Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 The world was supposed to be as pure as you ☾ KLAUS [VIOLENT]

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Gabriel A. Blackwood

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 14/01/2017
❖ Messages : 1347
❖ Avatar : Matthew (cutiepie) Daddario
❖ Crédits : TF (vava) - TF (gifs signature) - Astra (codes signa)
❖ Multicomptes : Gray J. Wolfgang - Envy D. Carter - J. Ryder Storm & G.H. Nolan Wheeler
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❖ Âge personnage : 29 ans
❖ Profession : Avocat
❖ Faction : Candor (Sincères)
❖ Forces & Faiblesses : Son côté un peu trop direct est une force et il s'en sert constamment, ça peut aussi avoir des mauvais côtés pour peu qu'il fait face à un susceptible mais il est comme ça et ne se rend pas compte que ses propos trop francs peuvent parfois blesser - Sa sensibilité est en soi une faiblesse, bien qu'elle n'apparaisse pas avec n'importe qui, uniquement avec les personnes qui lui sont proches et qui comptent pour lui. - Avec le milieu dans lequel il évolue, son homosexualité pourrait bien lui jouer de mauvais tours.
❖ Philosophie : The law has lost its purpose.
❖ Playlist : Take me home ☾ JESS GLYNNE - I found ☾ AMBER RUN - I get to love you ☾ RUELLE - Stand by you ☾ MARLISA - Wide eyed ☾ BILLY LOCKETT



MessageSujet: The world was supposed to be as pure as you ☾ KLAUS [VIOLENT] Dim 5 Fév - 21:15



The world was supposed to be as pure as you

FT. KLAUS D. WASHINGTON


Plusieurs mois après Misery Business


Il est resté tard, à travailler, au point de dire à Maven qu’il rentrerait exceptionnellement chez lui. Ne sachant pas à quelle heure il sortirait de son bureau et ne voulant pas le réveiller au beau milieu de la nuit. Pour se faire pardonner, il lui a promis de passer aux premières aurores du jour et d’amener le petit déjeuner. Il n’a pas pris la peine de préciser de quoi serait composé le fameux petit déjeuner d’ailleurs… Un fin sourire aux lèvres en apercevant le dernier sms qu’il a reçu, Gabriel attrape sa veste et s’éclipse enfin du riche building en direction de son appartement. Les rues Sincères et Erudites sont loin d’être désertes, mais à force d’être habitué à faire le chemin à pieds, il n’a pas pensé une seule seconde qu’un ennui était toujours vite arrivé. Attaché-case laissé au bureau afin de rentrer plus léger, il avance machinalement, presque automatiquement, coupe par quelques ruelles devenues désertes à cette heure de la nuit et poursuit sa route tranquillement, les yeux tantôt rivés sur l’écran de son téléphone que sur le chemin droit devant lui. On a beau dire ce que l’on veut, tu es bien trop innocent pour ce monde Gabriel, malgré tes airs froids et tes répliques sèches. Malgré ton âge et la vérité cinglante de la vie. Bien trop pure, et à mille lieux de t’imaginer toutes les horreurs de ce monde, même en ayant défendu le plus ignoble des connards. En silence il déambule dans les allées et les rues, a fait la moitié du chemin lorsque des voix résonnent soudainement dans son dos, sans qu’il n’y prête toutefois attention.

« Alors comme ça on n’a pas attendu son petit copain ? »

Juste par précaution, l’avocat range son téléphone dans la poche intérieure de sa veste mais ne s’arrête pas d’avancer. Un pas, puis deux, puis trois et bien d’autres encore. Il les ignore royalement, de toute manière, il n’a pas de temps à perdre pour ça. Ses yeux morts de fatigue le tiraillent et il n’a qu’une hâte, celle de retrouver les draps de son lit king size, de ceux qu’ils n’auraient jamais, même s’ils le voulaient. Un pas de plus et il se sent frôlé, ça l’énerve, ça l’agace déjà.

« Trop friqué pour répondre ou simplement pas intéressé ? Pablo là-bas a pourtant un beau petit cul. »

En à peine cinq secondes, Gabriel a compris la teneur de leur amusement, et ça ne le fait absolument pas rire. Au fond même, ça le rend profondément mal à l’aise mais seule une expression impassible se lit sur ses traits et il n’adresse qu’un seul regard noir à son interlocuteur.

« Je n’ai pas pour habitude de fréquenter des rats. »  

Les sourcils se froncent, tout comme les siens et les émeraudes deviennent sombres, presque noires. Il sent la colère bouillir au fond de lui-même tandis qu’il est à présent forcé de s’arrêter contre son gré, un type de chaque côté. Pas forcément des silhouettes bodybuildée ou trop carrées. Pas forcément des types qui le dépassent en taille non plus, sans aller jusqu’à dire qu’il s’agit de gringalets, ces mecs n’ont rien de plus que leurs yeux pour pleurer et une allure d’hétéro macho à n’en pas douter. Un peu trop direct, tu l’es, Gabriel, mais tel est ce que tu es et tu ne te prives jamais de laisser échapper ce que tu penses. Bien trop sincère pour laisser passer de telles paroles. Un son de métal qui ripe contre un mur se fait entendre à sa droite mais il ne détourne pas les yeux, les garde rivés sur celui qui se trouve en face de lui et hausse un sourcil lourd de dédain. Il n’est pas impressionné, quand bien même en son for intérieur il se sait largement surpassé en nombre.

« Vous autres les Sincères… Toujours le mot qui pique hein. »

Le Blackwood n’esquisse même pas un sourire en coin.

« Il n’y a que la vérité qui blesse. »

Le moche s’esclaffe de rire en pointant son doigt vers lui, bien trop près de son visage à son goût mais Gabriel ne bouge pas d’un pouce. La tension est palpable tout autour d’eux cinq.  

« T’es un petit marrant, toi. »

Le coup provient de la droite et du poing américain que le plus trapu des quatre chercher à lui envoyer en plein visage. D’un coup sec, le Sincère esquive, remercie intérieurement les séances d’entrainement de son père mais il sait qu’il ne parviendra pas à bout de ces emmerdeurs crépusculaires. Il attrape le bras, le tords, l’autre beugle dans sa barbe mais celui qui se trouvait derrière lui rejoint la danse, suivi de près par celui qui se trouvait à sa gauche et malgré les quelques coups qu’il donne, le jeune homme est rapidement submergé. C’est le fameux poing américain qui vient s’abattre au niveau de ses cotes qui le tétanise une première fois et lui fait grincer des dents. Le second coup au visage est celui qui l’assomme un brin et l’oblige à se plier en deux. Il parvient à en faire trébucher un grâce à un rapide jeu de jambes mais il se fait bientôt dépasser. Acculé, il fait un pas de plus mais s’effondre à même le sol, ne sachant même pas dire comment il s’est retrouvé là, à plat ventre et subitement tiré en arrière sans ne rien pouvoir faire.

Malgré la vitesse fulgurante avec laquelle il se fait traîner, Gabriel essaie de les en empêcher, ses doigts s’agrippant tant bien que mal aux imperfections du bitume, ce dernier ne faisant que lui arracher la peau de ses paumes. Pas un instant, il ne cesse de se débattre, l’air furibond et plein de détermination. Il donne un coup de pied, puis deux, mais reçoit un nouveau coup au visage en cinq secondes top chrono, lui arrachant un grognement déplaisant. Sonné, les lumières des réverbères dansent autour de lui et ses réflexes se sont trop vite amoindris, laissant le temps aux assaillants de lui immobiliser les chevilles et de le hisser il ne sait vraiment où. Tout ce qu’il entend ce sont les bruits tonitruants des boites de nuit au loin. Ils sont encore dans la rue, dans une ruelle adjacente et beaucoup plus sombre sûrement. Une nouvelle fois ses doigts essaient de s’agripper au béton brut mais il ne fait que laisser échapper un peu plus le liquide carmin de ses mains. Bientôt il sent son propre sang lui monter à la tête et tout tangue un peu plus autour. Il ne comprend que trop tard, lorsque ses mains ne touchent plus sol et que les pans de sa veste lui camoufle une partie de la vue, qu’il a la tête en bas. Sa veste, elle vient rapidement s’écrouler par terre sous les esclaffes des quatre abrutis heureux de leur méfait. L’un deux pisse le sang à cause de sa lèvre explosée et un autre a l’arcade sourcilière en piteux état. Il aurait tellement aimé leur faire plus pour cet affront qu’ils lui offrent là. La colère gronde à l’intérieur et il fulmine, le Sincère, à présent en vulgaire chemise blanche au beau milieu de la rue.

« Laissez-moi descendre. Immédiatement. »
Car vous ne savez pas à qui vous avez à faire.

Bras ballants dans le vide, Gabriel essaie tant bien que mal d’y voir clair, mais l’une de ses pommettes le fait souffrir, sans parler de ses cotes qui se sont pris le coup de poing américain en premier lieu. Ses paumes, elles, sont comme en feu, constamment, pas une seule seconde de répit à force d’avoir essayé d’arrêter leur course folle. Son téléphone, est hors de portée, veste à hors de prix à même le sol.

« Te laisser descendre tu dis ? Mais on commence à peine à s’amuser… ». Il dévoile ses dents presque pourries. En réalité, il n’a peut-être que deux couronnes, rien de plus, mais à ses yeux et à en juger par l’haleine fétide, il ne s’est pas lavé les dents depuis trois jours.  « Hé, Alfred ! Je me demande bien ce qu’on pourrait lui mettre dans le cul à cette tafiole ? T’aurais pas une idée ? ». Un autre coup part, puis deux, puis trois. Il jurerait presque avoir entendu un crac lorsque le poing américain est venu s’encastrer sur l’arête de son nez. La douleur est vivace est fulgurante, si vive que le Sincère n’a pu que fermer les yeux sous le coup et souffler sèchement, son hémoglobine s’écoulant sur le sol, lui rendant la respiration plus compliquée, surtout en ayant la tête ainsi positionnée. « Qu’est-ce que vous voulez ? Du fric ? De quoi vous payer des putes ?! ». Il déglutit difficilement Gabriel, ne s’étant jamais fait tabasser de sa vie. La douleur, c’est totalement nouveau pour lui et il ne comprend pas. « Mais t’l’as pas encore compris mon beau ? C’est toi la pute ce soir. ». Il sent sa mâchoire se crisper instantanément et une sueur froide venir lui parcourir l’échine. Le fameux Alfred passe dans son champ de vision, traînant sans le moindre silence ce qui ressemble de près ou de loin à un morceau de tuyau mal coupé. Le sang du Blackwood ne fait qu’un tour, et pour la première fois, il a véritablement peur pour sa vie.

« On déteste tellement les mecs dans ton genre, mon poulet. Riches, c’est déjà insupportable. Tous ceux qui explosent leur pognon aux yeux des autres factions, des plus pauvres. Ceux qui triment pour avoir de quoi bouffer le soir. Mais alors quand ils sont comme toi… J’crois bien que ça dépasse totalement l’entendement. Il faut profondément être taré et anormal pour aimer se prendre ce genre de chose dans le cul non ?  ». Avec une galanterie innée qui n’est exprimée que chez ce genre d’individus, Gabriel ne prend même pas la peine de le regarder se mettre la main sur le paquet.  « Ne t’en fais pas, tu vas tellement kiffer ce qu’on te réserve que tu viendras nous supplier de recommencer. ». De nouveaux coups partent dans son abdomen et il se retrouve avec le souffle coupé. S’il tente de ne rien laisser paraître, à la vue du tuyau de cuivre qui se déplace inlassablement à mesure que l’autre tourne autour de lui en le faisant grincer sur le bitume, le Sincère ne peut pas nier. Il est tétanisé.

« Si vous me touchez… » qu’il menace tout de même entre ses dents serrées. Mais rien n’y fait. Rien ne parvient à calmer son rythme cardiaque qui, devant l’urgence, vient très clairement de s’emballer.


Dernière édition par Gabriel A. Blackwood le Mer 15 Fév - 18:16, édité 1 fois
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Klaus D. Washington

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❖ Faction : Sans-faction pleinement assumé. Mais pas clochard.
❖ Forces & Faiblesses : J'peux boire sans vormir tout en m'tapant ta mère. Alors, heureux ?
❖ Philosophie : Do not fuck with us.



MessageSujet: Re: The world was supposed to be as pure as you ☾ KLAUS [VIOLENT] Dim 5 Fév - 22:37

The world was supposed to be as pure as you
Ft. GABRIEL&KLAUS
I was swimmin' in the Caribbean. Animals were hiding behind the rock. Except the little fish. But they told me, he swears. Tryin' to talk to me koi koy.


Ruelle crasse. Sordide. Le paquet bien rangé contre ma poitrine, bien à l’abri, je renifle ma bile, crache sur le bitume et mâchouille l’emboue de ma clope. C'est drôle, comme certains soir, tout me paraît dérisoire. Putain de foutoir. Des rats sur deux jambes courent entre les murs sombres et pourris de la ville. Ils hurlent, jacassent, s'entassent. Et vas-y que ça se secoue et diffuse son relent putride. J'ai au moins l'honneur de faire gaffe à mon image, même en étant privé de faction. Ces gars-là sont carrément indécents. J'ai l'air indécent. J'ai l'air d'un vrai porc aux yeux des riches. Mais les riches ne voient pas les véritables porcheries. Ils ne mettent ni les pieds, ni le nez dedans. Moi, j'vois tout ça. Comme les autres paillassons pour riches. Mes perles azures s'élèvent jusqu'au plafond d'étoiles, la clope toujours coincée entre mes lèvres. Je sors tout juste d'une séance scabreuse d'avec Mélouna. Mélou, que je l'appelle. Elle a la peau noir comme le ciel qui nous couvre cette nuit, et les mêmes étoiles dans les mirettes. Malice. Mais ça, c'était plus haut. Chez les riches. Plus je descends jusqu'au tréfonds, plus l'odeur est pestilentielle. Alors j'repense à Mélou.

Mélou et son regard de braise.
Mélou et ses cuisses chaudes.
Mélou et ses histoires drôles.
Mélou et sa crinière hirsute indomptable.
Mélou et son drôle de toc après un orgasme.


J'repense à la chaleur de cette femme hilarante qui m'a demandé si j'sucais pour un choco. Je sais pas d'où elle tient ça, ni ce qu'est un choco, mais j'avais jamais autant ri grâce à une future cliente. Je les vois rarement comme telle, d'ailleurs. L'argent que je récupère est utile. Mais ce que je retiens surtout, c'est les petits détails. Mélou qui chante toujours le même air sous la douche après nos danses endiablés. Putain, la vie ! Mélou qui me file les meilleurs clopes du monde en douce, le clin d’œil accroché aux paupières. Le secret aux lèvrex. La confidence en plus. Je suis un bohème. Elle a des cicatrices. Des vrais. Rien d'étonnant pour une sincère. Elle s'est déjà fait frapper, une fois. « Une lame blanche dans l'abdomen, j'ai insulté la mauvaise personne ce jour-là. » Qu'elle m'a dit alors que je redessinais les striures de la marque avec mon pouce, mon menton collé à son nombril. Tout petit, le nombril.  J'ai demandé comment c'était, elle a dit : «  C'est marrant de découvrir la douleur physique. Mais je préfère la fois où j'ai découvert la nourriture mexicaine, j't'avourais. » Là aussi, j'ai ri.


Mais y a l'après. Après, je les oublies toujours. Traitez-moi de connard. J'suis payé pour ôter leur sentiment bien réel de claustration le temps d'un soir. Pas l'inverse. Tiens, v'là un beau jeu de mot à faire. Klaustration. Ah !  Moi, ma solitude me va très bien. Je l'ai crée. Je l'ai voulue. Je l'ai charpentée. Merde. Et donc, tandis que je m'éloigne des beaux quartiers, la clope au bec, un air en tête que je marmonne inlassablement et un chapeau particulièrement atypique sur le crâne, cadeau de ma dernière amante, j'entends les voix. Première salve. Puis des coups. Un cri. Des grognements. Des rires. Gras, les rires. Douloureux, le grognement. Je ralentis ma marche, écrase ma clope sous ma semelle de botte et passe une main dans ma barbe qui se fait trop épaisse. J'ai pour habitude de jauger une situation avant d'y fourrer le nez. Alors je jauge. Ma trogne invisible au petit groupe dépasse d'un mur, les escaliers de secours juste à ma droite. Et j'observe. Quatre mecs. L'un deux porte une bar en fer rouillée à la main. Mais j'en reconnais qu'un. Alfred. Ca, c'est dur pur clochard. De ceux qui roulent leurs mécaniques. Du péteux de premier ordre. Il est fauché. Il est crade. Il est fier. J'mets un temps fou dans le noir, à voir ce qui les excite autant. Jusqu'à ce que je vois un mec pendu par les pieds, de dos. Certes, mais ça vaut pas la peine. Mon humeur du soir, étrangement, ne se porte pas à une petite séance de baston bien virile. J'ai envie de rouler ma bosse jusqu'à l'appartement de Lexie. J'adore emmerde Lexie. Et ce soir, c'est ça que j'ai envie de faire. Alors je fais demi-tour, j'réponds à mes envies. Pas intéressé par ce qui joue là. C'est triste. Mais c'est la vie. C'est triste, mais ici, c'est pas le paradis. C'est triste, mais« Hé, Alfred ! Je me demande bien ce qu’on pourrait lui mettre dans le cul à cette tafiole ? T’aurais pas une idée ? ».

Truc dans le cul ? Bizarre, ça me rappel un truc. Mes sourcils se froncent sur mes cils blonds. D'quoi il avait l'air déjà le gus pendu par les pieds ? Grand. Brun. Merde. Ma tronche dépasse à nouveau du muret et j'attends. Il a toujours le dos tourné tandis que les autres gars le ruent de coups. J'entends le pauvre mec déglutir et gémir de douleur. Comment ne pas le faire ? L'un des types le tabasse à coup de poing américain. Je grimace, généralement, les gens aiment pas avoir mal. Pas comme moi. Moi le gars déviant. Puis le corps tourne, et la bouille pâle et ensanglantée de Gabriel Blackwood s'offre à mes mirettes soudainement écarquillées. Qu'est-ce que ce con a fait pour mériter ça ? Oh, la réponse est pas dure à trouver. Etre un gros con arrogant suffit généralement. Surtout dans le quartier. La question qui me vient est donc simple : L'aider, ou pas l'aider ? D'un côté, ce petit con m'avait frappé des mois auparavant et j'avais été dans l'impossibilité de lui rendre les coups. Je ne m’abstiens jamais de rendre les coups. J'en suis physiologiquement et psychologiquement incapable. J'ai donc là une occasion sublime de pouvoir me défaire de cette petite démangeaison spasmodique dans ma caboche. Il faut que je frappe Blackwood.

Frapper Blackwood !
Frapper !


« On déteste tellement les mecs dans ton genre, mon poulet. Riches, c’est déjà insupportable. Tous ceux qui explosent leur pognon aux yeux des autres factions, des plus pauvres. Ceux qui triment pour avoir de quoi bouffer le soir. Mais alors quand ils sont comme toi… J’crois bien que ça dépasse totalement l’entendement. Il faut profondément être taré et anormal pour aimer se prendre ce genre de chose dans le cul non ?  » Quoi ? Je les fixe. Ces raclures merdeuses. Ces fonds d'assiette qu'on jette dans les caniveau ou qu'on donne à becter aux clébards au poil soyeux. Mieux traités que l'humain lui-même. Genre de chose dans le cul ? Tafiole ? J'croyais que c'était une sorte de sobriquet graveleux, comme j'adore en donner à ce bon vieux Blackwood. Pas littéralement insultent. Juste particulièrement lourd. Pas sincère. Pas véridique. Mon hémoglobine tourne et tourne encore dans mes veines. Comme dans ces vieux dessins-animés, j'imagine même la fumée dépasser de mes esgourdes.

Gabriel se fait frapper parce qu'il est homosexuel.
Gabriel se fait ruer de coups parce qu'il aime un homme.
Gabriel se fait découper en rondelles parce qu'il est trop innocent pour ce monde.


La rage m'emporte. Soudain, le sang qui coule des naseaux de l'avocat est insupportable à voir. La douleur lisible dans ses mirettes est un déchirement. La peine et la crainte qui font trembler ses muscles sont un cri d'appel qui me déchire jusqu'à la moelle épinière. Non. Gabriel ne mérite pas ça. Jamais. J'enrage. Mais j'aborde un sourire hideux. Un sourire hilare. Mon talon frappe dans une poubelle. Et les cloportes se retournent comme s'ils n'étaient qu'une seule et même personne. Les cloportes me fixent de leurs petits yeux de fouines. Leurs bouches crassent tordues. «  C'est qui c'lui là ? » Qu'elles disent, leurs mirettes. Celles d'Alfred viennent de m'identifier. « Eh, Klaus ! Je t'avais pas reconnu sous ton couvre-chef. C'est quoi cette merde ? » Et il éclate de rire. Content de lui. Comme si un mec ne pendait pas par les pieds derrière lui comme un porc à l'abattoir. Je rigole. Mes épaules tremblent. Et j'hausse les épaules.

«- Cadeau d'une nana, t'sais comment elles sont … que je présente la chose, je l'enroule dans une voix de velours.
Rire graveleux. Porc. Jamais tu connaîtras pareil plaisir que de te glisser entre les cuisses d'une princesse guerrière comme Mélouna. Insecte.

- Alors ? J'fais en pointant Gabriel du menton, vous tenez quoi là ? Ooohh, mais j'le connais ce gars ! Je m'exclame sans attendre la réponse, tout en me précipitant vers lui. Je l'agrippe par les joues, souille mes mains de son hémoglobine et penche ma bouille sur le côté. Je lui adresse un clin d’œil discret. C'est l'espèce de gros con de riche qui m'a fracassé l'nez contre un bar ! J'ai jamais pu te la rembourser celle-là, ma cochonne !


Violent, hein ? Y a fort à parier qu'il rêve de recommencer à l'entente du surnom odieux. J'avoue m'être surpassé, ce jour-là. J'ai trouvé le déclencheur de Gabriel Blackwood. Alumette. Ce tout petit mot avait eu le pouvoir de libérer une puissante dose d'adrénaline chez le jeune avocat. Dynamite. C'est ça, Blackwood. Fulmine. Regarde-moi. Déteste-moi. Mais reste avec moi. Surtout, reste avec moi. T'en vas pas. T'as pas expirer ton dernier souffle. Les rires gras des porcs dans mon dos sont la poudre qui alimente ma bombe. J'me tourne, tend la paume en l'air et sautille comme une fillette.

- J'peux jouer ? »

Regards hésitants.
Alfred me connaît.
Alfred m'a vu à l’œuvre.
Alfred m'a vu au Hive.
Alfred ne me connaît pas.
Alfred n'a jamais véritablement vu Klaus Washington.
Alfred est le reflet de la société.
Il a vu ce que je voulais qu'il voit.
Et ce soir encore en est la preuve, c'est parfait.
C'est parfaitement mon plan.

 

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Gabriel A. Blackwood

❖ Date de naissance : 08/10/1989
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❖ Âge personnage : 29 ans
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❖ Faction : Candor (Sincères)
❖ Forces & Faiblesses : Son côté un peu trop direct est une force et il s'en sert constamment, ça peut aussi avoir des mauvais côtés pour peu qu'il fait face à un susceptible mais il est comme ça et ne se rend pas compte que ses propos trop francs peuvent parfois blesser - Sa sensibilité est en soi une faiblesse, bien qu'elle n'apparaisse pas avec n'importe qui, uniquement avec les personnes qui lui sont proches et qui comptent pour lui. - Avec le milieu dans lequel il évolue, son homosexualité pourrait bien lui jouer de mauvais tours.
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MessageSujet: Re: The world was supposed to be as pure as you ☾ KLAUS [VIOLENT] Lun 6 Fév - 14:08



The world was supposed to be as pure as you

FT. KLAUS D. WASHINGTON


Il a du mal à respirer, Gabriel, sent son liquide vital dégouliner comme jamais de son nez sans pouvoir l’arrêter. Il essaye tant bien que mal de passer ses doigts sous ses narines pour espérer vainement arrête le saignement mais le fait est que la tête en bas c’est chose impossible. La position lui donne la nausée, pousse son cœur à venir tambouriner jusqu’à ses tempes compressées par le sang qui vient se stocker en masse à l’intérieur de son crâne, lui donnant l’impression qu’il va tout simplement exploser sous la pression. La barre de cuivre ne cesse d’érafler le sol bétonné et ça le fait tout bonnement grincer des dents, Gabriel. D’angoisse, de peur. La menace prononcée est tout sauf voilée, savamment pensée. Quoi qu’il advienne, cette nuit, leur vie deviendra un véritable Enfer, il s’en fait le serment, ce traumatisme ne restera pas impuni. Malgré ses efforts pour parer les coups qui lui tombent dessus, c’est impuissant qu’il se doit de faire face à leurs violents élans. Il n’y en a pas un pour relever l’autre. S’il est une abomination, il n’y a pas d’illusion à se faire quant à leur propre dénomination. Ils ne méritent pas d’êtres humains, ils ne méritent même pas de fouler le sol de cette chère bonne vieille Terre. Dans la détresse, il y a aussi la colère, et elle émane au sein même de son cœur, à Gabriel. Car pires que les coups ce sont les mots. Ils résonnent et résonnent encore, passent en boucle dans l’expectative d’un drame inimaginable. Non, sa vie ne peut pas s’arrêter ainsi, pas alors qu’il a enfin trouvé son équilibre. Pas alors qu’il envisage son avenir avec lui.

Lorsque le son tonitruant d’une poubelle qui se renverse parvient jusqu’à ses oreilles qui bourdonnent, il sursaute, Gabriel, mais il veut croire en la chance et non pas sa parfaite opposée. Il ne peut pas y avoir que ces quatre êtres infâmes perdus ici au beau milieu de la nuit. Les gaillards se détournent de lui, temporairement, ça, il l’a bien compris. Les émeraudes tentent de discerner le vrai du faux mais ainsi la tête en bas il devient compliqué de réellement appréhender la réalité. Ledit Alfred prononce le nom et la lumière se fait dans les prunelles du Sincère en bien mauvaise posture, quand même le sang qui lui monte à la tête et celui qui s’écoule de son visage l’empêche de voir convenablement. Pitié, que tout s’arrête. Le jeune homme ne sait pas s’il doit se réjouir ou se mettre à hurler face au spectacle qui se dessine devant lui. Klaus et lui n’ont rien d’amis, n’entretiennent qu’une relation professionnelle et autant dire que le Blackwood n’a pas été des plus accueillants la dernière fois que leurs routes se sont croisées. Et de l’eau, il en est coulé sous les ponts depuis… Tétanisé, il garde les yeux rivés sur les silhouettes, tente de discerner la manière dont il pend par les pieds mais l’effort est juste bien trop grand pour son corps endolori qui lâche doucement. La douleur vivace, aussi bien physique que de l’intérieur, celle qui lui meurtri le cœur, il n’y est pas habitué. Il n’a jamais été saigné à blanc de la sorte. Jamais. Son système nerveux est en ébullition et il ne peut pas retenir les gémissements de quitter le seuil de ses lèvres malgré ses dents serrées.  Il voudrait déjà être rentré, il voudrait oublier.

La voix du sans-faction s’élève dans les airs et l’exclamation l’oblige à le fixer de ses prunelles claires. Klaus exprime à voix haute le fait qu’ils se connaissent, ce qui le contrarie, Gabriel, mais tout ce qu’il fait à cet instant c’est se taire. Joues saisies à vif, il grimace et souffle, ses émeraudes commençant sérieusement à s’injecter de sang, elles aussi. Le peut-être non sauveur du soir salit ses mains et lui adresse un clin d’œil qu’il pense comprendre sans en être certain. Il a bien un plan, c’est sûr mais lequel ? Dis-moi ce que tu as dans la tête, Klaus. Les rires gras retentissent et l’agacent, il les a en horreur, au fond il en a peur. Ce serait nier l’évidence de prétendre le contraire. C’est l’espèce de gros con de riche qui m’a fracassé l’nez contre un bar ! J’ai jamais pu te la rembourser celle-là, ma cochonne ! Piqué à vif, malgré le clin d’œil discret, le sincère démarre au quart de tour et manque de vouloir lui éclater les yeux. Sourcils froncés, il lâche un grognement qui vient du plus profond de sa gorge et il souffle. « Espèce de… ». Il est coupé dans son élan avant même de pouvoir faire chanter l’adorable nom d’oiseau qu’il voulait lui envoyer en pleine tronche. Il est sérieux ? Putain ce type est vraiment sérieux ? Comme ça, maintenant ? Il ose encore l’appeler comme ça devant ces imbéciles demeurés de premières qui s’en prennent à lui juste parce qu’il n’est pas aussi dégueulasse qu’eux ? Il enrage Gabriel, il fulmine de l’intérieur. Son cœur s’emballe un peu plus et sa respiration devient erratique, allant jusqu’à abîmer un peu plus ses côtes douloureuses.

« Wow, wow, wow. C’est que notre pute s’énerve dites-donc. Il t’a vraiment pas à la bonne, mon pote ! »

C’est le petit chef, qui parle, Alfred lui, se contente de s’esclaffer comme un crapaud en manque d’amour. Le Blackwood s’énerve un peu plus, de rage, de colère, de peur et de désespoir, aussi, un peu. Se retrouver dans cette situation est une honte qu’il ne parvient pas à surmonter pour l’instant.

« Allez tous vous faire foutre. »
J’peux jouer ?

Il renifle, Gabriel, mais c’est pire, pire que tout et il ferme les yeux. Un véritable cauchemar. Son corps tremble sans qu’il ne puisse plus rien y faire, de fatigue, de froid, de douleur. Tout un melting-pot d’émotions qu’il ne contrôle plus. En définitive, il est tout bonnement fatigué. Juste fatigué, et il voudrait être à mille lieues d’ici. Et ce putain de téléphone qui est hors de portée. Il voudrait lui dire, le prévenir, l’avertir. Il a besoin de lui, putain. Violence, il se fait violence pour ne pas craquer, pour ne pas hurler, pour ne plus trembler. Mais rien n’y fait, il ne réfléchit plus droit, tout n’est qu’urgence et instinct de survie qui s’insinue dans ses veines. L’adrénaline, c’est l’adrénaline qui le maintien et pourtant si peu à flot. Il n’en peut plus. Que cela s’arrête. Alfred hésite, lui, dodeline de la tête en observant Klaus, il ne sait pas, ou justement, pense en savoir trop. Il jette un coup d’œil à leur proie du soir, un sourire de goguenard aux lèvres, puis il lui tend sa trouvaille du soir.

« Je me demande bien ce que t’vas pouvoir lui faire. Fais-toi plaisir. ». Ils ricanent, tous autant qu’ils sont et l’avocat pâli à vue d’œil. « T’fracasser le nez… C’tait vraiment pas cool, Klaus. On t’en donne un bout, rien qu’un bout. »

A nouveau il se fige, Gabriel, entre deux souffles et gémissements, plonge ses prunelles dans celles du sans-faction qui se fait offrir le fameux tuyau de cuivre, ou il ne sait vraiment quoi. Il le fixe, sourcils toujours froncés, mais dans ses deux billes vertes c’est la détresse qui transperce, malgré lui, malgré l’image qu’il veut donner.

Ne fais pas ça, Klaus.
Sur l’échelle de nos vies, je t’en supplie.
Ne fais pas ça.
Je ne peux pas partir comme ça.
Il ne le supporterait pas.
Klaus.
Klaus.
Putain.

Et soudain c’est le temps qui s’arrête sur nos échines courbées.
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Klaus D. Washington

❖ Date de naissance : 18/12/1991
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❖ Multicomptes : Méchant Dédé. Méchant.
❖ image : Listen up, maggots. You are not special. You are not a beautiful or unique snowflake. You re the same decaying organic matter as everything else.
❖ Âge personnage : 35 ans
❖ Profession : Un peu de tout. Râcle là où y peut. Vendeur de bric à brac, exécuteur de contrat, gigolo ... Proposez, vous verrez.
❖ Faction : Sans-faction pleinement assumé. Mais pas clochard.
❖ Forces & Faiblesses : J'peux boire sans vormir tout en m'tapant ta mère. Alors, heureux ?
❖ Philosophie : Do not fuck with us.



MessageSujet: Re: The world was supposed to be as pure as you ☾ KLAUS [VIOLENT] Lun 6 Fév - 18:33

The world was supposed to be as pure as you
Ft. GABRIEL&KLAUS
I was swimmin' in the Caribbean. Animals were hiding behind the rock. Except the little fish. But they told me, he swears. Tryin' to talk to me koi koy.


J'en ai vu, des horreurs. Des abominations minimes. Sans but. Sans logique. Mais celle-là dépasse l'entendement. Sa conception m'échappe. Je hais les bleus parce que la seule fille que j'ai jamais aimé s'était tirée chez eux, alors que je les détestais déjà. Tu l'savais, putain. Tu l'savais et tu m'as jamais rien dit ! Je hais les bleus parce qu'ils sont au sommet de leur connerie. Parce qu'ils prolifèrent le pire à venir, parce qu'ils nous manœuvrent comme leurs marionnettes, parce qu'ils pensent pouvoir nous cheminer sur les rails de leur pseudo-savoir. Je hais les bleus parce qu'ils sont véritablement haïssables. Je hais ce système parce qu'il peut l'être.

C'est compréhensible. Homogène. Mais haïr un type dont on ne connaît rien parce qu'il est capable d'aimer, ça, ça me dépasse. J'ai rien de candide. J'ai rien d'un enfant. Bien au contraire. J'suis la sciure inutile qui goûte le long des bougies oubliées. Je suis la merde sous la semelle des riches. Un jour, j'ai lu une bible. Une vraie. Je l'ai trouvé traînant dans la boue. Et en lettres imprimées était écrit : «La bible». Pas Bible. Non. LA bible. Ca m'a intrigué. J'ai cherché. «Elle est universelle», ma mère a dit. «Pourquoi ? Pourquoi on impose la même pensée à tout le monde ?». Elle a sourit, passé sa crinière brune derrière son oreille et m'a objecté «Tu choisis d'y croire ou de ne pas y croire. C'est une question de foi. Tu décides. Personne d'autre. C'est ton choix.»

Mon choix.
Gabriel a fait son choix.
Le choix est quelque chose de fondamental auquel j'ai toujours cru.
Il nous appartient. A nous et à personne d'autre.


Ma mère m'avait appris ce qui avait façonné tout ce que je suis aujourd'hui.
Et pourtant, tout le monde nous remet toujours en question. Le voisin du voisin interroge son autre voisin. Et ainsi de suite. Et encore et toujours. Ca s'arrête jamais. Et un bon gros « mêle toi de ton cul » n'y change jamais rien. Ou presque. L'animalité est moyen viscéralement zélé contre les emmerdeurs ou les profanes. Mes azures assombries par l'obscurité fixe le chef. Ma main toujours tendue vers le détenteur du bâton. File-le moi, allez, vas-y ! Tombe dans le piège, p'tit blaireau. Tombe comme Alice tombe dans le trou. Mes connaissances ont toujours été plus ou moins aléatoires. Je connais des choses que beaucoup ignorent, certains connaissent des trucs dont j'ai jamais entendu parler avant. Soit on me prend pour un véritable abruti sans instruction, soit on me fixe avec des yeux surpris. «Pas si con le clochard.». «Rien d'étonnant pour un illettré comme lui.» Et pourtant, j'ai un QI plus élevé que la moyenne. Caustique.

« - J'peux jouer ?

J'ai demandé. J'attends. Il hésite. J'insiste. Finalement, le bâton sûrement bourré de thanatos glisse dans mes mains et j'esquisse un sourire avant de me détourner à nouveau vers Gabriel. Juste un bout. Un bout de Gabriel. J'agite la barre du bout des doigts comme un escrimeur, lève ma main gauche en l'air et baragouine comme un ivrogne :

- Par le saint Whisky et au nom du comptoir !

Epaule gauche. Epaule droite. Tête. Je le fleure sans le toucher, lui adresse un nouveau clin d'oeil et grimace en m'excusant platement :

- J'ai un putain de toc, j'aurai dû te prévenir la dernière fois. Maintenant, j'vais te frapper tellement fort que tu vas chialer ta mère et prier pour retourner jusqu'à son utérus.

Maintenant, il est prévenu. Et les voilà, les connards qui rigolent. Gras. HAHAHHAHA. Hilarant. J'agrippe la barre à deux mains, hésite un moment, retire mon chapeau que je file poser sur un muret sous les regards à présent impatient et retourne prendre ma posture initiale. Bar en l'air. Je dois viser là où ça fait vraiment mal, j'ai pas le droit à l'erreur. Je ne dois pas empirer l'état de l'avocat. Tout en trouvant un endroit vraiment, vraiment douloureux. Oh, des petits doigts ! Mes mirettes se posent sur les dextres de Gabriel, et la question qui se pose me heurt en pleine tête. Il est droitier ou gaucher ? Avec quelle main il buvait son whisky déjà ? MERDE. TRIPLE MERDE.

- Tu fous quoi Washington ?!

Déclencheur. Je prends de l'élan et jette mon arme de fortune droit sur la main gauche de Gabriel. J'entends le craquement. Il résonne dans le fer pour vibrer jusqu'à mon épaule. Jusqu'à faire grincer mes dents. Désolé gamin, vraiment, vraiment désolé. J'aurai préféré lui régler son compte dans des circonstances plus nobles. Entre les cris et les rires, j'ignore quoi vient de qui. Je me retourne, fixe les quatre bouffons hilares et me joint à eux. Et vas-y que ça s'exclaffe de plus belle, que ça gigote, que les sourires déformés s'étirent sur des dents pourries et défoncés. Mais y a un truc qui cloche, dans le tableau. Un son qui saccade. Mon propre rire devient laideur. Sarcasme. Haine.

- AH. AH. AH !

Violence. Cri de rancune.

- Trop drôle, hein ? Que j'hurle presque en montrant les crocs. Hein, c'est marrant ? Vous vous seriez déjà pissé d'ssus à sa place, bande de cloportes merdeux !

- Tu nous fait quoi là ?! Grince l'Alfred.

Qu'est-ce que je fais ?

- Qu'est-ce que je fais ? CA.

Le premier coup part en pleine mâchoire du chef juste à ma gauche, si puissant qu'il vole et tombe dans le néant de sa conscience creuse avant même d'avoir touché le sol. Les trois autres couillons captent l'information, l'air ahuri. Ca va me péter à la gueule, je le sais, je le sens.

- Bah alors, c'est qui les tarlouzes maintenant ?!»

Provoque. Déteste. Malmène.
Détruis. Détruis tout, mais protège le juste.

 
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❖ Date de naissance : 08/10/1989
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❖ Multicomptes : Gray J. Wolfgang - Envy D. Carter - J. Ryder Storm & G.H. Nolan Wheeler
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❖ Âge personnage : 29 ans
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❖ Faction : Candor (Sincères)
❖ Forces & Faiblesses : Son côté un peu trop direct est une force et il s'en sert constamment, ça peut aussi avoir des mauvais côtés pour peu qu'il fait face à un susceptible mais il est comme ça et ne se rend pas compte que ses propos trop francs peuvent parfois blesser - Sa sensibilité est en soi une faiblesse, bien qu'elle n'apparaisse pas avec n'importe qui, uniquement avec les personnes qui lui sont proches et qui comptent pour lui. - Avec le milieu dans lequel il évolue, son homosexualité pourrait bien lui jouer de mauvais tours.
❖ Philosophie : The law has lost its purpose.
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MessageSujet: Re: The world was supposed to be as pure as you ☾ KLAUS [VIOLENT] Lun 6 Fév - 20:38



The world was supposed to be as pure as you

FT. KLAUS D. WASHINGTON


Le temps s’arrête sur nos échines courbées. Le temps s’arrête sur ses deux billes implorées. La peur lui crève les tripes à Gabriel. Elle part du creux de son intérieur jusqu’à la bile qui vient s’agglutiner de chaque côté de sa langue, mêlée au goût cuivré du sang. Ce goût, il le connait, même s’il n’a jamais connu pareille saignée. Avant. Il était encore complètement pur. Juste avant. Non souillé de toutes ces horreurs pleines de parjures et d’injures. Et il a mal, si mal, dans son corps, dans son cœur. Jusqu’aux tréfonds de son âme. Lui qui ne devrait pas avoir honte. Lui qui n’a toujours pas honte d’être ce qu’il est. Un brin différent, c’est ce qu’ils pensent tous. Un peu trop déviant, c’est ce qu’ils taisent tous. Mais qu’ils aillent donc tous se faire foutre. La haine, elle pourrait percer à ses traits, la haine, s’il n’était pas en train d’implorer du regard celui qui un peu plus le malmène. Le temps s’arrête sur nos échines courbées et je sais qu’il n’y a plus rien qui te fera reculer. Un fou, un vrai. Les yeux rivés sur Klaus, il frissonne de crainte, ou de froid, il ne sait plus très bien. Tout ce qu’il sait c’est que la totalité de son sang a dû arriver jusqu’à sa tête car il ne sent plus ses pieds. Ca tangue, ça vrille, chaque son en devient même pénible et la pression, plus violente que jamais, sans parler de son hémoglobine qui continue de se faire désespérément la malle sans qu’il ne puisse rien faire pour l’arrêter. C’est comme si la totalité de son visage a doublé de volume, sensation désagréable qui ne désempli pas et ne s’arrange pas lorsqu’il entend les mots qui n’ont ni queue ni tête. Lorsque même le tuyau de cuivre l’effleure à peine. Crispé, Gabriel en silence continue de l’implorer, quand bien même il ne veuille pas supplier. Ce n’est là que le triste écho d’un corps qui se déchire en morceaux, simple expression qui transparait, tangible, véridique et inéluctable. Echo de la pure sincérité qui transpire de son âme toute entière à cet instant fatidique.

Un nouveau clin d’œil. C’est là tout ce qu’il lui envoie, mais le Blackwood ne comprend pas. Plus. Où commence la sincérité et où s’arrête le jeu ? Il ne le suit plus. Est complètement perdu. En vain l’avocat essaye de prendre une grande bouffée d’air pour apaiser son rythme cardiaque. Rien n’y fait. Absolument rien, il n’a que ses émeraudes pour observer et tout son temps pour trépasser. Son toc révélé et l’évidence toute crachée, Gabriel ne peut plus rien faire d’autre que patienter. C’est une attente infernale qui le propulse aux quatre coins de son propre Enfer. Qu’a-t-il fait pour en arriver là, si ce n’est aimer.

L’on dit que juste avant de mourir, ce sont les images de notre vie qui défile.
La mienne, elle ne vient pas. J’attends, mais tout ne fait que tourner autour de moi. Je te vois souffler, je te vois hésiter. Allons, porte donc tes couilles, toi qui ne fait que fanfaronner.


J’ai un putain de toc…

Un. Deux. Trois. Fausse joie. Il prend le temps de poser ce qui ne ressemble absolument en rien à un chapeau sur l’un des murets. Gabriel, lui, il papillonne des yeux, et l’adrénaline a beau le maintenir à flot, il se sent lentement divaguer. T’es complètement flou, maintenant, Klaus. C’est dans les méandres fermés de son esprit qu’il s’enferme, le Sincère, pour ne plus entendre leurs rires, pour ne plus les voir sourire. Les émeraudes ne le regarde plus, fixe un horizon depuis longtemps disparu. Il n’y a rien qu’il puisse faire, coincé entre ces mains de fer. Parce que c’est ce que je ferai, chaque fois que tu claqueras cette putain de porte, et qu’importe combien de fois je croirai pouvoir te détester, je serai toujours là, derrière cette putain de porte, à t’attendre. Sa gorge se serre et ce sont de légères gouttes d’eau salée qui perlent à ses pupilles à présent desséchées.

Il m’attend.

Il inspire difficilement.

Il m’attend.

Il déglutit, juste avant.
Klaus se met en position. Et frappe. Il m’attend encore.

La douleur est comme le triste écho de ce coeur qui se meurt. Instantanée. Electrisante et incroyablement puissante. Malgré toute sa bonne volonté, il ne peut pas s’empêcher de hurler. Un cri déchirant. Pour tout son système nerveux qui s’évapore et se tord. De tout son long il tremble. Tout s’enchaine, son organe vital et la pression dans sa tête, ses joues, chaque parcelle de son visage à présent rouge pivoine. Les larmes de rage et de souffrance explosent, ruissellent, tombe au sol. Entre sel et cuivre. Sa main bousillée tremble violemment à ne plus s’arrêter. Foudroyé. Il est tout bonnement foudroyé. Toute lucidité envolée. Ce n’est que lorsque plus un son s’échappe de sa gorge qu’il se met véritablement à souffler et gémit comme jamais. Il voudrait récupérer son bras contre lui mais c’est à peine s’il ose bouger cette main qui ne cesse plus de trembler sous toute cette haine avec laquelle on est venu, sur lui, s’acharner. Il les déteste, il les maudit. Il les hait. Tous. Les rires qui s’envolent dans les airs sont probablement la plus grosse traitrise jamais entendue et la pire ignominie. Il n’avait pourtant pas demandé ça, à la vie, Gabriel.

« … Faites. Moi. Descendre. »

Il grince des dents mais ne les regarde pas, prunelles et corps tout entier mal en point. Il pourrait vraiment gerber, là, tout de suite, secoué de nausées. Avoir la tête en bas, il ne peut plus, il va s’effondrer. Mais Klaus commence à peine à hurler, et lui tout ce qu’il veut c’est rentrer.

Parce qu’Il m’attend. Une perle coule, salée, amère, affronte l’obscurité et l’atrocité du béton armé.

Sous ses yeux qui ne voient plus rien même en étant grands ouverts, ça s’énerve, ça claque des dents et ça s’insulte. Les coups partent et sur le moment l’avocat sursaute, persuadé que c’est encore pour lui mais le heurt ne vient jamais s’abattre sur son mal. Il frissonne, lâche un juron de douleur en essayant de plier ses doigts qui ne répondent pas. Ce n’est plus la panique qui s’insurge en son for intérieur mais bel et bien la terreur. Son corps ne répond plus de rien, il n’en peut plus, il va craquer, il va hurler.

Alfred fronce les sourcils et s’énerve, perd patience. Ils ne sont plus que trois. Trois chiens. Trois vauriens et ils attaquent comme un seul homme, se précipitent sur le sans-faction avec déraison, sous les yeux du Sincère qui ne voit plus rien si ce n’est le bout du chemin. Qu’on lui foute la paix. Attention détournée, le moche beugle, s’insurge.

« T’es complètement cinglé ! Tout ça pour un friqué ?! Mais qu’est-ce qu’va pas chez toi, Klaus ?! »

Les coups partent et s’envolent à n’en plus finir, jusqu’à l’écrasement final. Jusqu’au silence fatal. Plus un son bientôt ne résonne si ce n’est les rares gémissements de sa douleur à lui qui frissonnent.

On a beau dire ce que l’on veut, tu es bien trop innocent pour ce monde Gabriel, malgré tes airs froids et tes répliques sèches. Malgré ton âge et la vérité cinglante de la vie. Bien trop pur, tu étais à mille lieux de t’imaginer toutes les horreurs de ce monde, même en ayant défendu le plus ignoble des connards.

Mais elle t’a subitement rattrapé, la vie. T’a éclaté au visage. Elle t’a rendu subitement amer, la vie. Mais ça ils ne l’emporteront pas au Paradis.


Il doit descendre. Il doit absolument descendre. Il ne tient plus.
Son corps tétanise.
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Klaus D. Washington

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MessageSujet: Re: The world was supposed to be as pure as you ☾ KLAUS [VIOLENT] Mer 15 Fév - 17:39

The world was supposed to be as pure as you
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I was swimmin' in the Caribbean. Animals were hiding behind the rock. Except the little fish. But they told me, he swears. Tryin' to talk to me koi koy.


Le coup part. Il vole. Salvateur. Je regarde l'enflure qui bouffe l'asphalte alors que la piqûre d'adrénaline explose mes pores. Raclure. Ordure. Je voudrais tuer, là, maintenant. Parce que l'illogique barbarie de leur Vendetta m'exaspère. J'comprends pas. Dans mon dos, j'entends les murmures désespérés de Gabriel. Il veut descendre. Il crève de douleur. Désolé gamin, vraiment. Je voulais vraiment pas faire ça. J'suis juste dingue. C'est tout. Ni plus, ni moins. Je jette un coup d’œil à l'autre merde. Il ose s'insurger. Il ose m'hurler dessus comme si j'étais son foutu clébard. Je lève un doigt en l'air, fait mine d'avoir entendu un bruit et attend que le silence pèse sur nos épaules.

« - Z'avez entendu ?

Leurs yeux disent : Quoi ? Y a quoi ? Les emmerdes ? Mes lèvres marmonnent :

-C'est bon quand tu fermes ta gueule, tu trouves pas, Albert ?
-C'est Alfred, du con !

Visiblement, il est pas d'accord. Personne ne l'est, sauf peut-être la carcasse déchargée et retournée comme un sablier dans mon dos. Qui grogne, supplie et pleure à chaudes larmes pour les sévices injustes portés à son égard. Il est parfois con le Blackwood, mais il méritait clairement pas ça. T'en fait pas gamin. Je vais te venger. Je les vois venir, foncer, gueules béantes et odorantes. Rageurs. Colériques d'avoir été insultés et tournés en ridicule. Je sens le premier coup qui part dans ma joue droite. Puis celui dans ma côte. Dans mes rotules. Mon corps s'écrase et gratte l'asphalte. Flirt avec le goudron. Et les coups de pointe de pieds pleuvent de partout sur ma carcasse repliée. J'encaisse les coups sans broncher. La douleur a jamais été un problème pour moi. J'ai appris à vivre avec. A la tolérer, puis à l'aimer. Eux, non. Mon bras se tend finalement pour choper une cheville et je tire de toute mes forces. L'un de mes yeux est tellement éclaté que mes paupières se ferment jusqu'à le faire disparaître. C'est maintenant totalement borgne que j'effectue ma pirouette. Domino. Les corps s'entraînent ensemble et je me redresse pour fracasser le crâne du premier venu. L'un des types que je ne connais pas ne connaîtra jamais essuie chacun de mes coups. Visage. Epaules. Estomac. Un nez qui craque, une côte qui hurle. A moins que ça soit le type. Je sens deux autres bras s'enrouler autour de mon coup et me traîner loin de ma seconde victime. Plus que deux. Mes pieds pédalent dans le vide. Mes talons cognent le sol et ma tête embrasse ce dernier.

La vache.
Ca tourne et ça siffle.

Alfred me crache sa bile haineuse alors que son petit copain m'étouffe pratiquement en gardant une main sur ma gorge. J'éclate de rire, parce que ce con a vraiment une sale gueule et parce que ce que je lui réserve va vraiment pas lui plaire. Il aime pas. Il grommelle. Me hurle d'arrêter et je continue en doublant d'intensité. Au point où l'autre en est tellement désarçonné qu'il lâche prise. Grosse erreur du con. Alfred le voit sans pouvoir agir. Ma patte agrippe la crinière de mon tortionnaire pour lui écraser la face contre le bitume. CRAK. Le nez explose et l'autre entame une bonne nuit de sommeil.

- A nous deux … je souffle entre mes lippes.

Un sourire carnassier, immaculé d'hémoglobine.

-Ah tu fais moins le malin, là, hein ?

Et moi pendant ce temps là, j'ai la gueule en sang et un œil invalide, la lèvre fendue et une côte qui couine. Mais je m'en fous. Il tourne lentement, prêt à attaquer. Je l'imite, fixe son regard porté vers la barre tombée au sol et me précipite vers elle en premier. La douleur est mon alliée. Il ne la supporte pas. Moi si. J'esquive un premier geste menaçant. Il sursaute, s'étale et se redresse aussitôt. La barre est comme un couteau que je manipule d'une main à l'autre tout en tournant autour de lui. Tu vas beugler comme un lapin, Alfred. Promis. Je souris. Il grimace. Haineux. Lorsqu'il atteint une partie du sol bousillé, fêlé a tel point que le goudron en ai pratiquement mouillé, je lui saute dessus. Ma gueule en sang et mon œil unique au regard démentiel. Il tombe dans le piège, fait un mauvais pas et s'étale de tout son long. Ma barre agit pour moi. J'en perds le contrôle et fracasse ses deux genoux.

CRAK. CRAK LES OS.
Et vas-y que ça chouine et que ça pleure sa maman.
C'est qui la tarlouze maintenant ?

Je renifle, agrippe mon briquet et agite la barre devant mon nez. Je dois détacher Gabriel avant qu'il ne se vide sur le sol. Un coup d'oeil à Alfred. Puis Gabriel. Je fourre la barre derrière l'eslastique de mon jean, approche du brun le soulève d'une main pour retirer les chaînes enroulées autour de ses pieds. Manquerait plus qu'il s'écrase la tête la première. Il proteste. Geint faiblement. Il est lourd pour ma carcasse bousillée, mais je tiens bon et le pose à terre. Le cul sur sa propre liqueur de vie.

- Bouge pas, j'en ai pour pas pour longtemps … je marmonne d'une voix douce.

J'agite mon masque. Détourné du regard de l'innocent, ma grimace se fait ignoble aux yeux du bourreau. Je l'ai vu agiter cette putain de barre. Je l'ai vu tourner autour de lui comme un chacal. Il couine, incapable de bouger ou se lever. Je l'avise se retourner, ventre à plat, pour se traîner plus loin. Je me penche, agrippe sa cheville et le tire. Mon pied vient se caler contre son omoplate. Mon briquet toujours en main, je l'allume doucement pour venir faire danser la flemme contre le fer. « Qu'est-ce que tu fais ?! » Qu'il répète encore et encore. Incapable de se détourner pour voir ce que je lui réserve. J'appuie plus fort, attend que le bout de la lame rougisse et remet le briquet dans ma poche.

- Je prends ta température, bouge pas.

Et je me baisse, oublie toutes suppliques, ferme mes esgourdes et tire sur le pantalon crasseux. Les fesses molles de l'affreux bloblotent comme un yaourt périmé. Je fixe le bout de la lame. Il mérite pire que ça. Mais ce soir, il comprendra l'adage qui dit : « Ne fais jamais ce que tu ne veux pas qu'on te fasse. »

- Ne fais jamais ce que tu ne veux pas qu'on te fasse », je lui répète.

Pitié.
Pitié, Klaus.


Qu'il supplie.

Et d'un mouvement brutale, j'enfonce. Son cul gras recevant mon cadeau pénétrant. Il hurle à s'en arracher les poumons, gigote comme un porc à l'abattoir. Son colon souillé brûle du bout de la barre de fer. Violé par un bout de métal. Souillé. Dignité bafoué. Tu mériterais de crever. J'irais peut-être en enfer pour ça, mais j'serais mieux logé que ce connard.

Punis le couard.
Sauve le juste.

 
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MessageSujet: Re: The world was supposed to be as pure as you ☾ KLAUS [VIOLENT] Mer 15 Fév - 19:13



The world was supposed to be as pure as you

FT. KLAUS D. WASHINGTON


Tu veux plier les doigts. Tu n’y arrives pas. Tu veux descendre. Tu ne peux pas. Sur l’échelle de un à dix, la douleur a lentement atteint son paroxysme et tu ne contrôles plus rien. Elle t’a rattrapé, cette putain de vie, celle qui malmène et en Enfer silencieusement t’emmène. Elle a rattrapé le temps gâché, la vie, toi qui as par miracle évité les drames et les larmes jusque-là, te voilà tombé bien bas. Tu gémis et tu voudrais les retenir ces larmes, mais tes yeux qui lentement mais sûrement implosent, explosent, sont si asséchés qu’ils n’ont d’autre choix que de pleurer sans que tu ne puisses les arrêter. Lourd miroir de l’âme qui s’exprime d’une façon et d’une seule. Oh oui t’as le mal de l’âme, Gaby, ces atrocités tu ne les as pourtant pas méritées. Toi, qui n’a de cesse de défendre la justice et la vérité. Enfin tu oses aimer, assumer, et voilà ce qu’elle t’envoie voler dans la face, la putain de vie. Qu’ils soient donc tous maudits.

Ca grince des dents et ça crie, sous ses prunelles qui ne voient pas. Plus. Le fil de sa patience perd le nord et commence sérieusement à céder. Il ne peut plus, ne veut plus. Le sang qui afflue à ses tempes devient l’horrible enclume qui le fait sombrer vers le fond. Son rythme cardiaque pulse dans sa tête, le sang s’écoule et l’air glacial le rattraper. Il ne peut plus. Les autres peuvent bien s’échauder, se taper dessus, se piétiner, Gabriel ne voit rien et préfère ne rien entendre. Si tel en a décidé le sort ce soir, il ne se laissera pas faire mais son esprit a bien assez vu, bien assez entendu. Que Klaus gagne ou pas, dans son camp ou pas, il s’en fiche, tout ce qui compte c’est l’évasion. Il doit s’évader pour ne plus penser. Pour ne plus trembler sans rien contrôler. Dans un murmure il leur ordonne de le faire descendre mais aucun d’eux ne semble décidé à le faire, même pas le sans-faction qui se lance dans une guerre. Un soupir s’échappe de ses lèvres fendues, long et lourd d’impatience, de souffrance et d’insolence. Les os craquent, se fracassent, viennent rencontrer la violence du sol, terre de bitume et de pores caverneux. Bien fait pour eux. Tous. De scrupules le Blackwood n’en a plus, pas pour ces gens-là, pas pour ceux qui trainent des bassesses aussi basses. Il est las, Gabriel, las d’être là, fatigué d’entendre ça. Pourtant en son for intérieur il sait, que son client n’est pas là pour bavarder ou vulgairement taper. Dans sa façon la plus tordue, il protège et use de manège. Un manège qu’il ne comprend pas vraiment et qui l’a un peu plus plongé dans le tourment. Âme innocente qui dépérie, il a beau se savoir agaçant il n’en demandait pas tant.

Les secondes s’enchainent avec une lenteur démesurée pour le Sincère qui ne parvient plus à respirer convenablement, trop de sang agglutiné dans ses narines et le fond de sa gorge. Le voile de ses émeraudes rougies se lève mais tout n’est plus qu’hémoglobine qui gicle par terre. Aussi bien la sienne que la leur. Drôle de spectacle de l’horreur. Véritable fléau de leurs assassines ardeurs. Il n’en reste plus qu’un. Alfred. Et lorsque seulement la barre de fer se met à nouveau à grincer sur le sol, Gabriel tend le dos, une sueur froide dégoulinant le long de sa colonne vertébrale. Elle s’abat et le sincère ferme les yeux en un sursaut. Les cris qui résonnent alors jusqu’à ses oreilles est le plus horrible des maux, sans parler du craquement de ses os. Ca vrille jusque dans sa main en miette et qui saigne toujours, à l’image de la paume de l’autre qui n’a été que trop malmenée à force de riper sur le sol bétonné. Il déglutit difficilement, Gabriel, mais rouvre les yeux, juste à temps pour apercevoir la sale trogne de Klaus. Lui aussi a été abîmé, clairement, il n’a plus qu’un œil de visible sur les deux. Mais le sans-faction se rapproche beaucoup trop vite, barre dans son dos et le jeune homme n’est pas prêt à ça. Réflexe. Il manque de le cogner, lâche un grognement plaintif en le fixant de ses prunelles explosées.

« Non. » qu’il marmonne. Ne recommence pas. C’est l’angoisse viscérale qui parle. Sa silhouette et celle de la barre ne font pas bon ménage dans ses souvenirs récents. Il proteste mais Klaus insiste, le soulève, ce qui vient donner la nausée au Sincère, libère ses pieds et c’est en boule de douleur que Gabriel atterrit sur le sol souillé de son propre liquide carmin.

Assis maladroitement, tout son monde tangue autour de lui et il chancelle, se rattrape de justesse grâce à sa main valide dont la paume s’irrite et se souille un peu plus sur le sol. Il tremble de tout son long, inlassablement, et l’aîné s’éloigne, briquet en mains. Bouge pas. Les yeux rivés sur la fin de la ruelle et les buildings qui s’étendent au loin, Gaby n’a plus qu’une seule idée en tête. C’est en silence et en serrant les dents qu’il prend appuie sur sa bonne main, l’autre gardée contre lui, chemise blanche complètement foutue et dorénavant tâchée. Le sang qui s’écoule de son nez ne s’arrête plus, alors cette fois il s’essuie, encore et encore, s’agace un peu plus, aussi. Mave, c’est tout ce qu’il a dans la tête. Sur ses pieds il se redresse mais chancelle et retombe une première fois, grimace et serre les dents pour ne pas gémir. La circulation normale doit se refaire dans l’ensemble de son corps, ce n’est pas chose aisée et perdre du temps ainsi l’insupporte, il ne veut pas rester ici une seule seconde de plus. A quatre pattes, il réussit à avancer jusqu’à sa veste et vient attraper d’une main tremblante le téléphone dans la poche intérieure. Tout dans sa tête lui crie urgence mais il demeure immobile à contempler l’objet dont il n’a toujours pas allumé l’écran. Sa respiration devient erratique, sa vue se trouble, il ne va pas bien. Il ne peut pas l’appeler. Pas comme ça. Mais il doit y aller. Une nouvelle fois, l’avocat se sent déglutir, son abdomen lui fait souffrir le martyr, sa main gauche, elle, il ne la sent plus sur le moment mais elle n’est pas belle à voir.

« Klaus. »

Qu’est-ce que tu fais ?!
Alfred beugle. Alfred hurle. Gabriel se remet assis et se retourne vers eux. Les corps déjà allongés et ceux qui restent. Le sans-faction, et le pestiféré allongé à même le sol.
Je prends ta température, bouge pas.

« Klaus ! »
Ne fais jamais ce que tu ne veux pas qu’on te fasse.

La barre de fer chauffée à blanc descend d’un geste brusque et Gabriel comprend à l’instant même où Alfred se met à hurler comme un porc égorgé. Comme jamais. Ses émeraudes s’écarquillent et ses tremblements reprennent de plus belle. Traumatisé par l’image. Traumatisé par le geste. Geste qu’il aurait pu subir si… Sa tête lui tourne violemment et ses oreilles se mettent à siffler. C’est dans un mouvement lent qu’il se détourne finalement de l’image, blanc comme un linge, pâleur qui dénote avec tout le sang qui lui dégouline sur la gueule. La sueur se mêle à l’hémoglobine, tignasse humide, il est méconnaissable. Et toujours ce nez qui l’empêche de respirer. Il doit partir. Klaus est fou. Aussi fou qu’eux. Ils sont tous tarés. Gabriel se remet en marche, à quatre pattes, comme il peut, range le téléphone maladroitement et s’empare de sa veste qu’il serre entre ses doigts. Mais son monde tangue et il tourne, s’affale contre terre et n’a plus que ses prunelles pour regarder un building qu’il n’atteindra jamais.

« Mave. »

Un souffle. Un murmure. Il n’y a que lui et l’urgence dans sa tête. Se mettre en sécurité, il doit juste se mettre en sécurité. Sa sécurité c’est lui, rien que lui et juste lui. Mais Klaus finit par arriver dans son dos, et il ne parvient plus à avancer, épuisé. Il le touche et son corps sursaute violemment. Terrorisé. Sous le choc. « Me touche pas. » qu’il grince entre ses dents subitement serrées. « Me… ». Il étouffe un sanglot dans le fond de sa gorge sans jamais cesser de trembler. Peur viscérale qui le prend aux tripes. Il n’a pourtant peur de rien, ou presque. Il est tout bonnement sous le choc, perturbé. « Me touche pas ! ». Il se redresse sèchement, trop vite, beaucoup trop vite, son monde tourne et il chancelle, retombant de nouveau vers le sol. Essoufflé.

Oh oui t’as le mal de l’âme, Gaby, ces atrocités tu ne les as pourtant pas méritées. Toi, qui n’a de cesse de défendre la justice et la vérité. Enfin tu oses aimer, assumer, et voilà ce qu’elle t’envoie voler dans la face, la putain de vie. Qu’ils soient donc tous maudits.
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Klaus D. Washington

❖ Date de naissance : 18/12/1991
❖ Barge depuis : 24/06/2015
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❖ Crédits : SWAN ( Avatar ) + KAT (Code signature) + TUMBLR ( Images&Gifs)
❖ Multicomptes : Méchant Dédé. Méchant.
❖ image : Listen up, maggots. You are not special. You are not a beautiful or unique snowflake. You re the same decaying organic matter as everything else.
❖ Âge personnage : 35 ans
❖ Profession : Un peu de tout. Râcle là où y peut. Vendeur de bric à brac, exécuteur de contrat, gigolo ... Proposez, vous verrez.
❖ Faction : Sans-faction pleinement assumé. Mais pas clochard.
❖ Forces & Faiblesses : J'peux boire sans vormir tout en m'tapant ta mère. Alors, heureux ?
❖ Philosophie : Do not fuck with us.



MessageSujet: Re: The world was supposed to be as pure as you ☾ KLAUS [VIOLENT] Mar 21 Fév - 21:37

The world was supposed to be as pure as you
Ft. GABRIEL&KLAUS
I was swimmin' in the Caribbean. Animals were hiding behind the rock. Except the little fish. But they told me, he swears. Tryin' to talk to me koi koy.

Il supplie.Jure. Gronde. Ils. Des deux, qui grogne le plus ? Qui pleure jusqu'à s'assécher ? Je ressens l'horreur de mon acte du bout des doigts. Le métaux au bout brûlant devient insupportable au toucher. Il m'échappe des mains, tendu dans l'orifice du mécréant. Qu'est-ce que j'ai fait ? Il le mérite. Mon dieu, qu'est-ce que j'ai fait ? Il allait lui faire subir la même ignominie. Ton âme va pourrir. Dieu ne m'a jamais vraiment aimé. Dieu n'est qu'une invention. Il n'y a pas d'enfer, il n'y en a pas parce qu'on marche en plein dedans. Il fallait à la civilisation de tout temps justifier l'horreur du monde. On y est déjà.

KLAUS.

Une voix peinée, douloureuse et horrifiée.

Je tourne le menton pour aviser les prunelles horrifiées du brun au visage méconnaissable. Pâle comme un linge et souillé par sa propre hémoglobine. Tremblotte du bout de mes doigts. Qu'est-ce que j'ai fait ? J'approche lentement, titube, hésite et pour la première fois devient maladroit. La douleur m'empoigne de partout, mon palpitant pulse dans tous mes pores et mes côtes hurlent. Ma lèvre fendue me lance. Mon œil invalide me plonge dans une demi ténèbres de peines et de mensonges. La douleur est presque insurmontable. Il jure, couine, traîne sa carcasse et manque la crise d'angoisse. Gabriel a peur de moi. Qu'est-ce que j'ai fait ? Gabriel ne veut pas de mon aide. Pourtant il l'aura. Ses supplications hystériques ne retiennent pas mes pattes qui l'agrippent. Qui force son corps à se relever. Qui agrippe son bras à la main invalide pour entourer ma nuque.

La nuit va être foutrement longue.
Dire qu'elle avait si bien commencé.

« - Gabriel … je murmure, tanguant, chancelant sous le poids du grand gaillard. Gabriel, arrête … Soupire. J'vais pas te faire de mal, j'étais là pour toi …

Premières chutes. Nos corps s'écrasent sur le bitume souillé du sang du juste. J'ai trop mal pour supporter deux poids. Maintenant à quatre pattes, je me traîne et plaque une main sur l'épaule du brun. Je lève mes opales vers ses émeraudes.

- S'il-te-plaît … On va crever là si tu me laisses pas t'aider encore un peu …

Je t'en supplie, Blackwood, ruine pas mes efforts. Ne fais de mon atrocité un geste vain. Mes lèvres son closes. Mes iris glapissent. Je me redresse à nouveau, sentant une sensation étrangement visqueuse se rependre sur tout mon être. Même manège. Bras par-dessus la nuque, taille fermement serrées.

- L'hôpital est trop loin pour nous, dis-moi où aller … Gabriel ? T'endors pas !

Je le secoue, désespéré, inquiet.
Me fais pas ça, fumier !

- J'suis désolé pour la main, s'teuplé Gab- … Gabriel, je m’essouffle. J'suis peut-être fou mais y fallait la jouer plus fine qu'eux. Mais j'suis surtout cinglé. J'voulais pas te laisser crever, pas comme ça. Dis-moi où aller … J'te laisserai pas clamser là, tu piges ? On va pas faire un veuf, hein ? Pense à lui si ça peut t'aider … Gabriel ? »

S'il-te-plaît.

L'adrénaline est toujours là, c'est ma seule alliée. La douleur s'intensifie. Il faut que je continue. Il faut qu'il continue. Mes rétines virevoltent par-dessus mon épaule, s'attarde sur le corps sanglant et inconscient d'Alfred. Il méritait de subir ce qu'il comptait affliger.
Par l'enfer qui supporte nos pas.

Qu'est-ce que j'ai fait ?


SUJET CLOS
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The world was supposed to be as pure as you ☾ KLAUS [VIOLENT]

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