Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 And it hurts like hell ☾ MAVEN & KLAUS

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Gabriel A. Blackwood

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 14/01/2017
❖ Messages : 1309
❖ Avatar : Matthew (cutiepie) Daddario
❖ Crédits : TF (vava) - TF (gifs signature) - Astra (codes signa)
❖ Multicomptes : Gray J. Wolfgang - Envy D. Carter - J. Ryder Storm & G.H. Nolan Wheeler
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❖ Âge personnage : 29 ans
❖ Profession : Avocat
❖ Faction : Candor (Sincères)
❖ Forces & Faiblesses : Son côté un peu trop direct est une force et il s'en sert constamment, ça peut aussi avoir des mauvais côtés pour peu qu'il fait face à un susceptible mais il est comme ça et ne se rend pas compte que ses propos trop francs peuvent parfois blesser - Sa sensibilité est en soi une faiblesse, bien qu'elle n'apparaisse pas avec n'importe qui, uniquement avec les personnes qui lui sont proches et qui comptent pour lui. - Avec le milieu dans lequel il évolue, son homosexualité pourrait bien lui jouer de mauvais tours.
❖ Philosophie : The law has lost its purpose.
❖ Playlist : Take me home ☾ JESS GLYNNE - I found ☾ AMBER RUN - I get to love you ☾ RUELLE - Stand by you ☾ MARLISA - Wide eyed ☾ BILLY LOCKETT



MessageSujet: And it hurts like hell ☾ MAVEN & KLAUS Mer 22 Fév - 13:33



And it hurts like hell

FT. KLAUS D. WASHINGTON & MAVEN K. MORGENSTERN




Le silence.
Il règne en maître à présent. Le silence.
Quel est donc ce son qui résonne pourtant jusqu’à nos oreilles ?
Est-ce l’écho de tes mots, ou le propre écho de nos maux ?
Le silence. Le silence, et encore le silence. Piètre pénitence pour que ce qui a été fait, ici.
Dans l’obscurité tandis que la noirceur un peu plus s’invite et prend le pli.
Seras-tu là pour guider nos pas ?
Seras-tu là lorsque je m’évertuerai à faire régner la loi ?
Clairement, en cet instant, c’est plus que toi et moi.

Et le silence, il règne en maître à présent. Klaus.


« Me touche pas. »
Gabriel…

Ses oreilles sifflent et tout son monde s’écroule. Il n’est plus que douleur et déraison. L’angoisse le tenaille et le détient fermement.

« Me… »
Gabriel, arrête.

Et il l’entend son nom, malgré les bourdonnements incessants et le propre son de son coeur qui bat trop vite. Malgré son corps qui se lève et ce bras qu’il tire pour le passer autour de sa nuque. Il grogne, lâche gémissements de douleur étouffés sur gémissements dès lors qu’ils bougent un peu trop vite. C’est l’angoisse qui le prend aux tripes et le pousse à vouloir s’écarter quand même ses pieds n’arrivent pas à correctement se positionner. Il chancelle à chaque fois, ne peut même pas avancer droit. Fatigué, il est tellement fatigué, se sent sale et respire mal. Ils s’effondrent, ensemble, sur le bitume souillé et il souffle Gabriel. Il tremble, Gabriel, tout entier. Le building est juste là, droit devant ses prunelles humides et explosées mais il parait si loin que c’est un défi qui lui parait complètement impossible à relever.

S’il te plait…
Allongé à même le sol, le Sincère daigne enfin promptement le regarder, Klaus. En voyant son visage bouffi et son œil fermé, ce sont les images du combat acharné qui défilent, jusqu’à la scène finale, horreur gravée à vie dans sa mémoire. De celle qu’il a bien failli subir lui-même. Il ne peut supporter de poser ses émeraudes derrière eux, sur les corps affalés par terre et la barre de fer parfaitement enfoncée. Il ne peut pas, c’est au-delà de ses forces, il se focalise droit devant. Toujours droit devant. Mais dans la seule bille encore visible, c’est la première fois qu’il le voit comme ça, Klaus, dans toute sa fragilité. Lui qui la pensait inexistante. Ca lui massacre un peu plus le cœur à Gabriel, quand ses idées elles-mêmes ne filent plus très droit, à l’image de son corps massacré qui ne veut plus répondre. On va crever là si tu me laisses pas t’aider encore un peu… Il entend. Oui, il entend, mais il est tétanisé par la peur, le choc. Traumatisme qui l’empêche de bouger ou de se laisser toucher. Pourtant, il insiste le sans-faction, têtu qu’il est, et Gabriel gémit un peu plus en se sentant de nouveau soulevé, la bile au bord de ses lèvres bousillées. Son nez n’a jamais arrêté de couler. L’aîné a beau passer son bras autour de son cou par le poignet, tout se répercute jusque dans sa main devenue invalide et le brun se crispe un peu plus, fébrile sur ses jambes et conscient de n’être qu’un poids de plus pour les côtes martyrisées de son acolyte de la nuit.

L’effort se fait surhumain quand il fait un premier pas en direction de la sortie de cette ruelle devenue bien trop hideuse pour y rester. C’est vers la lumière qu’ils doivent aller, celle qui brille et qui luis. Celle synonyme de richesse et de maux qu’ils ne sont pas censés connaître. C’est là-bas son monde, c’est de là qu’il vient, il n’aurait jamais dû être réduit à cette peau de chagrin.

L’hôpital est…

« Non… Pas l’hôpital. » qu’il grogne instantanément d’une petite voix, ses émeraudes essayant tant bien que mal de rester fixées sur la lumière. La lumière. Il ne sait pas ce que c’est l’hôpital en tant que patient, il ne veut pas connaître. Tout ce qu’il veut c’est rentrer. Tout ce qu’il veut c’est se planquer et le retrouver. T’endors pas ! Il sursaute, se crispe davantage, sa seule main valide se cramponnant à sa veste sombre qui contient toujours le téléphone. C’est à ce moment-là que malgré la brume, la fumée, l’odeur de cuivre partout et le flou, il lit l’inquiétude sur les traits du sauveur. Il ne l’a jamais vu dans cet état, lui qui est si fier, lui qui fait humour de tout. S’inquiéter autant pour… Son avocat. Gabriel ne comprend pas, il ne réfléchit présentement pas bien. S’il ne répond subitement plus, ce n’est pas parce qu’il s’endort, bien qu’il ne tienne éveillé que grâce à la douleur qui l’empêche sans cesse de rester véritablement silencieux deux secondes. Il a la nausée, il se sent mal, terriblement mal et ne parvient pas à s’arrêter de trembler. Les explications de Klaus rentrent sincèrement dans le creux de ses oreilles, sont lentement imprimées mais il ne peut pas répondre. Trop fatigué, prunelles toujours rivées sur l’horizon droit devant eux. Jusqu’à ce que…

On va pas faire un veuf, hein ? Pense à lui si ça peut t’aider…
Elle résonne en boucle, cette phrase. Cette question. En boucle et encore en boucle. Lui qui s’est laissé submerger par la semi-conscience, d’ores et déjà bercé entre deux élans de souffrance dans les faux bras de celui qu’il cherche désespérément depuis de longues minutes déjà.

Gabriel ?
Sa poitrine s’affaisse puis il prend soudainement une grande inspiration, essaye du moins. Tout est rauque et il vient tenter de s’essuyer une nouvelle fois l’hémoglobine qui lui sort par le nez dans un grognement étouffé. Il souffle, comme presque ramené à la vie.

Dis-moi où aller.
« Maven. »

Il tourne sa tête misérable vers le sans-faction. Trop proches, ils sont vraiment trop proches, ça lui plait pas trop là… Mais il n’a pas le choix, si Klaus lâche. Il tombe.

« Le building du milieu… ». Ses côtes aussi le font souffrir, son abdomen tout entier même mais il fait fi et désigne de sa main droite et souillée le haut bâtiment qui s’érige entre deux autres, au beau milieu de la Faction des Sincères. Ce ne sont pas les seuls buildings, loin de là, mais il fait partie de ceux en pleine lumière. « On est pas mariés. ». Il ne sait pas vraiment pourquoi il le précise maintenant, sans doute répond-t-il au mot veuf utilisé un peu plus tôt. « Mais il s’en remettrait pas… ». S’il était plus là. « Klaus. ». Il le fixe à nouveau et grimace. « Morgenstern. Maven Morgenstern. ». Dix-septième étage. Il lui précise le nom car il n’est pas certains d’être en état de parler quand ils prendront la marche. Déjà faire un pas est surhumain, mais Gabriel persiste, entame même la marche. Il doit rentrer. Il doit y aller. Il doit se planquer. Il doit…

***

Ils franchissent le seuil de l’entrée. A cette heure de la nuit il n’y a plus personne. La pâleur de son visage s’est agrandie sous l’effort surhumain d’avancer jusqu’ici, mais Gabriel est si proche qu’il ne veut pas s’arrêter au risque de ne plus redémarrer. Soutenu par Klaus, il sort son badge pour appeler l’ascenseur qui tarde à arriver. Trop à son goût, quand en réalité la sonnette retentit en un temps record. Il est si près du but que l’angoisse le rattrape à nouveau, ne l’a jamais vraiment quitté mais se fait encore plus assaillante que jamais. Les portes s’ouvrent et il s’élance, bien trop vite au détriment de l’étreinte du sans-faction et se rattrape tout juste de sa main valide à l’intérieur dans un gémissement de douleur. Il ne faut pourtant pas faire de bruit. Tout à l’intérieur n’est que miroir et lumière, au sol de l’entrée où ils étaient ? Du marbre parfaitement lustré. Typique du luxe. Main tremblante, Gabriel trouve encore la force d’appuyer sur le numéro 17 et n’ose se regarder de part et d’autre de la boîte métallique dans laquelle ils se trouvent. Son rythme cardiaque s’accélère et sa respiration est erratique, il n’arrive plus à retrouver son souffle entre l’effort et la panique.

« Klaus. »

Un murmure. Un nouveau, tandis qu’il vient serrer la manche du sans-faction.

« Ne rentre pas dans les détails. Je préfère… ». Il inspire. « …Lui donner la raison de l’agression moi-même. Plus tard… ». Il n’est pas en état de parler de ça, et il sait que Mave ne sera pas en état non plus d’entendre ça. Ils vont le réveiller, et Gabriel s’en veut déjà assez comme ça. « S’il te plait… ».

La sonnette de l’ascenseur se fait écho et la voix annonçant l’étage retentit juste pour eux, faisant sursauter le Sincère au passage alors qu’il la connait pourtant par cœur, cette voix. Ils sont presque arrivés mais Gabriel ne parvient soudainement pas à sortir, tétanisé par le choc, la honte et la culpabilité à l’idée de débarquer à l’improviste, quand il lui a dit rentrer chez lui exceptionnellement. C’est parce qu’il le connait, qu’il a peur. Il sait, ne devine que trop bien. Cette angoisse qui lui secoue l’estomac, elle va se répandre également chez celui qu’il aime. Il le connait par cœur. Si bien. Tellement bien. Que l’idée même de lui infliger ça est un supplice. Klaus le ramène à la réalité et sans qu’il n’ait pu dire quoi que ce soit, il est finalement sorti de l’ascenseur par celui qui a juré de le protéger. Les couloirs sont plongés dans la semi-obscurité et malgré l’odeur de la culpabilité, l’avocat le guide jusqu’à la bonne porte. Tout le monde dort, il n’y a aucun bruit. Il se sépare de la proximité du sans-faction en une grimace de souffrance et prend appui contre le mur. Ses prunelles vertes fixent inlassablement la porte brillante et il frissonne. Une sueur froide dégouline le long de son échine et il vient essuyer son nez, le sang a enfin daigné sécher. Un peu. Sa chemise blanche ruinée de son liquide carmin est sèche, elle-aussi, il est dans un état qu’il se sait pitoyable, tourne la tête en direction du Washington et lâche finalement son « Merci… ». Il le fixe. « Merci, Klaus. ». Ils ont tout le temps pour ça mais Gabriel tenait à le dire, maintenant, lui tend la veste contenant son téléphone, comme sa main non valide est gardée contre son torse. Il sait que le sans-faction ne partira pas. De toute manière, il n’est pas en état pour.

Au fond, se retrouver là, avec Klaus, c’est… Perturbant. Mais il ne dit rien, n’a de toute manière pas la force pour se montrer sarcastique ou faire des remarques désobligeantes, surtout à un homme qui l’a malgré tout sorti des griffes de ces raclures. Se dégageant de son appui, il lève son poing, paume de ses mains ravagées. Il grince des dents, grimace à nouveau puis frappe une fois. Puis deux. Et enfin une troisième avec un peu plus d’insistance. Il a la crise de panique au bord du cœur et l’angoisse au bord des lèvres. Ses oreilles bourdonnent, sa vue se brouille et il retient son souffle.

Ouvre la porte.

Ouvre la porte. Mave.

Ouvre-la.

 
How can I say this, without breaking.
How can I say this, without taking over.
How can I put it down, into words.
When it’s almost too much, for my soul alone.


Lorsqu’elle s’ouvre. Son cœur manque un battement.

And it hurts like hell.

Il a retrouvé son appui contre la chambranle de la porte, tête posée contre cette dernière. Ses émeraudes croisent celles de Mave et le temps d’un instant il oublierait presque son état. Mais il ne peut pas.

« Mave… »

Il sent le sanglot s’étouffer au fond de sa gorge et la douleur lui vriller son âme et le corps.

« Je suis désolé… »

Il a la honte et la gêne rivées sur ses traits abîmés, les hématomes se formant déjà sous ses yeux, creusant un peu plus ses cernes fatigués. Il veut être fort mais il n’y arrivera pas, il est traumatisé. Sa main valide le cherche déjà, ce contact tant espéré. Elle le cherche et se rapproche, effleure la sienne tandis qu’il s’avance difficilement. Elle serre son poignet et ses émeraudes s’abaissent vers le sol, honteux, tellement honteux. Elle remonte sur son avant-bras, la main valide jusqu’à trouver son épaule et ce n’est qu’à cet instant qu’il se rapproche et vient se serrer contre lui. Il s’y accroche comme à une ancre, la sienne. Sa sécurité c’est lui, il ne veut que lui. A peine prend-t-il conscience qu’il est enfin là, contre lui que son corps tout entier se remet à trembler.

Il est traumatisé.
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Klaus D. Washington

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MessageSujet: Re: And it hurts like hell ☾ MAVEN & KLAUS Dim 12 Mar - 13:59



And it hurts like hell

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Les plaintes ne sont pas ce qui m'importe. Il se débat. Insiste. Couine. Chiale. Moi, j'crache une bile de sang sur l'asphalte et le supplie d'avancer. De continuer. Si c'est pas lui, qu'il le fasse au moins pour l'autre. Celui qui l'attend, loin des représailles et dans l'ignorance d'un acte d'une barbarie rare. J'inspire et expire l'air qui s'évapore difficilement de mes poumons. L'inquiètude ronge mes tripes. La douleur, tous mes muscles. Elle est presque insupportable et j'ose à peine imaginer celle de Gabriel. Il indique un endroit précis, un point qui semble trop éloigné pour être joignable. Je claudique, soupire difficilement et tente d'inspirer l'air par mes naseaux.

Quelque chose cloche, mais j'ignore quoi.
Tout à la fois.
Ce qui vient d'arriver est anormal.
Mais il y a autre chose.

Les rues sombres semblent désertes. Le ciel est presque dénué d'étoiles, comme si l'univers lui-même n'étais plus d'humeur à fêter la beauté nocturne.  Comme si le voile de haine s'était mué en nuage en dessous de nos têtes saignées à blanc.

- Encore un peu … je souffle d'un ton douloureux.

Y a des tâches noires qui flottent devant mes rétines. Et cette fois, les nuages y sont pour rien.

Gabriel me supplie. Gabriel me remercie. C'est à peine si je lui bave une réponse.

Les tâches dansent, d'autres rejoignent la partie.

---

Une porte comme objectif. Il a tourné le dos pour l'observer et la frapper de ses poings faibles. On a monté les marches je ne sais trop comment. On a tâché l’ascendeur de nos fluides carmins. On a franchis l’infranchissable. Il est sain et sauf, ou presque. Maintenant, Gabriel connaît le monde. Le vrai. Je colle ma carcasse contre le mur, à l'opposée de la porte d'entrée. J'ai éloigné mes mirettes de l'intimité du couple dès l'ouverture de la porte, sans un regard pour celui qui obsède tant Gabriel. Les tâches flottent devant mes rétines.

Je suis de nouveau obsolète.
J'ai accomplis ma mission.
Mon intérêt est moindre.

Imaginez que vous êtes le paillasson de ce monde.
De haut, les grands ne vous voient plus.

L'obscurité se fait de plus en plus sourde, et ça ne vient pas de l'éclairage. Je crache un juron, expire de plus en plus vite tout en soulevant mon T-Shirt. La plaie est béante. Sa gueule organique grande ouverte et tâchée d'hémoglobine. Dans la bataille, j'ai pas sentie la morsure d'une lame perçant mon abdomen.

- … Merde … »

Je papillonne. J'aimerai voir les deux hommes, voir s'ils sont rentrés dans leur cocon de sûreté pour oublier. Mais tout tangue. Et bientôt, les lumières s'éteignent.

Comme la vie qui coulait un peu plus tôt dans mes veines.
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Maven K. Morgenstern

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MessageSujet: Re: And it hurts like hell ☾ MAVEN & KLAUS Dim 9 Avr - 13:21



     
and it hurts like hell
When it's almost too much for my soul alone

     

les allégresses serpentent sur la courbe charnue de ses sourires lorsqu'il redessine ses amours au creux des draps froissés, s'enivre des relents d'ivresses, de désir et d'avidité, s’éprend des enfers indociles qui dévorent son cœur imparfait. aimer. aimer à en crever. aimer à s'en damner. aimer à n'en plus respirer. à ne plus savoir vivre sans l'aimer. l'indispensable moitié. sans lui, il n'est pas entier ; sans lui, il est estropié, gamin à la verve vide et insensée. une éternité, c'est une éternité qu'il lui promet lorsqu'aux chuchotements étouffés des ombres se mêle un pour toujours et à jamais. et c'est presque un miracle, cette chance d'espérer vivre encore, et cesser d'errer par fierté dans une ronde où ses mascarades ne trompent plus grand monde. et c'est presque un mirage, son amour qui sature la béatitude d'une poitrine creusée d'un vide persistant, ses sourires qui crèvent l'amertume courtisant le fil d'un myocarde insolent. c'est un rêve, qui captive, électrise ; un rêve sans fin qu'on idéalise.

bruit sourd. trois fois. réveil. les paupière se délient, les sourcils se froncent, le tee-shirt s'enfile à la va-vite. un coup d’œil à l'heure, une esquisse de malice. gabe. c'est lui, c'est sûrement lui — à cette heure, qui d'autre ? et il a déjà la saveur de ses lèvres contre les siennes, les délices de leurs corps enlacés et de leurs cœurs délirants, la chaleur de leurs souffles haletants. il imagine déjà le railler d'un already missing me ? et d'un baiser poursuivre l'ironie. alors il ouvre la porte, un sourire séducteur vissé aux lippes, sans arranger sa tignasse sombre et désordonnée. « tu peux vr--» ...aiment pas te passer de moi. l'image est infâme, l'image est insoutenable, l'image rend malade.

c'est pas vrai c'est pas vrai c'estpasvrai. pas toi. je peux pas, j'ai pas la force de regarder. regarde-le. souffrir. gémir. entend-le. crier. appeler. t'appeler. la peine mord. la haine dévore. ramas de cicatrices au corps. au cœur les remords. c'est moi qu'ils frappent, c'est moi qu'ils brisent. tes blessures sont les miennes ; tes larmes dépouillent mes paupières, tes chagrins occultent ce mélancolique refrain qui tue et lacère. je suis tes ravages, ton naufrage, je suis la peur qui brûle ton cœur, la douleur qui rouille tes os, les pleurs qui rongent ta peau.

       t'as juste envie de gueuler.
       de blesser comme ils l'ont blessé.
       de briser comme ils l'ont brisé.
       de le venger. de te venger.
       mais t'es juste debout, les bras ballants.
       t'es juste debout, à feu et à sang.
       

y'a comme quelque chose qui se brise. ça doit être le son de ton putain de cœur qui lâche et se fracasse à tes pieds. les lèvres s'entrouvrent, mais restent muettes. alors il s'accroche à lui comme si c'était la fin du monde, comme s'il ne leur restait plus qu'une horrifiante poignée de secondes. et sous sa poigne farouche, il sent son corps qui tremble, son cœur qui saigne, et alors il le serre encore plus fort, comme s'il pouvait faucher les angoisses d'une étreinte obstinée, comme si ses bras étaient assez grands pour engloutir toute la misère qui louvoyait sur l'échine courbée d'un être qu'on a jamais cessé d'aimer.« gabe ... » et y'a un rire grinçant, dérangeant qui valse sous son crâne. cynisme qui perfore le cœur lorsque sous les noctambules effarées se dessine l'ampleur de ses erreurs. t'arrive pas à le dire, t'arrive pas à dire je suis là, parce que nan, t'étais pas là. la bile au bord des lèvres, il se redresse, ses mains encadrant fébrilement son visage, ce visage parsemé d'hématomes, cousu de peine, de disgrâce, d'infortunes qui à l'inconsolable toucher de leurs fronts l'un contre l'autre s'infiltrent jusqu'aux tréfonds de son âme pour y graver l'indélébile ravage, l'infâme image. et l'excuse fend le myocarde, parce que c'est lui qui devrait être désolé — parce que c'est sa responsabilité, de veiller sur lui, parce que, quelque part, il l'a abandonné. l'idée est récalcitrante, la culpabilité empoisonne les tripes lorsque ses iris dérivent lamentablement ; comment le regarder dans les yeux ? et mille pardons aimeraient franchir les lippes tremblantes, hésitantes, mille réconforts, mille consolations, mille je t'aime et tu n'as plus rien à craindre ; mais les mots s'embourbent dans la gorge, l'insanité d'une sécurité qu'on croyait être en mesure de prodiguer s'effondre et il ne reste que la rage, la rancœur et les colères infécondes. alors les quatre syllabes écharpent la langue, tranchantes, lorsque les revanchardes ténèbres affrontent les émeraudes où scintillent sournoisement les chagrins funèbres. « qui a fait ça ? » et pour lui s'éveillent aux lueurs nocturnes les ténèbres qui de jour sommeillent. astre vengeur, les fureurs l'emportent aux pleurs ; c'est toujours plus facile de s'entraîner dans les méandres vagabondes des pulsions meurtrières lorsqu'en la poitrine le cœur abdique, accordant à ses horrifiques lézardes de répandre leur liqueur amère. tout ce qui t'assassine, inlassablement je le décime.

le bruit d'un corps qui tombe, d'un corps qui s'effondre. levant ses mires fanées par delà l'épaule de son bien-aimé, le sincère pris réellement conscience de sa présence. ravalant ses envies vengeresses, il désigna d'un signe de tête la carcasse de l'acolyte et, se détachant de gabriel,  s'avança, sans lâcher sa main – l'inéluctable crainte de contempler impuissant ce putain de monde lui voler encore, le blesser encore,  l'insatiable besoin d'un contact, de le soutenir, le retenir. se retrouvant au premier plan pour admirer l'étendue des dégâts, il lâcha un  « oh my-- » surpris tout en déglutissant maladivement. et il tremble, maven, parce que c'est un peu trop pour lui, parce qu'il ne sait pas quoi faire dans ce genre de situation, parce qu'un homme est en train de crever sur son palier. respire, respire, respire. la contenance est fragile, mais il se penche, l'odeur du sang le prends aux tripes ; déchirant fébrilement un bout de son tee-shirt, il le presse contre sa plaie, et balbutie un « putain, gabe, j'crois qu'il est en train de mourir. » et je sais pas quoi faire.
     

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MessageSujet: Re: And it hurts like hell ☾ MAVEN & KLAUS Dim 9 Avr - 17:36



And it hurts like hell

FT. KLAUS D. WASHINGTON & MAVEN K. MORGENSTERN


Je suis désolé.

C’est là la première chose qu’il est en mesure de lui dire. Le traumatisme serpente dans ses veines, le choc martèle sa boîte crânienne où la pression s’est faite trop forte pendant de longues minutes. Pendu comme un porc à l’abattoir. Ce n’est pas le moment d’y penser, d’y repenser.

Mais le temps d’un instant tout s’arrête.
Bras autour de ton corps. Collé.
Que l’instant d’après n’existe plus, car je te jure,
En mon for intérieur, je n’en peux plus.


Et tourne le monde autour d’eux. Violent. Récalcitrant. Bébé, ils font du mal à nos amours. Et il est moche, ce monde. Dieu qu’il est laid et affreux. Ca, on le sait déjà mais on se force à oublier, à passer à côté et à simplement regarder. Gosses de riches un peu trop précieux, mais définitivement amoureux, l’on pensait encore capable d’être deux et vivre simplement heureux. Mais regarde où on est. Le corps tremblant, il lutte pour ne pas tomber, se raccroche à l’être aimé avec férocité. Surnom à peine murmuré, Gabriel se retient pour ne pas tout lâcher. Ce n’est pas le moment, il n’est pas tant, mais le Destin pourri de cette vie sait pertinemment combien il est sous le choc dorénavant. Il ne lui demande pas de dire quoi que ce soit, ce n’est pas le moment. La rage doucement s’installe au creux de son estomac, remonte jusqu’à sa gorge sèche. Il se sent sale et en piteux état. Horriblement pâle, il laisse pourtant à son amant le temps de poser ses mains sur ce visage qu’on a cogné, mutilé et abîmé. Une légère grimace s’exprime sur ses traits, tandis que le rouge carmin n’a cessé de sécher et que l’écoulement de son nez est enfin parvenu à s’arrêter, quand bien même il ait toujours du mal à respirer. Et le temps s’arrête sur nos échines courbées tandis que la sueur froide ne cesse de s’écouler. Front contre le sien, il manque de craquer Gabriel, mais se retient, ravale les larmes et étouffe les sanglots. Paupières closes il ne parvient pas à le regarder. Putain il a juste tellement honte. Il est tellement fatigué.

Qui a fait ça ?

Il la sent, la colère qui gronde dans le tranchant de sa question. Emeraudes baissées, incapables de le regarder, et de toute manière injectées de sang comme tout le reste, il demeure immobile. Tremblant mais immobile malgré ses jambes qui menacent de le lâcher définitivement à chaque instant. Il déglutit, difficilement mais il déglutit, grimace sous le goût de cuivre qui n’a pas disparu de sa gorge et redresse enfin ses prunelles dans les ténébreuses qu’il connait par cœur. Un voile de détermination s’y engouffre le temps d’un éclair. Lui aussi, a la rage au bord des lèvres.

« Je vais les trainer en justice, Mave. ». Dents serrées, il a pourtant la mâchoire douloureuse et garde toujours sa main valide accrochée à lui, l’autre reposant contre son abdomen, désespérément tremblante et douloureuse. Elle continue de gonfler, l’hideuse.

Pas le temps d’en dire plus qu’un bruit sourd retentit précédé d’un Merde. Il reconnait la voix de Klaus resté derrière et à l’image de Maven, il se retourne doucement comme il peut, la main glissant dans celle de ce dernier qui ne semble pas enclin à le lâcher. Il ne réalise pas tout de suite, Gabriel, aussi ankylosé que celui qui vient tout juste de tomber à terre. Il ne réalise que lorsque les paroles du Sincère résonne jusqu’à ses oreilles à son attention. Il entend la panique et sait d’ores et déjà que Maven ne va pas le supporter. Le monde tangue autour de lui mais il sait à cet instant que l’heure n’est pas encore au repos, et il ronchonne pour lui en s’accroupissant difficilement à côté du sans-faction. Il ne manquait plus que ça.

Putain, Gabe, je crois qu’il est en train de mourir.

La main qui serrait la sienne se dégage de son emprise quand il déchire déjà un bout de son T-shirt pour faire pression et il se met finalement à genoux à côté du corps endormi de Klaus. Il fixe ses prunelles vertes fatiguées dans celles de Maven, ce n’est pas le moment de paniquer. Ils ne vont pas le laisser crever, ça c’est une certitude il en est hors de question, car même s’il lui a bousillé royalement la main, il l’a aussi sauvé et empêché clairement qu’il se fasse plus ou moins violer. Les doigts valides du Sincère se posent sur la joue de l’autre et il capte son regard. « Ok. Bébé… Je suis fatigué. ». Ca il fallait qu’il le lui précise, car il a perdu beaucoup de sang dans cette affaire. « Il va falloir qu’on prenne la voiture et qu’on aille d’urgence à l’hôpital, on a pas… ». Il grimace et grogne, agenouillé à côté du sans-faction inerte, il n’est clairement pas habitué à la douleur et sa main lui fait un mal de chien tandis que son visage lui parait à présent complètement déformé. « On a pas le temps d’appeler les secours. ». Les émeraudes fixent toujours les plus sombres de son petit ami. « File t’habiller, je prends le relais. ». Il le voit immobile, la joue toujours entre ses doigts et il grogne Gabriel. « Mave, file t’habiller t’es en boxer et en T-shirt déchiré dans le couloir. Tout va très bien se passer. ». Et comme pour le sortir d’une léthargie certaine, il vient poser ses lèvres contre les siennes et le pousse en même temps pour qu’il bouge. « Dépêches-toi ! ». Parce que si tu ne le fais pas,  tu auras deux inertes sur les bras…

La main valide prend le relais tandis qu’il se positionne difficilement au-dessus de Klaus et qu’il grogne en appuyant de toutes les forces qu’il lui reste pour maitriser l’hémorragie.

« Tu pouvais pas attendre… Fallait que tu me fasses ça maintenant… Putain Klaus. J’en deviens vulgaire avec tes conneries. Tu peux pas mourir maintenant. Crèves pas entre mes doigts, j’ai qu’une main de valide putain ! ». Il soupire, le cœur tambourinant méchamment dans sa poitrine, mais sous l’urgence il oublie l’horreur de ce qu’il a subi et se focalise sur lui, puis Maven. « Tu pouvais pas faire attention non… Fallait absolument faire l’idiot des rues, c’est tellement plus sympa. Bah tu sais quoi… Tu fais chier, Klaus. Voilà je l’ai dit. Tu fais chier, parce que moi aussi je vois des étoiles noires devant mes yeux figure-toi… ». Lèvres pincées, il se tait enfin Gabriel, plisse le nez et chancelle, se rattrapant de justesse sur sa main abîmée, l’autre étant occupée. Alors il grogne un peu plus de douleur, un violent choc électrique circulant dans tout son corps sous le poids qui a reposé quelques secondes sur cette main brisée à l’image de son âme.

« Mave… ? ». Sa voix qui interroge sonne aussi l’urgence qui devient pressante et la panique s’insuffle aussi dans les veines du Sincère qui garde la main appuyée contre la plaie ensanglantée, le tissu en étant déjà imbibé. « Mave, on va avoir besoin de serviettes ! », qu’il beugle depuis le couloir au risque de réveiller les voisins potentiels. Mais personne ne sort… Tant mieux pour vous au fond, même si… Putain d’égoïstes à la con. Agacé, les nerfs à fleur de peau, Gabriel se fait violence pour ne pas sombrer, il n’en peut plus, de plus en plus pâle et livide. Quand Maven réapparait dans son champ de vision, il attrape le torchon, sa main valide à présent en sang, si bien qu’il ne discerne plus celui de Klaus du sien, et il refait pression. Ils doivent encore descendre au parking avec l’ascenseur… Mais il lui parait si loin. Trouvant encore un peu d’adrénaline dans ses veines, le Sincère panique à l’idée de ne pas réussir, hors Klaus ne peut décemment pas leur claquer entre les doigts comme ça. Tout est génial. Parfait. Absolument parfait.

« On doit aller jusqu’à l’ascenseur… Mais Mave, je peux pas le soulever… ». Il déglutit subitement, Gabriel, en énonçant l’horrible vérité. « J’ai une main cassée… ».  

Et tombe le couperet sur nos échines brisées,
Car le Destin s’acharne et veut nous voir terrassés.
Ah, qu’il est moche ce monde, et qu’il est laid.
Qu’il est vil le glas qui sonne,
Et sur nos âmes résonne.
Terminée l’insouciance et l’innocence, il n’y a plus de place que pour la souffrance.
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Klaus D. Washington

❖ Date de naissance : 18/12/1991
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❖ Profession : Un peu de tout. Râcle là où y peut. Vendeur de bric à brac, exécuteur de contrat, gigolo ... Proposez, vous verrez.
❖ Faction : Sans-faction pleinement assumé. Mais pas clochard.
❖ Forces & Faiblesses : J'peux boire sans vormir tout en m'tapant ta mère. Alors, heureux ?
❖ Philosophie : Do not fuck with us.



MessageSujet: Re: And it hurts like hell ☾ MAVEN & KLAUS Mer 12 Avr - 7:51



And it hurts like hell

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MessageSujet: Re: And it hurts like hell ☾ MAVEN & KLAUS

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And it hurts like hell ☾ MAVEN & KLAUS

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