Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 Shiny bright light ☾ GABRIEL

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Gabriel A. Blackwood

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 14/01/2017
❖ Messages : 1348
❖ Avatar : Matthew (cutiepie) Daddario
❖ Crédits : TF (vava) - TF (gifs signature) - Astra (codes signa)
❖ Multicomptes : Gray J. Wolfgang - Envy D. Carter - J. Ryder Storm & G.H. Nolan Wheeler
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❖ Âge personnage : 29 ans
❖ Profession : Avocat
❖ Faction : Candor (Sincères)
❖ Forces & Faiblesses : Son côté un peu trop direct est une force et il s'en sert constamment, ça peut aussi avoir des mauvais côtés pour peu qu'il fait face à un susceptible mais il est comme ça et ne se rend pas compte que ses propos trop francs peuvent parfois blesser - Sa sensibilité est en soi une faiblesse, bien qu'elle n'apparaisse pas avec n'importe qui, uniquement avec les personnes qui lui sont proches et qui comptent pour lui. - Avec le milieu dans lequel il évolue, son homosexualité pourrait bien lui jouer de mauvais tours.
❖ Philosophie : The law has lost its purpose.
❖ Playlist : Take me home ☾ JESS GLYNNE - I found ☾ AMBER RUN - I get to love you ☾ RUELLE - Stand by you ☾ MARLISA - Wide eyed ☾ BILLY LOCKETT



MessageSujet: Shiny bright light ☾ GABRIEL Mar 31 Jan - 15:13

BODY AND SOUL. TRUTH AND PASSION.
EVERYTHING IS ABOUT YOUR PAST


I. When we used to be close - YAËL
II. The City of light - GABRIEL (Cérémonie du choix)
III. How to get away with a lawyer - ISADORA
IV. Hey, Morgenstern - MAVEN
V. [url=URL ICI]Girls just wanna have fun[/url] - LYAËLLE

PRESENT
I. The time of an heartbeat - MAVEN
II. Youth is all gone - ISAAC




Dernière édition par Gabriel A. Blackwood le Lun 27 Fév - 10:51, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Shiny bright light ☾ GABRIEL Mer 1 Fév - 16:25



When we used to be close

MEMORY ONE - YAËL BLACKWOOD


An 2109 – Appartement familial des Blackwood.

« Tes appuis, Gabriel. Pour la cinquième fois. »

L’adolescent de dix-sept ans adresse un sourire qui se veut ravageur à son aîné, lourd de sens, fief suprême de la malice qui pétille déjà dans ses émeraudes à l’idée de se faire réprimander. Encore. Yaël a toujours accordé tellement d’importance à la précision et à la perfection que Gabriel avait fini par en rire. Cet air bourru qui trône fièrement sur sa tronche de premier de la classe a le don de le faire sourire, il n’y peut rien, c’est comme ça. A dix-sept ans, le cadet de la fratrie garde encore une pointe légère d’innocence qui saura bientôt disparaître. Cinquième réprimande pour la cinquième année où lui et Lyaëlle ont quitté le domicile familial. Si la brunette est toujours aperçue en ses murs en raison de son appartenance à la faction des Sincères, ce n’est plus vraiment le cas de son frère, fier érudit de sa trempe et tout jeune membre du Conseil. Un parcours remarquable, pour tous les Blackwood à bien y réfléchir, Gabriel sait qu’il n’échappera pas à la donne, sa mère ayant veillé au grain. Son petit ange deviendrait avocat, chemin tout tracé, Destin savamment gardé entre leurs mains de parents aimants. Aspirations et espoirs de ce monde, seul intérêt qui permet de rêver en ces terres de damnation, tandis que le véritable monde extérieur reste hors de portée de main humaine. Depuis cinq années, il s’est habitué à la solitude, le petit dernier, bénéficiant de toute l’attention d’un père surprotecteur mais aussi exigeant dans son éducation. Gabriel n’était encore qu’un jeunot lorsque ses aînés se sont envolés, et il a bien fallu vivre avec. Cet entrainement avec Yaël, il vaut de l’or à ses yeux, alors que sa propre simulation et Cérémonie du Choix approchent. Aucune surprise, il n’y aura ce jour-là. Chemin tout tracé. Destin savamment gardé entre leurs mains de parents aimants. Aiden est bien trop direct pour être autre chose qu’un Sincère.

« Serait-ce le chemin de la sénilité qui approche Yaël ? Tu es bien prompt à radoter aujourd’hui… ». Un sourire d’ange vient étirer les traits de son visage, dévoilant ses dents blanches tandis qu’il fond sur son frère en arrêtant de jouer comme un gamin. L’heure n’est plus aux idioties et il est enclin à prouver à son aîné que les entrainements avec leur audacieux de père ont fait leurs effets. L’aîné esquive les coups avec facilité mais il est un brin rouillé et bientôt il se retrouve allongé au sol, son dos claquant violemment sur le tapis prévu à cet effet. « C’est incroyable ce que tu as grandi et gagné en force, Gabe, mais… Le physique ne fait pas tout. ». D’un jeu de jambes, et d’un seul, il inverse les positions et le futur avocat est obligé de se dégager en vitesse. Les deux se retrouvent de nouveau debout et face à face en position de défense et de méfiance. Prêts à attaquer. « Il faut réfléchir avec sa tête. Je sais ça aussi… On croirait entendre Père. ». Nouveau sourire. « Tu trouves toujours que mes appuis sont dignes de ceux d’un débutant ? ». Yaël se redresse, se rapproche de son frère et vient passer un bras autour de son cou avant de le forcer à se pencher en avant et ébouriffer ses cheveux. Un grognement s’échappe des lèvres du plus jeune et Gabriel fulmine adorablement de s’être laissé avoir. Avec force et non sans rire, il se dégage de l’étreinte et passe une main revêche dans sa tignasse sombre.

« Je doute que tu aies souvent l’occasion de faire ça dans ta nouvelle faction. ». L’autre esquisse un sourire en passant une serviette sèche sur sa nuque couverte de sueur. « En effet. C’est pour ça que tu m’as manqué. »

Un franc sourire apparait une nouvelle fois sur le visage de l’adolescent et il se rapproche de son frère, sentant que soudainement l’ambiance si légère redevient un brin tendue. Il sait que quoi qu’il puisse faire, ils sont lentement en train de se perdre de vue. Loin des yeux, loin du cœur. C’est une vérité qui lui fait horreur, une vérité qui, au fond, lui fait peur.

« Dans quelques semaines tu auras toi aussi ta simulation Gabriel, et tu quitteras le nid familial, quand bien même Père et Mère ne disparaîtront pas de ta vie. Ils ont de bien grands projets pour nous autre tu sais, toi, moi, et Lya. L’innocence dans laquelle on a bercé durant une période de notre existence ne sera bientôt plus qu’un souvenir du passé. Dans quelques semaines tu deviendras un citoyen à part entière, tu deviendras un homme avec tout ce que ça implique. De bon, comme de mauvais. ». Gabriel l’observe sérieusement, ne comprenant pas pourquoi son frère prend un air aussi solennel tout à coup. « Le bon comme le mauvais est censé m’expliquer la raison pour laquelle tu n’es revenu nous voir qu’aujourd’hui ? ». Parce qu’au fond, il l’a mal pris, de ne plus le voir du tout. « Car si tel est ce que tu espères, sache que cela ne fonctionne pas. Tu pourrais trouver toutes les excuses du monde, Yaël, le fait est que tu n’es pas venu. Que tu réapparaisses à quelques semaines de ma Cérémonie du Choix n’est pas anodin. Ne va pas croire que je suis dupe car je n’ai encore que dix-sept ans. Les aspirations de nos parents, je les connais. Je sais déjà quel sera mon rôle au sein de notre faction. De ton ancienne faction. Je sais que finir chez les érudits n’était pas ton choix premier, mais ne va pas me faire croire qu’il te déplait non plus. Ce serait te mentir à toi-même. Ce serait aller à l’encontre de tout ce qu’on nous a toujours enseigné. La… ». Yaël le coupe. « La sincérité, sous toutes ses formes. De la plus stricte à la pure. La vérité et rien que la vérité. ». Il soupire. « Tout ce que j’essaie de te dire c’est que Demain, tu seras un homme, et que peu importe le choix que tu feras, je resterai toujours ton frère. ».

A ces mots, Gabe se fige. C’est sans doute la première fois que Yaël se montre aussi ouvert avec lui. A moins qu’à force du poids des ans, il n’ait simplement oublié ce que ça faisait. Comme les dix doigts de la main, c’est ce qu’ils ont toujours été l’un pour l’autre, même avec Lya dans le décor, jumelle de ce dernier. Le petit dernier ne s’est jamais senti délaissé. Il ne lui en faut d’ailleurs pas plus pour se rapprocher et prendre son aîné dans les bras. « Il en est de même pour moi. Tu le sais. ». Un fin sourire revient se percher à ses traits puis il penche la tête. « Je ferais mieux d’aller prendre une douche. Tu m’as vraiment fait suer. ». Un rire s’envole dans les airs et il s’éclipse de leur salle dédiée, laissant Yaël derrière lui.

« Demain, petit frère, tu découvriras que les véritables ennuis commencent. La vie avec ses hauts et ses bas, et aucun caprice ne les fera plier. Eux. ». Un murmure qui résonne dans le vide. Passé qui s’effrite, innocence oubliée. Le début de la fin.
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Gabriel A. Blackwood

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MessageSujet: Re: Shiny bright light ☾ GABRIEL Jeu 2 Fév - 16:04



The City of Light

MEMORY TWO - GABRIEL


An 2109 – Cérémonie du Choix.

Le chien. La simulation la plus simple qu’ils aient jamais inventé. Il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour résoudre le problème en bon et parfait Sincère. Comment les choses auraient pu en être autrement ? Lui, éduqué dans une famille des plus exigeantes concernant la Sincérité. Famille qui n’a manqué de rien et où l’argent a coulé et ne cesse de couler à flot. Lorsque l’audacieuse lui révèle le résultat, Gabriel n’a strictement rien d’un adolescent surpris qui ne comprend pas pourquoi cette réalité-là lui tombe dessus. C’est en silence et sans plus de cérémonie qu’il s’échappe de son siège et du bâtiment en vue de rentrer chez lui. Ses émeraudes ne se relèvent qu’à l’instant même où, mains dans les poches, il se sent observé. Cette silhouette, il la reconnaitrait entre mille et ne peut s’empêcher de lui adresser un sourire.

« Laisse-moi deviner, il ou elle t’a dit que tu étais un fraternel. ». Penchant la tête sur le côté, le Blackwood fronce un sourcil avant de hausser l’autre d’un air interrogateur. La mine sérieuse, il ne retient pas le suspens plus longtemps. « Mais non, un audacieux bien sûr voyons. ». Observant son aînée qu’il dépasse à présent de plus d’une tête malgré ses hauts talons, il demeure impassible, si bien que l’angoisse se met à apparaître sur les traits du visage de Lya, qui le temps d’un instant se laisse presque berner en pensant qu’il pourrait bel et bien l’être. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’un sourire vient glisser sur les lippes de l’angelot, ne pouvant plus retenir sa taquinerie. « Rassure-toi, 100% Sincère. Un Blackwood en puissance. ». La jeune femme pince les lèvres et penche à son tour la tête sur le côté. Elle l’a presque cru. Il ne changerait jamais.

Lya a tout d’une business woman, c’est quelque chose que l’on ne peut décemment lui retirer. Elle gère d’une main de maître ses affaires, à l’instar de tous les enfants de la lignée, mais elle sait également être incroyablement douce avec ceux qu’elle aime. Gabriel l’adore pour ça, preuve irréfutable qui la pousse à être ici aujourd’hui, ayant pensé à venir accueillir son jeune frère à la sortie de sa simulation. Bientôt elle épouserait un riche et célèbre juge de la ville, de quelques années plus âgé qu’elle. Probablement aussi célèbre que le père de Maven lui-même, l’adolescent mettrait sa main à couper que ces derniers se connaissent déjà. Bientôt, les Blackwood rentreraient dans l’équation, et deviendraient plus aisés encore qu’ils ne le sont déjà. Si la brune ne semble pas broncher à l’idée d’un tel mariage arrangé, Gabriel ne peut s’empêcher de se montrer sceptique vis-à-vis de ces idées folles d’arrangement divers et variés. Il ne partage pas cet avis ni ne le comprend, voudrait d’ailleurs évoquer le sujet avec sa sœur mais il sait que ce n’est pas le bon moment pour ça. « C’est adorable de ta part d’être venu m’attendre à la sortie Lya, même si je n’ai plus 10 ans, tu sais. ». Un fin sourire vient éclaircir son visage tandis que son aînée vient attraper son bras pour le raccompagner à l’appartement familial. « Ravie de voir que ça te fait plaisir, petit frère, même si tu n’as plus 10 ans. C’est bien dommage d’ailleurs… Tu étais tellement plus adorable à cet âge. ». Elle insiste sur chaque syllabe du mot adorable afin de le contrarier et pour le taquiner. Elle sait qu’il finira bien par lui offrir cette moue boudeuse qui ne quitte jamais ses traits dès lors qu’il est frustré, contrarié, agacé… Ou simplement juste pour enquiquiner son monde. Son frère peut être un véritable farceur lorsqu’il s’y met. Gabriel hausse un sourcil tout sourire, se laisse gentiment attrapé puis prend la direction de l’appartement avec elle. « J’ai toujours été adorable, tu veux dire. »

***

« Gabriel Blackwood. »

Son nom résonne dans l’assemblée tandis qu’il est encore assis sur son siège, perdu au milieu d’autres Sincères et de leurs familles respectives. Se donner en spectacle et les regroupements important ne sont pas ce qu’il préfère. Il n’a même pour ainsi dire jamais aimé ça. Habillé d’un costume blanc sur mesure et impeccable, les Sincères ayant parfois un égo assez surdimensionné quand ils le veulent bien, l’adolescent se lève de toute sa grandeur et descend les marches avec une lenteur démesurée et un calme olympien. Il n’est pas angoissé le moins du monde. Sur lui, il sent les regards parfois noirs des audacieux, la bienveillance des fraternels, la timidité feinte des altruistes et l’arrogance des érudits. Tous attendent de voir ce que le Sincère parfait qu’il est supposé être va choisir. Où son sang va couler, dans quelle cuve et si, dans un quelconque élan de maladresse, il va tâcher son costume de riche. Le regard de ses parents n’a pour ainsi dire jamais été aussi omniprésent dans son dos. Les émeraudes se posent sur l’Assemblée face à lui, les membres du gouvernement et la Présidente elle-même. Aucune crainte dans ses yeux, rien que de la détermination, il sait ce qu’il lui reste à faire, tout comme il sait pertinemment qui il est et ce qu’il se doit d’être. Sans sourciller, il attrape la lame, sent la chair tendre de sa paume s’écarter dans un frisson de douleur qui disparait aussitôt qu’il vient presser la plaie au-dessus de la vasque de la Sincérité. Aucune surprise donc. Juste le sourire satisfait d’un père et une mère dont la fierté brille dans le regard. Même Lya a fait le déplacement. Ne manque que la tignasse blonde de son frère à l’appel.

En silence et avec toujours autant de calme, Gabriel retourne vers sa Faction d’origine qui sera aussi la seule de toute sa vie. Dès demain, il commencerait sa formation d’Avocat. Dès demain, il basculerait dans le véritable monde des Hommes. Il est devenu un citoyen à part entière de Chicago.
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MessageSujet: Re: Shiny bright light ☾ GABRIEL Jeu 2 Fév - 20:39



How to get away with a lawyer

MEMORY THREE - ISADORA BLACKWOOD


An 2109 – Appartement familial des Blackwood.

« Gabriel ? Chéri, où-es-tu passé ? »

Le voile de l’obscure a englouti la totalité de Chicago, le rayonnant lui ayant laissé sa place depuis plusieurs heures déjà. Aujourd’hui, il a choisi, a suivi la voie toute tracée et les résultats de sa simulation. Il n’éprouve absolument aucun regret, c’était l’ordre tout naturel des choses. Il y a des ordres qu’il suit à la lettre sans broncher, à l’image de ses aînés, ceci dit un brin plus revêche que les deux autres lorsqu’il a une idée en tête. Véritable tête de mule, ça, sa mère l’avait très vite compris. Les pieds pendant dans le vide tout aussi obscur que la nuit elle-même, il demeure assis-là, à même le sol de la terrasse, ses doigts entourant parfois les barres métalliques. Ils ont la chance d’en avoir une, rares privilégiés à cause de la hauteur à laquelle leur appartement se trouve. Tomber de cet étage serait mortel, au fond, c’est ce dont il a besoin à cet instant, Gabriel. D’un risque à courir, d’une hypothèse à réfléchir. Isadora Blackwood passe la baie vitrée, se faufile un chemin et décide de venir s’asseoir sur l’une des chaises d’extérieur. L’air est doux pour un début d’été qui s’annonce aussi chaud que tempéré. Les pluies seront sûrement diluviennes, cette année, l’adolescent en mettrait sa main à couper. En silence elle observe le dos de son plus jeune fils, bientôt il ne foulera plus ces couloirs ni cette chambre qui est encore la sienne, pour l’instant. Comme les deux autres, il s’éloignera, lentement mais sûrement et elle le perdra de vue chaque jour que Dieu fera. Si elle est déjà passée par là avec ses deux jumeaux, aujourd’hui c’est sa gorge qui se serre à l’idée de voir s’envoler son plus jeune ange. Isaac ne comprend pas, de ce côté-là il demeure toujours l’audacieux qu’il a été jadis. Cet attachement profond, bien sûr qu’il aime et qu’il adore ses enfants, mais il semble mieux accepter le fait qu’ils s’évadent pour mieux remplir la mission qu’ils leur ont toujours inculquée. Ce besoin perpétuel, sans être obligatoirement le meilleur, d’avoir un but, un objectif concret qui propulse toujours plus haut le nom de la lignée. Yaël a très vite compris cela, sa carrière est d’ores et déjà exemplaire, quant à Lyaëlle, elle allait bientôt être mariée. Tout s’enchainerait le plus naturellement du monde. Ne demeure qu’un élément d’incertitude au tableau. Ne demeure qu’une légère exception à la règle qui se tient sagement devant elle, comme le plus innocent de tous les êtres. Mais Isadora est loin d’être dupe, c’est une mère, comme une autre, et elle connait son fils mieux que personne. C’est bien pour ça qu’elle doit avoir cette discussion avec lui.

« Il faut qu’on en parle, Gaby, tu le sais. »

Les émeraudes rivées sur l’horizon, ses oreilles se concentrant sur les bruits environnants, l’adolescent daigne enfin tourner la tête vers elle, ayant depuis longtemps compris qu’elle se trouvait dans son dos. Silencieux et sans aucun sourire ni expression de froideur, il observe la silhouette de sa mère avec attention.

« Ne vous inquiétez pas Mère, je sais ce que j’ai à faire. »

Ce n’était pas l’envie qui lui avait manqué, mais il a fini par s’y faire, à l’idée de suivre les traces de son grand-père. De toute manière, il est bien incapable de dire ce qu’il aurait aimé faire d’autre. Bien qu’il sache ce qu’il veut et soit débrouillard, il n’a pas été habitué à réellement choisir où serait sa place au sein de leur faction. Il n’a jamais eu à se poser la question, justement à cause de l’avenir plus ou moins tout tracé qu’avait élaboré leurs parents pour chacun d’entre eux.

« Assez les vouvoiements chéri, nous ne sommes pas devant ton père. ».

Il la fixe soudainement, Gabriel, c’est bien la première fois qu’elle lui demande une telle chose. Haussant un sourcil interrogateur, il ne garde pas cette expression figée sur les traits de son visage, ça pourrait bien la contrarier malgré sa patience hors normes. Se contentant d’acquiescer d’un signe de tête pour montrer qu’il a bien entendu et compris, elle poursuit.

« Je sais que tu feras ce qui est juste et que tu le feras avec détermination. Je n’ai jamais douté un seul instant du fait que tu suivrais les traces de ton grand-père comme je t’ai demandé de le faire. Tu lui ressembles beaucoup, Gabriel. Bien plus que tu ne le crois. Il a brillé, pendant des années dans les salles d’audience, a remporté un nombre incalculable d’affaires et défendait toujours ses clients avec convictions et dans le pur et stricte respect de la Vérité. De la Justice et de l’Honneur. Un homme admirable, et c’est ce que tu es amené à devenir. ». Elle se lève de son assise, se rapproche et vient s’agenouiller à son niveau, risquant de salir sa robe hors de prix qu’elle a acheté exprès pour la cérémonie du fils. Lentement, elle glisse sa main sur la joue de son cadet et lui offre un sourire qui se veut des plus chaleureux. Elle l’aime sincèrement, sa mère. Depuis le premier jour, dès lors qu’elle a aperçu sa tignasse sombre trônée déjà fièrement sur le dessus de son crâne. Instinctivement, elle avait su. « C’est ce que tu es, Gabriel. Un jeune homme admirable. Et je sais que tu ne me décevras pas. Je suis déjà tellement fière de toi. »

Il voudrait lui dire qu’il n’est pas vraiment certain d’en être un. Bien sûr qu’il a une certaine fierté et un brin d’égo, lui aussi, mais les mots de sa mère sont si forts qu’il ne peut s’empêcher de songer à la déception qu’elle pourrait ressentir s’il ne parvenait pas à réussir. Ce discours sonnait bien trop comme une ode à la réussite, l’obligation de ne pas échouer, pour qu’il puisse penser autrement et simplement attendre de voir venir. Doucement, il sent ses lèvres s’étirer en un tendre sourire, vient poser sa main sans bandage sur celle de sa mère et coller adorablement son front contre le sien. Il a beau avoir quasiment dix-huit ans, il y a des instants de complicité qui ne s’oublient pas.

« Tu seras un avocat remarquable. ». Il sourit de plus belle et vient poser ses émeraudes dans celles de sa mère. « Dans le pur respect de la Vérité, de la Justice et de l’Honneur. La Sincérité sous toutes ses formes, de la plus stricte à la pure. La vérité et rien que la vérité… Bla. Bla. Bla. ». Un rire s’échappe de sa gorge et il se recule, prêt à recevoir la tape derrière la tête de sa mère qu’elle ne se prive pas, en effet, de lui donner en riant. « Tu sais bien que j’ai horreur quand tu fais ça ! ». Ils rient et Gabriel profite de ce moment simple et pur de complicité avec celle qui l’a mise au monde, car il sait que les choses finiraient par devenir bien plus compliquées. Il sait que tôt ou tard cela finira par changer. Mais c’est aussi parce qu’au fond, il est encore un peu innocent, Gabriel.
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MessageSujet: Re: Shiny bright light ☾ GABRIEL Ven 3 Fév - 23:13



Hey, Morgenstern.

MEMORY FOUR - MAVEN K. MORGENSTERN


An 2111 – Chicago city

« Maven Morgenstern. »

De blanc vêtu, une nouvelle fois, il sait qu’il ne devrait pas être là. Il sait qu’il ne devrait attendre que patiemment la fin de la cérémonie du choix, mais le fait est que c’est plus fort que lui. Il voulait être là. Vingt-ans, déjà deux ans qu’il est passé par là, et déjà deux ans que les choses se sont déjà davantage compliquées. S’il n’a pas encore quitté le domicile familial, y passant une bonne partie du temps lorsqu’il n’est pas en train de travailler ses cours et son apprentissage, les véritables problèmes de la vie quotidienne ont commencé à l’atteindre. Petit à petit. Les exigences ont considérablement augmenté, et son père demeure bien trop souvent aux abonnés absents. Pris par le travail, qu’il dit. C’est probablement pour combler ce manque de présence qu’il revient quasiment manger tous les soirs avec sa mère, profite de chaque instant passé à ses côtés mais d’ores et déjà le mariage tant sensationnel de Lya répercute sur sa jeune carcasse les conséquences d’un tel arrangement. Isadora souhaite la même chose pour son petit dernier, quitte à ne pas perdre de temps. Le seul élément bloquant dans cette affaire est que son apprentissage pour devenir un avocat hors pair prend plus de temps qu’elle ne l’aurait pensé, et elle ne souhaite pas le perturber à parler affaires et mariages arrangés. Pas encore, mais elle lui en souffle lentement les idées. Non loin de l’estrade qui accueille les différentes familles de factions, Gabriel s’est glissé dans un coin, juste à l’angle, assez pour ne pas être vu par Morgenstern senior, non pas qu’ils soient en mauvais termes, bien au contraire, mais il ne souhaite pas être pris en flagrant délit d’observation. Le nom a résonné dans toute la salle, comme ça avait été le cas pour lui, et les émeraudes ne croisent la silhouette de presque dix-huit années que lorsqu’il se rapproche des différentes vasques. Maven est fidèle à lui-même, et ça ne fait que lui arracher un franc sourire avant de rouler doucement des yeux et de croises les bras, adossé de profil à l’estrade. Pas un instant il ne le quitte de ses prunelles, comme s’il craignait qu’au dernier moment il ne choisisse une autre faction et les sépare à jamais. Le temps d’un instant, il sent son cœur manquer un battement, soudainement rattrapé par le risque. Il connait le tempérament de son meilleur ami, décider de glisser son sang dans une autre vasque juste pour faire jaser son père n’est pas une option irréalisable ou même utopique. La lame entaille la chaire et c’est comme si ce spectacle vient réveiller la plaie disparue depuis longtemps de la paume de sa main. Un bref picotement qui lui fait froncer temporairement les sourcils. Les secondes qui suivent sont une véritable horreur, une angoisse qui le tiraille et vient arrêter son organe vital avant que les gouttes de sang ne terminent leur course dans la vasque des Sincères.

Les applaudissements résonnent à leur tour, cela n’est pas non plus une surprise, pour personne. Le juge Morgenstern est félicité de quelques tapes sur l’épaule mais Gabriel ne garde les yeux rivés que sur son fils. Son regard croise enfin le sien, tandis qu’il lui adresse un large sourire malicieux suivi d’un clin d’œil irrémédiablement complice. Il a vu qu’il était là, c’est tout ce qu’il voulait. Un dernier regard et le Blackwood s’éclipse comme il était venu, dans son costume blanc impeccable. Ni vu ni connu. Sauf par le principal concerné.

***

An 2111 – Appartement familial des Blackwood, un peu plus tard dans la journée.

« Juge Morgenstern ! Je viens d’apprendre la superbe nouvelle. »

Isaac Blackwood donne une franche poignée de main à l’homme qui lentement grisonne accompagné d’un sourire de sympathie. Gabriel, non loin derrière son père imite le geste et adresse un sourire beaucoup plus sincère, bien qu’un brin réservé. « Gabriel. C’est moi ou tu as encore grandi ? ». Le cadet de la fratrie penche la tête sur le côté, esquisse un sourire en coin et signe à la négative après avoir récupéré sa main et ouvert le col de sa chemise blanche pour mieux respirer. Les mondanités… « J’ai dû prendre quelques centimètres, Monsieur, mais rien de plus. A moins que le droit pénal ne fasse grandir mon égo et que je ne sois pas au courant. ». Un rire éclate et son propre père imite le juge le plus populaire de la ville, laissant à Gabriel tout le loisir de s’éclipser en douce et disparaître aux yeux de la Société. Lyaëlle, elle, arrive dans la foulée et aide sa mère à terminer les préparatifs du dîner. Oh, rien de bien méchant étant donné que c’est le cuisinier à domicile qui en a fait le plus. Juste une excuse pour bavasser entre filles pendant que le mari de la brunette, également juge de son état, vient prendre part à la discussion juridico-politique. Un baiser sur la joue adressé par son aînée plus tard, le Blackwood se libère enfin de toutes ces frivolités pour aller trouver où le nouveau Sincère passé dans le monde des adultes a bien pu partir se planquer après le moment des félicitations.

« Hey Morgenstern ! ».

C’est sur la terrasse qu’il le retrouve, là où lui-même se tenait à la même date, deux ans en arrière. Sourire jusqu’aux oreilles, le jeune homme en passe de devenir avocat se rapproche et vient lui donner une tape amicale sur l’épaule avant de s’asseoir à ses côtés, au risque de salir son costume immaculé.

« Tu ne pensais pas m’esquiver toute la soirée, quand même ? Je pourrais me vexer. »

Il est taquin, quand il le veut Gabriel, mais pas n’importe quand, et surtout, pas avec n’importe qui.  Malicieux, il le regarde avant de perdre soudainement son sourire et d’observer l’horizon qui s’étend droit devant, leur laissant la vue sur le territoire fraternel, au loin. Un soupir s’échappe de ses lèvres pendant qu’il triture ses doigts nerveusement.

« Le temps d’un instant j’ai cru que tu allais envoyer voler les aspirations de ton père. Que tu ne deviendrais pas avocat et que tu partirais. Ailleurs. Que tu me laisserais là. ». Seul. Car au fond, il ne compte ses amis que sur les doigts d’une seule main. Il a des connaissances, bien sûr, il est sociable et jovial quand il ne boude pas, mais ils ne sont pas Maven. Compagnon de farce, de jeu, véritable ami sincère, depuis plusieurs années déjà. Quand ? Il ne sait même plus exactement. « Pour le coup je pense avoir sincèrement compris l’angoisse de nos vieux. ». Les émeraudes viennent trouver les ténébreuses du Morgenstern et il se met à éclater de rire. Eux, si bien éduqués, n’en avaient pas fini avec les familiarités et la vulgarité. Dès lors qu’ils le pouvaient. « Je parie que je vais finir nos charmantes études avec une meilleure place que toi, Mave. ». Il hausse l’un de ses sourcils, la mine d’angelot trônant fièrement sur ses traits de taquin, adressant à celui qui se trouve à côté de lui, un profond sourire lourd de défi.
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Gabriel A. Blackwood

❖ Date de naissance : 08/10/1989
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MessageSujet: Re: Shiny bright light ☾ GABRIEL Sam 25 Fév - 14:56



The time of an Heartbeat

PRESENT ONE - MAVEN K. MORGENSTERN





Allongé sur le ventre, il écoute le son de sa respiration, tête posée innocemment au niveau de son épaule, à mi-chemin entre le creux de cette dernière et sa clavicule. Il entend le bruit de son cœur qui bat, forçant un sourire à venir étirer les traits de son visage. Gabriel ne dort pas. A les yeux bien ouverts, rivés sur un bout de la pièce plongée dans l’obscurité, et que seule la réverbération de toutes les lumières de Chicago vient doucement perturber. Lui, en revanche, il n’y a absolument rien qui ne peut venir troubler l’instant silencieux. Son moment à lui, un angélique petit profit. Des heures durant il pourrait rester là, dans cette même position, à sentir la chaleur de ce corps sous ses doigts qui n’osent bouger de peur de le réveiller. Voire même probablement des années. Sans que rien ne vienne jamais les déranger. Des heures à simplement écouter, observer cette poitrine qui se soulève et s’affaisse à un rythme régulier, douce berceuse qui pourrait bien finir par l’emporter s’il n’était pas indéniablement réveillé. Remontant un peu les draps sur eux, il profite de cet élan pour redresser la tête et lever les yeux pour mieux l’observer lui. Et dire qu’il y a deux semaines, il s’évertuait encore à le fuir. Plissant le nez de contrariété envers lui-même face à ce constat personnel, c’est un peu à contre cœur qu’il s’écarte juste assez pour prendre appui sur ses coudes, bras croisés afin de mieux encore le regarder. Il mémorise en silence, Gabriel, comme s’il ne connaissait pas déjà ses traits par cœur. Ils ont beau avoir grandi ensemble et l’avoir vu changer sous ses yeux, aujourd’hui il ne parvient tout simplement pas à se lasser. C’est comme si tout avait encore évolué, comme si tout était nouveau. Au fond, ça l’est. Complètement. Il y a deux semaines, il a suffi d’un seul geste pour que tout change, que tout prenne une autre dimension, amenant avec elle le bonheur mais aussi son lot de doutes. Non pas vis-à-vis de celui qu’il dévore de ses émeraudes, non, plutôt vis-à-vis de sa propre personne. Lui qui jusque-là niait une évidence flagrante, lui qui préférait passer outre car il jugeait la chose, à l’époque, bien trop compliquée. Bien trop risquée. Mais aujourd’hui ? Là, maintenant. Tout de suite ? Aux yeux du monde qu’est-ce qu’il est supposé faire ? Qu’est-ce qu’il est supposé dire ? Le garder secret, c’est cacher une vérité qui ne doit pas déranger. Une vérité qu’il crève d’envie d’assumer. Un manque de respect pour eux deux. Oui, mais le garder secret c’est aussi mieux se protéger. Dans ce monde de fous, de prêts à tout. A haute voix, l’avouer ? C’est s’attirer les foudres quand bien même il n’en aurait rien à cirer. Il doit juste trouver comment l’annoncer.

Le centre de toute son attention se met légèrement à bouger dans son sommeil et il se fige, Gabriel, va jusqu’à couper le souffle de sa propre respiration en attendant que le silence reprenne sa place. C’est à une mèche rebelle qu’il fait face à présent et le Sincère ne peut que sentir un  nouveau sourire venir se former à ses lèvres. Il n’a jamais été aussi sage que lorsqu’il dort. Se mordant la lèvre inférieure il vient dégager une mèche de ce front préféré en toute innocence, dépose un baiser furtif sur ses lèvres préférées et s’apprête à revenir se lover amoureusement quand son téléphone se met à vibrer. A cette heure-ci… Ils sont sérieux. Son cœur manque un battement et la colère lui monte aux joues quand il se rue le plus discrètement possible vers l’objet de technologie. En deux secondes à peine il a appuyé sur le bouton et s’est délicatement éclipsé de la chaleur des draps pour prendre la direction du salon.

« Gabriel ? »

Il reconnait la voix à l’autre bout du fil, prunelles rivées sur l’étendue de Chicago illuminée malgré l’heure avancée de la nuit. Trois heures pour être précis. Il pince les lèvres, Gabriel et ferme les paupières avant de se mettre d’instinct à rouler des yeux.

« Lya, il est trois heures du matin… » qu’il murmure à voix basse, assez fort pour qu’elle l’entende mais pour lui ne pas être entendu. Il ne veut vraiment pas le réveiller.

« Pourquoi tu chuchotes ? ».
Il souffle.
« Parce que je viens de me réveiller… ». Mensonge.
Elle marque un temps d’arrête suivi d’un petit oh.
« Désolée, je devais t’appeler plus tôt mais j’ai été pris dans le boulot et j’ai oublié. Je viens seulement de rentrer. »

Soudainement, il fronce les sourcils, se demandant bien ce qui peut être aussi urgent pour l’appeler à une heure pareille.

« Ca ne pouvait pas attendre demain matin ? J’ai… ». Le ton de sa voix n’est pas agacé, quoi qu’un peu, sans doute, probablement. Il n’y peut rien, a la tête ailleurs, se retourne déjà pour s’assurer qu’il n’entend pas du mouvement en provenance de la chambre.      

« Non, justement… C’est à propos de Papa. ». Il plisse les yeux en observant l’étendue qui s’avance droit devant lui, demeurant silencieux. « Il veut te voir demain à 11h tapantes. Il ne m’a pas dit pourquoi. ». Elle semble un peu inquiète, contrariée aussi de ne pas savoir. Gabriel tique légèrement, se demandant à son tour de quoi son père peut bien vouloir lui parler mais il se contente de pencher la tête sur le côté. « J’y serai. Merci Lya. Tu ferais mieux d’aller te coucher, je… ». C’est là qu’il l’entend. Gaby ? Qu’il se retourne aussitôt. Voilà, super, raté. « Je dois te laisser, j’ai un truc à faire. ». Dans le son de la voix de sa sœur résonne l’incompréhension. « Un truc à faire à 3h du matin ? … ». Puis la surprise. « Oh my God, tu es avec Mav… ». Il ne lui laisse pas le temps de finir, raccroche et met l’objet en silencieux pour ne plus être dérangé. Puis, d’un geste sec il le pose sur la table du salon en roulant des yeux et prenant la direction de la chambre. Lya, elle, est déjà en train de lui envoyer des messages, et l’écran ne fait que s’allumer.

Dis-moi que j’ai raison !
Oh my God tu l’as fait c’est ça ?
Tu es avec Maven.
J’en suis sûre.
C’est pour ça que tu chuchotais !
Pour pas le réveiller ?
OH comme c’est TROP MIGNON.
[…]
 

Mais Gabriel est déjà dans la chambre, occupé à reprendre sa place. Par chance, Maven n’a pas l’air réveillé à cent pour cent, ou du moins, il va vite se rendormir, le sincère en est persuadé. Il reprend sa place en un sourire et silencieux, trouve immédiatement le chemin jusqu’à ses lèvres qu’il embrasse sans demander la permission, vient passer un bras autour de sa taille et poser son oreille contre la peau chaude.

Allongé sur le ventre, il écoute le son de sa respiration, tête posée innocemment au niveau de son épaule, à mi-chemin entre le creux de cette dernière et sa clavicule. Il entend le bruit de son cœur qui bat, forçant un énième sourire à venir étirer les traits de son visage.

Gabriel ne dort pas.

Mais il le sait, il en est sûr, c’est cette berceuse-là qui, dans le sommeil, l’emportera.
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Gabriel A. Blackwood

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MessageSujet: Re: Shiny bright light ☾ GABRIEL Lun 27 Fév - 10:50

 

Youth is all gone

PRESENT TWO - ISAAC & ISADORA BLACKWOOD



« Mave, tu vas être en retard à ton audience… » qu’il marmonne sans réelle conviction.

Et lui au rendez-vous avec son père.

Il lâche un léger son de contrariété en s’éclipsant à contre cœur des draps, venant s’asseoir au bord du lit pour enfiler ses chaussures. Lui qui est pourtant déjà tout habillé, s’était retrouvé contraint de retourner sous la couette à cause de mains et de baisers bien trop experts en la matière. Il le sent pertinemment se rapprocher dans son dos, le vil tentateur, le sournois de première à la moue absolument tout, sauf amère. C’est lorsqu’il sent ses mains s’apprêter à enrouler sa taille qu’il se lève sans demander son reste et se retourne pour lui faire face, l’air sérieux. Cela ne tiendrait qu’à lui, il resterait là, Gabriel, toute la journée et surtout après n’avoir quasiment pas fermé l’œil de la nuit, bien trop occupé à l’observer pour se rendre compte des heures qui défilent. Mais ils ont tous les deux des choses à faire et à gérer, surtout qu’être en retard à un rendez-vous donné par son père correspondrait à peu de choses près à se suicider. Comme Maven n’a pas l’air décidé à le laisser filer, le Sincère attrape le nécessaire dans l’un des placards voisins et vient sagement se positionner face à son homme préféré, un sourire malicieux aux lèvres. « Arrête de me prendre par les sentiments. ». Pour peu, il claquerait presque la langue contre son palet pour appuyer ses dires, mais au lieu de ça, il vient entremêler ses doigts aux siens. « Tu vas me faire le plaisir de bouger ton charmant cul de là pour aller gagner cette putain d’audience. Plus vite c’est fait, plus vite… ». Il vient déposer des baisers tentateurs le long de son cou jusqu’au creux de son épaule tout en terminant la fin de sa phrase. « … Tu auras ce que tu veux. ». Passant sa langue sur ses lèvres et haussant un sourcil, son sourire s’élargit jusqu’à ses oreilles et il s’éloigne subitement en attrapant sa veste et en lui envoyant une chemise blanche.

« Tu as du café chaud et des pancakes dans la cuisine ! Go get’em tiger ! » qu’il beugle de façon angélique, son sourire entendu clairement dans le son de sa voix, avant de finalement claquer la porte d’entrée derrière lui.      

***

11h. Seul le son de ses pas trahit sa présence dans les couloirs menant à l’appartement familial où son père y travaille la majeure partie du temps. Des semaines qu’il n’a pas mis les pieds ici et le faire aujourd’hui le met quelque peu mal à l’aise, ne sachant pas de quoi cette entrevue retourne. Cela pourrait aussi bien n’être que purement professionnel que personnel et il ne sait que trop bien que les disputes avec son aîné sont un sujet d’inquiétude pour l’ensemble de la famille. C’est donc un brin nerveux, camouflé derrière son masque habituel, qu’il vient frapper à la porte trop bien connue. Cette dernière s’ouvre sur l’une des femmes de ménage qui l’accueille avec un sourire et sa sincérité habituelle.

« Gabriel, ça fait longtemps que je ne t’ai pas vu. »

Il lui répond par sourire qui est tout sauf forcé et pénètre à l’intérieur.

« Merci Maria, ça me fait plaisir de te voir. ». Il la connait depuis de nombreuses années maintenant, elle a toujours été adorable avec lui, il n’y avait donc aucune raison pour qu’il ne fasse pas de même aujourd’hui. « Ton père t’attend dans son bureau. ». Gabriel acquiesce d’un signe de tête et prend la direction du fameux bureau privé de son paternel, prenant bien soin de laisser sa veste à Maria, de toute manière, elle insiste tellement pour la lui prendre qu’il se voit mal le lui refuser. Sur le chemin menant à l’appartement, c’est à peine s’il a réussi à lire la tonne de messages envoyés par Lya à propos de leur discussion nocturne. Entre les Oh mon Dieu et les je le savais, alors qu’il n’a absolument rien confirmé, ni rien répondu, il a rapidement perdu le fil. Sa sœur avait toutefois au moins le mérite de l’avoir fait sourire. Frappant à la porte, il attend sagement l’autorisation, bien éduqué qu’il est, pour entrer à l’intérieur de la pièce et apercevoir la silhouette de son père assise dans le fauteuil de cuir noir. Il est en grande conversation téléphonique mais il lui fait signe d’approcher et de s’asseoir, ce qu’il fait sans attendre, ni même se faire prier, mains dans les poches de son pantalon de costume et sa tignasse sombre ébouriffée. Comme à son habitude. Il a beau essayer de les dompter, c’est toujours un enfer, alors il a arrêté.  

La décoration de la pièce n’a pas changé d’un pouce, elle est telle que dans ses souvenirs d’enfant et d’adolescent. Lumineux, le bureau est majoritairement éclairé par la lumière du jour extérieur qui vient se réfléchir sur les carrelages de marbre au sol et les murs clairs. Murs sur lesquels trônent fièrement différentes peintures qui doivent coûter une fortune. Il n’a jamais demandé les prix, au fond, il s’en fiche royalement Gabriel. Son paternel daigne enfin raccrocher et c’est avec un sourire qu’il le salue enfin.

« Gabriel, content que tu aies pu venir. » qu’il entame.  

« Lya m’a dit que tu souhaitais me voir ? »

Blackwood senior penche la tête sur le côté en signe d’acquiescement puis se lève de son sière pour venir se rapprocher de son jeune fils, prenant appui sur le bureau en verre devant lui.

« En effet. ». Il croise les bras. « Ta mère et moi avons beaucoup discuté. Tu fais un travail remarquable en tant qu’avocat et en cela je tenais à ce que tu saches que nous sommes tous deux fiers de toi. ».

Gabriel ne le quitte pas des yeux, un tantinet surpris cependant que son père se confie avec autant de facilité. Non pas qu’il n’accepte pas de compliments, Gabriel, mais tombant sur le tapis de manière aussi directe, ça cache forcément quelques chose. Où est le mais ?

Aussi, le jeune homme demeure immobile, jambe croisée au-dessus de l’autre et mains reposant tranquillement contre lui. Il attendant sagement la suite, peu certain de ce qu’il va entendre, même si au fond de lui il a déjà compris de quoi il retourne.

«Avec les récents évènements, les attentats et tout c qu’il se passe, ta mère s’inquiète énormément de ton devenir, et je dois dire que moi aussi. ». L’avocat garde la mâchoire crispée, et c’est à peine s’il ose déglutir, émeraudes plongées dans celles de son géniteur. Il craint d’avance ce qu’il va dire et fronce légèrement les sourcils en signe d’incompréhension. « Nous avons laissé ce sujet sans réponse pendant de nombreux mois, si cela ne fait pas déjà deux ans, et nous pensons qu’il est vraiment temps, aujourd’hui, pour toi de fonder une famille. ». Le cœur de Gabriel manque un battement et il ouvre la bouche sans qu’aucun son ne s’en échappe, coupé de toute manière par son père qui lui fait signe de se taire. «Je sais que pour toi le travail est important, et crois-moi, nous le savons tous les deux que tu mets un point d’honneur à faire passer ta carrière avant le reste, mais tu as déjà 29 ans, tu ne peux pas rester célibataire indéfiniment. Il y a de très bons partis qui attendant un jeune homme de ta trempe, Gabriel. Qui croit en nos valeurs, celles des Sincères, et qui les applique toujours dans le respect de la stricte Vérité. ». Il a beau écouter, Gabriel se liquéfie de l’intérieur. Il pensant tout cela derrière lui, il pensait qu’ils n’oseraient pas remettre ce sujet sur le tapis, pas après tout ce qui s’était passé, pas après tous ses refus. Pas alors qu’il a enfin trouvé son bonheur.

« Père, vous connaissez déjà ma réponse à ce sujet… Elle n’a pas changé depuis la… ».

Un bruit sourd résonne dans la pièce et oblige le sincère à se taire et grincer des dents. Son père vient de cogner su poing sur la table et son visage s’est fermé instinctivement.

« Elle va devoir changer Gabriel. Tu n’as pas le choix. C’est pour l’honneur et la réputation de notre famille. Tu le sais mieux que quiconque. Lyaëlle l’a accepté, ton propre frère aîné l’a accepté. Ne m’oblige pas à devenir ce père exigeant pour une fois. Fais ce qu’il a toujours été convenu que tu fasses. »

Le dire. Il doit lui dire. Il ne veut pas épouser une femme pour l’honneur de sa famille. Il y a bien d’autres manières de le faire, pas en épousant la première poitrine venue. Il ne peut pas, Gabriel, s’y refuse. Encore. Et encore plus aujourd’hui.

« Je rends honneur à cette famille tous les jours que Dieu fait. Je me dois de décliner encore une fois, Père. Je ne peux pas vous dire oui, et surtout je ne le veux pas. Tout simplement parce que je… ».

La porte du bureau s’ouvre à la volée.

« Aiden. »

La silhouette de sa mère apparait au niveau de la chambranle et elle le fixe sans relâche. Elle sait. Gabriel n’a pas besoin de mots pour le reconnaître. Il le lit dans ses prunelles sombres qui le fixent. Elle sait. Elle ne l’appelle par le prénom de son père que lorsqu’elle est en colère. Autant dire que cela n’arrive que très rarement, mais dans ces moment-là, le cadet de la fratrie Blackwood sait pertinemment que la meilleure chose à faire, c’est se taire.        

« Pas maintenant Isadora.
- Si, justement Isaac. »

Le sincère garde le silence, sourcils froncés et la mine contrariée. Son père lui lance un regard noir, n’ayant pu lui répondre mais s’éclipse sans rien dire. Il n’ira pas à l’encontre de sa femme car ils sont tous deux du même avis, il le sait. Toujours immobile, Gabriel a décroisé les jambes et s’est détaché du dossier de son siège, prêt à la confrontation, très clairement en colère à présent. Il n’est pas venu ici pour se battre une nouvelle fois avec eux. Prunelles baissées sur la table en verre, la porte claque et sa mère prend la place de celui qui lui parlait tout juste d’honneur. Elle a les traits tirés.

« Dis-moi que ce n’est pas à cause de lui Gabriel. »

Il garde les yeux fixés sur la table et prend une inspiration avant de soupirer. Sa mère sait, sa mère a deviné. Aucune chance que Lya ne lui ait dit quoi que ce soit quand il ne lui a pas lui-même confirmé.

« Regarde-moi. »

Mais Gabriel ne la regarde pas, le visage définitivement fermé.

« Regarde-moi Gabriel. Et dis-moi que ce n’est pas à cause de lui. »

Ce n’est qu’à cet instant que le jeune homme daigne lever les yeux vers elle, celle qu’il a toujours admiré, celle de qui il a toujours été proche, sauf depuis ces derniers mois, occupé à gérer sa vie. Sa mère, il l’aime éperdument, tout comme son père et ses aînés. La famille compte beaucoup pour lui mais le fait est qu’ils se sont tous perdus dans leur course à l’honneur et à la réputation impeccable. Ils se sont perdus dans les chemins tous través et n’ont pas décelé… N’ont pas compris qu’il ne serait jamais du même avis. Jusqu’à aujourd’hui. Elle a deviné, s’est toujours plus ou moins méfiée. Il souffle, Gabriel, lâche un profond soupir avant de plonger un peu plus ses émeraudes dans les siennes et de lui répondre en un rictus.

« Tout est à cause de lui, Mère. ». Il ne compte pas lâcher, comme la dernière fois, quitte à devoir assumer la pure vérité qu’il a toujours dissimulé, et que lui-même a trop longtemps nié. « Je n’épouserai pas l’une des jeunes femmes que vous et père avez soigneusement choisies. Il en est hors de question. Par respect pour elles en premier lieu, pour vous en second et surtout par respect pour moi-même. »

Elle soupire à son tour, passe sa main sur son visage défait et se penche vers son fils.

« Tout cela n’est qu’une lubie, Gabriel ! Tu te noies dans le travail et la seule personne que tu as toujours vu, c’est lui. Ce n’est qu’une lubie d’enfant. Tu crois en des choses qui ne sont pas réelles, tu penses savoir et connaître ce qu’est l’amour mais tu ne le sais pas ! ».

Il fronce un peu plus les sourcils et fulmine. Il ne veut pas s’énerver mais avec une discussion pareille c’est juste impossible pour lui de rester calme. Il se lève subitement de son siège.

« Ce n’est pas une lubie ! ». Il siffle entre ses dents. « Vous pensez que je n’ai pas essayé d’étouffer ce que je ressens ?! Pendant des années j’ai nié, persuadé, comme vous le dites si bien que ce n’était qu’une lubie. Mais ce n’en est pas une. C’est même tout le contraire ! C’est bien réel et… C’est ce que je suis ! A trop vouloir vivre pour l’honneur de cette famille, j’en suis même venu à l’éviter pendant des semaines ! Et maintenant que j’ai enfin trouvé mon équilibre vous voulez que j’épouse quelqu’un que vous aurez choisi à ma place ?! Je vous ai déjà dit non, et je le redis encore aujourd’hui. ». Il la fixe droit dans les yeux. Furibond. « Non. Je n’épouserai aucune de celles que vous me présenterez. Je n’en rencontrerai plus. Plus une seule, Mère. ». Isadora observe son fils les yeux ronds de surprise, elle ne l’a encore jamais vu aussi en colère. « Si tu ne le fais pas pour moi, pense à ton père. Ce que tu insinues-là, cela peut être vu comme de la divergence, Gabriel… ». Le sincère éclaterait presque de rire s’il n’était pas aussi horrifié qu’il ne l’est à cet instant. « Parce que le fait d’aimer un homme, ça fait de moi un divergent ? ». Il ne peut retenir un rire jaune de s’échapper de ses lèvres tandis qu’il se détourne temporairement d’elle. « Non mais vous vous entendez ? Qui a dit que la divergence est une tare Mère ? On ne sait rien d’elle, on ne sait pas ce que cela veut dire. Qui sommes-nous pour seulement juger sans preuve que la divergence est forcément mauvaise ? ». Il est complètement désarçonné. « Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit Gabriel, je ne fais que te dire que cela peut être mal perçu. Et dangereux. ». Une nouvelle fois, il souffle, passe une main dans sa tignasse sombre et se retourne finalement vers elle, les yeux brillants. C’est de la déception qu’il ressent. Au fond, il pensait que d’entre eux tous, celle qui comprendrait le mieux, ce serait elle. Celle qui ne le jugerait pas, ce serait elle. Mais il constate amèrement qu’ils n’ont tous d’yeux que pour la réputation du nom, et lui ne compte pas mettre ses sentiments de côté. Pas pour ces raisons-là.

« J’ai besoin de Maven dans ma vie. Que vous le compreniez ou non. ». Il prend alors la direction de la porte. « Et je vous conseille de le comprendre et de laisser tomber avec cette histoire de mariage arrangé car je ne l’abandonnerai pas. ».

Parce qu’il l’aime, il ne l’abandonnera pas.
Plutôt mourir.
Plutôt crever comme un chien que de le perdre.
Parce qu’il a enfin compris et accepté.
Parce qu’il a arrêté de nier.
Mais surtout parce qu’il l’aime à jamais.

Sans un mot de plus, il claque la porte derrière lui, récupère sa veste et file à l’anglaise sans même prendre le temps de saluer son père, qui a tout juste l’occasion de le voir claquer également la porte d’entrée.

A la hâte, Gabriel consulte l’heure affichée sur son téléphone. L’audience n’a pas encore commencée. Il traverse la route vers le building principal à toute vitesse. Il court aussi vite que le jour des attentats, lorsque la panique l’a pris aux tripes. Avec un peu de chance, il sera encore dans son bureau à finaliser le dossier. Il court à en perdre haleine et à exploser ses poumons. L’hôtesse d’accueil n’a même pas le temps de la voir filer qu’il est déjà à l’ascenseur et presse le bouton de l’étage comme un forcené. Les secondes sont horriblement longues et il se dandine d’un pied à l’autre. A peine les portes de la cage métallique finissent-elles par s’ouvrir qu’il se précipite dans le couloir, tourne la poignée et pénètre à l’intérieur du bureau sous un regard probablement médusé de la part du principal concerné. Le chox se lit sur sa trogne mais Gabriel ne réfléchit pas, comme la dernière fois, il galope de quelques pas à peine après avoir verrouillé la porte, ses bras s’enroulent autour du cou de Maven et ses lèvres viennent trouver les siennes.

Oui, pour sûr. Il l’aime.
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