Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

Partagez | 
 

 standing in the sun ✤ LEXIS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

one choice can transform you
Ramsey A. Dallas

❖ Date de naissance : 09/04/1990
❖ Barge depuis : 26/01/2016
❖ Messages : 844
❖ Avatar : Ryan Gosling.
❖ Crédits : lux aeterna (avatar), tumblr (gif profil) & disturbed (gif + img + css).
❖ Multicomptes : Salem L. O'Malley, Charlize E. Flores, Judas F. Valentyne & Ruben C. Dashawn.
❖ image :
❖ Âge personnage : Trente-et-un ans.
❖ Profession : Ex journaliste, recruté pour devenir membre du Conseil, présentement en stage à la tour Willis.
❖ Faction : Érudit. (Né Audacieux.)
❖ Forces & Faiblesses : Moi-même... tout simplement.
❖ Philosophie : Livin la vida loca.
❖ Playlist : DEPECHE MODE - shake the disease. THE BLACK KEYS - lonely boy. IAMX - walk with the noise. XYLØ - afterlife.



MessageSujet: standing in the sun ✤ LEXIS Mer 3 Mai - 18:42

« Run around 'til it all stands still »
I had a little night on the weekend. I was just hanging from the ceiling. I shouldn't have my check up. 'Cause no one really knows when it all runs out. And I don't even wild on the weekend. I don't even know if I mean it.



Willis Tower, Downtown.
Un jour plus tôt…

Quand on atteint le fond du tréfonds du baril, mes bons, la seule chose qu’on peut se dire c’est qu’on ne peut que remonter et c’est un mensonge parce que c’est pas vrai ! PUTAIN ! Une belle pelletée de bouse qu’on vous balance à la trogne en vous présentant l’image écœurante comme si c’était la meilleure barre chocolatée qui soit ! Mais je me répète ; the cake is a lie. THE CAKE IS A F*CKING LIE ! Quand le monde te jette parterre, que tu touches ledit tréfonds du fond, tout ce que tu peux faire c’est t’étaler de tout ton long dans le baril, pleurer ta mère parce que la vie et ses embûches ne sont jamais bien loin pour te rappeler que vivre c’est pénible et que la vie elle-même est une longue série d’épreuves insurmontables avec une fois de temps en temps un moment de répit. BREF ! Je jouis et j’atteints le septième ciel en atteignant l’orgasme. Greluche rabaisse les cuisses, je remonte ma braguette, Greluche lousse son chignon et j’ajuste mes boutons de manchette. (Remarquez, les gueux, que dans les RPs, j’suis toujours en train de jouer avec mes boutons de manchette ! Sauvez le monde avec une poulpe névrosée, pour ensuite jouer vénère avec ses boutons de manchettes magiques (#loser.))

- Ça fera un total de cinquante-trois dollars et quatre-vingt-dix-neuf cents.  

Ce que j’aime avec cette partie-ci de mon blabla, c’est que vous vous demandez bien ce que je suis en train de branler et quelle genre de pute j’ai bien pu farcir pour recevoir une réduction aussi modeste que douteuse…

- Pourquoi toujours annoncer le quatre-vingt-dix-neuf ? Ça ne vous plait pas d’arrondir le tout pour faire un merveilleux prix de cinquante-quatre dollars ? dis-je, exaspéré, alors que je me tâte pour trouver mon porte-monnaie, désormais confortablement affalé sur mon siège et mirant Greluche qui est toujours assise sur l’aire encombré de mon bureau.

- Si nos méthodes ne te plaisent pas, Dallas, tu sais que tu peux faire affaire avec une vraie agence. Quêter les services d’une escorte, c’est toi qui l’a demandé et pas moi. Tu sais très bien qu’il y a de véritables massothérapeutes qui chargent plus cher et qui sont plus à cheval sur le plan tarif.

Un point pour Greluche et c’est vaincu que je crache le blé. Greluche a des doigts de fée et elle se retrouve être la seule à pouvoir soulager mes riquiquis problèmes de lumbago. À croire que cette saloperie de tumeur me bouffe aussi les reins et ma partie de jambes en l’air avec mademoiselle Vander n’a certainement pas adoucie mon cas. Accident de conscience ou de véhémence ? Je crois que j’ai toujours secrètement été enchanté par tout ça et son ivresse qui m’est tout simplement caressante. Oh, Keira, suave et chaude comme un nid, en mes nuits mourantes… ouais, je l’avoue, j’ai cherché mon mal de reins et je ne le regrette pas. Tout ce que je regrette, c’est cette réputation de dandy prostitué de la tour Willis qui commence à sentir la mouise à plein nez, surtout avec Greluche qui me visite hebdomadairement pour me masser le bas du dos. Cette pouf n’a rien de chaste, mais ce qui se passe entre nous est banal et aussi béni que le cul sacralisé d’un chérubin qui n’a même pas encore le nombril sec ! Plaisir épicurien, mais pas coupable ! Nenon, mes bons !

- Ça marche toujours pour demain après-midi ?

J’ajuste dans mon pif ma lunette nasale et observe Greluche avec l’air coincé de celui qui s’est pris dans le trou de balle un manche à balai. Demain après-midi ? On a prévu quelque chose demain après-midi ? Je vous parlais tout à l’heure de fond du tréfonds et je crois que je suis en train de l’atteindre et à une vitesse grand V !

- Euh.

- L'ancien centre communautaire de l’arrondissement du sud a complété un partenariat avec la Willis. C’est pour porter secours aux victimes des attentats. Notre dirigeante, Lexis Gillian, a mis sur pied un événement OBNL pour ramasser des fonds. Putain, Ramsey, t’étais d’accord avec ce gala et tu avais accepté d’être le porte-parole pour favoriser la notoriété du Conseil.

J’étais sous deux grammes de shit ou quoi ? Je ne me souviens pas de ça… Je peux à peine marcher, que voulez-vous que je fabrique dans les terres battues de Chicago et avec cette lèche botte de hippie qui plus est !?

- Hum.

- « Un moribond souffreteux entubé, dans une œuvre de charité, ça attire toujours la plèbe » Ce sont tes paroles, Dallas ! Tu vas pas te dégonfler ? Lexis a fait venir un clown !

J’ai une sainte horreur des clowns…

- Ils vont le foutre dans un canon pour le gerber ensuite dans un baril de glace…

Ah, si le clown sert de chair à canon…  

- Un moribond souffreteux entubé, dans une œuvre de charité, ça attire toujours la plèbe. Je serai là.

✤ ✤ ✤

Mais qu’est-ce que je fous là !

_________________

Fire up the beast I got in my eyes
- Clearing my thoughts, eyes on the price -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

one choice can transform you
Lexis H. Gillian

❖ Date de naissance : 14/03/1991
❖ Barge depuis : 15/01/2017
❖ Messages : 238
❖ Avatar : Emma Stones
❖ Crédits : Avatars et gifs (Lunatic Café) + CSS (Disturbed ♥) + Chanson ( Hailee Steinfeld - Most Girls)
❖ Multicomptes : Keira C. Vander & Nathaniel L. Jenkins
❖ image :
❖ Âge personnage : 29 ans.
❖ Profession : Boulangère - Dirigeantes des Fraternels.
❖ Faction : Fraternel.
❖ Forces & Faiblesses : Positive - Accorde trop facilement sa confiance - Pétillante.



MessageSujet: Re: standing in the sun ✤ LEXIS Dim 7 Mai - 4:55

Standing in the sun.

feat Ramsey






Feuille de route dans une main, stylos dans l'autre, je déambulais entre les différentes tables. Constamment aux aguets, mon regard examinait chaque table, chaque détail, chaque millimètre carré de la pièce. Tout devait être parfait. C'était ma première grande action en tant que Dirigeante... En tant que Dirigeante. Cette fonction me laissait un goût amer dans la bouche. Un sentiment de malaise et de peine. J'obtenais ce rôle car le précédant dirigeant était mort. Il n'était pas que mon collègue. Il était également mon ami. Mon mentor. Et à présent, je me retrouvais sans filet, là où j'avais le plus besoin de soutien. Arrivée à la table réservée aux petits fours, mes sourcils se froncèrent alors que je tapais nerveusement contre ma feuille de route à l'aide du stylos. Un truc n'allait pas.

— Ariana! appelais-je.

Aussitôt, j'entendis le bruit de ses escarpins approcher. La grande blonde à mes côtés, je désignais d'un geste large la table.

— Rien ne te choque?

La bénévole prit le temps d'examiner la situation, puis visiblement perplexe, elle fit non de la tête.

— Où sont les petits pains que j'ai passé toute une nuit à préparer?
— Aucune idée. C'est Keira qui devait les chercher à ta boulangerie pour les ramener ici.

Lâchant un soupir, je levais les yeux au ciel. Si on laissait la veuve folle dingue s'occuper de ça... forcément, ça ne pouvait que mal tourner. D'habitudes, ça ne m'aurait pas posé soucis. Mais ces apéritifs étaient une tournée spéciale "sérum de paix". Une façon comme une autre de m'assurer une ambiance zen, sans aucun débordement quelconque.

— Okay... passe à la boulangerie. Je m'occupe de recevoir le clown.

Examinant l'heure à ma montre, je lâchais un juron. Plus que trois heures avant l'ouverture de la réception. Merde. Merde. Et merde. Que trois heures seulement... la course contre la montre durait depuis des jours. Dernière ligne droite! Je pouvais le faire! Ouais, je pouvais le faire!

Attrape le train ou sans toi il ira...

*** Quatre heures plus tard ***

Pour mon plus grand des bonheurs, le reste des opérations s'étaient parfaitement bien déroulées. Mes presque deux nuits blanches avaient payés leurs fruits. La salle se remplissait, les sourires se figeaient sur les visages et les petits fours partaient à une vitesse ahurissante. J'en concluais donc que la nourriture plaisait. Je serrais des mains, allais à la rencontre des gens. Je pouvais remercier le fond de teint couvrant de Keira qui dissimulait à merveille les cernes sous mes yeux. Sans ça, on aurait pu m'appeler "le panda roux".

M'emparant de deux coupes de champagne, je m'approchais habilement de mon "compagnon" de galère. Furtive et discrète, je m'étais approchée de lui par derrière.

— Toujours vivant? questionnais-je à son oreille.

Espérant lui ayant causé une petite frayeur, je lui tendais une coupe alors que je me plaçais à ses côtés. Butinant dans mon verre, j'observais avec fierté la vue s'offrant à moi. Niveau décoration, j'avais assuré. Et guère très loin, le clown arrachait un nombre incalculable de rires aux enfants.

— Tu n'as pas fière allure, mon brave, soulignais-je en lui adressant un sourire rayonnant. C'est l'idée de faire un discours qui te rend aussi grincheux?

Sournoise, parce que oui, ça m'arrive, mon sourcil se hausse et mon sourire rayonnant se transforme en une moue mesquine.

— Tu étais bien au courant, pour le discours, n'est-ce pas?

J'espérais bien que non.







Made by Lunatic Café


_________________
Most girls are smart and strong and beautiful. Most girls, work hard, go far, we are unstoppable. Most girls, our fight to make every day. No two are the same. I wanna be like, I wanna be like, most girls. (c)Disturbed
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

one choice can transform you
Ramsey A. Dallas

❖ Date de naissance : 09/04/1990
❖ Barge depuis : 26/01/2016
❖ Messages : 844
❖ Avatar : Ryan Gosling.
❖ Crédits : lux aeterna (avatar), tumblr (gif profil) & disturbed (gif + img + css).
❖ Multicomptes : Salem L. O'Malley, Charlize E. Flores, Judas F. Valentyne & Ruben C. Dashawn.
❖ image :
❖ Âge personnage : Trente-et-un ans.
❖ Profession : Ex journaliste, recruté pour devenir membre du Conseil, présentement en stage à la tour Willis.
❖ Faction : Érudit. (Né Audacieux.)
❖ Forces & Faiblesses : Moi-même... tout simplement.
❖ Philosophie : Livin la vida loca.
❖ Playlist : DEPECHE MODE - shake the disease. THE BLACK KEYS - lonely boy. IAMX - walk with the noise. XYLØ - afterlife.



MessageSujet: Re: standing in the sun ✤ LEXIS Mer 17 Mai - 13:44

« Run around 'til it all stands still »
I had a little night on the weekend. I was just hanging from the ceiling. I shouldn't have my check up. 'Cause no one really knows when it all runs out. And I don't even wild on the weekend. I don't even know if I mean it.


Par le coup de dé de mon esprit maléfique et ingénieux, mes bons, j’ai évité la catastrophe en ignorant royalement le petit gros rouquin fringué d’un jean à pattes d’éléph’ qui venait m’accoster pour demander je ne sais quoi et je m’en cogne. Par le coup de dé de mon génie infaillible, j’ai contrecarré la menace que représentait une bande de nanas vêtues de jupettes à petits poids mauves, qui gambadaient par-là pour offrir aux passants : bouquets de pâquerettes et petits gâteaux à la farine forte probablement agrémentée d’un léger soupçon d’herbe et de jus de racine. Grâce à mon flaire de vieux berger allemand asthmatique, j’ai sentis immerger le danger, là, juste là, tapis sous le doux soleil d’un après-midi de mois de mai, fringué de son horrible costume et sa figure maquillé digne d’une œuvre de Picasso qui se serait mangé le plus gros beigne qui soit. Regardez-moi ce sourire de dingue et ce regard de vieux pervers ! Comment est-ce que des enfants peuvent trouver cette chose immonde rigolote et réconfortante ?! Les clowns. J’ai horreur des clowns. Dégoûté, agacé, je passe outre la ribambelle de gamins qui s’impatientent devant la progéniture de Ronald McDonald et Krusty the Clown, clope au bec, lunette de soleil sur le pif, bombonne sous le bras, j’enjambe chiot, chèvre, canard, lapin et kick par accident le pauvre chat qui avait pris en chasse un papillon.

Si je vous parle de corps karmique, les décervelés, cela vous dit quelque chose ? Non ? D’accord. Laissez-moi résumer la situation autrement : kicker le cul du chat, tu as fait, dans le crottin de cheval, ton pied sera !

- Sacrebleu ! Chiasse !

Et c’est pas mieux dit !

- J’y crois pas. J’y crois pas ! Avec une telle superficie d’hectare, il fallait, bien entendu, que je marche dans la merde et salope mes ALDO shoes faites de cuir véritable ! que je peste, frustré, offusqué, essuyant et frictionnant mes semelles crottées dans l’herbe.

— Toujours vivant?

Bien sûr. BIEN SÛR ! Ajoutez sur le tas Madame Gaillette avec froufrou blanc, nuages roses et sa monture licorne qui vomit une péliade de Skittles. Ajuster nos humeurs à la rubrique météo ? Ça donnerai un truc du genre : ciel dégagé, mais nuageux et risque d’orages.

— Tu n'as pas fière allure, mon brave.

Au-dessus de mes verres fumés, vous pouvez voir que je hausse bien haut le sourcil gauche alors que je mire d’un regard noir Fanfreluche. Fière allure ? FIÈRE ALLURE !? Marche dans la merde, Roussette, et on reparlera de dignité et fierté. Outré, mon pied frottant l’herbe avec conviction, je ravale mon acerbe salive, paré à lui vomir une tirade digne d’être nommée comme telle, mais lorsque j’ouvre la gueule, c’est Madame Prés-Joyeux qui me rend aussi muet qu’un moine tibétain.

- Un discours ? Non. J’ignorais qu’il fallait commenter la déco qui est à gerber et les amuses bouches qui nous rappellent avec nostalgique ce que pouvaient goûter la nourriture qu’on nous forçait à manger au Wrigley, le sarcasme est ma meilleure arme, surtout lorsque je suis mort de trouille et empeste le crottin à plein pif. Je lorgne de haut en bas la présidente des poches à patates et lui dégaine un sourire mauvais.

- Chouette ta robe. Très bonne idée de recycler ton rideau de douche. C’est vintage. C’est… Comment vous dites ? Hipster ? Peu importe. C’est charmant.

Vraiment charmant.

- Maintenant, si tu veux bien m’excuser, j’ai de la bouse de jument à décrasser de ma semelle.

J’amorce le pas de celui qui s’en va, mais arrête ce début de marche, complètement dépaysé dans ce paysage de foin et de prés.

- Vos chiottes. Elles sont où ?

Je t’en prie, ne me dit pas que vous n’avez que ces saloperies de toilettes chimiques qui empestent le fauve ?

_________________

Fire up the beast I got in my eyes
- Clearing my thoughts, eyes on the price -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

one choice can transform you
Lexis H. Gillian

❖ Date de naissance : 14/03/1991
❖ Barge depuis : 15/01/2017
❖ Messages : 238
❖ Avatar : Emma Stones
❖ Crédits : Avatars et gifs (Lunatic Café) + CSS (Disturbed ♥) + Chanson ( Hailee Steinfeld - Most Girls)
❖ Multicomptes : Keira C. Vander & Nathaniel L. Jenkins
❖ image :
❖ Âge personnage : 29 ans.
❖ Profession : Boulangère - Dirigeantes des Fraternels.
❖ Faction : Fraternel.
❖ Forces & Faiblesses : Positive - Accorde trop facilement sa confiance - Pétillante.



MessageSujet: Re: standing in the sun ✤ LEXIS Mer 17 Mai - 21:26

Standing in the sun.

feat Ramsey






Il dégueulait son sarcasme et moi, je continuais de sourire comme une idiote euphorique. Parce que ouais, je me délectais de ce moment. Son sarcasme me prouvait une chose : ça le faisait chier d'être là aujourd'hui. Et ça, oh oui, ça, c'était tellement jouissif. Alors malgré ses pics acides, mes lèvres s'étiraient sans le moindre effort. Sur mon visage on pouvait clairement lire "cause toujours, tu m'intéresse".

— Chouette ta robe. Très bonne idée de recycler ton rideau de douche. C’est vintage. C’est… Comment vous dites ? Hipster ? Peu importe. C’est charmant.

Gloussant telle une petite midinette venant de recevoir une pelleté de compliments, j'en profitais pour lui mettre une tape "amicale", quoi qu'un peu trop violente pour une fraternelle, sur l'épaule.

— Merci.

Yeux de biches en action, replaçant une mèche rebelle derrière mon oreille, j'humais vaguement l'air ambiante. Comment vous dire... l'odeur se dégageant de notre cher (pas) ami Ramsey était loin d'être charmante.

— Quant à moi, je dois bien avouer que ton nouvel eau de Cologne ne laisse pas... comment dire... indifférent.

Eau de Cologne... je devrais plutôt dire "eau de colon". Ah ah ah! Oh bon sang, je me faisais rire toute seule.

— Maintenant, si tu veux bien m’excuser, j’ai de la bouse de jument à décrasser de ma semelle.
— Hum... ça venait de là, l'odeur.


L'indésirable amorçait un départ... mais non. La seconde suivante, il était toujours là. Pire encore, il s'adressait à nouveau à moi.

— Vos chiottes. Elles sont où ?

Dans ton cul.


Blague à part, les chiottes se trouvaient à dix milles lieux de nous. Okay. J'exagérais la donne. Toutefois, avec l'actuel décors, il était facile de perdre ses repères. Et un simple "au fond à droite " se transformait en "avance sur deux mètres, contourne le clown à sa gauche, passe devant la table à petit four, évite de bousculer la chèvre. Tu vois l'enclos de poule? Beh tu le contourne et tu tourne à droite. Oui. Tu vois la porte? Beh ça c'est la réserve. Continue. Avance encore tout droit. Non. Ne rentre pas dans la famille de canetons. Et oui. Nous y voilà!"

Hésitante un moment, je finis par lâcher un soupir. Pas le choix, j'allais devoir accompagner l'érudit sur une partie du chemin. Fronçant mon nez à l'idée de supporter son immonde compagnie odorante, je bougonnais un vague :

— Je vais te montrer.

En passant devant lui pour ouvrir la voie, je me saisis de ses lunettes de soleil avec agilité. Hormis mon plaisir malsain à lui annoncer son rôle de porte-parole lors de cette soirée, je ne pouvais me permettre aucun impair. Ce discours, en réalité, nous devions être deux à l'annoncer. Lui et moi, sur la même scène. Autant vous dire que si il se montrait ridicule, j'allais fortement en pâtir. Heureusement, j'avais mis ma meilleure arme sur le coup.  

— T'es à une oeuvre de charité, Dallas, pas en vacance. Les lunettes de soleil, excuse-moi de te le dire, mais ça fait too much.

Une fois arrivée près du clown, je lui adressais un regard. Ni moqueur, ni sarcastique, ni même dédaigneux. Mes yeux firent rapidement la navette entre sa clope, sa bonbonne et les traits de son visage. Me pinçant légèrement les lèvres, je ne pus m'empêcher de commenter.

— Tu te trouve pas assez proche de la tombe? Tu t'autorise un petit coup de pouce?

Ouais, je le détestais. Ouais, il m'insupportait mais croyez-moi, en cet instant, je me détestais d'être aussi fraternelle, aussi altruiste... aussi concernée par son cas. Comme pour rattraper ce moment de faiblesse, je me détournais de lui telle une vraie diva et rajoutais :

— Évite seulement de nous faire exploser avec ta bonbonne.

Etape cruciale de notre ascension : la table des petits fours. J'en profitais pour en choper un au passage.

— Pour le discours, j'ai prévu le coup. Je me doutais bien que tu serais trop occupé par ta tenue pour te soucier d'autre chose.

Remarquant une tignasse blonde parmi la foule, je devinais la silhouette d'une des frangines Vander. Quant à savoir laquelle étais-ce, j'émis un doute. Jusqu'à ce que je la vois sautiller devant un petit canard en train de se nettoyer.

— Ariana! appelais-je en levant la main pour lui faire signe d'approcher.

La blondinette, pareil à un lutin joyeux, vint jusqu'à nous. Le sourire aussi rayonnant que le soleil lui même, son air candide contrastait avec sa jumelle. Si semblable et pourtant si différente.

— Tiens.

Devinant la raison de mon inquiétude, elle me tendit plusieurs fiches cartonnées.

— Tes paroles sont en rouge celles de Monsieur Dallas en bleu.
— Arianaaaa!!! Le canard m'a fait caca dessus!!! se plaignait un gosse.

Ni une, ni deux, la blondinette partie à la rescousse du môme, nous abandonnant.

— Tu vois, Ramsey, t'es pas le seul à attirer la merde, raillais-je.



Made by Lunatic Café


_________________
Most girls are smart and strong and beautiful. Most girls, work hard, go far, we are unstoppable. Most girls, our fight to make every day. No two are the same. I wanna be like, I wanna be like, most girls. (c)Disturbed
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

one choice can transform you
Ramsey A. Dallas

❖ Date de naissance : 09/04/1990
❖ Barge depuis : 26/01/2016
❖ Messages : 844
❖ Avatar : Ryan Gosling.
❖ Crédits : lux aeterna (avatar), tumblr (gif profil) & disturbed (gif + img + css).
❖ Multicomptes : Salem L. O'Malley, Charlize E. Flores, Judas F. Valentyne & Ruben C. Dashawn.
❖ image :
❖ Âge personnage : Trente-et-un ans.
❖ Profession : Ex journaliste, recruté pour devenir membre du Conseil, présentement en stage à la tour Willis.
❖ Faction : Érudit. (Né Audacieux.)
❖ Forces & Faiblesses : Moi-même... tout simplement.
❖ Philosophie : Livin la vida loca.
❖ Playlist : DEPECHE MODE - shake the disease. THE BLACK KEYS - lonely boy. IAMX - walk with the noise. XYLØ - afterlife.



MessageSujet: Re: standing in the sun ✤ LEXIS Sam 8 Juil - 16:19

« Run around 'til it all stands still »
I had a little night on the weekend. I was just hanging from the ceiling. I shouldn't have my check up. 'Cause no one really knows when it all runs out. And I don't even wild on the weekend. I don't even know if I mean it.


Sous un soleil de plomb, un pied dans la bouse, en compagnie de l’irritable Princesse des Prés-Joyeux, je vous le dis, mes bons, ce n’est pas exactement ce que j’appellerais de souvenir dont je vais chérir pour le reste de mes jours. Nenon. Je confesse que cet agréable moment figure dans le top 5 des pires tortures que mon business peut m’infliger et me faire subir. Dans le cadre de ma profession, bons nombres sont les conneries que le Bureau me force à accomplir, aller voir des enfants malades à l'Hôpital Wrigley, animer des levées de fonds au profit du centre Pumping Station qui vient en aide aux défavorisés, être porte-parole de diverses fondations humanitaires pour soutenir le développement et l’amélioration d’un meilleur système au sein de Chicago. À croire que le Conseil m’a embauché pour redorer l’image du Gouvernement auprès du public, avec ma gueule de moribond, je ne sais pas, rapidement, ils se sont senti aisé de me coller sur le front l’étiquette de celui qui prend les grands engagements philanthropiques et humanitaires de l'histoire de notre ville. Se battre pour de nobles causes, pour l’avenir de Chicago, ce n’est pas ça qui me dérange, c’est plutôt le jeu des apparences et faux-semblants qui me chipote. Je crois en ce que je dis, ce que je fais, je ne suis la marionnette de personne, mais dans les hautes hémisphères du Pouvoir, je sais très bien que les gros bonnets s’abonnent à l’affectation de sentiments qu'ils n'éprouvent pas et ne se soucient guère des véritables misères qui gangrènent la civilisation.

Faux discourt et fausses promesses.
Pour un ex journaliste qui a bâti sa réputation au travers d’articles cinglants exposant la désolante réalité dans laquelle on vit, assumer que je vais à l’encontre de mes propres valeurs, j’admets que la pilule s’avale difficilement. Autrefois, j’étais là pour gratter la belle couche de vernis et faire voir le tas de merde. Désormais ? Je suis là pour ajouter une couche supplémentaire, polir et masquer la vérité que j’ai toujours cherché à faire voir au peuple. Mais je crois en ce que je dis, je crois en ce que je fais, si le Conseil ne me soutient pas, je me débrouille pour honorer mes promesses et j’avoue que mon portefeuille s’en prend de sacrées raclées. Ai-je le côté avare de Balthazar Picsou ? Non. Je me fous éperdument de balancer mon fric par les fenêtres. Je suis à l’article de la mort et j’ai pas d’héritier. Triste hygiène de vie qui me pousse dans les retranchements et me fait prendre ces grands élans de générosité. Ce qui me turlupine, c’est que je semble être le seul à prendre part à ce mouvement, que je ne peux m’empêcher de penser qu’après ma mort : qui sera là pour reprendre mon mandat et respecter mes engagements ?

À la lumière de ces révélations, principalement aidé par Roussette qui m’a volé du pif mes lunettes de soleil, la rétine calcinée par le médaillon en flamme, aveuglé, bougon que davantage, j’aspire une généreuse touche de Nicotine et ne peux ignorer le commentaire qu’elle me gazouille. Je vois. Je vois la petite lueur d’inquiétude qui brille dans le fin fond de son regard disjoncté de crackhead qui donne l’air d’avoir sniffé son un kilomètre de cocaïne, et ne peux m’empêcher de lui roucouler, sourire goguenard aux lèvres :

- Tiens. Tiens. Gillian se fait-elle du souci pour mo---

— Évite seulement de nous faire exploser avec ta bonbonne.

Pour ceux qui se demande où un arc-en-ciel peut se terminer, je vous affirme que c’est ici, PAF, brutalement et violement comme ça ! Même pas le temps d’assimiler que votre cul et coccyx vont se fracasser sur le bitume, le vide vous embrasse et l’aura des bisounours est déjà bien loin ailleurs. Pas de place pour les gants blancs, que des gants au cuir clouté et des uppercuts douloureux sur l’estime de soi.

- Continue de nourrir le dédain que j’éprouve pour toi. Il me sera tellement plus aisé de te faire mourir de honte, une fois montés sur le podium et notre beau discours amorcé.

L’attaque, égale à l’odeur de bouse que ma chaussure peut dégager, s’exalte dans l’air, n’affecte pas la Princesse des Prés-Joyeux, qui elle se goinfre de petits fours alors que dans le coin de mon œil toujours brûlé par le soleil de midi se dessine un mirage qui me fait d’abord rêver et par la suite planer. Ce cul. Mes bons ! Ce joli petit cul bien ferme et extraordinaire ! Parmi mille, je le reconnaitrai et parmi mille il n’y a que lui que je materai ! Baume sur mes plaies et j’en salive presque ! Battement de paupières, on respire beaucoup d’air, on ajuste sa lunette nasale et également la périphérie. What the duck !? Et c’est le cas de le dire. Séduisante Keira Vander qui glousse et se fait plaisir à la vue d’un caneton qui se becquète les plumes ? Non, je vous confirme que ça ne fait pas partie des fantasmes que je peux nourrir d’elle dans mon imaginaire… ou si canard doit y avoir son rôle, c’est pour un tout autre usage et pour un contexte totalement hors de celui-ci !

— Ariana!

Bug dans le script. Mes yeux se plissent comme ceux un Philippin suspicieux et mes sourcils se froissent comme les arcades de Severus Rogue qui n’approuve pas ce qu’il peut avoir entendu de la bouche immonde de Voldemort.

- Euh. Roussette. Tu faire erreur sur le no---

Keira vient à notre rencontre. J’ai les mains moites, le cœur qui bat la chamade et de suite mes joues s’empourprent. Elle est si... joyeuse, souriante et pétillante. Diantre, est-ce notre partie de jambes en l’air qui lui a redonné cette joie de vivre ? Doux Jésus, je suis si heureux de savoir que je n’ai pas été seul à bénéficier de cette nuit qui a tout simplement été magique ! Convaincu que c’est moi qu’elle vient voir, je me passe nerveusement une main dans ma blonde chevelure plâtrée de gomina et arbore une posture plus... masculine et vigoureuse. Sur le seuil de l’arrogance, sourire Colgate, je dépasse d’une enjambée Roussette et me plante dans la trajectoire de ma blondinette… qui ne daigne même pas me regarder, me passe sous le pif, ignore totalement la bise que je m’apprêtais à lui offrir et aborde la conversation avec Roussette. Coup de râteau et coup de vent. Aie ! Aie ! AIE ! Shot through the heart. And you're to blame. You give love a bad name. Halluciné parce qui m’hallucine, impuissant, piteux, I play my part and you play your game. J’assiste au désastre, incapable de réagir, n’arrivant pas à croire en ce que je vois alors que je sens monter en moi une rage intérieure que je parviens à contenir par la grâce de ma mièvrerie et des ces goulées d’air artificielle que j’aspire.

Sans la moindre considération à mon égard, MA blondinette s’en va au secours d’un morveux chouinard et c’est à ce moment que je décide que c’est trop pour moi ! C’est quoi ce comportement de petite salope qui, une fois a goûté aux mamelles du Pouvoir, rejette et ignore le fils de riche avec qui elle a couché ?! J’ai pas l’air d’en avoir, mais j’ai des valeurs et de principes ! Je suis quoi à ses beaux grands yeux qui me fond fondre ? Une lubie ? Un Ken ? Non. Non. NOM DE NOM !

- Attends une seconde, Roussette, j’ai quelque chose à régler avec Ariana, que je grogne, de ma respiration de Dark Vador, tandis que je me débarrasse de mon mégot que je balance dans le verre d’un quidam qui passait par-là et que j’entends très bien me traite d’enculé.

Mon petit jeu d’Orgueil et Préjugé rencontre rapidement entrave lorsqu’une quinte m’enflamme la gorge et que je dois me plier en deux pour tousser et à la limite recracher un poumon. Roussette avait raison, s’était une idée débile de s’allumer une clope, je l’avoue à moi-même, mais certainement pas à elle ! Et tandis que je me bats pour ne pas m’écrouler sur la pelouse en faisant le bacon, le cauchemar devient véritable lorsque je vois apparaître du coin de l’œil les énormes chaussures de clown. Je sens son ombre qui me surplombe et son rire débile me glace le sang dans la veine. J’ai pas seulement horreur de leur costume à poids, de leur nez rouge, de leur sourire de tueur en série, mais j’en aie une véritable phobie ! Est-ce que vous avez déjà hurlé en toussant ? Je vous assure que l’exercice est impossible et pourtant je le fais. La queue entre les pattes, toujours vouté, je ferme les yeux pour ne pas voir celui qui fait peur, aveuglément, je reviens sur mes pas et viens me cacher derrière Roussette. Bien pelotonné dans on ombre, limite cramponné à sa jupe, je laisse la panique m’envahir alors que le clown m’a pourchassé jusqu’à la hauteur de mon bouclier humain.

- Euh. Je voulais pas créer un malaise, Lexis. Je voulais simplement dire à ton partenaire qu’il est temps pour vous de monter sur scène et présenter votre discours. Tout est en place.

Accompagnant l’annonce, je sens que des gens nous poussent vers ledit podium.

- Lexis. Non. J’peux pas. Je peux pas. J’ai toujours de la merde sous la patte ! Et je frôle la crise de panique ! que j’essaie de lui murmurer alors qu’on nous fait gravir les quelques marches de la scène.

_________________

Fire up the beast I got in my eyes
- Clearing my thoughts, eyes on the price -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


one choice can transform you
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: standing in the sun ✤ LEXIS

Revenir en haut Aller en bas
 

standing in the sun ✤ LEXIS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Vos musiques préférés dans le rock, Metal, pop rock etc...
» HUNTER K. EASTWOOD ★ Still broken, I'm standing on my feet
» [Last Man Standing] Classic sur Skull
» THE CULLING - jeu PVP last man standing
» Last Man Standing

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Chicago :: › South Side :: Le Sanctuaire-