Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 you see me ✤ LEXIS

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Judas F. Valentyne

❖ Date de naissance : 09/04/1990
❖ Barge depuis : 26/10/2015
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❖ Crédits : rhumanesque (avatar), tumblr (gif profil) & disturbed (gif + img + css).
❖ Multicomptes : Salem L. O'Malley, Charlize E. Flores, Ramsey A. Dallas & Ruben C. Dashawn.
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❖ Âge personnage : Trente-deux ans.
❖ Profession : Prêtre à l'église de valley of tears et punisseur pour mon propre compte.
❖ Faction : Altruiste. (Né Altruiste et va rester Altruiste.)
❖ Forces & Faiblesses : Mon libre arbitre qui rentre en conflit avec mon âme fêlée.
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MessageSujet: you see me ✤ LEXIS Mar 7 Fév - 23:50


❝ I know you see me ,
feat. Lexis H. Gillian & Judas F. Valentyne.❞



Quelque chose de laid est sur le point d’arriver. Miel sirupeux qui ensorcèle, il coule au travers de mes doigts, ces brûlures récalcitrantes que je redessine dans l’enfer et dans les airs. Perdu dans les entrailles rougeoyantes de la terre, je me décompose en son noyau brûlant et mon corps de cerbère n’est rien d’autre que Luminaire d’Enfer. Comme je commence à perde ma poigne sur ces réalités que notre miséricordieux Sauveur nous envoies, je laisse mes mains en flammes étreindre l’immensité du vide et saisir les arabesques enflammées de la fresque d’épouvante qui se crayonne sous mes diaphanes de jade… pour que toujours mieux je rayonne.

Cette nuit, le cimetière est assoupit sous un léger tapis de neige et les stèles endormies confortablement dans leurs lit de glace. Tout est moires et ivoires. Un jardin d’ambiance. Je contemple les pierres tombales qui émergent du sol poudré, songeant qu’elles sont comme ces horizons en lames de rasoir qui, de leurs acérées, tranchent le satin du soir et lacèrent les étoiles pour n’en goûter que le miel sirupeux de leurs sangs chatoyés. Un horizon qui se noie dans le sang et se coagule à jamais sur le tranchant du temps. Témoin indifférent des souffrances sans cris de cette ville pour l’éternité maudite, pour enlaidir ces vapeurs de Paradis sur cette terre dégoûtante, mes diaphanes étrangement profanes plongent dans la brume du panorama, balayant du revers de mes doigts l’une de mes sombre mèches qui me barre la vue, allant fermer doucement un œil pour offrir à cette illustre vision des images hautes en couleurs. Aux reflets de la lune sanguinolente qui dégouline sur les épais nuages, j’endors ce soir les chagrins et les malheurs. Quelque chose de laid est sur le point d’arriver. L’aberration de Caïn est sur le point de s’en aller. Il court entre les stèles et veut se perdre dans la forêt qui tend ses ombres comme une invitation. Serein, je m’arrête au lustre d’une stèle, pose un genou au sol, prends appuie de mes coudes sur la pierre et ajuste mon arbalète au niveau de ma joue et dans le creux de mon épaule. Fermer doucement un œil pour offrir à cette illustre vision des images hautes en couleurs, j’ai la silhouette affolée en joue et c’est indifférent au cri silencieux de son âme infâme qui expire que mon index écrase vulgairement la détente. Tendu comme un I, le corps se dresse, puis s’écroule dans la neige, ma flèche l’a atteint bien droit dans la nuque.

Entendez-vous le bruit visqueux qu’émet l'enfant hideux en souffrance ? Ce son muet qui caresse faiblement l'oreille du silence et se perd dans le jardin d’ambiance ? Pour satisfaire mon cœur badin et assouvir sa faim de mourir, je me redresse et gagne rapidement son niveau. Sur le blanc immaculé du sol, son corps git en convulsant dans l’auréole de son propre sang. Corps aux os turgescents que la vie lâche, sur son visage les émois ne s’étonnent plus et je lui adresse ce sourire énigmatique qui drape curieusement la nuit le firmament aux étoiles d’or.

Comme je commence à perde ma poigne sur ces réalités que notre miséricordieux Sauveur nous envoies, je laisse mes mains en flammes étreindre l’immensité du vide et saisir les arabesques enflammées de la fresque d’épouvante qui se crayonne sous mes diaphanes de jade… pour que toujours mieux je rayonne.

Je terrasse les imposteurs humains et relève les humbles véritables.
En faveur d’Abraham et de sa race, c’est ici que la vie de ce Divergeant s’efface.

✤ ✤ ✤

Quelque chose de laid est arrivé.
Miel sirupeux qui ensorcèle, il coule au travers de mes doigts, ces brûlures récalcitrantes que je redessine dans l’enfer et dans les airs. Perdu dans les entrailles rougeoyantes de la terre, je me décompose en son noyau brûlant et mon corps de cerbère n’est rien d’autre que Luminaire d’Enfer. Comme je commence à perde ma poigne sur ces réalités que notre miséricordieux Sauveur nous envoies, je laisse mes mains en flammes étreindre l’immensité du vide et saisir les arabesques enflammées de la fresque d’épouvante qui se crayonne sous mes diaphanes de jade… pour que toujours mieux je rayonne.


Spectre lové au creux de la nuit, je me débarrasse du cadavre que je balance sans force dans les arcanes du labyrinthe, ses grandes portes de fer forgé s’apprêtant bientôt à se refermer et emporter avec elles les secrets de cette insignifiante mort quotidienne…

- Un ciel de mois de février m’a toujours paru comme une fresque aux froides couleurs. L’entre-deux ères qui erre, nonchalant, alors que le nouvel an est apparu depuis maintenant trente-et-un jours. Mais ne trouvez-vous pas, madame Gillian, que la lune et le soleil ont toujours ce même teint de mort à cette période de l’année ? L’équinoxe du printemps va bientôt arriver et peut-être que les teintes changeront…

Un soupire. Un sourire. Je me retourne et fais face à celle que j’ai entendu venir. Affable, je lui tends la main, mais découvre par maladresse qu’il y a encore les restes de l’autre qui colorent de pourpre ma paume gracile.

- Pardonnez-moi. Il n’est pas dans mes habitudes d’être aussi mal présenté.

J’extirpe un mouchoir de ma sombre soutane, me lave la main et réitère le mouvement civilisé.

- Vous voulez prier en son honneur, peut-être ?

Que je demande, à l’égard du macchabée que je viens de balancer dans la gueule monstrueuse du génie humain.

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Dernière édition par Judas F. Valentyne le Ven 26 Mai - 3:06, édité 1 fois
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Lexis H. Gillian

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MessageSujet: Re: you see me ✤ LEXIS Lun 13 Fév - 12:29

Le plaisir des yeux précédait la morsure ardente du froid. L'immaculé tapis de neige grinçait sous chacun de mes pas, ponctuant ma marche de sa douce mélodie. L'hiver habillait la ville, magnifique et majestueuse. Elle recouvrait nos sols imbibaient de cette liqueur vermeille. Elle surplombait l'Horreur pour nous laisser un peu de sa douceur. Néanmoins rude de par ses flocons farceurs et taquine de par ses rafales intempestives. L'Hiver nous glaçait le sang pour mieux réchauffer nos cœurs esquintés par toute cette folie. Et je l'admirais pour sa simplicité. Je l'admirais pour cette force tranquille. Un rappel constant que nous étions comme ces flocons, éphémères. Les drames, les joies, les Hommes. Tous était aussi éphémère que ces minuscules étoiles de cristal. Et j'admirais ce tableau enneigés, emmitouflée dans mon manteau. Là où les habitants s'abandonnaient encore aux bras de Morphée, j'arpentais nos terres blanchies. Silence reposant et galvanisant. Loin de toute cette agitation, je pouvais enfin prendre le temps de réfléchir. Réfléchir à notre situation. Réfléchir à tous ce bordel sans nom. Comment resserrer les rangs quand tout se disloqués? Comment réparer les âmes brisées? Comment apaiser les âmes suintantes d'amertume? Il n'existait aucune réponse toute faite. Il n'existait aucune potion magique. Sérum de paix, subterfuge pour apaiser un temps la tempête en ces cœurs violentés. Nous avions besoin d'autre chose. De quelque chose de vrai pour nous reconstruire. Et j'avais beau chercher, je ne trouvais rien d'assez transcendant pour compenser les pertes, les cris et les larmes. Ces sourires forcés, ces rires dénués de joie, ces regards vides... je n'en pouvais plus de voir ma faction blessée et meurtrie de la sorte. Elle était malade, mourante, que pouvais-je faire? Et je me sentais tellement égoïste d'être heureuse. Heureuse car j'aimais et j'étais aimée en retour. Heureuse car je savais que bientôt, je retrouverais les bras chaleureux de Ruben. Et je m'en voulais pour ça... et je n'en l'aimais que d'avantages.

Et cette silhouette, dans le lointain. Une âme errante en plus en ce début de journée. Quelle pouvait bien être ses questionnements? Ses doutes... mais surtout... Qu'est-ce que pouvait bien être ce fardeau qu'il traînait littéralement? Intriguée, ma tête se pencha sur le côté alors que mes deux sourcils se froncèrent, formant un magnifique monosourcil transgenre. Cette petite voix dans ma tête, la plus sage, murmurait de tourner les talons. L'autre, bien plus imposante, la plus insolente, me hurlait de poursuivre mon chemin, d'assouvir cette curiosité grandissante. Difficile de résister à cet appel tentateur et je m'enfonçais toujours d'avantages sur cette pente que je ne m'imaginais pas aussi glissante. Les mains profondément ancrées dans les poches de mon manteau, je tâchais de me faire discrète, néanmoins sans grand succès. J'entendais mes bottes craquer sous mon poids. Ce bruit qui me paraissait si réconfortant sonnait étrangement à mon oreille, pareil à un traître sur le point de me pointer du doigt. Et à mesure que j'approchais de ce tableau horrifique, les courbes se dessinaient, plus net. L'image retrouvait toutes ces couleurs et ces enjeux réels. Mortifiée, mon corps se figea, ma respiration se coupa. Mes claires prunelles demeuraient incapable de fixer autre chose que ce tas de viandes sans vie. Un tas de viande, je me refusais de voir autre chose. Je me refusais de l'appeler autrement. Trop réel. Trop... Juste trop. Et cette voix qui me murmurait de partir. Loin. Très loin. Mais mes jambes refusaient de bouger. Elles refusaient de m'écouter et je demeurais figer, espérant peut-être qu'ainsi, on ne me verrait pas. Un peu comme ces petites bestioles qui cessent toute activité en espérant qu'on les laissera tranquille. Ce qui n'arriva pas dans mon cas. Peut-être n'étais-je pas assez petite pour cela. Et la voix de la grande Faucheuse déchira le silence et mes espoirs.


- Un ciel de mois de février m’a toujours paru comme une fresque aux froides couleurs. L’entre-deux ères qui erre, nonchalant, alors que le nouvel an est apparu depuis maintenant trente-et-un jours. Mais ne trouvez-vous pas, madame Gillian, que la lune et le soleil ont toujours ce même teint de mort à cette période de l’année ? L’équinoxe du printemps va bientôt arriver et peut-être que les teintes changeront…

Après sa voix, son visage. Et le choc. Merde! C'était un prêtre! Le prêtre! Merde! J'avais prévu de le prendre pour officier mon mariage avec Ruben! Merde, Ruben ne m'avait encore fait aucune demande! Merde, on en avait encore jamais parlé! Merde! Juste merde. Qu'étais-je censée faire? Courir? Fuir? Le frapper? Non. Pas bien Lexis. Pas bien. Perplexe, je regardais sa main ensanglantée, gentiment tendue vers moi. Hum. Lèvres pincées, mon sourcil se haussa à la perspective de serrer cette chose entachée par le crime.

- Pardonnez-moi. Il n’est pas dans mes habitudes d’être aussi mal présenté.
- J'imagine,  que je réplique,sourire crispé sur la face.

Et à l'aube de ce nouveau jour, je ne donnais vraiment pas chère de ma peau. Merde. J'étais trop jolie pour mourir pour une cause aussi idiote.

- Vous voulez prier en son honneur, peut-être ?

Me tendant à nouveau sa main après l'avoir plus ou moins nettoyée, j'hésitais. Un petit rire nerveux se fit entendre et je tendis mon bras, pris sa main dans la mienne et la serra. Venais-je à l'instant de faire un pacte avec le diable? Non... On ne vendait pas aussi facilement son âme, si? Merde. Je n'avais jamais lu la bible. Je devais vraiment me refaire une culture. Je savais que les photons du Soleil pouvaient mettre 1 milliards d'années avant d'atteindre la surface du Soleil, pour ensuite mettre huit minutes seulement à atteindre la Terre, par contre, j'étais incapable de préserver mon âme. Sérieusement? De toute façon, je n'étais pas religieuse.

- J'aimerais surtout prier pour moi, à vrai dire.

Relâchant sa main, j'hésitais à l'essuyer contre mon manteau... pour finalement renoncer. Ce n'était pas très poli. Je me contenterais de me laver les mains à la Javel en rentrant, hum. Le zieutant de haut en bas, je me retrouvais incapable de prononcer quoi que ce soit. Moi. La pipelette par excellence. En voilà une bonne!

- Vous faites souvent, ça...? Vous savez... Balancer des... hum... des gens, dans le labyrinthe? Où c'est un nouveau passe-temps pour le pasteur que vous êtes?

Passe-temps, passe-teur... Passe-Tueur... Y'a que moi qui me trouvais drôle? Riant toute seule, je me tus aussitôt. Parce que la situation en réalité, n'était vraiment pas drôle.

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MessageSujet: Re: you see me ✤ LEXIS Jeu 9 Mar - 2:12


❝ I know you see me ,
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Le cœur meurtri de l’instant fortuit, je peux voir briller tes gouttes d’âme dans l’azure de ton regard, qui étrangement se marine à l’encre du soir et me murmurent des rimes insolites pour m’émouvoir. Doux vagabondage en tes beaux yeux clairs, parle-moi de ces rivages où s’échouent tes mirages alors que l’image maudite reste coincée au creux de ta gîte cérébrale. Conflit moral. Conflit anormal. Poses un genou sur cette verte pelouse gelée, épouses mon lustre et cambrent les reins au songe de ma main qui se veut tant de chose et si loin du Malin. Ton cœur en berceau où un effroi repose, les rires d’étoiles dans les cieux obscurcit de ton crâne, vois l’astre à six branches qui t’aveugle de son éclat et étincelle ! L’instant est immortel. L’instant est éternel. Tendre espérance d'un toucher de soleil, les flammes qui diabolisent s’enlisent et se fondent dans le brasier de la terre. Perséide et firmament. Il ne faut pas avoir peur, petite fleur, car si loin est ton heure et que brille la première étoile !

- Je le fais souvent. Oui.

Avant de retourner dans mon sombre tombeau, est-ce que tu veux rendre ce soir légèrement plus beau ? À la tranquillité, je chancelle et m’émerveille. Je plonge mes yeux dans la nuit et vois que Lucifer s’est enfuit. Valse lente des sens et de nos corps qui se tiennent tel des chiens de faïence… tout n’est jamais question que de partance et pourtant je veux éloigner la pénitence pour m’enivrer de ces parfums de danse à la résistance de ce qui ne te fait plus aucun sens. Mon souffle se meurt au cimetière de mes lèvres, mais c’est pour le jardin de tes lippes qu’à les miennes s’accroche ce sourire atypique. Ivre d’un délire passé, le Laid est trépassé et voici venue la beauté cachée. Tendre espérance d'un toucher de soleil, les flammes qui diabolisent s’enlisent et se fondent dans le brasier de la terre. Perséide et firmament. Il ne faut pas avoir peur, petite fleur, car si loin est ton heure et que brille la première étoile !

- Au souffle de l’aveu, marchez avec moi, madame Gillian, votre trouble me trouble et percer son mystère je le veux, véritable allure princière, j’ouvre la parade et mon corps d’incube flotte vers les ombres des landes glacées. Tout brille. L’instant est éternel. L’instant est immortel. Fuir ta lumière ardente ? Non, bien sûr que non ! Je veux la caresser de mes doigts et m’y brûler les chairs ! Il ne faut pas avoir peur, petite fleur, car si loin est ton heure et que brille la première étoile !

- Vous vouliez prier pour vous, madame Gillian ? Je veux bien prier avec vous… pour vous. Mais pas ici.

Ici… Lucifer s’est enfuit… et je veux qu’il en reste ainsi.

- Accompagnez-moi et prions ensemble.

Il te serait supplice de clore tes paupières à la lumière.

- S’il vous plait…

Un sourire qui enfièvre.
Sais-tu reconnaître le mal de l’Âme et l’âme du Mal ?

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Dernière édition par Judas F. Valentyne le Ven 26 Mai - 3:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: you see me ✤ LEXIS Mar 9 Mai - 13:53

La sincérité transparaissait clairement à travers ses paroles. Lèvres scellées par l'effrois, mes claires prunelles le scrutaient pareil à deux sondes cherchant à perforer son âme. Un puits auquel je ne trouvais aucun fond. Juste les abysses du doute infernal. Cet homme que l'on pensait tous connaître cachait des vérités bien plus atroces qu'il n'y paraissait. Cet homme de foi qu'on supposait hors du temps et des malices me révélait en cet instant ces vices les plus infâmes. Quoi que... On pouvait toujours accomplir bien pire. Et malgré le mutisme dont je parvenais à faire preuve, les questions fourmillaient sous mon cuir chevelu. Est-ce qu'il avait tué cet homme? Ou s'était-il contenté de traîner son cadavre? Travaillait-il pour le Conseil? Ou n'était-il là qu'un tueur solitaire? Un homme dérangé cherchant à dissimuler ses méfaits? Ne jamais se fier aux apparences. Ce que j'avais vu... ou cru voir s'expliquait peut-être. Probablement.

La conscience collective attendait de moi une délation en bonne et dû forme. Et la logique... La logique, sérieusement, en cet instant précis je l'emmerdais royalement. Au même titre que la conscience collective. J'emmerdais ces bien pensant osant  me pointer du doigt. Merde! Je venais de voir un cadavre. Un cadavre traîné par l'homme censé officier mon futur et très lointain mariage. Est-ce qu'il était normal de ma part de ne pas totalement vouloir être en grief avec cet homme pour cette raison? Tout comme je ne désirais pas le pointer du doigt et le juger comme il était si facile de le faire. Néanmoins, mes lèvres ne bougeaient guère. Coincée dans ce mutisme, je réfléchissais à sa proposition. En soit, elle ne m'engageait à rien. A rien à part, peut-être, ouvrir le dialogue. A rien à part comprendre la scène trouble s'étant joué sous mes yeux incrédules.

— D'accord, conclus-je dans un souffle. Je vous suis.

Ces simples mots furent compliqués à prononcer. Je devais me faire violence pour parler et  mettre en route mes deux jambonneaux. Il était étrange de vouloir prier pour moi. Avait-il prié pour le défunt, avant de le tuer?

STOP!

Rien ne me prouvait qu'il l'avait tué. Rien ne me prouvait qu'il était coupable de quoi que ce soit. Et ce n'était certainement pas en restant dans ce mutisme que j'allais, d'une manière ou d'une autre débloquer la situation. Par ailleurs, pourquoi aurais-je à le faire? Mon rôle n'étant pas d'investiguer sur des affaires louches de ce genre mais bel et bien d'assurer la sécurité de ma faction. En cette qualité de bras-droit... Non. En qualité de Dirigeante, je me devais de prendre des mesures. Mais quelles mesures? Dénoncer un crime dont je ne connaissais pas grand chose? Et si en ne disant rien, la liste de ses crimes s'agrandissaient? Pourrais-je réellement vivre avec ce poids sur mes frêles épaules? Que devais-je faire? Comment agir au mieux? Que ferais Ruben en cet instant? Que ferais Isaac à ma place?

Cessant notre marche mortuaire parmi les âmes décrépies et ensevellies, je posais une main glacée sur son épaule pour l'inciter à en faire de même. Endossant mon rôle de Dirigeante, étrangement, la peur et l'appréhension de distillait à mesure que les micros secondes s'écoulaient dans le sablier du temps.

— En toute sincérité, je ne crois pas en Dieu. Il n'est donc pas utile de prier avec moi, pour moi. Je ne prie jamais, avouais-je.

Confession pour confession... Nous n'étions pas sur un pied d'égalité mais j'avais au moins le mérite de jouer la carte de la franchise, moi aussi.

— Je ne suis pas certaine d'avoir compris ce qui vient de se passer. Je sais néanmoins ce que j'ai vu. Vous n'êtes pas sans savoir qu'en ma qualité de Dirigeante des Fraternels, avoir assisté à une telle scène peut vous porter préjudice. A dire vrai, ma fonction m'oblige à dénoncer de tels méfaits.

Sauf si il décidait de me tuer également. Je balayais cette idée d'un vague geste de la main. Si je continuais sur ce terrain là et bien... Et bien j'étais tout bonnement fichu.

— Mais en ma qualité de personne, je répugne la délation sous toute ces formes. J'ai donc un marché à vous proposer. Je ne vous pose aucune question, allant même jusqu'à oublier ce que j'ai vu. En échange je vous demanderais de laisser les membres de ma communauté en dehors de vos activités.

Et pour sceller cette accord, je tendais une main salutaire en sa direction.

— Ce marché vous convient-il?

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MessageSujet: Re: you see me ✤ LEXIS Ven 26 Mai - 2:24


❝ I know you see me ,
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Le sentez-vous, madame Gillian, ce poids rigide et lourd ? Ce poids, semblable à un poids mort, qui pèse et pèse encore sur l’échine servilement courbé vers la terre. C’est si lourd, n’est-ce pas, à supporter et à porter, ce poids ? Le poids du pêcheur inutile, qui pèse et pèse encore !  Vautrée dans le fiel et mes noires ténèbres, vous ignorez que j’étais vaillant et paré. Vaillant et paré à me livrer à la Justice. Vaillant et paré à me rendre au poste de Police. Vaillant et paré à assumer tous mes crimes. Vaillant et paré à vous sauver du péché que je vous aie imposé par surprise. Mais ce qu’il est lourd, n’est-ce pas, madame Gillian, à supporter, le poids du pêcheur inutile ? Juste assez lourd pour inter-changer les rôles, rendre ce moment légèrement plus drôle, alors que la laisse attachée à mon cou se lie au vôtre et que mon poison infernal se déverse en votre gorge sur laquelle je tire encore et encore ! Nous étions en marche, madame Gillian et vous teniez les ficelles me remuant. Mais le poids du pêcheur inutile vous a arrêtée sur les choses futiles. Pénible, raboteuse, elle est, cette marche, sur la voie du Bien… pour faire le bien. Mais vous vous êtes arrêtée sur les choses futiles, pierre après pierre, contemplation inutile, sculptant le bois, le bois de la croix qui de mon dos au vôtre chavire, l’échine de plus en plus servilement courbé vers la terre. Perfide et vertigineuse, elle devient, notre route. Ce qu’il peut devenir long et ennuyeux, le Chemin de Croix. Et son poids, Seigneur, Lucifer, son poids ! Damnation, Enfer, nous voilà, par manque de foi de votre part, tombés en le royaume du soufre. Vertige, vertige, sur la route du Mal, nous descendons en ravine vers le fond de l’abîme et vous me rehausser la mine… et pas dans le bon sens du terme, madame Gillian !

Votre main, doucement posée sur mon épaule frémissante, me voici qui s’immobilise et s’enlise en votre âme regorgée de l’infâme balourdise. Plongez, plongez vos beaux yeux, reluisants d’amour et de paix, dans la blancheur cruelle de mes diaphanes qui se grisent devant cette candeur me faisant la bise. Ultime prière, pour vous qui me confessez pourtant votre manque de foi, pour offrir à votre Faction la délivrance de mon humanité toujours suspendue dans les carences. Vous me paraissez ironique, alors je me veux plus sardonique et laconique. Votre âme attendue au divin jugement, entre espoir et doute, immobile sur la vilaine route, vous me proposez cet exécrable marché… sans doutez que nous étions en marche, madame Gillian ! Combien de fois, j’ai joué de Son amour, pour retrouver mon Amour perdu. Nous n’étions pas supposés nous arrêter, mais marcher, pour me faire arrêter et espérer la retrouver. Hazel. Mon ange déchu et perdu. Je veux tout risquer, absolument tout, jusqu’à pleine bouche embrasser le blasphème, si c’est pour un jour espérer qu’elle me revienne. Mais par péché de Paresse, madame Gillian, vous avez tout gâché !

C’est mon mauvais œil qui contemple votre main tendue vers moi, cet œil du mal d'autrui qui toujours se réjouit, monstre toujours avide qui s’abreuve de votre bon miel. Ce qu’il peut devenir long et ennuyeux, le Chemin de Croix. Et son poids, Seigneur, Lucifer, son poids ! Damnation, Enfer, nous voilà, par manque de foi de votre part, tombés en le royaume du soufre. Vertige, vertige, sur la route du Mal, nous descendons en ravine vers le fond de l’abîme et vous me rehausser la mine… et pas dans le bon sens du terme, madame Gillian !

- Combien de fois, madame Gillian, par manque de foi, sur ce chemin de croix, votre pied a manqué et votre cœur persévéré ?

Marché conclu ? Non. Oh, que non ! Vous allez regretter, madame Gillian. Vous allez regretter de m’avoir connu !

- Par manque de foi, madame Gillian, vous vous engagez sur la mauvaise voie, vos genoux sacrés se posant sur les brasiers qui immolent. Par amour, par amour, on risque tout…

Hazel.
Je veux tout risquer, absolument tout, jusqu’à pleine bouche embrasser le blasphème, (pour avoir tué un visage de notoriété…), si c’est pour un jour espérer qu’elle me revienne, (jusqu’à combien d’années, malgré la folie qui m’habite…), si c’est pour un jour espérer qu’elle me, (devrai-je purger en prison ?), revienne… Et pour avoir, (mes doigts grivois qui s’enlisent dans la poche de ma sombre soutane), étranglé, égorgé, (mes doigts grivois qui cherchent et trouvent mon chapelet des condamnés), un visage de notoriété, (mes doigts grivois qui agrippent l’arme au destin impie), jusqu'à combien d'années devrai-je purger en prison... pour retrouver l'amour de mon ange perdu et déchu ?

- Paresse…

Un pas. Un pas vers vous, madame Gillian. L’arme au destin impie tenu entre mes mains, mais le Malin, l’air de rien, créer un jeu fort luciférien, lorsque s’incruste sur notre mauvais chemin l’Enfant Hideux que j’ai lâchement jeté dans la gueule du génie humain. Le froissement d’un corps lourd de perdition qui rampe grossièrement dans la pelouse givrée et colore de pourpre son tapis de neige. Gémissements. Grognements. Des bruits humains, pour une voix inhumaine, quelque chose qui des années en arrière nous ramène. Diable. DIABLE ! Interpellé par les sons gutturaux, ces murmures d’animal blessé, je me retourne vers ces échos de nulle part et je sens ma conscience se fissurer de toutes parts. IMPOSSIBLE. IMPOSSIBLE ! Il rampe là, au sol, comme une limace, son sillon de sang traçant l’inimaginable chemin qu’il a accompli jusqu’ici, il a toujours cette flèche de plantée en sa nuque… nuque que j’ai brisée, j’en ressens encore les délectables frissons…

- Par tous les Enfers, mais tout s'ébranle vers le Calvaire !

Chapelet au poing, le destin impie que je vous réservais, madame Gillian, il est destiné à ce monstre de foire, tué par deux fois pour finalement recouvrer ma sainteté d’esprit.

- Faites toujours preuve de péché de Paresse, madame Gillian, ceci est une affaire à régler entre moi qui perd la face, monsieur Limace et Lucifer qui nous fait une frac---ARRRGGG !

Même pas l’occasion de terminer ma mise en garde, que, de victime à bourreau, monsieur Limace se redresse d’un bond de fauve, ses mains glaciales, gluantes, s’accrochant à ma gorge alors que sous le choc de la surprise de me retrouve reversé au sol. Le Diable me tient par les chevilles et je sens qu’il m’attire rapidement à lui. Et nous retournons à ces histoires de poids morts et de pêcheur inutile, qui pèse et pèse encore !

- Pour l’amour du ciel, madame Gillian, au Diable la Paresse ! Marché conclu, il sera, si cet incube ne mord pas ma main qui serrera la vôtre !

Nez à nez avec le Damné, je peux constater qu’il a une haleine de Bouche de l’Enfer…

- Bordel, c’est écœurant !

Si, mes enfants, même les prêtres jurent…

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Lexis H. Gillian

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MessageSujet: Re: you see me ✤ LEXIS Sam 27 Mai - 1:58

—  Combien de fois, madame Gillian, par manque de foi, sur ce chemin de croix, votre pied a manqué et votre cœur persévéré ? Par manque de foi, madame Gillian, vous vous engagez sur la mauvaise voie, vos genoux sacrés se posant sur les brasiers qui immolent. Par amour, par amour, on risque tout…

On aime croire à la notion de bien et de mal. On se surprend à imaginer un monde coloré en noir et blanc. Sordides foutaises. Il n'existait ni bien, ni mal. Tout n'était, au final, qu'une question de point de vue, de pouvoir. Le monde possédait une palette impressionnante de gris. Des gris impurs allant à des gris d'une clarté aveuglante. Le bien et le mal ne luttaient pas l'un contre l'autre. Ils œuvraient ensemble pour accomplir les dessins funestes de l'Homme. Trahir sa faction. Un terrible pêché instauré non pas par la Bible mais par la Société. Tuer son prochain. Le pire des pêchés selon la Bible mais toléré par la Société pour peu que ça soit "justifié". Où se trouvait le bien? Où se trouvait le mal? La frontière n'existait pas. Le ying et le yang se fondaient en une parfaite harmonie. Le bien. Le mal. Deux simples mots pour formater les Hommes et les soumettre. Non. Le bien et le mal n'existaient pas. Ce n'était qu'une question de point de vue, de pouvoir. Le monde ne se colorait pas de noir ou de blanc, mais d'une multitude de gris. Et mon rôle n'était pas d'être Juste mais d'assurer la sécurité de ma faction. Alors mon pied pouvait déraper autant de fois qu'il le faudra sur ce fichu chemin de croix. Mes genoux pouvaient bien s'enflammer sous le poids de mes actions. Je ramperais devant le feu sacré si il le fallait. Mais ma faction, coûte que coûte, je la protégerais. A la seule et unique condition que ça n'entravait pas la vie de mon Amour. Car si le prêtre avait raison sur une chose... C'était bien la suivante : par amour on risque tout.

Et Lucifer lui-même s'incarnait en les traits de mon interlocuteur. Le fond de ses prunelles, abysse de Ténèbres laissait présager une fin des plus sordides à notre entrevue. La peur se diffusait dans mes veines, condamnant mon cœur à une course folle.  

— Paresse…

La Terreur scellait mes lèvres mais mon visage exprimait clairement la désapprobation. Parmi les sept pêchés capitaux, ceux me caractérisant le plus étaient : la luxure et la gourmandise. Et encore, je faisais une diète de sexe depuis un moment déjà. On pouvait remercier le Dieu du Mauvais Timing. Et Lucifer se rapprochait. Toujours plus vil. Toujours plus menaçant. Mon palpitant cognait contre mes tempes. Merde. Merde. ET MERDE. Courir? Nop. Mauvaise idée. J'avais opté pour des putains de bottes à talon. Reculer? Nop. Si je lui montrais clairement la terreur qu'il m'inspirait je perdrais la face. Toutefois, ne valait-il mieux pas perdre la face plutôt que la vie? Hum. Je vous laisse deux heures pour répondre à cette question. Tous à vos crayons.

Et ces bruits. Inhumains. On aurait dit le ventre de Ruben quand il crevait de faim et me chipait tout mes petits pains. Okay. J'exagérais. L'estomac de Ruben émettait des bruits plus mignon que cette chose... sauf que j'étais dans l'incapacité d'en comprendre la provenance! Le prêtre? Oh! J'avais lu un vieil article, une fois, de personnes se prenant pour des lycanthropes. Et si le prêtre était une de ses personnes là? Oh bon sang, j'allais finir en Lexis Tartare?! Et pourquoi mes putains de pieds refusaient de bouger? Hein? Pourquoi?! Et pourquoi c'était TOUJOURS dans ce genre de moment que j'avais une envie URGENTE de faire pipi?

Inconsciemment mon regard suivit celui du prêtre. Et inconsciente, j'aurais bien aimé l'être. Ma vue me jouait des tours. La peur se jouait de mon esprit et les hallucinations me gagnaient. Ce ne pouvait être que ça, n'est-ce pas? Je voulais fuir loin de cette infamie. Pourtant, mes prunelles demeuraient rivées sur ce corps, ce cadavre ambulant. Un vrai cadavre ambulant! On était loin de la métaphore comme quand je revenais d'une nuit agitée avec Ruben. Nenon. C'était un mort. Un mort rampant. La bile me montait à la gorge. Le sol tanguait. Putain. J'allais faire un malaise.

— Par tous les Enfers, mais tout s'ébranle vers le Calvaire !
— Je crois qu'on appelle ça le karma,
lâchais-je en retrouvant mes esprits.
— Faites toujours preuve de péché de Paresse, madame Gillian, ceci est une affaire à régler entre moi qui perd la face, monsieur Limace et Lucifer qui nous fait une frac---ARRRGGG !

Alors que la chose rampante bondissait sur le prêtre, mes jambes réussirent enfin à bouger. Instinctivement je reculais de plusieurs pas. L'homme au-dessus du prêtre était mort. Il n'y avait aucun doute là-dessus. Je percevais la flèche plantée en pleine nuque. Je percevais l'odeur immonde de la mort.

— Et concernant notre marché? questionnais-je de manière candide.

L'Horreur se jouait sous mes yeux... mais comme je l'ai déjà dit, pour la sécurité de ma faction, je ramperais devant le feu sacré. J'embraserais les flammes pernicieuses de l'Enfer. Pour la survie des miens.

—  Pour l’amour du ciel, madame Gillian, au Diable la Paresse ! Marché conclu, il sera, si cet incube ne mord pas ma main qui serrera la vôtre !
— Je préfère.

Sourire perfide au coin des lèvres, je me composais ce visage victorieux pour ne pas céder à cette panique assourdissante. Je n'entendais plus que mon cœur cogner à mes tempes. Prédatrice observant ses proies, je tournais autour d'eux. Plus pour savoir comment m'y prendre que par réel plaisir. Comment tuer une personne DÉJÀ morte? Puis l'illumination "divine" se fit dans mon esprit.

D'une poigne ferme j'attrapais les tifs du cadavre et de ma main libre, je retirais la flèche logée dans sa nuque. Trop occupée à essayer de mordre le prêtre, il me prêtait à peine attention. Simple désir de vengeance ou avait-il meilleur goût que moi? Hum. Au prix d'un effort surhumain, la flèche se délogea et sans perdre un instant de plus, je l'enfonçais profondément au creux de son oreille. Le bruit du métal transperçant l'intérieur de son crâne m'arracha un haut le coeur mais la seconde suivante, je pouvais constater l'inertie de notre cadavre. Mission réussie. Le mort devenu réellement mort, pesait de tout son poids... mort sur le prêtre et hors de question pour moi de l'aider. Chacun son chemin de croix, n'est-ce pas?

— Si vous tuez aussi mal que vous officiez, je comprends mieux la perdition de notre sainte ville pécheresse.

Me redressant pleinement, je m'essuyais les mains sur mon manteau. Je me sentais sale. Autant de l'extérieur que de l'intérieur. Et ça croulait sous ma peau. La vermine. L'odeur écœurante de la mort.

— N'oubliez pas qu'à présent, nous avons un marché.

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Judas F. Valentyne

❖ Date de naissance : 09/04/1990
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❖ Profession : Prêtre à l'église de valley of tears et punisseur pour mon propre compte.
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MessageSujet: Re: you see me ✤ LEXIS Sam 10 Juin - 12:12

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MessageSujet: Re: you see me ✤ LEXIS

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