Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 these demons in my mind ☾ (Phoebiel)

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Gabriel A. Blackwood

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 14/01/2017
❖ Messages : 1258
❖ Avatar : Matthew (cutiepie) Daddario
❖ Crédits : TF (vava) - TF (gifs signature) - Astra (codes signa)
❖ Multicomptes : Gray J. Wolfgang - Envy D. Carter - J. Ryder Storm & G.H. Nolan Wheeler
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❖ Âge personnage : 29 ans
❖ Profession : Avocat
❖ Faction : Candor (Sincères)
❖ Forces & Faiblesses : Son côté un peu trop direct est une force et il s'en sert constamment, ça peut aussi avoir des mauvais côtés pour peu qu'il fait face à un susceptible mais il est comme ça et ne se rend pas compte que ses propos trop francs peuvent parfois blesser - Sa sensibilité est en soi une faiblesse, bien qu'elle n'apparaisse pas avec n'importe qui, uniquement avec les personnes qui lui sont proches et qui comptent pour lui. - Avec le milieu dans lequel il évolue, son homosexualité pourrait bien lui jouer de mauvais tours.
❖ Philosophie : The law has lost its purpose.
❖ Playlist : Take me home ☾ JESS GLYNNE - Monsters ☾ KATIE SKY - I found ☾ AMBER RUN - I get to love you ☾ RUELLE - Stand by you ☾ MARLISA - Million eyes ☾ LOIC NOTTET



MessageSujet: these demons in my mind ☾ (Phoebiel) Mar 23 Mai - 12:55

these demons in my mind
I'm screaming at the sun, I'm scratching out my eyes. Trying to cut my way, through this jungle of a life. Nothing's going good. Nothing's going right. Another hopeless day, another sleepless night. ft. PHOEBE L. PARKER

Juste après, it hurts like hell.
Méconnaissable. C’est le visage couvert de bleus et encore gonflé à certains endroits que tu te réveilles après un second sommeil bien trop lourd. Tes deux billes d’émeraude ont du mal à rester trop longtemps ouvertes à cause de tes deux yeux au beurre noir, te forçant à papillonner constamment tout en évitant soigneusement de loucher contre le morceau blanc qui se trouve au niveau de l’arête de ton nez douloureux. Ce sont tes gestes maladroits qui te rappellent et te surprennent encore de la férocité avec laquelle ce qu’ils appellent morphine est venue se répandre dans tes veines. Les doigts valident glissent contre le matelas de ce lit trop blanc pour constater avec une pointe de contrariété que Maven s’est absenté et ne se trouve plus à tes côtés. La respiration un brin sifflante, tu ne réalises encore pas vraiment les différents hématomes qui strient également ton buste et viennent marteler tes côtes. Ils ne t’ont vraiment pas raté, sans parler de cette main gauche qui ressemble dorénavant bien plus à une moufle qu’à autre chose. Tu ne peux même pas bouger les doigts et tes prunelles jureraient presque de voir des branches métalliques s’échapper de ce truc blanc ressemblant à s’y méprendre à un plâtre. Mais tu n’as jamais eu de plâtre, c’est quoi ce bordel ? Comme la veille, il te faut un certain temps avant de reprendre conscience des réalités qui sont les tiennes, véritablement tronquées par la substance qu’ils t’ont injecté. Tu veux bouger mais à peine essaies-tu de te redresser que c’est peine perdue et tu abandonnes aussi sec, la tête tournant et bien trop branché de toute part, entre la perfusion et autres éléments dont tu ignores pour ainsi dire les effets.

Un long soupir s’échappe de tes lèvres lorsque tu laisses retomber ta tête contre l’oreiller, car tu n’es pas du genre à jeter l’éponge facilement et bien que tu aies envie de rire sur le moment, tu pourrais tout aussi bien en pleurer. La morphine joue avec tes émotions comme la plus pernicieuse des araignées, te faisant passer de ton air sarcastique favori à de véritables larmes en moins de deux secondes face au souvenir dérangeant de ce qu’il t’est arrivé. Puis en un éclair, comme pris d’un bref élan de lucidité, tu te rappelles de Klaus et de son état, de ta main valide qui compresse son abdomen pour tamiser l’hémorragie, et tu frissonnes d’horreur. Tu veux savoir ce qu’il est advenu de lui, car tout s’est enchaîné bien trop vite. C’est un ballet d’effroi qui vous a tous emporté et sans même avoir le temps de dire il a besoin d’aide, ils t’embarquaient déjà toi-même, non sans difficulté. La tête qui tourne, tu demeures pourtant sagement allongé, ce n’est malheureusement pas l’envie qui te manque de t’évader, à peine as-tu de nouveau compris où tu te trouves. Un bruit de pas résonne dans la chambre qu’on t’a octroyée, et la porte a beau demeurer constamment ouverte, tu n’entends les va et vient des médecins, infirmières et patients du couloir qu’en vulgaire sourdine, comme un écho trop lointain pour que tu ne puisses en avoir réellement conscience. La respiration calmée de force par la morphine, tu donnes l’air d’être totalement au ralenti, ce qui n’est pas nécessairement faux, c’est une sensation bien étrange contre laquelle tu te bats et que tu ne parviens pas à définir. C’est la première fois que tu atterris dans un hôpital en tant que patient et pour quelque chose de malgré tout aussi grave, tu ne comprends donc absolument rien à ce qu’il t’arrive.

« Gabriel, comment allez-vous ce matin ? ».

La voix de l’infirmière résonne tellement fort dans tes oreilles que tu as l’impression que ton cerveau va exploser, ce qui te fait froncer les sourcils mais réveille une gêne. Pas une douleur pour l’instant, juste une gêne.  

« J’veux me tirer d’ici. » que tu marmonnes aussitôt, sans même réaliser ce que tu viens tout juste de dire et le ton sec que tu as employé pour te faire entendre.  

Tout ton monde tangue, c’est une horreur, et tu ne vois même pas l’air défait de l’infirmière qui, pour autant, ne se laisse pas démonter. « C’est que ce n’est pas de tout repos avec vous, jeune homme. ». Tu souffles et siffles même entre tes dents, tes pensées dépasses le seuil de tes lèvres et tes gestes. Non pas que tu ne sois pas franc d’ordinaire, mais tout est décuplé au centuple, sans parler de tes émotions. Et en parlant d’émotion, toi tout ce que tu veux, c’est de nouveau avoir ton petit ami allongé à côté de toi, histoire de cacher ton visage infâme et ravagé dans son cou. Pitié, qu’on te le rende. « Laissez-moi m’en aller. ». L’altruiste d’un certain âge te dévisage avec compassion, malgré que tu sois sincère et aies pu lui rendre la vie dure elle semble attendrie par ton cas. Si elle ose encore te prendre pour un gamin, tu vas juste… Tu n’en sais rien mais tu vas le faire ! Tu as vingt-neuf ans bon sang ! « Avec toute la morphine qui se trouve dans votre système, vous n’allez pas sortir avant encore deux bons jours. ». En entendant cela, ton cerveau imprime la nouvelle mais en décalé, et l’infirmière a le temps de finir ses vérifications sans que tu ne t’en rendes compte et de filer à l’anglaise avant que tu ne lâches un froid « Je vais tous leur coller un procès au cul. ». Tu soupires, as eu un bref moment d’absence sans même le réaliser et tu es donc de nouveau seul dans la chambre. Tournant lentement la tête à droite, puis à gauche, tu souffles une nouvelle fois, toujours pas de Maven. Il a dû partir chercher de quoi à grignoter, ou des affaires, tu le sais qu’il va revenir mais tu ne peux t’empêcher de sentir ta vue se brouiller en essayant de te redresser un peu sans y arriver. Alors tu grondes en réessayant encore, mais ton corps est comme ankylosé et tu t’agaces toujours un peu plus de n’arriver à rien. Qui plus est, n’avoir qu’une seule main d’utilisable n’arrange rien.

Ce n’est que lorsque tu entends un autre bruit de pas, pour la deuxième fois depuis ton réveil, que tu sens ton cœur manquer un battement.

« Mave ? » que tu appelles d’une voix plus éraillée que prévue, puisqu’il n’y a que lui que tu autorises à te toucher. Malheureusement pour toi tu réalises bien trop tôt et d’un sursaut qu’il ne s’agit pas de ton sincère de petit ami mais de Phoebe, l’audacieuse. Incapable de dire quoi que ce soit, tu te contentes de la fixer en silence de tes deux prunelles vertes. Tu es sous morphine, elle le comprendra bien assez vite que tu jongles entre la réalité et une autre bien plus nébuleuse et floue…
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Phoebe L. Parker

❖ Date de naissance : 23/10/1996
❖ Barge depuis : 08/06/2015
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❖ Âge personnage : 21 ans
❖ Profession : Maniement des armes ( couteaux ), employée à Bitter Aloes & chanteuse
❖ Faction : Dauntless
❖ Forces & Faiblesses : Vous cacher mes faiblesses et prétendre que rien ne peut m'atteindre.
❖ Philosophie : « Whether it's a heart attack or a heartbreak, the show must go on. »
❖ Playlist : Louder & Places by Lea Michele ; The Original High by Adam Lambert ; Some lessons learned by Kristin Chenoweth ; 'Queen of Swords', 'Wind Beneath my Wings', 'Show Me', 'Small World', 'Like Lightning' & 'I See You' by Idina Menzel, 'Happy Ending' by Mika



MessageSujet: Re: these demons in my mind ☾ (Phoebiel) Lun 29 Mai - 11:19




Gabriel & Phoebe
« Heaven help me get through these demons in my mind, all I know is, I will survive... » Lea Michele

-Miss ? Vous êtes couverte de sang, vous allez bien ? Vous voulez qu'on vous examine ?
-Non, inutile. Ce n'est pas le mien.
Juste celui du sombre idiot que je viens de vous amener.
Un idiot de Sincère qui avait voulu fanfaronner avec ses petits camarades et qui s'était retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Il avait voulu prouver son courage en allant ramasser les couteaux mal lancés qui s'étaient misérablement échoués par terre. Résultat des courses ? Il s'était pris un couteau en pleine épaule.
-Au fait n°30. Tu es recalé, lançais-je en sortant de sa chambre. Je n'avais pas le pouvoir de le renvoyer, mais j'avais au moins celui de le faire descendre dans le classement.
Je ne cherchais pas à connaître leurs prénoms. Ils étaient des numéros. Après tout, ne le sommes nous pas tous, depuis des années ? A cette différence près que personne n'y a jamais suffisamment réfléchis pour en prendre conscience. Au moins, je suis honnête. Il n'est qu'un numéro. Que ce soit durant sa formation ou après, et ce, qu'il passe ou non.
Ignorant ses camarades inquiets et au trop plein de questions, je traversais le couloir, bien déterminée à sortir de cet endroit maudit dont les souvenirs qui y étaient attachés restaient gravés dans ma mémoire. Je ne voulais pas y repenser. Pas maintenant. Pas tout de suite.
-Je vais tous leur coller un procès au cul.
Cette voix... je ne la connais que trop bien. Cette voix à la limite de l'arrogance, cette voix qui, la première fois que je l'avais entendue, avait ravivé ces mêmes souvenirs que je voulais à tout prix fuir dans cet endroit. Cette voix que j'avais poussé à bout, par pur plaisir. Cette voix, ancrée dans ses principes de façon presque religieuse, qui a un balais dans le cul si profond que j'en viens à me demander si le lui retirer ne lui serait pas fatal.
Gabriel Blackwood.
Que faisait-il là ?
J'avoue. J'étais curieuse. Vilain défaut ou pas, ce fut tout de même ce qui me poussa à entrer. Il était manifeste, et ce avant que j'entre, qu'il n'était pas de bonne humeur. D'un autre côté... je ne le connaissais qu'ainsi. Tu parles d'une différence...
-Mave ?
Je ne savais pas à quoi m'attendre en entrant dans cette chambre. Serait-il patient, serait-il visiteur ? Alors, pour information, il était clairement patient ! Mais je ne m'attendais pas à le voir en si mauvais état. J'en aurais été alarmée, s'il avait compté pour moi. J'eus cependant un petit pincement au coeur. Mon Pète-Sec ne méritait tout de même pas ça. Ou... du moins, pas à ce point là.
Son regard se planta dans le mien, mais je ne cherchais même pas à le soutenir. Je constatais l'étendue des dégâts. Visage gonflé et violacé, bras dans la plâtre, bandé et maintenu de toute part. Il n'y a que trois explications possibles à ce genre de rendu : la première, vous vous êtes fait écraser par un troupeau d'éléphant ( ce qui est peu probable à Chicago ). La seconde, vous vous êtes fait roulé dessus, et probablement plusieurs fois ( encore une fois, impossible ici ). La troisième, vous vous êtes mesuré à plus fort que vous, en taille ou en nombre - voire les deux.
-Si vous vouliez vous battre, il suffisait de me le dire. Je vous aurais appris. Ou mieux encore, je m'en serais chargée pour vous.
Je m'appuyais nonchalamment contre l'encadrement de la porte, comme si tout allait bien. Comme si cela n'avait pas d'importance. Et au final... c'était presque cela. La situation était à mes yeux d'une banalité effarante. Je vous le concède, je n'aurais probablement pas agis avec autant de calme s'il s'agissait de Nathan, Keira ou encore Salem. Mais avec eux, ce n'était pas pareil. Ils étaient ma famille. Blackwood n'était qu'un dommage collatéral. Ce qui ne signifie pas pour autant que je cautionne ce qu'il s'est passé, ni même que je ne chercherai pas qui a fait cela pour leur payer une petite visite. Mais cela, il n'a pas à le savoir.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Ne me répond pas « je me suis fais tabassé », ça je m'en doute. Je veux savoir le pourquoi du comment. Dans quelle merde un petit avocat qui pète plus haut que son royal fessier a-t-il bien pu aller se fourrer encore ?

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Gabriel A. Blackwood

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MessageSujet: Re: these demons in my mind ☾ (Phoebiel) Dim 11 Juin - 10:49

these demons in my mind
I'm screaming at the sun, I'm scratching out my eyes. Trying to cut my way, through this jungle of a life. Nothing's going good. Nothing's going right. Another hopeless day, another sleepless night. ft. PHOEBE L. PARKER

Ce n’est définitivement pas Maven, tu le comprends à l’instant où la silhouette féminine apparait dans ton champ de vision et que cette voix que tu ne connais dorénavant que trop bien, pour avoir longuement discuté avec, ne résonne jusqu’à tes tympans. Elle t’a longtemps agacée cette voix, allant jusqu’à te faire perdre patience tandis qu’à la base tu voulais simplement avoir plus d’informations sur l’horreur qui avait frappé sa famille, afin de savoir si oui ou non tu allais défendre ce type dont on t’avait claqué le dossier entre les doigts. Tête reposée lourdement contre l’oreiller, tu soupires, tes émeraudes se posant sur le plafond blanc, bien trop blanc d’ailleurs. « Je sais comment me battre merci. » que tu rétorques sans la moindre sècheresse. La Morphine annihile ta colère chaque fois qu’elle émane de toi, drôle d’effet qui va jusqu’à dérègler tes réflexes et que tu ne comprends pas. En bon sincère, la réponse a beau être franche, tu ne mens pas, en rien. Si tu ne peux te darder d’avoir autant d’expérience et de connaissances qu’un audacieux en matière de techniques de combats, tu n’en demeures pas moins un ignorant. « Mon père est un ancien audacieux. ». L’information t’échappe, lancée à la volée et tu grognes en te rendant compte de ce que tu viens de dire, essayant une nouvelle fois de te redresser dans ce maudit lit sans y parvenir. Ca te stresse et te rend dingue. Maven a laissé ses affaires, preuve évidente qu’il va revenir mais ne pas savoir quand ni depuis quand, t’angoisse tout autant. A dire vrai, tu passes du coq à l’âne, tes émotions font le yoyo et c’est à peine si la morphine dans ton système ne te rendrait pas malade. Tu ignores que ça évite à ta main brisée de te faire souffrir le martyr, sans parler du reste de tes hématomes.

Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Tu serres les dents et grimaces, voulant croiser les bras mais te ravisant au dernier moment en constatant que ça non plus, tu ne peux pas faire et ça te désole. Tu te fermes comme une huître, voulant bloquer les images car tu ne veux pas revivre ça encore une fois. C’était un carnage, du cri, du sang, des larmes… Klaus. Ton cœur manque un battement en y pensant et tu déglutis difficilement. Il va falloir que tu demandes de ses nouvelles, prestement, savoir au moins s’il est en vie, s’il va bien. Dieu, pourvu que Maven ne soit pas allé lui péter la tronche par-dessus le marché et que c’est dans la chambre du sans-faction qu’il se trouve. Il ne manquerait plus que ça tiens ! Temporairement perdu dans ton monde, tu te reconnectes avec ce dernier lorsque tes prunelles croisent à nouveau celles de Phoebe. Ah, oui, tu l’avais presque oubliée sur le coup, preuve que tu ne vas vraiment pas bien. « Je n’ai pas vraiment envie d’en parler… ». Pour lui dire quoi au juste ? Que tu es encore sous le choc ? Que tu as cru que tu allais finir empalé par derrière et que tu crèverais sur place ? Lui dire que tu as subi ça uniquement parce que tu es différent ? Tu sais pertinemment qu’elle en profiterait pour en remettre une couche sur votre sujet de conversation de la dernière fois. C’est une évidence. Pourtant, l’audacieuse est loin d’être bête et ça tu le sais, ce que tu ne sais pas c’est que tous les signes sont bels et bien présents dans cette chambre d’hôpital pour qu’elle fasse les déductions seules : les affaires de ton cher et tendre qui traînent et il est loin de te rattraper en taille, ton téléphone à l’écran fendu posé sur un morceau de table à tes côtés et qui s’allume régulièrement à cause des messages que tu reçois de la part de ta sœur qui s’inquiète de ne pas avoir encore eu de tes nouvelles et ignore le fait qu’en réalité tu as dû être opéré la nuit dernière. Ecran qui, chaque fois qu’il s’allume, dévoile dorénavant une photo de Maven qui dort sagement, tignasse complètement ébouriffée. Personne n’a jamais accès à ton téléphone, et tu n’es pas en état de penser à ce genre de détails. Mais ils sont là.

La morphine a beau t’atteindre, tu ne perds pas les moyens de tenter de détourner une conversation. Phoebe est têtue, probablement autant que toi, elle va forcément essayer de savoir et tu finiras peut-être par craquer, ayant beaucoup moins de patience que la dernière fois, mais pour l’heure, c’est toi qui renvoie la balle.

« Qu’est-ce que toi, tu fais là Phoebe ? ». Miracles happen, tu viens ouvertement de la tutoyer, là ?

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Phoebe L. Parker

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MessageSujet: Re: these demons in my mind ☾ (Phoebiel) Dim 11 Juin - 15:19




Gabriel & Phoebe
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Bzzz. Un nouveau message.
Je ne savais pas à quoi m'attendre de Blackwood, et ce pour deux raisons évidentes. La première, je ne connaissais pas suffisamment l'avocat pour pouvoir réellement anticiper ses réactions. Paradoxalement à cette raison, la seconde voulait que j'en connaisse suffisamment sur son caractère pour me douter qu'il réagirait mal, mais je n'aurais su dire s'il s'emporterait à me dire ce qu'il s'était passé ou s'il me fermerait la porte au nez - métaphoriquement parlant cela va de soit - en me disant que ce n'était pas mes affaires.
-Je sais comment me battre merci. Mon père est un ancien audacieux.
-Il ne les a peut-être pas quitté pour rien... me risquais-je à suggérer doucement. D'ordinaire, je l'aurais sorti avec tout le sarcasme dont j'étais capable, mais le ton de Gabriel m'en avait tout bonnement empêché. Il n'y avait aucune trace de colère ou d'exaspération dans sa voix. Il relatait juste des faits. Cela aurait pu s'expliquer par le fait qu'un avocat se doit de garder son calme en toute circonstance - effort qu'il n'avait jamais prit la peine de faire avec moi cela dit -, mais je soupçonnais d'autres facteurs d'en être responsable. Le choc de la raclée qu'il s'était pris, ou peut-être tout bonnement les calmants.
Bzzz. Un nouveau message.
Blackwood savait peut-être se battre, mais il n'avait que les rudiments que son père lui avait apprit, et ce dernier n'avait sans doute reçu qu'un entraînement mineur. Un Audacieux n'aurait pas fini en si piteux état. Il ne s'en serait pas sorti indemne, mais il n'aurait pas fini avec autant de membres dans le plâtre, de contusions, de bleus et de fractures, à moins cas particulier de confrontation. Mais Gabriel Blackwood n'était pas un Audacieux, il n'avait pas été entraîné pour combattre ; ou plutôt il l'avait été, mais ses armes à lui étaient les mots.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
L'expression du Sincère changea du tout au tout. Un voile passa dans son regard, son corps se figea davantage ( ce qui, soit dit en passant, était tout de même un exploit compte tenu d'à quel point on l'avait figé de tout côté ), et je n'avais pas besoin d'entendre sa réponse pour savoir qu'il ne voulait pas en parler. Personne ne réagit ainsi s'il n'a pas été victime d'un traumatisme. Et personne ayant été victime d'un traumatisme ne souhaite en parler, que ce soit par égo ou parce que les souvenirs, qui hanteront pourtant vos jours et vos nuits quoi qu'il advienne, sont beaucoup trop dur pour accepter de les laisser remonter à la surface. Les minutes s'écoulèrent et j'en arrivais bientôt à la conclusion que la réponse de Gabriel se cantonnait à aucune réponse du tout.
Bzzz Un nouveau message.
-Je n’ai pas vraiment envie d’en parler.
A l'évidence. Ne pipant mot, je m'aventurais dans la chambre, passant d'une extrémité à l'autre de la pièce. Dehors, la luminosité tombait, un peu plus tôt que d'ordinaire. Comme si le temps reflétait les récents événements, ou les états d'esprit qui les accompagnaient. Ou peut-être n'était-ce que la couleur naturelle de la faction des Altruistes, ce gris caractéristique qui m'avait si souvent déprimée lorsque j'étais enfant. Je n'avais jamais compris comment on pouvait vivre sans couleur. Comment on pouvait ne pas devenir fou en passant sa vie dans une maison terne, décorée ternement, avec le minimum syndical. Même les habitants de ces maisons étaient ternes. Habillés dans les mêmes tons de gris, vous pourriez facilement les confondre dans le décor.
-Qu’est-ce que toi, tu fais là Phoebe ?
Oh Monsieur Blackwood, je ne savais pas que nous nous étions tant rapprochés... ! Il devait à demi délirer pour se montrer soudainement aussi familier, c'était la seule explication. Considérant à quel point il avait l'envie de me fourrer la tête dans la cuvette des chiottes et d'en tirer la chasse, je ne pouvais en aucun cas lui soupçonner un quelconque élan d'amitié à mon égard !
Sans me préoccuper outre mesure des affaires déposées sur le dos du fauteuil qui se trouvait à côté du lit du Sincère, signe évident que quelqu'un le veillait, je me laissais nonchalamment tomber dedans et croisais mes jambes au bout du lit. Un parfum masculin m'engloba quasi instantanément. Si j'avais pu avoir quelque doute sur le sexe de la personne qui semblait déterminée à s'installer au chevet de l'avocat, il n'y en avait maintenant plus un seul.
-Une recrue idiote a voulu impressionner ses petits copains en passant devant des lancés de couteaux pour prouver qu'il était un véritable Audacieux et qu'il n'avait pas peur de mourir. Il doit encore être en train de supplier pour sa vie auprès des infirmières... ajoutais-je avec impassibilité.
Bzzz Un nouveau message.
-...Et en prime, j'ai eus droit à une coloration de ce chemisier. Je savais bien que porter du blanc à un entraînement de jeune mollusques était une mauvaise idée... Vous devriez répondre, je crois que votre amoureux s'impatiente.
J'avais faillis dire petit ami... mais il aurait pu comprendre petite amie. Avouons le, à la prononciation, on ne fait pas la différence. Amoureux en revanche...

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MessageSujet: Re: these demons in my mind ☾ (Phoebiel) Ven 23 Juin - 19:46

these demons in my mind
I'm screaming at the sun, I'm scratching out my eyes. Trying to cut my way, through this jungle of a life. Nothing's going good. Nothing's going right. Another hopeless day, another sleepless night. ft. PHOEBE L. PARKER

Au sous-entendu qu’elle te lâche, tu la fusilles du regard plus vite que tu ne l’aurais vraiment voulu. Les habitudes ont la peau dure et encore plus lorsque vos sens sont tout sauf dans leur état normal. Capable de passer du rire aux larmes, c’est en silence que tu la fixes, entendant pertinemment le vibreur de ton téléphone mais ne le calculant pas vraiment. La seule chose que tu veux, c’est ton petit ami dans cette même pièce afin de te lover contre lui et oublier toutes les images qui reviennent t’assaillir quand tu ne le souhaites pas. Sensibilité exacerbée. Tu l’es déjà en temps normal, sensible, mais avec la drogue circulant dans tes veines c’est encore pire et tous tes gestes s’en retrouvent incohérents ou annihilés. Tu ne réponds rien à la remarque de Phoebe, de toute manière, elle entame déjà sur la question la plus importante du jour, en soi. Bien sûr que tu n’as rien d’un audacieux, sinon tu ne serais pas à ta place au sein de la faction des Sincères, mais tu sais néanmoins te défendre. L’avantage de tes assaillants était leur nombre et la surprise, même tes mots et menaces n’ont pu te sauver et tu en as encore des frissons rien que d’y penser. Ton état est déplorable mais il aurait pu être encore bien pire que cela. En un éclair, ils auraient pu te briser psychologiquement. Définitivement. Il n’aurait suffi que d’une seule minute de plus. Une seule minute de plus où Klaus ne serait pas intervenu, pour que le drame soit complet. Voilà pourquoi lorsque la question tombe, tu te figes, te crispes et ton regard rougi se voile. Les images emplissent à nouveau ton esprit et tu ne le veux pas. Tu tressailles de manière infime, frissonnes de réflexe et sens la peur te vriller les entrailles. Ca fait mal. Oui ça fait mal, la symbolique est horrible et toi qui n’assumais déjà pas vraiment, tu pourrais très bien te renfermer définitivement comme une huître, préférant renier cette défaillance de toi pour te protéger. Mais tu ne le fais pas. Au lieu de ça tu t’accroches à la seule personne capable de te comprendre en cet instant. Et dire qu’il ne sait toujours pas pourquoi l’on t’a fait ça. Tu déglutis, en silence, juste avant de rétorquer de ta manière franche que tu ne souhaites pas en parler.

L’audacieuse s’avance dans la chambre où tu es forcé d’élire domicile pendant encore quelques temps, toi qui pourtant rêve de rentrer chez Maven pour t’y enfermer et ne plus bouger. Loin de tout et surtout loin de tes maux. Essayant de te redresser sans succès pour la énième fois, tu grognes juste après lui avoir renvoyé la balle. Elle observe le ciel gris par la fenêtre, l’air soudain mélancolique mais tu ne le vois pas Gabriel, non, tu es bien trop éparse en cet instant pour apercevoir les détails. Tu ne te rends pour ainsi dire même pas compte que tu la tutoies, et c’est un exploit qu’elle ne manque pas de remarquer, mais ça, tu ne le sais pas. Tournant la tête sur le côté, tu la dévisages comme tu peux, papillonnant inlassablement des yeux. Il est évident que tu ne tiendras pas plus de trente minutes les yeux ouverts, à cause des hématomes, mais surtout de la fatigue. Muette comme une carpe, Phoebe vient s’installer dans le fauteuil juste à côté de ton lit, croisant ses jambes au bout de ce dernier. Si d’ordinaire tu aurais plissé le nez et froncé les sourcils en la dévisageant de haut en bas comme si elle avait commis l’irréparable car trop près de ta silhouette, tu n’en fais rien aujourd’hui. Tu ne sembles même pas capter la chose, ainsi coincé sous les draps rêches. Elle te répond enfin et ta première réaction est inattendue venant de ta part : tu exploses littéralement de rire sous les mots employés. La chose n’a absolument rien de drôle mais tu t’esclaffes comme un gamin. Tu ris pour la première fois en face de Phoebe. Tu ris encore quand elle évoque son chemiser en piteux état, aux couleurs rouges flamboyantes, puis soudainement tu t’arrêtes, fixé sur la couleur, et fixé par la fin de sa phrase qui demeure en suspens.

Je crois que votre amoureux s’impatiente.

Tu ne bouges plus, fixant la jeune femme de tes billes d’émeraude. Tu déglutis une nouvelle fois avant de relever vers les yeux vers ton téléphone posé sur le meuble. Il est trop loin de toi, du moins pas sans devoir te contorsionner et le moindre mouvement est un effort surhumain actuellement. Alors tu fixes l’audacieuse et pinces les lèvres, ni contrarié ni effrayé. Rien de tout cela, en fait, tu ne sais pas vraiment ce que tu ressens. Ce n’est pas le fait qu’elle ait deviné qui te perturbe, mais la non-présence de celui qu’elle a mentionné. Touché. Tes doigts valident serrent les draps malgré le bandage de ta main dont les paumes sont éraflées, brûlées par le bitume quand tu as voulu les empêcher de te pendre par les pieds. Les images défilent, tu fermes les yeux, lâches un soupir et murmure.

« Ce n’est pas lui. ». Tu ne contredis pas, tu n’en as pas la force et tu n’es pas de ceux qui mentent. Le fait est qu’il a dû s’absenter depuis quoi, à peine une heure, tu n’en sais rien mais tout au plus le connaissant, et il te manque déjà. Sa présence est vitale pour toi, surtout après que… Tu as juste besoin de lui.

En meilleur forme, tu aurais croisé les bras contre ta poitrine par réflexe, mais tu ne le peux pas, alors tu te contentes de l’observer, tu n’as même pas envie d’essayer d’esquiver les questions. Pour peu, avec un peu de chance, elle comprendrait d’elle-même ce qu’il t’est arrivé, du moins elle en comprendrait la raison. « Il a dû partir chercher quelques affaires… Ou à manger. ». Et soudain tu te montres sous un jour bien différent de ce que tu es d’ordinaire, c’est le vent de panique qui t’assaille et la rage d’avoir pu les laisser te faire une chose pareille sans avoir pu les en empêcher. Tes lèvres se mettent à trembler sans que tu ne parviennes à les arrêter et tu as l’impression d’étouffer. Les images t’assaillent encore, vivaces, violentes et tu hurles de l’intérieur, prends une grande inspiration avant de la sentir, l’imprévue, la seule et unique qui glisse le long de ta joue, à toi, Gabriel Blackwood, l’avocat à la parfaite maîtrise des sentiments et de la droiture. Ta sensibilité éclate au grand jour auprès d’une presque parfaite inconnue.

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Phoebe L. Parker

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❖ Forces & Faiblesses : Vous cacher mes faiblesses et prétendre que rien ne peut m'atteindre.
❖ Philosophie : « Whether it's a heart attack or a heartbreak, the show must go on. »
❖ Playlist : Louder & Places by Lea Michele ; The Original High by Adam Lambert ; Some lessons learned by Kristin Chenoweth ; 'Queen of Swords', 'Wind Beneath my Wings', 'Show Me', 'Small World', 'Like Lightning' & 'I See You' by Idina Menzel, 'Happy Ending' by Mika



MessageSujet: Re: these demons in my mind ☾ (Phoebiel) Ven 23 Juin - 22:08




Gabriel & Phoebe
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« And sometimes, very rarely, impossible things just happen and we call them miracles... » Ou dans le cas présent, on appelle ça la drogue. Car ce n'était pas Gabriel Blackwood qui s'esclaffait de tout son saoul, mais bel et bien la drogue qui lui avait été administrer ! Je ne saurais même vous dire si l'avocat était physiologiquement capable de rire, dans son état normal s'entend. J'aimais bien cette version de Gabriel. J'aurais pu être amie avec lui...
-...je crois que votre amoureux s'impatiente.
Le rire du Sincère se coupa aussi nettement que si on venait de lui couper les cordes vocales. De toute évidence, j'avais mis les pieds dans le plat, et pas à moitié. Bien. C'était l'effet recherché.
-Ce n’est pas lui.
C'est idiot, mais ce cher Gabriel n'avait de cesse de m'étonner ! Je n'arrivais pas à me faire à l'idée qu'il était sous forte médication. A chaque fois qu'il disait ou faisait quelque chose sortant de l'ordinaire, je devais faire un effort de mémoire pour me rappeler que ce n'était pas lui mais les substances injectées qui parlaient. Je ne saurais trop expliquer pourquoi le réaliser me décevait un peu plus à chaque fois...
-Il a dû partir chercher quelques affaires… Ou à manger.
-Et bien, qui que ce soit, vous devriez lui répondre. Cette personne s'inquiète visiblement beaucoup pour vous... et à juste titre.
Je ne sais trop s'il faut blâmer mes paroles ou la seule mémoire du Sincère ( par habitude et par prudence, blâmons donc mes paroles ), mais ce dernier entama une violente crise de panique. Son état ne lui permettait pas de bouger et par conséquent, ne lui permettait pas de se relever. Vous avez déjà fait une crise de panique allongé et sans aucun moyen de vous relever ? Laissez moi vous dire, ce ne sont pas deux facteurs qui vont ensemble. J'enclenchais la télécommande du lit pour le redresser et regardais autour de moi pour un sac en papier dans lequel l'avocat pourrait respirer. Évidemment, il n'y avait rien. Ce genre de chose ne se produit que dans les films. Il y a un problème ? Qu'à cela ne tienne, la solution se trouve juste sous votre nez, troisième tiroir à gauche ! Dans la vraie vie, les choses sont différentes... et vont rarement dans le sens de la situation.
-Gabriel, Gabriel, regardez moi lui intimais-je en m'appuyant sur le bord du lit. Doucement et sans savoir si je faisais la bonne chose ou non, je glissais mes mains sur les siennes. Contact qui se voulait rassurant, mais qui pourrait tout aussi bien aggraver la situation. Le malheureux avait été traumatisé, la peur suintait de tous les pores de sa peau et se sentait à dix kilomètres, vrai régal pour tous les psychopathes du coin, et dépendamment d'à quel point il était à nouveau plongé dans ses souvenirs, je réalisais trop tard qu'il pourrait revivre des scènes pas très joyeuses par ce simple contact. A ma décharge, j'ai tendance à causer des traumatismes, pas à en soulager.
-Vous êtes ici, avec moi. Bon, d'accord, c'est pas la meilleure nouvelle au monde, je vous le concède mais... vous êtes en sécurité. Je suis là et je ne laisserai personne vous toucher ou vous faire du mal. D'accord ? Vous n'êtes plus là bas. C'est fini... c'est fini... murmurais-je en essuyant la larme solitaire qui roulait sur sa joue. Tout ira bien. Vous n'êtes pas tout seul.
J'aurais préféré que son compagnon rapplique à cet instant précis. Non pas que je veuille me décharger de la responsabilité de Blackwood, mais ce n'était pas moi qui le calmerait. Dans la situation inverse, personne à part Keira et Nathaniel n'auraient le droit de m'approcher. Personne d'autre n'aurait le pouvoir de me rassurer par sa simple présence, ou son simple contact. Le Sincère n'avait pas besoin de moi, et ce n'est pas de l'auto dénigrement que de dire que je n'apportais que du stress. La situation l'imposait et notre « relation » aussi. For fuck's sake, je l'avais tout de même emmené dans le plus grand repère à emmerdes de la ville, et j'y avais pris un malin plaisir ! J'allais lui faire avoir une attaque cardiaque à ce pauvre type, mais certainement pas le calmer ! Allez savoir... si ça se trouve, c'est précisément cet épisode dans le dead-end qui lui a valu de se retrouver ici aujourd'hui. J'aimerais que cette idée me passe sur la cuirasse de l'indifférence, mais pour un bon nombre de raisons évidentes ayant ou non rapport avec l'avocat, je ne pourrais m'empêcher de m'en sentir coupable si tel était le cas.
-Vous voulez que j'appelle votre fiancé ?

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MessageSujet: Re: these demons in my mind ☾ (Phoebiel) Sam 24 Juin - 15:33

these demons in my mind
I'm screaming at the sun, I'm scratching out my eyes. Trying to cut my way, through this jungle of a life. Nothing's going good. Nothing's going right. Another hopeless day, another sleepless night. ft. PHOEBE L. PARKER

Tu ne contredis pas la théorie de Phoebe, bien au contraire tu lui donnes raison, car bien que tu ne t’entendes pas spécialement avec l’audacieuse, ton instinct de Sincère te dit que ton secret est en sécurité avec elle. Tu es simplement loin de savoir que dans quelques jours tu tiendrais un autre discours, qu’une fois la peur passée tu serais d’autant plus enragé face à cette injustice et avouerais au grand jour ton homosexualité. La raison pour laquelle tu as été tabassé. Tu témoigneras en ton propre nom, assumant par la même occasion la vérité face à ton propre paternel qui serait présent dans la salle d’audience, tout comme Mave. Tu assumerais, en public, et pour de bon, mais ça tu ne le sais pas encore, à cet instant tu es encore en proie à tes frayeurs, ton choc et tes souvenirs. Tout ce que tu veux c’est te terrer et te barricader.

Répondre à Lya, car tu soupçonnes que c’est elle, c’est là tout ce que tu devrais faire, l’audacieuse a tout à fait raison mais tu ne parviens pas à atteindre ton portable, le fait est que ça représente pour toi un effort surhumain, tout comme le fait d’essayer une nouvelle fois de te redresser vainement. Alors la panique s’insuffle dans tes veines et c’est un autre visage que tu offres à la jeune femme. Pour sûr elle ne t’a jamais vu dans cet état, peu de gens peuvent se darder de l’avoir vu d’ailleurs. Tu n’es même pas certain que ton petit ami n’ait jamais assisté à autant de faiblesse et sensibilité de ta part. Tu ne sais même plus et de toute manière ne parviendrais pas à réfléchir avec toute la morphine qui circule dans l’ensemble de ton corps. Assailli soudainement par tout un melting pot d’images, entre Klaus qui perd littéralement tout son sang sur le sol du couloir menant à l’appartement de Maven, toi qui rampe contre le bitume en espérant échapper à toute cette scène malsaine et la violence qui émanait d’elle. Les mots qui t’ont été adressés, lourds de sens et d’amertume, ou encore l’image de ta chemise blanche ensanglantée aussi bien par ton propre sang que celui du sans-faction. Tu riais quelques secondes auparavant, maintenant il n’en est plus rien, tu déglutis, ne pouvant retenir une larme de rouler sur ta joue. Tu ne veux qu’une seule personne, n’as besoin que d’une seule personne en cet instant. Choc post-traumatique qui t’emplis de toute sa douleur. Et tandis que tu t’énerves de l’intérieur sans que cela ne soit visible pour Phoebe, le dossier de ton lit se redresse et déjà tu te sens un peu mieux. La nausée te prend à la gorge le temps de la manœuvre mais ce n’est qu’une sensation de mal de mer, rien de plus. Ce n’est qu’au moment où l’audacieuse vient poser sa main sur la seule valide que tu possèdes que tu sursautes, littéralement, tournant la tête vers elle, un voile de panique dans les mirettes. Ton prénom résonne entre ses lèvres mais ta main tressaille tu ne la dégages pas vraiment, ta respiration faisant un pic tout comme les battements de ton cœur font une embardée. Tu la regardes, fermes les yeux un instant avant de les rouvrir et respires avant de réprimer un autre sanglot.

Contre toute attente, tu focalises ton esprit sur la voix de Phoebe qui résonne afin de chasser les images, il n’y avait pas de femmes quand c’est arrivé, uniquement des hommes et bien que tu n’apprécies pas spécialement d’être touché, tu ne te résous pas à retirer ta main du contact de la sienne. Dans une autre situation, la remarque de la brune t’aurait fait sourire légèrement, mais à cet instant ce n’est pas le cas, ton cœur palpite et tu emmagasines tout ce qu’il t’est arrivé, tout ce que tu as fait, et surtout ta présence ici. L’Hôpital. L’opération. Tu n’as jamais vécu ça, c’est quelque chose de complètement nouveau pour toi, et tu t’inquiètes, tu as besoin de sa présence. Dépendance exacerbée, sensibilité à fleur de peau. Gabriel le sensible, c’est qui tu es, pas fragile, juste sensible, sûrement un peu naïf quant à ce monde qui s’effrite autour de vos âmes en pagailles. Vous n’êtes plus là-bas. C’est fini… Tu crispes ta mâchoire douloureuse et déglutis, essayant de calmer ta respiration. Tu y parviens un peu mais ce n’est pas encore ça qui est ça et tu sens dans le regard de l’audacieuse qu’elle le sait, qu’elle comprend. Finalement, vous êtes peut-être d’accord sur un point sans même le savoir où l’avouer. Ses doigts glissent contre ta joue dans un contact qui se veut rassurant et tu ne la chasses pas. Le fait est que tu as besoin de Maven quoi qu’on en dise, c’est lui que tu cherches, c’est sa présence que tu veux. Redressé, tu te sens malgré tout moins oppressé mais récupères ta main, pris d’un réflexe. Quand tu te rends compte de ton geste un peu trop brusque tu t’excuses d’un coup d’œil gêné adressé à Phoebe et tu soupires, prends une grande inspiration quand elle te demande si tu veux qu’elle appelle ton fiancé. Fiancé. Passant ta langue sur tes lèvres, tu fermes à nouveau les yeux.

« On n’est pas fiancés… » que tu murmures en sentant tes prunelles redevenir humides. « Je crois qu’il a oublié son téléphone dans la poche de sa veste… Il doit être ici dans les couloirs. ». Du moins tu espères qu’il l’est, et sur le moment, ta crise repart de plus belle, tes doigts passant sur ton front plusieurs fois d’affilées. « Je veux bien que tu le trouves s’il te plait. J’ai besoin que tu le trouves. ». Oui, il y a urgence, tu commences à devenir parano et subitement craindre qu’il lui soit potentiellement arrivé quelque chose. Maven avait clairement montré sa colère vis-à-vis de tes assaillants. « Je peux pas le perdre. » que tu lâches soudainement de but en blanc, clairement en proie à… Tu ne sais trop quoi.


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MessageSujet: Re: these demons in my mind ☾ (Phoebiel) Sam 24 Juin - 16:29




Gabriel & Phoebe
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Ce n'était pas par simple empathie que la vue de Gabriel dans cet état me prenait aux tripes. C'est aussi parce que je l'avais vécu, à ma façon. Ce n'est pas comparable, et je ne prétends pas à le faire. Mais je ne me souviens que trop bien de la petite fille qui se réveillait en sursaut la nuit, en proie à une panique incontrôlable et inapaisable, qui se sentait seule, livrée à elle-même ; que le monde entier effrayait et qui ne savait pas si elle survivrait à cette vie, ni même si elle le voulait. A vrai dire, non, elle ne le voulait pas, précisément parce qu'elle se sentait seule au monde et plus désemparée que jamais, en proie à ses souvenirs et à la douleur qui s'écoulait de ces derniers. D'aucuns diront qu'en toute logique, j'aurais pu trouver les mots pour aider Gabriel. Mais comment peut-on aider quelqu'un quand on ne sait déjà pas comment s'aider soi-même ?
D'un geste brusque, le Sincère retira ses doigts de sous les miens, et ce geste s'ensuivit immédiatement d'un regard désolé de sa part. Comment aurais-je pu lui en vouloir ? Il avait d'ailleurs tenu plus longtemps que je ne l'aurais pensé. Peut-être s'était-il fait violence pour ne pas paraître ingrat... auquel cas je ne sais trop si c'est stupide ou courageux de sa part.
-On n’est pas fiancés…
Allons donc... même au plus bas de sa forme, il parvenait encore à jouer sur les mots et à contredire ! Une vraie tête de mule..
-Je crois qu’il a oublié son téléphone dans la poche de sa veste… Il doit être ici dans les couloirs. Je veux bien que tu le trouves s’il te plait. J’ai besoin que tu le trouves.
Une crise de larmes se lia à la crise de panique que je soupçonnais encore loin d'être finie, et il ajouta une dernière phrase, brise-coeur à souhait.
-Je peux pas le perdre.
Il y a des situations pour lesquelles, avec le recul et les connaissances qu'offrent les suites d'événements, on réalise quelques années plus tard, en y repensant, que l'on a été idiot de réagir comme on l'a fait, ou qu'on a été idiot de mal interpréter une situation ou certaines paroles... mais sur le moment T, et même en étant aussi vive d'esprit qu'il me semble que j'étais, on ne peut pas toujours entrevoir tous les scénarios ni toutes les interprétations possibles... et ce même lorsqu'on a passé sa vie entière à le faire de façon constante.
-Oh, Gabriel... lâchais-je avec tristesse. Bien sûr que tu ne le perdra pas voyons, qu'est-ce que tu crois, que parce que tu te retrouves à demi momifié dans une chambre d'hospital, qu'il va prendre les jambes à son cou et se trouver quelqu'un d'autre ? Hin-hin, aucune chance, ajoutais-je en secouant la tête. Et oui, je vais aller le chercher, cela dit j'aurais besoin d'un peu plus d'informations sur son compte, ça risque de faire un peu léger si je dois me promener dans les couloirs de l'hosto à la recherche d'un type que je ne connais pas en ayant pour seul point de repère une photo de lui qui dort sur un écran de verrouillage qui se remet en veille toutes les dix secondes ! Je pourrais aussi me
balader dans tout l'hospital en secouant sa veste et en faisant un appel au propriétaire, mais je ne suis pas certaine du bon résultat de cette démarche !

Et puis, ça ne lui ferait pas de mal de se concentrer sur la description de son petit ami. Pendant qu'il songerait à me parler de lui, son esprit se reposerait sur une image apaisante et aimante et donc, le détournerait des pires souvenirs de sa vie.

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