Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 Dead silence || One shot

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Keira C. Vander

❖ Date de naissance : 14/03/1991
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❖ Crédits : Avatar (lunatic café) + Gifs (Tumblr) + CSS signature (disturbed ♥) + Chanson ( Tove Lo - Scream my name )
❖ Multicomptes : Nathaniel L. Jenkins & Lexis H. Gillian
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❖ Âge personnage : 25 ans
❖ Profession : Ancienne infirmière, reconvertie dans le labourage de la terre... et à présent résidente d'un asile psychiatrique.
❖ Faction : Ancienne Altruiste. Aujourd'hui elle se retrouve chez les Hippies!
❖ Forces & Faiblesses : Elle s'adapte a toute situation. Parle peu mais observe beaucoup. Ment pour se protéger. Sa faiblesse demeure ses proches. Si elle fait souvent preuve d'égoïsme, pour ses proches, elle fait des efforts.
❖ Philosophie : Si tu traverse l'enfer, continue d'avancer.
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MessageSujet: Dead silence || One shot Sam 28 Mai - 23:35


Dead silence : Partie 1





Suite de : House of cards, part 2

Le froid l'englobe et l'enserre tel un amant jaloux. Il refuse de la lâcher et la garde précieusement dans son isolement. Les jours passent sans qu'elle ne s'en aperçoit. L'espace et le temps ne deviennent alors que des notions obsolètes. Et elle est là, allongée sur son linceul de l'inconscience. Ses traits paisibles expriment ni peine, ni chagrin, incapable de comprendre toute l'horreur de sa torpeur. Il n'y a rien à part le néant. Ce vide qui l'englobe et l'entraîne dans les abysses.

Tu prends conscience de ton environnement aussi doucement qu'une fleur qui s'éveille. Ton corps encore frigorifié s'anime et tes paupières s'ouvrent. Tu cligne des yeux à plusieurs reprises, incapable de voir à travers tout ce noir. C'est la solitude qui te frappe en premier. Personne pour t'accueillir de ton voyage dans les limbes. Personne pour s'inquiéter de ton sort. Tu ravale cette boule qui te monte à la gorge et te redresse. Cette chambre n'est pas la tienne mais tu la connais aussi bien. En dépit de la pénombre, tu reconnais cette odeur aseptisée. L’hôpital.

Les événements te reviennent à l'esprit. Des images flous d'un souvenir violent. L'explosion t'a soufflé et dans l'inconscience tu as sombré. Tes doigts trouvent instinctivement la blessure qui décore ton front. A ce frôlement un pic de douleur te traverse et t'arrache une grimace. Tu constate par la même occasion l'absence de tuyaux et de perfusions à ton bras. Tu en déduis que ton état ne devait pas être si alarmant.

Les prénoms d'Ariana et de Phoebe franchissent tes lèvres. Où sont-elles? Et Isaac? L'inquiétude enfle et la quiétude du lieu t’effraie. Dans un mouvement abrupte, tu bascule les couvertures sur le côté et quitte ce qui fût il n'y a pas si longtemps ton tombeau. Tes pieds touchent le sol et tu te surprend à trouver la sensation agréable. Le plancher est chaud. Cette chaleur qui te manque tant. Mais tu ne t'attarde pas et t'élance vers la sortie. Pas une seule âme déambule. Toi seule arpente ces artères stériles. Les luminaires au-dessus de ta tête crachouillent par moment un faible halo, t'apportant un peu de visibilité par intermittence. Une impression étrange t'étreins en découvrant tout le désordre. Ces chaises retournées... ces papiers jonchant le sol. Un goût de destruction et de chaos. La vision d'une apocalypse latente. Et toi, tu es seule. Toujours. Ton cœur palpite et s'affole. Il comprend bien avant toi le fléau qui te guette réellement.

Des bruits te parviennent. Lointain, tel un échos. Encore incapable d'en comprendre l'origine, tu parviens au moins à en suivre la trace. Avec prudence tu descends l'escalier de service. L'atmosphère se réchauffe et ça t'encourage à poursuivre. Arrivée au rez-de chaussé, tu ouvre la porte et t'enfonce dans un nouveau couloir. La chaleur persiste mais en contradiction, les ténèbres s’épaississent et tu finis par ne plus savoir où tu te trouve. Les néons ont cessé leur crachotement, t'abandonnant une bonne fois pour toute. Tu inspire et expire. Bien trop rapidement. Ton univers s'est écroulée et tu ne sais pas comment le retrouver. Ariana, Phoebe, Isaac, Salem. Pourquoi t-ont-ils tous abandonnés? Tu aimerais comprendre mais tu ne sais pas. Tu ne sais rien. Le silence revient et les luminaires reprennent leur macabre affliction.

Noir. Lumière. Noir. Lumière.

Cette instabilité te brouille la vue et tu plisse les yeux. La main tendue vers un mur, tu te guide comme tu le peux dans ce labyrinthe. Cet endroit, par le passé si familier, te paraît à présent hostile et inconnu. Tu tremble en dépit de la chaleur devenue étouffante.

Noir. Lumière. Noir. Lumière.

Une silhouette.

Puis le noir, à nouveau. Tu te fige au point de ne plus respirer. Cette apparition, bien que fugace, ne t'a point échappée. Le silence, de nouveau, règne en maître et la terreur liquéfie tes organes.

Noir. Lumière. Noir. Lumière.

Une silhouette.

Puis le noir, à nouveau. La silhouette s'était avancée. Grande et massive. Elle n'avait rien de réconfortante. Et tu l'avais vu... cette lame à sa main. Tu ne l'avais pas vu la première fois mais là... elle t'était apparu très clairement. Tes yeux s'emplissent de larmes et tu recule, lentement. Tu essaie de faire le moins de bruits possibles mais alors que tu recule, tu l'entends. Il s'approche. Il avance.. lentement. Alors tu recule un peu plus. Il accélère. Il court alors tu prend tes jambes à ton cou. L'obscurité est totale mais peu importe. Tu dois fuir. Tu dois partir. Tu percute de plein fouet ce que tu soupçonne être une chaise roulante. Tu passe au-dessus et dégringole au sol. Tu ignore la douleur et te redresse. La course reprend de plus belle.

Tu fonce droit vers un mur et tu tâte. Tu cherche une porte. Un endroit où te cacher. Ta main se referme sur une poignée et tu l'actionne, rentrant à l'intérieur d'une salle. Tu calme cette envie de sangloter en te mordant la langue et tant pis si tu en saigne. Le goût métallique de cette liqueur t'éveille un brin et tu te ressaisis. Tu fouille autour de toi, toujours sans rien percevoir. Tu ouvre des tiroirs et tu finis par trouver. Une lampe de poche. Mais tu l'entends. La porte qui grince. Tu manque d'hurler mais te calme juste à temps. Il est impossible d'y voir que que ce soit, tu as le temps de te cacher. Alors tu te jette sous le bureau, peut-être un peu trop rapidement. Peut-être qu'il l'a entendu? Encore une fois, tu bloque ta respiration mais ton palpitant pulse tellement que tu as l'impression qu'on n'entends que ça.

Des bruissements de tissus te parviennent. Le bruit de chaussures marchant sur du papier. Des grognements inhumains. Et t'en viens à te demander si il s'agissait bien d'un homme... Tu tremble. Tes larmes, silencieuses, ruissellent le long de tes joues. Il se rapproche. Et soudainement, tu vois deux prunelles rougeoyante te fixer. Son haleine en putréfaction t'atteins et entre deux haut-le-cœur, tu actionne ta lampe de poche. Le jais de lumière le frappe en plein visage et tu profite de cette distraction pour t'extraire de ta cachette. Tu le pousse et prend la fuite. Tu sors de ce bureau et t'élance dans le couloir. Éclairée de ta lampe, tu t'y trouve mieux et tu remarque seulement maintenant tout ce sang sur le sol et les murs. Ce plancher, si chaud, est dorénavant poisseux, collant. Une forte odeur de sang t'agresse la narine, mélangée à une effluve plus âpre : de la viande faisandée.

Entre deux pas de courses, tu te retourne. Tu ne le vois pas. Pas encore. Cela t'inquiète d'autant plus car tu n'a pas la moindre idée de l'endroit où il se trouve. Tu te stop devant l'ascenseur et tu actionne le bouton d'appel. Ton regard navigue constamment entre les portes et le couloir. Lorsque enfin tu entends les portes s'ouvrirent, tu le vois à l'autre bout du couloir. Prise de panique, tu monte dans la cabine... mais tu n'a pas vu. Le vide qui se trouvait juste sous tes pieds. Tu chute. Tu t'étale quelques mètres plus bas, le corps en miette. Ton genou éclatée brûle d'une douleur vivace et tu hurle. C'est plus fort que toi. Les cris franchissent la barrière de tes lèvres et tu ne peux qu'attendre ton sort.

Plusieurs minutes s'écoulent avant que tu ne le vois arriver. Ses deux billes t'observent et malgré le manque de lumière, tu devine le rictus s'imprimant sur son visage. Il te prend avec une délicatesse malvenue. A l'image d'une poupée brisée. Il t'embarque sans savoir où. Ou du moins... Tu ne veux pas t'en rappeler. Car une part de toi le sait. Ce schéma se répète en boucle depuis bien trop longtemps. Ton corps se souvient. Lorsqu'il t'allonge sur cette table de bois et t'attache, toi, tu te résigne. Car tu le sais. Tu l'a mérité. Pour tout tes échecs. Pour tout tes faux pas. Tes mensonges. Pour tout ce que tu es. Tu le sais, ta place est ici. En le voyant sortir ses instruments de torture, tu ne t'étonne plus. Absolument tout te reviens. Ces heures de tourment qui se concluaient toujours de la même façon. Tu accepte ton sort et dans la douleur tu t'enfonce.


Elle hurle et personne ne l'entends. Elle hurle et personne ne la voit. Reposant sur son linceul, elle demeure immobile. Parfaite poupée de chair. Figée dans la glaise et la terreur.






_________________

SCREAM MY NAME.

Breathe in balance and love, I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah you know what I mean. When I'm dead and gone, will they sing about me ? Dead and gone, will they scream my name ? Scream my name.



Dernière édition par Keira C. Vander le Ven 24 Juin - 1:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dead silence || One shot Dim 5 Juin - 21:00


Dead silence : Partie 2





Suite de : House of cards, part 2

Encore une fois, tu te réveille. Seule. Toujours. Encore une fois, tu quitte cette chambre exiguë de ta démarche incertaine. La gorge nouée. Constamment. Encore une fois, tu découvre les couloirs dévastés. La peur au ventre. Tenace. Tu ne comprends pas. Les idées se brouillent. Les souvenirs déboulent. Tu inspire. La mort rôde en ce lieu mal éclairé. Tu expire. Les ténèbres t'englobent totalement. Ta respiration se coupe et tu tends l'oreille. Dehors, le tonnerre gronde. Tu ne vois rien mais tu entends les éclairs déchirant le ciel. Tu entends la pluie s'abattre sur le toit. Et tu l'entends. Ces bruits de pas. Tu n'es pas seule. Pas totalement. Et tu le sais. Tu n'as pas besoin de voir. Tu le sais qu'il ne s'agit ni d'Ariana, ni de Phoebe, ou bien encore de Salem et Isaac. Ce n'est pas non plus Savannah. Cette solitude qui ne te quitte pas. Ils ne sont pas là. Tu ne ressens pas leur présence. Ces pas qui approchent, tu les entends et tu demeure figée. Où comptes-tu aller? Tu es prisonnière. Tu le sais sans comprendre pourquoi.

ASHLEY : Au fait, qui êtes-vous ? Son copain ?
KEIRA : On a seulement couché ensemble.


Murmure à peine audible. Ces voix se perdent dans le néant mais elles existent. Tes poumons reprennent leur fonction et tu as l'intelligence de t'éloigner. Tu marche à reculons, scrutant les ténèbres insondable. Les pas s'arrêtent et tu fais de même. Petite souris cherchant à se faire discrète.

SILENA : Tous les érudits savent pourtant que se dresser contre moi est la pire des choses à faire. Tu n'étais pas au courant ?
KEIRA : Comment pourrais-je l'être? Puisque je ne suis pas une érudit.


Ces voix persistent mais continuent de se perdre. Elles existent. Tu le sais mais tu n'en perçois que les tonalités, guère d'avantages. L'orage recouvre tout. Ou presque. A quelques centimètres de toi, tu perçois le froissement d'un tissus. Quelqu'un s'avance vers toi et tu recule vivement. L'odeur de putréfaction ne t'échappe pas et la terreur t'insuffle l'énergie nécessaire pour fuir.

KYLE : Me dis pas que tu aimes... tu aimes les filles Ariana ??
KEIRA : Mais t'es malade?!


Tes pieds nus foulent un sol poisseux, froid et jonché d'obstacles. Plusieurs fois, tu manque de t'étaler ou de te tordre la cheville. De plein fouet, tu te heurte à quelque chose. La violence du choc t'irradie d'une douleur vivace mais tu ne t'arrête pas à ça. Tes doigts parcourent la surface et tu trouve une poignée. Une porte. Tu l'ouvre et t'engouffre à l'intérieur sans savoir ce qui t'attends de l'autre côté.

ISAAC : Reste... Reste contre moi s'il te plait.
KEIRA : Avec plaisir.


Un des luminaires semblent reprendre vie. Un faible halo baigne l'espace dans lequel tu te trouve. Les escaliers de service. Sans perdre d'avantages de temps, tu monte. Tu pourrais descendre mais tu décide de grimper les étages. Tu suis sans savoir pourquoi, ces voix dont tu ne reconnais que la résonance. Les mots t'échappent et cela t'importe peu.

SALEM : Ce que tu as effleuré, ce n’est rien d’autre que les froufrous d’une moquette ! Tu nous as fait faire ces figures de disco-maniaques… à cause de ces froufrous ?!
KEIRA : Des froufrous... Mais non. C'était un rat. Tu crois que le rat est resté là, pendant qu'on faisait nos pas de danse. Il est parti. C'est tout.


Quelque chose vibre en toi. Tentacules électriques roulant sous ta peau. Sensation agréable et rassurante. Tu es sur la bonne voie. Tu n'en doute pas. Tout comme tu ne doute pas de la présence de cet autre. Tu l'entends courir et tu te risque à jeter un œil à tes arrières. La faible luminosité te permet de distinguer une silhouette massive, habillée de noir. Tu ne vois pas son visage caché sous un capuchon. Et de toute façon, une part de toi ne veux pas voir ce qui se dissimule en-dessous.

KEIRA : Rassure-moi, tu n'a pas de soucis au niveau du colon?
INDIA : Euh... non, je ne crois pas, pourquoi ?


Tu te jette sur une autre porte et tu le regrette aussitôt. Tu hésite. Pas longtemps mais assez pour témoigner de ton trouble. Des corps reposent sur le sol, baignant le linoléum d'un liquide carmin. Les lampadaires crachouillent de la lumière par intermittence. Un grognement te conforte dans l'idée de continuer.

KEIRA :  Salem arrête!!! Tu va faire quoi Salem? Hein? HEIN?!! Tu va me frapper comme tout les autres?
SALEM : Pourquoi je ferais ça ? Quelle est la raison qui te fait croire une chose pareille ?


Mais il est déjà trop tard. Une poigne de fer se resserre sur ton épaule et te bascule vers l'arrière. Tu perd pied et tu dégringole les escaliers. Tu hurle et ton corps devient douleur. Les larmes recouvrent tes joues. Tu as l'impression d'être brisée, à l'image d'une poupée désarticulée.

MOIRA: Merci bien. Dernière question et ensuite je vous relâche. Quel rôle pensez-vous avoir joué?
KEIRA: Si j'en avais joué un... J'aurais sauvé tout le monde. Alors... Je dirais aucun.


Les voix continuent à se jouer dans ta tête et tu les perçois de mieux en mieux. Pour autant, à quoi cela pouvait bien t'avancer? Clouée au sol, l'odeur de viande faisandée t'agresse le nez et un haut le cœur secoue tes épaules et t'arrache un grognement de douleur.

HAZEL : Keira ? Que se passe-t-il ici ?
KEIRA : Hazel... c'est exactement ce que tu crois. On est ici en toute illégalité.


Deux billes rougeoyantes te fixent soudainement. Penchée au-dessus de toi, la silhouette t'agrippe et à l'image d'un vieux sac à patate, il te jette sur ses larges épaules. Tu cris et tu pleure. Tu ne supporte plus les courbatures. Les douleurs. Ces voix qui te ramènent à ton passé. Tu as échoué. Tout ce que tu as entreprit n'est qu'un vaste amas d'erreurs. Ce que tu touche, ceux que tu aime... tout finis par disparaître. Tu détruis et tu abîme.

SALEM: Regarde autour de toi et dis-moi ce que tu vois. Décris ce que tu ressens…
KEIRA: Le vide, Salem. Voilà ce que je ressens. On nous impose des barrières en espérant faire de cette société une société parfaite. En quoi est-ce parfait d'éloigner les gens qu'on aime? En quoi est-ce juste? Je vois de la pauvreté. De la misère mais également de l'inégalité. Voilà ce que je vois.


Salem... Cette détermination à le sauver de lui-même... jamais personne ne pourra te l'enlever.

SALEM : Ensemble, toi et moi, nous approchons de la Vallée des Morts. Non, rectification, nous y sommes déjà. Je sais pourquoi je suis là. La question que je me pose, toutefois ; pourquoi y es-tu ? Ne vaux-tu pas mieux que ça ?

Qu'importe les raisons ayant poussé Salem à agir... cet homme ne pouvait pas vivre. Pas si il constituait une menace pour lui. Ton index appuya sur la gâchette et une autre vie qui s'éteint.

Mais certaines personnes comptent sur toi. Salem. Il est là. Tu ressens sa présence. Tu ne te l'explique pas mais... il est quelque part. Tu le sais proche et tu t'agite. Tu te débats. Chose que tu n'avais encore jamais fait. Poupée brisée de bon nombre de fois, tu te résignais et attendais ton heure. Tu revenais fatalement à la case départ pour revivre en boucle cet enfer. Mais les choses ont changés... Tu t'agite. Beaucoup trop au goût de la silhouette. La chose te lâche et tu t'écroule. Tu cris une nouvelle fois. Tu redeviens douleur.

GRAY : TU M’ENTENDS SALEM ?! SURVIS !

Et tu l'occulte. Cette douleur. Tu te redresse et bouscule de tout ton poids la chose. Elle vacille et tu fuis. Tes jambes supportent ton poids et tes pieds foulent à grande vitesse le linoléum. Tu à l'impression d'être brisée de partout mais tu ravale tes larmes. Tu pourras pleurer plus tard, en attendant, tu enjambe les cadavres sans te poser de questions. Tu te laisse guider par les voix et elles te guident jusqu'au toit.

KEIRA : Le vide, Salem. Voilà ce que je ressens.
SILENA : Crois-tu qu'un instant de bonheur vaut une éternité d'amertume ?


Il t'arrive de te poser la même question. Essoufflée, à bout, tu t'approche du bord. Tu es bien trop en hauteur pour sauter. Ta chute te sera mortelle, tu le sais pertinemment. Et l'orage gronde et la pluie ne t'épargne pas. Quelques secondes suffissent pour que tu te retrouve trempée et tremblante de froid. Ton regard navigue entre l'arrivée soudaine de la chose et le vide à tes pieds.

KEIRA : Le vide, Salem. Voilà ce que je ressens.
KEIRA : Le vide, Salem. Voilà ce que je ressens.
KEIRA : Le vide, Salem. Voilà ce que je ressens.


Cette phrase passe en boucle et tu comprends. Enfin. Tournant le dos au vide, tes prunelles se posent sur la silhouette. Elle s'en vient vers toi, furieuse. Tu le devine à sa démarche.

Salem... Cette détermination à le sauver de lui-même... jamais personne ne pourra te l'enlever.

KEIRA : Le vide, Salem. Voilà ce que je ressens.
KEIRA : Le vide, Salem. Voilà ce que je ressens.
KEIRA : Le vide, Salem. Voilà ce que je ressens.


Tes paupières se ferment et tu bascule en arrière. L'esprit serein, tu te jette dans le néant.







_________________

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Dernière édition par Keira C. Vander le Ven 24 Juin - 14:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dead silence || One shot Ven 24 Juin - 1:34

SUJET TERMINE!
A suivre : Letters from the sky feat Salem

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