Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 Youth || ft Ramsey

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Samuel A. Díaz

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❖ Âge personnage : 30 Piges si c'est pas beau ça
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❖ Faction : Candor
❖ Forces & Faiblesses : T'as déjà demandé à la perfection si elle était imperfection? Non. Bah là c'est pareil.
❖ Philosophie : Baby I'm On A Roll
❖ Playlist : KID INK ♦ Body Language || MOSSY ♦ Warpaint || UNLIKE PLUTO ♦ Everything Black || MIKKY EKKO ♦ We must be killers || PHANTOGRAM ♦ Black Out Days || SPICE GIRLS ♦ Wanna Be || MADONNA ♦ La Isla Bonita (révises tes classiques le viking!) ||



MessageSujet: Youth || ft Ramsey Lun 17 Avr - 13:18



Our Youth is Runing Out
❝Don't bring me down It's only just begun || feat Ramsey A. Dallas❞


Ramsey, petit con, enfoiré qui s'est volatilisé sans laisser de trace ni même dire dans quel trou la vie sans mon consentement l'enterrait. Ramsey, audacieux badacieux au sourire jamais fallacieux pour servir une vérité même à ceux qui n'ont que faire de ses délires et de sa justice de pauvre gueux. Ramsey, mon frère de bouton de manchette, mon érudit au savoir polly pocket, mon dandy devenu à cause de ma langue et ses rumeurs un gay refoulé au vu de ses allures de petite coquette. T'es vraiment un petit trou du cul d'avoir pensé pouvoir me tenir éloigner aussi longtemps de ton petit cul de blanc bec mal aimé. Je suis comme la sauce salsa à ton buritos, le fromage sur tes nachos, le piment de ta vie devenue vaste océan de merde en lequel depuis trop longtemps tu te vautres. Et il est grand temps de rectifier ça et de laisser ton baby latino te sortir de ta putain de fosse. Je range en la poche intérieure de ma veste l'article de presse en lequel est apparu ta gueule de blondasse en détresse, à présent toute auréolée de gloire pour avoir sauvé Chicago de la mort et ses fastidieuses caresses. Je récupère l'adresse de ton appartement transmise par l'un de mes indic' avant de mettre les voiles et de venir galoper cheveux aux vents jusqu'en les bras de ma gazelle perdue en la savane oubliée. Une pauvre demi-heure plus tard, un café renversé sur la chaussée à cause d'un vieux un peu trop braillard, me voilà à arpenter ta tour de verre dans l'espoir de te trouver. Parce que ouais, ce con d'indic' a juste oublié un petit détail, le numéro de ton appartement que personne n'a voulu me donner. Je me demande par la même occasion si ta concierge souffre pas en ma présence du délit de sale gueule. Elle me reluque, je la reluque. Elle soupire, je soupire :

- Mais qu'est-ce que vous lui voulez à Monsieur Dallas ? Il ne faut pas l'importuner sans raison vous comprenez ?

Je lui lâche un travers incendiaire avant de tourner des talons sans rien dire. Je pénètre en l'ascenseur puis avant que les portes ne se referment :

- T'as gagné la vieille, moi et ma gueule de latino, on va foutre le plus gros des bordel dans ton putain de paradis pour bon à crever du troisième âge! Watch me.

D'un geste de la main, de l'index et du majeur, je lui fais le petit signe du "my eyes on you bitch" avant que les portes ne se referment définitivement sur moi. Je circule étage après étage en braillant à plein poumon tout en tambourinant en chaque porte :

- RAMSEYYYYY MA CHOUPICHOUQUETTE!!! OÙ TU ES MON BÉBÉ CHOU DAMOUR ?! OUHOUUUUUUU ?! TU ME MANQUES MON CŒUR, JE TE PARDONNE POUR TOUT CE QUE T'AS FAIT !!! JE TE JURE J'AI PASSÉ L'ÉPONGE ! RAMSEYYYYYY ! BÉBÉ !! RÉPONDS-M

Et c'est là, au troisième étage, qu'une porte s'ouvre enfin tandis qu'un vieux sort d'un appartement voisin, armée de son tripode :

- C'est pas bientôt fini ce boucan ?!

Au même moment, la concierge débarque, se pointe le nez face à la bonne femme qui a daigné m'ouvrir dans l'unique but de me parler par mime en me faisant comprendre de fermer ma grande gueule. Je dévisage le vioc' :

- Remballe tes baloches le vieux, ya rien à voir !

Mon regard se dépose sur ta concierge raciste :

- Mais vous êtes fou ?!! C'est un immeuble bien ici !! On a des familles, des gens importants et des personnes ag…

D'un geste, je lui indique en ramenant mes doigts sur mon pouce de la boucler :

- Cállate l'obèse ! Je vous ai demandé un simple renseignement mais pour une raison que j'ignore, vous m'avez envoyé bouler. C'est quoi le problème, un latino ne peut pas être flic, gay et à la recherche de son amour perdu ? Je suis pas assez bien pour Monsieur Dallas? Hein c'est ça? Tiens, d'ailleurs, il est où lui?

Bouquet de fleur en ma main droite, ballottin de chocolat sous le bras gauche, du revers de ma main droite, je décale légèrement ta femme/bonniche/fille de joie/chose non identifiée qui partage ton antre avant de pénétrer tel Apollo, Dieu du putain de soleil venu illuminer ta journée misérable car dépourvue de mon auguste présence. Je te cherche au travers de toutes les pièces, le salon, la cuisine, la salle de bain, les toilettes avant de débarquer telle une boule de démolition en ta chambre :

- RAMSEY SORS TON CUL DE TON PUTAIN DE LIT ET…

C'est quoi… Ça ? Je te vois, comme un lépreux asthmatique en phase terminale prêt à attendre la mort appareillé à tout un tas de merde qui bip bip et m'embrouillent violemment l'esprit. J'abaisse ma main qui tient toujours le bouquet de fleur que je t'avais acheté et laisse tomber les chocolats à terre.

- Je suis désolée Monsieur Dallas j'ai pas réussi à…

- Chut… On t'a pas sonné toi. Ramy? Qu'est-ce qui se passe?

- Vous êtes qui au juste?

- Je suis son boy, ça se voit pas ?


Je brandis alors le bouquet de fleur et désigne du regard la boite de douceur gisant à présent à mes pieds. Le plus inquiétant en tout ça n'étant pas la capacité de réaction de ton aide soignante mais bel et bien ton propre manque de réactivité Mr Vador, chose qui me donne limite l'impression que t'es déjà bel et bien mort. Non, ça se peut pas, je l'aurais su s'il t'était arrivé quoi que ce soit. Je claque l'assortiment floral en les bras de Consuela avant de m'assoir sur le bord du lit et te demander en passant une main en ta tignasse dorée, soufflant par la même occasion mes milles et une douceurs en le creux de ta charmante oreille tout en palpant du bout de mon index ta joue :

- Ouhouuu… Bébé… Tu m'entends? Allez ma belle au bois qui dort, réveille-toi… Papou Pollo à un cadeau pour toiii…

Je fronce un instant les sourcils, assimilant petit à petit la vérité que je ne voulais pas observer d'emblée. Non, ça se peut pas. Pas toi. Je l'aurais su s'il t'était arrivé quoi que ce soit. Mais dis-moi, comment t'en es arrivé là? Est-ce qu'il me reste encore une chance d'être enfin véritablement là pour toi ? Tu as peut être sauvé Chicago de la mort et ses fastidieuses caresses, mais qui te sauvera toi de ses griffes de tigresse si ce n'est moi, l'ami que par choix de cœur tu délaisses en son ombre qui à chaque seconde tout autour de toi s'étend et sans cesse ne s'accroît.

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MessageSujet: Re: Youth || ft Ramsey Lun 17 Avr - 14:14

« How do we make it ? »
Hang up the phone again, I am not home again. Crossing these fingers that I can keep up with this. Drink in my hand and my mind is on us and my heart is on the floor. No point delaying inevitable conversation. Take me away. How do we make it, when all we can be is apart?


C'est en rédaction, même plus moyen de mourir en paix ! mdr

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MessageSujet: Re: Youth || ft Ramsey Sam 6 Mai - 14:12

« How do we make it ? »
Hang up the phone again, I am not home again. Crossing these fingers that I can keep up with this. Drink in my hand and my mind is on us and my heart is on the floor. No point delaying inevitable conversation. Take me away. How do we make it, when all we can be is apart?


Rien ne l’évince véritablement. Malgré les drogues et les eaux de vie. Souffrance en mes carences. C’est une douleur qu’on endure. C’est une douleur qui perdure. Elle reste là, accrochée aux fibres effilochées de mon squelette, gluante et sirupeuse. Une comparse de prédilection, une sœur qui me guète dans les noirceurs de ce monde qui me débecte. À force de chasser les ombres de la maladie, je ne suis devenu qu’une ombre. Son ombre. Minable, lamentable échec pour celui qui voulait partir sans souffrir et croupir. Mon cœur épuisé ne sait plus s’en guérir, l’ardeur qu’elle fait naître en mon sein passe au-delà du mal incurable, c’est une douleur de l’existence et qu’on a pleinement conscience. Je me sens partir et je ne peux fuir. Je reste là, je me ressens encore, trop vivant dans la mort trop lente, trop mort dans la vie trop rapide. Poésie des contraires. Poésie de mes travers. Quel Enfer ! Quel calvaire ! Dans ces muscles morts et inutiles qui m’habillent, il y a les courbatures, comme un semblant de fracture qu’on répare à la hâte, pour nous donner l’impression d’être en vie dans la survie qui nous salue d’un prodigieux doigt d’honneur. Restent alors pendus les morceaux gluants de mon cœur en miette, cadeau empoisonné d’une santé trop soigné que j’ai perdu et que je n’ai pas cherché à épargner. À quoi bon défier ce qui est arrivé ? Je savais ce qui m’attendait, mon brave ami. Ce qu’il y a de plus malsain avec cette saloperie de cancer, c’est l’image et le souvenir qu’elle laisse aux yeux des Autres. J’ai préféré me péter le nez contre la solitude, cracher sur la connerie de mon existence sans sens, au lieu d’affronter cette sombre vérité accompagné. Vous épargner mes ténèbres, dans un gouffre qui en regorge. Vautré dans mon isolement uniformément noir, j’ose croire qu’il y a de l’espoir et c’est en écoutant le chant du néant qui sommeil de l’autre côté de ma porte que je parviens à m’endormir la nuit. Mais c’est une lame à doubles tranchants. Mais c’est une pensée qui ne me réconforte plus vraiment. Rien ne l’évince véritablement. C’est une douleur qu’on endure. C’est une douleur qui perdure. Lorsque je ferme les yeux,  le mal dont je souffre s’enfuit comme un rêve. Comme une trêve. Vide. Vide. Néant. Je ne peux plus la comparer à aucun lointain souvenir, mon corps de brouillard aussi  léger qu’un aurore que l’on soulève et qu’on évanouit avec l’écume d’un matin. C’est lorsque je me sens errer entre deux mondes, entre la nuit et le jour, que j’éprouve ce familier vertige de me sentir partir. J’ai peur de dormir pour ne plus jamais me réveiller. Je veux partir sans souffrir, mais je ne veux pas partir en oubliant ce que c’est de ressentir. Poésie des contraires. Poésie de mes travers. Quel Enfer ! Quel calvaire ! La peur me saisit par le cœur, secoue mon corps et en un sursaut je me réveil dans le tombeau d’une chambre qui ne ressemble plus vraiment à la mienne.

Pénombre. La pénombre qui repeint les murs. Flamboyante pénombre qui brille et reluit trop. Éblouis, aveuglé, mes yeux grands ouverts se plissent, ne s’acclimatent plus aux ombres et je prends de longues secondes pour retrouver le chemin d’une réalité qui aux premiers abords m’échappe.

La première sensation qui me vient à l’esprit, c’est l’impression d’avoir le gros index de Zeus qui me chatouille et laboure la joue. Inconfortable sentiment d’intrusion, je veux grommeler pour démontrer que ce trouble dérangeant m’incommode, mais je n’ai même plus la force de produire le moindre de son et encore moins la force pour me dégager la tête de là. Je reste donc ainsi, à me faire trifouiller le visage par un gros doigt, le corps ankylosé de fatigue et à supporter mes nerfs tendus comme des strings qui palpitent sous mon épiderme imbibé de sueur. J’aimerais décrire le tout d’une manière plus glamour et glorieuse, mais la vérité est que ça ne l’est pas. Comment avoir le swag, lorsqu’on est branché sur des machines qui bipent et de tout son long allongé dans un lit orthopédique ? Et cet étrange parfum de rose qui me chatouille les narines, ça sort d’où ? Et là, dans le coin de mon regard flouté, c’est quoi ? Diantre, mais c’est bel et bien une boîte de chocolat ? Quand je parle d’une réalité qui m’échappe, je crois que je ne peux pas faire mieux !

Je suis habitué à Rita, ma garde malade.
Je suis habitué à la désagréable compagnie des machines, qui sont là supposément pour rendre moins pénible mon séjour en mes derniers jours.
Je suis habitué à me rendre compte d’un tas de trucs, tel que le goût amer de la purée pour bébé que l’on me force à ingurgiter. Bref, je me suis acclimaté à ma nouvelle condition et je sais pertinemment que ce qui est en train de se produire n’est pas supposé se produire. Curieux. Étrange. Limite flippant. Les bribes d’une conversation enflammée se font entendre au-delà les échos de l’électrocardiogramme qui souligne soigneusement que mon rythme cardiaque s’accélère alors que mon activité corporel ne se résume qu’à de faibles battements de paupières. Autre détail qui me turlupine, depuis que je suis cloué dans ce lit : l’absence de pudeur des gens, qui parlent de moi comme si je n’étais pas conscient de ce qui se passe. J’suis souffreteux, mais pas sénile ! Je puise dans les réserves d’une énergie que je ne possède plus depuis longtemps pour parvenir à lever un simple doigt et j’ai le désagréable sentiment de me liquéfier sur mon matelas lorsque je lève la main pour venir agripper ledit gros index de Zeus qui n’a pas terminé de me malaxer la pommette. Je dois chercher bien profond dans les confins de mon esprit pour ainsi dégager le voile de brume qui couvre mon champ de vision et mettre un visage au propriétaire du doigt de Dieu. La surprise, mon brave ami, que tu me communiques, lorsqu’enfin les traits éthérés de ton visage se dessinent et que je peux enfin entrevoir ta silhouette à mon chevet.

Inespérée apparition, pour moi qui depuis le début a préféré m’endormir avec le chant du néant qui sommeil de l’autre côté de ma porte…

- Sam.

La voix que j’entends n’est plus la mienne, le corps dans lequel je repose n’est plus vraiment le mien non plus. Je ne voulais pas que tu me vois comme ça. Tu ignores ce que c’est, de voir un visage familier, en ce qui ne l’est plus véritablement. Égoïste ? Orgueilleux ? Salaud ? À tes yeux, mon brave ami, je suis peut-être tout ça, mais sache qu’en ce moment tu es, en mon ciel que l'ombre assiège, tel la douceur d’un ange que je vois passer au-dessus de ma tête, qui vient là pour adoucir la tempête et faire taire les échos de Chicago qui se veut pleine de bruits, là-bas, de l’autre côté des murs.

- Bon. Ça suffit, monsieur. Cette mascarade a assez durée. Je fais venir la sécurité !

Rita. Vaillante Rita. Elle a un caractère de chien, mais sans elle je ne suis capable de rien.

- Sammy…

Mon brave ami. Dis-moi, dis-moi, es-tu le messager de la vie ou de la mort, ce soir ? Mes doigts, toujours suspendus à ton doigt, s’accrochent, faiblement et craintivement. Je voudrais t’éviter le pire, mais seul ce « Sammy » abruti est le son qui me sort de la bouche. Une litanie réconfortante, en ce qui ne me réconforte plus vraiment…

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MessageSujet: Re: Youth || ft Ramsey Dim 21 Mai - 10:18



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❝Don't bring me down It's only just begun || feat Ramsey A. Dallas❞


Un autre souffle et je me fige. La batterie d'instrument qui te maintiennent en vie battant la cadence pour toi et ce cœur qui n'a plus la force de continuer ni même d'aller plus loin en ton chemin de croix. Je ferme les yeux, sens tes doigts s'enrouler autour de mon index. À bout de souffle, je te vois. Mais je t'en prie. N'abandonne pas. Je suis sûr que je peux faire quelque chose pour toi. Quoi? Je ne le sais pas encore. Tout ce que je sais est que je ne te laisserais pas. Alors t'as pas intérêt à baisser les bras et à claquer juste devant moi. Je tends l'oreille, entends mon nom fébrilement susurrer d'entre tes lèvres qui peine même à distinctement articuler. Je ne panique pas, je suis tout simplement brusquement triste pour toi. Je reconstitue le film de nos vies, retrace ces quelques mois passés sans toi et me rends compte que je n'ai même été fichu de voir cette vérité qui était placée là, juste devant moi. Maintenant qu'il est trop tard pour toi, l'est-il encore pour moi? Est-ce que je peux encore véritablement te sortir là? Alors que ton cerbère me tire par le bras afin de me faire dégager de ta chambre, d'un geste je me libère de sa poigne et lui braille tandis que ton souffle résonne encore comme au travers d'un scaphandre :

- Rha mais vous allez me lâcher oui? C'est moi la sécurité, puis merde ! Ah !! Regardez!!! Là, là ! Y tient mon doigt, y me connait !

Juste un battement de paupière suivit d'un fébrile hochement de tête et Conchita et moi comprenons que c'est ta façon de dire que tu es d'accord. Je n'ose pas vraiment te faire parler, ne sachant pas si tu aurais la force de me révéler cette vérité que je meurs d'envie de te quémander. Je me contente alors de te regarder,  fronce les sourcils avant de te lâcher sans la moindre retenue :

- T'as vraiment une sale gueule tu le sais ça? Tu me fais un peu penser à Benjamin Button, en moins dégueux.

Bah ouais, un blond souffreteux, à l'article de la mort alors qu'il devrait être en parfaite santé, chez moi ça fait CQFD. Sauf que bon, tu n'es pas un vieux bébé hideux et que d'apparence tu sembles encore jeune, il n'y a que ton corps qui est, de ce que j'en déduis, complètement pourri de l'intérieur. Comme monsieur Button, tu es la vie en son envers, un coup du sort voué à l'éphémère. Je reste un instant silencieux, me demandant ce que je peux bien faire. Me retournant vers ton infirmière, je l'interroge alors de la façon la plus sincère :

- Qu'est ce qu'il a ? Je veux dire, pourquoi? Pourquoi il est comme ça ?

Je te contemple un instant, ma main droite s'emparant de ton épaule que je tapote doucement avant de raffermir mon emprise dessus et de la masser légèrement, te faisant ainsi comprendre que je suis là et que je ne te laisserais pas dans cette merde en laquelle tout seul depuis trop longtemps tu te noies. T'es mon brother in arms, mon jumeau made by gomina, et je porterais plus jamais aussi bien mes boutons de manchettes sans toi. Alors j'attends, que le couperet tombe. J'attends cette lueur qui me viendrait et que je pourrais t'éclater devant les mirettes avant que tout s'écroule définitivement en ton monde. Seulement, tout ce qu'il me reste en les mains est cette lourde bombe que je redoute et qui ne nous promet que l'inévitable hécatombe. Mais, même si la mort laisse sur toi planer son ombre, je resterais à tes côtés jusqu'à ce que sur nos deux carcasses le rideau tombe. À bout de souffle, je te vois. Je ferme les yeux et entends les assourdissant bip bip qui te laissent aux aboies. Mais je t'en prie. N'abandonne pas. Parce qu'à présent que tu le veuilles ou pas je suis avec toi.

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MessageSujet: Re: Youth || ft Ramsey Mar 27 Juin - 14:28

« How do we make it ? »
Hang up the phone again, I am not home again. Crossing these fingers that I can keep up with this. Drink in my hand and my mind is on us and my heart is on the floor. No point delaying inevitable conversation. Take me away. How do we make it, when all we can be is apart?


Je ne veux pas que ça te ronge. Je ne veux pas que ça te gruge. Tu es là, comme une apparition divine, à quoi servent tes grands éclats, si c’est pour laisser gagner cette tristesse et culpabilité qui rongent et contre lesquels tu te bats présentement ? Nous avons traversés une flopée d’épopées, pendant que tu apprenais à comprendre les autres, moi, j’ai appris à te comprendre, mon ami. Soutenant ma douleur, laissant ma vie se consumer, pendant que je m’éteignais à petit feu, j’ai appris, avec le temps, à danser au cœur de ton embrasement, à comprendre pourquoi et comment tu parviens toujours à te faire remarquer, pour bien t’exprimer et t’assurer qu’on ne va pas t’oublier. Je ne vais as t’oublier. Jamais. Il n’y a personne comme toi. Personne qui possède ce don inné d’ouvrir ces innombrables coffrets en lesquelles les vies passées s’enferment. Tu es un putain de bon profileur et il m’est été d’un véritable privilège d’avoir fait ta rencontre. Je ne veux pas que ça te ronge. Je ne veux pas que ça te gruge. Tu n’y es pour rien. Absolument rien. J’ai choisis la solitude, pour t’épargner et te protéger. Tu ne pouvais pas savoir. Tu ne pouvais pas voir. Pas cette fois-ci. À trop vivre dans la peur, à tout conserver dans les ténèbres, la lumière parfois s’éteint sur les détails les plus insignifiants et plonge dans le noir le regard le plus perçant. Pour une trop longue histoire, j’ai choisi la manière dont je voulais si lâchement partir et tu ne pouvais rien faire pour rectifier le tir. Tu m’en veux… peut-être. Je comprends. Je comprends aussi ton acharnement. Au début, tout début, j’avais le même, mais mon reflet dans le miroir a fini par se briser et les éclisses de réflexions ont mis en lambeaux les quelques fragments restants de mon bon sens et savoir vivre.

Mort et Vie, elles discutent leur prix. Faut-il que leurs suaires d’éphémères aveuglent les esprits, d'une si terrible manière ? Je confesse que j’ai perdu tous mes points de repères, je ne vois et n’entends que toi. Chétif, misérable, cloué dans ce lit de la mort, je sens ton étreinte sur mon épaule, alors que les vils et rampants contraires se disputent toujours de leurs terribles manières et campent sur nos têtes de petits princes gâtés et font sonner leurs mérites. Tu es le messager de la Vie alors que je ne suis que le silence mortuaire qui hante les quatre murs de cette foutue chambre. Un sourire, puis un rire, traverse le seuil de mes lippes gercées, ne pouvant rester indifférent devant ton allusion de mon apparence que tu compares à l’illustre Benjamin. Tu as raison, j’ai une sale gueule, alors que toi tu es sexy comme un Diable !

- Monsieur Dallas souffre d’un carcinome non à petites cellules. En d’autres termes, il a atteint la quatrième phase du cancer du poumon. Il a depuis longtemps refusé les traitements, son état, avant cette impulsivité débile d’aller pourchasser un train en flamme, était stable, mais en jouant les héros… le cancer a créé des métastases, résume sobrement Rita, fataliste, mais sincèrement navrée.  

- Je suis sincèrement désolée, monsieur Diaz. J’ignorais que vous aviez un lien aussi fort avec lui. Il refuse les visites. Il ne veut voir personne.

Sacrebleu, mes bons, mais quoi de plus effroyable que des yeux mourants qui s'égarent dans le vide, alors que les mains déjà froides restent coincées entre les paumes brûlantes d’un proche qui pleur le départ jugé trop rapide et injuste ? Je ne veux offrir ce fardeau à personne. Certainement pas toi, mon ami. Le deuil, il se double d’un parasite qui connaît la faiblesse et l'exploite sans honte. Je ne veux pas que ça te gruge. Je ne veux pas que ça te ronge. Mort et Vie, elles discutent leur prix. Faut-il que leurs suaires d’éphémères aveuglent les esprits, d'une si terrible manière ?

Mais je comprends alors…
Tu es le messager de la Vie.
Je ne suis que le silence mortuaire qui hante les quatre murs de cette foutue chambre.
Le téléphone sonne et Rita nous délaisse pour aller le décrocher.
Mais je comprends alors…
Je comprends que tu es ma divine clarté en mes noires et profondes ténèbres. Tu mets en lumières tout ce que j’ai essayé de laisser se faire.

- Sam. Enlève-moi. Enlève-moi d’ici.

Je veux vivre.
Au moins juste une fois.

- Tu comprends ?

De mon doigts, je te désigne la porte, tandis que mon regard éteint se perd loin… loin au dehors de cette foutue forteresse de solitude.

- Mes clés. Les autorisations de sorties. Tout ce que tu as besoin, c’est là, dans le premier tiroir de ma table d’appoint…

Mais quoi de plus effroyable que des yeux mourants qui s'égarent dans le vide, alors que les mains déjà froides restent coincées entre les paumes brûlantes d’un proche qui pleur le départ jugé trop rapide et injuste ?

Nous avons traversés une flopée d’épopées, pendant que tu apprenais à comprendre les autres, moi, j’ai appris à te comprendre, mon ami. Soutenant ma douleur, laissant ma vie se consumer, pendant que je m’éteignais à petit feu, j’ai appris, avec le temps, à danser au cœur de ton embrasement…


Samuel Apollo Diaz, me ferais-tu l’honneur, au cœur de ton embrasement, de m’accorder cette dernière danse ?

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