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Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 the basic beast inside ✤ LENNOX

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Judas F. Valentyne

❖ Date de naissance : 09/04/1990
❖ Barge depuis : 26/10/2015
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❖ Crédits : rhumanesque (avatar), tumblr (gif profil) & disturbed (gif + img + css).
❖ Multicomptes : Salem L. O'Malley, Charlize E. Flores, Ramsey A. Dallas & Ruben C. Dashawn.
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❖ Âge personnage : Trente-deux ans.
❖ Profession : Prêtre à l'église de valley of tears et punisseur pour mon propre compte.
❖ Faction : Altruiste. (Né Altruiste et va rester Altruiste.)
❖ Forces & Faiblesses : Mon libre arbitre qui rentre en conflit avec mon âme fêlée.
❖ Philosophie : Being crazy isn't enough.
❖ Playlist : SLIPKNOT - danger, keep away. IN FLAMES - come clarity. AWOLNATION - sail. GROUPLOVE - enlighten me. JARRYD JAMES - do you remember.



MessageSujet: the basic beast inside ✤ LENNOX Lun 17 Avr - 4:55

« It's evolution... Just evolution... »
I'm diggin' with my fingertips. I'm ripping at the ground I stand upon. I'm searchin' for fragile bones. I'm never gonna be refined. Keep tryin' but I won't assimilate. Sure, we have come far in time. And I'm sorry I don't believe. By the evidence that I see. That there's any hope left for me.


Ô, Satan, patron de cette fiévreuse détresse, ce qui se pavane dans l’écume fin de ce soir bien noir n’a absolument rien d’illusoire, tu le sais très bien. Ils se pâment là jusqu’au petit matin, lourds, obscurs, grippés, malades, plaçant leurs vies visqueuses entre mes mains et étreignant leurs gluantes ténèbres en mes chagrins aux sourires mutins. Lorsque la Fatalité s’invite sur le seuil de la maison du Tout Puissant, ô, Satan, que puis-je faire d’autre, que de l’introduire en lui ouvrant doucement la porte ? Ces yeux grands ouverts qui m’observent avec cette fixité déstabilisante, lorsqu’ils repèrent mon inséparable spectre, déambuler depuis l’autel aux rangers de bancs en bois bénis, qui erre parmi ces moribonds me dévisageant de ces mirettes écarquillées par une sorte de stupéfaction de ce qu’ils peuvent encore éprouver en m’apercevant. Cette attente et espérance de quelque chose, lorsque j’apaise les maux en de vaines prières et attentions qui ne sont pas là pour les guérir, mais simplement placer un baume sur les plaies récalcitrantes de leurs âmes en peine. Étaler un semblant de Beau, en ce qui est Laideur et moiteur. Mon église devient Purgatoire et hôpital, ces visiteurs sans foi ni loi finissent même par le croire et il est toujours trop tard pour le faire véritablement voir !

Ô, Satan, patron de cette fiévreuse détresse, alors que je pense à toi, au détour de la nef, mes huileuses diaphanes rivées sur la ribambelle de bougies qui rutilent dans un coin de la demeure divine, je sens finement un bras tremblotant qui se coule craintivement sous le mien, le murmure chatouillant mon conduit auditif qui timidement m’interroge :    

- Père. Père Valentyne, moi je crois en Dieu, mais pas dans l’Église. Je veux bien essayer, mais à chaque fois je me ridiculise ! Est-ce que ça fait de moi une pécheresse ? Est-ce que c’est pour ça qu’il ne me guérit pas ?

Étrange Fraternelle, aux yeux grands ouverts et fardés qui me fixent de cette fameuse stupéfaction de ce qu’elle peut encore éprouver, pour m’avoir aperçu errer. Je souris… presque… la fantaisie et l’énigme de sa personne m’emmenant à m’arrêter de déambuler et écouter réellement ce qu’elle a à me dire. Ô, Satan, patron de cette fiévreuse détresse, tu sais aussi bien que moi que cette femme bourrelée de maladresse m’est sans aucune promesse et agite en les replis visqueux de ma cervelle que les plus effroyables bassesses. Pensées fumigènes, si bien dedans je m’y entraîne, inclinant légèrement la tête sur le côté, yeux plissés en de sournoises ridules aux lueurs marivaudes, c’est d’une voix moirée d’authenticité que je lui réponds :

- Esprit poète, vous me semblez rêver et attendre de lui un miracle. Regardez autour de vous et dites-moi ce que vous voyez, j’introduis ma théorie comme suit, la campagnarde toujours suspendue à mon bras, l’entraînant parmi les bancs et les malades qui les occupent.

- Je vois des hommes et des femmes souffrants de la mystérieuse épidémie qui a frappé notre arrondissement. Ils toussent et prient. Rien d’inhabituel et rien de ce que je ne fais pas moi non plus, mon père. Je veux savoir en quoi cela nous aide ?

- Et en quoi cela vous est-il nuisible ? Vous avez le choix de quitter cet endroit, pour aller à l’hôpital, mais vous ne le faites pas, parce que vous savez que le miracle que vous attendez reste le même, ici ou ailleurs. Esprits poètes, aimants vivants, vous me faites rire et souffrir avec vos pensées de brumes qui s’égarent dans les consommations de cannabis, d’alcool, d’amour et d’eau fraîche. Vos corps s’accumulent, vous transformez mon église en un sanctuaire de mort, vous priez la pitié du Seigneur, ignorant volontairement que tout est néant, hormis la Mort et ce qui vous attend ici comme en dehors de ces murs qui vous protègent. Vous osez, avec ces vilaines paroles, me parler de péchés, de manque de foi et mentionnez le nom de celui en lequel vous ne croyez pas. En un sens, esprit poète, vous avez raison et j’espère pour vous qu’Il vous sera gré de Sa grâce !

Ô, Satan, patron de cette fiévreuse détresse, tu me sais doux et amers depuis la disparition d’Hazel. Je ne contrôle plus mes humeurs et parfois je crache sur ceux qui affrontent la dernière heure. Colère, préjugé, j’ai guidé la bonne femme suspendue à mon bras vers la sortie, souhaitant me séparer de sa folie, avant qu’elle ne me gagne, la rejetant en dehors de la demeure du Seigneur en lui renvoyant simplement ceci à la figure :

- Une bouche de moins à nourrir et une ration de médicaments donnée à celui qui en aura véritablement besoin. Esprit poète qui attend un miracle, c’est au bras d’un médecin que tu dois te cramponner et pas le mien !

Et alors que je m’apprête à lui refermer dessus la lourde porte en bois massif, ô, Satan, patron de cette fiévreuse détresse mettant mon cœur en croix, je l’ai vu plonger en plein délire, pour finalement s’écrouler sur le seuil et se convulser parmi les quintes d’une toux rêche et un flot de sang recraché depuis ses poumons infectés.

Ô, Satan, mais qu’avons-nous fait au bon Dieu ?!

✤ ✤ ✤

D’un coup de pied exagérément dramatique, j’enfonce les portes du Pumping Station, le corps de la bonne femme tenu mollement dans mes bras, j’immerge dans le Centre désertique, cherchant une place où déposer la souffrante, suant dans ma sombre soutane imbibé du sang de celle que j’ai charriée jusqu'ici.

- Mademoiselle Hunter, quelle grâce d’entrapercevoir votre sourire ! Le clair de lune m’a congelé la cervelle, cette nuit, et c’est pour un dessein bien maudit que viens demander votre soutien… dans le sens propre... comme figuré !

D’un lourd haussement d’épaule, je te désigne la croulante dans mes bras et c’est en tournant sur moi-même que je cherche toujours un endroit où déposer son corps.

- Morte ou vive, je l’ignore, mais elle souffre et je n’avais pas les médicaments nécessaires pour apaiser---

À ma phrase inachevée, ma belle aux longs bras barbants trouve le moyen d’accentuer mon intrusion en gerbant sur le sol un flot de sang tout simplement hallucinant !

- Pardonne la, elle ignore totalement ce qu’elle fait…

Même les prêtres ont de l’humour !

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Lennox B. Hunter

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MessageSujet: Re: the basic beast inside ✤ LENNOX Dim 21 Mai - 12:23



The basic beast inside

When they come for me, come for me, I'll be gone



Lennox s’affairait à ranger la salle principale du centre de la Pumping Station après l’agitation qui avait régnée ici toute la sainte journée. Elle n’y avait pas participé car pour sa part la rouquine avait passé la journée à livrer des marchandises dans les divers lieux qui dépendait des Altruistes pour subsister. Vivre, vêtements, médicaments et tout ce qui passait par le centre pour être ensuite redistribué aux plus nécessiteux. Une tâche des plus rébarbatives pour l’ancienne Audacieuse qui avait l’habitude de se dépenser à la Fosse et de s’agiter dans tous les sens. Une tâche d’une simplicité déconcertante pour cette aspirante sincère qui avait un jour eu des rêves d’une grandeur qui n’avait pas sa place en ce lieu de désolation. Certes elle apportait son aide à ceux qui en avaient besoin, elle agissait pour le bien de la communauté mais cela ne changeait rien au fait qu’il n’y avait nul besoin d’un cerveau bien fait dans les parages.

Unique consolation dans cette vie qu’elle avait choisie par dépit et dans ce travail qu’on avait daigné lui confié, elle ne se trouvait pas directement confronter à la misère de ceux qui passaient tous les jours les portes du refuge et s’étalaient en lamentations et complaintes de leur vie détruite, ruiné, inexistante. Pouvait-elle réellement se dire un membre de cette faction qui mettait en avant le cœur alors qu’elle pouvait cracher aussi facilement sur les plus faibles ? Lenny en doutait fortement, elle avait réussi le test pour être Sincère, pourfendeur du mal et de l’injustice et pourtant, elle qui se trouvait subir le joug d’un dictateur aveugle à l’admiration qu’elle lui portait autrefois, aurait dû être des mieux placées pour comprendre et compatir aux souffrances de ceux qui venaient échapper en ces murs à leur égarement.

La faim, la maladie, la solitude et le rejet étaient tous les phares qui conduisaient les gens ici et laissait dans le centre une atmosphère morose et lourde qui faisait oublier l’apaisement que les Sans-Faction venaient y trouver. Alors oui, oui même si cela allait à l’encontre de ce qui devait faire d’elle une Altruiste à part entière, Lex se félicitait d’avoir obtenu un travail qui lui permettait de se promener en ville, de ne pas avoir à subir les maux et les mots de ce qui franchissaient le seuil du centre avec la misère du monde sur leurs frêles et démunies épaules. Elle préférait braver le froid que la tristesse. Elle préférait s’aventurer dans le quartier des Sans-Faction que de s’enterrer ici. Son supérieur avait-il senti cela chez elle pour décider aussi rapidement de son rôle dans sa nouvelle famille, elle se le demandait parfois.

Mais Lex se doutait surtout que son passé avait joué dans l’acquisition de son poste. Elle était censée connaitre la ville et surtout elle était capable de se défendre et de défendre ses cargaisons contre les vols, car le désespoir de ceux dont ils avaient la charge pouvait les pousser au pire. Et cela lui allait parfaitement malgré la rudesse de l’hiver qui faisait ployer Chicago cet hiver. Toutefois, le besoin d’évasion et de plus qui trouvait racine dans le cœur de la jeune fille lui jouait parfois des tours. Elle avait la fâcheuse tendance à s’égarer après ses livraisons pour ne pas revenir directement, elle profitait de ces moments rien qu’à elle pour continuer de fomenter le  plan qui ferait descendre Isaac Blackwood de son piédestal, une pensée qui n’aurait jamais dû trouver racine dans le cœur d’une Altruiste.

Une pensée qui pouvait lui couter cher si on découvrait un jour que cette Faction n’était pas la sienne, qu’elle n’était qu’un imposteur qui bien que concerner par l’avenir de ses semblables, se sentait incapable d’y dédier sa vie. Pas de cette façon en tout cas. Cependant, cela faisait près d’un an qu’elle faisait illusion et s’appliquait à la maintenir, même s’il y avait les jours comme aujourd’hui où elle était rentrée on ne pouvait plus en retard de sa livraison au dispensaire et qu’en conséquence, elle se retrouvait la dernière à la Pumping Station pour ranger et apprendre qu’ici chacun avait son rôle à tenir pour que la ville puisse continuer de traiter les plus malheureux de ses habitants et leur offrir un ultime refuge. Bien sûr, elle n’avait pas répondu et n’avait pas contesté sa punition.

Lex ne voyait aucun inconvénient à rester seule avec elle-même tout en rangeant. C’était même une tâche qui lui plaisait car cela lui vidait l’esprit de tout ce qui le viciait habituellement et l’empêchait de faire d’elle l’Altruiste qu’elle aurait voulu être pour ne laisser tomber personne. Et puis elle aimait l’ordre et la discipline, aussi les restaurer ici après tous les allers-retours de la journée lui donnait l’impression d’un peu de maitrise dans sa vie et d’être un peu utile pour autre chose qu’une simple tâche ménagère. En tout cas cela la consolait d’être encore une fois désignée pour le rangement tout cela parce que ses pas ne l’avaient pas directement ramené ici après sa mission. Replaçant un carton sur une étagère, Lenny lâcha un petit soupire en songeant que malgré son détour par le quartier des Sincères, elle n’avait cette fois rencontré aucun membre de la famille Blackwood.

Une bonne chose si on y réfléchissait bien, car cela voulait aussi dire qu’elle ne s’était pas retrouvée nez à nez avec son père. Elle recula ensuite et plaça les mains sur ses hanches pour évaluer ce qu’il lui restait à faire avant de pouvoir regagner sa chambre lorsque la porte du centre s’ouvrit avec perte et fracas. Sur la défensive, Lex se précipita vers l’entrée, prête à agir comme sa mère le lui avait toujours appris. Toutefois, elle se détendit rapidement en découvrant le père Valentyne à qui elle offrit instinctivement un sourire. Car il était le seul membre de sa nouvelle famille à la connaitre réellement. Cependant son regard trouva rapidement la femme dans les bras du prête et il lui fut aisé de deviner qu’elle était infecté par le mystérieux virus.

C’était le moment ou jamais pour la rousse de prouver qu’elle pouvait appartenir à la Faction de ceux qui tendaient la main à leur prochain. Hochant la tête alors que la malade déversait le contenu de son estomac sur le sol que la jeune femme devait nettoyer avant d’aller se coucher, elle se dirigea vers un lit de camp collé au mur et le tira vers le centre de la pièce. « Allongez-là ici mon Père. » Déclara-t-elle sans faire attention au jeu de mot de l’homme d’église. Elle alla ensuite chercher une bassine qu’elle remplit d’eau et un linge qu’elle tendit à Judas pendant qu’elle allait chercher une petite boite qui contenait un médicament qui soulagerait au moins la vomissement mais qui n’apporterait jamais le miracle espéré.

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Judas F. Valentyne

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❖ Faction : Altruiste. (Né Altruiste et va rester Altruiste.)
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MessageSujet: Re: the basic beast inside ✤ LENNOX Sam 27 Mai - 1:06

« It's evolution... Just evolution... »
I'm diggin' with my fingertips. I'm ripping at the ground I stand upon. I'm searchin' for fragile bones. I'm never gonna be refined. Keep tryin' but I won't assimilate. Sure, we have come far in time. And I'm sorry I don't believe. By the evidence that I see. That there's any hope left for me.


Tu m’as souri, pour mieux m'introduire dans la froide nuit d'hiver, notre silence meublé par les chants de la désespérée que je tiens dans mes bras et viens allonger sur le lit de camp que tu as avec soin traîné jusqu’au milieu de la pièce. Quelques mots échangés et nos regards semblent s’être véritablement croisés. Notre martyre posée sur lit qui la recueille comme le plus reposant des tombeaux, l’heure est à l’urgence d’une situation qui nous dépasse tous les deux, le chant dramatique, alourdie de plaintes amères, est quelque chose qui nous donne ces airs biens austères alors qu’on cherche quelque chose qui peut la rendre mieux. Nous le savons tous les deux : quoi que l’on puisse faire, pour de bon elle finira par se taire. Mais je te vois qui espère et attend quelque chose. Quelque chose à retirer de cette fâcheuse et fortuite situation. Et c’est pourquoi est-ce que cette nuit, comme parmi tant d’autres, Lennox, en le triste sort des choses éphémères, tu continues de me plaire et d’étendre sur moi tes plus savoureux mystères.

- Avec l’ombre de la nouvelle menace qui plane sur Chicago, notre Gouvernement en a plein les bras. Avec les familles et victimes des attentats qui ont frappés le centre-ville, notre hôpital déborde et l’épidémie chez les Fraternels prend sérieuse une ampleur, que je te souffle, impassible, étant de ceux pour qui les causeries futiles ont de grandes douceurs et surtout à cette heure consacrée au malheur : Seulement cette semaine, elle est la cinquième à s’être écroulée, dans cet état, sur le seuil de mon église.

Je m’empare de la bassine, la dépose au sol, tout près du lit, attrape le linge que tu me tends, te vois du coin de l’œil t’éloigner vers une étagère et t’affairer avec vigilance sur une mystérieuse petite boîte. Un médicament. Avec soin, je dépose le linge humide sur le front de la mourante, éponge et lave ses chairs poisseuses, pour vainement tenter de la rafraîchir en venant déposer la serviette sur sa nuque. Elle se lamente, se tortille de douleur, les membres possédés de spasmes, de tremblements, sa poitrine se soulève à un rythme de plus en plus effréné alors que ses yeux floutés plongent goulûment en les miens. J’y vois la peur. J’y vois la terreur. J’y vois la peine. J’y vois la désolation. Et elle me voit. Véritablement. Son regard est fou. Fou furieux. Elle se souvient. Sur le lit, elle ne se tortille plus, mais se débat comme une damnée, me ruant de coups, sa bouche qui se gorge de sang, ses lippes crispées en une moue hideuse, soulignant son borborygme atroce. Je le sais très bien… elle veut hurler. Mais les chants d’une damnée trouvent toujours une certaine harmonie… plaintes et litanie qui assourdies le cri. Je veux la calmer et la rassurer, plaquant mes mains grivoises sur ses frêles épaules et clouant son dos contre le lit de fortune. Grossière erreur, elle se débat désormais comme une condamnée.

- LENNOX !

Plonge, plonge sur moi tes plus savoureux mystères. Montre-moi, montre-moi tout ton savoir-faire. Fais-toi mortuaire. Je veux te voir délétère sur cette femme aux élans mortifères. Tu es un être de divinement réel, en ce monde d’ici-bas qui est tristement faux. Et c’est parce que tu es divinement réelle, Lennox, que je peux entendre tes chants à toi. Tu comprends que je peux lire en toi comme en un livre ouvert. Est-ce ainsi que tu te sens, parmi ces gens ? Un livre ? Certains t’ont lu, d’autres fermé, certains t’écrivent, d’autres te racontent, il y en a pour qui ils se sont contentés de te t’exposer dans une bibliothèque, mais au travers de mes yeux, tu le sais, de la page couverture à la dernière, je me suis abreuvé de ton histoire, te gardant près de moi comme si tu étais ma bible. Notre complicité n’a jamais eu une chance de se montrer, se contentant de se rendre services et soutiens, puisque traînant dans la même faction. Mais il me suffit que tu me souries, pour que je m’introduise si bien dans une froide nuit d’hiver…

- Un calmant. Elle a besoin d’un calmant, que j’essaie d’articuler, luttant pour ne pas recevoir un coup de croc sur les avant-bras, la damnée désormais folle et parée à me mordre.

Nous le savons tous les deux, quoi que l’on puisse faire, elle finira par se taire. C'est une loi descendue de tout là-haut qui veut que tout nous quitte. Et les voix du Seigneur, prétendues impénétrables, un jour, on les entendra…

Mais pour l’heure, je veux te lire comme un livre ouvert alors étends sur moi tes plus savoureux mystères !

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