Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 I need you [Ash]

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Lou Jackson

❖ Date de naissance : 06/04/1998
❖ Barge depuis : 13/12/2016
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❖ Âge personnage : 29 ans
❖ Profession : entraîneuse dans la fosse et assassin dans l'ombre
❖ Faction : dauntless, bien que n'en faisait plus partie depuis 5 ans, ayant juste disparu dans la nuit
❖ Forces & Faiblesses : douée en combat rapproché, avec les armes à feu même si sa prédilection est de se battre au corps à corps - si sa rage de vaincre est sa force, elle est aussi sa faiblesse tout comme ses démons qui la hantent
❖ Philosophie : Si les anges volent, c'est parce qu'ils se prennent eux-mêmes à la légère.
❖ Playlist : heathens : twenty one pilots - judgement day : stealth - demons : imagine dragons - everybody wants to rule the world : lorde



MessageSujet: I need you [Ash] Sam 1 Avr 2017 - 15:59

I need you.
Ft. Arslan
Vêtue de noir, je me fondais parmi les silhouettes qui côtoyaient le quartier de Downton. Dans un sens je détonnais par rapport à toutes silhouettes vêtues de tenues coûteuses et classes. Facilement reconnaissable alors qu'il suffisait de regarder ma tenue pour m'associer aux audacieux. Nous étions ceux qui trompons la mort, qui étions reconnaissables avec nos vêtements couleur charbon. En soit je ne portais pas l'uniforme caractéristique des audacieux alors que ma situation au sein de la fosse des audacieux était encore confuse. Non pas que j'avais fait grand chose pour arranger mon cas. Et dans un sens l'on pourrait sans doute trouver que cette couleur noir que je portais s'assortissais à mon humeur. De mauvaise humeur j'étais en effet. Car, si j'avais retrouvée à une des tenues dans laquelle j'étais à l'aise, portant autant un débardeur noir qu'une veste en cuir, il n'en restait pas moins que la vie ne me semblait guère rose en ce moment. Nullement sûre d'être réintégrée dans la faction j'étais autant inquiète à l'idée qu'on ait découvert que j'étais désormais vivante. Certaine qu'on avait tenté de me tuer. La paranoïa étant là, se mélangeant à la peur. Des peurs que j'avais appris à contrôler mais certaines étaient toujours là. Et si mon passage parmi les audacieux m'avait permise de nouveau de plonger dans un paysage des peurs que trop familier, je ne restais pas moins encore à la merci des démons qui voulaient m'attirer entre leurs griffes. Méfiante alors que je ne cessais de scruter chaque personne autour de moi. Et si j'étais armée, il n'aurait pas moins suffit d'une seule seconde pour qu'un des mes poignards se retrouve entre mes doigts. Agir avant de réfléchir. Un mantra qui semblait plus que jamais exister en ce moment, le faisant vivre alors que j'avais cessé de me poser des questions pour avancer. Trop méfiante pour pouvoir prendre le temps de me poser et arrêter de croire que l'on ne me suivait pas, ou que quelqu'un n'avait pas tenté de me tuer. Et si je n'en venais qu'à faire des détours, il n'en restait pas moins que c'était au coeur de la journée que je me rendais dans ce quartier, sachant pour autant que certains se retournaient sur mon passage, se demandant sans doute ce que faisait un audacieux dans cette partie de la ville. Enfin, pour certain j'étais une déserteuse, et si j'étais autant tentée de rejoindre les ombres et les quartiers mal famés que fréquentaient nombreux sans factions, il n'en restait pas moins que j'avais besoin de le voir.

C'était chez lui que je me rendais en ce moment. Je connaissais le chemin par coeur, l'ayant mémorisé des années auparavant. Des années que nous nous connaissions et pour autant, alors que j'aurai pu directement me rendre chez lui après m'être réveillée, je n'étais pas allée le voir. Trop confuse, trop suspicieuse. Les doutes continuaient de planer dans ma conscience. Mais c'était plus fort que moi alors que j'avais besoin de le voir, ayant besoin de lui ou même d'un ami à ce moment. Ami s'il était. Je ne pouvais mentir en disant que l'idée ne m'avait pas effleuré de croire que c'était lui qui m'avait fait perdre quasiment cinq années de ma vie, mais pour autant il m'avait toujours protégé. Du moins il avait tenté. Quoiqu'il en soit j'avais besoin de le voir, de lui parler en personne non seulement pour savoir la vérité que pour pouvoir le regarder et tenter de déchiffrer les expressions de son visage. Mon instinct me poussant à retrouver le chemin précédemment emprunté. N'en venant qu'à m'arrêter alors que je bifurquais avant de me diriger vers son appartement. Poussant la porte de l'immeuble avant de grimper les escaliers sans m'arrêter pour flâner ou saluer certains de ses voisins. Je n'avais pas le temps pour cela et ce n'était pas comme si j'étais en promenade loin de là. Au lieu de cela, je n'en vins qu'à me retrouver devant sa porte. Soudainement hésitante. Prenant une inspiration alors que je me trouvais devant sa porte. Nullement certaine qu'il soit là. Qu'importait. L'instant d'après, ce fut après avoir inséré dans la serrure la clef qu'il m'avait donné, que j'en venais à me retrouver chez lui. M'arrêtant une seconde alors qu'aussitôt deux de mes poignards s'étaient retrouvés dans chacune de mes mains m'avançant prudemment. Méfiante plus que jamais. Et ce fut seulement après avoir inspecté l'appartement que je me rendis compte qu'il n'était pas là. Autant que mon regard sillonait chaque pièce, ce ne fut pas moins quelques instants après que je cherchais dans les derniers recoins de son appartement une bouteille d'alcool. Le besoin d'un verre. Le besoin de calmer mes tremblements. Le soudain espoir qu'il n'ait pas oublié mes leçons ce qui ne semblait être le cas lorsque je réussis à trouver l'objet tant recherché. Sans hésiter que je m'installais plus confortablement avant de me servir un verre et pendant l'espace d'un instant je pus faire une pause, reprenant mon souffle alors que je faisais le vide dans ma tête. Seulement l'espace d'un instant alors que le bruit de pas en venaient à résonner. Mes doigts qui attrapaient les poignards posés en évidence sur la table. Instinctif. Le bruit d'une clef qu'on tourne dans la serrure alors que sans pour autant je ne me permette de relâcher la pression. Ce fut seulement quand je le vis que pour la première fois depuis longtemps qu'un sourire n'en vient à s'esquisser d'une certaine manière automatiquement sur mon visage.

- Hey.
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Arslan Fraser

❖ Date de naissance : 18/01/1992
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❖ Âge personnage : 34 ans
❖ Profession : Les maux et les joies de l'esprit peuplent sa vie: Il est psychologue
❖ Faction : Ses origines auraient pu l'appeler à autre chose mais il fait partie de ceux qui ont quitté la maison pour une autre voie: Il est Erudit
❖ Forces & Faiblesses : Observateur et attentif, il écoute, voit et surtout comprend sans en donner l'air. Connaisseur et manipulateur, il connaît les rouages de votre cerveau peut-être mieux que vous et sait se servir de ces connaissances. Sérieux et froid, la détente ne fait pas vraiment partie de son vocabulaire, à quoi cela pourrait-il bien lui servir ?
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MessageSujet: Re: I need you [Ash] Sam 1 Avr 2017 - 21:17

I need you × ft. Arslan Fraser & Lou Jackson
Le chaos, il s'était insufflé au cœur même de cette zone blanche que les guerres n'atteignaient que dans leurs pires heures. Ils avaient osé s’écharper ici-même, entre les murs du Wrigley qui avait déjà recueilli le résultat morbide de leur dernier exploit. La fourmilière avait été touchée personnellement mais tous les services s'étaient mobilisés, apportant les premiers soins dans ces nouvelles traces sanglantes parce qu'ils étaient là pour ça, parce qu'ici la vie était plus précieuse que leurs chamailleries d'adultes. Dans le feu de cette action victimes et soignants avaient tenu, parant au plus urgent, s'accrochant à leur existence avant que le temps ne fasse remonter un autre mal : le contre-coup. Les angoisses, les regrets, les rancœurs, les désespoirs, toutes ces émotions, mécanismes de l'esprit en mal de réparation qui à présent faisaient surface. C'était maintenant dans son cabinet qu'il voyait défiler cette vague, le plongeant dans un marathon dont la force l'usait sournoisement. Il n'avait pas l’habitude de traiter autant de cas aussi semblables dans un temps aussi restreint, la majorité avait juste besoin de mettre des mots sur leurs émotions, d'autres allaient avoir besoin d'un suivi plus approfondi mais tous répétaient les mêmes mots, ressassaient la même expérience et cette violence subite ou provoquée commençait à égratigner ses propres protections. Et puis cette redondance dans ces cas le lassait, il ne voyait pas d'attrait à ces "premiers soins" psychologiques, ce travail à la chaîne ne lui donnait aucune opportunité, rien à quoi s'accrocher pour tenir face à ces histoires. Il était temps de songer à autre chose.

▬ " Combien il en reste ? " La demoiselle n'était pas loin, elle avait reconduit le dernier rendez-vous et laissait transparaître les signes évidents de sa nervosité. Il n'était pas le seul membre du personnel à vaciller face à cette attaque, la meurtrissure de leur sanctuaire avait ébranlé quelques certitudes et aussi clairement abattu un sentiment de sûreté. Lasse d'observer où qu'il regarde ces traitres d'émotions, Arslan laissa sa tête partir en arrière, inclinant son dossier pour offrir à son regard une vue sur le plafond d'un blanc impeccable.

▬ " Trois. " L'homme porta sa main sur son visage, appuyant légèrement sur ses paupières clauses à la recherche d'un sursaut de vivacité qui n'apparaissait pas. Trois, c'était plusieurs heures, bien trop pour son esprit déjà usé, il avait égaré sa concentration, rien de bon ne sortirait de cet acharnement et un soupir s'échappa de ses lèvres à cette conclusion muette.

▬ " Transférez-les à Abigaël, j'en ai fini pour aujourd'hui. " La jeune Érudite était dans la dernière ligne droite de ses études et n'avait cessé de manifester son désir de se rendre utile ces derniers temps, c'était donc l'heure. Conscient d'une certaine limite, Arslan préférait se décharger sur la jeune femme pour revenir demain d'attaque plutôt que de mettre le pied dans une spirale de mauvais augure.

▬ " Bien. " Son assistante disparue, se chargeant de cette modification sans discuter. Le psychologue lui se redressa et lança sa main à l'assaut des trois dossiers qui se tenaient sur son bureau et les ouvrit un à un pour vérifier qu'il ne glissait pas un cas plus préoccupant que les autres à sa jeune collègue. Mais rien ne semblait vouloir sortir de l’ordinaire de ces sombres jours, il pouvait donc s’éclipser sans remords et c'est ce qu'il ne tarda pas à faire.

Lorsqu'il quitta les murs de l'hôpital il songea un bref instant à rejoindre les eaux chlorées du bassin, faire quelques longueurs supplémentaires ne lui ferait sans doute pas de mal mais son antre médicinal avait été violé et il savait qu'il avait besoin de rejoindre son autre lieu sécurisant: son appartement. Lui n'avait pas été sali, il était coupé des agressions extérieures, un sanctuaire qui l'aiderait à évacuer les maux contre lesquels il s'était heurté ces derniers temps. Arslan avait donc rejoint son immeuble sans manifester un quelconque intérêt pour l'animation des allées qu'il traversait. Il avait traité avec assez d'humains pour la journée, pas la peine d'ouvrir son attention à d'autres observations. Fermé aux distractions, notre homme arriva donc bien vite à son immeuble avant de se retrouver à sa porte. Lorsqu'il ouvrit cette dernière, son esprit failli manquer le fait qu'elle n'était plus close alors qu'il l'avait assurément verrouillé en partant quelques heures plus tôt. Sa réflexion ayant un temps de retard, il était déjà entré lorsque son cerveau émit l'hypothèse la plus logique à cette découverte.

▬ " Hey " Bien sûr, il n'y avait pas beaucoup de possibilités et depuis qu'Elle avait à nouveau disparu celle-ci était la plus plausible. Son regard capta la silhouette familière avant de se poser sur ces mains assurées mais nerveuses qui tenaient des lames bien entraînées et de remonter vers ce visage qui esquissait un sourire. Cela faisait plusieurs années qu'il n'avait pas vu ces yeux mais il lui en fallut bien moins pour déceler les traces des démons que le coma de la demoiselle ne semblait pas avoir égarés.

▬ " Heureux de voir que tu as su retrouver mes clés après tout ce repos et cette énième disparition. " Mauvais ton non ? Cela ressemblait à un reproche et ce n'était pas de cette manière que l'on accueillait une comateuse sur laquelle on avait veillé, il était fatigué le vernis craquelait. Enfin savait-elle qu'il ne l'avait pas laissé seule durant tout ce temps à l'hôpital ? Probablement pas, alors techniquement il faisait face là à sa manière de refaire surface après cinq années de "disparition", il n'était pas le seul à ne pas être très brillant tout de même... Ses yeux se fermèrent et ses doigts vinrent pincer l'arrête de son nez pour chasser l'inhabituelle trace de mauvaise humeur à laquelle il ne désirait pas exposer la miss, parce qu'il était plutôt heureux de la voir enfin éveillée, si elle sentait l'inverse cela serait une maladresse peu engageante. " Désolé. " On recommençait, on revenait quelques instants auparavant pour saisir un meilleur démarrage. Arslan rouvrit ses paupières et rabaissa sa main pour dévoiler un brin de sourire. " Hey. Bien dormi ? " Remis de sa découverte, notre homme se remit en marche pour s'approcher de la demoiselle en songeant bien vite à la suivre dans sa dégustation anticipée d'alcool.
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Lou Jackson

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MessageSujet: Re: I need you [Ash] Dim 2 Avr 2017 - 2:05

I need you.
Ft. Arslan
Son regard indéchiffrable. Un froncement de sourcil. J'avais toujours aimé les challenges. Et il en était un alors qu'il n'était jamais facile de savoir ce qu'il voulait, de savoir ce qu'il pensait. Il paraissait plus certain qu'il préférait écouter les autres parler que parler de lui. Un érudit. Si sérieux que même la volonté de le dérider avait été un challenge. Mais au-delà de cela, au-delà d'avoir la sensation familière de retrouver quelqu'un qu'on connaissait ce que je pus que notifier fut qu'il n'était pas surpris. Il n'arrondit pas les yeux, ne marqua pas sa stupeur ou sa surprise de me voir débarquer chez lui après 5 ans d'absence. Il ne sauta pas de joie ou n'esquissa aucun mouvement brusque. Il ne tomba pas par terre sous le choc, m'obligeant à la réveiller. Non, il n'était tout simplement pas surpris. Comme s'il savait. Les doutes de nouveau là, planant au-dessus de moi. Et si c'était lui. Et s'il savait parce qu'il était celui qui m'avait forcé à disparaître, qui avait failli réussir son coup. La méfiance là, la suspicion surtout. Et si j'aurai aimé autant n'avoir aucun soupçon, ne pas croire à cette potentielle hypothèse il n'en restait pas moins qu'elle était de nouveau là, en face de moi. Lui me regardant comme si nous nous étions quittés la veille, comme s'il était normal que je sois ici ou que j'ai la clef de son appartement. Dans un sens cela l'était alors que j'avais toujours eu cette habitude de passer, le plus souvent quand j'étais au plus bas. Dans un sens je m'étais toujours sentie en sécurité ici même si je ne pouvais oublier cette désagréable impression qu'au final il n'en viendrait qu'à m'écouter, et que pour lui je n'étais que sa patiente. S'il m'avait donné une de ses clefs, il n'en restait pas moins que même ce simple fait ne permettait pas de justifier sa réaction. Cela faisait 5 ans et il me regardait comme s'il s'y attendait. Mes doigts qui enserraient un peu plus mes poignards. Des poigards prêts à voler dans sa direction sans aucun remord. Le sourire qui était sur mon visage s'étant effacé alors qu'il n'en venait qu'à prendre la parole.

- Heureux de voir que tu as su retrouver mes clés après tout ce repos et cette énième disparition.

Un ton chargé de reproche. Un frisson qui me parcourait. Il savait. Il savait que j'avais été dans le coma. Lui n'hésitant pas à en rajouter une couche sur cette énième disparition comme il l'appelait. Ce n'était pas normal. Son ton chargé d'accusation qui était là comme s'il m'en voulait d'avoir disparu, comme si c'était ma faute si je m'étais retrouvée à me réveiller dans une chambre aux murs blanches que je connaissais pas. Comme si c'était ma faute que tout ce laps de temps s'était écoulé. Ma faute de m'être rendu compte en attrapant un journal qui trainait sur l'un des fauteuils de l'hôpital que ce n'était pas la même année, que le temps avait filé et que cinq s'en étaient écoulées. Mais au-delà de ses accusations dont je ne pouvais rien, je ne pouvais effacer ce sentiment de méfiance de mon esprit. La paranoïa de nouveau là. Masquant un doute par un sourire. Toujours maintenir les illusions. Et alors que je n'en venais à me lever, je ne pus que voir qu'une expression de culpabilité traversait son visage comme s'il se sentait soudainement coupable de ses accusations. Pourquoi ? Une question qui résonnait dans ma tête.

-  Désolé.



Des excuses que j'aurai acceptées sans hésiter auparavant. L'une des seules personnes dont j'acceptais les excuses même. Mais à cet instant je n'avais pas ces excuses en tête, n'étant pas concerné par ses reproches. Au contraire je jonglais avec le flou dans ma tête, jonglant avec la vérité et les mots qu'il venait de prononcer. Des mots qui tourbillonnaient dans mon esprit alors qu'il était trop sûr de lui, nullement surpris ou étonné par mon apparition. Comme s'il m'avait vu dans le coma. Bien entendu à aucun moment ne m'effleura l'idée qu'il ait pu me trouver dans l'une des salles d'hôpital et qu'à partir de ce jour il fut venir me voir sans aucune certitude que je n'en vienne à me réveiller. Il n'y avait aucune réponse à mes questions si ce n'était ces moments de doute trop familier. Hésitante même maintenant. Appuyée contre la table, j'hésitais un instant à franchir la distance qui nous séparait. Une décision qu'il décida de prendre lui après avoir repris la parole.

- Hey. Bien dormi ?

Des sonnettes d'alarme tirées. L'instant d'après c'était un de mes poignards qui se retrouvaient contre son cou, la lame aiguisée laissant perler une goutte de sang le long de sa peau alors que je me retrouvais proche de lui. Seul ce poignard nous séparait alors que mon autre main en était venue à agripper, son poignet le serrant. Sans aucun doute une marque rouge serait laissée sur sa peau, mais à cet instant cela n'avait pas d'importance, ni le verre et la bouteille d'alcool qui se trouvaient sur la table d'à côté. A cet instant seul le moment présent comptait alors que nos deux corps étaient proches, quasiment collée à lui mais plus violente que jamais alors que ce n'était pas un désir de l'embrasser qui s'était emparé de moi mais un désir de savoir ce qu'il savait. Un désir de la vérité qui pourrait passer par la création de dommages collatéraux. A vrai dire, toute ma joie de le retrouver avait disparu face à ce désir de savoir la vérité, face à ce désir de violence et suspicion.

- Tu plaisantes j'espère ?!  

Dangereuse alors que la lame du poignard s'appuyait un peu plus contre sa peau. Il suffirait d'un geste propre et puissant pour entailler sa gorge et pour qu'il ne tarde de mourir.

- Comment t'es au courant ?! Est-ce toi qui m'a foutu là-dedans ?! Et essaye pas ta psychanalyse à deux balles sur moi ! Je veux des réponses, maintenant ! Ou je jure que...

Menace sous entendue. Toute trace d'amitié disparue alors que cet instant il n'y avait que moi et lui, et ce flou qui entourait la vérité entre nous deux.
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Arslan Fraser

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MessageSujet: Re: I need you [Ash] Dim 2 Avr 2017 - 6:05

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Non il n'était pas mécontent de la voir, non il ne lui reprochait pas ce qu'elle lui avait fait traverser, ce n'était qu'une vision que provoquait sa fatigue et il devait s'en défaire, ce n'était pas rationnel. Arslan se fit donc violence et chassa ces manifestations intempestives pour remettre la main sur le soulagement de la voir éveillée. Après tout ce temps c'était un petit miracle clinique de la voir en capacité de disparaitre et de débarquer ainsi chez lui, au-delà du fait qu'elle aurait pu rester indéfiniment dans son coma un délais aussi long aurait dû diminuer ses chances de retrouver ses capacités. Au passage elle pouvait remercier sa veille sur le maintien des visites du kinésithérapeute qui avait minimisé la fonte de ses muscles car elle semblait pouvoir se mouvoir avec aisance.

De ce point, il ne tarda pas à en être convaincu car après avoir chassé son ressentiment et redémarré ces retrouvailles sous des auspices plus amicales il se heurta à un éclat de violence inattendue. La demoiselle fondit sur lui, lame en avant, l’entraînant dans une fuite en arrière qui lui coupa finalement toute retraite plus que le mur se matérialisa dans son dos. Son autre réflexe voulu la repousser mais une autre main vint entraver son poignet avant que la distance entre eux ne disparaisse, réduisant la tentative de son autre bras à néant et le forçant à réfléchir. La surprise s'était lue sur son visage et pourtant il avait décelé les signes, il avait vu la nervosité dès que son regard s'était posé sur sa silhouette, il avait vu ces doigts qui s'accrochaient aux lames, il avait vu son sourire disparaitre, il avait vu son regard sombre. Bon sang, la fatigue lui faisait véritablement commettre des erreurs et ne parlons plus de ses réflexes d'une autre vie. Il était où le cour de désarmement d'arme blanche ? Pas dans son corps en tout cas, il avait probablement eu tous les mauvais réflexes possibles dans cette fraction de seconde.

▬ " Tu plaisantes j'espère ?! " La surprise avait laissé place au clair inconfort de cette situation, notre homme releva le menton dans une vaine tentative d'instaurer une distance entre sa peau et la morsure du métal. Crispé, le cœur battant, l'adrénaline du danger avait au moins le bénéfique de tirer son esprit des brouillards de la fatigue, cette fois il se sentait parfaitement éveillé et observait la demoiselle pour lire cette sincère et déroutante hostilité.

▬ " A vrai dire, oui. " L'humour n'avait jamais été une compagne très fiable, ce n'est que maintenant qu'il percevait l'inconvenance que l'on pouvait trouver à ironiser sur le "sommeil" d'un comateux. Ce n'était pas son meilleur mot à ne pas douter mais de là à lui faire vivre ce quart d'heure il y avait tout de même un pas.

▬ " Comment t'es au courant ?! Est-ce toi qui m'a foutu là-dedans ?! Et essaye pas ta psychanalyse à deux balles sur moi ! Je veux des réponses, maintenant ! Ou je jure que... " Il avait beau avoir retrouvé toute sa réflexion, Arslan avait la sensation que la menace du couteau et la prise qui coinçait son poignet suffisaient à embrouiller ses pensées. Au-delà des mots, il chercha ce qui pouvait bien lui inspirer cet interrogatoire musclé et se remémora le réveil de la demoiselle. Personne ne l'avait vu, ils avaient juste vu qu'elle s'était réveillée en étudiant l'historique des machines, elle avait disparu et souffrait probablement d'une certaine désorientation qui l'avait fait trainé un certain temps avant de la guider vers ce qui était un point fixe en quête de réponse.

▬ " Rappeles toi, tu étais au Wrigley, tu me crois incapable de te retrouver au beau milieu de mon hôpital ? " Sa main libre vint précautionneusement se poser sur le coude de la demoiselle, établissant un contact qui se voulait apaisant. Il n'était guère en position d'essayer de la désarmer, elle n'était pas en état d'avoir un réflexe salvateur pour sa vie et il ne tenait pas vraiment à sombrer lamentablement sur le sol de son salon. " Je comprends que tu aies des questions, cinq années s'est désorientant. Mais je peux répondre sans ça je te l'assure. " Non il n'était pas dénué de peur, il ne l'avait jamais été. Cependant il avait depuis toujours acquis la faculté de se servir de ses angoisses, il les maîtrisait et les réorientai vers des directions où elles étaient utiles. À cet instant précis la menace de la mort affûtait son regard, électrisait le fils de ses pensées et exposait un calme qu'il espérait inspirant. Il n'aurait pas pu manier tout cela de cette manière sans cette angoisse qui faisait battre son cœur et c'était tout de même plus utile qu'une crise de panique s'opposant ce qui ressemblait à une crise de paranoïa désorientée.
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MessageSujet: Re: I need you [Ash] Dim 2 Avr 2017 - 6:27

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Ft. Arslan

-  A vrai dire, oui.

S'il avait tenté de plaisanter, ses plaisanteries sonnaient creuses. Et si les érudits n'étaient pas connus pour être particulièrement doués avec les blagues si ce n'était bien plus avec les mots savants et la langue propre des scientifiques, il n'en restait pas moins qu'à cet instant je n'avais pas envie de rire. Ne réussissant même à trouver quoique ce soit de drôle dans ses mots, même pas une simple intonation alors que j'avais passé 4 ans un dans sommeil prolongé, involontaire. 4 longues années pendant lesquels ma vie avait été interrompue sans que je ne sache rien pour que je n'en vienne qu'à me réveiller et découvrir que ma vie était peut être encore pire qu'avant. Alors non, je n'avais pas envie de rigoler, n'étant pas encore prête à accepter les blagues sur ce sommeil comateux digne de la belle au bois dormant. La paranoïa, la fatigue et la colère était là. Trop suspicieuse alors que je n'en venais qu'à prendre que mal cette réplique trop maladroite qu'il venait de prononcer. Tous mots étant bon à prendre alors que chaque mot qu'il prononçait renforçait l'idée qu'il savait, renforçant ce scénario où il apparaissait comme le grand méchant loup de l'histoire. Si je m'étais posée l'espace d'un instant peut-être aurais-je pu réfléchir calmement mais à cet instant le ridicule et l'ironie de la situation m'échappée. Ne me retrouvant qu'à le plaquer contre le mur le plus proche, une lame contre sa gorge. En colère alors que je peinais à croire ses mots, ayant besoin de réponse là et maintenant. J'avais besoin de savoir comment il avait su, j'avais besoin de savoir le fin mot de l'histoire mais en soit je ne lui laissais pas réellement le temps de parler, n'en venant plutôt qu'à accentuer un peu plus la pression de ce poignard qui se trouvait contre sa gorge. Une goutte de sang perla de nouveau alors qu'il tentait de relever la tête, tentant de s'éloigner du poignard. S'il ne semblait pas avoir peur de moi alors même que mon regard trahissait plus que jamais une lueur de démence, il n'en restait pas moins que tout son corps trahissait une certaine rigidité. Et comment en aurait-il pu être autrement alors qu'à cet instant c'était l'un de mes poignards qui se trouvaient contre sa gorge, alors que plus violente que jamais, je paraissais être prête à lui entailler sa gorge même et à lui ôter la vie. L'adrénaline se faisant ressentir dans mes veines alors que j'appuyais un peu plus la lame du poignard contre sa peau. J'avais besoin d'une réponse.



- Rappeles toi, tu étais au Wrigley, tu me crois incapable de te retrouver au beau milieu de mon hôpital ?

La logique de l'argument. Un argument qui fit mouche alors que je me retrouvais à réfléchir non sans pour autant écarté la lame de sa gorge. Cela était logique que j'ai fini à l'hôpital alors que des patients m'avaient sans doute trouvé, logique alors qu'il travaillait là-bas qu'il ait pu finir par me découvrir dans l'une de ses chambres blanches alors même que j'étais une inconnue pour les docteurs et infirmiers. Tout était logique justement, peut-être trop. Et si l'ombre d'une vague de chaleur me traversa le corps alors qu'il affirmait en quelque sorte l'idée qu'il m'avait cherché, il n'en restait pas moins que je continuais de douter. Car, s'il ne m'avait pas tourné le dos comme ceux que je considérais comme des amis, comme tous les audacieux qui m'accusaient pour la plupart de déserteuse, il n'en restait pas moins qu'autant que ses mots me permettaient de trouver des réponses à certaines de mes questions, cela ne voulait pas dire que ce n'était pas lui. Hésitante à relâcher la pression alors que mon regard ne le quittait pas. Hésitante à écarter le poignard de sa gorge bien même alors que je le connaissais en partie, alors qu'il était censé être un ami.


Sa main libre qui se posait précautionneusement sur mon coude. Contact humain. Lui qui reprenait la parole d'une voix qui se voulait calme et rassurante.

- Je comprends que tu aies des questions, cinq années s'est désorientant. Mais je peux répondre sans ça je te l'assure.

Mon regard qui se posait de nouveau sur lui. Désorientée. Tentant de démêler le vrai du faux, tentant de démêler mes souvenirs et de me rappeler, tentant de savoir s'il disait la vérité, si je pouvais avoir confiance en lui. Mon regard qui se déplaçait pour se poser sur la goutte de sang qui perlait le long de sa peau. L'impression de ne pas savoir ce que je foutais. Et soudain je me reculais, lui rendant sa liberté alors que je rangeais mes poignards et m'écartai de lui. Toujours désorientée. Mais je savais pas moins qu'il disait la vérité, du moins je n'avais aucune raison pour le moment de croire le contraire. Agitée alors que fuyant son regard, je n'en venais qu'à me verser à boire, tentant de me soustraire du tremblement qui avait saisi ma main. Manquant de pousser un juron alors que je me forçai à retrouver mon calme. Il fallait que je réfléchisse. Avalant une gorgée d'alcool en l'ignorant avant de nouveau de me tourner vers lui.

- Dis moi tout ce que tu sais depuis que tu m'as trouvé là-bas... Me pose pas de questions mais juste dis moi ce que tu sais, dis-moi pourquoi tu n'as pas paru surpris de me voir débarquer là cinq ans après ?

Tenter de replacer les blancs, tenter de savoir ce qu'il disait pour savoir s'il disait vrai; s'il était coupable ou pas bien qu'il y avait toujours ce doute qu'il tente de me mentir.
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Arslan Fraser

❖ Date de naissance : 18/01/1992
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❖ Profession : Les maux et les joies de l'esprit peuplent sa vie: Il est psychologue
❖ Faction : Ses origines auraient pu l'appeler à autre chose mais il fait partie de ceux qui ont quitté la maison pour une autre voie: Il est Erudit
❖ Forces & Faiblesses : Observateur et attentif, il écoute, voit et surtout comprend sans en donner l'air. Connaisseur et manipulateur, il connaît les rouages de votre cerveau peut-être mieux que vous et sait se servir de ces connaissances. Sérieux et froid, la détente ne fait pas vraiment partie de son vocabulaire, à quoi cela pourrait-il bien lui servir ?
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MessageSujet: Re: I need you [Ash] Dim 2 Avr 2017 - 16:05

I need you × ft. Arslan Fraser & Lou Jackson
Il était là, l'éclat de conscience qui perçait le regard froid et déterminé de la demoiselle. Il avait réussi à faire vaciller le piédestal sombre sur lequel elle devait se tenir depuis son réveil, finalement il n'allait peut-être pas crever de sa main dans son propre salon. Arslan persévéra donc dans sa lancée, cette fois attentif à ce qu'il décryptait pour mieux se sortir de ce mauvais pas avant de peut-être aider la miss. Cette dernière finit par le libérer en retournant sur ses pas, le laissant contre son mur qui le soutint alors qu'il portait sa main à son cou avant d'observer la fine trace de sang qui se posa sur ses doigts à ce geste. Cette apparition le contraria le temps d'un battement de cils avant qu'il ne se redresse et observe son invitée se servir un nouveau verre.

Il aurait en effet pu sous-entendre qu'au-delà du fait qu'il n'était peut-être pas encore l'heure de siffler sa maigre réserve d'alcool, elle n'était pas véritablement en état d'accueillir un quelconque effet bénéfique de ce genre de procédé. Ses idées étaient déjà probablement assez brouillées sans y ajouter les effets de ce genre d'hydratation. Cependant notre homme n'était pas pressé de réitérer la dernière expérience et choisit donc de se préserver en ne contrariant pas les désirs de la demoiselle. Lui par contre avait perdu son envie de l'accompagner car dans la bataille l'adrénaline avait été un remontant déjà bien assez efficace pour son esprit.

▬ " Dis moi tout ce que tu sais depuis que tu m'as trouvé là-bas... Me pose pas de questions mais juste dis moi ce que tu sais, dis-moi pourquoi tu n'as pas paru surpris de me voir débarquer là cinq ans après ? " Instable, désorientée, la méfiance de la bête traquée, c'est ce qu'il voyait dans l'attitude de son interlocutrice alors qu'il refermait légèrement sa main sur son poignet endolori. Si seulement elle avait fait comme tout le monde et attendu sagement qu'une infirmière prenne conscience de son réveil, elle ne se serait pas à nouveau perdu, elle aurait eu tout de suite des réponses et n'aurait pas nourrit son égarement. Et si seulement ces crétins n'avaient pas décidé de s'écharper, il n'aurait pas été bloqué dans son cabinet et aurait pu suivre sa trace. Mais on ne faisait rien avec des "si seulement", elle était déjà revenue, il devait probablement s'en réjouir.


▬ " Pas grand-chose, ils te prenaient pour une sans-faction, on t'avait trouvé dans un coin désert à bord d'une voiture accidentée et ils cherchaient juste à savoir quel était le délais correct avant qu'un débranchement paraisse raisonnable. " Oui car ce qu'elle cherchait à savoir la concernait elle. Ses questions ne devaient pas tourner autour des consciences politiques qui s'étaient éveillées durant son sommeil. Peut-être même qu'elle ignorait les agitations sanglantes qui avaient eu lieu jusque sous les pieds du psychologue et même si cela n'était pas le cas elle ferait bien d'oublier cela pour l'instant, son esprit semblait déjà bien assez égaré ainsi. Plus véritablement enclin à s'approcher de la demoiselle pour le moment Arslan opéra un tour de la pièce pour aller se poser sur un fauteuil sur lequel il allait surement pouvoir calmer les battements de son cœur qui avait un peu de mal à se remettre de ce scénario un peu trop concordant avec ces histoires qu'il écoutait à longueur de journée. " Bizarrement le délai "convenable" s'est allongé lorsqu'ils ont su que tu étais Audacieuse. " On la sentait cette dose de mépris que lui insufflait l'attitude de ses chers collègues ? Cela faisait quelques années mais il se souvenait de ce jour où il avait perdu patience alors que ces crétins débattaient des chances de Lou comme on discutait des résultats d'une course sur laquelle on n'avait pas parié. Eux aussi devaient s'en souvenir d'ailleurs car cette possibilité n'avait plus été remise sur le tapis par la suite. " Et y a-t-il une fois où tu n'es pas revenu à la "maison" ? Depuis que je sais que tu avais filé en douce je me disais que ce n'était qu'une question de temps avant que je te vois à ma porte. Je suis juste étonné que tu aies réussi à remettre la main sur les clés. " Elle aurait dû subir une bonne tranche d'amnésie pour ne pas retrouver son refuge, il avait alors choisi de placer sa confiance sur ce passé qui avait inlassablement poussé la demoiselle à revenir dans cet appartement lorsqu'elle en avait besoin ou envie, maintenant qu'elle avait quitté son lit elle ne pouvait que finir pas réapparaître par elle-même. Arslan laissa passer un silence, installé dans son fauteuil il observait son invitée qui se débattait avec une réalité qui lui échappait et tout comme il avait ignoré sa délicate requête de non-analyse, il finit par esquiver celle de la non-interrogation. " Comment te sens-tu ? " Il avait un avis sur la réponse mais elle, par contre, ne semblait pas en avoir alors y mettre des mots ne serait pas un mal. Et puis c'était ce genre de question que l'on posait lorsque l'on se souciait d'un individu non ?
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❖ Faction : dauntless, bien que n'en faisait plus partie depuis 5 ans, ayant juste disparu dans la nuit
❖ Forces & Faiblesses : douée en combat rapproché, avec les armes à feu même si sa prédilection est de se battre au corps à corps - si sa rage de vaincre est sa force, elle est aussi sa faiblesse tout comme ses démons qui la hantent
❖ Philosophie : Si les anges volent, c'est parce qu'ils se prennent eux-mêmes à la légère.
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MessageSujet: Re: I need you [Ash] Lun 3 Avr 2017 - 14:21

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-  Pas grand-chose, ils te prenaient pour une sans-faction, on t'avait trouvé dans un coin désert à bord d'une voiture accidentée et ils cherchaient juste à savoir quel était le délais correct avant qu'un débranchement paraisse raisonnable.

Je ne cessais de réfléchir, tentant de reconstituer le scénario dans ma tête, tentant d'assembler les fragments du puzzle avec la plus grande difficulté. Par moment ma mémoire me faisait défaut remplacé par des pulsions plus violentes, plus sanguinaires comme si différentes réalités se superposaient dans ma tête. Et en vue de ce qu'il me disait, il paraissait certain que c'était grâce à lui que j'étais encore dans ce monde. Cela faisait quasiment cinq ans maintenant. Cinq ans et j'aurai pu me retrouver définitivement morte. Il n'y avait aucune certitude que je me réveille, aucune. Il n'y avait personne qui savait où j'étais si ce n'était lui, et ceux de ma faction n'en n'étaient que venus à penser aussitôt que j'avais déserté la faction même alors que je commençait à m'y sentir à ma place. Déboussolée. Ne pouvant pas non plus effacer le goût d'amertume que j'avais en bouche alors que lorsque j'étais revenue parmi les audacieux je m'étais retrouvée face à un des accueils les plus glacials, non pas que j'avais tenté d'améliorer la situation alors que j'avais au contraire plutôt élucider leurs questions. Trop perdue pour répondre. Trop méfiante. Cette même méfiance et paranoïa que je ressentais en ce moment alors que je tournais littéralement en rond dans son appartement comme une bête traquée. Je ne pouvais faire taire les questions qui continuaient de tourner dans mon esprit et de nouveau je me retrouvais retenue par aucun filet de sécurité. Je n'avais aucune certitude, ne pouvant que tenter de me fier à ce que les autres disaient, à ce que je me souvenais. Et Ash était sans doute un des éléments clefs pour que je me souvienne, espérant que ce dernier me fournirait des informations. Il savait forcément quelque chose et peu à peu il commençait à éclairer ma lanterne, du moins tentant de le faire alors même qu'il ne savait pas tout, qu'il ne devait pas comprendre ma situation.

Il alla se poser sur un fauteuil et je lui jetai un rapide coup d'oeil alors qu'il avait mis visiblement une certaine distance, craignant sans doute que je l'agresse de nouveau.

- Bizarrement le délai "convenable" s'est allongé lorsqu'ils ont su que tu étais Audacieuse.

Et si... et si c'était eux. La théorie du complot. Sans doute stupide mais je m'arrêtai soudainement avant de pivoter, de reprendre cette longue marche, ayant de nouveau sortir mes poignards, jouant avec. Un tic nerveux alors que je ne cessais de réfléchir, me demandant pourquoi ils n'avaient rien fait pour prévenir ma faction, pourquoi ils n'avaient rien fait et m'avaient laissé là. Encore hésitante à me confier à lui. Toujours cette même inquiétude. Toujours cette même incertitude alors que j'avais encore plus de mal que jamais à faire confiance, à aller de l'avant en faisant comme si de rien n'était. A vrai dire cet endroit était sans doute l'un des seuls où je me sentais assez à l'aise pour dévoiler ce qui existait sous ma carapace, pour laisser l'armure de côté pendant un instant.

- Et y a-t-il une fois où tu n'es pas revenu à la "maison" ? Depuis que je sais que tu avais filé en douce je me disais que ce n'était qu'une question de temps avant que je te vois à ma porte. Je suis juste étonné que tu aies réussi à remettre la main sur les clés.

Ne pouvant m'empêcher un sourire de s'esquisser sur mon visage alors que pendant l'instant je ne pouvais sourire au fait qu'il disait que c'était la maison.

- Et après ils disent la faction avant les liens du sang.

Ironique. C'était ce qui devait se passer et pourtant je me retrouvais là à aller chez lui, à me faufiler en douce comme toujours me rendre chez lui un peu plus souvent à chaque fois. Et cela depuis qu'il m'avait aidé à m'en sortir des années auparavant, depuis que je m'étais mis en tête de l'entraîner de bar en bar. Relâchant un peu la pression enfin alors que je rangeais mes lames.

- Tu sais que ces clefs j'aurai pas pu les perdre,... après tout c'est le seul endroit où je peux sans doute aller pour souffler. Puis, je sais que c'était pas comme si tu allais me foutre dehors, tu es trop charitable pour cela. ... Je crois que t'aurais pu finir chez les fraternels en fait...

Tentant de me détendre un peu, de me changer les idées même si cela restait compliqué, même si chaque choix était difficile.

- Comment te sens-tu ?

Mon regard qui se posait vers lui alors que j'en venais à me mouvoir dans sa direction pour me poser à ses côtés, repliant mes genoux alors que je m'installais un peu plus confortablement sur le fauteuil non sans sentir son regard scrutateur sur moi.

- Je te l'ai déjà dit, j'aime pas quand tu me psychanalyses.

Toujours sur la défensive alors que j'évitais la question, jouant avec une mèche de mes cheveux bruns.

- Cela te dérange si je reste là cette nuit ?

Toujours ce même désir de ne pas être seul, l'espoir qu'en étant avec d'autres je puisse chasser les démons qui étaient toujours là dans l'ombre.
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MessageSujet: Re: I need you [Ash] Lun 3 Avr 2017 - 19:36

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Tourne, tourne le fauve en cage. L'agitation qui tenait Lou semblait arborer des racines profondes et étranges. Elle cherchait des réponses, sa mémoire ayant probablement quelques difficultés à refaire surface après tout ce temps mais cette absence semblait la rendre suspicieuse. S'il avait réussi à désamorcer la situation celle-ci n'avait rien de stable aussi préféra-t-il s'éloigner du fauve blond pour s'échouer sur un fauteuil un peu plus loin et répondre aux interrogations compulsives de la miss. Pourquoi ne s'était-il pas étonné ? La réponse lui semblait simple, de toutes les âmes qu'il connaissait dans cette ville la jeune femme était une de celles qu'il maîtrisait le mieux. Et cet appartement était le seul refuge neutre et donc véritablement sécurisant qu'elle possédait, c'était bien pour cela qu'il lui en avait cédé la clé quelques années auparavant.

▬ " Et après ils disent la faction avant les liens du sang. " Arslan avait récupéré son poignet qu'il massait doucement en observant le sourire de la demoiselle qui trouva un discret écho sur son propre visage.

▬ " Le sang n'est pas plus notre lien. " Mais notre homme toujours si enthousiaste à l'idée de découvrir les méandres de nouveaux esprits ne s'attardait pas véritablement sur la nature des relations qu'il avait. Il ne se souvenait plus du temps où il se forçait à entretenir les fantômes sociaux pour vivre mais il se souvenait encore du jour où il avait été débarrassé de cette mascarade et où il était tombé dans l'excès inverse. Longtemps il s'était plu à constater sa solitude avant de voir que là aussi il ne faisait que jouer un rôle, et aujourd'hui il se contentait de vivre, il n’entretenait rien, du moins consciemment et laissait ses inspirations le guider dans ce domaine sans les étudier.

▬ " Tu sais que ces clefs j'aurai pas pu les perdre,... après tout c'est le seul endroit où je peux sans doute aller pour souffler. Puis, je sais que c'était pas comme si tu allais me foutre dehors, tu es trop charitable pour cela. ... Je crois que t'aurais pu finir chez les fraternels en fait... " Le fauve venait de ranger ses griffes, initiative qui ne pouvait qu'être apprécié mais sa dernière réplique le renfrogna légèrement. La charité, sérieusement ? Elle était bien la seule à lui prêter ce genre de coutume qu'il laissait avec plaisir aux fraternelles et autres altruistes. Ça vous bouffait du temps, de l'espace et des possessions la charité, non très franchement ça ne lui correspondait pas. Ce n'était pas comme si cet appartement était un hôtel, il n'y avait que la demoiselle ici présente qui pouvait se targuer de ne pas se faire fermer la porte au nez en toutes circonstances, pas de quoi en faire une généralité.

▬ " Il est hors de question que je mettes les mains dans la terre. " Enfin bref, ce sujet n'avait pas grand intérêt et c'était peut-être par ce qu'il le plaçait au centre de la conversation. Non présentement ce qui était intéressant c'était son invitée et son instabilité qui s'installait à présent à ses côtés. Il l'observa avant de céder à nouveau à la tentation de l'interrogation alors que les signes d’apaisement apparaissaient doucement.

▬ " Je te l'ai déjà dit, j'aime pas quand tu me psychanalyses. Cela te dérange si je reste là cette nuit ? " Arslan essuya donc cette esquive qui en soit pouvait tenir lieu de réponse. Il relâcha son poignet et laissa sa tête partir à la rencontre du dossier de son assise sans véritablement lâcher du regard la demoiselle qui avait investi le fauteuil.

▬ " Fais comme chez toi, je ne penses pas que tu seras dépaysée. " Après tout elle n'avait pas eu besoin d'aide pour retrouver bouteille et verre, notre homme ne quittait pas véritablement sa routine en dehors de son travail, sa vie était à l'hôpital et les à-côtés, comme son appartement, n'étaient qu'obligations physiologiques qui ne le passionnait guère alors rien n'avait dû véritablement changer ici durant ce laps de temps. Et non, voir cette visite s'éterniser ne le dérangeait pas, dans la mesure où il ne lui prenait pas une nouvelle fois l'envie de le menacer de mort. Le regard d'Arslan ainsi que son visage fini par relâcher un peu la demoiselle pour se porter vers l'éternel panorama qui se dessinait à travers la vitre non loin, mesuré ou non, cette trêve dans son observation ne l'empêcha guère de viser un nouvel angle avec un ton détaché. " Et qu'as-tu fais depuis ton réveil ? " Vu son état il fallait presque espérer qu'elle n'ait pas ôté la vie à quelques passants malheureux sous le coup d'une crise. Elle avait cependant dû retrouver des chemins connus pour avoir remis la main sur ses affaires comme ses couteaux ou ses clés.
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MessageSujet: Re: I need you [Ash] Mar 4 Avr 2017 - 12:59

I need you.
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- Le sang n'est pas plus notre lien.
- C'est pas comme si tu étais personne non plus.

Une seconde moqueuse alors qu'en effet, il n'était pas personne. Il n'était pas de ma faction bien qu'ancien audacieux. Il n'était pas un membre de ma famille, n'étant pas un ancien membre de fraternel. Il n'y avait aucun lien de parenté entre nous, aucun lien de sang. Mais à vrai dire à mes yeux les liens du sang ne voulaient rien dire, le mot famille ne voulait rien dire. Après tout quels parents pouvaient être considérés comme tel s'ils n'avaient aucun respect pour leur fille, ne leur vouant aucun amour à moins qu'elle ne se tienne bien gentiment à leur côté. L'amertume et la colère toujours là alors que je pensais à eux. Ne pouvant oublier mon passé, ne pouvant oublier leurs gestes. Ils ne faisaient pas partie de ma famille. Ayant renié ce lien biologique qui existait entre nous tout simplement. Non les liens du sang qui existaient entre moi et d'autres existaient si je le voulais. Donnant sens à ce mot famille pour les personnes que je considérais comme des proches, en qui j'avais confiance, que je considérais comme des membres à part entière de ma famille. Des personnes pour qui je serait prête à tout. Des personnes qui si elles ne connaissaient pas toute l'histoire pourrait toutefois toujours compter sur moi alors qu'elles avaient une place dans mon coeur. Brooklyn avait une place dans mon coeur. Et si Ryder en avait arraché un bout, je n'en n'étais que venue à considérer l'audacieuse comme une petite soeur, la prenant pour ainsi dire sous mon aile. Mais ce lien avait disparu des années auparavant désormais. Car si la jeune femme avait évolué, continué sa vie, elle n'en n'était pas moins venue à penser que ma disparition signifiait désertion. Ce qui n'était pas le cas. Mais dans ce monde-ci la confiance était quelque chose de fragile et cette confiance j'avais encore plus de mal à l'accorder maintenant. Cependant avec lui c'était différent. Dans un sens malgré les doutes je lui faisais toujours confiance alors que j'étais venue là sans hésiter. Il était un ami. Comme un frère. Comme un membre de ma famille. Il n'y avait pas de réels mots qui pouvaient décrire notre relation, du moins aucun mot sur lequel je pouvais mettre le doigt dessus. Mais pour autant je continuais de revenir chez lui, me sentant un tant soit peu en sécurité pour venir jusqu'à là même quand j'étais perdue, comme là.


- Il est hors de question que je mettes les mains dans la terre.

Me rendant compte que là, qu'après que ce n'était pas aux fraternels que je pensais. Haïssant sans doute trop ma faction pour associer quelqu'un à cet endroit. Non, je pensais plus aux altruistes mais comme conséquence de ces années de sommeil, je me retrouvais à m'empêtrer dans mes mots, mes pensées. Une réaction qui paraissait normale pour une victime de coma, mais à cet instant en sentant son regard sur moi, je ne pus m'empêcher d'être agacé. Agacée alors qu'il semblait à chaque fois un peu plus déterminer à m'observer, à évaluer mes mouvements, mes paroles, le moindre de mes gestes passant sous son microscope. Je détestais ce sentiment avant. A vrai dire cela n'avait pas changé, détestant tout simplement qu'il me voit comme une patiente comme il le faisait maintenant. Trop sérieux pour se détacher complètement du travail. Trop érudit. Me mordillant la lèvre alors que je lui en faisais la remarque, tentant de me détendre, sachant très bien que je ne voulais pas rester dehors cette nuit.



- Fais comme chez toi, je ne penses pas que tu seras dépaysée.

Je manquais de lever les yeux au ciel, me déplaçant pour attraper la bouteille d'alcool avant de revenir me poser à ses côtés comme si de rien n'était, comme si je ne l'avais pas menacé avec un poignard quelques minutes auparavant. Comme s'il ne s'était rien passé en soit.

- Et qu'as-tu fais depuis ton réveil ?
- C'est toi qui t'inquiète ou le psychanalyste qui parle et qui se demande si j'ai pas tué quelques poulets ?

Sarcastique alors que je doutais vraiment qu'il s'inquiète de lui-même. Toujours cette même pointe d'agacement. Portant le goulot de la bouteille d'alcool à mes lèvres pour en boire une gorgée. Eloignant de nouveau la bouteille, tentant de reprendre mes esprits, tentant de ne pas paraître trop agressive.

- Tu sais parfois j'ai juste l'impression que j'ai le psy en face de moi. Quoique cela doit être comme tout on a jamais l'un sans l'autre.

Nullement décidée à parler de moi, pointant principalement le principal défaut que je lui trouvais entre autre.

- Non sérieusement je sais jamais si tu me vois comme une patiente ou comme une personne à part entière. Alors ? patiente ? personne ?

Mon regard posé sur lui alors que je n'en venais pas moins à boire une nouvelle gorgée d'alcool.
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MessageSujet: Re: I need you [Ash] Ven 7 Avr 2017 - 19:22

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Downtown se dessinait sous son regard, la moindre parcelle de verre captait les rayons du soleil à cette heure, rendant le panorama scintillant. Peu affecté par cette esthétique qu'il connaissait par cœur, Arslan cherchait juste à libérer un peu son invité de son observation tout en grappillant un peu de détente contre le fauteuil qui l'avait accueilli. Cependant il essuya un nouvel échec à son interrogation, constatant ainsi que la conversation ne pouvait définitivement qu'aller dans un sens actuellement.

▬ " C'est toi qui t'inquiète ou le psychanalyste qui parle et qui se demande si j'ai pas tué quelques poulets ? " Le temps qu'il tourne son visage la demoiselle avait laissé tomber le verre pour attaquer directement la bouteille au goulot. De mieux en mieux, vraiment. Oh il avait noté la touche d'animosité, de toute évidence sa conversation était mal perçue, mais cela il l'avait bien compris étant donné qu'il n'obtenait aucune réponse. Lasse de cette journée et de ces échecs successifs, notre homme leva le menton pour observer le plafond d'un regard peu inspiré.

▬ " Doit-il y avoir une différence ? " Certaines de ses connaissances n'arrivaient pas à saisir le concept que chez lui il n'y avait pas de frontière, pas de partie qui délimitait son travail et sa vie car les deux ne faisaient qu'un. Cette incompréhension se retrouvait souvent chez ses maigres contacts se trouvant dans les autres factions, chez les Érudits le concept était saisi ou n'insufflait qu'indifférence. Il avait quelques difficultés à saisir la source du dérangement, il était ainsi, pourquoi était-ce si difficile à comprendre ou à accepter. Le temps où il s'était fatigué à l'atténuer était révolu depuis longtemps et il ne ferait plus cet effort pour quiconque, cela ne serait bon pour personne, mieux valait tout de même la sincérité que la mascarade.

▬ " Tu sais parfois j'ai juste l'impression que j'ai le psy en face de moi. Quoique cela doit être comme tout on a jamais l'un sans l'autre. Non sérieusement je sais jamais si tu me vois comme une patiente ou comme une personne à part entière. Alors ? patiente ? personne ? " Preuve d'une fatigue et du manque d'aisance qu'il pouvait avoir avec ce genre de discussion qu'il avait l'habitude d'écourter, la main d'Arslan s'éleva pour venir masser ses paupières closes toujours orientées vers le plafond. Conscient que s'il voulait avoir un brin de réponse il devait y passer avant et réinstaurer un climat favorable notre homme se fit violence pour s'exprimer.

▬ " Je n'accueille pas le premier venu ici, je ne lui donne encore moins mes clés. Je ne perds pas non plus mon temps à regarder mes patients comater ou à les chercher lorsqu'on les dit disparu. " Un léger soupire s'extirpa de ses lèvres alors qu'il laissait retomber sa main sur le fauteuil en rouvrant les yeux vers la surface immaculée au-dessus de sa tête. Il suffisait de prendre un peu de recul pour saisir les différences, devait-il vraiment être plus précis ? Il s’écorchait déjà à faire cette maigre liste ce serait peut-être un léger abus d'insister sur ce sujet. Finalement au diable l'heure, Arslan levant à nouveau sa main mais cette fois en direction de la bouteille sur laquelle Lou avait jeté son dévolu. " Partages donc. " Récupérant son bien, notre homme redressa un peu son visage pour observer l'objet avant de probablement décidé qu'au point où il était il n'avait pas à faire la fine bouche et de toute façon les verres étaient trop loin. Il bu donc une gorgée à même le goulot avant de retourner la bouteille à la demoiselle. Ses sourcils se froncèrent légèrement au passage de l'alcool dans sa gorge qui était prise au dépourvu par cet afflux peu habituel à cet horaire. " Et est-ce que je peux au moins savoir ce que tu comptes faire maintenant ? " La gorgée était passée, laissant quelques traces de brûlures au passage mais pas de quoi lui retirer l'espoir d'obtenir tout de même un bout de réponse. Il évitait le sujet délicat de l'accident, qu'il obtienne au moins un petit quelque chose sur ce futur.
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Lou Jackson

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❖ Forces & Faiblesses : douée en combat rapproché, avec les armes à feu même si sa prédilection est de se battre au corps à corps - si sa rage de vaincre est sa force, elle est aussi sa faiblesse tout comme ses démons qui la hantent
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MessageSujet: Re: I need you [Ash] Sam 8 Avr 2017 - 11:18

I need you.
Ft. Arslan

- Doit-il y avoir une différence ?
- Peut-être non ?

Nullement inspirée par sa réponse alors qu'à mon avis oui il était censé avoir une différence entre la patiente et la personne. Et autant que je puisais comprendre que son métier faisait parti de lui qu'il était à la fois lui-même et le psy c'était plus agaçant pour moi. Car si j'étais à la fois la guerrière et moi-même, il n'en restait pas moins que je n'agissais pas comme tel avec lui. Hormis un peu plutôt mais c'était une autre histoire. Ayant du mal à comprendre alors que oui cela me dérangeait de ne pas savoir ce qu'il pensait, alors que j'aurai souhaité à cet instant savoir ce qu'il pensait. Ne pouvant m'empêcher de me demander s'il s'inquiétait en tant que spécialiste pour que mes futurs troubles de démence ou en tant qu'ami. Et cela m'agaçait de ne pas savoir. Le pire était sans doute que comme toujours autant que j'étais douée je n'arrivais pas à le cerner, n'arrivant à savoir ce qu'il pensait. Agaçant. Il continuait de représenter un challenge même encore là, même cinq ans après. Ne pouvant m'empêcher par intermittence de vouloir savoir ce qu'il se passait dans sa tête, quoique peut-être je ne pourrais que me perdre dans son esprit sans doute bien plus complexe que le mien. Il n'était pas un érudit pour rien alors que sans arrêt il raisonnait, cherchait des réponses à ces questions. Et si nous étions en soit très différents l'un de l'autre, il n'en restait pas moins que je continuais d'apprécier sa compagnie même à cet instant. N'en venant pas moins à continuer de l'embêter alors que j'avais besoin de savoir, d'avoir une réponse simple pour une fois. Comme si cela serait suffisant pour solidifier le pont branlant sur lequel je me trouvais équilibre. La simple nécessité de devoir faire face à une certitude pour une fois et pas à ce flou ambiant qui continuait de m'entourer, continuant d'entourer ma mémoire et mon futur. Mais comme toujours, il continuait de se dérober, plus mystérieux que jamais alors que la réponse ne semblait jamais être la bonne. Du moins ce n'était pas particulièrement celle que j'attendais.

- Je n'accueille pas le premier venu ici, je ne lui donne encore moins mes clés. Je ne perds pas non plus mon temps à regarder mes patients comater ou à les chercher lorsqu'on les dit disparu.

L'écoutant pour ce qui semblait être un début de réponse bien que comme d'habitude il ne pouvait pas le dire simplement et dire simplement qu'il considérait comme une amie plus qu'une patiente. Sans doute trop facile. Réussissant un peu à me détendre face à sa réponse alors qu'à cet instant j'avais plus besoin de l'ami que du psy du peur qu'il me prenne pour une folle.

- Tu sais que tu pouvais simplement me dire que tu me vois comme une amie, mais cela le fait aussi... merci.

Me calmant enfin alors que pendant l'espace de quelques secondes j'arrivais à me détendre. Son regard qui se posait sur la bouteille d'alcool et une étincelle de malice éclaira rapidement mon visage.

- Partages donc.

Ce fut sans hésiter que je lui tendis la bouteille, appréciant de voir que tout n'était pas perdu, qu'il pouvait arriver à se détendre. Peut-être que mes leçons n'avaient pas été vaines. Ne pouvant m'empêcher de sourire, amusée, en voyant sa tête alors qu'il en venait à avaler une gorgée d'alcool. Ne tardant à reprendre la bouteille de ses mains sans un mot pour avaler une nouvelle gorgée d'alcool, appréciant cette chaleur soudaine qui réchauffait mes os.

- Et est-ce que je peux au moins savoir ce que tu comptes faire maintenant ?
- Disons que je vais voir si les audacieux veulent bien de moi, ce qui parait pas gagné d'avance et je vais tenter de démêler le vrai du faux.

C'était ce qui m'importait le plus alors que j'avais ce besoin de savoir. Avalant une nouvelle gorgée d'alcool avant de lui passer la bouteille, faisant comme si de rien n'était alors que je m'installais plus confortablement, tentant de faire comme si de rien n'était, comme si ma main n'avait pas légèrement tremblée. La cachant discrètement avant de reporter mon attention sur lui.

- Et toi qu'est-ce que tu vas faire ? Ou plutôt même qu'est-ce que tu as fait depuis ce tout temps hormis me rendre visite ?

Soudainement pas tant curieuse de ce qu'il allait faire, ou de lui dire ce que j'allais faire mais bien plus intéressée de savoir ce qu'il avait fait lui depuis que je l'avais vu la dernière fois. C'était il y a longtemps et j'étais curieuse de savoir ce qu'il avait fait, ce qui avait changé. Ne pouvant qu'encore maintenant tenter d'assimiler des dernières informations, tenter de rattraper le temps perdu pour savoir ce que j'avais manqué. Ce qui était compliqué à faire. Légèrement moqueuse alors que comme d'habitude j'en venais facilement à changer de sujet pour éviter de parler du principal concerné, détournant habilement la conversation en le faisant crouler sous les questions.

- Est-ce que tu as réussi à te détendre ? à t'amuser un peu plus ? J'ai vu que tu avais gardé une bouteille d'alcool donc je me dis que tout est peut-être pas perdue, mais plus sérieusement qu'est-ce que tu as fait ? tu t'es trouvée quelqu'un ? tu as appris à danser ?

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MessageSujet: Re: I need you [Ash]

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I need you [Ash]

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