Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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  If I fall, will you hold me up ? ▲ RUBEN

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Envy D. Carter

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 14/02/2016
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❖ Avatar : Chris Hemsworth
❖ Crédits : Angie (vava) - Alas (codes signa)
❖ Multicomptes : Gray J. Wolfgang - J. Ryder Storm - G.H. Nolan Wheeler & Gabriel A. Blackwood
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❖ Âge personnage : 33 ans
❖ Profession : Agent de l'unité des enquêtes spéciales au Chicago Police Department - Dirigeant des Audacieux
❖ Faction : Dauntless
❖ Forces & Faiblesses : Si la force physique est définitivement une de ses qualités, il n'en est rien vis à vis de sa force psychologique. Pourtant, c'est une lutte de tous les instants avec lui-même. Tout irait pour le mieux si Madame Alcool n'avait pas décidé de s'en mêler. Depuis peu il arbore un tatouage à l'intérieur de son avant-bras, deux flèches qui se croisent reliées par une corde en mémoire de son frère.
❖ Philosophie : Envy is a hell of a sin, man.
❖ Playlist : ALL FALL DOWN ▲ One republic - WICKED GAMES ▲The Weeknd



MessageSujet: If I fall, will you hold me up ? ▲ RUBEN Mar 21 Fév - 16:23



If I fall, will you hold me up ?

FT. RUBEN C. DASHAWN


Tu le sens dans ta chair.
Tic, tac.
Tu le sens dans tes tripes qui se tordent et les tremblements incessants de tes mains.
Tic, tac.
Elle serpente. Elle s’insinue, elle te consume de l’intérieur.

Ne me décevez pas

La voix résonne au creux de ta tête, vile créature dont les mots sans cesse se répètent. Elle vibre, littéralement, se fait le plus odieux de tous les maux. Pourtant tu sais que tu seras bientôt son propre fardeau. Vil Ange déchu c’est bientôt tout ce qu’elle sera, car tel l’ont-ils décidé ici-bas. Tu ne les arrêteras pas. Tu ne les arrêteras plus, ce monde est déjà complètement perdu. Tu l’as abandonné une fois, cette Autre, et tu ne le referas pas. Pas cette fois. Si sur le pilori tu dois être brûlé et tomber, alors soit, qu’il en soit ainsi, tout ce que tu veux c’est que plus jamais l’on ne s’en prenne à sa vie. Tu l’as abandonné une fois, tu ne le referas pas, et tu la suis, aujourd’hui. Avec Moira tu tomberas, peut-être ou peut-être pas.

Si seulement il n’y a que ça. Tu les entends encore, les cris, les pleurs de ceux qui se raccrochent, de ceux qui rampent sur le sol. Tu l’entends encore la nuit, ce train qui déraille et cette peur qui te prend aux tripes est aussi coupante que des tenailles. Tu ne l’expliques pas, cette angoisse, celle de malheureusement décevoir. Tu sais de quoi elle est capable. Allons, ressaisis-toi, que tu te répètes lourdement, mais entre tes mains ce manque te dévore et c’est alors en silence que tu implores.

Tu le sens dans ta chair.
Tic, tac.
Tu le sens dans tes tripes qui se tordent et les tremblements incessants de tes mains.
Tic, tac.
Elle serpente. Elle s’insinue, elle te consume de l’intérieur.

T’es en manque. T’es grave en manque. Tu rêves de liquide ambré et d’alcool. Tu ne penses plus qu’à Elles, Blake, Moira, et à ça. A elle. La bouteille.


Rejoins-moi à ton appartement dans une heure. C’est le message qu’il lui a envoyé, face à cette urgence, ce sentiment que tout fout le camp royalement. Il sait qu’il n’a pas vraiment assuré ces derniers temps, et c’est aussi pour ça qu’il doit le voir, absolument. Au risque de se prendre une soufflante, il s’absente, il n’en a pas pour longtemps. Dans les ruelles audacieuses il déambule, connait le chemin par cœur pour l’avoir maintes et maintes fois emprunté, quand bien même la majeure partie du temps Ruben n’a fait que le trouvé à moitié mort dans son bureau de Dirigeant avec vue sur la faction toute entière. Pouvoir voir sans être vu, l’avantage de ses fenêtres. Envy sait qu’il n’a pas de temps à perdre, le manque le rattrape et il pourrait bien faire une profonde connerie. Même le pauvre type qui tente de faire la manche chez les audacieux a une tronche de bouteille de Whisky, quand bien même il ait toujours préféré la bière. A la base. Malheureusement, il a promis Envy, c’est l’alcool ou elle et il ne veut pas la perdre, pas cette fois. Tiens, Ruben sait-il seulement qu’il a failli être papa ? Un rire nerveux s’échappe de sa gorge tandis qu’il avance et il aurait presque subitement l’air d’un fou quand ce n’est que la fièvre qui le rend dingue. Combien de temps s’est-il écoulé depuis la dernière fois qu’ils se sont réellement parlé ? Qu’ils ont eu un véritable semblant de conversation ? Un soupir s’envole de ses lèvres sèches et il baisse les yeux sur le sol humide, mains dans les poches de sa veste sombre en bifurquant rapidement à l’angle d’une de leurs rues.

Malgré l’horreur il est resté, Ruben.
Malgré la colère et la laideur, il est resté, Ruben.
Et il ne compte plus le nombre de fois où il est venu le chercher. Encore. Et toujours.

Ses traits se sont fermés, au Carter, il doit prendre le temps de parler, maintenant qu’il sait à nouveau aligner deux phrases sensées. Il y a bon nombre de choses qu’il voudrait lui dire, bon nombre de choses qu’il regrette et qu’il n’a pas déballé par fierté, quand bien même le seul et unique mot entre eux est complicité. Il doit lui parler, car ils ne l’ont pas fait depuis la réunion du Conseil, depuis le jour des attentats et depuis que son cul d’audacieux s’est taillé sur le coffre d’une corvette rouge. Main toujours plâtrée, c’est comme un ours mal léché qu’il se dirige jusqu’à l’appartement de son bras droit. Si on le regarde, il n’en a cure, n’a jamais prêté attention aux regards de toute manière, il aime sa Faction et ferait tout pour eux, alcool dans le sang ou non. Quatre à quatre, il grimpe les marches, l’urgence au bord des lèvres et le dessèchement au creux de la gorge. Une fois, deux fois, il tambourine, en espérant qu’il est là. Au bout de la troisième, c’est un panda molosse qui tourne la poignée et se précipité à l’intérieur.

« Ruben ! » qu’il beugle en prenant le temps de fermer la porte. « J’ai arrêté de boire depuis deux semaines mais là, je suis en manque.  »  

Comme entrée en matière on peut faire mieux, mais ils n’ont jamais fait dans la dentelle, ni l’un ni l’autre.
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Ruben C. Dashawn

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❖ Âge personnage : Trente années de conneries.
❖ Profession : Bras-droit des Audacieux et Agent de la Paix au Chicago Police Department.
❖ Faction : Audacieux depuis les couches.
❖ Forces & Faiblesses : Un cœur d'artichaut pour une cervelle de piaf.
❖ Philosophie : Bitch... please !
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MessageSujet: Re: If I fall, will you hold me up ? ▲ RUBEN Jeu 30 Mar - 7:10

«  Still believe in one another ? »
Hey brother! There's an endless road to rediscover. Hey sister! Know the water's sweet but blood is thicker. Oh, if the sky comes falling down, for you. There's nothing in this world I wouldn't do. Hey brother! Do you still believe in one another? Hey sister! Do you still believe in love? I wonder.


Il y a des choses insidieuses et bien laides, en ce bas-monde. Bouteille de bière dans une main, je me rapproche de l’immense baie-vitrée qui éventre le mur du salon de mon modeste appartement et viens regarder le panorama de la ville qui s’étend en contre-bas. Monts olympiens et bâtiment laissés pour ruines. Des rues aux pavés lustrés et des ruelles à la noirceur inquiétante. Des gorges inondées de passants et des gorges inondées de sang. Le pouls de Chicago qui s’effrite de jour en jour. Ce qu’elle est laide, cette ville. Ce qu’elle est belle, cette ville. Le Temps et sa violence l’ont marqué et molesté de ses griffes assassines. Lui enseignant cruellement que chaque minute compte et importe.

Rejoins-moi à ton appartement dans une heure.

Les lucarnes mordorés de mon âme délétère fixent pour une dernière fois le message, laissé par Envy, qui brille encore sur l’écran de mon portable, resserrant l’appareille au creux de mon poing, tandis que l’autre s’accroche fermement à la bouteille d’alcool et que le goulot de celui-ci vient brusquement se plaquer à mes lippes crispées. Les rasades avides rafraichissent les feux badins qui s’agitent dans le creux de mes entrailles et prennent pour encens les débris de mon esprit tiraillé entre le sentiment de danger imminent et l’irréparable chute qu’est en train d’accomplir notre Empire plongé en plein cœur d’un délire, dont il me tarde si mal d’en connaître les pires. Ce qu’elle est laide, cette ville. Ce qu’elle est belle, cette ville. Chaque jour emporte sa jeunesse et chaque nuit prolonge sa vieillesse. Cette ville, elle est abîme, elle est néant, elle est limbe, elle est la bouche de l’enfer, si vous le voulez, mais elle est aussi magistère, envoutante et exquisément charmante avec ses étendues de verre et de fer qui se soulèvent en des charpentes encore fumantes et oxydés par un soleil de plus en plus timide qui plonge droit vers la terre et derrière les murs du Labyrinthe qui humblement la protège. Je la déteste, cette ville. Je l’admire, cette ville. Le Temps n’a pu rompre l’harmonie étincelante de son royaume d’Enfer, encore moins l’élégance de ces sujets qui avancent sans évidence sur les trottoirs congestionnés, n’arrachant absolument rien à sa cruelle armature où se soutiennent en fauve architecture des guerres anciennes qui toujours nous reviennent.  La servilité de notre quartier ajoute ce grain de brutalité, écho des griffes passagères qui toujours mieux nous marquent et cicatrisent. Mais les plaies de Chicago sont bien loin de se guérir. Au contraire ! Nous les aspergeons de sel, ignorant sa brûlure et buvant à foison le plus répugnant des poisons !

Homme de Bien. Homme de Mal. Audacieux pour le mieux. Audacieux pour le pire. J’admire le ciel qui s’abaisse pour faire de l’ombre à cette ville que je protège et qui sera bientôt notre plus funéraire cortège. Tombeau à ciel ouvert. Audacieux pour le pire. Audacieux pour le mieux. Je ne suis ni l’un et ni l’autre. Dans cette fosse de l’idéal, je ne suis que le gardien des âmes qui détale et dévale. Une gorgée. Une autre. Et encore une autre.

Dans le pire, je suis resté.
Dans le mal, je me suis débrouillé par mal.
Comme mes yeux restent fichés sur ce décor des oubliés, voyant la nuit agiter ses sombres encensoirs fumants jusque dans les coffins des bâtiments qui se sont écroulés quelques jours plutôt, tombes austères pour les victimes encore bien trop chaud en ces rameaux de pierres et de fer, je t’entends, braillard, furieux, t’enflammer derrière ma porte… pour finalement la défoncer et grossièrement t’annoncer.

- Mais bien sûr, fais-toi plaisir et entre, que je ne peux m’empêcher d’ironiser en roulant sarcastiquement les yeux et tournant pour de bon dos à ce grotesque portrait panoramique de la ville et ses humeurs qui sitôt se bilent dans mon esprit.

Géant blond au regard rougi et exorbité par les mièvres et la fièvre. Tes mots trouvent rapidement refuge en mon conduit auditif, mes yeux se plissent, puis s’abaissent doucement vers la bouteille de bière qui erre encore là dans ma paluche.

Dans le pire, je suis resté.
Dans le mal, je me suis débrouillé par mal.
Mais tu m’as fait mal, mon ami. Vois-tu, je n’aie toujours pas digéré la vision de ton cul d’Audacieux qui s’écrase sur le coffre de cette Corvette qui t’a si sournoisement arraché à moi et à ce moment de crise qui en toute brutalité nous faisait la bise de ses lèvres enflammées qui nous a juste tous bousillés.

- T’as soif, Envy ?! T’AS FUCKING SOIF ?! Bois ! Bois, tel le pachyderme écervelé que tu es ! Grise toi la cervelle, ainsi tu te rendras peut-être compte que tu en as une !

Il y a des choses insidieuses et bien laides, en ce bas-monde… Furax, je lui balance sur la trogne ma bouteille de bière, preste envolé qui s’accompagne de mon corps musculeux et tendu comme un string qui lui éclate sitôt à la gueule alors que mon poing s’élance vers sa robuste mâchoire et que mes jointures passent amicalement le bonjour à sa joue barbue.

- T’as arrêté de boire depuis deux semaines ? C’est le seul exploit que tu as accomplis depuis tout ce temps ? Tu m’as laissé, Envy. Au beau milieu de ce bordel… TU M’AS LAISSÉ ! Et le jour où Rosenbach nous a si sagement conviés d’assurer sa garde, au Wrigley, t’étais où ? S’ÉTAIT TON DEVOIR DÉVITER CE MASSACRE ! Ezra, Brooklyn, Ryder… BLAKE ! PUTAIN ! BLAKE ! S’ÉTAIT TON DEVOIR, ENVY !

Dans le pire, je suis resté.
Dans le mal, je me suis débrouillé par mal.
Mais vois-tu, mon frère, ce mal qui te ronge ; il me ronge aussi…

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MessageSujet: Re: If I fall, will you hold me up ? ▲ RUBEN Dim 16 Avr - 13:12



If I fall, will you hold me up ?

FT. RUBEN C. DASHAWN


La porte se pousse dans un fracas dont eux seuls ont le secret, mais sans jamais bousiller quoi que ce soit. Malgré la fièvre et l’envie persistante d’alcool, l’audacieux ne se le permettrait pas. Il a perdu la notion du temps, Envy, main encore dans le plâtre et bras replié contre lui. Au chevet de Blake pour ne jamais la quitter, il ne s’est pas rendu compte du lourd que pouvait représenter son absence aux yeux de son meilleur ami et frère de cœur. A bien des égards, il l’a protégé, quand même sa conscience n’était pas forcément là pour se l’imprimer et l’enregistrer. A n’en pas douter, si ce n’était grâce à Ruben, il ne serait pas là aujourd’hui. Probablement aurait-il déjà sombré dans un caniveau de Chicago, comme l’ombre qu’il était, et qu’il aurait pu rester, s’il n’avait pas décidé d’arrêter. Arrêter. Mais le réconfort recherché n’apparait pas, exclamations d’un être qui parait éméché dans l’être totalement. Expression faciale qui se fige, le panda maladroit se redresse raide comme un piquet, sourcils froncés et interrogateurs. Sans comprendre. La bouteille de bière vole aussitôt et bien que le manque soit là, les réflexes n’ont pas disparus et il suffit d’un pas de côté pour éviter de se prendre de la bière en pleine figure. Ainsi esquivée, la bouteille vient s’effondrer sur le sol et se briser en un tas de morceaux coupants.

« Non mais ça va pas la… ». Pas le temps d’en dire plus que le meilleur ami furax en question vient lui adresser un superbe crochet du droit au niveau de la mâchoire. Non. Ils n’ont jamais fait dans la dentelle, ni l’un ni l’autre, et ça se sent au coup qu’Envy n’esquive pas, cette fois. Les jointures cognent et une grimace vient déformer ses traits tandis qu’il bascule de côté sous la force que Ruben y a mise. Instinctivement, sa main valide vient se poser sur cette mâchoire endolorie pour la masser, un éclat noir passant dans les bleues mirettes.

Les mots virevoltent comme le plus horrible fléau, atteignant un Audacieux qui commence à comprendre l’effet de son absence sur son bras droit qui est bien plus que cela à ses yeux. Oui, il a merdé, avec tout et tout le monde. Ca il le sait, comprend alors qu’il n’a jamais pris le temps de présenter de réelles excuses à Ruben, cet ami qui l’a toujours soutenu même dans les pires moments. Décidément, ils lui éclatent tous la gueule à coups de mots qui font mal et qu’il sait pertinemment mériter et encaisser avec force et courage, sans s’effondrer. Enfin disons qu’il fait au moins bonne figure, quand bien même ces paroles ne soient pas évidentes à entendre. Loin de là. Se massant doucement la mâchoire douloureuse, il le fixe droit dans les yeux, même si ça tangue, même s’il est clairement en manque de ce liquide pernicieux dont il ne peut plus se passer et contre lequel il lutte. Il pourrait s’énerver, hurler plus fort que lui mais il n’en a nullement l’envie, bien que Ruben refuse de s’arrêter, le forçant tout de même à élever la voix, au moins une fois.

« JE SAIS ! ». Qu’il beugle pour prendre la parole, aucune colère sur ses traits. « Je sais… » qu’il continue, plus calmement. Posé, légèrement chancelant. Il n’est pas bourré, c’est justement tout le contraire, il est bien trop lucide. « Combien t’en as bu Ruben ? ». Il désigne du doigt la bouteille écrasée sur le sol derrière eux.

Et les mots résonnent comme un écho dans sa boîte crânienne. Tu m’as laissé ! Inlassablement. C’était ton devoir ! Le temps d’un instant.

« Je vais tout t’expliquer. Mais avant, on devrait s’asseoir. Tu devrais t’asseoir. ». Non pas qu’Envy soit persuadé de l’ivresse de son ami, mais tout de même il préfère prendre ses précautions. « A moins que tu ne veuilles cogner encore et encore pour te défouler ? ». Et tel l’audacieux qu’il est, il s’avance d’un pas, se rapproche de lui, aussi près que possible sans pour autant le coller ou lui faire un immense câlin. Juste à portée de mains. « Je sais que je l’ai mérité, alors… Si tu veux cogner. Cogne. Je ne ferai rien pour t’en empêcher. ». Il lève sa main plâtrée. « Et puis… J’voudrais pas bousiller mon plâtre. » qu’il ironise pour essayer de détendre un peu l’atmosphère avant de pousser un profond soupir, l’observant avec tout le sérieux disponible. « Rub’, je ne suis pas venu là juste pour que tu m’empêches de faire une connerie. Je suis aussi là pour te présenter mes excuses. Maintenant que j’suis… Lucide. ». Lourdes de sincérité sont ses paroles calmes et apaisées. Il est vraiment là pour s’excuser, faire le point, la réalité lui ayant explosé à la tronche depuis ces dernières semaines, et particulièrement les deux dernières. Il a décidé de reprendre les choses en mains.

Parce qu’on a vu la mort, toi et moi.
On sait que les ténèbres sont à nos portes, à portée de bras.
L’écho du chaos fera bientôt effondrer tous nos idéaux.
La menace est sur notre chemin,
Fidèle alliée de la folie qui se veut aussi satanique que le malin.
Mais sans toi je n’y arriverai pas.
Sans toi, on n’y arrivera pas.

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MessageSujet: Re: If I fall, will you hold me up ? ▲ RUBEN Jeu 4 Mai - 23:45

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Je prends cette massue qui me sert de poing dans mon autre main, frottant mes jointures douloureuses comme si elles s’agissaient d’une boule de bowling, non parce que je suis fier de t’avoir balancé ce beigne à la gueule, mais bien parce que je me sens loser d’avoir laissé passer mes nerfs sur toi. Des chocs électriques me parcourent la main, glissent sous mon épiderme, me picotent les tendons, me métallisent l’erratique et engourdissent mes entrailles toutes retournées dans mon estomac. Le coup que j’ai porté sur toi est un coup que je me prends en plein cœur. À peine que ma colère s’est levée, qu’immédiatement je sens les regrets et les amers qui m’enivrent. Bien sûr, bien sûr, mon frère, que tu sais ! Qu’est-ce qui m’a pris, mon frère ? Les jours se meurent trop rapidement, c’est mon monde qui chavire et le tien qui s’ouvre à toi ! Mon ciel et mes étoiles qui s’éteignent lorsque les torpeurs de la nuit reviennent et prennent pour assaut nos demains si incertains dans l’écume de ces léthargiques qui nous caressent. Tu as ta peine et j’ai la mienne. De mes propres mains j’ai étouffé ton chagrin et voilà que je me sens à ce point vain, mon frère ! Bien sûr, bien sûr, mon frère, que lorsque la pluie oublie nos cœurs de pierre, c’est en les confins de nos ornières que grondent les guerres et que s’alimente tout ce qui nous brûle. Poussière, poussière, on s’accroche et on s’accroche, mon frère ! Un. Deux. Trois. Six ? Mes yeux brûlants et rougis mirent mon zinc, voyant défiler les corps morts qui reposent vides et piteux. J’ignore, mon frère, combien j’en ai bu. Vois-tu, la vie nous abuse et j’abuse des excès. Outrance qui me plonge pourtant dans les carences, ça n’a rien de naturel, ces mortifères si cruels et fidèles ! Ce monde a soif. Ce monde a faim. Qu’est-ce qui tourne de travers ? Nos hiers ? Nos hivers ? Nos Enfers ? Mon frère, mon frère, bien sûr, bien sûr ! Folie, folie, léthargie, folie, boire pour ne rien voir et boire pour voir mourir nos souvenirs. Je ne t’apprends rien, mon frère ! Bien sûr, bien sûr, mon frère !

Je chancelle en nos ritournelles, écoutant les flots, écoutant la musique du sang qui perle sur nos erratiques pestilentiels alors que continue la ritournelle qui toujours mieux me chancelle. Ivre, ivre, ivresse, maladresse, fausse prouesse, bassesse, je secoue la tête, brusquement, ardemment, pas bien, te taper, pas bien, non ! NON ! Accepter tes excuses ? Oui, oui, ça, c’est bien… m’asseoir ? Non. NON ! Café. De l’eau. Boire, pour ne rien voir… mais avant de nous plonger dans le noir, oui, j’ai besoin de nous asseoir. L’instant est dérisoire. Malgré tout, on se cri ce qu’on ne s’est jamais dit. Cette foutue soif d'espoir que le courant amène dans l’air sans jamais trouver la rivière, puisque si loin on se perd dans l’univers. Bien sûr, bien sûr, mon frère.

- Je suis désolé. Vraiment.

Le noir onyx qui envahit mes yeux plonge doucement en tes céruléennes, si claires, si limpides et si… lucides. Arythmie des convictions, l’hérésie des questions, dans mon monde en pleine commotion. J’étouffe, Envy. J’étouffe dans la détresse. J’étouffe dans ce Chaos. Tressaillir à chaque souvenir, finir par croupir, si tu tombes je te rattrape et si je tombe tu me rattrape. On s’écorche parce qu’on s’accroche. Le pouls de cette conviction tambourine à mes tempes, un battement régulier, comme un cœur, un cœur qui lentement se meurt dans les frissons dérangés qui dégringolent sur mon échine alors que la rixe faiblement fulmine et sinistrement culmine dans l’alcôve de mon crâne. Attendre fiévreusement le mauvais œil et la mauvaise heure. Mes entrailles, tordues, retournées, j’ai espoir et désespoir. Tu as toujours été plus fort que moi à ces vilains jeux de destin. Hier des explosions, demain des hécatombes, la vie tournoie, mon frère et je perds une fois de temps en temps l’équilibre avec elle. Faim. Soif. Soif. Faim. C’est un monde bien gourmand. Un monde bien gourmand. Bien sûr, bien sûr, mon frère. J’ai oublié. Je n’ai pas oublié. Non. NON ! Ma main se referme sur mon poing, mes jointures blêmissent et mes doigts frémissent. Solide. Un roc. Un putain de roc ! Si tu tombes, je te rattrape et si je tombe tu me rattrapes. Je me suis fait fort. Je me suis fait d’or. On a vu les morts et on a vu la mort. Nous ne sommes que des hommes. Hommes de tous les temps. Hommes de tous les cieux. Hommes qui se ressemblent. Disent ce qu’ils veulent, quand les morts voient la fin de la guerre, c’est une image qu’on n’oublie pas et qui nous hante pour l’éternité. Faim. Soif. Soif. Faim. FAIM ! SOIF ! Ténèbres. Abîmes. Torpeur. Turpitude. Satanique. Luciférien. Sans toi je ne suis capable de rien, mon frère !

- Qu’est-ce qui nous arrive, Envy ? Qu’est-ce qui nous est arrivé ? Je veux t’aider, mais j’ignore comment.

Faim. Soif. Soif. Faim. Minable, misérable, je vacille et chancelle devant toi, coincé dans nos ritournelles. Avec lenteur je m’approche de toi et avec lourdeur je laisse retomber les courroies. Pantin délaissé de ses ficelles, c’est à ton col que mes poings se cramponnent alors que mon front vient lourdement emboutir ton sternum.

- Ça rime à quoi tout ce qu’on fait ?! C’est littéralement en train de nous détruire. Les nôtres sont enfermés dans un asile. Des buildings en flammes se sont effondrés sur nous. Parmi les morts il y aurait pu y avoir des gens qu’on aime.

Lexis…
Blake…


- Qu’est-ce qu’on a fait de travers, Envy ? Tu veux que je t’aide, mais regarde-moi. Tu me demandes pardon alors que t'as simplement fait ce qu'il fallait. Si tu n'avais pas arrêté ce putain de train, je ne serais pas là pour brailler dans tes jupons.

Survivre. Survivre. On oublie de vivre, mon frère ! Mes poings s’accrochent à toi et je te secoue sans rien de bien méchant.

- On tombe. On se rattrape. Quelque chose nous échappe, Envy. Tu comprends ? C’est ici. C’est partout. Ils sont Légion.

Ils sont Légion…

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MessageSujet: Re: If I fall, will you hold me up ? ▲ RUBEN Jeu 8 Juin - 12:27



If I fall, will you hold me up ?

FT. RUBEN C. DASHAWN


Les doigts libres reviennent machinalement trouver la mâchoire endolorie par le coup porté un peu plus tôt pour masser davantage et espérer faire disparaître la douleur cuisante. Ruben a de la force, tout comme Envy, et il n’est pas étonnant de sentir le goût métallique du sang se répandre au cœur de sa bouche, effleurant sa langue qu’il s’est mordue sous la violence du choc imprévu. La colère de son meilleur ami il ne fait que la comprendre, preuve en est, il sait pertinemment qu’il a merdé et c’est pour cette raison qu’il assume le poing dans la tronche et la violence des paroles de l’audacieux. Dans chacun de ses mots, le dirigeant est sérieux, sincère, ils n’ont que depuis bien trop longtemps soufferts. Les excuses traversent ses lèvres qui se teintent de rouge, l’obligeant à venir cracher dans l’évier un peu plus loin, et c’est de ses prunelles azures qu’il observe son grand costaud. Ruben est comme un frère à ses yeux, il n’a pas su le voir tout de suite, endeuillé par la disparition d’Uriah, mais Ruben a toujours été là. Quoi qu’il arrive. La honte est un sentiment qui s’insuffle clairement dans les veines du Dirigeant. Il ne veut plus mentir, il veut que les choses s’arrangent. Blake sait les secrets de ses mains liées dorénavant, il n’y a pas de raison que Ruben ne le sache pas. Quand bien même l’ivresse l’enivre et décuple ses émotions. Raison pour laquelle Envy tient à ce qu’il prenne une chaise.

A peine s’excuse-t-il que les prunelles de l’audacieux se reposent sur leurs semblables, sa tête signant à la négative. « Tu n’as pas à le faire. ». Car oui, Envy est celui qui a le plus d’excuses à présenter dans le lot, pour toutes ces années et ces mois où il s’est laissé sombrer. Il n’a pas été là pour lui, même pas certain d’avoir été réellement présent pour la faction toute entière. Combien de pots cassés a-t-il laissé sur les épaules de Ruben ? Quels maux odieux ai-je osé te laisser entre les mains mon frère ? Massacre évident, douleur lancinante que celle qui se joue dans le creux de sa poitrine. Regard défait, honte sournoise et sensations ignobles que tout pourrait bien mourir ce soir. Est-ce là tout ce dont ils sont voués à ressentir jusqu’à la fin de leurs jours ? Jusqu’à ce que sonne l’heure de leur trépas ? Mourir pourrait parfois être plus facile mais la mort est aux lâches ce que l’alcool est aux torturés de l’esprit. Ce temps est révolu. C’en est fini. Terminé. Que leurs épaules se redressent et que les armes en mains soient prises car à partir d’aujourd’hui, c’est décidé ils doivent se battre pour mieux renaître.

Et les maux qui subitement ternissent ton âme s’envole en milles petits morceaux sur nos os. Ils volent, dégringolent et virevoltent jusqu’à se perdre en de multiples petits échos qui font de nos déchirures des lettres de sang.

Se battre. Se battre. Et toujours se battre. Cette devise doit rester la seule qui coule dans nos veines, mon frère, sans quoi nous sommes perdus.


Immobile, Envy l’observe se rapprocher, ce balourd tant adoré. Les mains usées et malmenées s’agrippent au col. Il chancelle, d’avant en arrière, alors la main valide l’empêche de tomber, s’assurer qu’il ne s’effondrera pas sous le poids de son âme. Lucide, il est bien trop lucide dorénavant et malgré l’envie d’en finir avec la déraison, c’est le manque qui continue de faire trembloter le corps. A la désignation du mot Légion, l’audacieux fronce les sourcils. Il aurait pu prendre part à leur désespérée quête de vengeance mais ces ignobles sont aussi fous que le gouvernement lui-même. Avec lenteur et douceur, il décroche les mains de Ruben de son col, vient poser sa paluche valide contre la joue de ce dernier. Une légère tape de mec. Oui, ce sont deux bonhommes au cœur bien trop gros, c’est une évidence sous leurs airs d’ours mal léchés. Tout aussi lentement, il l’intime de s’asseoir sur une chaise, venant en attraper une autre pour se mettre de face non loin de lui.

« La dépendance est une lutte contre laquelle je dois me battre seul. J’ai simplement besoin de proches pour me rappeler que je suis capable de tenir. ». Première chose. « Je n’ai jamais fait ce qu’il fallait. J’ai commencé à ne plus rien faire correctement au moment où j’ai décidé de me mettre à boire Ruben. Je ne suis pas parfait. Personne ne l’est. Pas moi, pas toi. Pas eux. Personne. ». Un soupir s’échappe des lèvres du blond et il se penche en avant, serrant le poing pour contrer les tremblements. « La seule chose que je sais, et que j’ai compris… C’est qu’on ne peut pas les laisser gagner en abandonnant la partie. ». Il se permet même un rire, Envy. « Il est hors de question qu’on les laisse gagner. ». Baissant subitement les yeux, il passe sa main libre dans sa tignasse dorée et récupère tout son sérieux. « Tu l’as dit toi-même, on a bien failli perdre ceux qu’on aime… Il faut que ça cesse. Et je crains que le combat ne soit rude, mais ça vaut le coup d’essayer ? ». Il penche la tête sur le côté. « C’est Blake qui m’a rouvert les yeux… ». A nouveau, il rapproche sa chaise et vient poser ses doigts sur l’épaule de son ivre de meilleur ami. « Dans ton état, ce que je te dis-là ne doit avoir aucun sens… Je sais que tu ne vois pas le bout du tunnel maintenant, mais on le verra. Les Audacieux ont besoin de nous deux, et les autres factions ont besoin de notre protection. Le système est déjà bien assez corrompu comme ça, il faut qu’on se sorte les doigts du cul et qu’on se bouge. Qu’on prenne position également… Ruben, j’ai pas été un ami exemplaire pour toi ces dernières années, et j’ai pas non plus été un bon Dirigeant… Il y a une chose que tu dois savoir. ». La raison de sa nomination à ce poste, la raison de ses airs parfois bien trop mystérieux. S’il ne connait pas encore la vérité et si tu ne la lui as pas d’ores et déjà craché à la tronche un soir d’ivresse, alors il doit savoir. Il va le lui dire. Comment lui, Envy, a-t-il pu tomber aussi bas et livrer de pauvres âmes à Moira.

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Ruben C. Dashawn

❖ Date de naissance : 09/04/1990
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❖ Multicomptes : Salem L. O'Malley, Charlize E. Flores, Judas F. Valentyne & Ramsey A. Dallas.
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❖ Âge personnage : Trente années de conneries.
❖ Profession : Bras-droit des Audacieux et Agent de la Paix au Chicago Police Department.
❖ Faction : Audacieux depuis les couches.
❖ Forces & Faiblesses : Un cœur d'artichaut pour une cervelle de piaf.
❖ Philosophie : Bitch... please !
❖ Playlist : AWOLNATION - guilty filthy soul. ROB ZOMBIE - acid trip. DEPECHE MODE - wrong. MILKY CHANCE - cocoon.



MessageSujet: Re: If I fall, will you hold me up ? ▲ RUBEN Dim 6 Aoû - 16:48

«  Still believe in one another ? »
Hey brother! There's an endless road to rediscover. Hey sister! Know the water's sweet but blood is thicker. Oh, if the sky comes falling down, for you. There's nothing in this world I wouldn't do. Hey brother! Do you still believe in one another? Hey sister! Do you still believe in love? I wonder.


Dans mes faiblesses, je vois tes forces. Dans tes faiblesses, je vois les miennes. Nos contraires qui savent si bien faire. C’est l’Enfer. Nos hiers se sont décimés dans la poussière, mais je vois qu’en nos ornières reluisent les si beaux relents mortifères et délétères. Les vérités entonnent et les cantiques de l’Authentique résonnent. Quelle mélodie aliénante et discordante ! Oh, mon frère, je vois ce que tu veux me dire et ce qui doucement te donne envie de mourir. Tu es regorgé de remords et de regrets. Que s’est-il passé pour que tu lui sois à ce point servile ? Son sifflement de serpent t’a envouté et ensorcelé… mais le charme s’est envolé et je vois le danger. Je m’inquiète. Toujours. Oh, mon frère, pose ton front maudit sur mon épaule et parle-moi.

Je t’écoute et te contemple. Trembler comme une feuille ? Jamais je ne t’avais vu en un tel état. Je me rends compte, au fond, que je n’ai jamais véritablement vu quoi que ce soit de toi. Tu es mon frère. Une partie intégrante de moi. Et j’ai tant souffert de ton absence.

- Se sortir les doigts du cul et bouger, que je capitule, mes neurones ravagés par l’alcool absorbant par de grandes peines les flots d’informations que tu veux me confier.

Je sais. Je sais mon frère que cette ville pourrie a besoin de nous. Elle a besoin de nous comme moi j’ai besoin de toi. Mes yeux aussi noir que l’onyx plongent en tes azurs reluisants comme la voûte embrasée et soudain je comprends que le cap que nous sommes sur le point de franchir va nous changer à tout jamais. Et je suis paré à maudire pour cesser de nous voir croupir et puis lentement mourir. Je me penche vers toi, poings contractés à m’en blanchir les jointures.

- Qu’est-ce que je dois savoir, Envy ? Qu’est… qu’est-ce que tu ne me dis pas ?

Les jours se meurent trop rapidement, c’est mon monde qui chavire et le tien qui s’ouvre à toi ! Mon ciel et mes étoiles qui s’éteignent lorsque les torpeurs de la nuit reviennent et prennent pour assaut nos demains si incertains dans l’écume de ces léthargiques qui nous caressent. Tu as ta peine et j’ai la mienne. De mes propres mains j’ai étouffé ton chagrin et voilà que je me sens à ce point vain, mon frère ! Bien sûr, bien sûr, mon frère, que lorsque la pluie oublie nos cœurs de pierre, c’est en les confins de nos ornières que grondent les guerres et que s’alimente tout ce qui nous brûle. Poussière, poussière, on s’accroche et on s’accroche, mon frère !

_________________

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moodboard... MADE BY MA BFF ET MERCI BEAUCOUP Sasa:
 
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