Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 standing in the sun ✤ LEXIS

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Ramsey A. Dallas

❖ Date de naissance : 09/04/1990
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❖ Multicomptes : Salem L. O'Malley, Charlize E. Flores, Judas F. Valentyne & Ruben C. Dashawn.
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❖ Âge personnage : Trente-et-un ans.
❖ Profession : Ex journaliste, recruté pour devenir membre du Conseil, présentement en stage à la tour Willis.
❖ Faction : Érudit. (Né Audacieux.)
❖ Forces & Faiblesses : Moi-même... tout simplement.
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MessageSujet: standing in the sun ✤ LEXIS Mer 3 Mai - 18:42

« Run around 'til it all stands still »
I had a little night on the weekend. I was just hanging from the ceiling. I shouldn't have my check up. 'Cause no one really knows when it all runs out. And I don't even wild on the weekend. I don't even know if I mean it.



Willis Tower, Downtown.
Un jour plus tôt…

Quand on atteint le fond du tréfonds du baril, mes bons, la seule chose qu’on peut se dire c’est qu’on ne peut que remonter et c’est un mensonge parce que c’est pas vrai ! PUTAIN ! Une belle pelletée de bouse qu’on vous balance à la trogne en vous présentant l’image écœurante comme si c’était la meilleure barre chocolatée qui soit ! Mais je me répète ; the cake is a lie. THE CAKE IS A F*CKING LIE ! Quand le monde te jette parterre, que tu touches ledit tréfonds du fond, tout ce que tu peux faire c’est t’étaler de tout ton long dans le baril, pleurer ta mère parce que la vie et ses embûches ne sont jamais bien loin pour te rappeler que vivre c’est pénible et que la vie elle-même est une longue série d’épreuves insurmontables avec une fois de temps en temps un moment de répit. BREF ! Je jouis et j’atteints le septième ciel en atteignant l’orgasme. Greluche rabaisse les cuisses, je remonte ma braguette, Greluche lousse son chignon et j’ajuste mes boutons de manchette. (Remarquez, les gueux, que dans les RPs, j’suis toujours en train de jouer avec mes boutons de manchette ! Sauvez le monde avec une poulpe névrosée, pour ensuite jouer vénère avec ses boutons de manchettes magiques (#loser.))

- Ça fera un total de cinquante-trois dollars et quatre-vingt-dix-neuf cents.  

Ce que j’aime avec cette partie-ci de mon blabla, c’est que vous vous demandez bien ce que je suis en train de branler et quelle genre de pute j’ai bien pu farcir pour recevoir une réduction aussi modeste que douteuse…

- Pourquoi toujours annoncer le quatre-vingt-dix-neuf ? Ça ne vous plait pas d’arrondir le tout pour faire un merveilleux prix de cinquante-quatre dollars ? dis-je, exaspéré, alors que je me tâte pour trouver mon porte-monnaie, désormais confortablement affalé sur mon siège et mirant Greluche qui est toujours assise sur l’aire encombré de mon bureau.

- Si nos méthodes ne te plaisent pas, Dallas, tu sais que tu peux faire affaire avec une vraie agence. Quêter les services d’une escorte, c’est toi qui l’a demandé et pas moi. Tu sais très bien qu’il y a de véritables massothérapeutes qui chargent plus cher et qui sont plus à cheval sur le plan tarif.

Un point pour Greluche et c’est vaincu que je crache le blé. Greluche a des doigts de fée et elle se retrouve être la seule à pouvoir soulager mes riquiquis problèmes de lumbago. À croire que cette saloperie de tumeur me bouffe aussi les reins et ma partie de jambes en l’air avec mademoiselle Vander n’a certainement pas adoucie mon cas. Accident de conscience ou de véhémence ? Je crois que j’ai toujours secrètement été enchanté par tout ça et son ivresse qui m’est tout simplement caressante. Oh, Keira, suave et chaude comme un nid, en mes nuits mourantes… ouais, je l’avoue, j’ai cherché mon mal de reins et je ne le regrette pas. Tout ce que je regrette, c’est cette réputation de dandy prostitué de la tour Willis qui commence à sentir la mouise à plein nez, surtout avec Greluche qui me visite hebdomadairement pour me masser le bas du dos. Cette pouf n’a rien de chaste, mais ce qui se passe entre nous est banal et aussi béni que le cul sacralisé d’un chérubin qui n’a même pas encore le nombril sec ! Plaisir épicurien, mais pas coupable ! Nenon, mes bons !

- Ça marche toujours pour demain après-midi ?

J’ajuste dans mon pif ma lunette nasale et observe Greluche avec l’air coincé de celui qui s’est pris dans le trou de balle un manche à balai. Demain après-midi ? On a prévu quelque chose demain après-midi ? Je vous parlais tout à l’heure de fond du tréfonds et je crois que je suis en train de l’atteindre et à une vitesse grand V !

- Euh.

- L'ancien centre communautaire de l’arrondissement du sud a complété un partenariat avec la Willis. C’est pour porter secours aux victimes des attentats. Notre dirigeante, Lexis Gillian, a mis sur pied un événement OBNL pour ramasser des fonds. Putain, Ramsey, t’étais d’accord avec ce gala et tu avais accepté d’être le porte-parole pour favoriser la notoriété du Conseil.

J’étais sous deux grammes de shit ou quoi ? Je ne me souviens pas de ça… Je peux à peine marcher, que voulez-vous que je fabrique dans les terres battues de Chicago et avec cette lèche botte de hippie qui plus est !?

- Hum.

- « Un moribond souffreteux entubé, dans une œuvre de charité, ça attire toujours la plèbe » Ce sont tes paroles, Dallas ! Tu vas pas te dégonfler ? Lexis a fait venir un clown !

J’ai une sainte horreur des clowns…

- Ils vont le foutre dans un canon pour le gerber ensuite dans un baril de glace…

Ah, si le clown sert de chair à canon…  

- Un moribond souffreteux entubé, dans une œuvre de charité, ça attire toujours la plèbe. Je serai là.

✤ ✤ ✤

Mais qu’est-ce que je fous là !

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Lexis H. Gillian

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MessageSujet: Re: standing in the sun ✤ LEXIS Dim 7 Mai - 4:55

Standing in the sun.

feat Ramsey






Feuille de route dans une main, stylos dans l'autre, je déambulais entre les différentes tables. Constamment aux aguets, mon regard examinait chaque table, chaque détail, chaque millimètre carré de la pièce. Tout devait être parfait. C'était ma première grande action en tant que Dirigeante... En tant que Dirigeante. Cette fonction me laissait un goût amer dans la bouche. Un sentiment de malaise et de peine. J'obtenais ce rôle car le précédant dirigeant était mort. Il n'était pas que mon collègue. Il était également mon ami. Mon mentor. Et à présent, je me retrouvais sans filet, là où j'avais le plus besoin de soutien. Arrivée à la table réservée aux petits fours, mes sourcils se froncèrent alors que je tapais nerveusement contre ma feuille de route à l'aide du stylos. Un truc n'allait pas.

— Ariana! appelais-je.

Aussitôt, j'entendis le bruit de ses escarpins approcher. La grande blonde à mes côtés, je désignais d'un geste large la table.

— Rien ne te choque?

La bénévole prit le temps d'examiner la situation, puis visiblement perplexe, elle fit non de la tête.

— Où sont les petits pains que j'ai passé toute une nuit à préparer?
— Aucune idée. C'est Keira qui devait les chercher à ta boulangerie pour les ramener ici.

Lâchant un soupir, je levais les yeux au ciel. Si on laissait la veuve folle dingue s'occuper de ça... forcément, ça ne pouvait que mal tourner. D'habitudes, ça ne m'aurait pas posé soucis. Mais ces apéritifs étaient une tournée spéciale "sérum de paix". Une façon comme une autre de m'assurer une ambiance zen, sans aucun débordement quelconque.

— Okay... passe à la boulangerie. Je m'occupe de recevoir le clown.

Examinant l'heure à ma montre, je lâchais un juron. Plus que trois heures avant l'ouverture de la réception. Merde. Merde. Et merde. Que trois heures seulement... la course contre la montre durait depuis des jours. Dernière ligne droite! Je pouvais le faire! Ouais, je pouvais le faire!

Attrape le train ou sans toi il ira...

*** Quatre heures plus tard ***

Pour mon plus grand des bonheurs, le reste des opérations s'étaient parfaitement bien déroulées. Mes presque deux nuits blanches avaient payés leurs fruits. La salle se remplissait, les sourires se figeaient sur les visages et les petits fours partaient à une vitesse ahurissante. J'en concluais donc que la nourriture plaisait. Je serrais des mains, allais à la rencontre des gens. Je pouvais remercier le fond de teint couvrant de Keira qui dissimulait à merveille les cernes sous mes yeux. Sans ça, on aurait pu m'appeler "le panda roux".

M'emparant de deux coupes de champagne, je m'approchais habilement de mon "compagnon" de galère. Furtive et discrète, je m'étais approchée de lui par derrière.

— Toujours vivant? questionnais-je à son oreille.

Espérant lui ayant causé une petite frayeur, je lui tendais une coupe alors que je me plaçais à ses côtés. Butinant dans mon verre, j'observais avec fierté la vue s'offrant à moi. Niveau décoration, j'avais assuré. Et guère très loin, le clown arrachait un nombre incalculable de rires aux enfants.

— Tu n'as pas fière allure, mon brave, soulignais-je en lui adressant un sourire rayonnant. C'est l'idée de faire un discours qui te rend aussi grincheux?

Sournoise, parce que oui, ça m'arrive, mon sourcil se hausse et mon sourire rayonnant se transforme en une moue mesquine.

— Tu étais bien au courant, pour le discours, n'est-ce pas?

J'espérais bien que non.







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MessageSujet: Re: standing in the sun ✤ LEXIS Mer 17 Mai - 13:44

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Par le coup de dé de mon esprit maléfique et ingénieux, mes bons, j’ai évité la catastrophe en ignorant royalement le petit gros rouquin fringué d’un jean à pattes d’éléph’ qui venait m’accoster pour demander je ne sais quoi et je m’en cogne. Par le coup de dé de mon génie infaillible, j’ai contrecarré la menace que représentait une bande de nanas vêtues de jupettes à petits poids mauves, qui gambadaient par-là pour offrir aux passants : bouquets de pâquerettes et petits gâteaux à la farine forte probablement agrémentée d’un léger soupçon d’herbe et de jus de racine. Grâce à mon flaire de vieux berger allemand asthmatique, j’ai sentis immerger le danger, là, juste là, tapis sous le doux soleil d’un après-midi de mois de mai, fringué de son horrible costume et sa figure maquillé digne d’une œuvre de Picasso qui se serait mangé le plus gros beigne qui soit. Regardez-moi ce sourire de dingue et ce regard de vieux pervers ! Comment est-ce que des enfants peuvent trouver cette chose immonde rigolote et réconfortante ?! Les clowns. J’ai horreur des clowns. Dégoûté, agacé, je passe outre la ribambelle de gamins qui s’impatientent devant la progéniture de Ronald McDonald et Krusty the Clown, clope au bec, lunette de soleil sur le pif, bombonne sous le bras, j’enjambe chiot, chèvre, canard, lapin et kick par accident le pauvre chat qui avait pris en chasse un papillon.

Si je vous parle de corps karmique, les décervelés, cela vous dit quelque chose ? Non ? D’accord. Laissez-moi résumer la situation autrement : kicker le cul du chat, tu as fait, dans le crottin de cheval, ton pied sera !

- Sacrebleu ! Chiasse !

Et c’est pas mieux dit !

- J’y crois pas. J’y crois pas ! Avec une telle superficie d’hectare, il fallait, bien entendu, que je marche dans la merde et salope mes ALDO shoes faites de cuir véritable ! que je peste, frustré, offusqué, essuyant et frictionnant mes semelles crottées dans l’herbe.

— Toujours vivant?

Bien sûr. BIEN SÛR ! Ajoutez sur le tas Madame Gaillette avec froufrou blanc, nuages roses et sa monture licorne qui vomit une péliade de Skittles. Ajuster nos humeurs à la rubrique météo ? Ça donnerai un truc du genre : ciel dégagé, mais nuageux et risque d’orages.

— Tu n'as pas fière allure, mon brave.

Au-dessus de mes verres fumés, vous pouvez voir que je hausse bien haut le sourcil gauche alors que je mire d’un regard noir Fanfreluche. Fière allure ? FIÈRE ALLURE !? Marche dans la merde, Roussette, et on reparlera de dignité et fierté. Outré, mon pied frottant l’herbe avec conviction, je ravale mon acerbe salive, paré à lui vomir une tirade digne d’être nommée comme telle, mais lorsque j’ouvre la gueule, c’est Madame Prés-Joyeux qui me rend aussi muet qu’un moine tibétain.

- Un discours ? Non. J’ignorais qu’il fallait commenter la déco qui est à gerber et les amuses bouches qui nous rappellent avec nostalgique ce que pouvaient goûter la nourriture qu’on nous forçait à manger au Wrigley, le sarcasme est ma meilleure arme, surtout lorsque je suis mort de trouille et empeste le crottin à plein pif. Je lorgne de haut en bas la présidente des poches à patates et lui dégaine un sourire mauvais.

- Chouette ta robe. Très bonne idée de recycler ton rideau de douche. C’est vintage. C’est… Comment vous dites ? Hipster ? Peu importe. C’est charmant.

Vraiment charmant.

- Maintenant, si tu veux bien m’excuser, j’ai de la bouse de jument à décrasser de ma semelle.

J’amorce le pas de celui qui s’en va, mais arrête ce début de marche, complètement dépaysé dans ce paysage de foin et de prés.

- Vos chiottes. Elles sont où ?

Je t’en prie, ne me dit pas que vous n’avez que ces saloperies de toilettes chimiques qui empestent le fauve ?

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MessageSujet: Re: standing in the sun ✤ LEXIS Mer 17 Mai - 21:26

Standing in the sun.

feat Ramsey






Il dégueulait son sarcasme et moi, je continuais de sourire comme une idiote euphorique. Parce que ouais, je me délectais de ce moment. Son sarcasme me prouvait une chose : ça le faisait chier d'être là aujourd'hui. Et ça, oh oui, ça, c'était tellement jouissif. Alors malgré ses pics acides, mes lèvres s'étiraient sans le moindre effort. Sur mon visage on pouvait clairement lire "cause toujours, tu m'intéresse".

— Chouette ta robe. Très bonne idée de recycler ton rideau de douche. C’est vintage. C’est… Comment vous dites ? Hipster ? Peu importe. C’est charmant.

Gloussant telle une petite midinette venant de recevoir une pelleté de compliments, j'en profitais pour lui mettre une tape "amicale", quoi qu'un peu trop violente pour une fraternelle, sur l'épaule.

— Merci.

Yeux de biches en action, replaçant une mèche rebelle derrière mon oreille, j'humais vaguement l'air ambiante. Comment vous dire... l'odeur se dégageant de notre cher (pas) ami Ramsey était loin d'être charmante.

— Quant à moi, je dois bien avouer que ton nouvel eau de Cologne ne laisse pas... comment dire... indifférent.

Eau de Cologne... je devrais plutôt dire "eau de colon". Ah ah ah! Oh bon sang, je me faisais rire toute seule.

— Maintenant, si tu veux bien m’excuser, j’ai de la bouse de jument à décrasser de ma semelle.
— Hum... ça venait de là, l'odeur.


L'indésirable amorçait un départ... mais non. La seconde suivante, il était toujours là. Pire encore, il s'adressait à nouveau à moi.

— Vos chiottes. Elles sont où ?

Dans ton cul.


Blague à part, les chiottes se trouvaient à dix milles lieux de nous. Okay. J'exagérais la donne. Toutefois, avec l'actuel décors, il était facile de perdre ses repères. Et un simple "au fond à droite " se transformait en "avance sur deux mètres, contourne le clown à sa gauche, passe devant la table à petit four, évite de bousculer la chèvre. Tu vois l'enclos de poule? Beh tu le contourne et tu tourne à droite. Oui. Tu vois la porte? Beh ça c'est la réserve. Continue. Avance encore tout droit. Non. Ne rentre pas dans la famille de canetons. Et oui. Nous y voilà!"

Hésitante un moment, je finis par lâcher un soupir. Pas le choix, j'allais devoir accompagner l'érudit sur une partie du chemin. Fronçant mon nez à l'idée de supporter son immonde compagnie odorante, je bougonnais un vague :

— Je vais te montrer.

En passant devant lui pour ouvrir la voie, je me saisis de ses lunettes de soleil avec agilité. Hormis mon plaisir malsain à lui annoncer son rôle de porte-parole lors de cette soirée, je ne pouvais me permettre aucun impair. Ce discours, en réalité, nous devions être deux à l'annoncer. Lui et moi, sur la même scène. Autant vous dire que si il se montrait ridicule, j'allais fortement en pâtir. Heureusement, j'avais mis ma meilleure arme sur le coup.  

— T'es à une oeuvre de charité, Dallas, pas en vacance. Les lunettes de soleil, excuse-moi de te le dire, mais ça fait too much.

Une fois arrivée près du clown, je lui adressais un regard. Ni moqueur, ni sarcastique, ni même dédaigneux. Mes yeux firent rapidement la navette entre sa clope, sa bonbonne et les traits de son visage. Me pinçant légèrement les lèvres, je ne pus m'empêcher de commenter.

— Tu te trouve pas assez proche de la tombe? Tu t'autorise un petit coup de pouce?

Ouais, je le détestais. Ouais, il m'insupportait mais croyez-moi, en cet instant, je me détestais d'être aussi fraternelle, aussi altruiste... aussi concernée par son cas. Comme pour rattraper ce moment de faiblesse, je me détournais de lui telle une vraie diva et rajoutais :

— Évite seulement de nous faire exploser avec ta bonbonne.

Etape cruciale de notre ascension : la table des petits fours. J'en profitais pour en choper un au passage.

— Pour le discours, j'ai prévu le coup. Je me doutais bien que tu serais trop occupé par ta tenue pour te soucier d'autre chose.

Remarquant une tignasse blonde parmi la foule, je devinais la silhouette d'une des frangines Vander. Quant à savoir laquelle étais-ce, j'émis un doute. Jusqu'à ce que je la vois sautiller devant un petit canard en train de se nettoyer.

— Ariana! appelais-je en levant la main pour lui faire signe d'approcher.

La blondinette, pareil à un lutin joyeux, vint jusqu'à nous. Le sourire aussi rayonnant que le soleil lui même, son air candide contrastait avec sa jumelle. Si semblable et pourtant si différente.

— Tiens.

Devinant la raison de mon inquiétude, elle me tendit plusieurs fiches cartonnées.

— Tes paroles sont en rouge celles de Monsieur Dallas en bleu.
— Arianaaaa!!! Le canard m'a fait caca dessus!!! se plaignait un gosse.

Ni une, ni deux, la blondinette partie à la rescousse du môme, nous abandonnant.

— Tu vois, Ramsey, t'es pas le seul à attirer la merde, raillais-je.



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MessageSujet: Re: standing in the sun ✤ LEXIS Mar 13 Juin - 2:10

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