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Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 It's so cold out here [Salem & Charlie]

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MessageSujet: It's so cold out here [Salem & Charlie] Mer 15 Fév - 1:51

It's so cold out here
“Salem L. O'Malley & Charlie Barclay”
Le regard de ma mère est sur moi, dans l’attente d’une réponse. Accepter son invitation serait la moindre des choses. Rester pour la soirée en compagnie de mes parents. Une manière de prendre de leurs nouvelles, de reconnecter avec eux. C’est ce qu’une fille attentionnée et aimante ferait. Dans un très discret soupire, mes mains se joignent sur la table. Mes doigts s’agrippent et se serrent, s’emmêlent entre eux. Ma tête est basse, fixant le napperon brodé à la main par ma grand-mère dont le tissu recyclé caresse la peau de mes avant-bras. Une minute vient de passer et aucun mot n’a été dit. Ma mère s’anime à nouveau, délaissant sa position statique. Me fixer sans rien faire ne l’aidera pas à gagner sa cause. Mon corps lui a déjà répondu à la négative. Elle se contente donc de se diriger vers la porte d’armoire cachant les quelques tasses et de terminer la préparation du thé. Mon breuvage préféré de par sa capacité à m’apaiser. Je baisse un peu plus la tête, me fermant davantage à cette femme qui m’a élevée. Juste une tasse de thé en ensuite je compte rentrer chez moi, dans ma maison. Il est déjà tard et je n’aime pas marcher dans l’obscurité. Ma mère ne me retiendra pas, ayant l’habitude de me voir agir de la sorte. Ne trouvant une fois de plus pas mots pour lui expliquer que je ne la rejette pas, que j’ai simplement une dure journée qui s’annonce demain, je me contente d’un silence parfait. Je veux me coucher tôt. Je me sens fatiguée. Ni elle, ni mon père que je salue brièvement d’un petit sourire ne s’objecte à ma brève visite. Ce n’est pas la première fois que je leur fais cela.

Une fois dehors, je resserre la veste autour de mes épaules. Il y a un vent frais qui mord ma peau et me fait frissonner. Je presse donc le pas, le Soleil se couchant rapidement à l’horizon. Je traverse les allées de maisons identiques et s’est par habitude que je tourne au bon endroit et que je m’arrête à une porte en particulier. J’y glisse une clé sortie de ma poche et je déverrouille l’entrée. Une fois passé la porte, je me sens immédiatement en sécurité dans ma demeure. Je prends le temps de verrouiller à nouveau la porte et de refermer le rideau de la fenêtre. Je retire ensuite mes bottes et je libère mes épaules de leur veste, que j’accroche sur l’unique crochet au mur. Tout est conçu ici pour mon individualité et cela me convient parfaitement. Je m’avance doucement vers la cuisine où j’y ferme également le rideau avant de m’allumer une bougie pour m’éclairer dans l’ombre. Je n’ai pas très faim. Je me contente donc de quelques petits trucs par-ci par-là afin de combler mon appétit discret. Rien de bien extraordinaire, mais des choses suffisantes pour me sustenter et tenir jusqu’au matin. Je traîne ma bougie avec moi afin de me diriger vers la chambre. Je retire mes vêtements et je les plie soigneusement avant de les laisser sur une commode. J’use de l’eau dans un seau afin de me rafraîchir le visage et le corps, de nettoyer le peu de saleté présente sur ma peau. J’enfile ensuite une chemise de nuit grise clair m’arrivant juste sous les genoux. Un pyjama confortable à mon avis, qui m’offre une douce chaleur lorsqu’il fait plus froid comme ce soir. Je demeure dans ma chambre, penchée sur un livre de médecine. Je me laisse plonger dans l’étude des pages et je commence à somnoler sur place au bout de quelques heures de la sorte. Ainsi penchée vers l’avant, cela a créé un léger élancement dans mon cou. Je m’étire donc quelques secondes avant de fermer le livre et de souffler sur la flamme de la bougie. Je me glisse sous les draps froids, frissonnant dans l’attente que mon lit absorbe ma température. Finalement, je ferme l’œil lorsque mes pieds nus sont bien chauds.

Je suis sortie violemment de mon sommeil. Je me redresse brusquement dans mon lit, mon cœur se débattant dans ma poitrine. Un son puissant vient de m’alerter. Effrayée, je n’ose bouger, écoutant avec angoisse les craquements au loin. Je porte une main à ma bouche pour camoufler le son de ma respiration nerveuse. Sauf qu’un nouveau bruit subit me fait sursauter et lâcher un petit cri. Je viens de révéler ma présence, ce qui n’était pas très difficile à deviner à la base. Parmi le bruit suspect, des gémissements de douleur me parviennent. Je pense d’abord me fourvoyer et je me concentre un peu plus pour écouter. Mais je ne me trompe pas, quelqu’un souffre visiblement. Je me glisse lentement hors des draps, rallumant ma bougie avec des doigts tremblant. Je crains de regarder en direction de la porte de ma chambre ouverte, comme si une silhouette allait bondir de l’obscurité pour m’agresser. Une fois la flamme allumée, je me dirige sans faire de bruit hors de la chambre. En passant une tête dans l’encadrement, je sens l’air extérieur caresser mes joues. Quelques mouvements dans l’ombre me font baisser le regard sur ce qui semble être la silhouette d’une personne au sol. Mon altruisme reprenant le dessus. Je m’avance dans sa direction, mais le cliquetis d’une arme que l'on charge me fait m’arrêter net. Je suis assez proche pour que son visage masculin tordu par la souffrance soit très faiblement dessiné par la lumière de ma bougie. Du sang, luisant sous l’effet lumineux, m’est aussi visible. Sauf que l’homme pointe une arme dans ma direction. Et me voilà à nouveau aux prises avec la peur au ventre, qui me fait me paralyser sur place. Incapable de lui apporter de l’aide comme une Altruiste et infirmière le ferait.
© Mister Hyde
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Salem L. O'Malley

❖ Date de naissance : 09/04/1990
❖ Barge depuis : 06/04/2015
❖ Messages : 8221
❖ Avatar : Charlie Hunnam.
❖ Crédits : babine (avatar), tumblr (gif profil) & disturbed (gif + img + css).
❖ Multicomptes : Charlize E. Flores, Judas F. Valentyne, Ramsey A. Dallas & Ruben C. Dashawn.
❖ image :
❖ Âge personnage : Trente-et-un ans.
❖ Profession : Bonne question.
❖ Faction : Rebooté Fraternel après le projet Equilibrium (Audacieux qui s'ignore, né Érudit.)
❖ Forces & Faiblesses : Infecté par un mystérieux virus & mémoire défaillante.
❖ Philosophie : So fucked-up.
❖ Playlist : THE WRIGHT BROTHERS - blood on my name. JAYMES YOUNG - i'll be good. BARNS COURTNEY - glitter and gold. IMAGINE DRAGONS - not today. LO-FANG - #88.



MessageSujet: Re: It's so cold out here [Salem & Charlie] Jeu 16 Fév - 15:00


❝ This town is only gonna eat you ,
feat. Charlie Barclay & Salem L. O'Malley.❞



Le diable me retient par les chevilles, me traîne sur le sol et son interminable tapis de braises, menaçant de me ramener droit en les flammes de l’Enfer où je suis né, alors que les mains de l’armoire à glace deviennent ces étaux de fer m’écrasant la gorge et m’arrachent tout souffle. Le combat sur Terre et la chute inévitable vers l’Enfer. Assassiner l’Autre pour me laisser partir. Assassiner mon âme pour ne jamais mourir. Tout n’est qu’une banale question de survie. Si j’avais écouté les conseils de ma sœur, je ne serais pas dans ce bourbier innommable et mon flanc tressaillant cesserait à ce point de pisser le sang ! Les alentours, indifférents à mon calvaire, je les entends qui rigolent et se moquent bien de mon sort. Je l’ai bien cherché et je dois assumer. Les poings ont volés, ma face à éclater, mes chairs se sont ouvertes et entre mes côtes la lame de ce poignard s’est encastré. Je ne peux plus bouger, j’ai le goût de mon propre sang sur les lippes, j’ai le goût de la poussière et de l’asphalte au fond de la gorge. Au sol, minable, je me suis rétamé et pour m’achever cette ordure oublie ma dignité… préférant m’étouffer lentement alors que je sens l’acéré douloureusement caresser et déchirer tout mon intérieur. Engourdi par la douleur, mes cordes vocales écrasées par les mains de mon futur assassin, je ne peux plus hurler, mais simplement sourire à la mort et me moquer moi aussi de mon sort.

- J’t’avais prévenu, O’Malley.

Vrai. Un sourire goguenard m’écorche les lèvres, laissant couler par grand flot les rigoles pourpres qui inondent mon gosier, tandis que d’un effort salutaire j’ai le courage de repousser les Enfers et détendre sur ce fils de pute mes propres ombres et ténèbres. Assassiner l’Autre pour me laisser partir. Assassiner mon âme pour ne jamais mourir. Tout n’est qu’une banale question de survie. Ma main vient s’écraser de tout son long sur la face de mon agresseur, toujours à califourchon sur moi et prolongeant son labeur, mes doigts, serviles petits aspics, trouvant rapidement le chemin sur cette figure et allant s’enfoncer en les orbites de la boîte crânienne. Il hurle, gesticule, le sang déborde sur mes doigts et ses yeux vicieux se crèvent sous mes griffes de sale bête. Je redresse lourdement la tête, arrachant le couteau maintenant abandonné sur mon flanc, la quinte de toux s’emparant pleinement à mes poumons qui retrouvent une entrée d’air alors que j’égorge d’un élan vocifère celui qui croyait me celer dans l’ornière mortifère.

- Et je t’avais promis une mort rapide, Hart.

✤ ✤ ✤

Je suis celui qui te promet la vie.
Je suis celui qui te promet la mort.
Je suis celui qui ne te pose aucun souci.
Je suis celui qui peut être ta pire anarchie.
J’ai traîné mon corps et ses vestiges sur tes routes fleuries, traversant la nuit, bravant les humeurs de la froide saison, pour trouver refuge dans ta maison et au risque de te faire perdre la raison je place le diapason de mon avenir au vent de ton savoir-faire. N’aie pas peur, car sur toi mes fureurs ne sont pas d’humeur, juste n’étale pas ton heure et fais ce pourquoi tu es encore des leurs.

Je suis l’Étincelle dans l’âtre de ta Vie.
Je suis cette errance qui plane en toute insolence dans le silence affligeant de ta modeste demeure. Avachi, vulnérable, sur le parquet, je tiens ta vie sur le fil fragile, vers toi la gueule de mon arme est pointée.

Je suis celui qui te promet la vie.
Je suis celui qui te promet la mort.
Je suis celui qui ne te pose aucun souci.
Je suis celui qui peut être ta pire anarchie.
Je suis le désiré et l’inspiré.
Je suis la peur qui circule en tes veines.
Fais de ton avenir une chose non vaine.
Ne m’oblige pas à appuyer sur la détente…

- Aide… aide-moi.

Ma main armée retombe au sol. Le bruit sourd du flingue qui résonne et s’échappe de mon poing.

- Mon flanc… gauche. Poignard. Un coup de poignard.

J’ai traîné mon corps et ses vestiges sur tes routes fleuries, traversant la nuit, bravant les humeurs de la froide saison, pour trouver refuge dans ta maison et au risque de te faire perdre la raison je place le diapason de mon avenir au vent de ton savoir-faire.

_________________

A room without a view
- It's all I ever needed, my love for life is gone -

moodboard... MADE BY MON BÉBÉ SOEUR ET MERCI BEAUCOUP Sasa:
 
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MessageSujet: Re: It's so cold out here [Salem & Charlie] Ven 17 Fév - 2:24

It's so cold out here
“Salem L. O'Malley & Charlie Barclay”
Nos silhouettes dessinées par la lumière de la chandelle, nos regards se croisent. Je tente de m’en échapper, comme si un tel échange allait provoquer en lui colère et expulser la balle chargée de son arme. Sauf que mon regard est figé, comme l’ensemble de mon corps. Soumise à une attente, celle de sa réaction. Dans mes yeux, danse une lueur effrayée, amplifiée par l’humidité qui s’y trouve également. Des larmes sont nées, n’ont toujours pas été libérées. Seuls quelques frissons causés par le froid sur ma peau encore endormie provoquent l’agitation de la flamme de la chandelle. Nous restons ainsi un bref moment, mais qui me semble une éternité, avant que sa voix rauque et cassante ne résonne contre les murs de ma maison, se faufilant ensuite dans mes oreilles. Sa supplication est une gifle à mon visage. Elle cause le resserrement de mon cœur, qui me fait mal brusquement. Le phénomène me fait expirer mes craintes puis avancer d’un pas, comme pour répondre automatiquement à sa demande. Mais l’arme qu’il tient est une menace qui me fait persister dans ma résistance à l’aider. Une sorte d’instinct de survie plus fort que la volonté. Alors que je déglutie et que j’ouvre la bouche pour lui prier de me laisser l’approcher, l’arme retombe mollement au sol. Il se sépare de ses doigts et demeure à terre, sous mon œil surpris. Quelques secondes supplémentaires sont nécessaires pour que mon cerveau enregistre le retournement de situation. La barrière qui m’empêchait jusque là d’agir vient de tomber. Vite ! Je ne sais depuis combien de temps on l’a blessé, depuis quand le sang coule de son flanc. Sans davantage de questionnements sur sa situation, je me dirige vers sa droite et je dépose la chandelle sur le comptoir de cuisine s’y trouvant. Ainsi, il est faiblement éclairé et j’ai aussi un peu de lumière dans la pièce pour trouver ce que je recherche. Je me saisis d’abord de la bouilloire que je remplie d’eau et que je mets à chauffer. Je cours ensuite littéralement en direction de l’unique placard de la maison et j’y attrape une pile de serviettes et de tissus propres de différentes grandeurs et épaisseurs. Cela n’aura pas vraiment d’importance dans l’immédiat. Je termine ma course en agrippant mon kit médical très modeste sous l’évier, ainsi que mon fil de couture qui se trouve à proximité. Pendant que l’eau bouille, je ramène tout ça près de l’homme. Une bourrasque de vent me fait réaliser que la porte derrière lui est grande ouverte. Je me risque à le contourner pour la refermer. Les bras croisés sur ma poitrine pour me redonner un peu de chaleur, je juge pertinent d’allumer une seconde bougie que je dispose près du blessé, afin d’avoir un meilleur visuel de sa blessure. Je n’ai pas encore touché directement à cette dernière, m’approchant plutôt lentement avec une serviette blanche pour la poser sur son flanc, afin d’absorber le sang qui s’y déverse.

« Est-ce que vous pouvez la tenir appuyé, s’il-vous-plaît ? » Je demande d’une voix faible et timide, afin qu’il garde la pression sur sa plaie.

J’évite de le regarder dans les yeux, toujours intimidé par sa présence intruse. Je me lève ensuite afin de recueillir l’eau chaude et de la verser dans un bol d’assez grand format. J’approche le tout, que je dépose au sol avec précaution pour ne pas renverser l’eau. Je m’assois finalement sur le plancher, en face de cet homme qui m’est inconnu. Je réalise soudainement que je suis toujours dans ma chemise de nuit qui révèle beaucoup de mon corps. Je replie donc mes jambes afin de les couvrir au possible du vêtement et je nettoie mes mains afin qu’elles soient stériles lors de l’intervention sur sa plaie. Je m’approche davantage, cherchant son regard cette fois pour savoir si j’ai l’approbation de l’examiner.

« Est-ce que vous pouvez retirer la serviette et relever votre t-shirt, monsieur ? » Je lui demande, ne sachant comment l’appeler autrement que par la formule de politesse d’usage.

Je me penche ensuite pour examiner l’étendu des dégâts. La lame semble s’être enfoncée assez profondément, d’où le saignement abondant. Toutefois, la localisation n’est pas dangereuse, aucun organe vital de se trouve à cet endroit. À condition de bien traiter la blessure, il ne va pas en mourir. Je ne compte pas le laisser repartir sans  m’en assurer. La perforation est toutefois un peu haute à mon goût. La rate est quelque chose de susceptible qui a la fâcheuse tendance à exploser si on la traumatise un minimum. Je n’ai pas la garantie que la sienne soit intacte, surtout sans radiographie. En particulier en considérant le fait qu’il a probablement marché beaucoup pour se rendre jusqu’ici.

« Évitez de bouger. Je sais que ce n’est pas très confortable au sol, mais il est préférable de vous reposez pour ne pas aggraver la blessure. »

Je lui offre un petit sourire pour le rassurer, bien qu’il soit un peu maladroit étant donné mon malaise toujours présent. Je dois commencer par nettoyer la blessure du sang accumulé. Je trempe ainsi une serviette plus petite dans l’eau chaude et je tamponne doucement son flanc gauche. Il saigne encore beaucoup, je dois me dépêcher d’arrêter cela. Dans ma trousse médicale j’ai du nitrate d’argent, mais je ne sais pas si ça sera suffisant étant donné l’importance du saignement. Il faudra peut-être considérer le Wrigley si ça ne fonctionne pas. Espérons ne pas en arriver là, me doutant que cet homme refusera que je l’y emmène.
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