Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 « Pain is a gift. Without the capacity of pain, we can't feel the hurt we inflict. » | feat Gabriel

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Phoebe L. Parker

❖ Date de naissance : 23/10/1996
❖ Barge depuis : 08/06/2015
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❖ Faction : Dauntless
❖ Forces & Faiblesses : Vous cacher mes faiblesses et prétendre que rien ne peut m'atteindre.
❖ Philosophie : « Whether it's a heart attack or a heartbreak, the show must go on. »
❖ Playlist : Louder & Places by Lea Michele ; The Original High by Adam Lambert ; Some lessons learned by Kristin Chenoweth ; 'Queen of Swords', 'Wind Beneath my Wings', 'Show Me', 'Small World', 'Like Lightning' & 'I See You' by Idina Menzel, 'Happy Ending' by Mika



MessageSujet: « Pain is a gift. Without the capacity of pain, we can't feel the hurt we inflict. » | feat Gabriel Jeu 16 Fév - 14:39




Gabriel & Phoebe
« Si tu veux être une esclave jusqu'à la fin de tes jours, continue à demander aux autres de s'impliquer à ta place. Certains accéderont à ta demande, c'est sûr, mais tu découvriras vite que cela te coûte ta liberté, ton libre arbitre et ta vie, en fin de compte. Ils agiront pour toi, mais tu leur seras liée à jamais, cédant ton identité et ton autonomie pour moins qu'une bouchée de pain. Alors, et seulement alors, tu ne seras rien en ce monde, et ce parce que tu l'auras voulu ! » Terry Goodkind





-Promettez-moi de ne rien faire de stupide, Phoebe. Je le saurai s’il arrive quoi que ce soit.
Oui. Il saurait.
Il saurait, et sans doute voudrait-il appliquer cette prétendue justice qui est la sienne. Celle qui ne fait pas de demi mesure, celle qui ne cherche pas à comprendre, conditionnée dans un schéma immuable qui envoie des innocents en prison et condamne des actes qui ne le sont pas. Cette justice qui se contente de deux réponses simple, beaucoup trop simple, pour des questions pourtant bien complexe : oui et non. Une justice qui ne voit pas le tableau dans son ensemble, qui ne veut pas voir le tableau dans son ensemble.
Non.
Pour moi, ce n'est pas de la justice.
Pour moi, c'est de l'abus de pouvoir.
Je me retournais lentement, acceptant de nouveau à faire face au Sincère.
-Vous ne comprenez vraiment pas...
Ou alors il se mettait des oeillères, s'interdisant de voir plus loin puisque cette justice pour laquelle il a dévoué sa vie lui interdisait les demi mesures. Dans tous les cas, j'entendais bien le sortir de sa boule de confort où tout n'est que noir ou blanc, bon ou mauvais, bien ou mal.
-Suivez moi. J'ai quelque chose à vous montrer.
Sans lui laisser le temps de protester, de répliquer ou de poser la moindre question, je l'entraînais avec moi hors du Harvest, et même hors de cette Faction tout court.

*   *   *

Je ne pipais mot jusqu'à ce que nous soyons arrivés à l'un des endroits les plus dangereux de Chicago. Ici, la vermine proliférait et se reproduisait comme de la mauvaise herbe. Ici, vos chances de survies étaient... suffisamment faible pour que rare soient ceux qui osaient y pénétrer. Ici se trouvait les rebuts de la société, qu'ils soient Sans Factions ou simple vermine. Ici, vous ne pouviez pas y mettre les pieds sans entendre au moins une personne appeler au secours et supplier pour de la pitié. En tout cas, moi, je n'étais jamais venue ici sans entendre un de ces cris.
-Vous avez une femme, Mr Blackwood ? Ou... un homme ? Des enfants ? Un chien ? Quelque chose ou quelqu'un dans votre vie que perdre réduirait à néant tout ce que vous êtes, creuserait un trou béant dans votre estomac et vous laisserait pantelant, meurtri, comme si plus rien désormais ne comptait ?
J'ouvrais la marche, comptant sur lui pour me suivre. De toute manière ici, s'il tentait de fuir par lui même, je n'étais pas certaine qu'il y survive. Il avait une bonne musculature, mais je n'avais pas l'impression qu'il s'en serve bien souvent. Du moins, je ne l'imaginais pas s'en servir. Monsieur et ses principes... Ou plutôt ceux qu'on lui avait inculqués...
Nous passâmes devant des énergumènes dont l'odeur corporelle reflétait étrangement bien le personnage à l'intérieur, mais je ne leur adressais pas le moindre regard. Tête haute, regardant droit devant moi, je passais avec assurance. D'immondes « Salut ma jolie... » et autre « Viens, on va s'amuser... » ainsi que quelques remarques envers l'avocat sortaient ça et là. Je n'y prêtais attention que lorsqu'une main baladeuse venait en ma direction. L'expérience se soldait du magnifique crack d'un os qui se brise, d'une main qui se retourne. Ils n'étaient pas le genre de modèle que je recherchais. Ils n'illustreraient pas suffisamment mes propos.
-Arrêtez de les regarder, ils sont déjà à deux doigts de vous violer, lançais-je sans même me retourner à l'attention de Blackwood, l'air le plus décontracté du monde. Je n'avais pas besoin de le voir pour être certaine qu'il observait tout autour de lui, crispé, sursautant au moindre craquement. Ca fait toujours ça la première fois... On ne va pas se mentir, ça continue après. Une partie de moi n'était jamais rassurée ici, et pour cause. Mais j'étouffais toujours ce sentiment. J'étouffais toujours les doutes, les craintes. Ils ne m'étaient d'aucune utilité tant que je gardais mes sens en alerte et que j'étais prête à réagir. Je ne me laissais pas le choix de gagner, de ressortir de là plus forte et jamais souillée par les mains de ces immondes personnages. Par ailleurs, il fallait bien que quelqu'un fasse le ménage. Et puisque le Conseil ne le faisait pas...
Alors, qui étais-je pour choisir qui sauver aujourd'hui, le tout dans le seul but d'illustrer un propos ? Personne. Absolument personne. Je devais vivre avec des morts, des tortures et des viols sur la conscience en sachant que j'aurais peut-être pu faire quelque chose. D'un autre côté, personne n'était venu pour moi. Cela n'avait pas été une bonne expérience, mais j'avais su tirer quelque chose de bon de ce que j'avais vécu. Peut-être ceux qui survivraient à ces rues parviendraient à faire de même.
-N-n-non... s-s'il vous plaît... ne faites pas ça...
Ah... on a peut-être notre exemple. Attrapant ma pauvre victime ( oui oui, Blackwood ! ), je courais en direction des supplications.
-Je vous ai dis tout c'que j'savais... ayez pitié NON S'IL VOUS PLAIT NE FAITES PAS CA !!!!
Outch... Ce pauvre type n'allait pas tarder à brûler vif, pas étonnant qu'il hurle comme ça... Nos bruits de pas avaient attirés l'attention du bourreau et de son martyr et subitement, toute l'attention était... et bien ma foi, sur nous.
-Vous n'avez rien à foutre là. Dégagez ou vous finirez comme lui.
-Par pitié, aidez moi... sanglota le futur feu de camp.
Je bloquais le Sincère afin de l'empêcher d'avancer davantage. Je ne savais trop comment il réagirait à cette situation, mais j'avais un propos à illustrer, un pauvre garçon enduit d'essence à sauver et un gros méchant à foutre K.O. J'avais pas spécialement envie d'avoir deux paires de miches à sauver en simultanée !
-Voilà. On va prendre cet exemple.
Je me plaçais entre Blackwood et la future scène de meurtre, reculant au fur et à mesure de mes paroles dans la zone dangereuse.
-Imaginez que ce jeune homme est votre fils. La chair de votre chair. Imaginez que vous l'aimez plus que tout au monde. Vous l'avez élevé, vu grandir, aidé à faire ses premiers pas, vous lui avez lu une histoire tous les soir avant qu'il ne s'endorme, vérifié sous le lit et dans les placards à chaque fois qu'il croyait qu'il y avait un monstre. Vous l'avez soigné lorsqu'il était malade, vous l'avez rassuré lorsqu'il avait peur. Vous avez été présent à sa remise de diplôme, vous l'avez aidé à déménager. Vous permettez, je vous prend ça... adressais-je à l'agresseur, le privant de son... chalumeau de cuisine... Nan, t'es sérieux mec ? T'allais le cramer avec ça ?!
-V-vous êtes folle... balbutia le Jésus en croix couvert d'essence.
-Dans mon jargon, on appelle ça te sauver la vie. Un peu de reconnaissance ! protestais-je.
-Je vais m'entraîner sur toi d'abord, gronda l'agresseur. Here we go again. Acculée violemment contre le mur, une main sur la gorge m'étranglant lentement, l'autre essayant... je dirais essayant de me briser le poignet pour que je lui rende son arme.
-Tu veux me brûler vive ou m'étrangler ? Faut choisir, poto... soufflais-je avec le peu d'air qu'il m'autorisait encore à avoir. Sourcils froncés, résistant à sa poigne sur mon autre main, j'ajoutais. Depuis quand t'as pas prit de douche ?!
Bon, okay, pas la meilleure tactique, il avait resserré sa poigne sur ma gorge, ce qui lui valut un prodigieux coup de genou. Les psychopathes ont tendance à être d'un susceptible... Mais attention à mes cordes vocales, merde ! J'enfonçais les ongles de mon autre main dans la peau de son bras, jusqu'au sang. S'il fallait cela pour qu'il me lâche...
Mon cou fut dégagé, mon autre bras en revanche ne le fut pas. Le pyromane me fit une clef au bras, immobilisa le tout en utilisant mes cheveux pour me bloquer en arrière et décida d'une nouvelle tactique.
-Je t'avais dis de ne pas te mêler de ça...
Pointant le chalumeau sur moi, je le sentis essayer de l'allumer. Oh, great. Maintenant il fallait vraiment que je me dégage de là... Bon, faut voir le bon côté des choses... Il me permet de me faire un étirement hors paire, ce con !
-Blackwood ! Réfléchissez. Il s'apprête à tuer l'être le plus précieux pour vous en ce monde. Votre système juridique est vraiment suffisant ? Imaginez qu'il l'ait effectivement tué. Imaginez, Blackwood ! Imaginez qu'il s'en prend à l'être le plus précieux en ce bas monde pour vous ! L'enfermer, c'est vraiment suffisant ?
Bon sang, qu'est-ce qu'il faut pas faire pour essayer de lui faire comprendre pourquoi je ne peux pas accepter que son type se contente de rester entre les mains de la pseudo justice en laquelle il tient tant...

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Gabriel A. Blackwood

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MessageSujet: Re: « Pain is a gift. Without the capacity of pain, we can't feel the hurt we inflict. » | feat Gabriel Ven 17 Fév - 18:56



Violence brings nothing good.

FT. PHOEBE L. PARKER


Il la regarde s’en aller, divulgue ses dernières paroles à en attention. Si elle tente quoi que ce soit de criminel, il le saura. Il devinera que c’est elle, et ce n’est pas de cette manière qu’il voit la Justice. Elle se retourne finalement et revient sur ses bras, lui n’a pas bougé, les émeraudes venant se plonger dans les deux billes de la brune. Il peut comprendre tout un tas de choses, Gabriel, si tant est que cela suive une certaine logique. Il est loin d’être ce manteau de froid glacial, air qu’il se donne. En revanche, il demeure un véritable sincère qui voit les choses en noir ou blanc. Il n’y a pas de contrebalance ni de demi-mesures. Pas dans la recherche de la vérité. Il y a un criminel et une victime. Un criminel ne peut pas être à la fois un meurtrier et une victime. Sinon rien n’a de sens, rien ne peut être tranché. Tout repose sur le simple but de faire émerger la vérité du mensonge, et c’est à ça que sert son job. C’est ça qu’il fait, tous les jours. Il ne s’abaisse pas à devenir le criminel. Pour lui, agir de la sorte et prétendre qu’il ne s’agit là que de justice est une erreur monumentale. Ôter la vie d’un homme est un acte impardonnable. Vous ne comprenez vraiment pas. Il comprend beaucoup de choses, Gabriel, mais il a surtout des avis bien tranchés sur certaines questions.  

***

Il n’a suffi que d’un commentaire supplémentaire pour que l’avocat se fasse tirer en avant et emmené Dieu seul sait où, dans l’un des quartiers de Chicago qu’il ne connait pas, où il n’a jamais mis les pieds. Il n’a pas eu le temps de protester, juste de froncer les sourcils et de mourir d’envie de se planter comme un arbre, bras croisés, et ne plus avancer. Malheureusement, la curiosité a fini par l’emporter et c’est en silence qu’il s’est mis à la suivre, un brin contrarié. Ce qui le frappe en premier ce sont les odeurs nauséabondes qui viennent frapper jusqu’à ses narines, l’obligeant à plisser le nez et fermant la marche de leur duo, Phoebe devant lui qui mène la danse. Ce qui frappe en second ce sont les sons, vils échos de douleur, d’appels au secours et mots insensés. Ici, en ces lieux traînent la misère du monde, leur monde, milieu dont il ne connait absolument rien, pour ne pas avoir été élevé dans le froid et la faim. Qu’on lui pardonne ses airs de riche bourgeois, il ne peut pas se retenir que d’avoir des haut-le-cœur dans ces ruelles ici-bas. En silence, il avance, suit le mouvement de la danse, mais tout ici lui fait froid dans le dos, et bien qu’il ne sourcille pas, il la sent clairement, cette nervosité qui, en ses veines, serpente lentement. Intérieurement il se remercie, de ne pas avoir décidé de sortir en costume cette nuit. Habillé de vêtements plus simples et accessibles, il n’en demeure pas moins que sa prestance se lit sur ses traits tirés. Il a l’air crispé, et les faux airs d’arrogance exacerbés. La voix féminine vient le sortir de ses observations, car ses prunelles dans l’obscurité ne font que ça, observer. A droite, à gauche, devant, derrière. Ce n’est pas de la peur, Gabriel ne fait que s’interroger sur cet endroit où elle vient de l’emmener. La question qu’elle lui pose est surfaite. Vous avez une femme Mr Blackwood ? Ou… Un homme ? Il sent l’un de ses sourcils se hausser tandis que les traits de son visage demeurent fermés, bien plus qu’à l’accoutumé. …Quelqu’un dans votre vie que perdre réduirait à néant tout vous êtes, creuserait un trou béant dans votre estomac… ? Oui, il a bien quelqu’un. Ce quelqu’un à qui il est capable de tout donner, mais ses principes demeurent entiers. Les mêmes principes dans lesquels il a été élevé, et il a aujourd’hui 29 ans, pourquoi verrait-il la justice autrement ? Il sait qu’il y a des failles, des corrompus, et que le gouvernement ment, mais c’est bien pour dénicher la vérité qu’il travaille d’arrache-pied, sans jamais devenir celui qui assassine et devient meurtrier. Il laisse planer le silence, Maître Blackwood, évite un rat de justesse qui passe sous son pied mais ne s’en sent pas plus perturbé.

« En quoi est-ce si nécessaire de le savoir ? »

Il ne compte pas répondre à ça. Instinct de protection, mais aussi parce qu’il n’assume pas encore officiellement d’être celui qu’il est. C’est comme une sorte de besoin de protéger sa bulle de sécurité. Mettre celui qu’il aime en sûreté. Ce n’est en aucun cas une information qu’il veut révéler dans cet endroit malfamé.

Salut ma jolie…

La première remarque s’échappe de l’obscurité comme sortie tout droit d’outre-tombe et Gabriel vient poser ses émeraudes sur la silhouette avachie et miséreuse qui traîne à même le sol, dont l’autre se trouve juste en face, de part et d’autre d’eux deux qui ne font que passer entre les obstacles. Si ça ne semble pas le perturber, en réalité ça le met extrêmement mal à l’aise et il ne peut s’empêcher de ressentir un profond dégoût pour ces deux énergumènes.  Toi, t’es bien trop propre sur toi… Viens par ici je vais t’apprendre ce que c’est la vie. Lèvres pincées, le sincère se sent rouler des yeux sans ne pouvoir se retenir et il se dégage d’un coup sec d’une main qui vient lui saisir le bas de son jean. Mais c’est sans compter sur l’audacieuse qui fait craquer un os et arrête net Gabriel dans son avancée. Il ignorait Phoebe aussi violente. Les mots qu’elle lui adresse ne sont pas des plus rassurants, quand en effet, ses mirettes continuent de se poser partout autour d’eux. T’as un beau petit cul. A nouveau, il roule des yeux et accélère le pas pour éviter d’entendre de nouvelles remarques du genre, il rattrape même la silhouette de la jeune femme, observant droit devant lui, l’air renfrogné.

« La puanteur des bas quartiers et l’insolence des audacieux. Vraiment. Quelle agréable soirée. » qu’il marmonne entre ses dents serrés, tandis que les appels à l’aide ne laissent pas le temps à la brune de répondre, ni à lui de faire un autre commentaire, se faisant déjà attrapé puis de nouveau tirer en avant. Elle allait vraiment devoir arrêter de faire ça.

Lorsqu’elle le lâche enfin, le sincère se fige et ne quitte pas la scène des yeux. Brûlé vif, ils veulent le brûler vif, mais quelle idée. Tous ces gens sont vraiment cinglés, et en entendant Phoebe évoquer le tout comme étant un exemple, Gabriel ne peut soudainement s’empêcher de penser que peut-être qu’elle est cinglée aussi. Au fond. Pourquoi fallait-il qu’il fasse trop son boulot à fond au point de vouloir d’autres témoignages, hein ? Pourquoi ? Au lieu d’être ici, il pourrait déjà être ailleurs en train de siroter une bonne bière, ou un cocktail, ou simplement en train de partager un bon moment avec cette fameuse moitié dont il a tût l’existence quelques minutes auparavant. Non, franchement, quelle mouche l’avait piqué ?

Imaginez…
Non, il ne compte pas imaginer. Il ne compte rien imaginer du tout. Un jeune va se faire cramer par un vieux dégueulasse et l’audacieuse veut qu’ils regardent ça comme un exemple. Non, mais où va ce putain de monde. Sérieusement. C’est une mauvaise blague.
Vous êtes folle. Visiblement, le môme couvert d’essence est aussi sensé que lui, c’est rassurant. Un peu.

Incrédule, Gabriel observe la scène qui se joue devant lui, bien résolu tout de même à ce que le jeune s’en sorte indemne. Il compte d’ailleurs se rendre auprès de lui quand il voit Phoebe se faire violemment coincer contre le mur, sur le point d’être étranglé. Sourcils froncés, son cerveau marche à la vitesse de l’éclair et le sincère voit rouge, à cet instant. Les audacieux. Tous les mêmes. Planté entre deux solutions possibles, le brun souffle par le nez, plisse les yeux, les poings serrés, fonce vers le gamin quand la jeune femme l’interpelle une nouvelle fois. Imaginer, encore ? Mais il y a pas un peu urgence non ?! Complètement ahuri et désabusé, le sincère comprend bien ce qu’elle essaye de lui dire, mais lui il a déjà son avis là-dessus. Ni de une, ni de deux, il se précipite finalement vers l’audacieuse et celui qui pue, type qu’il dépasse de plusieurs tête de par son mètre quatre-vingt-dix. Un coup de coude bien placé et en deux temps trois mouvements il a récupéré le chalumeau des mains. Surprise. Il laisse toutefois le loisir à Phoebe de le mettre K.O, étant loin d’imaginer qu’elle a prévu quelque chose de plus radical et violent. Son attention à lui s’est déjà reportée sur le môme immobilisé sur une croix improvisée et couvert d’essence. Il grimpe, défait les liens et l’aide à descendre.

« Tu as une planque ? ». Le gamin acquiesce. « Alors tu y cours le plus vite possible et tu ne te retournes pas. » Pendant qu’il lui prodigue ses mots, il retire la veste pleine d’essence et essuie ce qu’il peut du visage du môme avant de le laisser filer. « Dépêche-toi. ». Il ne se fait pas prier. Gabriel, pour sa part, il a encore d’autres chiens à fouetter et il se rapproche des deux autres.

« C’EST QUOI CE BORDEL ?! »
Quand c’en est trop. C’est trop.
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MessageSujet: Re: « Pain is a gift. Without the capacity of pain, we can't feel the hurt we inflict. » | feat Gabriel Ven 17 Fév - 21:09




Gabriel & Phoebe
« Si tu veux être une esclave jusqu'à la fin de tes jours, continue à demander aux autres de s'impliquer à ta place. Certains accéderont à ta demande, c'est sûr, mais tu découvriras vite que cela te coûte ta liberté, ton libre arbitre et ta vie, en fin de compte. Ils agiront pour toi, mais tu leur seras liée à jamais, cédant ton identité et ton autonomie pour moins qu'une bouchée de pain. Alors, et seulement alors, tu ne seras rien en ce monde, et ce parce que tu l'auras voulu ! » Terry Goodkind

Je le concède, la situation n'allait pas entièrement en ma faveur. Et je dois avouer que si je devais mourir... mourir par un chalumeau, c'est certes horribles, mais c'est pas si mal comme mort ! Sincèrement, y'a plus con, non ? Mourir d'une enclume qui vous tombe dessus par exemple. Glisser. Vous prendre une balle perdue. Vous faire étrangler par plus faible que vous. Vous étouffer avec une cacahuète. Que brûler vif par un chalumeau... c'est pas courant ! Personnellement, je salue la technique, j'y penserai si j'y survis... Cela dit je n'avais pas de temps à perdre avec la mort, je voulais, au moins avant de mourir, faire comprendre quelque chose à Blackwood. Je voulais qu'il coopère, qu'il imagine. Qu'il regarde ce garçon droit dans les yeux et imagine en lui la personne qu'il aime le plus au monde. Je voulais une vraie réaction de sa part, une réaction honnête, qui vient du coeur. Si sa réaction était de mettre l'agresseur en prison, alors soit. Je me plierai à sa volonté. Mais si, comme je le soupçonnais, l'espérais même, il avait cet instinct de l'exécuter... si tout en lui hurlait qu'il ne méritait pas de vivre. Alors il me comprendrait.
Vous voulez la vérité ? J'aurais volontiers agressé cette personne qu'il a obligatoirement dans sa vie, cette personne qu'il aime plus que tout. Je ne lui aurais pas réellement fait du mal, mais je leur aurais laissé le croire tous les deux. Alors peut-être, sa réaction aurait été plus... sincère. Plus vraie. Parce qu'il n'aurait pas imaginé, il aurait cru cette situation réalité. Mais à défaut de connaître quoi que ce soit de sa vie, oui. Cette situation me semblait être l'exemple parfait. Un jeune homme traumatisé, sur le point de mourir dans l'une des souffrance les plus atroces qui soient au monde. L'avocat ne pouvait pas rester totalement détaché, pas en assistant à la scène. Pas en l'ayant entendu hurler et supplier. J'avais du mal à me dire qu'il pourrait malgré tout garder la tête froide face à cela. Peut-être était-ce encore naïf de ma part ( bonne nouvelle, il me reste une trace de naïveté les gars ! ). Peut-être que ça ne serait toujours pas assez percutant, parce qu'effectivement pas assez proche de l'instinct de protection qu'il pourrait avoir envers une personne qu'il aime.
L'avocat décida de me sortir des griffes du pyromane plutôt que de me répondre. Hurmf.
-J'allais m'en sortir vous savez !
Profitant que l'agresseur soit à terre, je l'y bloquais. Que Blackwood comprenne ou pas... je n'en n'avais pas fini avec ce gaillard et par conséquent, le spectacle était loin d'être terminé...
-Tu as une planque ?
Le jeune homme répondit de façon affirmative à sa question, et Gabriel ajouta ;
-Alors tu y cours le plus vite possible et tu ne te retournes pas.
Littéralement accroupie sur l'agresseur ( les deux pieds sur son estomac, agenouillée comme une grenouille, aussi naturelle que si je faisais mon yoga ), je rattrapais quelque peu les conseils de l'avocat.
-Ne cours pas. Regarde moi insistais-je en plantant mon regard sur le jeune homme. Je sais que tu as peur, tout ton corps te hurle de t'enfuir, de ne jamais remettre les pieds ici. Ici, si tu cours, tu signes ton arrêt de mort. Tu deviens la proie, une proie tellement amusante à chasser qu'ils ne se gêneront pas pour le faire. Fais toi discret, regarde par terre, évite le contact visuel avec les autres. Reste calme, respire. Ce n'est qu'un cauchemar. Un cauchemar éveillé, mais rien qu'un cauchemar. Ne sursaute pas, ne respire pas aussi fort que si tu venais de frôler la mort. L'odeur d'essence ne t'aidera pas, on risque de t'aborder, de te poser des questions. Certains te taquineront en te disant que tu viens de t'échapper de ton bourreau, d'autres te féliciteront sur ta technique et te demanderont comment c'était, en présumant que tu viens de cramer quelqu'un. Reste calme, réponds peu, ignore les même.
Je n'étais pas franchement certaine que ce garçon s'en sortirait tout seul dans ces ruelles. Après les énergumènes que nous venions de croiser, son air de biche égarée et sa peur que je pouvais sentir d'ici en plus des effluves d'essences, je n'étais absolument pas sûre qu'il sorte vivant de cet endroit. Mais il avait toutes les cartes en main.
-Dépêche-toi.
Lorsque le jeune homme fut partit, l'avocat se tourna vers moi, toujours perchée sur mon pyromane, et je peux vous dire que le Blackwood n'avait pas l'air très content... Roh allez. C'est plutôt fun ce soir, non ? On a sauvé une vie, mit du piment dans la vie d'un Sincère... faillit se faire cramer à coup de chalumeau.. franchement, après tout ce qu'on a pu vivre ces derniers mois, cette soirée est plutôt sympa !
-C’EST QUOI CE BORDEL ?!
-J'aurais dû lui indiquer le chemin, non ? J'ai l'impression que j'aurais dû lui indiquer le chemin. Vous en pensez quoi, monsieur ? demandais-je à notre pyromane préféré. Il me cracha dessus pour toute réponse. Hm... ouais, c'est bien ce qui me semblait.
Vous savez ce qui manquait, là, maintenant, tout de suite ? Salem. Je faisais toujours ça avec Salem. Je crois que ça l'exaspérait un peu, voire un peu beaucoup, mais dans le fond, avec le temps, je pense que ça l'amusait. C'était ma façon de faire... avant. Avant que je ne sois trop impliquée, avant que les choses ne prennent une tournure plus personnelle. Oui. Il manquait Salem. Un pincement me serra le coeur à sa pensée, et je le chassais vite de mon esprit avant de recommencer à déprimer. Prenant fortement appuie sur la pointe de mes pieds, pour le plus grand malheur de l'estomac de notre agresseur/future victime, je me relevais d'un bond et me glissais à côté du pyromane avant de me ré accroupir de nouveau. Il tenta de se relever ; un coup du tranchant de la main sur sa gorge l'en dissuada.
-Alors... monsieur Blackwood. Vous avez vu de quoi ce type était capable. Ce qu'il s'apprêtait à faire. Pas à moi, il est possible que je l'ai mérité et que ça ne soit qu'un juste retour du karma, mais à ce jeune homme. Il aurait pu s'en prendre à vous. Ou à cette personne à laquelle vous pensez. Sa place à lui, est-elle vraiment en prison... ?
Mes doigts parcoururent délicatement l'épiderme du psychopathe, le long de son bras jusqu'à finalement arriver à ses doigts. Puis brutalement, je retournais un de ses doigts. Le résultat fut sans égal : il nous hurla dans les oreilles. Je lui refermais la mâchoire d'un pouce et recouvrais le reste de sa bouche du reste de mes doigts.
-... ou mérite-t-il, au moins, de souffrir pour tout le mal qu'il a infligé ?]
Je connaissais déjà la réponse de l'avocat. Il mérite d'être enfermé à vie, c'est la seule punition acceptable. Ce que je fais ne me rend pas mieux que lui.
Vraiment ?
Mais il est clair que l'enfermer dans une prison d'où il s'échappera, ou dont il sortira après quelques années, c'est beaucoup mieux. Beaucoup plus percutant. Il aura eut le temps de réfléchir à ses erreurs et de se repentir, suite à quoi il deviendra prêtre et consacrera sa vie à Dieu.
BULLSHIT.
-Il a violé femmes, adolescentes, et même petites filles, ajoutais-je tout en déboutonnant le pantalon de l'agresseur. J'avais l'impression d'avoir un geste particulièrement pornographique, alors que le vrai [PEGI 18] restait encore à venir... En même temps. J'ai jamais déboutonné le froc d'un mec de ma vie. Et je pensais sincèrement pas commencer par celui là. Il les a battue, les a attachées, bloquée contre des murs ou entre des barreaux... L'attrapant par les cheveux, je le retournais sans ménagement, comme pour illustrer mon propos, et descendait son froc pour laisser apparaître la paire de fesses la moins... la plus... ieurk, j'ai même pas les mots. Il s'est délecté de leurs cris, de leur supplications. De leur résistance, même. Plus elles résistent, plus c'est fun, pas vrai mon gros ?
M'en prenant maintenant au bras de la main qui venait de souffrir d'un retournement d'index particulièrement douloureux, c'est le bras que je lui fracturais, jusqu'à ce que je puisse lui enfoncer le doigt péter dans son cul. Opération pas très ragoûtante mais j'étais assez fière de ma création ! Pointant un doigt vers le Sincère, j'ajoutais ;
-Rappelez moi de me laver les mains en rentrant... Vous savez comment je le sais ? Ah oui, oui. Je venais de sauter du coq à l'âne en deux phrase. C'est pas de ma faute, je me refais Doctor Who en ce moment. Quoi, y'a pas que les comédies musicales dans ma vie... Ses doigts. Je vous jure ! Les pervers et les violeurs ont des doigts particulièrement... malsain. Aussi malsain qu'eux à vrai dire ! ...Ou alors c'est une idée que je me fais. Cela dit, dites moi que ce mec n'a jamais violé personne et j'accepte de subir une bande d'Erudits pendant un mois !
Ah si. Si, sincèrement, c'était l'une des pires choses que l'on pouvait m'infliger. Je ne les supporte pas ! Toujours à ramener leur science, à se croire supérieur, à créer leurs foutus sérums, à bosser au coude à coude avec le Conseil... de vrais pète sec !
-Il n'en n'est clairement pas à son premier meurtre... et puisque je doute qu'il ait une cuisine à lui, je dirais qu'il s'introduit chez ses victimes et les entraîne ici. C'est vrai que c'est plus calme en un sens, même si la victime hurle, personne ne viendra la secourir par ici. Tout au plus, elle aura des spectateurs. Non, vraiment, c'est un de leur truc ici ! Faudra que je vous raconte, un jour...
Cela devait déjà faire un bon moment, mais l'avocat me prenait sans conteste pour une folle. Je l'admets, y'a de quoi avoir des doutes. Je reconnais que dans mon genre, je ne suis pas forcément des plus normales non plus. Après tout, je suis psychopathe. Mais moi au moins, je sais envers qui l'être.
Les doigts toujours collés à sa tignasse graisseuse, je relevais sans ménagement notre type et lui collais mon poing dans la figure. Juste pour le plaisir ce coup ci, et avant qu'il ne profite de ne plus littéralement manger la poussière pour dire quelque chose. Je lui relevais la tête, lui donnais un coup de poing dans l'estomac pour qu'il rentre le ventre, un autre dans le menton pour qu'il relève la tête et le forçais à regarder l'avocat.
-Il n'apprendra jamais. Vous savez ce qui se trame dans sa tête, là, maintenant, tout de suite ? Vous égorger, me salir puis me tuer dans d'atroces souffrances pour se venger de ce que je viens de lui infliger.
Je lâchais un rire, pas totalement jaune, pas totalement enjoué non plus. Plutôt un rire d'incompréhension.
-Ce type est dans son tort, de A à Z. C'est une raclure de macadam, il ne fera jamais rien de sa vie, je ne suis même pas certaine qu'il ait une Faction. Ce type bien de se faire humilier par une fille devant un autre mec, et il ne pense encore qu'à aggraver son cas. Je le comprendrais si ce que je viens de lui faire subir n'était pas justifié, mais c'est ça le truc : c'est justifié ! Mais il n'a aucune morale. Hein vi c'est vrai que t'as aucune morale ? ajoutais-je en lui pinçant la joue. Alors je repose ma question, Monsieur Blackwood : ce type ne mérite-t-il pas plus que l'enfermement, même à vie ? Ce type. Mérite-t-il. De vivre ?

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Gabriel A. Blackwood

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 14/01/2017
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❖ Forces & Faiblesses : Son côté un peu trop direct est une force et il s'en sert constamment, ça peut aussi avoir des mauvais côtés pour peu qu'il fait face à un susceptible mais il est comme ça et ne se rend pas compte que ses propos trop francs peuvent parfois blesser - Sa sensibilité est en soi une faiblesse, bien qu'elle n'apparaisse pas avec n'importe qui, uniquement avec les personnes qui lui sont proches et qui comptent pour lui. - Avec le milieu dans lequel il évolue, son homosexualité pourrait bien lui jouer de mauvais tours.
❖ Philosophie : The law has lost its purpose.
❖ Playlist : Take me home ☾ JESS GLYNNE - I found ☾ AMBER RUN - I get to love you ☾ RUELLE - Stand by you ☾ MARLISA - Wide eyed ☾ BILLY LOCKETT



MessageSujet: Re: « Pain is a gift. Without the capacity of pain, we can't feel the hurt we inflict. » | feat Gabriel Sam 18 Fév - 22:43



Violence brings nothing good.

FT. PHOEBE L. PARKER


J’allais m’en sortir vous savez !

Tout ce qu’il lui offre, c’est un regard contrarié, sourcils froncés avant de plonger définitivement son attention sur l’adolescent qui a bien failli cramer vif ce soir. Toute cette mascarade est une blague à elle seule, une leçon qui n’a pas lieu d’être. Absolument pas, et le Sincère ne fait qu’halluciner de seconde en seconde. Pour l’instant, la seule chose qui l’empêche de ne pas hurler au scandale, c’est la force de concentration qu’il met pour s’assurer que le môme rentrera bien entier chez lui, mais c’est sans compter sur la voix de Phoebe qui résonne jusqu’à eux, sèche et perspicace. Instantanément, Gabriel ne peut se retenir de grincer des dents et de souffler par le nez en levant les yeux au ciel, et ce, devant le regard perdu du gosse qui ne sait plus ce qu’il doit faire. Pourquoi diable, faut-il qu’elle s’évertue à dire le contraire de tout ce qu’il dit ? Les femmes. Les femmes… Les femmes. Bras finalement croisés, le brun fait un pas de côté pour croiser le regard de l’audacieuse. Lèvres pincées, c’est avec un air de dédain qu’il observe la posture de la jeune femme, de bas en haut, écoutant sagement les paroles de conseils qu’elle prodigue. Un énième monologue. Vraiment très intéressant tout ça, si intéressant que l’avocat se retourne vers l’adolescent et lui dit de se dépêcher, il ne contredira pas ce qu’elle a dit, lui. Car il doit tout de même le reconnaître, il est enclin à lui faire confiance sur ce terrain-là, elle connait mieux les lieux, mais ses méthodes restent clairement à désirer, preuve en est de ce corps affalé sur lequel elle est accroupie. S’en est toutefois trop pour les nerfs du Sincère qui craquent à mesure que le temps passe, et il se met alors à beugler, fin énervé qu’il est, en venant se poster à proximité d’eux en laissant retomber ses bras le long de son corps.

J’aurais dû lui indiquer le chemin, non ?

Soudainement immobile, c’est une expression d’exaspération qui traverse le visage de Gabriel. Dites-moi que je rêve. Il n’en croit pas ses yeux ni ses oreilles. Elle n’a pas bu qu’un simple café au Harvest, ce n’était pas possible. Elle est forcément bourrée. Oui, c’est ça, ça explique tout ce… Il fait un geste de la main en suivant le fil de ses pensées qui ne trouvent pas de fin. Tout ce… Bordel. Ambiant. Malodorant par-dessus le marché.

Malheureusement pour le sincère, la soirée est loin d’être terminée, preuve en est de l’attitude de Phoebe qui ne semble pas prête à relâcher sa proie du soir. Et dire que le temps d’un instant, quand il l’entendait chanter au bar, il était persuadé qu’elle n’était là qu’une victime. Oui, elle l’est, en quelque sorte, mais à en juger par ses prédispositions à briser des os, ce qu’elle s’amuser à faire sous ses yeux répugnés, elle s’est considérablement rattrapée. Ca lui apprendra à fourrer le nez dans des affaires qui au fond, ne le regardent pas. Quelle idée il a eu de se montrer aussi curieux, plutôt que de faire son job et défendre un type. Quelle idée de vouloir discerner absolument le vrai du faux. Non, vraiment, des fois, quelle plaie d’être un Sincère. Bien sûr, Gabriel ne le pense pas vraiment, il en est un jusqu’à la moelle, n’a jamais remis cela en cause, même son test de simulation a confirmé qu’il est fait pour ça. Qu’il est un Sincère et le restera. Ad vitam aeternam. Il n’y a pas de gris, que du blanc ou du noir, pourquoi est-ce si compliqué pour eux tous à comprendre ?

Son nom résonne une nouvelle fois et il la fusille du regard, écoute malgré tout le flot de paroles qui s’échappent de ses lèvres mais il n’y met plus vraiment du sien. Ou si, il défend son propre avis. Sa place à lui, est-elle vraiment en prison ? Il souffle.

« Oui, elle l’est ! C’est à la Justice d’en décider, et non aux citoyens Mademoiselle Parker. »

Un craquement s’envole jusqu’à ses tympans, suivi d’un cri de douleur qui lui fait frissonner tout son propre épiderme. Elle brise des os.

Ou mérite-il, au moins, de souffrir pour tout le mal qu’il a infligé ?
« Ce n’est pas à vous d’en juger. »

Gabriel est ferme et catégorique, ce sont véritablement des concepts et préceptes en lesquels il croit. Dur comme fer. Son job est de défendre ou d’accuser, de fournir des preuves pour discerner le faux de la vérité et aider à la justice à rendre son jugement. C’est là tout ce qu’il est, quand bien même il ne voulait pas devenir avocat en premier lieu. Quand bien même il n’a suivi les traces de son grand-père simplement parce que c’est ce que sa mère voulait. On a décidé pour lui mais il ne s’en est jamais plaint. Jamais.

Il a violé femmes, adolescentes, et même petites filles.
Il souffle, Gaby, ça l’insupporte à force et sa patience d’ange en prend clairement un coup, surtout lorsqu’il la voit effrontément déboutonner le pantalon du type et lui tirer les cheveux tout en continuant son récit, ses explications. Sa pseudo leçon. Un nouveau craquement et cette fois-ci le sincère détourne les yeux avant de passer sa langue sur ses lèvres, les traits de son visage définitivement fermés. Elle n’obtiendra plus rien de l’avocat, pas dans cet état. Le geste qu’elle opère, le bras tordu et le cul à l’air de l’homme ont le don de mettre Gabriel extrêmement mal à l’aise pour le coup et il préfère leur tourner le dos, avançant de quelques pas et déposant la veste du môme toujours pleine d’essence un peu plus loin. Veste qu’il avait, sans le vouloir, gardé entre ses doigts. Dingue, elle est juste complètement dingue, tout cet endroit l’est et le Sincère ne peut que ruminer dans son coin avant de daigner de nouveau reposer ses émeraudes sur le macabre spectacle qu’elle lui offre. Le crasseux le regarde alors droit dans les yeux et les mots de Phoebe s’échappent une nouvelle fois sans qu’il ne puisse rien y faire. Muré dans le silence, il écoute les palabres, les mots et le flot de paroles supposément sensées. Il écoute son ton, observe ses prunelles satisfaites, luisantes d’un écho de colère qu’il ne lui soupçonnait pas, même en l’ayant vu aussi caractérielle au Harvest. Il a pourtant vu de la bonté en elle, le temps d’un instant. Ce personnage dans lequel elle se plonge, ce n’est pas elle, et Gabriel le sait. Ce n’est qu’une barrière de force pour se protéger. Ce n’est qu’une colère sourde qui explose. Sourcils froncés et mâchoire crispée, il s’avance, l’avocat, plonge son regard vert dans celui de l’audacieuse et daigne enfin lui répondre.

« Ce type est un être humain comme vous et moi. A agir comme vous le faites, vous ne valez pas mieux que lui. ». Il plisse le nez. « Je savais les audacieux amoureux de la violence et des esclandres, horriblement accroc à l’adrénaline, mais je ne les imaginais pas torturer gratuitement des citoyens. J’ai moi-même une question pour vous Mademoiselle Parker. ». Il se rapproche d’un autre pas, surplombant les deux de toute sa hauteur. « Qui sommes-nous pour décider de qui doit vivre ou mourir ? ».

Il a beau essayer de comprendre son point de vue, d’imaginer Maven à la place de ce gosse ou même à la place de ce type qui se fait tabasser. Il a beau essayer, oui, la colère est là, l’envie de se venger le serait également. Mais la première solution vers laquelle il se tourne est la prison à perpétuité. Et non la mort. Etre enfermé à vie entre quatre murs est pire que de voir sa vie s’arrêter, selon lui. Car ils ne sont pas de ceux qui choisissent, qui ont droit de vie ou de mort. Ce n’est pas leur tâche, ce n’est pas leur but.

« Vous critiquiez le Conseil tout à l’heure, mais quand vous le tabassez, lui, qui est-ce que vous êtes ? Pourquoi seriez-vous meilleure qu’un autre ? Pourquoi seriez-vous meilleure que lui ou même nos fameux membres du Gouvernement ? ». Il passe sa langue sur ses lèvres. « Où s’arrête l’innocence et où commence la culpabilité, Mademoiselle Parker. ». Car c’est bien là toute la question. « Vous ne venez pas d’apprendre une leçon Phoebe, vous n’avez fait que me prouver combien mon job est important pour cette Société qui part en lambeaux. ».

Sur ces mots, il soupire et s’éloigne un peu plus loin, lui offrant à nouveau la vue sur son dos. Cette soirée n’est qu’une blague. Une immense farce. Il aurait clairement mieux fait d’aller chez Maven pour l’embrasser toute la soirée, plutôt que d’aller fouiner. Non, vraiment, quelle mouche l’a piqué.

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Phoebe L. Parker

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MessageSujet: Re: « Pain is a gift. Without the capacity of pain, we can't feel the hurt we inflict. » | feat Gabriel Mar 21 Fév - 23:46




Gabriel & Phoebe
« Si tu veux être une esclave jusqu'à la fin de tes jours, continue à demander aux autres de s'impliquer à ta place. Certains accéderont à ta demande, c'est sûr, mais tu découvriras vite que cela te coûte ta liberté, ton libre arbitre et ta vie, en fin de compte. Ils agiront pour toi, mais tu leur seras liée à jamais, cédant ton identité et ton autonomie pour moins qu'une bouchée de pain. Alors, et seulement alors, tu ne seras rien en ce monde, et ce parce que tu l'auras voulu ! » Terry Goodkind

Il ne comprenait pas. Je ne comprenais pas qu'il ne comprenne pas. On me dit sans coeur, froide, dénuée d'émotions, sociopathe. Mais et lui, alors ? Je n'aime pas la race humaine, je l'abhorre même. Je n'en sauve que parce que je n'ai d'autre choix que de vivre parmi ma propre race et que je n'ai aucune raison de laisser se faire tuer, torturer, violer, brûler, taillader, découper, décortiquer quelqu'un qui, à ma connaissance, n'a rien fait de mal. Mais honnêtement, et je m'inclus dans la panier, ce qu'il faudrait à cette planète, c'est un grand coup de karcher des parasites que nous sommes.
Aux réactions de l'avocat, je savais que mon numéro ne servait à rien, si ce n'est à l'agacer. Mais j'étais allée bien trop loin dedans pour me calmer et j'ai toujours aimé prendre ce genre de scène à la légère. C'est plus facile à vivre. On sait qu'on s'enfonce dans la criminalité, mais au moins on le fait avec humour et si un jour quelqu'un raconte ( ou dénonce ) mes actes... il pourra dire absolument tout sauf « Sa façon de procéder était banale ».
En était alors venu la question fatidique ; un être aussi pourrit méritait-il de vivre quand tant d'innocent mourraient ?
Ce type est un être humain comme vous et moi. A agir comme vous le faites, vous ne valez pas mieux que lui. Je savais les audacieux amoureux de la violence et des esclandres, horriblement accroc à l’adrénaline, mais je ne les imaginais pas torturer gratuitement des citoyens.
GRATUITEMENT ?
Attendez.
Attendez deux secondes là.
Pause.
Vous avez entendu comme moi ?
J'ai pas rêvé ?
Il a bien dis gratuitement ?
J'suis pas sous champignon hallucinogènes là ?
-J’ai moi-même une question pour vous Mademoiselle Parker. Qui sommes-nous pour décider de qui doit vivre ou mourir ?
...Non mais sérieux. GRATUITEMENT ?!
-Vous critiquiez le Conseil tout à l’heure, mais quand vous le tabassez, lui, qui est-ce que vous êtes ? Pourquoi seriez-vous meilleure qu’un autre ? Pourquoi seriez-vous meilleure que lui ou même nos fameux membres du Gouvernement ? Où s’arrête l’innocence et où commence la culpabilité, Mademoiselle Parker.
Ce dont il n'avait pas conscience, c'est que rien de ce qu'il pouvait me dire n'allait changer quoi que ce soit. Car hormis le gratuitement qui ne passe toujours pas, il n'était pas une de ses questions que je ne m'étais pas posée, à un moment ou à un autre.
Vous ne venez pas d’apprendre une leçon Phoebe, vous n’avez fait que me prouver combien mon job est important pour cette Société qui part en lambeaux.
Et sur ces mots qu'il voulait sage et emplie de réflexion, l'avocat s'éloigna. Sauf que non, non, non petite autruche, tu ne peux pas à la fois mettre la tête dans le sable et t'enfuir, ça ne marche pas comme ça...
-Pas si vite Monsieur l'avocat lançais-je suffisamment fort pour que quiconque traînait ses oreilles dans le coin puisse potentiellement vouloir faire de lui la prochaine attraction. Oh oui, je sais, c'est fourbe. Mais... gratuitement, putain ! Faut pas pousser mémé dans les orties !
Délaissant ma proie qui crèverait sans doute, de faim, de froid ou de ses confrères, j'allais rejoindre Blackwood et lui sautais à moitié sur le dos, comme si nous étions amis et que nous jouions un peu. Histoire de détendre l'atmosphère... ou de le torturer un peu plus.
-Tout à l'heure ils ne voulaient que vous violer, maintenant vous êtes clairement plus qu'un petit bourge qui n'a jamais eut à lever le petit doigt pour quoi que ce soit. C'est dangereux par ici pour vous... Ce serait idiot de se faire dépecer vif, non ?
Aussi malicieuse que cruelle, je ne lui avais pourtant pas mentis. Je ne donnais vraiment pas cher de sa peau... ou au contraire, j'en donnais un très bon prix, et c'est précisément pour cela qu'il n'avait pas intérêt à jouer au plus malin avec moi.
-Maintenant que vous êtes coincé avec moi... Blackwood, ces questions, je me les suis déjà posées, à un moment ou à un autre. J'ai déjà remis en question ce que je faisais, ce que je devenais. Ai-je tort, ai-je raison, suis-je meilleure ou pire ? Je n'ai clairement pas ma place au Paradis, s'il y a bien un Dieu, il m'en a clairement interdit l'entrée il y a de cela bien longtemps. Ma place est auprès de ce cher Lucifer, je n'est d'espoir que d'avoir une place à ses côtés et non entre les griffes de ses sbires. Mais dites moi un peu... Monsieur Blackwood. Vous qui ne jurez que par la justice. Où se trouve-t-elle dans ces rues ? Où se trouvait-elle pour sauver ce garçon ? Où se trouve-t-elle pour sauver les jeunes filles qui se font violer ici ? Votre justice n'agit qu'après coup, et condamne les innocents pour s'être défendu car la légitime défense n'est pas cautionnée. J'aimerais vous voir entre les griffes d'un de ces monstres. J'aimerais vous voir, si prompt à prôner cette justice si chère à vos yeux, et réaliser qu'elle ne vous sauvera pas. Alors oui, Mr Blackwood. Je suis violente. Je suis psychopathe. Légèrement sociopathe même. Oui, je prend un plaisir sadique à traquer, torturer ces pervers. Parce que dans ce monde, dans le vrai monde, celui en dehors de vos domestiques et de vos milliards de dollar, celui en dehors de vos villas et autres studios dernier cri, dans le vrai monde, il s'agit de tuer ou de se faire tuer. La seule différence, Mr Blackwood, c'est que j'ai décidé que non seulement je ne me laisserai pas faire, mais que je ne laisserai pas se faire violenter, traumatiser, torturer d'autres qui, à l'inverse de moi, n'ont jamais eut ne serait-ce que l'idée d'apprendre à se battre et ont toujours été assez candide pour penser « ça n'arrive qu'aux autres ». Je ne suis pas innocente, j'en suis très loin même. Mais je ne suis coupable que de faire le boulot que votre chère justice n'a jamais eut les couilles de faire. Vous ne vous occupez que de ce qu'il s'est passé, lorsque c'est trop tard. Vous auriez peut-être jugé ce type sur le meurtre de ce gamin. Il n'a peut-être eut droit qu'à mon procès, et Dieu sait qu'il ne vaut rien à vos yeux. Mais ce gamin est vivant. Traumatisé, paniqué, mais vivant.
J'étais curieuse de voir ce qu'il pourrait répondre à cela. Car s'il avait le culot de continuer à me placer dans le rôle de la méchante... alors il serait tout aussi hypocrite que les autres.
J'en avais à dire. J'avais tellement d'arguments encore prononçable, tellement de points à soulever encore dans ses paroles. En particulier sur le Conseil. Mais je m'arrêtais sur ces paroles, puisqu'il semblerait que dans l'esprit des gens, et ce depuis des siècles, les grands discours ne font pas bon ménage avec leur cerveau. Ils en retiennent quelques mots, les déforment, et les mettent à leur sauce. Alors j'allais laisser mon argumentaire là dessus, pour le moment. Voir comment, dans cet esprit si étroit, filtrant sans cesse les choses, dans cet esprit typiquement humain et pas dans le meilleur sens du terme, comment il allait réagir.

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MessageSujet: Re: « Pain is a gift. Without the capacity of pain, we can't feel the hurt we inflict. » | feat Gabriel Jeu 23 Fév - 15:57



Violence brings nothing good.

FT. PHOEBE L. PARKER


Il s’est détourné pour s’éloigner et ne plus voir la folie se refléter dans les yeux de tous ceux qui traînent ici. Bras croisés, l’air clairement contrarié et boudeur, il hésite entre se tirer d’ici tout de suite ou attendre et laisser le bénéfice du doute, quand bien même il n’aille pas à l’inverse de ce qu’il vient tout juste de dire. Il peut envisager l’idée de vouloir se venger, mais il ne la conçoit pas comme étant la punition à prodiguer. Il croit en la Justice, pas nécessairement en son système mais il croit en la Justice et la Vérité. S’éloigner de ces deux choses est impossible et inimaginable pour lui. Décider de retirer la vie à un homme, mais qui diable sont-ils pour être de ceux qui en décident ? On ne tue pas un homme comme on écrase une mouche. Et même la mouche a le droit d’espérer de vivre assez longtemps en soi. Sans doute est-il vraiment trop pur pour réellement comprendre les facettes de ce monde tordu. Pourtant, Dieu sait qu’il en a eu des affaires horribles impliquant des cadavres déchiquetés, égorgés, décapités ou démembrés. Il en a croisé des affaires de viols et autres ignominies. Et il n’a pas pris que la défense des criminels, il a eu bien plus de victimes dans le lot. Il a eu des affaires de gosses de riche un peu trop sûrs d’eux, mais la pire reste quand même celle concernant directement un Divergent. Il aurait dû être déclaré innocent, mais le gouvernement a tout fait pour rejeter les preuves tangibles. Son client, divergent, est tout bonnement devenu une exception à la règle et a été jugé coupable. De sa propre divergence. C’est là qu’il a compris que le gouvernement a mis la main et le nez dans la Vérité Sincère. Il s’y est insinué comme le venin du serpent. C’est bien pour ça qu’il a tout fait pour attirer l’attention de Tenebris sur lui. C’est bien pour ça qu’il doit parfois accepter des affaires compliquées, mettant le nez pile sur des corruptions aiguisées. Il veut empêcher le venin de se propager. Les sincères sont coriaces, mais Moira a réussi à y mettre un doigt.

S’en aller est l’option qu’il finit par choisir. Emeraudes rivées sur la ruelle obscure, il avance d’un pas, soudainement rattrapé par Phoebe qui beugle clairement son statut d’avocat. Il n’en faut pas plus à Gabriel pour se retourner sèchement en fronçant les sourcils et la fixant en plissant le nez d’agacement.

« Allez-y criez le sur tous les toits, ne vous gênez pas surtout. » qu’il grogne entre ses dents serrées.

Ni de une ni de deux, elle lui saute dessus, ce qui le force à faire un pas de côté dans l’élan et il gronde intérieurement en gardant les yeux rivés au ciel. Le sincère lâche un soupir d’exaspération et se tourne à nouveau vers la ruelle, commençant à avancer, quoi qu’elle en dise. Il en a assez. Mais elle se remet encore à parler. Encore plus qu’avant. Elle déblatère ses menaces déguisées et c’est en roulant une énième fois des yeux qu’il repose son attention sur elle, lèvres pincées. Force est de constater qu’il ne peut ressortir de ce trou à rat sans la jeune femme, ça le fait bien chier. Pour le coup. Il décide de prendre sur lui, Gabriel, vient de nouveau croiser ses bras contre sa poitrine et la fixe de son air peu convaincu et irrémédiablement dédaigneux cette fois. Il l’écoute. Elle parle, parle, parle, parle… Alors sérieusement et sincèrement, il entend les mots, comme depuis le début de leur conversation mais c’est semble-t-il peine perdue, ils n’ont pas la même vision. Phoebe voit les nuances de gris où Gabriel est incapable de les voir. C’est blanc ou noir, point à la ligne. Tu aimes ou tu n’aimes pas. Tu pries ou tu ne pries pas. Tu es innocent ou tu es coupable. Point final. Il peut entendre, le sincère, que la Justice n’agit qu’après coup, qu’elle n’est pas effective, mais tel est le système, ce qu’il pense lui n’a pas véritablement d’intérêt. Il se contente de faire son job, ne s’est jamais vraiment posé cette question. N’en a jamais eu besoin. Il estime que chacun a sa place.

« La justice dispose de plusieurs rayons d’actions Phoebe. Vous êtes une audacieuse vous devriez le savoir, je ne suis que l’avant dernière roue du carrosse. La première, celle qui intervient dans les rues, c’est votre boulot. Celui des audacieux, de la Police. Pour que tous ceux qui s’écartent et s’en prennent à la vie d’autrui soit jugés. Mais rien là-dedans n’ordonne de tuer. » qu’il coupe tout de même pour mettre les choses aux claires. Les avocats n’ont pas tous les torts.

J’aimerais vous voir entre les griffes d’un de ces monstres. J’aimerais vous voir si prompt à prôner cette justice si chère à vos yeux, et réaliser qu’elle ne vous sauvera pas.

Il hausse un sourcil mais ne les défroncent pas pour autant, il a les traits tirés par la contrariété. Ca se lit sur sa tronche comme le nez se voit au milieu de la figure. Il n’y peut rien, il est comme ça. Ses expressions trahissent toujours le véritable fond de ses ressentis, ou presque. Il y a certains moments où rien ne filtre, absolument rien. Mais ils ne sont clairement pas dans ce genre de moments.

Elle termine son discours et l’avis de Gabriel ne change pas. Il voit ce qu’elle veut dire, essaye de lui faire comprendre mais il a beaucoup trop de principes ancrés, il ne peut pas comprendre. Au fond sûrement, il ne veut pas comprendre.

« Je vous l’ai dit. Je ne suis que l’avant dernière roue du carrosse. ». Il plisse le nez. « Et je n’ai pas de domestiques. ». Il sait encore faire la vaisselle et s’occuper de son linge, il est loin d’être impotent. Certes, il dépose ses costumes au pressing privé de son bâtiment, mais il n’a pas de domestiques. Pour une raison que Phoebe ignore, le Sincère considère la vie comme étant quelque chose de précieux, mais l’on ne peut pas aller à l’encontre des obstacles, des traitrises et du genre humain. Elle ne peut pas lui mettre tous les maux sur les épaules. Il est avocat, pas flic, pas gardien de la paix. Pas un audacieux. Il est un Sincère, il agit avec sa tête bien avant d’agir avec ses muscles, même s’il a beau en avoir et disposé d’un léger bagage d’entrainement audacieux entre les mains. Il n’intervient que lorsqu’il est dans son champ d’action pour le faire. Ce n’est pas plus compliqué que ça. « J’entends ce que vous pointez du doigt, mais encore une fois je ne le cautionne pas. ». Il lance un regard au pauvre type allongé par terre. « Maintenant, si vous voulez bien, je voudrais sortir de ce quartier malodorant avant de ne plus avoir d’odorat du tout. ». Il en a assez vu et assez entendu. Il est temps de rentrer et de vaquer à des occupations qui ne seront pas des causes perdues. Il a des audiences à préparer, et il a surtout un Maven à voir.

« Si je te chope, c’est pas ton odorat que tu vas perdre mais plutôt autre chose que tu vas te prendre. »

Gabriel ouvre la bouche, réfléchit cinq secondes et décide de la refermer. Ils le fatiguent. Tous.

« Phoebe… Vous trouvez que j’ai mis un jean moulant vous ? »
Non parce qu’il va falloir qu’on lui explique, là.

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Phoebe L. Parker

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❖ Faction : Dauntless
❖ Forces & Faiblesses : Vous cacher mes faiblesses et prétendre que rien ne peut m'atteindre.
❖ Philosophie : « Whether it's a heart attack or a heartbreak, the show must go on. »
❖ Playlist : Louder & Places by Lea Michele ; The Original High by Adam Lambert ; Some lessons learned by Kristin Chenoweth ; 'Queen of Swords', 'Wind Beneath my Wings', 'Show Me', 'Small World', 'Like Lightning' & 'I See You' by Idina Menzel, 'Happy Ending' by Mika



MessageSujet: Re: « Pain is a gift. Without the capacity of pain, we can't feel the hurt we inflict. » | feat Gabriel Ven 17 Mar - 11:08




Gabriel & Phoebe
« Si tu veux être une esclave jusqu'à la fin de tes jours, continue à demander aux autres de s'impliquer à ta place. Certains accéderont à ta demande, c'est sûr, mais tu découvriras vite que cela te coûte ta liberté, ton libre arbitre et ta vie, en fin de compte. Ils agiront pour toi, mais tu leur seras liée à jamais, cédant ton identité et ton autonomie pour moins qu'une bouchée de pain. Alors, et seulement alors, tu ne seras rien en ce monde, et ce parce que tu l'auras voulu ! » Terry Goodkind

Vous savez quoi ? Ce Blackwood n'était peut-être pas un mauvais bougre, mais je crois que nous ne nous entendrions jamais ! Nous étions tellement divergent... Ou, rectification, j'étais tellement divergente, au sens propre comme au figuré, que nous ne pourrions jamais nous entendre sur quoi que ce soit. Sans oublier une chose : nous étions têtu. Chacun ancré dans ses convictions, chacun ayant sa propre vision de comment les choses devraient être faite. Je ne sais trop si l'on pouvait qualifier cela de dialogue de sourd. Chacun écoutait les arguments de l'autre, cependant aucun de nous n'y croyait réellement. Encore une fois, nos convictions étaient ancrées et rien ne pourrait changer cela. Du moins pour le moment...
-La justice dispose de plusieurs rayons d’actions Phoebe. Vous êtes une audacieuse vous devriez le savoir, je ne suis que l’avant dernière roue du carrosse. La première, celle qui intervient dans les rues, c’est votre boulot. Celui des audacieux, de la Police. Pour que tous ceux qui s’écartent et s’en prennent à la vie d’autrui soit jugés. Mais rien là-dedans n’ordonne de tuer.
-Vous savez comment nous en sommes arrivés à ce système de Faction, Mr Blackwood ? Avec des gens comme vous. Il fut un temps où la Justice, c'était la peine de mort. Il y avait des failles dans ce système, à cause de juges et d'avocats véreux qui condamnait à mort des gens par simple vengeance, ou pas simple désire d'abattre, mais dans le lot, on trouvait de ces racailles qui traînent aujourd'hui dans les rues. Et puis l'humain, dans sa supérieure connerie, a jugé que tout animal méritait la mort à l'exception de l'animal humain. Parce que l'humain était, soit disant, un être bien trop précieux, bien trop supérieur. Qu'importe qui soit pourrit jusqu'à la moelle, il était de la bonne race. On n'avait aucun scrupule à euthanasier un chien ayant la rage, mais un humain... Pourtant, un chien qui a la rage et un psychopathe ne sont pas si différent. Ils tuent, ils massacrent, sans raison. Alors.... c'est là que les gens comme vous on décidé de leur trouver des excuses. Un chien qui a la rage n'est qu'un animal, il n'a pas de conscience, il n'est pas important. Au nom de qui, de quoi, avez vous décrété cela, je n'en sais rien, mais une fois encore, l'être humain n'est supérieur que dans sa profonde connerie. Un psychopathe en revanche, avait droit à une analyse de son mental. Les excuses ? Un passé difficile, des parents peut aimant, des années de lycées particulièrement rudes, une malformation du cerveau, tout était bon à prendre. Alors... les psychopathes sont presque devenu les victimes. On ne peut pas les tuer. Ils ne sont pas dans leur état normal. C'est la Nature. Ahhh. Ca oui. Elle aussi on aime bien la critiquer. La Nature. Mère Nature toute puissante serait la responsable, elle serait celle qui fait des erreurs. Deux poids. Deux mesures. Vous savez ce qu'il s'est passé ensuite ? De plus en plus, ce sont des innocents qui ont fini en prison. Même plus les vrais criminels. Et ceux qui étaient enfermés... beaucoup ont trouvé comment s'échapper, et ont recommencé. Et comme les prisons dégueulaient, qu'il n'y avait plus de place, les suivant n'avaient que des peines minimales. Des travaux d'intérêt général par exemple.
Tu parles d'une punition en somme ! Mais vous savez le pire dans cette histoire ? C'est que les gens, devenu si fainéant, devenu si idiot, gobant si aisément tout ce qu'on pouvait leur dire, jugeaient ( et jugeraient sans doute encore ) cela suffisant. Ah bah oui. C'est clair que la Justice sait ce qu'elle fait !
-Vous savez ce qu'il se passe dans la nature, quand une mère voit un de ses petits anormal ? Elle le tue, ou le laisse mourir. C'est cruel mais c'est la Nature et la Nature fait bien les choses. Je ne dis pas, dans le cas d'un animal, je serais incapable de faire de même. Mais il n'empêche que le facteur de risque, le plus faible ou celui qui n'a pas l'air normal, celui qui a un problème, physique ou mental, est tué. Ce n'est pas de la méchanceté, ce n'est pas de la cruauté. C'est une sélection naturelle. Sélection qui manque cruellement à notre espèce. L'humain veut sauver tout le monde, laisser tout le monde vivre. Et bien regardez autour de vous, Blackwood, voilà où nous en sommes aujourd'hui. Soumis chaque mois à une solution chimique nous réduisant à une prétendue qualité et non à une autre, traquant ceux qui divergent et au final, ne parvenant même pas réellement à réduire à néant la cruauté de cette espèce. Car Nature reste la plus forte. Prenez un Erudit : il a soif de savoir, ce qui est la qualité recherchée. Mais ils sont sournois. Méprisant. Hautain. Capable de tout pour réussir. Prenez un Audacieux. Chevalier sans peur et sans reproche, la qualité parfaite. Et pourtant... entraîné à se battre, à tuer et même à se tuer. A tel point que rien n'est réellement permit, si ce n'est le combat. Toujours devoir prouver qui est le plus fort, si vous commencez à vous adoucir, ils vous tombent tous dessus. Prenez un Sincère. En quête de vérité et de justice, la plus noble des qualité en ce bas monde. Et pourtant... combien se servent de votre sérum pour forcer des aveux dont ils n'ont pas besoin ? Combien sont avocats ou juges et ne le sont que pour libérer les mauvaises personnes ? Combien trichent et manipulent, le tout avec la meilleur couverture au monde : ils sont Sincère, ils ne peuvent pas mentir. Et les Altruistes ? N'a-t-on pas entendu il n'y a encore pas si longtemps l'histoire de ce père qui battait son enfant ? C'est pourtant contre nature chez eux. Ou encore ceux qui empoisonnent la nourriture qu'ils apportent aux Sans Factions ? Et enfin... les Fraternels. Les peace and love, qui ne sont qu'amour et bonté. Devenu la Faction des Hippies, allez savoir comment ou pourquoi, mais leur comportement changent dès lors qu'ils prennent de ces substances. Rien ne va, tout cela ne sert à rien ! Vous avez tout essayé, depuis des siècles vous essayez tout, mais quand allez vous comprendre que la seule façon d'éliminer la vermine, c'est en l'exterminant ?
Jamais.
Ils ne comprendraient jamais.
Ils ne veulent pas comprendre.
Ils ne comprenaient pas qu'ils détruisaient leur santé.
Ils ne comprenaient pas qu'ils détruisaient la planète.
Ils ne comprenaient pas qu'ils se faisaient bouffer.
Ils ne comprenaient pas qu'ils étaient égoïste.
Ils n'ont jamais compris.
Ils ne comprendront jamais.
-Je vous l’ai dit. Je ne suis que l’avant dernière roue du carrosse. Et je n’ai pas de domestiques. J’entends ce que vous pointez du doigt, mais encore une fois je ne le cautionne pas.
Oui. Je le sais. Je l'ai compris. Voyez ? C'est pas si difficile de comprendre.
-Maintenant, si vous voulez bien, je voudrais sortir de ce quartier malodorant avant de ne plus avoir d’odorat du tout.
Je hochais la tête et commençais à marcher lorsqu'une voix susurra, aussi menaçante que le serpent qui va attaquer sa proie ;
-Si je te chope, c’est pas ton odorat que tu vas perdre mais plutôt autre chose que tu vas te prendre.
Me mordant la lèvre pour essayer de ne pas rire, je jetais un regard à Blackwood qui semblait sur le point de dire quelque chose, puis se ravisa. Il réfléchit quelques instants avant d'enfin me poser une question... à laquelle je ne me serais jamais attendue !
-Phoebe… Vous trouvez que j’ai mis un jean moulant vous ?
Cette fois, j'éclatais franchement de rire, incapable de me retenir. Pliée en deux, il aurait pu se passer n'importe quoi, le temps que je reprenne mon souffle, il aurait été trop tard. Après une bonne minute de fou rire incontrôlé, je repris contenance du mieux que je pus et jetais un coup d'oeil à son postérieur.
-Ohh mais c'est vrai que vous avez de jolies petites fesses ! lâchais-je en rigolant. Marchez un peu devant moi pour voir ? Je ne sais pas vraiment s'il est moulant, mais il épouse bien vos formes en tout cas !
La raison pour laquelle il m'était si facile de réagir ainsi, de parler ainsi, c'était simplement parce que j'étais certaine que ça l'embêterait. Une fois encore, ce n'est pas un mauvais bougre. Mais c'est facile de l'embêter !

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Gabriel A. Blackwood

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❖ Philosophie : The law has lost its purpose.
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MessageSujet: Re: « Pain is a gift. Without the capacity of pain, we can't feel the hurt we inflict. » | feat Gabriel Jeu 30 Mar - 13:27



Violence brings nothing good.

FT. PHOEBE L. PARKER


Rester dans cette rue commence à être bien plus un supplice qu’une véritable partie de plaisir. Pourquoi a-t-il suivi la jeune femme jusqu’ici déjà ? Il ne sait même plus, tout ce dont il est certain à présent, c’est qu’il est absolument hors de question qu’il patiente une seule seconde supplémentaire entre ces vides ordures, cette boue qui, il le sent, commence lentement à coller à ses semelles, sans parler des élans acides de liquides humains en tous genres qui viennent détruire ses narines. L’audacieuse, malheureusement pour Gabriel, ne s’arrête plus de parler, encore et encore, lui faisant à présent un discours sur la sélection naturelle et Mère Nature. Bras croisés, il soupire, ne peut s’en empêcher, sourcils froncés. Lorsqu’elle se met à mettre les gens des différentes factions dans des descriptions emplies de jugement, il ne peut qu’attendre avec attention le moment où elle évoque les Sincères. Oui, bien sûr qu’il y a quelques avocats véreux dans le lot, corrompus. Et le Blackwood est le premier à vouloir lutter contre une chose pareille. Il en a fait les frais, lors d’un cas particulier. Phoebe qui évoque la Divergence ne croit pas si bien dire. Ce divergent-là, malgré sa défense en béton et l’innocence flagrante de son client, n’avait pas échappé à la Justice tronquée. Ce jour-là, jamais Gabriel n’aurait dû perdre son affaire ou sa plaidoirie. Jamais. On l’a lui a arraché et on l’a écrabouillé afin de récupérer le pauvre homme qui n’avait strictement rien demandé à cette société. C’est à ce moment-là qu’il a compris, Gabriel, fervent croyant de la sincérité. Eduqué dans les parfaits préceptes d’un père et d’une mère définitivement engagés dans la faction. C’est à ce moment-là qu’il a compris l’effroyable et la désagréable sensation du mensonge. On a étouffé sa voix. Oh qu’il avait été en colère en sortant de l’audience, en voyant son client se faire passer les menottes. Il est supposé être en prison à l’heure qu’il est, mais intérieurement Gabriel ne peut s’empêcher de douter. Surtout depuis les évènements qui se sont déroulés au Wrigley. Tout fout le camp. La ville fout le camp, et il le sait. Il le voit, même s’il ne le dit pas. Même si, à voix haute, il ne l’avouera pas. Pour l’heure il ne fait que défendre son point de vue et son métier, qu’il fait avec dévotion. A l’image de ses parents, le jeune homme est entièrement et complètement engagé dans ce qu’il fait, peut-être même plus que son père qui… Tôt ou tard, sera regardé d’une bien différente manière.

Tout ce qu’il souhaite, une fois la longue tirade de Phoebe terminée, c’est s’en aller, alors il coupe court, l’avocat, lui répétant qu’il entend mais ne cautionne toujours pas. Ils auront beau discuter, intérieurement le Blackwood sait qu’ils ne seront jamais d’accords. Il essaye de comprendre son point de vue, véritablement, ses justifications et ses défenses sont louables, pleines de sens, mais pas à son niveau. Pas de place pour le gris chez lui, à son niveau, uniquement le blanc et le noir. Ce n’est pas de sa faute, l’on ne peut pas lui en vouloir. Sincère pur souche qu’il est, véritable preuve vivante du carcan imposé par les factions. Il ne conçoit pas sa vie et la vie autrement. Comment le pourrait-il ? Sans doute est-ce une manière de paraître étriqué d’esprit, mais Gabriel est loin d’être idiot, juste cantonné dans un mode de pensée parfaitement ficelé duquel il ne démord pas. Sûrement car il est sécurisant, ou tout simplement parce qu’il est incapable de voir les choses avec autant de finesse que l’audacieuse qui lui fait face.

Avec son amabilité habituelle et ses airs de riche qu’il ne contrôle pas, il fait remarquer qu’il souhaite partir. Sans elle, il ne le peut pas, étant donné qu’elle a été hurler sur tous les toits qu’il ferait une cible très agréable. L’endroit est vraiment malfamé et un frisson vient lui parcourir l’échine au moment où il fait volte-face pour se tirer et que la voix grave résonne dans son dos. Vraiment ? Il est sérieux ce malotru des rues ? Plissant le nez, contrarié et le prenant de haut, il ouvre la bouche avant de la refermer, pour finalement s’adresser à la brune. Sérieusement, il lui demande si son jean est trop moulant pour avoir droit à ce genre de réflexion. Ca le dépasse. Il faut qu’il s’en aille de ce trou à rat, cela devient indécent, glauque et peu engageant. Si tant est que ça l’ait déjà été depuis leur arrivée… Définitivement sérieux, il ne s’attendait pas à ce que Phoebe se mette tout bonnement à éclater de rire. Un rire si franc qu’il n’a d’autre choix que de pincer les lèvres, bras le long de son corps et regard figé sur le mur derrière elle, l’air passablement blasé. La minute qui s’écoule est horriblement longue pour le jeune homme qui attend qu’elle daigne se calmer. En quoi c’était drôle ? Il était sérieux, il veut vraiment comprendre pourquoi il faut toujours qu’on lui fasse une réflexion sur son postérieur. Pourquoi ils veulent tous y fourrer quelque chose ?

La voyant finalement se reprendre, Gabriel la laisse observer sa propriété privée et elle ne manque pas l’occasion de le chercher, ce qui marche instantanément. Oh mais c’est que vous avez de jolies petites fesses ! Le sincère se fige par réflexe et pique un fard royal, cela n’a strictement rien de professionnel et si la nuit n’était pas aussi noire en cette soirée, il aurait vraiment pu être encore plus mal à l’aise, de peur qu’on ne voit le rouge venir à ses joues. Marchez un peu venant moi pour voir ? Il souffle par le nez, bras de nouveau croisés. L’idée ne lui plait pas, mais il pivote sur lui-même et se met à faire quelques pas devant elle en direction de la sortie sans lui jeter le moindre coup d’œil. Gêné bien qu’il essaye de ne rien en montrer, il s’en remet à ses traits complètement fermés et ses sourcils froncés.

« Pourquoi diable faut-il toujours qu’ils… ». Il marmonne pour lui en avançant, ayant remarqué que dernièrement les phrases de ce genre ont tendance à fuser en sa direction. Comme si ça se lisait sur sa trogne qu’il était gay ? Il ne comprend pas ça non plus ! « Merci. » qu’il finit par lâcher en tournant la tête vers la jeune femme qui se trouve encore dans son dos, laissant là le rustre en plan mais ne manquant pas de répondre une dernière fois. Rustre personnage. « Ne rêvez pas vous ne choperez rien ce soir. ». Puis il souffle, tressaillant en sentant son pied glisser dans la boue. « Toquard. » qu’il bougonne encore, perdant lentement son calme olympien et désagréable.

« Terminées les présentations avec les sans-factions pour aujourd’hui Phoebe, s’il vous plait. »

Là, il en a clairement eu assez. Il veut juste rentrer.
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Gabriel A. Blackwood

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MessageSujet: Re: « Pain is a gift. Without the capacity of pain, we can't feel the hurt we inflict. » | feat Gabriel Ven 31 Mar - 18:25

THE END
Sujet terminé.
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MessageSujet: Re: « Pain is a gift. Without the capacity of pain, we can't feel the hurt we inflict. » | feat Gabriel

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« Pain is a gift. Without the capacity of pain, we can't feel the hurt we inflict. » | feat Gabriel

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