Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux.

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one choice can transform you
Calypso Reed

❖ Date de naissance : 12/07/1989
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❖ Âge personnage : Vingt-cinq ans
❖ Profession : Ingénieure en électronique & informatique, patrouilleuse réserviste ~ Dealeuse de bidouillages en tous genres
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❖ Forces & Faiblesses : Sa ruse & sa témérité contre son amoralité délétère
❖ Philosophie : " Dans le doute, tape plus fort. "
❖ Playlist : Bad Blood (Taylor Swift) ~ Radioactive (Imagine Dragons) ~ Listen to Beethoven (Mark Isham)



MessageSujet: Re: THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux. Dim 14 Mai - 21:45

The Butterfly Effect
Les fous

 
Are you, are you
Coming to the tree ?


Le chant de la rébellion. Le chant des vainqueurs. Même s'ils n'ont qu'un pied dedans et l'autre frôlant le caveau, tu te dis que le démarrage n'est pas si mal, finalement. Toi, femme des cavernes qui as quitté ton antre et les ventres sombres de tes machines, pour ton jour. Ton jour de gloire. Wheeler et Arizona au Marché des Miséreux - qui a osé parler de Médisances dans un monde de mensonges ? -, il fallait bien quelqu'un pour assurer la surveillance du convoi en arrière-plan. Qui d'autre que toi, ô déesse ex machina ? Impératrice fabuleuse et toute puissante de l'ingénierie informatique et électronique ?

They strung up a man
They say who murdered three


Douce mélodie que celle-ci. Ordinateurs bourdonnent, hommes et femmes s'affairent dans la vaste salle. Audacieux et Erudits formés à l'extrême. Tu les sens fébriles, presque suintants de peur et d'excitation mêlées. Un faux-pas, un clignement de paupière au mauvais moment, une distraction et ils pourraient tout faire capoter. Rater l'essentiel et peut-être, alors peut-être, si l'ennemi se mettait sur le mauvais chemin, tout s'effondrerait pour de bon.

" Mes amis, mes amours, mon tas de futures emmerdes ! " clames-tu soudain, à la surprise générale, faisant sursauter quelques têtes dodelinantes ou crispées. " Aujourd'hui, en l'absence de vos chefs - quoi que pour certains, il n'y en a plus ... " Petit sourire goguenard à t'en faire péter quelques dents. Tu aimes défier ton ancienne Faction, les voir gronder à ton encontre. " ... Ainsi donc, en l'absence de vos grands supérieurs et parce que je suis à ce point géniale, vous roulerez de vos mécaniques sous mes ordres directs. Vous êtes aujourd'hui l'œil de Chicago. Je veux toute caméra scrutée jusqu'à ce que votre blanc s'injecte de sang et que Moira Rosenbach ait rejoint sa cellule saine et sauve. Je veux tout appareil de cette ville à vos entières dispositions, quand vous le voulez, où vous le voulez, pour l'usage qui vous en siéra. Hackez, craquez ... Les machines, évidemment, pas vous. Si quelqu'un se sent pris d'une envie soudaine d'évacuer le chili d'hier, c'est le moment ou jamais. " La voilà qui allume une de ses cigarettes aussi puantes que son ego. " Néanmoins, vous pouvez pisser sur vos sièges en cuir tant que personne ne glisse dans votre urine. Au boulot ! " Quelques sourires forcés et même des rires, plus francs pour leur part, accueillent son discours despotique. Oreillette bien calée, tablette en main, la Merveilleuse se tient elle aussi prête.

Strange things did happen here
No stranger would it be


... Est-ce la lance d'un putain de bazooka putain c'est quoi ce bordel ? qu'elle voit là, dans l'oeilleton de la caméra de ville ?! Comment ne pas reconnaître ce dégénéré congénital de Washington à l'autre bout, son cigare aux lèvres comme son bâton se laisse mourir entre ses doigts ? Les talons de ses bottines claquètent un peu plus loin. Vite. Elle manipule les images. Arrêt. Retour forcé. Screen. Elle tape plus vite que son ombre ne se déplace au rythme de ses pas. Personne ne doit voir tant qu'elle n'a pas pu intervenir. Tout doit se passer ainsi qu'il l'a été entendu et pas autrement. Sa tâche terminée, images de la rue vide défilant sur son écran, elle presse le bouton de son oreillette. " On a un problème. Fais retarder le convoi pendant que je m'en occupe. " lâche-t-elle à Arizona qu'elle sait à l'autre bout des ondes pixellisées. Elle raccroche. " Tu fais chier, Washington ! " lâche-t-elle entre ses dents serrées. Hackez, craquez qu'elle a dit. Elle ne va pas se gêner !

Parce qu'elle a reconnu l'homme à côté de lui. Celui qu'on lui a enlevé. Qu'elle croyait disparu. Qu'elle a tant cherché.
Localise-le brame sa raison tandis que son coeur bat à tout rompre. Pitié que Gray ait un portable, un talkie, n'importe quoi sur lui qui leur permettrait de communiquer !

If we met at midnight
In the hanging tree.



Made by Neon Demon

_________________

 
'Cause baby now we got bad blood. Now we got problems. And I don't think we can solve them, You made a really deep cut. And baby now we got bad blood. Did you have to do this ? I was thinking that you could be trusted. Did you have to ruin what was shining now ? It's all rusted.
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Arizona J. O'Malley

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MessageSujet: Re: THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux. Lun 15 Mai - 10:01



I am the unknown fighter
❝A dark horse coming for you || Season II Final❞


Gronde, terre inféconde. Hurle rage qui abonde. Vacille, titanide qui d'un battement de paupière entre mes mains adamantines s'estompe. En ce jour, tu n'es que ce rien qui consume et décimera tous les tiens. Et il vrille l'air vicié qui étouffe tous ceux qui ont trouvé refuge en ton sein qui depuis trop longtemps couve les loups que la justice réduit en ce jour à l'état de misérable vaurien. Haut dans le ciel, l'astre diurne brille pour toi de ces mille et un éclats, échos hypnotiques à ces paparazzis qui tout autour de nous louvoient, les flashs nous aveuglent seulement c'est la nuit que tu vois luire en l'écrin de ton œil d'émeraude devenu dernier reflet de tout ce que ici bas tu redoutes et crains. Et je me dresse face à cette aube rouge qui se lève sur la cité de tes infidèles, car c'est aujourd'hui que de tes cendres renaîtra l'antique citadelle. Aussi noire que les ténèbres qui te happent et sans cesse ne t'appellent, mon ombre en ces terres criminelles enveloppent tout de toi et ton pouvoir qui corrompt et pousse à la folie sacrificielle. Bientôt, tu ne seras plus qu'un souvenir, un murmure lointain qui se brisera contre les ruines de ton empire en déclin. Et il n'y aura pour toi ni soir ni matin pour t'apporter l'espoir qui luit à l'orée de mon regard sibyllin lorsque d'un revers de main je recouvrirais ton visage du voile impure du malin. Je l'ai juré, je serais ton commencement mais aussi ta fin. Alors marche, marche jusqu'à ce que de tes lèvres ne jaillisse l'ultime souffle saturé du souffre de tes affres. Tu sais que je ne te laisserais pas, mes opalines iridescentes sous l'éclat de la gloire sublime demeurent toujours secrètement posées sur ta fragile échine. Il y a le tumulte, les cris de ton âme qui lutte et mon cœur qui bat la cadence sur les tambours de guerre, annonciateur de ton inéluctable chute. Je les ai accordés pour toi et cette dernière danse que moi seule t'octroie. Silencieuse, tes fils s'emmêlent déjà entre mes doigts tandis que tes pieds foulent le sol, virevoltant au gré de ce ballet nébuleux en direction d'une autre voie, celle que les parques ont en mon nom sournoisement dessinées pour toi. Tu es à nous. Tu es à moi. Et rien, pas même le seigneur ne pourra t'arracher d'entre mes mains devenues instruments du létale karma. L'esprit tranquille, pour toi, je les brave une dernière fois, tous ces rats fous et avides de toi, tels des charognards attendant l'heure de ton trépas, voici qu'en l'ombre de mes murmures les douze s'assied tout autour de toi. Aucune lunette noire derrière laquelle me dissimuler car ici-bas,  je suis celle qui voit. Blanc et rutilent est l'astre du jour qui chante l'ode de l'apostat, tandis que je franchis le seuil de la porte et me laisse enivrer par le tumulte de toutes ces voix. Les autres ayant déjà évité les vautours qui s'arrachent et se disputent les lambeaux de toi restés accroché à nos doigts, je contemple Nolan demeuré non loin de moi et le suis lorsque ce dernier me guide hors de ce territoire de non droit. Seulement, freinée par un journaliste je finis par m'arrêter là, altière observant un à un les flashs qui se braquent à nouveau sur moi :

- Mademoiselle Rosenbach a dit ce qu'elle avait à dire, je laisse donc le soin à vos analystes politiques de décortiquer le moindre de ses propos si cela vous semble plus important que le bien être de nos concitoyens. De notre côté nous avons un gouvernement à rebâtir, des erreurs à assumer et réparer, une nouvelle ère à préparer ainsi qu'une nation à véritablement aimer et protéger. Alors si vous n'y voyez aucun inconvénient, je vous prierais de me laisser passer afin que je puisse terminer ce que la justice vient en ce jour de commencer.  

Les flashs persistent mais l'abrutissant vacarme s'atténue soudainement, quelques bruissements sifflent ici et là tandis qu'au fur et à mesure que je reprends ma marche, la mer de corps noirci par ces costumes sombres qui se dressent face à nous se scinde en deux afin de me laisser passer pour mieux m'engloutir et derrière mes pas doucement se refermer. J'accorde un regard à Nolan, lui indiquant d'une certaine manière que tout allait bien se passer, comme pour le rassurer au travers de cet éphémère instant de solidarité. C'est alors que résonne la voix, ta voix, celle qui en mon oreille réclame l'heure des loups et la fin des rois. Caly, nymphe ténébreuse qui en les eaux troubles de la liberté sillonne à mes côtés jusqu'en les profondeurs du vaste océan noir et impure, quelle vérité vas-tu laisser jaillir de ta bouche qui me réclame depuis ton antre de l'obscure? Sans ciller, ni montrer le moindre signe de contrariété, l'impassible poupée de porcelaine que je suis accroche le bras de Grant, afin de lui souffler doucement :

- Préviens les autres, il semblerait que nous ayons un petit contre temps. Je sais que tu ne les aimes pas,

que je te confesse en jetant une œillade sur les quêteurs de vérité :

- Mais si jamais les journalistes deviennent trop ingérables, trouve un moyen de les contrôler, je dois retourner en arrière.

Je lui adresse un sourire, l'air de dire, tu sais également où me trouver. Rebroussant chemin, je retourne en l'édifice, extirpe ma tablette de son étui, commande à deux unités gardées en réserve d'amorcer la phase I de mon plan, visse une oreillette à mon conduit auditif avant d'enfin répondre à Caly :

- Message reçu cinq sur cinq honey, je suis déjà sur le coup. J'ai aussi envoyé Wheeler calmer les journalistes si jamais ces derniers font trop de vague, il va également prévenir Eastwood et Doyle de notre petit imprévu…

Je peaufine les derniers détails de ma mascarade avant d'emprunter l'une des sorties annexes du bâtiment et rejoindre l'escorte de Moira. Alors que je me rapproche doucement, de celle-ci, Envy et Ruben peuvent m'entendre cracher au travers d'une ligne cryptée :

- Sérieusement? Vous croyez allez où tout seul avec votre fourgon du bonheur ? Changement de plan les gars.

J'arrive finalement à votre niveau, deux autres camions, répliques identiques au vôtre, se positionnant juste à côté de vous pendant que quelques-uns de mes agents sécurisent le périmètre. Je toque à la fenêtre de Ruben afin que celui-ci abaisse sa vitre puis, un sourire étincelant aux lèvres je le nargue gentiment :

- Alors, je t'ai manqué?

Je jette un coup d'œil du côté d'Envy :

- Alors, parait que vous avez besoin de support? Demandez et votre technogirl saura vous exaucer.

Les portes arrières du camion s'ouvrent tandis que dans les deux autres une équipe différente prend place avec chacun un sosie de Moira à l'intérieur. On fait mine de déplacer à nouveau la présidente dissimulée en les entrailles du véhicule initial afin de déstabiliser d'éventuels gêneurs:

- T'en fais pas, on va vous la rendre.

Que je lâche à Carter avant de lancer un paquet de Jelly Bear à Ruben, le paquet étant à l'effigie de mon ourson disparu :

- Bon appétit.

Sous mon regard les changements s'opèrent, les fourgons miroirs abritant leurre et réalité illusoire s'agitent et vrombissent tandis qu'entre mes mains défilent les sables du temps que pour toi, je conserve grain après grain en ma poigne d'acier. Je t'ai donné ce que tu m'as demandé alors écarte de notre chemin le fou qui finira balayé par la tempête qui commence déjà à se lever. Mes sentinelles de givre se figent en les déserts d'acier du dirigeant des audacieux ainsi qu'en celle de son bras droit car vous savez qu'en mon silence se dessinent les flammes qui déjà tout autour de nous avec avidité crépitent et dansent. Alors hurle et gronde terre inféconde qui abrite la rage qui en nos poitrines depuis l'aube des temps abonde, car je suis le visage de l'armée des ombres, celle qui en silence marche et inonde l'aube aux bras rougies par l'implacable vengeance qu'en ce jour je fais promesse d'hécatombe.

H.J:
 




Dernière édition par Arizona J. O'Malley le Ven 19 Mai - 16:44, édité 1 fois
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Ezra S. Ravenscar

❖ Date de naissance : 28/12/1998
❖ Barge depuis : 20/08/2015
❖ Messages : 1979
❖ Avatar : jared leto.
❖ Crédits : faust (vava) + tumblr (gifs) + disturbed (signa)
❖ Multicomptes : silena m. eastwood + maven k. morgenstern.
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❖ Âge personnage : 35 yo.
❖ Profession : gérant de flesh & blood, extravagant maître d'un trafic obscur & illégal.
❖ Faction : dauntless.
❖ Forces & Faiblesses : les audaces capricieuses qui dérivent en inconsciences.
❖ Philosophie : take the best, fuck the rest.
❖ Playlist : DIGITAL DAGGERS, the devil within + GET SCARED, sarcasm + MUSE, madness + MELANIE MARTINEZ, mad hatter + THE WEEKND, reminder + ELLE KING, where the devil don't go + CAGE THE ELEPHANT, ain't no rest for the wicked + HALSEY, control + TWENTY-ONE PILOTS, heathens + ROYAL DELUXE, i'm a wanted man + THE WHITE STRIPES, seven nation army + KARLIENE, become the beast.



MessageSujet: Re: THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux. Lun 15 Mai - 15:20


the butterfly effect
join the club ☆ Life is a song with no one to dance to. Same old shit happening and nobody knows. My heart is a dead horse, there's no point in beating ; Just let me sink, let me sink into the fucking ground.

lunettes de soleil chaussées d'un geste expert, capuche rabattue sur ta tignasse désordonnée, écouteurs crachant un métal rugissant menaçant de briser tes tympans, sac à dos pendu sur ton épaule droite ; t'as la dégaine décontractée de n'importe quel délinquant qui pavanerait dans les rues comme si elles lui appartenaient. sauf que t'es pas n'importe qui, et que dans ton sac, les bonbons se mêlent avec des clopes et des armes et des jouets un peu trop mortels. c'est ce qui arrive lorsqu'on laisse un sympathique patient d'un sympathique hôpital psychiatrique se servir d'un sympathique somnifère sur une sympathique psychiatre. ironic. tu t'en sortiras en clamant que, dans ta générosité sans limite, tu as préféré pointer les défaillances de leur système de sécurité et que oui, cette petite balade était une juste récompense pour ton dur labeur. no need to thank me. slalomant entre les passants, la cacophonie des victorieux éphémères étouffée par tes abruptes mélodies, tu plisses les yeux, contrarié par les flashs des paparazzi qui se font soudainement avides d'aveux. observant avec un sourire malicieux ta jolie arizona, tu te délecte de la litanie silencieuse de ses lèvres qui dansent sans daigner comprendre le sens de cette hivernale chorégraphie, et parce qu'inséparables sont devenus les tracés de vos vies, tu t'éloigne et sur le dos d'un autre martyr poursuis ton inlassable comédie.

boitant, t'as collé les basques de wolfgang. comme un putain de stalkeur. parce que le gueux — qui s'était sournoisement glissé sous tes iris claires levées vers le ciel tel un signe du destin découpé au couteau sur la clarté douloureuse de la voûte céleste — avait une étrange propension à se fourrer dans les ennuis quand tu n'étais pas là pour assurer ses arrières. ou, plus vraisemblablement, parce qu'il attirait les ennuis et que par déduction il arrivait toujours quelque chose d'excitant là où wolfgang était. sauf que ce con marche vite, et que sillonner la foule pour ne pas le perdre avec une jambe qui déconne, c'est un sport extrêmement agaçant, harassant et contrariant. avisant, enfin, la destination finale de ton mystérieux ténébreux, tu te détournes de son itinéraire pour t'introduire dans une bâtisse avoisinante. grimpant les marches à la vitesse d'un octogénaire asthmatique, tu parvins à te hisser jusqu'au toit du bâtiment jouxtant la rue où tes mires délavées écorchèrent la silhouette mouvante de gray et celle immobile de klaus. pas de doute, y'avait que lui pour se fringuer avec autant d'originalité que toi (tu savais pas qu'il était dans le trip gladiator)(est-ce qu'il l'a faite briller exprès pour l'occasion ? parce que ça pète les yeux, le machin)(et ... oh ! un bazooka !) avançant joyeusement jusqu'au bord du toit qui, comme prévu, t'octroie une merveilleuse vue sur le duo stationnaire, tu te laisse lourdement tomber, le cul par terre, les jambes dans le vide, le regard sardonique et l'appétence meurtrière.

extirpant ton portable de ta poche, tu fixes l'objectif sur ton passe-temps favori maintenant à quelques mètres à peine de ton dégénéré de bro pour murmurer un « cheese ! » à toi même en mitraillant ce mythique moment de tes deux W préférés réunis sous l'égide d'un boys-band swaggé et destructeur. parce que ouais, étrangement, ils avaient tous les deux un prénom qui commençaient par W et que oui, sans toi et ton génie décalé, ces messieurs n'auraient jamais pensé à immortaliser l'expression de leur talent.  basculant en sifflant du mode photo au mode vidéo, tu frétilles d'impatience, cueille d'une main une sucette s'empoussiérant dans les tréfonds de ta poche, et la déleste de ton emballage pour la coincer entre tes dents. si jamais ils explosent cette garce de rosenbach, t'aurais sa mort en direct (avec un peu de chance, tu pourrais même ramasser un de ses morceaux pour garder un souvenir de ce jour mémorable). et, bonus time, si quelqu'un devait conduire madame l'ex-présidente là où personne ne pourrait la trouver/tuer/torturer/découper/crucifier/défigurer (...), t'étais certain que barbie allait s'y mettre. et si carter se faisait défoncer avec preuve à l'appui, c'était encore mieux ; tu pourrais te foutre de sa gueule pendant des décennies, et même étaler son incompétence à la face du monde.

le peuple a le droit de savoir, après tout.
 




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le pouvoir de l'éclipse lelele :
 

ZHE BIG BAD IN DA PLACE:
 
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Maven K. Morgenstern

❖ Date de naissance : 28/12/1998
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❖ Multicomptes : silena m. eastwood + ezra s. ravenscar
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❖ Faction : candor.
❖ Philosophie : if you can fake sincerity, you can fake pretty much anything.
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MessageSujet: Re: THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux. Mar 16 Mai - 13:00


the butterfly effect
join the club ☆ When I fall to my feet wearing my heart on my sleeve, all I see just don't make sense. Because all I need is the love you breathe.

il déteste ça, maven. être incapable de résister à gabriel lorsqu'il le regarde avec ses putains d'yeux verts — arme de persuasion massive, déloyale et infernale (encore plus lorsqu'elle est associée avec son sourire). il est faible. il est amoureux. et c'est pour ça que, même si le sincère a, pour la forme, grogné et ronchonné et protesté, il s'est quand même saisi de sa veste pour accompagner son adorable (et machiavélique) petit ami, dans l'exaltante optique de participer à l'insipide procès de la populairement haïe présidente. contrairement aux trois-quart de la population, maven n'exècre pas moïra rosenbach ; elle l'indiffère, l'exaspère à l'instar de tous les politiciens véreux qui composent soigneusement leurs exécrables comédies devant les flashs des appareils photos et la verve des journalistes. son cynisme raille encore les naïves fureurs qui grondent sur les épaules voûtées d'une femme usée par l'exercice du pouvoir, rongée, dévorée par le fracas d'aigreurs nées sous les fragrances de révolution et de désespoir. sous sa poigne de fer et ses paroles de velours, ils ont hurlé, ils ont pleuré, ils se sont rebellés, il sont morts & brisés. what's the deal ? maven, lui, il est resté debout, impassible, parce que les rêves ne sont que des rêves, et les espoirs que des espoirs. les illusions couvent les âmes qui s'insurgent, les chimères torturent leurs cœurs vaillants, décadents, pour y insinuer ces semences d'héroïsme vain et incohérent. quand vont-ils enfin voir ? voir qu'il n'y a plus rien à sauver, que tout est déjà pourri. lui, il n'a pas besoin de paix et de justice tant qu'il a gabriel. il n'a pas besoin de savoir qu'il est gouverné par quelqu'un d'équilibré et d'intègre tant qu'il est entre ses bras, entre ses draps. c'est peut-être immoral, égoïste et individualiste, mais c'est lui et ses amours un peu détraqués, toujours passionnés. il sourit un peu stupidement (ce qui lui arrive déraisonnablement souvent en sa présence) lorsque les doigts de gaby effleurent les siens, et ce sourire s'allongea démesurément quand ce dernier avoua (enfin) que lui, maven morgenstern, avait raison. « excuse-moi, j'ai pas entendu, tu peux répéter ? » qu'il rétorque, amusé, parce que c'est tellement rare que le blackwood reconnaisse ses torts à vive voix — même s'il aurait apprécié qu'il le fasse avant qu'ils ne se retrouvent entourés d'une foule compacte et bruyante et suffocante.

gaby devait avoir eu la même pensée, parce qu'il le tira par le bras avant qu'il n'ai pu commencer à déblatérer d'un air fier et agaçant ses je te l'avais bien dit, on aurait dû rester chez nous, pourtant tu sais bien que j'ai toujours raison, pour la peine, tu feras la bouffe ce soir, et tout un tas d'autres remarques absolument constructives. ils pénétrèrent dans une cage d'escalier et, grommelant qu'il ne s'était pas levé de bon matin pour escalader autant de marches et crever lors d'une ascension interminable alors qu'ils auraient pu rester au lit, pour s'exercer à un tout autre type de sport, maven grimpa. grimpa. grimpa. et arriva enfin en haut pour voir défiler sous ses iris obscures la masse occulte des curieux agglutinés pour contempler la plus célèbre parjure. suivant le regard du blackwood vissé sur le visage de cette dernière, tu siffles ironiquement un « big news : tous les politiciens sont des acteurs et des menteurs.  » et eux, ils représentent la vérité qui n'a plus de sens, qui s'érode sous les embruns acides des mensonges, des manipulations, des médisances. maven, ça fait longtemps qu'il a perdu foi dans cette vérité, et, pourtant, c'est parce qu'il la défend avec autant de ferveur qu'il aime gabriel. c'est parce qu'il continue à croire lorsque lui a abandonné ses espoirs qu'il est celui qu'il aime et qu'il aimera jusqu'à sa mort. « tu sais, on pourrait faire quelque chose de bien plus indécent que d'énumérer les hypocrisies de rosenbach » qu'il susurre à son oreille, effleurant son lobe de ses lèvres persifleuses alors qu'il se poste à ses côtés, entrelaçant ses doigts aux siens. « tu sais que t'es sexy en citoyen lambda ? » qu'il balance d'un ton désinvolte, effleurant ses lèvres, son souffle, pour finalement les emprisonner d'un baiser dessiné au bord de ses sourires. de toute façon, gabriel blackwood serait sexy dans n'importe quelle tenue.

encore plus lorsqu'il n'en porte aucune.

 

 

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Lexis H. Gillian

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❖ Faction : Fraternel.
❖ Forces & Faiblesses : Positive - Accorde trop facilement sa confiance - Pétillante.



MessageSujet: Re: THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux. Mer 17 Mai - 22:11

Cette histoire puait! Elle empestait autant que les semelles de Ramsey quand il avait marché dans du crottin de jument. Non! C'était pire que ça! J'avais chaud. J'avais froid. Mon estomac se nouait et se dénouait pour mieux se retourner. Oh bon sang, cette histoire, je la sentais vraiment pas! Ou beaucoup trop, dans la mesure où elle puait à des kilomètres à la ronde. Moïra, notre grande dirigeante, se rendait. A quelque part, c'était honorable de sa part. Personnalité public suprême décidant de s'absoudre de ses fautes. Il y'avait quelque chose de noble, et de désespéré, en ce geste. Je respectais son choix. Clairement... Mais notre notion s'ébranlait. Trop de choses se passaient en même temps. Les attentats, le virus, et maintenant la démission de notre grande Chef? Il ne fallait pas être un génie pour redouter le pire. Forcément que des gens malintentionnés comptaient profiter de l'occasion. Soit pour tous nous faire sauter, soit pour faire sauter Moïra... et sa garde rapprochée dans le même temps.

Ruben.

Mon cœur se comprimait. Étau de fer se resserrant à chaque minute. Il risquait sa vie pour la grande déchue. Il risquait sa vie, constamment, pour rendre cette ville plus sûre. Et à chaque instant, je risquais de perdre ma tendre moitié. Et à chaque instant, je devais me préparer au pire en sachant pertinemment que rien ne devait filtrer à travers les traits de mon visage. Plus que tout, j'étais seule. Seule face à mes doutes, mes craintes. Pourtant plongée parmi la foule, jamais je ne m'étais sentie aussi isolée. Incomprise. Démunie. Je ne pouvais rien faire... Rien faire si ce n'était attendre. Comme le reste de la population. Et je devais lutter pour occulter cette part de colère en moi. Je devais lutter pour éloigner ces relents de révulsion envers notre système despotique. Je devais honorer ma faction, mon rang. La faction avant les liens du sang. On nous rabâchait ça dès notre enfance... et j'y ai longtemps cru... avant. Avant de le rencontrer, avant de l'aimer. A ce jour, j'en doutais et ce doute m'accablais de culpabilité.

Nauséeuse et tétanisée par l'avenir incertain à laquelle nous allions nous confronter, je préférais encore quitter la foule. Je me devais d'être présente, avec eux, au marché des médisants. Il était de mon devoir. Maintenant qu'on avait eu le loisir d'admirer ma tignasse rousse, je voulais m'éloigner. Prendre quelques secondes pour rassembler mes esprits, éteindre les flammes de la terreur léchant ma peau et torturant mes muscles. Le pire étant que ces flammes étaient glacées, zébrant mon épiderme de frémissement. La bile commençait à me monter à la gorge quand mes prunelles s'accrochèrent sur une silhouette familière. Petit rayon de soleil m'écartant un moment de la fosse. Je me dirigeais sans la moindre hésitation vers lui. A vrai dire, à mesure que j'approchais, un sourire élargissait mes lèvres. En dépit de cette terreur sourde, voir Gabriel en bonne compagnie insufflé un peu de répit à mes tourments.

Ils s'embrassaient! Gabriel et son compagnon! Oh oh oh! Se pouvait-il que... Oh oui! Mais oui! C'était... oui! C'était forcément l'homme dont Gabriel était amoureux! Malgré moi, un petit cri hystérique (mais contenu) s'échappa de ma bouche. Oh bon sang! J'allais ENFIN pouvoir rencontrer l'amoureux de mon ami! En même temps, pour nous avoir surpris, Ruben et moi en plein ébat, il me devait AU MOINS ça! Hein? Mais parole de Gillian... UN JOUR, je les surprendrais aussi! Œil pour œil, partie de jambe en l'air ruinée pour partie de jambe en l'air ruinée.

Me faufilant derrière eux, j'avançais ma tête entre eux deux, sourire pervers en coin des lèvres.

— Moi aussi, on me trouve sexy?

_________________
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Samuel A. Díaz

❖ Date de naissance : 14/11/1991
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❖ Forces & Faiblesses : T'as déjà demandé à la perfection si elle était imperfection? Non. Bah là c'est pareil.
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MessageSujet: Re: THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux. Ven 19 Mai - 16:06



Oh my Lord Take This Soul
❝The devil has come to carry me home || Season II Final❞


Et ils marchent les braves petits soldats. Têtes baissées, yeux fermés, aveuglent de toute cette vérité qui peut les entraver, ils avancent parés pour le combat. Et ils tombent, uns à uns les pions destinés à se sacrifier pour toi. Et il s'oxyde, l'air insipide qui embrase nos poumons nécrosés de tout ce mal à la lumière de tes aveux à la fois si faux et limpides. Paradoxe du putride, tu deviens aux yeux de tous l'apatride alors qu'en tes mensonges j'entrevois authenticité du monstre cupide. Je ne te hais pas, de toi je ne connais que le masque que tout le monde vois, seulement je peux déjà te prédire la fin qui te tend les bras. Ils ne te laisseront pas et, c'est pieds et poings liés qu'ils te traîneront au plus bas. Ton pouvoir n'est plus que fumée et mirages d'autrefois, ils ne redoutent plus ton ombre qui sur eux plane et qui pour la dernière fois tous en tes bras livides les bercera. Et ils ne comprennent pas, non, ils ne comprennent pas que tu es la lueur qui au cœur de la nuit malgré tout flamboie, car tu nous laisses entrevoir ces arcanes que personne d'autre ne voit. Mais ils marchent les braves petits soldats. Têtes levées, boucliers parés, ils se placent sur l'échiquier qui a été minutieusement dressé pour toi. Et ils tombent toujours, uns à uns les pions que tu regardes chuter avec toi. Sourire aux lèvres je sais que tu te délectes de ce carnage que tu laisses derrière toi car si tu tombes, tous tomberont avec toi. Tu n'es plus mais uniquement parce que cela demeure ton choix. Dis-moi, étais-tu si lassées de voir tout ce sang en tes mains déversées? Le pouvoir et sa solitude ont-ils fini par t'achever? Ou bien ton départ réside-t-il en un autre de ces secrets que tu emporteras sans le moindre regret? Je ne te hais pas, tu n'es que ce que l'on a bien voulu faire de toi. Comme nous tous, tu n'es que l'énième de ce qu'il fut et de ce qu'il faut que l'on soit. Mais tous ne pensent pas comme moi. Relève la tête et vois, la rage et la haine qui se dressent d'un front commun contre toi. Bête de l'effroi, il ne te laisseront pas et te traîneront encore et toujours jusqu'au plus bas même lorsqu'il ne restera plus rien de toi. Mais ils marchent tes braves petits soldats, têtes levées, yeux fermés, attendant ton dernier ordre à peine craché pour entamer ce combat que tu leur as lâchement laissé, c'est le bras armé qu'ils avancent, aveugles, en ton sombre échiquier. Mais ils tomberont tous, ces pions que pour survivre tu te mets uns à uns à sacrifier, seulement prends garde, en ta citée aux damnés tu ne peux dresser la mort qui peut contre n'importe qui violemment se retourner. Costume intégralement noir je m'engouffre tel un endeuillé en les entrailles de ces monstres que ton hypocrisie a enfanté. Impératrice souillée, tu abandonnes tout ce que tu avais d'entre les cendres ravivé. Et je les vois déjà, les flammes par la sourde colère ranimées se mettre à danser afin de mieux tous nous dévorer. Je n'ai pas confiance en ce que tu vas laisser ni en ce cadeau empoisonné que tu nous as offert au travers de cette vérité putréfiée de toutes vos magouilles à gerber. Je suis seulement dans l'acceptation de ce monde que j'ai vu s'ériger, grandir et brûler de nouveau décliner, tomber et se relever car, peu importe qui viendra te remplacer, il nous faudra à nouveau tout recommencer. Je vois une crinière blonde passer, puis une autre, une autre et encore… Une autre, bordel, c'est quoi ça, pour être érudit faut être une blondasse peroxydée autant que pour être sincère d'ébène doit être notre toison sinon on se fait recaler ? Je vois enfin une tignasse brune sortir du lot, hausse des épaules avant de continuer mon chemin jusqu'à mon rayon de soleil du jour. Collant mon badge sous les mirettes éberluées d'un journaliste à moitié attardé, d'une main dans la face, je le repousse de la petite blonde avant de passer un bras autour du cou de Ramsey et l'autre autour de la taille de la jeunette. Sans vraiment regarder l'autre gêneur, je finis par lui balancer pendant que ce dernier continue de protester :

- Je suis flic du con. Alors ouais, j'ai le droit de leur coller au cul si l'envie m'en dit.

Tournant le visage du côté de Ramsey, je lui demande alors :

- T'y vois pas d'objection j'espère? Je m'ennuyais ici tout seul.

Je me retourne sur la blondasse numéro deux, avant de lui souffler :

- Jolie robe. Versace ?

Je poursuis avec eux les quelques mètres qui les séparent de leur limousine, avant de les relâcher et de les laisser en la charmante compagnie de leurs congénères érudits. Mon escorte terminée, je me fais de nouveau avaler par la mer des corps qui gravitent tout autour de moi avant d'apercevoir Gillian au loin en compagnie de mes deux cibles préférées. Je savais que j'avais du cul mais à ce point, c'était carrément un cadeau des dieux que le ciel me faisait là. Je me poste quelques mètres face à princesse hippie et ses Dolce&Gabbana afin que cette dernière ne puisse pas me louper et que ces deux belles perles de jade me voient bien, une fois son attention accaparée, je lui fais de mes deux mains jointes un petit cœur qui bat en laissant aller et venir mes bras devant moi, suivit d'un clin d'œil et d'un bisou envoyé à la volée. Tandis que pour nos deux tourterelles, je me contente de murmurer à leur attention tout en articulant afin qu'ils comprennent parfaitement ce que je pouvais leur gerber :

- Je. Le. Savais.

J'ai gagné bande de bitch, la prochaine que je vous croiserais, soyez sûrs que je ne manquerais pas de vous faire savoir à quel point ma putain d'omnipotence est grande bande de mécréant de mes deux couilles, en attendant, je vais allez voir si l'herbe n'est pas plus verte ailleurs, parce que rester face à Gillian qui me fixe avec ses yeux d'allumés me file légèrement la gerbe, à moins que ce soit votre overdose d'amour dégoulinante de guimauve, dans tous les cas j'ai un peu autre chose à foutre de mon précieux temps. Je ne suis ni malade, ni même en train de couver un truc, chose que j'aurais préféré et qui aurait expliqué l'état de grâce que je viens de proclamer pour vos trois tronches de béni-oui-oui. Mais il y a ce truc dans l'air que je ne saisis pas, ce quelque chose que je ne sens pas. Dans tous les cas, on s'en fout, aujourd'hui, je suis un trou du cul aigri qui n'a pas le moins du monde l'envie de sociabiliser avec la plèbe, aussi jeune et famous soit-elle. Haussant des épaules, je poursuis ma route, cigarette au bec, m'éloignant progressivement assez de la populace pour avoir une vue d'ensemble de la situation mais demeurant assez proche pour une quelconque intervention. Je m'empare d'ailleurs de mon talkie walkie immonde, lourd et compact, parce que ouais, merde, avec l'avancée technologique qu'on a fait depuis des siècles, je me dis que depuis le temps, nos équipes de techniciens auraient pu nous chier un autre design que ces merdes qui datent de l'époque des Pierrafeu, puis, soupirant tel un con, je finis par chouiner dans les jupes de Blake, ma dirigeante de faction :

- Díaz à Keyshawn, si jamais et avec votre permission, j'aimerais rester encore un moment dans le coin au cas où. Unité équipée et prête à être déployée dès que vous le demanderez.

Et ils marchent Moira, tes braves petits soldats, têtes levées, yeux ouverts, prêts à affronter le danger immuable que tu leur a légué, nous prenons tous place sur ton sanglant échiquier, pauvres et misérables petits pions que nous sommes et que sans honte tu te plais à condamner. Tout juste bon à être sacrifié pour préserver tes blanches fesses de ce regard de mort qui ne cesse de t'immoler, nous sommes les dernières remparts à ton pouvoir disgracié, les ultimes murailles qu'il lui faudra traverser pour définitivement te terrasser et je le sais, que nombre d'entre nous sont des pièces vouées à être sacrifiées. Dommage collatéral, pertes utiles ou qui ne pouvaient être évitées, peu importe le nom que vous voulez nous donner, bientôt nous ne seront qu'une liste de victimes prêtes à être oubliées. Mais je ne te hais pas, car tout comme nous tu n'es que l'énième de ce qu'il fut et de ce qu'il faut que l'on soit. Alors avance jusqu'à ces flammes qui dansent et luisent juste devant toi, l'enfer t'attend et Dieu sait que cette fois, tu n'en réchapperas pas. Fils endeuillé de cette nation que tu déçois et, puisque c'est de nos larmes que l'antique citadelle rejaillira, je porte en mon cœur la croix de tes choix et demeure pour ce jour seulement l'un de tes braves petits soldats.

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Thursday Thunder

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MessageSujet: Re: THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux. Dim 21 Mai - 16:19



The Butterfly Effect

- finale -


C'était le moment. Elle n’aurait pas imaginé que cela arrive un jour, ou du moins pas si vite: Moira qui annonçait à tous sa démission en tant que Présidente. Thursday n’avait pu résister à l’envie de l’écouter, de la voir, de jubiler face à sa défaite. Même si tout ceci n’était que stratégique, l’humiliation devait être particulièrement cuisante pour elle. C’était parfait.

Les voix se bousculaient dans sa tête, et elle les y encourageait. Elle ne parvenait à se départir de son sourire. Elle était vêtue d’un sweatshirt, la capuche rabattue sur sa tête, ne laissant apparaître que sa longue chevelure brune. Pour des raisons de discrétion, elle n’avait pas amené sa fidèle hache, mais large couteau dissimulé dans sa poche. Elle ne voulait pas vraiment tuer, du moins, pas aujourd’hui. Ce qu’elle voulait, c’était capturer Moira, l’avoir pour elle toute seule, enfin. Après tout ce temps, il était grand temps qu’elles se retrouvent en tête à tête, n’est-ce pas ? Alors, elle la regardait. Elle guettait, assise sur un mur, à l’écart de la foule, mais suffisamment en hauteur pour voir tout ce qui pouvait se passer sous ses pieds. Le discours était mielleux à souhait, à vomir et suintant d’hypocrisie. Elle perdait le pouvoir, et elle allait avoir du mal à avaler cette pilule.

Elle était malheureusement escortée par des gardes sans doute lourdement armés, mais elle avait prévu que tel serait le cas. Elle allait simplement attendre quelque chose, une opportunité. Observer. Autrefois elle aurait été bien plus prudente, par crainte d’être repérée, mais à présent la prudence n’était plus l’une de ses principales qualités. A présent, elle voyait tout ceci comme une sorte de vaste terrain de jeu, d’où elle était à peu près sûre de gagner, ou au moins de s’amuser en essayant. Elle était recherchée, sa tête était mise à prix, et elle éprouvait un malin plaisir à se balader ici, sous le nez et la barbe de tous ces membres des forces de l’ordre et de tous les autres qui auraient donné cher pour la voir arrêtée et condamnée, et encore plus pour toucher la récompense.

Elle regardait la scène à travers une paire de jumelles qui lui permettaient de ne rien louper du spectacle, qu’il s’agisse de la foule de plus en plus agitée, ou des journalistes qui se pressaient autour de l’entourage de Moira dans le but de leur soutirer le plus d’informations possibles. Grâce à son instrument elle pouvait avoir une vision assez claire de leurs visages et reconnut à sa grande surprise celui de son ancien mentor, qu’elle n’avait plus revu depuis sa déchéance des années plus tôt. Elle reconnut également la petite blonde sur laquelle elle avait tiré il y a longtemps. Dans une autre vie, lui semblait-il.

Elle laissa pendre sa paire de jumelles autour de son cou puis la dissimula sous son sweat. Elle se leva et marcha le long du mur, afin d’observer les alentours. Elle voulait savoir où ils se rendaient, où ils allaient l’amener. Elle devrait guetter un moment, le moment où elle pourrait s’emparer de cette femme et l’enlever. Ou au moins avoir le délice d’un entretien, aussi bref fut-il. Elle ne se leurrait pas, elle ne serait pas la seule sur le coup. Elle évoluait, escaladant un mur après l'autre ainsi que le rebord des toits, avec l'agilité d’un petit chat. Elle pouvait sentir la tension dans l’air, une tension qui ne faisait que l’exalter davantage. Puis, alors qu'elle pouvait observer une petite ruelle d’en haut, elle vit Klaus, qui tenait un énorme bazooka. A ses côtés, un homme lui parlait. Elle se rassit, les jambes suspendues dans le vide. Elle prit un caillou près d’elle et le lança en direction du kamikaze en herbe, parvenant à atteindre l’arrière de sa tête. Elle ignorait ce qu’il préparait, mais elle espérait simplement qu’il n’avait pas l’intention de lui dérober sa précieuse proie, ou même de trop l’abîmer.


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Bill Watson

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MessageSujet: Re: THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux. Dim 21 Mai - 18:20



The Butterfly Effect

- finale -


Je ne sais pas très bien ce que je suis venue faire ici en fait. J’ai seulement la certitude que je suis sur le point d'assister à quelque chose d’important. Je ne vais pas prétendre que je comprends quoique ce soit à la politique de cet univers. De ce lieu, de cette époque, je ne sais pas vraiment comment nommer les choses. Mais je sais que je dois arrêter de me voiler la face: je suis ici, maintenant, et je dois avant tout survivre. M’intégrer, comprendre ce qu'il se passe. Je n’ai pas vraiment le choix en fait, je ne peux pas rester enfermée à attendre que quelqu’un vienne me chercher. Ca n’arrivera jamais. Il faut bien que je me fasse une raison. J'ai encore du mal à songer que tous ceux que j’aime sont morts depuis longtemps sans avoir envie de m’effondrer, alors j’évite d’y penser. Mais il faut malgré tout que je me ressaisisse et que j’agisse en conséquence.

Je n’ai dit à personne que je serais là, pas même à Lexis. Il faut dire que jusqu'au dernier moment, je n’étais pas tout-à-fait certaine de venir. Je ne suis toujours pas certaine que c’était une bonne idée. Je suis curieuse, c'est vrai. Curieuse de voir comment vivent ces gens, ce qui les anime, ce qui va se passer aujourd’hui. Mon corps s'est remis de ce qu’il a subi. Mes cheveux et ma peau sont restés blancs, je continue de tousser un peu trop, mais je peux marcher et me mouvoir sans ressentir de douleur ou même de gêne particulière. Je peux m’avancer, me joindre un peu à la foule, écouter le discours de la Président, ou plutôt ex présidente. Sans connaître les détails, j’ai bien compris qu'elle n’était pas particulièrement aimée et a occasionné pas mal de dégâts. Je songe avec une certaine tristesse qu’avec le temps le monde ne semble pas être devenu meilleur, bien au contraire. Elle exprime sa tristesse de quitter son poste, son amour de la ville et de ses citoyens. Les politiciens n’ont définitivement pas changé en tout cas.

Un groupe d’individus sort, jetés en pâture aux journalistes qui s'en donnent à coeur joie. Ca non plus ça n’a pas changé. Quitte à changer d’époque, j’aurais préféré me retrouver dans un monde beaucoup plus utopique, mais l’histoire en a décidé autrement. Je sens que peu à peu la foule commence à s’agiter. Cette femme semble avoir de nombreux détracteurs, j’entends des murmures autour de moi, et d’autres qui sont bien moins discrets. Je regarde autour de moi et je réalise soudain que je suis vraiment seule. Je ne reconnais personne et sentir toute cette agitation autour de moi alors que je suis si isolée commence à m’angoisser.

J’ai l’impression que les gens s’attendent à voir l’ex Présidente sortir en chair et en os mais pour le moment, je ne l'aperçois pas. J’essaie de bouger mais je suis aussitôt bousculée. Je sens que j’aurais mieux fait de ne pas m’approcher autant et que les choses pourraient très bien dégénérer assez rapidement. Je me rends compte que je suis de plus en plus entrainée par cette marée humaine. Pour en sortir, il va falloir que je me montre un peu plus agressive. Je me mets à jouer des coudes et à avancer plus fermement. Ca semble fonctionner, je vois que je me dirige lentement mais sûrement vers l’extérieur. C’est alors que, tout près de moi, une voix forte retentit.

« Là, c’est elle ! »

L’homme pointe du doigt dans une direction, derrière moi. Je n’ai pas le temps de me retourner pour voir s’il dit vrai, s’il a bel et bien vu Moira Rosenbach. D’autres personnes semblent le croire, et se mettent à courir dans cette direction. Je ne peux ni suivre, ni lutter et avant même que j’aie eu le temps de comprendre la situation, je sens mon corps heurter lourdement le sol. Je tente de me relever, en vain. Je n’ai plus qu’à me recroqueviller comme je le peux, en espérant que ça s'arrête avant que je me fasse piétiner…


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Charlize E. Flores

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MessageSujet: Re: THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux. Lun 22 Mai - 2:05

« Setting fire to the sky »
So we can take the world back from the heart-attacked. One maniac at a time we will take it back. You know time crawls on when you’re waiting for the song to start. So dance along to the beat of your heart.


C’est l’esprit ailleurs que je circule parmi les gens, ce bassin de diversité qui trace mon chemin et réduit mon horizon. Horizon si bien réduit, que je décide de tourner le dos à ces canyons urbains saturés par la plèbe en halètement, pour m’isoler sur un trottoir à peu près vide et aller m’adosser contre la façade d’un commerce quelconque.  

« Là, c’est elle ! »

Voilà que j’immerge brusquement de mon état de pure rêvasserie pour venir observer le ridicule de la situation qui se déroule à quelques mètres de moi. Un abruti d’ahuri qui agite le doigt droit devant, ouvrant la marche à ce qui me semble être la parade de la Bêtise Humaine et à son sens le plus primitif ; amas de journalistes, de paparazzis et d’adulateurs qui se précipitent sur le passage d’une fourgonnette noire qui nous le savons tous très bien ne doit pas contenir une cargaison de fruits et légumes. À la vue de cette densité qui s’apprête à débouler en ma direction, j’ai, comment dire, un désagréable et amer frisson qui me parcourt l’échine. L’avant dernière fois que je me suis retrouvée dans le sillage d’une foule excitée, je me suis rétamée au sol comme une belle tartine de Nutella, pour ensuite me faire piétiner joyeusement alors que mon meilleur ami clamsait dans mes bras. Heureusement qu’une SDF schizophrène passait dans le coin, parce que je crois que je ne serai pas là aujourd’hui pour revivre à quelques détails près le même traumatisme. Putain de bad luck à la con qui se fout de ma gueule et un peu trop ! J’attire les emmerdes comme une mouche sur un tas de merde. Comparaison pas trop valorisante pour moi parce que cela signifie que je suis ladite merde… MAIS MIERDA, QUOI !

Acculée contre mon mur de brique, bras croisés sous ma poitrine, je me hisse sur la pointe des pieds, souhaitant littéralement me fondre dans le décor et céder le passage à cette bande de dégénérés qui s’élancent à la poursuite du bonheur. Je vois passer un mouton, deux moutons, trois moutons, quatre moutons, dans la panique, je repère Klaus et Gray, armés d’un bazooka. Nom de Dieu ! l’envie me prend de m’élancer sur eux, pour leur piquer le joujou explosif et creuser un énorme cratère fumant entre moi et les gazelles hystériques. L’envie est si présente que j’amorce un pas en leur direction, mais une distraction me tétanise nette dans mon objectif : au début je crois que c’est une mamie, mais c’est en plissant les yeux que je constate que celle qui est présentement couchée au sol en position fœtal est une jeune femme à l’œil complètement paniqué et dotée d’une chevelure argentée qui lui sied le minois horrifié à la perfection ! Putain de bordel de merde… pourquoi… POURQUOI VOUS ME FAITES ÇA !? C’est cheap, cheap, me forcer à agir, parce que je comprends que trop bien son calvaire et que cela m’oblige à ressentir de la compassion parce que je sais que mourir piétiné c’est un trépas de merde qui ne gravera rien de glorieux sur notre sépulture…

- Inmunda bola de sebo ! Cerdo barrigudo ! Que je souffle dans un long soupire d'exaspération, accompagné d'un roulement de yeux qui en dit long à l’attention de ce petit nain gras du bid’ que je viens d’envoyer bouler d’un involontaire et volumineux coup de poitrine dans les yeux… parce que j’ai eu ce stupide élan héroïque d’empêcher Bébé-fœtus-gisant-parterre de se faire piétiner par les pattes de ce Petit-Homme en lui exposant le face-à-face le plus orgasmique de toute sa vie de branleur. La menace détalée, d’un hair flip fabuleux, du haut de mes 1 mètres 74, ma silhouette de sulfureuse déesse se dessinant à contre-jour, je me tourne en direction de bébé fœtus à la tignasse radioactive et lui tends une main vaillante :

- Et Jésus lui dit : lève-toi et marche !

Comme le diction le dit si bien : chassez le naturel, il revient au galop, je perds tout l’effet mystique de ce sauvetage en me faisant sans aucun ménagement bousculer par la débandade. Sentant que le souvenir de mon traumatisme martèle les portes de ma conscience, la déesse que je suis se transforme en gorgone mal-baisée alors que ma main tendue devient un poing de vile laboureuses de touffes qui agrippe sans aucune finesse l’arrière du col de Bébé-Fœtus et c’est en usant de la force de mes bras de mouche que je cueille cette jolie fleur et nous charrie sans grâce au travers de ce marathon des cons.

- Tu pleureras plus tard, que je prends soin d’ordonner alors que je nous fraie un chemin parmi les dessous de bras et corps ballotant, voyant se creuser une brèche entre un flanc et une hanche. Tels deux morpions qui sautent d’une couille à l’autre, Bébé-Fœtus et moi gagnons l’échappatoire et s’échouons comme des baleines sur le trottoir. Exaltée, essoufflée, courbaturée, j’assène une claque victorieuse sur les omoplates de Bébé-Fœtus et rigole un bon coup !

- WOW ! une seconde de plus et je me retrouvais à aller pour une deuxième fois chez le chiro pour me soigner ce problème de hanches qui se déboîtent. Ça va, t’as rien de cassé ?

Je lorgne ma nouvelle amie de haut en bas, pour ensuite entendre une voix que je reconnais et redresser la tête en direction de ma nouvelle distraction :

- Hey, Gatsdiaz le Magnifique, amène ton cul d’Apollo ici et vois ce qui se trame, que je lui annonce en désignant d’un coup de menton le marathon des cons et la fourgonnette prise en chasse.  

- Mes sympathies à tes couilles que je viens de dégonfler, mais je crois qu’une mise à jour dans ton talkie est de mise, pour éviter la crise et j’ai aussi la miss là que je viens d’extirper des pieds qui s’apprêtaient à l’écraser. Je me serais bien chargée de l’ausculter, mais puisque toi et tes charmants amis de mon ancienne faction m’avez si gentiment retiré de mes fonctions…

Récalcitrante, vindicative, garce au possible, je dodeline la tête, me relève, souris et hausse une épaule.

- Je ne peux rien faire… Oops.

Je regarde Bébé-Fœtus.

- Je te connais ni d’Eve, ni d’Adam, mais je crois que cette merde te sera plus utile qu’à moi, à ceci, j’extirpe de ma poche une patte de lapin et la lui donne comme s’il s’agissait d’un trésor précieux.

- Envoie mes amitiés à Blake, trouduc ! que je souffle à l’oreille du Profileur, tandis que je prends déjà la poudre d’escampette par la voie d’une étroite ruelle.  

Où je vais, je ne sais pas, mais j’en aies assez vu pour aujourd’hui et c’est en me disant cela que je vois flotter juste devant mes yeux un joli papier emballage de sucette. What the f--- mes yeux louchent sur le détritus volant et se lèvent doucement vers les cieux… où je vois apparaître une jolie canne de serin à l’air plutôt familier pour l’avoir déjà vue clopinclopant dans le bar crade où je bosse. Le temps de dire ouf, aie, ouch, caramba, puta, mierda, Canada, Papouasie, j’ai escaladé l’immeuble en empruntant l’escalier de secours, c’est le cul coincé dans une putain de sciatique que je m’écrase juste à côté de mon Scarifié préféré, lui volant au passage sa lunette de soleil que je me plante sur le pif et observant ce que son selfie immortalise.  

- Je te parie une visite gratuite dans notre chambre de tortures que ce fourgon pris en chasse est un leurre. Et je te parie le tatouage de ton choix sur mes chairs que le Spartacus des temps modernes va larguer par accident son missile dans le cul de quelqu’un qui n’était pas dans sa mire. Je mise sur notre ami Wolfy et sa gang…

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Nathaniel L. Jenkins

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MessageSujet: Re: THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux. Lun 22 Mai - 12:08

La foule, compact, se rassemblait en un même lieu pour mieux voir sa déchéance à venir. Depuis si longtemps, tous attendait la chute inévitable de la grande Duchesse des lieux. Tous attendait avec impatience, sans prendre conscience qu'ils assistaient à leur propre chute. Nathaniel ne donnait pas chère de la tête de Moira. Il était évident que d'une manière ou d'une autre, ça allait mal se terminer. Et bien qu'il pariait dessus, c'était avec un détachement non dissimulé qu'il fumait sa clope. Adossé contre les parois d'un bâtiment, plus ou moins isolé de toute cette folie ambiante, il se libérait de ses obligations d'audacieux. Simple barman, il n'éprouvait ni l'envie, ni la nécessité de jouer les bons et valeureux soldats. Il laissait ça pour les autres. Sa priorité? Rester en un seul et unique morceau. Si possible, bien évidemment. Et surtout, il surveillait les alentours, s'attendant à voir Phoebe surgir d'un moment à un autre. Sa petite teigne pouvait aussi bien rester tranquille que foutre un bordel sans nom. Il ne savait aucunement sur quoi miser mais il attendait, sans aucune pression. Beh. Si ce n'était pas elle, ça serait quelqu'un d'autre. D'ailleurs, comme pour répondre à ses pensées, il aperçu un hurluberlu avec un bazooka.

Un bazooka, sérieusement?

La situation devenant soudainement des plus intéressantes, les prunelles du ténébreux se visèrent sur Klaus. Car oui, il avait parfaitement reconnu l'extravagance du sans-faction. Ainsi que sa silhouette et sa manière de se planter comme un con sur la route. Ouais... Tout indiquait qu'il s'agissait de Klaus. Riant à moitié, il s'apprêtait à tirer une nouvelle bouffée quand, sorti de nul part, il reçu un coup de poing sur l'épaule. Ni une, ni deux, Nathaniel vola de quelques centimètres, laissant échapper sa sucette magique.

— Putain, grogna-t-il en se retournant.
— En voilà, un langage.

Comprenant qu'il s'agissait de sa frangine Savannah, l'audacieux se racla la gorge. Comment vous dire qu'il se sentait soudainement con?

— Désolé, marmonne-t-il.

Et tout en massant son épaule endolorie, il reporta son attention sur hurluberlu.

— C'est pas ton pote, le clodo?
— Si.
— Alors qu'est-ce que t'attends pour le bouger de là?
— Beh...


Le poussant en direction de Klaus, Savannah prenait déjà une toute autre direction.

— Bouge-le de là avant que ça ne dégénère. Moi j'ai d'autres chats à fouetter.

Il lâcha un grognement, néanmoins, elle n'avait pas tord. Encore une fois, le sans-faction se foutait dans une merde pas possible. Une merde plus grosse que lui, pour le coup. La solidarité, tout ça tout ça... L'audacieux se demandait seulement si il allait avoir le temps de s'en fumer une autre mais sa bonne conscience lui hurler d'agir maintenant. Alors les mains dans les poches de son impair de cuir, il s'avançait vers son poto de beuverie. Autant y aller à la cool, sous peine de se faire exploser la tronche par une maladresse de Klaus.

Il était à même pas un mètre de lui quand une petite brune, plutôt bien foutue, balança une pierre derrière la tête du sans-faction. Hum. C'était peut-être le moment d'agir. Profitant de ce moment de diversion, l'audacieux fonça droit sur Klaus, pareil à un taureau prêt à charger. Quand leur deux corps se percutèrent, ils s'écroulèrent sur le sol, emportant avec eux un Gray. Semblable à un véritable jeu de quilles, cette affaire!

Et le bazooka tombant sur le sol.
Et la brune plutôt bien foutue pas très loin.

Avachi de tout son poids sur Klaus, le regard de Nathaniel fit la navette entre le bazooka, la fille. La fille. Le bazooka.

Il reconnut la brune.

Oh putain... ça sentait mauvais cette histoire.

_________________

To build a home
There is a house built out of stone. Wooden floors, walls and window sills... Tables and chairs worn by all of the dust. This is a place where I don't feel alone. This is a place where I feel at home... Cause, I built a home.For you. For me. (c) disturbed


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Moira A. Rosenbach

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❖ Âge personnage : Cinquante-quatre ans.
❖ Profession : À la tête du Conseil et fière héritière du projet OBLIVION.
❖ Faction : Érudite.
❖ Forces & Faiblesses : Mon calme olympien, mais facilement aveuglée par le flambeau du Pouvoir.
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MessageSujet: Re: THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux. Mar 13 Juin - 11:53

The Butterfly Effect
Change one thing, change everything


15 février 2126.

Elle se laisse prêter au jeu des miroirs et se met en mouvement lorsqu’on le lui sollicite. Deux gardiens l’aident à débarquer du fourgon, pour faire mine d’en embarquer dans un second, encore un autre, pour finalement retrouver celui qui est cessé la reconduire là où elle va finir. Avec des entraves aux poignets, l’ancienne présidente doit reconnaître que le procédé est pénible et inconfortable. Reine déchue de son trône, elle sait qu’elle doit tenir sa langue et ne rien dire. L’équipe qui partage le lourd devoir de veiller sur elle fait tout en son pouvoir pour s’assurer qu’aucune bavure ne soit acceptée. Assise sur l’inconfortable banquette arrière, ses azurs cristallins contemplent cette paire de menotte reliée à ses fragiles poignets. Elle a peut-être avoué ses crimes, mais elle n’encaisse toujours pas l’idée d’être traitée comme une criminelle et cette sombre idée prend des proportions tentaculaires en son esprit brouillé lorsque la lourde porte blindé du bolide se referme et la plonge ainsi dans un clair-obscur suffoquant. Ses yeux, autrefois reluisants de moires patelines, viennent à contempler les silhouette de Blake et Brooklyn. Elle sait tout et à la fois rien de ces deux femmes, il en est de même que pour Envy et Ruben, qu’elle devine être en train de discuter avec Arizona pour élaborer un plan de match. Elle a horreur de ça. Ne pas savoir ce qu’il se prépare dans l’ombre ? Elle a horreur de ça. Elle sent que le mauvais œil la transcende de calamité pour tous les abominables blasphèmes qu’elle a commis. Mais tout ce qu’elle peut faire, c’est d’accepter sa déshérence. Le fourgon se met enfin en marche, un étau se resserre dans sa poitrine et pour la première fois dans toute sa vie Moira Rosenbach sent la peur lui ronger le cœur. Si elle ne meurt pas sur la route, une fois rendue en prison, le jeu de survie deviendra un jeu meurtre…

Sur la grande place, devant le Marché des Médisants. Satisfaits, récalcitrants, les journalistes avares s’abreuvent des paroles de M. Doyle, M. Wheeler et Mlle O'Malley et Mlle Trueblood. Avec l’affiche qu’ils se sont tapés, les journalistes ne s’attendaient à rien d’autre que des réponses évasives qui ne veulent rien dire, mais ils ont quand-même pris le soin de tout enregistrer et retranscrire. Gourmands, ils en viennent à entraver le travail des gardes du corps pour tenter d’approcher les figures politiques, ce qui provoque dans la foule condensée une étrange reproduction d’autos-tamponneuses. Non loin sur le trottoir, la limousine attend patiemment les figures politiques, le chauffeur, drapé d’un flamboyant costar, prenant le soin de contourner le bolide, pour ouvrir la porte et paré accueillir ses précieux passagers qui s’en approchent.

Sur les toits des buildings, des patrouilleurs, chargés d’assurer le périmètre, tombent sur les immeubles occupées par les diverses âmes vagabondes. L’œil paniqué de l’agent repère rapidement et facilement les silhouettes de Keira, Phoebe et Salem. Lorsqu’il voit l’arme à feu, tenue au creux du poing de mademoiselle Vander, immédiatement, il prend le soin de dégainer son arme et la braque en direction de la blondinette.

- Lâchez immédiatement cette arme. Agenouillez-vous au sol ! MAINTENANT ! qu’il scande, pour finalement s’emparer de son talkie et donner l’alerte.

Quelques immeubles plus loin, deux autres agents font les rencontres de Lexis, Maven et Gabriel. Ils les jaugent avec scepticisme et prend le soin de leur demander :

- Qu’est-ce que vous faites là ? Il est interdit de flâner ici.

Et le même scénario se reproduit avec Ezra et Charlize. Un agent repère les deux curieux.

- Vous n’êtes pas censés être là. Descendez immédiatement. Ordre de la police de Chicago.




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Phoebe L. Parker

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❖ Philosophie : « Whether it's a heart attack or a heartbreak, the show must go on. »
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MessageSujet: Re: THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux. Mer 14 Juin - 15:36




Collectif
« The darkest day. The blackest hour. Chin up, shoulders back. Let's see what we're made of. You and I. » Doctor Who

Ce qui est intéressant quand on prend de la hauteur, c'est que tout ce que vous ne pouvez pas voir lorsque vous restez sagement vous apparaît très clairement. Vous voyez le groupe de fourmis là bas ? Tous rassemblés sur la place du marché des médisant, un nom très bien trouvé d'ailleurs, après tout... je vous rappelle que l'on est chez les Erudits, aussi connus sous le nom des Balais dans le Cul et des Marchands de Poisson ( BCMP pour les intimes ). La médisance est le critère numéro 1 pour entrer dans la clique. Mais je m'éloigne.
La fourmilière donc, c'est les inoffensifs. Du moins, dans l'immédiat et dans ce contexte. Ils se contentent de parler sans réfléchir, d'émettre de grandes théories prétendument brillantes et d'avoir un discours soit disant très ouvert, très sensé et très politique sur l'avenir de Chicago, le futur gouverneur, ou encore les accomplissement de leur très dévouée Rosenfuck.
Et puis il y a les autres. Ceux qui viennent s’agglutiner à la masse pré existante ; ils ne sont pas intéressant. Et puis il y a ceux qui restent en retrait. On en divisera deux catégories : ceux qui vont essayer de protéger Moïra Lâcheté, très solennels, costard cravate, très agent de sécurité... et il y a ceux qui se baladent avec un bazooka dans le plus grand des calmes, fier de laisser transparaître leur plan au grand jour, ne se laissant pas la possibilité d'échouer. C'est ce que j'aurais fais. Ou du moins, c'est dans cette perspective que j'aurais agis de la sorte. J'avais la sensation de connaître cette personne. Je ne sais pas d'où, mais j'aime son style.
- Phoebe…
Mon coeur rate un battement, mais je ne bouge pas. Je ne peux pas. Le regard fixé dans le vide, je laisse l'impression à mon ami que je ne fais qu'observer la scène qui se déroule sous nos yeux.
- En voilà une drôle de circonstance pour des retrouvailles, tu ne crois pas ?
Je ne sais trop si je lui en veux ou si je suis juste soulagée d'entendre à nouveau sa voix. Un peu des deux j'imagine. Il aura fallu en arriver pour qu'enfin nos chemins se croisent à nouveau ? Se croisent... oui. C'est bien ça le pire. Ce n'était pas prévu, hein Salem ? Si tu avais voulu me revoir, tu savais où chercher, à l'inverse de moi.
Je ne peux pas me permettre de divaguer. Pas aujourd'hui. C'est bien trop important et je ne peux pas laisser mes sentiments se mélanger à cela. Du moins... pas ceux là. Same old, same old...
Je n'ai pas besoin de tourner mon regard vers lui pour savoir qu'il fume, ni que sa main tendue vers moi contient un paquet de clopes. Aoutch. Ça, ça fait mal.
- C’est pas vrai !?
Ah. Je crois qu'il vient de repérer le bazooka. Et, fidèle à lui même, Salem préfère le conventionnel à l'extravertis. Ca ne m'étonne pas...
-J'aime bien son style, soufflais-je sans nécessairement chercher à ce qu'il l'entende.
- Il y a quelque chose de pas normal, Phoe.
Oui, cette ville toute entière, Salem. Mais, pour ce qui est du reste... Je ne vois rien qui n'ait été un tant soit peu prévisible. Rosenfuck tire sa révérence, les quelques Divergents restant tiennent à lui faire des adieux comme il se doit. Je réalise maintenant que ce n'est pas ce que nous devrions faire cependant. Au lieu d'unir nos forces pour la détruire, nous ferions mieux de réunir nos forces pour prendre les rênes. Casser les dogmes, les convenances, les habitudes. Peut-être d'autres le réalisent-ils aussi, mais je crains qu'il ne soit déjà trop tard.
- Théâtre des Chimères… Juchée sur ton perchoir, tu as repéré quoi depuis que tu es là ? À ce qu’ils disent, c’est un jour important, mais comment expliques-tu le fait qu’on soit capable d’observer tout ça de ci-haut ? Comment expliques-tu le fait qu’un taré bazooké puisse traverser la ville sans se faire intercepter par les Audacieux ? La ville devrait être truffées de gardes et les toits jonchées de tireurs d’élite. Regarde autour de toi. Rien. Il n’y a rien de tout ça… que cette bande de clowns qui paradent plus qu’ils ne sécurisent. Même le jour de Chasing the Rapture, on avait le droit à quelque chose de plus crédible.
Ce que j'ai repéré ? Des clones. Des centaines de clones à leur poste, croyant que leur présence aura un réel effet. C'est faux. Ils ne sont rien.
Comment j'explique le reste ? Je ne l'explique pas. C'est Chicago, voilà tout. Comment expliquer que l'on puisse passer d'une faction à l'autre quand c'est normalement interdit ? Comment expliquer que des changements de faction aient été nécessaire, comment expliquer qu'il ait pu se produire la possibilité que des gens aillent en leur âme et conscience dans une faction qui ne leur correspondaient pas, au risque de finir Sans Faction ? Comment expliquer tout ce qui ne tourne pas rond dans cette vile ?
Et puis, quel besoin auraient-ils eut de bloquer l'accès aux toits des alentours ? Quoi qu'il se passe aujourd'hui, cela ira irrémédiablement dans leur sens. Si l'on ne fait rien, ils penseront avoir le champ libre et tenteront de nous manipuler davantage. Si comme je le pense, on agit... cela leur donne une excuse en or pour serrer les vis et donne plein pouvoir au futur gouverneur pour nous traquer et nous réduire en miettes. « Sometimes, the only choices that you have are bad ones. But you still have to choose. » On a fait le notre. Ils compte sur nous pour nous foutre dans la merde en cherchant vengeance, on se fout dans la merde avec délectation et avec cette conviction plus ou moins candide que l'on saura gérer quoi qu'il advienne. C'est peut-être idiot. Mais au moins, on ne recule pas.
Cela dit... Les questions de Salem devaient être rhétoriques, car il n'attendit pas de réponse.
- Keira. On doit la trouver. Batman et Robin avec bazooka, on doit les rejoindre. Ce qui se trame c’est plus gros et plus grand que nous, Phoe.
Je le sais, Salem. Je l'ai toujours su. Tout comme je sais que je serai morte bien avant d'avoir réellement la chance d'être libre. Tout comme je sais que je me bats pour quelque chose qui ne se réalisera jamais. Pas de mon vivant du moins.
- Je confirme. Ce qui se trame est plus gros que nous.
Keira. Second battement que mon coeur loupe.
J'ai envie de les prendre dans mes bras, mais je n'en fais rien. Je ne bouge pas, ne me retourne même pas. Ce ne sont pas des retrouvailles à la Full House, Friends ou Gilmore Girls. On en est même très loin.
-Légion va attaquer aujourd'hui. On doit les arrêter.
Légion ? C'était qui eux encore ? Apparemment, nous étions contre eux. Sauf qu'avec moi, ça ne marche pas comme ça. J'ai beau leur faire confiance, je ne suis pas assez idiote pour suivre bêtement juste parce qu'on va me dire " il faut les arrêter ". Qui qu'ils soient, quoi qu'ils soient, il faudrait que je vois leurs agissement avant de faire quoi que ce soit. Jusqu'à preuve du contraire, le vrai ennemi ici, ce n'est pas eux. C'est le Conseil. A moins bien sûr que Légion et le Conseil ne fassent qu'un.
-Eux, par contre, ne font pas partis de Légion. Je les canarde et vous vous chargez de déplacer les corps?
Keira aussi a changé. On dirait moi. Bonne ou mauvaise chose ? Je ne sais pas. Mauvaise, sans doute. Si elle commence à parler comme moi, c'est qu'elle a vécu des choses comme moi. Peut-être même pire. Je sais qu'elle a eut son compte. Je ne pensais pas que ce serait suffisant pour transformer la Keira organisatrice professionnelle de fêtes en tout genre en une Keira adepte du meurtre.
-Les canarder pour quel motif ? Avoir un peu trop de style ? Foutez leur la paix, c'est pas eux notre ennemis. J'suis d'accord avec Salem, on les rejoint. Et on leur file un coup de main.
Aucune émotion dans la voix. Juste un étalage de faits. Une partie de moi se dit que si je commence à montrer de l'émotion, je suis foutue. Il n'y a plus de place pour l'émotion. Pas aujourd'hui.
-Hey ! Vous là ! On ne bouge plus ! Tournez vous lentement, montrez vos mains !
D'aucuns diront que les ennuis commencent, mais vous me connaissez assez pour savoir que je ne suis pas de cet avis. L'agent qui venait d'arriver était l'équivalent d'une mouche. Une mouche gênante, le genre grosse mouche à merde qui se voit un peu trop, s'entend un peu trop et vous énerve un peu trop. Deux finalités possibles se présentent alors : la mouche est assez intelligente pour comprendre que la fenêtre ouverte par laquelle elle est entrée est sa seule chance de survie, ou vous la pourchassez jusqu'à réussir à l'achever. A moins d'avoir un peu de jugeotte, prendre son mal en patience et installer un ruban tue-mouche sur lequel cette idiote ira se coller et souffrira d'une mort atrocement lente, avec pour seule façon de s'en sortir de s'arracher les pattes.
-Du calme l'ami, on vient de la choper. Tu vois, ajoutais-je en me retournant et en tapotant l'insigne des Audacieux sur mon haut, même Faction. Et puis, tu reconnaîtras Salem O'Malley, sa réputation n'est plus à faire. Tu n'es pas sans savoir qu'il bosse à la sécurité lui aussi. Si je puis me permettre, tu ferais bien d'être un peu plus vigilant si tu ne veux pas perdre ton travail, l'ambiance est déjà suffisamment tendue aujourd'hui et on est en sous effectif, c'est pas pour en rajouter avec un vigile irresponsable.
-O'Malley n'est plus un Audacieux, cela fait des mois maintenant. Il a été remplacé par Denvers, mais vous devriez le savoir si vous étiez véritablement des nôtres comme vous le prétendez.
Les bras croisés, un sourire mi-amusé mi-satisfait sur les lèvres, je m'approchais doucement de l'agent.
-Ne vous fiez pas aux apparences Bragstone, elles sont souvent trompeuses. Et si vous aviez deux sous de jugeotte, vous sauriez qu'on ne se débarrasse pas de Salem O'Malley comme on se débarrasse de la statuette immonde que belle-maman vous a offert pour Noël. Il a été remplacé par Denvers... et au bout de combien de temps déjà, rappelez moi ? Ah oui. Une heure. Ça ne vous est pas venu à l'esprit que tout avait été calculé et que Denvers n'était peut-être là que comme façade je présume ? objectais-je.
Moins sûr de lui, l'agent bafouilla quelques paroles inintelligibles, plus si sûr de savoir le vrai du faux. Le fait que je l'appelle par son nom avait dû le destabiliser aussi, et je ne devais la connaissance de son nom qu'au nombre incalculable de fois où j'avais dû passer aux travers des mailles du filets pour passer d'une Faction à une autre sans me faire choper. On finit par apprendre le nom des vigiles avec le temps. Et puis, être dans la bonne faction, ça aide aussi. D'un claquement de doigts, j'intimais aux autres de me suivre tandis que je prenais la route de la descente du toit. J'aurais préféré une meilleure sortie, mais ce sale type venait de me casser tous mes effets. Reprenant contenance, Bragstone lança une ultime attaque.
-Pas si vite. Je ne vous ais jamais vue au poste, je sais que vous ne travaillez pas chez nous.
-Je n'ai jamais prétendu que je travaillais au Chicago Police de façon constante. Comme je l'ai dis, on est en sous effectif. Je remplace Bobby. Sa femme est en train d'accoucher.
Il y a toujours un Bobby. TOUJOURS.
Sans attendre de voir si mon coup de culot passait ou non, je retournais à la trappe permettant de descendre du toit, mes amis sur les talons. S'il ne gobait pas cela, il ne nous resterait plus qu'à l'assommer. Ou l'achever. Je vous laisse le bon soin d'imaginer laquelle de ces deux propositions m'attire le plus.

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Butterfly Effect update : le choix était de cogner ou non l'agent de paix qui venait de nous surprendre sur le toit !
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Gabriel A. Blackwood

❖ Date de naissance : 08/10/1989
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❖ Forces & Faiblesses : Son côté un peu trop direct est une force et il s'en sert constamment, ça peut aussi avoir des mauvais côtés pour peu qu'il fait face à un susceptible mais il est comme ça et ne se rend pas compte que ses propos trop francs peuvent parfois blesser - Sa sensibilité est en soi une faiblesse, bien qu'elle n'apparaisse pas avec n'importe qui, uniquement avec les personnes qui lui sont proches et qui comptent pour lui. - Avec le milieu dans lequel il évolue, son homosexualité pourrait bien lui jouer de mauvais tours.
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MessageSujet: Re: THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux. Jeu 15 Juin - 10:56

In the time of our lives
And everyone's watching, it all unfold. Everyone's watching, who's gonna take the throne ? Who's gonna run the show ? Everybody wants someone who's gonna fight fire with fire. ft. CHICAGO CITY

J’ai pas entendu, tu peux répéter ?
Mais non, tu ne répètes pas, quand bien même tu réprimes un sourire de venir étirer tes lèvres, préférant rester focaliser sur la masse compacte de citoyens qui s’agglutinent autour de vous. Tu as l’impression d’étouffer et clairement pas le temps de répondre à ton cher et tendre. De toute manière, même dans d’autres circonstances tu n’aurais pas réitéré. L’avouer une fois est suffisant. Conscient qu’il pourrait bien se mettre à râler dans un temps record face à ton aveu, tu le tires déjà par le bras pour l’amener en retrait et tu le forces à grimper une échelle extérieure, qu’il le veuille ou non. Jamais tu ne prêtes attention aux remarques qui fusent, Maven ne viendra pas à bout de ta détermination et il le sait. Le poussant jusqu’en haut bien plus qu’il ne grimpe (tu soupçonnes d’ailleurs une volonté de sa part puisque tu te trouves en deuxième position avec vue considérable sur ses fesses moulées dans un pantalon de costume), ce n’est qu’en haut que tu t’autorises à te détendre un brin en te rapprochant du bord pour observer en contrebas temporairement. Tes billes d’émeraudes sont soulagées de constater que vous êtes enfin loin de la foule et tu te recules d’un pas en fronçant le nez d’une grimace rapide de contrariété. A peine la voix de Rosenbach résonne-t-elle jusqu’à tes tympans que ta remarque fuse. Franche, et horriblement sincère. Comme toujours.

Les mots de ton petit ami brisent la voix féminine de Moira tandis que tu le sens déjà se rapprocher de toi. Des acteurs et des menteurs, c’est bien là une vérité également que tu ne nies pas, toi, le fervent défenseur de la sincérité. Tu ne voudrais déroger à cette règle pour rien au monde, et ce, même malgré les remarques parfois défaitistes de Maven à ce sujet. Immobile, tu ne cesses de scruter sagement les traits tirés de la future ex-Présidente, comme si tu espérais lire entre les lignes et ça te fascine dans un sens. La présence de Maven se fait bien plus présente au moment où il te susurre des paroles qui t’arrachent un franc sourire en coin ainsi qu’un frisson que tu n’avoueras pas. Ses doigts viennent se mêler aux tiens et tu ne fais strictement rien pour l’empêcher, n’acceptant de tourner la tête vers lui qu’au moment où il te fait un compliment, ses lèvres proches des tiennes. Ton regard a changé en un éclair, bien plus doucereux mais conservateur de cet éclat d’obstination qui te caractérise. Depuis que tu as franchi le pas, les choses sont belles et bien plus faciles pour toi, ton cœur est beaucoup plus léger qu’auparavant, lorsque tu mettais un point d’honneur à le fuir. Maintenant, il bat même constamment la chamade en sa présence, la seule différence c’est qu’il ne s’agit plus d’une expression d’angoisse. C’est tout autre chose. « Quelque chose d’indécent, tu dis ? » que tu finis par murmurer d’un sourire qui irait presque jusqu’à tes oreilles tant il est naturel. La réponse parle d’elle-même et tu ne peux que frémir de l’intérieur en serrant ses doigts dans les siens. Tes lippes contre les siennes échangent avec lui ce baiser empli d’amour que tu ne pourrais nier quand une voix que tu ne connais que trop bien te fait littéralement sursauter et que tes billes vertes louchent sur une chevelure rousse et un nez un tantinet retroussé. Trop proche ! Trop proche !

Instantanément tu lâches les doigts de Maven et recules de deux pas, coupant court à ce que vous étiez en train de faire. Ca a beau être Lexis tu as encore du mal à assumer en public. En fait… Tu n’assumes pas du tout en public.

« Lexis ! » que tu beugles en t’étouffant à moitié, le teint subitement livide et le regard passant de ton petit ami à pour ainsi dire ta meilleure amie au féminin… « Euh… Je… Euh… ». Saperlipopette, le retour de Gabriel le bégayeur.  « Mave… Je te présente euh… Lexis. ». Tu lui as déjà parlé de Lexis donc pas besoin de t’éterniser davantage, surtout que les prunelles de cette dernière semblent scruter quelque chose en contrebas. Ton regard le suit et tu découvres… Samuel qui fait de drôles de signes. Ce sincère est timbré, c’est une évidence pour toi maintenant. Tu avais déjà des doutes mais là… Ce n’est toutefois pas le pire. Sourcils froncés dans une expression d’incompréhension la plus totale, tu fixes le profiler comme s’il était littéralement malade, mais il ne suffit que d’une phrase articulée par ses bons soins et que tu déchiffres sans mal pour te figer définitivement et te faire rentrer dans une colère noire. Tes yeux d’abord écarquillés, tu te renfrognes encore plus vite et comme jamais en te précipitant subitement au bord du toit pour mieux lâcher un : « DIAZ ! ». Tu grondes en le voyant te tourner le dos et se taillant sans te considérer davantage. Vexé, tu te redresses et t’écartes définitivement du bord en grognant comme un forcené, au bord de la bouderie suprême. Oui, clairement, Mave avait raison, vous auriez dû rester chez lui. Passant une main le long de ton visage tu grommelles de plus belle en ne prêtant même plus attention à la rouquine et l’amour de ta vie. Présentement, tu as juste envie d’aller te terrer au fond d’un trou pour que personne ne te fasse chier, toi et ta vie privée.

Rien ne s’arrange, tout s’aggrave et tu le comprends à l’instant où deux agents de ce qui te semble être la police de Chicago vous trouvent par surprise. Immobile, et positionné devant Lexis et Maven tu fronces davantage les sourcils. « On voulait voir le discours sans se faire piétiner par la foule en délire. ». Tu ne mens pas. Jamais. Qui plus est tu es dorénavant de mauvaise humeur. D’un œil perplexe et analyste tu les observes et recules doucement pour te poster entre la fraternelle et ton avocat de petit ami, même si, par réflexe, tu te décales un peu sur ta droite et camoufler un peu son corps au cas où tu devrais faire barrière humaine pour une raison ou une autre. C’est plus fort que toi. Ne les quittant pas des yeux, tu pinces les lèvres. « Gabriel Blackwood, avocat. Pourrais-je voir vos badges s’il vous plait ? ». On n’est jamais trop prudent et dans ton dos, ta main droite dissimulée par ton propre corps vient serrer l’avant-bras de ton cher et tendre. Ton radar à sincérité te hurle qu’ils sont louches ces deux-là et tu veux le lui faire savoir discrètement. Tu sais qu’il comprendra, vous n’êtes pas meilleurs amis et amants pour rien. Tournant la tête vers Lexis, tu lui laisses sous-entendre de rester tranquille, tu la connais, elle serait capable d’aller leur vendre des pâquerettes si elle pouvait.      


Ton cœur bat cependant à mille à l’heure et tu es pris d’une sueur froide te parcourant l’échine. Posant un regard lourd de méfiance sur les deux acolytes, tu pinces les lèvres avant de lâcher la bombe à voix haute. « Ils ne sont pas du Chicago Police Department. ».  


Dernière édition par Gabriel A. Blackwood le Lun 19 Juin - 15:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: THE BUTTERFLY EFFECT - finale de la saison deux.

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