jure, je ne t'ai pas abandonné. Et toi, as-tu définitivement renoncé? Vois! Je suis là, oui, je suis bel et bien là pour toi. Alors réponds-moi! Fais un effort et guide-moi jusqu'à ton palais fait de souffrance et d'effroi.

Ici dans les ténèbres les ombres t'appellent et les fantômes t'encerclent, tous à l'oreille te murmurent : Ô toi qui n'aurait jamais dû être né, bienvenu en le Styx et son immonde bourbier. Au cinquième cercle te voilà à présent arrivé. À la colère, misérable tu t'es donnée. Inconscient, pour elle te voici condamné. Éternellement damné à elle tu demeureras alors enchaîné. Et ainsi vibrent les monstrueuses timbales, au bourdonnement du rythme infernal, ton cœur avec violence se resserre puis s'emballe. Un souffle et tu tressailles, un murmure et la folie avec rage t'assaille. Non tu le sais, seul tu ne réchapperas pas d'entre ces obscures murailles. Les lignes de code défilent frénétiquement sur le fin écran de mon ordinateur, mes yeux fatigués continuent malgré leur lourdeur à analyser la moindre information collectée, balayant automatiquement les données erronées. Les néons, disposés stratégiquement en ma tour de contrôle continuent de m'éclairer de leur froide lumière quand un soupire franchit doucement mes lèvres. Une inspiration de remord sur un souffle de regret, j'aurais dû mieux te protéger, c'était mon rôle que de t'aider et maintenant que tu es démasqué, je m'interroge et me demande jusqu'où seront-ils prêt à aller pour percer le moindre de tes secrets ? Divergent, prince bannit d'un monde délirant, tu n'es plus qu'un chien asservit à l'horreur de tout ce qui est différent là où ils craignent de nous voir un jour siéger en puissant régents. Bénis des dieux, maudits des hommes, sur nos têtes resplendit l'illustre couronne d'une humanité à l'aube de son nouveau millénium. Redoutés comme adulés, ils ne savent pas les monstres que leur haine est tristement en train d'enfanter.

Nuit noire, ciel obscure, jour fade, perdu en l'omniprésente démesure. Le temps pour moi demeure irrémédiablement figé, je ne compte plus les heures, les minutes ni même les secondes qui pour les hommes passent puis instantanément meurent lorsque pour moi elles ralentissent puis se cristallisent en cet éclat d'infini qui se grave en nos âmes bientôt réunies. M'infiltrant en plein cœur du système que j'ai corrompu, voilà que je me redresse sur ma chaise et m'engouffre en cette faille que nul n'a encore vu. Je remonte alors tout le réseau, ouvre la fenêtre de commande afin de basculer en mode root et de définitivement prendre le contrôle de l'OS. Je dévie alors le système de communication principal de son rôle initial et me sert des micros disposés en ta cellule pour entrer en contact avec toi, m'accaparant également durant un temps les caméras de surveillance afin d'avoir un visuel de la situation :

- Gray... Gray C'est... Est-ce … tu... m'en-tends ?

Il me faut encore stabiliser la connexion, aucune image viable ne peut être encore récupérée, ma voix grésillante tente à nouveau de capter ton attention tandis que je me débarrasse du surplus de paquet via une passerelle de dérivation. Je patiente quelques instants avant de réessayer :

- Gray, c'est moi Ivy, je n'ai pas beaucoup de temps alors si tu m'entends, réponds-moi.

En ce monde froid et monotone l'espoir enfin résonne lorsque sur mon écran ta silhouette se forme. Au travers de l'obscurité je persiste à t'appeler, mais sourd et muet tu souhaites rester, ne répondant toujours pas à ces appels qui à ton cœur ne sont à présent plus que de lointains murmures étrangers. De ta voix je ne perçois que les fébriles chuchotement qui s'écrasent contre les affres de ton cœur saigné à blanc, délirant échos qui n'annoncent que le glas funeste de ton renoncement, tu me sembles perdu en un ailleurs des plus terrifiant. Funeste balancier qui semble être la seule chose capable de te rassurer, tu continues à te bercer tel un enfant seul et traumatisé. Âme esseulée que rien ne semble pouvoir à la raison ramener, délaisse la mort et son hymne dénaturée, suis le son de ma voix et en choisissant la vie, enfin reviens-moi.
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MessageSujet: Re: GRIZONA ▲ Dead inside Mer 1 Juin - 20:45



Dead inside

FT. ARIZONA J. O'MALLEY






« Un. Deux. Trois… »

Mains sur les oreilles, il compte à yeux clos. D’avant en arrière il se balance, jambes repliées contre lui, inlassablement. A son avant-bras déjà un bandage est présent, un énième, là où des pansements grossiers ornent son torse pourtant déjà bien abîmé, outragé. Il a mis la main sur une faille, il s’y est mêlé, engouffré avec des tenailles. Malgré la lutte de tous les enjeux, Gray lui a donné ce qu’il veut. Alors il compte, jusqu’à cent sans y parvenir vraiment. Sa rébellion fait face à l’insolente soumission, la combat pour qu’il se réveille et sorte de sommeil qu’on lui veut éternel. Des jours, une éternité qu’il n’a pas vu la lueur du soleil venir consoler sa peau diaphane qui un peu plus chaque jour se fane. La solitude, les expériences et l’angoisse tenace lui font perdre doucement la tête. Il ne sait plus, n’est plus sûr de rien, a-t-il seulement un jour connu tout ce que ces bribes d’images lui envoient comme souvenirs incongrus ? Il ne sait plus. Pour cette raison il compte, encore et encore, murmure, inlassablement tandis que ses doigts enfin se séparent de ses oreilles qu’il ne parvient pas vraiment à boucher. Le moindre bruit suspect le fait sursauter, là où il craint de voir encore la silhouette de P’. Traitre orgueilleux et bourreau de première, il en a plus qu’assez que sur lui il répande la misère. Mais chaque fois qu’il semble remonter la pente, une mauvaise âme persiste à vouloir la lui faire redescendre. Des jours sombres s’annoncent car plongé dans l’obscurité il y est en entier, et ce même lorsque la voix connue en vient à grésiller. Première tentative ratée.

Gray se balance comme un enfant souhaitant le retour de l’insouciance et l’absence de la médisance. D’avant en arrière, geste rassurant, il resserre son étreinte contre ses jambes en espérant reprendre l’ascendant. Il essaye, son cerveau implose. De l’intérieur ses neurones paraissent mieux se liquéfier et partir en fumée, la peur n’est en soi que le résidu de ce trop-plein de sérum qui aurait pu faire arrêter de battre son cœur qui est déjà mort. Comme jamais il souffre, comme toujours, il souffre. Cet endroit n’est que le mal ici-bas, et il perd pieds, s’enfonce malgré la force que Charlize lui a injectée. La sent elle seulement cette peur qui l’assaille et le tiraille ? Ce manque d’air qu’il a dès lors que résonne le moindre craquement, le moindre mouvement de caméra. Le divergent voudrait disparaître, traits tirés et larmes au bord des ébènes, la mort au coin des lèvres. Il a perdu le contact avec l’extérieur, sait à peine ce qu’est d’être touché sans arrière-pensée. Ca va du tendre baiser à la caresse la plus insoupçonnée. Trop longtemps que de ces effluves extérieurs il est aux abonnés absents. Les jours et les nuits se confondent, et quand enfin il pense avoir récupéré le fil, dans l’ombre trône toujours une expérience imbécile. Retour à zéro, cela ne sert plus à rien de compter, et son esprit un peu plus devient le mal tant redouté. Alors ses doigts enserrent soudainement cet avant-bras malmené, poignardé. Gray serre à s’en faire mal, la douleur est tout ce qui lui reste pour lui rappeler qu’il est encore humain et non pas le malin, digne fils de son père. Il se saigne à blanc et serre les dents, pourrait enfoncer ses ongles dans la chaire calcinée par le feu de tous ces malsains enjeux. Dans ce silence de mort il grogne et appuie, serre comme jamais jusqu’à voir le tissu rougir. Cela n’a rien d’un geste désespéré, il est même étonnamment calculé. Personne n’observe et personne ne sait, car derrière son écran le tour est déjà joué par elle.

Et elle résonne, ta voix. Elle résonne jusqu’à mes oreilles et fait frémir mon cœur entouré de noirceur. Tu es la lueur de mes nuits, le souffle de vie. Ô dis-moi Arizona, comment avons-nous fait pour tomber aussi bas ? Balaye la nuit qui me cloue sur ce lit, retire les chaines de fer qui me noient dans l’Enfer. Plus jamais ne me quitte là où toutes ces horreurs m’habitent.

Il tressaille. Un sursaut. De ses yeux brouillés par l’eau de ses tourments, il cherche d’où vient la lueur de ce firmament. Le doute aurait pu être ce qui le frappe au premier abord, mais de par Ivy il sait qu’il ne peut avoir tort. Ce nom-là eux tous l’ignorent. D’un jeu malsain ce n’en est rien et pour une fois il souhaite y croire, pour demain.

« Ivy… ».

La rébellion de son esprit se réveille et sonne le glas de la fin du compte à rebours. Sur ses jambes d’un coup sec il se redresse et chancèle, se rattrape de justesse à ce lit de fortune qui l’ensorcèle. D’un geste de la main il essuie les quelques larmes effrontées pour mieux pouvoir observer d’où cette voix en est venue à s’échapper. Ses ébènes balayent la pièce et constate avec une pointe de remerciement profond que la lumière clignotante des caméras est passée du rouge au bleu. Par précaution il ne l’appelle pas par son vrai prénom, il a encore assez de jugeote pour ça. Gray s’accroche à cet écho qu’il n’a pas oublié. Il se rappelle de chaque visage et ces images qui le heurtent de plein fouet ne font qu’accentuer ce mal qui renait. « Je t’entends. ». Il le lui confirme mais déjà dans son timbre de voix on peut sentir la panique. La panique à l’idée que cet écho ne disparaisse et soit remplacé à nouveau par celui du silence. « Dis-moi que je ne suis pas en train de rêver, je t’en supplie. ». Main posée sur la surface vitrée, il se rapproche de l’un des coins de la pièce, du moins jusqu’au plus près d’une des caméras où il peut aller. Puis, il la fixe quelques secondes, des cernes creusées sous les yeux ternis par l’obscurité, et vient finalement déposer son front contre cette même paroi qu’il a déjà eu l’occasion de griffer, abîmer, souiller avec son propre sang. Si seulement elle savait qu’en ces lieux il a fêté ses 25 ans. Il n’en sait rien, pas vraiment, ne peut être sûr, mais du peu de jours qu’il a réussi à compter, il y en a déjà assez. Déjà trop longtemps qu’il est coincé, il devrait peut-être lui demander. « Quel jour on est, Ivy ? J’ai… J’ai besoin de savoir, s’il te plait. ». Ses paroles sont probablement décousues tant il est perdu, sans doute Arizona devra répéter une même phrase au moins deux fois. Dans son désespoir Gray ne cherche qu’à se raccrocher à des éléments véridiques, riches de réalité pour ne pas sombrer dans la démence. Main toujours posée sur la vitre, ses ébènes viennent se relever vers la caméra d’où il se trouve le plus près mais dont on peut apercevoir tout son corps en entier. Il est tellement soulagé de l’entendre et tellement martyrisé d’être coincé ici qu’il sent les larmes venir lui brouiller à nouveau la vue et un soupir s’échapper de ses lèvres tremblantes. Il ignore tout du dehors, perdu et enfermé dans son propre corps. Il a promis. Il y a Salem. « Survis… ». Un murmure lancé dans la nuit quand ses prunelles fixes soudainement sur le mur en viennent à se perdre. « Survis Salem… ». Il vient se frotter les yeux et secoue la tête avant de renifler, il pourrait avoir l’allure d’un fou à cet instant, mais le mal qui le ronge est tout autre. Au bord du gouffre, au bord du précipice, sur le point de lâcher prise. Il est sur le point de lâcher prise.

« Je sais pas si je vais y arriver… ». Mais il a promis. Il lui a promis. Il leur a tous promis. Une promesse muette, une volonté de survivre, de se relever, de se battre. Toujours. Il est juste tellement fatigué. Fatigué.

Et elle résonne, ta voix. Elle résonne jusqu’à mes oreilles et fait frémir mon cœur entouré de noirceur. Tu es la lueur de mes nuits, le souffle de vie. Ô dis-moi Arizona, comment puis-je faire pour ne pas tomber aussi bas ? Balaye la nuit qui me cloue sur ce lit, retire les chaines de fer qui me noient dans l’Enfer. Je t’en prie, ne me quitte pas alors que je suis aussi las.


HJ:
 
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MessageSujet: Re: GRIZONA ▲ Dead inside Mar 9 Aoû - 21:08


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Aucune lumière, aucune lumière ne peut t'extirper de cet enfer. Aucune prière, aucune prière ne peut délivrer ton âme condamnée par les hommes siégeant en les plus hautes sphères. Aucun espoir, aucun espoir, pour toi et tous ces fantômes errant seuls dans le noir. Tu es la douleur lancinante qui crève mon cœur pénitent. Tu es ce mal fulgurant qui m'achève lorsque sur ton échine se rive mes iris gelées d'effroi face à ton corps déjà mourant. Tu es le vide qui m'accable et qui me met en croix face l'horreur et l'innommable. Ô mon doux reflet, que t'ont-ils fait? Les mots demeurent bloqués en ma gorge, la nouant de leur étreinte écrasante, enroulant à chaque instant un peu plus fort leurs doigts autour de mon cou, empêchant le moindre son de s'échapper de cette bouche qui voudrait à la fois hurler, t'appeler ou encore te réconforter mais qui reste silencieuse face à l'insoutenable qu'impuissante je suis contrainte d'observer. Et je voudrais te rassurer, te promettre que bientôt ton calvaire allait s'arrêter, te jurer que plus personne ne viendrait à nouveau te blesser et que je serais toujours là pour te protéger. Mais Gray, ici il n'y a aucune lumière, oui aucune lumière pour t'éclairer, je suis seule face à ces ténèbres toutes prêtes à te dévorer. Et je ne sais quel verset réciter pour te libérer de cette prison qu'il me faut pulvériser car aucune prière non, aucune prière ne peut sanctifier ce que ton sang bafoué a pour l'éternité souillé. Noir, il fait si noir en ton antre dénué de tout espoir, comment pourrais-je à moi seule t'extirper de ce désolant purgatoire? Car nous sommes bel et bien seuls Gray. Plus personne pour nous soutenir ou nous guider. Plus aucune âme pour nous supporter et vers l'éternel nous élever. Nous sommes seuls face à ces monstres que nous avons créés et qui ne demandent qu'à nous tailler en pièce pour mieux nous dévorer. Et je les sens, leurs griffes acérées parcourir avec avidité nos échines de nouveau courbées, cédant sous le poids de nos ignobles péchés. Péchés émanant du simple fait d'être né. À jamais haïs et rejeté, dis-moi qu'avons-nous véritablement fait pour être aussi peu aimé et autant détesté? Et je les entends dire puis maudire notre sang impur et toute sa lignée. Je les vois cracher sur le jour et jusqu'au puits du malheur nous traîner, préférant nous noyer en l'obscurité plutôt que de te contempler toute l'humanité qui, en nos veines, avec force ne fait que vibrer là où d'autres voudraient nous voir à genoux tomber et implorer. Alors dis-moi, dis-moi en quelle direction regarder pour te retrouver? Dis-moi où dois-je aller pour d'entre les morts te ramener, car à leurs yeux tu es bel et bien mort ô mon doux reflet. Je fixe avec tristesse le moindre de tes traits que leur inhumanité à défait et vois cette évidence qui pèse au plus profond de toi et contre laquelle tu luttes malgré l'abîme en lequel tu te noies. Tu n'es plus véritablement là. Je le sais, le sens et le perçois, à ta façon de fixer cette caméra, ou encore à cette autre que tu as de te raccrocher à ma voix qui résonne et vrille à travers toi tandis que, la tienne, brise l'étreinte du silence et me plonge en ton obscure emplit d'effroi. À tes suppliques je marque un temps d'arrêt, le cœur se resserrant alors que ma bouche demeure entre ouverte et, qu'instantanément, ma verve disparaît. D'une voix douce et calme, je finis par te demander :

- Quel jour veux-tu que l'on soit Gray?

Est-ce que dire la vérité est la seule chose capable de t'aider à résister? Ou bien est-ce la seule chose capable d'un peu plus te briser? Parfois, pour rester en vie, il est tout simplement préférable de rester focalisé sur l'unique pensée nous permettant d'un peu plus fort espérer. Alors Gray, dis-moi, oui dis-moi ce qu'il te faut pour pouvoir espérer à nouveau? Noir, il fait si noir ici en ce gouffre où l'on t'a privé de tout espoir. Seulement, je deviendrais ta lumière en plein cœur de cet enfer. Je serais ton plus beau recueil de psaume et le cœur éclatant, je réciterais en ton nom les plus sacrés de tous mes versets afin d'à tout jamais conjurer tes démons virulent. Aie foi en moi autant que je peux croire en toi.

- Comme je te l'ai dit, je n'ai pas beau…

Lui, son nom, pourquoi parles-tu de lui ainsi? Je fronce des sourcils un instant, crispe mes mains autour du fin écran sur lequel je rive plus intensément mes yeux :

- Quoi? Comment ça survis Salem ? Il est ici? Tu l'as vu ?

Oh mon frère, toi qui es mon étoile contraire, en cet instant je prie pour que tu ne sois pas prisonnier du même enfer. Tu ne devrais pas être là, tel était notre accord entre lui et moi.  

- Réponds-moi, Gray, est-ce que Salem est enfermé avec toi?  

Et voilà qu'à nouveau en les abysses tu te perds, sombre brusquement en les tréfonds solitaires. Noir, il fait si noir en ton monstrueux purgatoire. Et je voudrais la biser, cette distance qui m'empêche de faire briller en tes yeux désabusés l'éclat du jour que tu as déjà oublié.

- Reste avec moi, accroche-toi au son de ma voix et reste avec moi. Je sais que c'est dur. Je sais. J'ose même pas imaginer ce que ces enfoirés te font endurer. Mais… Je te jure de tout faire pour t'aider. Bientôt, très bientôt je viendrais te libérer Gray. Tu m'entends? Je t'en prie, reste avec moi. Bats-toi. Les laisse pas faire de toi cette ombre que tu n'es pas.

Je répète inlassablement ton nom pour que tu te souviennes, que tu te remémores cet indompté qu'ils refusent que tu redeviennes et de sa volonté qui coule toujours en tes veines.

- Souviens toi de qui tu es. Tu n'es pas Graham mais bel et bien Gray et ça, c'est toi qui l'a décidé et personne, pas même ton père ne pourra te le retirer. Alors je t'en prie, je t'en supplie Gray, reste avec moi et survis, me laisse pas seule dans ce monde pourri.

Ne m'abandonne pas toi aussi… Tu es le vide qui m'accable et qui me met en croix face l'horreur et l'innommable. Ô mon doux reflet, que t'ont-ils fait? Seule, face à ces ténèbres toutes prêtes à te dévorer, avec force je me dresse et me mets à prier afin de pulvériser cette prison de cristal souillé. D'une main je sèche tes pleurs quand de mon chant, j'apaise la douleur lancinante qui crève ton cœur pénitent. N'aie crainte mon frère et oublie ce mal fulgurant qui s'acharne sur ton corps déjà mourant, car bientôt l'aube s'en vient pour t'accueillir en son sein fait d'or et d'argent.

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Gray J. Wolfgang

❖ Date de naissance : 08/10/1989
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❖ Profession : Bras droit des Sans Faction, membre actif de la résistance - Ex Barman au Harvest et rat de laboratoire pour le compte de Moira Rosenbach.
❖ Faction : Divergent, Factionless - Anciennement Amity - Origines Erudites
❖ Forces & Faiblesses : Tolérance face à la douleur - Techniques de combats à mains nues - Manipule plutôt bien les lames, il les préfère aux armes à feu - Sa plus grande faiblesse réside maintenant dans le fait que le Conseil connait sa Divergence - A des cauchemars récurrents sur son enfance - Garde un oeil constant sur ses aînés et les O'Malley.
❖ Philosophie : Season two l I'm gonna shoot you down. - Season one l Count only on yourself, otherwise you'll just die, victim of treason
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MessageSujet: Re: GRIZONA ▲ Dead inside Mar 16 Aoû - 11:25



Dead inside

FT. ARIZONA J. O'MALLEY






Elles sont partout, tu sais, les chaines qui assaillent, de véritables tenailles. Elles sont partout et elles étouffent, s’engouffrent, pénètrent dans la chair et la malmène sans cesse. Je voudrais encore lutter mais le mal qui ronge, dans les profondeurs, ne fait qu’un peu plus m’entrainer. Je me suis battu, j’ai hurlé, avec voracité. Je me suis battu, j’ai perdu, et maintenant je ne me sens plus la force de lutter.

Il erre entre deux mondes dont aucun d’eux ne veut lui faire la charité. Confronté à l’indicible, il sait qu’elle est bien loin d’imaginer toutes les choses qu’ils lui font subir ici. Malmené, mutilé, envoyé dans les bas-fonds d’un labyrinthe purulent. Aucunes minutes de répit, pas même une seconde, ou lorsque c’est le cas, la folie ne cesse de le rattraper à grands pas. Il est venu. Il lui a dit, il parviendrait à ses fins, cette fois. Son corps tremble en repensant à ces horreurs, à l’échec le plus total. Dans sa tête, le divergent ne cesse jamais plus de compter, sans s’arrêter, et ça le mène à la folie, aux ténèbres les plus obscures. Jusqu’à ce que sa voix résonne comme un écho du passé. Jusqu’à ce que sa voix résonne et dans son cœur ne vienne marteler. Il n’y a aucun doute à avoir, car personne ne sait, le nom qu’elle s’est donnée pour lui. Personne ne peut l’inventer ou même l’avoir deviné. Les barrières de cette prison de verre, elle a réussi à les outrepasser. C’est chancelant et à la hâte que de la paroi translucide il s’en est rapproché, yeux rivés sur la caméra. A sa voix, il s’y raccroche, ultime symbole d’une vie passée qu’il semble déjà avoir presque complètement oublié. Qui pourrait croire encore en son humanité lorsque l’on fait tout pour vous le faire oublier. Annihiler. Ils prennent tout, jusqu’à votre personnalité. Quel jour ?. Une date. Un mois. Journée ou nuit. Il ne sait pas, il ne sait plus il a perdu le compte malgré les bâtons qu’il coche sur la paroi vitrée. Plusieurs fois, une ligne il a dû recommencer. Il ignore la misère de ce monde qui s’effondre au dehors. Il ignore les maux qui la ronge aussi bien elle, que lui, son corps. Mais Diable qu’ont-ils fait de nous, Arizona ? Quand l’on se permettait de rêver, et de croire en un monde qui nous serait bien meilleur dans l’avenir. Que Diable ont-ils fait de nous, quand tu es l’ultime condamnée à devoir observer l’un de tes frères, dans la folie, un peu plus s’enivrer ?

« Je sais pas… ».

Un souffle, un murmure et des ébènes qui sur le mur qui lui fait face, s’abaissent. Il ne veut pas de date particulière il veut juste savoir quel jour ils sont, pour mettre un chiffre sur un jour.

« Est-ce qu’au moins il fait… Jour, Ivy ? ».

Il a besoin de savoir, au moins ça, pouvoir mettre un quelconque repère, même insignifiant sur sa condition pour ne pas perdre la raison. Quand bien même déjà il s’égare, se perd dans des images qui le hantent un peu plus chaque jour. Chaque heure. Dès lors qu’il a l’occasion de vagabonder dans son propre ailleurs. Pour mieux s’y enfoncer. Sauf que ces images le rattrape et il perd la notion de ce qu’il se passe autour, n’entend plus le son de sa voix, prunelles voilées par une disparition de laquelle il ne se remettra que lorsqu’il lui aura remis la main dessus. S’il sort d’ici. Mais le son de ta voix résonne comme un écho qui vient me frapper de plein fouet, me ramène à la réalité vers laquelle tu veux me mener. Salem, oui j’ai parlé de lui, mais pourquoi toi en parles-tu ? Le connais-tu seulement ? Gray secoue la tête de gauche et à droite et plisse le nez par réflexe avant de reposer ses deux billes foncées sur la caméra.

« Non. ». Une réponse catégorique. Salem n’est pas ici, il le saurait. Non, il n’est pas là il le sait. « Ils l’ont emmené. Ils… ». Pour mieux s’expliquer, bien qu’il soit complètement désordonné et perturbé par ces images qui défilent toujours devant ses yeux, il retire la vulgaire chemise qu’on lui a laissée et montre les impacts de balles. Au fond il ignore pourquoi il lui dit tout ça, il ne fait que répondre à la question, parce qu’à elle, il peut tout dire, n’est-ce pas ? « Ils m’ont tiré dessus et ils l’ont emmené dans une autre pièce avant… De descendre ici. Il n’est pas là. Pourquoi ? ». Ses sourcils se froncent et il essaye de comprendre. Pourquoi veut-elle tant savoir ? « Tu le connais ? ». Il ne sait pas le lien qui l’unit à lui, tout comme elle ignore le lien qu’ils ont tous les deux. Un Divergent et un Audacieux. Le monde est si petit que lorsqu’il comprendra il se rendra compte de combien les choses peuvent être liées. Mais pour l'heure cela n’a pas d’importance. Pour l’heure, Gray se perd un peu plus dans la démence et il se sent lentement basculer d’un côté vers lequel il ne voulait pas aller. Il ne va pas y arriver. Il le sait. Sais-tu seulement combien nos Destins sont liés, Arizona ? Cette putain d’ironie du sort qui s’acharne et nous enserre dans des liens bien plus forts, même insoupçonnés. J’aime ton frère comme tu l’aimes et si tu l’as perdu, ils me l’ont aussi arraché. Tu aimes d’amour une personne chère à ton cœur à laquelle ils m’ont lié sans qu’elle n’ait rien demandé. Ne vois-tu pas la toile d’araignée qui se glisse tout autour de nous ? Le jeu qu’ils mènent est bien plus grand que tout ce qu’on a pu un jour imaginer. Ils nous rabaissent, nous consument et nous brûlent les ailes. Vois ce qu’aujourd’hui ils ont fait de moi. Vois ce qu’aujourd’hui ils font de toi. Sur la route de la fortune la nôtre est bien maigre face à celle de la déchéance et de la souffrance. Tu le sens dans tes entrailles, je le sais parce que je le sens aussi. Le monde va mal et si l’on ne redresse pas l’échine, ils vont nous la courber jusqu’à la faire plier. Trop aveuglé par l’horreur, en cet instant je le suis. Je le sais et ne parviens à lutter. Mais viendra tôt ou tard l’évènement qui, ma tête, me la fera relever. Alors seulement ils périront et flétriront dans leur chair, tous ceux qui un jour ont fait de nos prières de futiles goûts amers. De simples braises envolées dans les airs.

Et tes mots résonnent.

Il lève les yeux et arrête le temps. Il se fige et hurle au martyr, le Temps.

Et tes mots raisonnent.

Il les entend et il comprend, sait qu’il n’a rien d’autre à faire que de se focaliser sur eux. Se souvenir pour ne pas périr. Une promesse, il a fait une promesse. Il lui a demandé d’en faire de même jusqu’à ce que tout cela ne cesse. Car cela cessera bien un jour.

« Je ne veux pas te laisser. »

Jamais.

Mais il faut le trouver, lui. Il devra le trouver. Il en a besoin parce qu’il a merdé, il est en train de payer et il sera toujours furax. Un fou, Gray ressemble à un fou mais pourtant dans l’éclat de ses ébènes se lit l’effroyable lutte qu’il mène. Une once d’espoir dans toute cette désolation et ce monde illusoire.  

« Je ne veux pas te laisser mais c’est tellement compliqué d’y arriver. Ils annihilent tout, Ivy. Ils annihilent autant qu’ils désinhibent. Tu n’as pas idée. Tu n’as pas… Idée. Personne ne le sait. J’ai merdé. Bon sang, j’ai tellement… Merdé. ». Si seulement il avait écouté. « Mais je ne leur ai rien donné, tu sais. Sauf à lui… J’ai merdé et Il a réussi. ». Ses lèvres tremblent à nouveau et il serre les poings, tourne le dos et laisse la caméra filmer les affres de nouvelles stries qui ornent et décorent cette peau déjà tant de fois mise à mal. Cela n’est pas son œuvre à lui mais c’est tout comme, lui n’a fait que profiter un peu plus de la chaire qui n’avait pas encore été maltraitée. Gray remet sa chemise et se retourne à nouveau vers la caméra.

« Ivy, Il a réussi. ». Le rabaisser plus bas que terre, le faire compter, à nouveau, comme par le passé. « Il a réussi à me faire hurler. ». Elle sait ce que ça signifie, pour lui.
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Arizona J. O'Malley

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MessageSujet: Re: GRIZONA ▲ Dead inside Dim 11 Sep - 17:14


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- Il fait jour.

Mensonge voué à te préserver afin des ténèbres te tenir un peu plus longtemps éloigné. Et s'il nous était donné de tout recommencer, je me tiendrais en ce moment à tes côtés, hors de ce monde fou à lier qui ne fait que nous enchaîner à ses insanités qui n'ont de cesse de nous tourmenter. S'il nous était possible de tout oublier, nous partirions en les vastes contrées de nos rêves abandonnés, les ferions revivre de notre foi en l'avenir décuplé, ne songeant qu'à l'éclat du jour en délaissant la haine du monde et ses assourdissants tambours.  Si l'on avait pu être ceux que nous étions destinés, rien de tous ces drames ne nous auraient si brutalement frappés. Seulement tu es celui que tu es, ô mon doux reflet et je suis celle qui pour toi inlassablement de ces cendres renaît. Rien de ce qu'ils pourront dire ou faire ne pourra ternir la promesse gravée en nos indomptables chimères. Alors accroche-toi à la vie. Accroche-toi à moi et à cette voix qui depuis l'ombre te supplie. Garde-moi près de toi et prends possession de cette foi qui implore le ciel pour toi. Ne vacille pas et demeure droit même au travers de ces flammes qui se dressent entre toi et moi depuis la vallée des rois. Ne sombre pas entre les griffes de cette folie qu'ils ont façonné pour toi, ô non mon frère, ne leur offre pas cette joie. Ne les laisse pas transformer l'amour que tu portes en toi en ce venin infecte que tu ne reconnais même pas, car ici-bas, seule subsiste le mensonge qui frappe et crève nos cœurs mit si aisément aux abois.

L'entends-tu résonner au travers du long corridor, la mortifère hérésie qui de ses serres lacère les parois de ta geôle d'où ton mal si aisément s'évapore, là où le monde en suspend sur les rives des titans tranquillement s'endort? En silence de ses lames à l'acier sinistre la voilà déjà sur toi à taillader les sinueuses cavités de ton psyché fragmenté. Et je te vois blêmir, à son contact trembler et frissonner avant d'à genoux t'effondrer et te perdre au creux de cette main qui jour après jour te fait lentement dépérir : Réveille-toi mon frère! Réveille-toi et bats-toi pour demeurer celui qu'ils ne feront jamais de toi. Réveille-toi maintenant car voilà que je perçois en les tombeaux de nos fumantes pensées se troubler les images de nos espoirs passés. Et tu me contes ce que nul jamais hors de ces murs ne raconte, l'histoire de mon étoile contraire devenu bruissement à l'orée du soupire qui m'afflige et me désespère.

- Oui, je le connais, je t'expliquerais plus tard.

Mensonges dont ils nous abreuvent là où tout autour de nous s'enroulent les vils couleuvres à la morsure de givres, déchirant nos entrailles de l'insoutenable quand de l'autre main, cupide les monstres dans l'obscure s'enivre. Tes suppliques en mon esprit grondent lorsque la rage en mes veines abonde au moment où je vois les nouvelles marques qui cisèlent ton dos et me ramènent aux hurlements de ton âme qui supplie depuis l'autre monde. Mon poing se resserre ne comprenant que trop bien les mots qui s'échappent de ta bouche et le sens qu'ils donnent à ton interminable calvaire.

- Gray…

Ton nom, seul ton nom parvient à franchir le seuil de mes lèvres tandis que les mots demeurent à nouveau noués en ma gorge, m'étouffant de cette pathétique poigne qui me broie le cou là où le feu embrase la fureur à tout mon sang. Il n'y a rien que je puisse dire qui pourra réparer le mal qu'ils t'ont causé. Seulement, je peux trouver un moyen de t'extirper de ta prison de verre. Avide, l'enfer toujours plus fort nous réclame mon frère. Il est alors temps de prendre le fer et de laisser hurler le glaive vestige de nos mémoires de guerre. Au loin résonne les intarissables murmures, chant de blasphème et du remord qui se mêlent et s'entremêlent à l'ode entonnée depuis la vallée des morts.  

- Il va le payer, je te le promets. Je laisserais plus personne te faire hurler. Je suis désolée, j'aurais dû mieux te protéger mais je peux te jurer que je te laisserais plus jamais tomber. Je suis désolée, tellement mais tellement désolée si tu savais.

S'il nous était donné de tout recommencer, j'empêcherais mes erreurs de te dévaster. S'il nous était possible de changer le passé, je te préserverais de ces ombres toutes prêtes à te dévorer et que je n'ai pas su éloigner. S'il nous était possible de retrouver ces instants oubliés que le temps ne fait qu'effacer de nos mémoires embrumées, je deviendrais celle que j'étais destinée et empêcherais la ruine d'un à un vous frapper et en les limbes vous décimer. Seulement je suis celle que je suis, une enfant perdue en la nuit qui durant des années s'est enfuit face à l'horreur qu'elle n'a que trop bien apprivoisé et compris. Que nous est-il arrivé Gray? Depuis quand avons-nous failli face à la vie? Soufflant un instant afin de reprendre mes esprits, je me penche doucement sur mon bureau en chassant nos bribes de songes détruits :

- Est-ce que tu lui as dit autre chose ? Il me faut des noms Gray, ou n'importe quelle autre information qui pourrait me servir à te sortir d'ici. Leur système est étr-- ce qui fait que je ne pe-- a te--. Tu m'ente--.

La connexion devenant de plus en plus instable, je tente de la stabiliser au mieux tout en t'interpellant :

- Gray?! Gray! Écoute-moi, ça va bientôt couper, il me faut des noms, même le plus insignifiant. Donne-moi ce que tu veux, mais aide-moi à te sortir de là !


Le silence, pernicieux caveau de tout ce qui nous crève et met nos cœurs en pénitence. Le noir, délirant mouroir qui nous fait plonger en plein cœur du néant et du plus parfait désespoir. La mort, implacable violoniste qui vibre de sa virulente symphonie et tire sur les cordes de nos vies qu'elle mutile de l'archet de sa disharmonie. Solitaire, nous marchons en la vallée des ombres à la recherche de misérables lambeaux de lumière, piétinons les vestiges glorieux d'une ère dont nous étions les innocents repères mais qui aujourd'hui, sous nos pas ne sont plus qu'insaisissables poussières. Parle-moi mon frère avant qu'au travers des dunes la fatalité et son étau autour de nos cous ne se resserre et que sur nous ne se referme les implacables portes de l'enfer. Seulement déjà au loin, je sens que tu te perds. Combien de temps avant que ne vienne la fin de notre calvaire? Combien de temps avant que tu ne reprennes ta place en l'univers? Les secondes se meurent en le sablier du temps là où notre monde subitement en un battement de paupière se pourfend. J'essaye de te rattraper mais tu n'es déjà plus qu'un mirage qui en le bruissement du vent se meurt en son écho agonisant.
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MessageSujet: Re: GRIZONA ▲ Dead inside Lun 3 Oct - 20:32



Dead inside

FT. ARIZONA J. O'MALLEY






Il fait jour.

Plus rien n’existe en ces lieux, si ce n’est le noir et blanc d’une vie qui s’efface. Plus rien n’existe entre cette paroi de verre et le mur adjacent aux airs bien trop métalliques. Tout est faux, n’est que machine et instruments de torture. Si dans les ténèbres il ne fait que s’enfoncer un peu plus, c’est pourtant avec le peu de bonne volonté qui lui reste qu’il s’accroche à cette voix qui résonne. Elle est là et il n’est pas oublié, quoi que l’on en dise ou que l’on veuille lui faire penser, elle a outrepassé les barrières. Elle est là. Arizona est bel et bien là, n’est nullement le joug d’hallucinations perverses envoyées par son esprit déjà trop abîmé en cet endroit d’insanité. Alors il s’y accroche, au son de sa voix et aux mots qu’elle envoie, s’y accroche comme à une véritable bouée de sauvetage quand bien même ce n’est que la honte et le désarroi qui s’échappe de ses propres lèvres. Le fulgurant constat, la triste mélancolie de la symphonie de l’horreur qu’il a vécu et vit encore ici-bas. Si bien que l’aveu de la jeune femme concernant Salem passe presque inaperçu, du moins il ne posera pas plus de question aujourd’hui car ce n’est pas le moment. Il a déjà obtenu une réponse, elle ne l’a pas vu en dehors. Pour l’heure, le divergent voudrait simplement sortir d’ici pour ne plus rien subir, mais le temps défile et la folie persiste sur son chemin, embrigadant tout ce qu’il reste de sa raison dans le fin fond de son esprit malade. D’un geste lent, il détourne le regard de la caméra ainsi que son corps meurtri pour aller remettre la pièce de tissu manquante. Les marques fraîches qui ornent son dos ne sont pas son œuvre à lui, bien qu’il ait pu en être l’instructeur malsain. P’ a laissé d’autres marques gravées au fer rouge en son sein et qui ne peuvent être réellement visibles à l’œil nu si ce ne sont celles sous les quelques bandages qui trônent sur son torse et ses avant-bras.

Gray se mure dans le silence avant de se retourner vers elle en lui disant l’indicible, en lui faisant comprendre ce qui se cache derrière ses maux. Elle seule le peut, elle seule a le plein tableau pour pouvoir en comprendre le sens et la signification. Il sent dans sa voix nouée qu’elle a compris, il sent dans les mots qu’elle choisit toute la parcimonie de son action. Elle ne veut que lui éviter une plus ample perdition.

« Ce n’est pas de ta faute. ».

Il tient à insister là-dessus entre deux paroles, elle n’a pas à se rejeter la responsabilité sur elle, comment aurait-elle pu seulement savoir ? C’est lui qui avait merdé durant ce test, lui qui avait pris des risques inconsidérés en se pensant libre et intouchable. C’est lui qui avait eu tort de croire qu’en choisissant la faction la plus éloignée du centre de Chicago il aurait un avenir bien plus radieux que celui promis en cette cellule. A lui seul revient la faute, d’avoir cru un jour que le danger était levé et que sa condition ne serait pas connue à cause de sa capacité à mentir. Elevé à le faire, le temps d’un instant il s’était cru infaillible. Et il n’a suffi que d’un seul instant pour tout faire basculer, et aujourd’hui il en payait le prix. Fort. Ivy reprend la parole mais c’est à demi-mots qu’il écoute, à présent plus fatigué encore et groggy par tous ces produits injectés dont il perd le fil. Gray fait pourtant son maximum pour se concentrer et se focaliser sur elle mais il se sent glisser contre la surface vitrée jusqu’à s’asseoir à nouveau par terre, mains tremblantes. Fatigué, il est juste fatigué. Avec ce qui lui reste encore comme force à ce moment précis, le divergent secoue la tête pour signer à la négative. « Non. Je n’ai rien dit. ». Absolument rien. Mais le son de sa voix est bientôt entrecoupée, et saute. Il ne l’entend plus et se sent soudain prit de panique. « Ivy ? Je t’entends très mal. ». Il tend l’oreille, se concentre, entend quelques mots. « Ivy ? Ivy ! ». Sans prévenir, il se redresse maladroitement et se rapproche du coin à la caméra, comme pour espérer qu’elle l’entende mieux mais le son de sa voix s’éloigne toujours plus. « Non, non, non. ». Pas maintenant, pas tout de suite, il a encore besoin de l’entendre ! Un nom, c’est ce qu’il réussit à comprendre entre deux sauts et il répète plusieurs fois la même chose.

« Clawrence ! Ivy, Clawrence, c’est le seul nom q—j’--- ! ». Ses poings se serrent dans l’élan de panique. « Claw--- ! ». Il voudrait se ruer à l’extérieur de son dôme pour venir plus près encore de la caméra mais il ne peut rien faire de plus hormis caresser la surface de verre qui est aussi froide que de la glace. « Non, non non ! Ivy ! ».

Mais il n’y a plus que le silence pour déchirer nos cœurs, ma sœur. Il n’y a plus que la souffrance et l’indifférence en ces terres glacées où ils ne font qu’un peu plus nous isoler du monde. J’entendais tes cris et tes états d’âmes, sentais la fêlure et les brisures de nos drames. En ces terres dévastées qu’ils n’ont de cesse de piller, tout espoir de liberté s’est envolé. Au rythme de ta voix qui dans le micro s’effrite, au gré du vent qui a pu arrêter le temps, il n’y a plus que le sombre écho du silence qui nous nargue de son arrogance. Il n’y a plus rien à espérer, pour demain. Plus rien à en tirer de ce monde malsain. Malgré les éléments qui se déchainent il y a toutefois en mon cœur une bataille que je mène. L’écho de ta voix ne vient peut-être plus jusqu’à moi, mais sois en certaine, ma sœur, peu importe la noirceur de nos meurtrissures, je resterai à jamais le plus fidèle exemple de clair-obscur. Je peindrai en leur monde une toile d’horreur, immonde, jamais je ne leur donnerai satisfaction car ils m’ont bien trop mené sur le sempiternel chemin de la déraison. Que la folie en témoigne aujourd’hui, ma sœur, car l’écho de ta voix en mon sein a réveillé les tambours du cœur.

Elle ne l’a pas oublié.
Au-dehors.
Elle l’a cherché.
Au-delà de la mort.
Elle ne l’a pas oublié.
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Gray J. Wolfgang

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 01/11/2015
❖ Messages : 5105
❖ Avatar : Brett Dalton
❖ Crédits : TF (vava) - Swanou (spoiler signa) - Alas (code signa)
❖ Multicomptes : Envy D. Carter & J. Ryder Storm - G.H. Nolan Wheeler & Gabriel A. Blackwood
❖ image :
❖ Âge personnage : 25 ans
❖ Profession : Bras droit des Sans Faction, membre actif de la résistance - Ex Barman au Harvest et rat de laboratoire pour le compte de Moira Rosenbach.
❖ Faction : Divergent, Factionless - Anciennement Amity - Origines Erudites
❖ Forces & Faiblesses : Tolérance face à la douleur - Techniques de combats à mains nues - Manipule plutôt bien les lames, il les préfère aux armes à feu - Sa plus grande faiblesse réside maintenant dans le fait que le Conseil connait sa Divergence - A des cauchemars récurrents sur son enfance - Garde un oeil constant sur ses aînés et les O'Malley.
❖ Philosophie : Season two l I'm gonna shoot you down. - Season one l Count only on yourself, otherwise you'll just die, victim of treason
❖ Playlist : HELLO ▲ Adele - HURRICANE ▲ 30 Seconds to mars - MONSTER ▲ Imagine Dragons - PARALYZED ▲ NF - THE SCIENTIST ▲ Coldplay - FADED ▲ Alan Walker - TRAIN WRECK ▲ James Arthur



MessageSujet: Re: GRIZONA ▲ Dead inside Lun 3 Oct - 20:32

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