Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 and i'll fall, and i'll break, and i'll fake (one shot)

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one choice can transform you
Ezra S. Ravenscar

❖ Date de naissance : 28/12/1998
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❖ Âge personnage : 35 yo.
❖ Profession : gérant de flesh & blood, extravagant maître d'un trafic obscur & illégal.
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MessageSujet: and i'll fall, and i'll break, and i'll fake (one shot) Dim 9 Avr - 14:28




and the wrists of my mind
have the bleeding lines



une semaine après : full metal jacket

quatre murs. un fou. un rire dément. rauque, presque inhumain. un rire qui défigure, qui esquisse sur le marbre blafard d'un masque d'homme la bête qui effleure, ronge et empoisonne. les serres étripent le cuir chevelu, la tignasse désordonnée, serpentent vers les prémisses d'une barbe négligée. oiseau de malheur, ton obscur plumage est la parure des criminelles victoires qui peignent ta pourriture du même vertigineux noir. l'obscurité recèle les pires travers et en son stupre débauché, il n'y a jamais assez de place pour contenir toute la folie, la noirceur, les démons, la rage ; ça gratte contre tes chairs, ça ronge ton ossature craquelée, ça consume, ça brûle brûle brûle. et tes mires délavées, cernées, contemplent nerveusement tes mains tremblantes. tremblantes. t'as les mains tremblantes, incendiées, le manque au creux des veines ; le manque de rêves vendus au caprice, le manque de distractions, le manque d'autres laideurs que celles qui décomposent ta chair pour y semer les vices de l'univers. et le rire se mue en grimace nerveuse ; le rire en plainte éraillée. y'a ce marasme d'excès qui langoureusement assassine, l'hérésie d'émotions monstrueuses qui grondent dans ta poitrine, entre tes côtés, que t'arrive plus à contenir, que t'arrive plus à retenir. alors tu te redresses, brutalement ; tu vacilles, dangereusement. douleur, douleur, douleur, ton nom est adage en mon crâne comme folie est ravage en mon âme. d'un éclat de rage, d'un éclat de toi, d'un instinct que tu ne comprends pas, tu renverses le lit dans un fracas assourdissant, et tes opales délirantes se mettent fébrilement en quête de quelque chose mais ne resplendissent à tes fuligineux délires que quatre murs sans fenêtre, un lit, et un fou aux mains tremblantes. alors les poings s'abattent sur la paroi lactescente, encore encore encore, jusqu'à saigner, jusqu'à ce que la jambe cède, que la charogne contre le mur s'affaisse, secouée d'un rire dément, rauque, presque inhumain lorsque les démons chuchotent en vain ; qui es-tu ?

t'es l'enfant maudit, la raclure vagabonde, le connard qui pervertit et gangrène le monde. ébauche d'humanité, démon inachevé. t'as le souffre aux poumons, le styx aux veines, l'enfer au cœur. incurable déphasé prédestiné à n'appartenir ni à ce monde, ni au prochain ; il a fallu ce filtre qui à travers tes hivers névrosés dessine l'univers sur le calque de ta réalité, tordue et dérangée, pour qu'en les méandres de ton esprit tu trouves le seul endroit capable d'accueillir la gangrène de ton existence dénaturée. ils disent que t'es malade. t'es le blasphème à la vie. l'offense à la mort. le poison viscéral, infernal ; tu cicatrises jamais, t'as l'immortalité de ceux qui ne grandissent pas, la folie de ceux qu'on ne comprends pas. condamné à l'errance dans une dimension que tu modèles mais qui ne te ressemble pas, tu devrais être seul mais ils sont toujours là.

la folie
les démons
la migraine.


quatre murs. un fou. un étranger. un monstre. un trou noir, meurtrier. sous l’œil hagard du prisonnier l'horloge se distord, les heures sont secondes, les jours sont années ; t'as l'impression d'avoir des millénaires sur les épaules, de te mouvoir dans une enveloppe faite de poussière, de chairs pourries et éphémères. le temps. indéfiniment il te raille, énumérant chacune des fois où soumis à tes propres vertiges tu dérailles. parce que ces quatre murs, c'est une chambre sans porte, c'est un couloir sans issue, c'est une boîte qu'on a jamais pu ouvrir. c'est ton crâne. et t'es perdu à l'intérieur de ta putain de tête. alors quand l'absolue déraison guette, tes paumes de bête épongent fiévreusement la porcelaine fendue de ton visage ; toi, roi de l'outre-monde, tangue au delà de l'abîme de ta propre conscience sur un fil qui s'étiole, la malice infantile s'énamourant de ses frénétiques naufrages quand de ta propre déchéance toi-même tu rigoles. mais pourtant tu t'obstines à errer dans ce dédale profane entre illusion de l'âme et réalité sans charme, incohérent diablotin qui a, dans l'inoubliable rutilance de son impertinence, oublié comment réassembler les fragments de son esprit brisé par la cacophonie de ses psychoses et ses jeux enfantins. et les hallucinations menacent à chaque déséquilibre, et les paupières traîtresses dissimulent les chimères despotes lorsque tu plonges dans une obscurité qui avidement t'emporte. vicieusement, le fil s'étiole. d'un faux-pas, tu dégringoles. et les ombres chuchotent et s'affolent ; qui est-tu ?

t'es le fou qui renverse le roi, valse avec la reine, baise le chevalier. le monde est un échiquier. le monde est un jeu. la foule est ton pion. marionnettiste. suicidaire. sanguinaire. il y a la soif, inextinguible, des fauves qui sommeillent sous ta carne balafrée. la fureur, irascible, des violences qui hurlent et bannissent de ton crâne les insaisissables clartés. les délires, indicibles, des fièvres conquérantes qui déforment l'occulte labyrinthe de tes pensées. et tu crèves, et tu meurs. parce que ça n'a jamais été que toi, ça a toujours été vous, toi et les incendies qui te bouffent littéralement l'âme, le cœur et la vie. alors pourquoi personne n'étouffe ? pourquoi t'es le seul à perdre ton souffle, à dégénérer d'un désordre qui te mortifie les entrailles ? immuable. il est immuable, imperturbable, cousu à ton cadavre. le chaos qui embrase la moindre de tes putrides cellules, le chaos qui possède, obsède tes mânes nécrosées pour mieux t'enchaîner à ce putain de cycle qui sans cesse se répète pour mieux t'immoler. l'ennui. t'es les cendres de ce que tu consumes, et quand tu n'as plus rien à brûler, c'est toi qui te consume. et ça s'accumule, ça hurle, lacère la prison de chair, d'os et d'insanités. et tu ne peux pas les arracher, tu ne pas t'en débarrasser, de cette insatiabilité.

et tu ricanes, tu traîne tes sourires, tes crimes et tes blasphèmes
parce que le chaos, c'est toi
et tu ne pourras jamais échapper à toi-même.


quatre murs. un fou. des fantaisies qui grouillent sous le plafond. de ton crâne. de ta cage. chaos, désordre, insomnie. les ongles écorchent l'épiderme dans une lenteur démesurée, avec une force d'obstiné. quatre murs. un fou. des parois vierges d'histoires, ivoires. tu saignes. tu souilles. les veines recèlent les merveilleuses nuances. dessine, invente, réinvente. de ton écarlate d'arabesques incompréhensibles  naissent et orchestrent leurs funestes contrastes sur l'immaculé qui lamente sa décadente dysharmonie. et l'immensité de tes fêlures se concentre dans l'art. se rassembler. s'oublier. t'as jamais été fait pour être complet, t'es né imparfait, informe. et tu restes aveugle et insignifiant, même souverain délirant d'un monde qui n'a absolument plus rien de cohérent.

les pas résonnent, mais tu ne les entends pas. gamin muet, dans tes veines ouvertes tu cherches une lucarne sur le monde mais tu ne perçois que le reflet de quatre murs sans fenêtre, d'un fou perdu dans sa propre tête. alors lorsqu'une poigne véhémente s'agrippe à ton épaule, le réflexe est animal ; les pognes belliqueuses viennent s'écraser contre la face de l'un, broyant sa mâchoire, déchaussant des dents, encore, encore, encore. toute la violence du monde s'est réunie dans ta pourriture. un bras écrase ta trachée, et ce sont tes crocs de sale bête qui broient l'épiderme pour arracher les chairs dans un crissement chuintant tandis qu'un hurlement atrocement humain se répercute contre les murs trop blancs. un autre te jette à terre, et tes ongles s'enfoncent dans les charpentes humaines avec la férocité des possédés. on immobilise tes mains assassines, on glisse une œillade désabusée sur tes poignets, sur les esquisses carmines, et tu sens l'aiguille pénétrer ta charogne, une main serrant ta gorge emplie d'un rire dément. rauque, presque inhumain.

tu ne sortiras jamais d'ici, ravenscar.
est-ce qu'on a jamais pu sortir de son crâne ?



FICHE ET CODES PAR ILMARË

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le pouvoir de l'éclipse lelele :
 

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