Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 You have to stop runnin' away, boy ☾ GABEN

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Gabriel A. Blackwood

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 14/01/2017
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❖ Avatar : Matthew (cutiepie) Daddario
❖ Crédits : TF (vava) - TF (gifs signature) - Astra (codes signa)
❖ Multicomptes : Gray J. Wolfgang - Envy D. Carter - J. Ryder Storm & G.H. Nolan Wheeler
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❖ Âge personnage : 29 ans
❖ Profession : Avocat
❖ Faction : Candor (Sincères)
❖ Forces & Faiblesses : Son côté un peu trop direct est une force et il s'en sert constamment, ça peut aussi avoir des mauvais côtés pour peu qu'il fait face à un susceptible mais il est comme ça et ne se rend pas compte que ses propos trop francs peuvent parfois blesser - Sa sensibilité est en soi une faiblesse, bien qu'elle n'apparaisse pas avec n'importe qui, uniquement avec les personnes qui lui sont proches et qui comptent pour lui. - Avec le milieu dans lequel il évolue, son homosexualité pourrait bien lui jouer de mauvais tours.
❖ Philosophie : The law has lost its purpose.
❖ Playlist : Take me home ☾ JESS GLYNNE - I found ☾ AMBER RUN - I get to love you ☾ RUELLE - Stand by you ☾ MARLISA - Wide eyed ☾ BILLY LOCKETT



MessageSujet: You have to stop runnin' away, boy ☾ GABEN Dim 29 Jan - 23:14



You have to stop runnin' away

FT. MAVEN (SEXYNESS) K. MORGENSTERN


Il fixe son téléphone depuis déjà une bonne dizaine de minutes. L’écran s’est éteint sans qu’il ne demande rien, à force de garder ses émeraudes rivées sur le message qui y était affiché, et qui le sera à nouveau s’il ose appuyer sur la touche. Au fond, il savait que tôt ou tard, ça arriverait, que viendrait ce fameux jour, cet audacieux moment où il ne pourrait pas l’esquiver. Pas indéfiniment. Cela fait bien trop longtemps maintenant qu’il le fuit. Il l’évite depuis son élan d’angoisse, son irrépressible besoin d’avoir voulu s’assurer qu’il n’avait rien. Vivant, entier. Il a bravé le risque des salves meurtrières les yeux rivés vers son objectif et la tête fixée sur une seule et même penser : le retrouver. Tout aurait pu tourner au drame ce jour-là et Gabriel n’y a pas réfléchi une seule seconde, se contentant d’avancer, de courir sans s’arrêter, et lorsqu’il l’avait enfin trouvé… 

« Maître ? »

Le Sincère fronce les sourcils, ses prunelles toujours rivées sur l’appareil. 

« Maître Blackwood, hé ?! ». Son client siffle entre ses dents et l’avocat papillonne des yeux en se reconnectant avec la réalité. « Mon audience va commencer ! »   

Il sent un soupir s’échapper légèrement de ses lèvres tandis qu’il adresse un regard dur à son client. Un jeune trou du cul qui s’en sortira sans mal de ce procès tant les preuves contre lui sont inexploitables. Il ne s’inquiète pas outre mesure, alors se faire reprendre par un adolescent pré-pubère ça a le don de le contrarier, fortement. 

« Oui. Je sais. ». L’écran de son téléphone s’allume à nouveau et ses doigts tapotent à la vitesse de l’éclair pendant qu’il attrape son porte documents et qu’il fait signe à son client d’avancer dans la salle. « Vous avez intérêt à ne parler que quand vous y serez autorisé. ». L’adolescent semble se renfrogner une minute mais il vient de savoir à nouveau où se trouve sa place par rapport à son avocat aux airs froids. C’est dans le plus profond des silences et sans moufter un seul mot de plus qu’il pénètre dans la salle d’audience et se dirige tranquillement à sa place, tout élégamment vêtu pour éviter à ses parents Erudits de se taper une véritable honte. Gabriel n’est pas loin derrière, également vêtu d’un costume sombre, pour ne pas dire entièrement noir. Il vient dégager une mèche rebelle qui descend sur son front et balaye ainsi ses cheveux en arrière. Pour cette affaire il n’est pas anxieux le moins du monde, ce qui l’angoisse un peu plus en revanche, c’est la soirée à venir, car sur son téléphone apparait sur l’écran le significatif accusé de réception. Le OK. Je passe à 19h, ce soir. en réponse à son précédent message, vient d’être réceptionné par Maven. 

***

L’audience s’est terminée en sourires de bonne humeur, la petite famille d’Erudits soulagée que leur rejeton aux farces un peu trop dangereuses s’en sorte indemne. Quelques poignées de mains et remerciements plus tard, c’est toujours aussi crispé qu’il sort de la salle d’audience et prend la direction de son appartement où il a encore des choses à faire. A peine le seuil de sa porte franchi qu’il se dirige dans son bureau et reprend la liasse de dossiers qui l’attend entre ses mains, échanges deux trois coups de téléphone, prend ses rendez-vous stratégiques et passe ainsi l’après-midi entière le nez dans le travail sans penser à autre chose. Le Blackwood en profite également pour récupérer les quelques éléments de paperasse dont son camarade semble avoir besoin pour s’aider dans une affaire dont il a la charge. C’est à peine si Gabriel prend le temps de manger, se contentant d’avaler un café par-ci par-là, les heures défilant à vitesse grand v. Bien plus vite qu’il ne l’aurait voulu en définitive. 

18h. Il passe ses mains sur son visage aux traits légèrement tirés, il doit s’arrêter de bosser car il a véritablement besoin d’une pause. Jetant un coup d’œil à l’étendue de Chicago qui lui est offerte par la vue de son salon, il soupire en voyant la lueur du jour commencer déjà lentement à décliner sur l’horizon. Pour peu il apercevrait presque le territoire des Fraternels et l’étendue de verdure dont il ne connait quasiment rien pour ne quitter que très rarement le quartier des Sincères ou des Erudits. Dans une heure il sera à sa porte et le nœud qu’il a dans l’estomac ne fait que se nouer un peu plus. Il n’est pourtant pas du genre froussard Gabriel, loin de là, ni normalement lâche, mais depuis le fameux jour des attentats il ne sait pas comment justifier son geste auprès de lui, ne sait pas comment faire, ou quoi dire pour… Les choses n’ont pas toujours été si compliquées, lui à qui il a le plus souvent parlé ou toujours tout dit, ou presque. Il ne saurait même plus dire vraiment depuis combien de temps tous deux se connaissent, ni quand est-ce que cette amitié a commencé à devenir bien plus que cela. Sentant ses idées s’embrouiller d’ores et déjà dans son esprit, le sincère décide alors de bloquer une nouvelle fois le fil de ses réflexions et part se ressourcer sous le jet d’une bonne douche chaude de laquelle il ne ressort qu’une bonne vingtaine de minutes plus tard. 

19h. Il prend appui d’un pied sur l’autre, poing en l’air prêt à toquer. Ce n’est qu’au bout de la deuxième grande inspiration plus tard qu’il vient enfin frapper contre cette fameuse porte. L’appartement de Maven est aussi luxueux que le sien, il le sait pertinemment car ce n’est pas la première fois qu’il met les pieds ici. En réalité, il connait le chemin qui mène à cet appartement par cœur, pour l’avoir maintes et maintes fois emprunté, dans d’autres circonstances et bien avant qu’il ne devienne fuyant comme il l’était. La porte s’ouvre, et malgré la nervosité accrue, Gabriel fait comme d’habitude et pénètre à l’intérieur. Il a troqué le costume contre un simple jean sombre, une veste standard malgré le froid qui règne au-dehors et une chemise blanche. Autrement dit, il s’est mis à l’aise, et à peine a-t-il vu la silhouette du Morgenstern qu’il a tracé tout droit jusqu’au salon après un « Hey » lancé à la va-vite. A n’en pas douter, Gabe est vraiment nul avec les sentiments. Un véritable handicapé. Et ça l’agace. Dieu que ça l’agace. 

« Je t’ai amené ce que tu voulais et… ». 

Il pose le dossier sur la table du salon et se retourne pour lui faire face. C’est alors qu’il croise son regard et qu’il comprend l’évidence qui aurait dû lui sauter aux yeux bien plus tôt, mais qu’il s’est forcé de ne pas déceler, car n’ayant que trop bien deviné. 

« … Tu ne m’as pas demandé de passer pour parler boulot… C’est... Ça ? ». 

Gabriel hausse légèrement un sourcil et ne cesse de le fixer avant de déglutir. Ce n’est plus un nœud qu’il a à présent dans l’estomac, mais belle et bien une bombe à retardement. Pourquoi diable faut-il toujours qu’il ait cet effet sur lui…
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❖ Date de naissance : 28/12/1998
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❖ Profession : lawyer.
❖ Faction : candor.
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MessageSujet: Re: You have to stop runnin' away, boy ☾ GABEN Lun 30 Jan - 14:20




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porte ouverte franchie avec empressement, hey balancé à la volée, démarche nerveuse ; il n'a clairement pas de temps à lui consacrer. preuve en est qu'il a fallu simuler un rendez-vous professionnel pour que l'autre daigne ramener son damné de cul par ici. cul qu'il mate d'ailleurs sans gêne, merveilleusement moulé dans un jean coupé à la perfection. pourquoi s'en priver ? il ne s'en lasse pas (ne s'en lasserait jamais), et si ses lippes ne se fendent pas d'une remarque tendancieuse, c'est qu'il a la désagréable intuition que gabriel prendrait ses jambes à son cou avant même qu'il n'ai déclaré l'ombre d'une pensée salace. lui, usuellement orgueilleux au possible, rageait de se voir délaissé, crevait de s'imaginer que tout n'était qu'à sens unique ; ça en devenait presque pathétique, cette quête d'attention, de reconnaissance, qu'on maquillait sous les allures narquoises et les tons désinvoltes. il a essayé, vraiment, de le croire amour éphémère éclos au bord des venins charnels, frissons mécaniques tyrannisant le psyché libertin qui, à l'abandon, s'enchante de cette délirante chanson, caprice d'un gamin qui déjà a le monde entre ses mains, et qui veut plus, plus, plus, qu'un de ces chemins qu'a pour lui tout droit tracé le destin. mais ils le tiennent en échec, encore et toujours, ces putains d'océans qui le noient à chaque fois qu'il croit en avoir vu tous les détours.  ils le font sien, les sourires mutins qui s'éteignent aux aurores on l'on se découvre la passion qui dévore. et il se résigne à aimer, désirer, parce que ça peut être stupide, dérisoire, et insensé, d'attendre, de croire ; et, pourtant, à ses côtés, l'éternité d'un cœur défait vaut tellement plus qu'une seconde à le vendre aux enchanteresses frivolités.

alors que gabriel dépose sur la table un dossier qui, finalement, n'a pas tant d'intérêt que ça, ses doigts se refermèrent sur la poignée de la porte, glissèrent dans la serrure la clé qu'il fit délicatement tourner dans un déclic camouflé d'un raclement de gorge. no way to escape. se retournant à temps pour faire face à un gabriel passablement gêné et mal à l'aise, il haussa les épaules, presque désolé pour lui ; si tant est que sa compagnie méritait la moindre excuse. d'un regard inquisiteur, il dévisagea son vis-à-vis, prunelles d'obsidienne obliquant involontairement sur son torse, (putain, reprends-toi !) pour revenir fixer leurs lueurs accusatrices sur sa silhouette fébrile. l'envie de déguerpir se lisait sur sa gueule d'ange facilement, trop facilement — c'était presque vexant. réprimant un claquement de langue contrarié, il rétorqua un : « c'est ça. » sourire amusé amer vissé aux lippes, il s’avança, un peu. « tu me pardonneras cette petite manœuvre, mais j'avais comme l'impression que tu m'évitais. » c'est plus fort que lui, il insiste. parce qu'il les a en haine, ces regards détournés, ces discussions avortées, ces excuses insensées. la seule personne qu'il ait jamais réellement aimée décidant de se renfermer, de l'ignorer, de s'ignorer, how ironic. il le détesterait presque, pour ça, s'il était capable d'autre chose que de l'aimer. alors il se rapproche, un pas après l'autre, jusqu'à n'être plus qu'à quelques centimètres de sa proie. serpent qui sinue ses amours volages au creux d'une œillade équivoque, les tentations glissant à la langue leurs sensualités lorsque, s'humectant les lippes, il lui glisse un ; « qu'est-ce qu'il y a, gaby ? je te fais peur ? » et un pas de plus, froncement de sourcil, la tête dodeline, les lippes se pâment de mystères. (il est presque certain de sentir son souffle sur son visage, ses lèvres, son souffle presque erratique). « j'aimerais bien savoir ce que tu fuis avec autant d'acharnement. »

est-ce moi, ou toi ?

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MessageSujet: Re: You have to stop runnin' away, boy ☾ GABEN Lun 30 Jan - 17:05



You have to stop runnin' away

FT. MAVEN (SEXYNESS) K. MORGENSTERN


Respiration qui se coupe, air qui manque. Il voudrait que cette sensation de mains moites disparaisse dans un écran de fumée mais il sait pertinemment que ce ne sera pas le cas. Son organe vital tambourine au creux de sa poitrine, pourrait presque lui briser les côtes ou lui donner une migraine à s’en fracasser le crâne contre un mur. L’angoisse et la nervosité s’insinuent dans ses veines telles le venin d’un serpent mortel. Il n’y a rien qu’il puisse faire contre ça, rien qui pourrait en contrer les effets car cela fait bien trop longtemps maintenant que son cœur a compris l’évidence. Il le nie, de toutes ses forces, voudrait que les choses soient aussi simples qu’elles l’ont toujours été jusque-là. Dépourvues d’émotions compliquées qui trompent le jugement, qui influent sur chaque parcelle de son corps. Dans le monde de la Justice il n’y a pas lieu et place pour les émotions, les sentiments. S’y laisser bercer c’est perdre un peu plus en objectivité. Lèvres entrouvertes, le Sincère reste totalement interdit, perdu dans un flot de symptômes physiques contre lesquels il est impuissant. Sur le moment, il maudit presque Maven pour ça, même encore plus lorsqu’il se rend compte que pas une seule seconde ses prunelles n’ont quitté les siennes. Les sombres. Ces deux billes brunes dont il en connaît le moindre reflet à force de les avoir côtoyées depuis toutes ces années et y avoir décelé bien plus que tout ce qu’il a toujours bien voulu montrer. Au fond c’est sûrement là ce qui lui pose problème, à Gabriel. Ils se connaissent trop bien, tellement bien que camoufler ce qu’il s’évertue à camoufler est devenue chose impossible. La seule solution : la fuite. Encore et toujours, à chaque occasion. Un regard jeté en coin, fuite. Un geste bien trop proche, véritable décharge électrique sur son épiderme : fuite. Sourire mêlé à un regard toujours plus aguicheur : fuite encore. Véritable panique.

Respiration qui se coupe, air qui manque. Il aurait dû s’en douter, tandis qu’inlassablement il ne fait que le fixer, voit son regard glisser sur lui mais n’ose bouger d’un millimètre. Raide comme un piquet, effroyablement mal à l’aise, passant subitement une main dans sa tignasse noire pour venir anxieusement se frotter l’arrière du crâne, faux signe de réflexion. Lèvre inférieure qu’il finit par se mordre en détachant ses émeraudes des ténébreuses. Maven confirme le doute et l’exclamation à voix haute, alors son souffle se bloque un peu plus au niveau de ses poumons. Il va finir par étouffer, à force. Positionné près de la table du salon, il se sait d’ores et déjà coincé, oh, il est bien loin du compte mais il sait qu’il ne peut pas fuir tout de suite. Prendre les jambes à son cou serait signer l’arrêt définitif de leur amitié, il en a pleinement conscience et c’est tout ce qu’il ne désire pas. Surtout lorsqu’en réalité il n’en désire pas moins, mais plus. Tellement plus. Sa voix résonne à nouveau dans le silence ambiant, pesant, et il s’agace lui-même d’être aussi impotent face à la situation. Après tout, Maven reste Maven, pourquoi diable être aussi maladroit chaque fois qu’il est dans les parages. Ca le rend fou.

Eviter.
C’était bien là le mot. Eviter. Esquiver. Fuir pour ne pas affronter. Fuir pour ne pas craquer.

« T’éviter… ? », qu’il articule quand l’autre s’approche lentement. Un pas, puis deux, et enfin trois. « Non… ». Il lève les yeux au plafond et se retrouve obligé de prendre une très légère inspiration pour ne pas suffoquer, puis se racle la gorge pour reprendre une certaine contenance qu’il n’a pas. « Non. ». Mais il est déjà là, le fourbe, l’habile. Terriblement habile. « J’ai juste enchaîné les affaires les unes après les… Autres. Tu sais. A cause des… Attentats. »

Eviter.
Excuse bidon. T’es tellement con, Blackwood.

Gabriel se gifle mentalement et il jurerait pouvoir sentir le souffle du Sincère sur son visage. Ca aussi, ça le rend fou. Les émeraudes s’évadent à chaque seconde et jamais plus ne le regarde vraiment, jamais plus ne plongent dans les obscures. Jusqu’à ces mots. Alors seulement il le fixe à nouveau, un brin de courage retrouvé face à la question qu’il a osé lui poser. Il en joue, en use et en abuse, le bougre, de cette sorte de pouvoir qu’il sait consciemment ou inconsciemment avoir. Il a toujours su l’utiliser à son avantage, cette gêne, cette vérité non assumée. Un pas de plus et le Blackwood demeure toujours immobile, comme ayant pris racine à même le sol du riche appartement.

« Tu sais bien que je n’ai peur de rien. ». Un murmure entre ses dents serrées. Plus qu’il ne le voudrait. Gabriel n’a peur de rien, c’est vrai, si ce n’est de ne pas être aimé en toute réciprocité. De ne pas être assez bien pour celui qui lui fait face. Peur irrationnelle dont le contrôle lui échappe.

Respiration qui se coupe, air qui manque. Il tambourine un peu plus dans sa poitrine et à ses tempes, ce traître cœur. Percé à jour, au moment même où la nouvelle salve s’envole de ses lèvres humides et bien trop proches. Le temps d’un instant, le Sincère aux airs d’ange ne peut que les fixer, ces lèvres, puis il papillonne des yeux et c’est fini. La fuite, encore.

Ses jambes ankylosées se sont soudainement mises à bouger, juste avant que ce souffle sur son visage ne devienne un véritable problème. Juste avant que ses propres lèvres n’effleurent les siennes, comme le métal attiré par un aimant. Ses doigts se sont posés sur l’avant-bras de celui qui lui cause toute cette tourmente, un bref instant, suffisant pour une décharge électrique qui le pousse davantage à garder les yeux rivés sur la porte d’entrée. Il ne peut pas, il n’y arrive pas. C’est lui-même qu’il fuit, ou lui tout court, il ne sait pas, il n’en sait rien. Parce qu’il est là, il ne sait plus rien. Il n’a fallu que quelques pas pour le ramener jusqu’à la fameuse porte. Partir et fuir pour mieux revenir. Fuir la chaleur qui bouillonne à ses joues, l’électricité qui le transperce de part en part. Fuir ce sentiment d’étouffer, un besoin d’air. Respirer. Juste prendre l’air. Partir. Main sur la poignée, Gabriel hésite le temps d’une seconde, la tourne finalement dans un geste pressé. Et tire.

Rien ne se passe.
Eviter. C’était bien là le mot. Eviter. Esquiver. Fuir pour ne pas affronter. Fuir pour ne pas craquer.

Il fait face au silence pesant, le Sincère, et à une porte qui ne bouge pas ni ne s’ouvre. Bloquée. Il déglutit, réitère une seconde fois, juste par sûreté, mais non. Bloquée. Pris de court. Pris par surprise. Les paroles de Lya lui reviennent subitement en mémoire, aussi évidentes qu’assassines sur le moment. « Il te connait mieux que personne. Probablement même plus que moi, Gabe. ». Oui, pour sûr. Sa langue passe nerveusement sur ses lèvres et il n’ose se retourner de peur d’affronter son regard. Couvert de honte. Pris à son propre jeu de fuite quand il assure n’avoir peur de rien. Et il le sent qui approche, dans son dos. Il le sait, il le devine. Bordel. Respirer. Il a juste besoin de se sentir respirer.

« Je peux pas respirer… ». Un murmure inaudible, pour lui-même. Comme un constat qui est censé tout vouloir dire, lui faire comprendre que quoi qu’il advienne, jamais plus il n’arriverait à fuir.
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MessageSujet: Re: You have to stop runnin' away, boy ☾ GABEN Dim 5 Fév - 13:23




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un peu de nos tendresses qui s'étreignent, lorsque mes bassesses réclament tes maladresses. un peu de nos fiertés qui s'écorchent et s'apaisent, lorsque nos cœurs s'apprivoisent et se taisent. la passion dévorante. les envies dérangeantes. ça crève les veines, l'amour, ça détraque le cœur, ça dérègle la raison ; c'est un putain de chaos qui colle à la peau, une chimère qui gangrène le cerveau, un rêve meurtri d'idéaux. parce qu'il en est conscient, de se noyer dans une putain d'idylle qui lui martèle l'âme de songes versatiles. il sait, il sait qu'il est en train se perdre, au lieu de se sauver. il s'aventure là où tant sont allés, et si peu sont revenus. et il s'enfonce s'enfonce s'enfonce ; t'as plus d'échappatoire, t'es allé trop loin, t'as aimé trop fort. et il n'arrive plus à réfléchir le gamin torturé, cynique et obstiné ; il n'arrive plus à penser à autre chose que lui. lui et ses sourires, ses malaises, ses angoisses. lui qui le blesse, le délaisse, l’oppresse. gabriel. pourquoi, dis-moi, tout de moi s'enivre de toi ? peut-être que lui aussi, il devrait fuir. peut-être que lui aussi, il devrait s'étouffer, boire le fiel des chuchotements qui mêlent à l'ode des désenchantements le requiem des sentiments, conter ses propres fables au cœur malade et mourant qui s'entaille à chaque faux-semblant. maudite mascarade qui se meurt un peu plus à chaque parade. dents serrées, mâchoire contractée, il roule des yeux. « les attentats. évidemment. » sarcasme grinçant ; il déteste quand il fait ça. quand il se trouve des putains excuses pour se justifier. et la fierté lui donne ces allures invincibles lorsqu'il contemple les hésitations qui mordent les lippes, les regards qui s'évitent, se détournent, les rêves de dérobade qui empestent l'atmosphère tellement il les rend tangibles. discorde de l'âme qui se déchire, du martyr qui s'emballe, des amertumes qu'on ravale, la gorge serrée et l'attirance viscérale. y'a la déception, de voir que rien n'a changé, qu'il est toujours aussi désarmant puérile, aussi envoûtant agaçant. y'a la terreur, de s'être fourvoyé, d'avoir tout imaginé, de se contempler pour ne voir dans son propre reflet qu'un homme effrayé, brisé, esseulé.

et y'a la rage.
d'aimer sans savoir.
de désirer sans avoir.

grandissante, débordante, la colère et ses abîmes goinfres qui dévorent ses détresses, allument aux tréfonds des billes noires ses lueurs rugissantes, dérisoires et vengeresses.  « alors c'est ça, tu fuis. encore. » tu me blesses, encore. c'était prévisible ; c'était déjà arrivé tellement de fois, qu'il tente de le confronter, qu'il se détourne et décide de s'aveugler. c'était déjà arrivé trop tellement de fois, qu'il sente l'abandon lui retourner les entrailles, le cœur déborder de failles. mais cette fois, il n'y a plus d'issues, plus d'esquives, de refuge, d'excuses fugitives. les lippes se pâment d'un sourire désabusé, lorsque la silhouette se fige et se comprenne merveilleusement piégée. « c'est comme ça qu'agit un mec qui n'a peur de rien ? » il se moque, provoque. parce qu'il a peur ; parce que c'est son seul moyen de défense, qu'il préfèrerais crever plutôt que de ramper, de le supplier de rester, de ne pas l'abandonner. (et pourtant la supplique est au bord des lèvres, la faiblesse au creux de la poitrine). des années à se prétendre intouchable, implacable et voilà qu'à sa présence, il devient tellement lamentable ; à se demander ce qu'il pourrait rater, ce qu'il pourrait faire pour le convaincre de rester, à ses côtés. et forcément, la méthode laisse à désirer – il n'a jamais vraiment été connu pour son tact et sa sensibilité. alors il se décide, s'avance d'un pas. « tu crois que je vais t'attendre éternellement, gaby ? » deux pas. « tu crois que vais supporter longtemps ta lâcheté ? » trois pas. un silence. un cœur qui bat trop fort. un souffle fugace. « parce que c'est ce que ferais. chaque fois que tu claqueras cette putain de porte, et qu'importe combien de fois je croirais pouvoir te détester, je serais toujours là, derrière cette putain de porte, à t'attendre. » un peu de nos tendresses qui s'étreignent, lorsque mes bassesses réclament tes maladresses. un peu de nos fiertés qui s'écorchent et s'apaisent, lorsque nos cœurs s'apprivoisent et se taisent. l'aveu écorche l'âme, sincérité infâme, l'amour qu'on réclame, la vanité qui fane. j'ai besoin de toi je ne peux pas vivre sans toi souviens toi c'est toi et moi toi et moi toietmoi. si je t'aime, aime-moi, si tu m'abandonnes, je m'abandonnes, si tu vis sans moi, je meurs sans toi.

« si tu veux la clé, tu vas devoir venir la chercher. » j'ai besoin de savoir, gaby. s'il te plaît. dis-moi que j'ai pas merdé, que je me suis pas trompé, que j'ai pas tout détruit pour rien.


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MessageSujet: Re: You have to stop runnin' away, boy ☾ GABEN Dim 5 Fév - 16:04



You have to stop runnin' away

FT. MAVEN (SEXYNESS) K. MORGENSTERN


Un brin du passé qui s’effrite. Vérité dissimulée, noyée, qui remonte à la surface. Trop vite. Crois-moi j’ai déjà essayé. De t’étouffer, dans les méandres de mon cœur ravagé. Peine perdue. Evidence qui un peu plus recommence, à chaque fois qu’il se trouve en sa présence. Il a tout fait pour l’éviter, lui, comme elle. Il a tout fait pour le noyer dans un brin d’éternité. Le fait est que rien n’y fait. Absolument rien. Il est ce fléau qui abaisse les barrières, peu importe combien de fois il s’est éploré en sourdes prières. En silence il étouffe, lui, le Sincère qui encore une fois n’a pensé qu’à fuir les appels éphémères de ces sombres ténèbres.

Tu fuis. Encore.

La voix qui s’élève résonne jusqu’à son corps qui se crève. Lâcheté. Oui, ce n’est que ça, la peur, la crainte et l’angoisse. Il est devenu cette image insurmontable, cette peur panique à l’idée que ses pensées puissent être faussées. Qu’il est ironique de voir combien leurs craintes sont semblables et si lourdes de similarités. Parler l’un à l’autre n’a toujours été que facilités exacerbées, et aujourd’hui, voilà qu’ils sont condamnés à voir un brin de leur passé s’effriter. Dis-moi quand est-ce qu’on s’est perdus ? Dis-moi quand est-ce tu as commencé à être plus ? Depuis quand j’étouffe à ce point et combien lentement j’en crève. Dos tourné, il garde le dos tourné, incapable de le regarder, main définitivement coincée sur la poignée de cette porte condamnée. Il ne peut pas fuir et la panique le prend à la gorge. Rattrapé par le Destin, rattrapé par les mots fantômes de son aînée qui lui ont maintes fois été adressés. Il en crève, de ne plus l’avoir, lui, dans son sillage. Réflexe d’un corps qu’il ne comprend pas, fuite facile, plus simple que d’avoir à affronter la vérité bien trop longtemps noyée et dissimulée. Pourtant ça crève les yeux, qu’il ne lui est pas indifférent. Ca crève les yeux. Le souffle coupé, Gabriel sent son organe vital tambouriner comme jamais dans sa poitrine apeurée. Non, il n’a peur de rien, si ce n’est de ça. Sa fierté de Sincère et sa répartie d’ordinaire amère ne parvient pas à franchir le seuil de ses lèvres, quand bien même ce n’est pas une remarque acide qui manque de vouloir s’échapper. Maven pique, sait particulièrement quand et comment sortir les bons mots qui viennent vous saigner à blanc. Il le sait parce qu’il le connait. Beaucoup trop bien, et que c’est justement parce que c’est réciproque qu’il sait pertinemment comment l’atteindre. Crispé sur la poignée, le Blackwood retient un souffle contrarié d’être expiré par ses narines. Sourcils froncés, contrarié dans sa tentative de fuite, il ne parvient pas à empêcher son rythme cardiaque de s’emballer. Tout comme il ne peut pas empêcher la silhouette masculine de se rapprocher dans son dos. Il pourrait s’énerver, hurler, et tout envoyer claquer. Il le sait. Comme un gamin épris soudainement de caprice, prêt à crier sur l’objet de toute sa contrariété. Mais il demeure inlassablement immobile, ne pas le regarder c’est la clé pour ne pas céder. Mais pourquoi diable ne pas craquer ? Pourquoi donc continuer de se torturer quand…

Tu crois que je vais t’attendre éternellement, Gaby ?

Il se fige un peu plus. Déglutit. Son attention irrémédiablement et complètement centrée sur lui.

Tu crois que je vais supporter longtemps ta lâcheté ?

Elle pointe un peu plus, l’angoisse, retourne son estomac à presque lui en donner la nausée. Cela fait trop longtemps qu’il a arrêté de respirer. Devant lui, elle tangue, doucement, la maudite porte. Trois pas pour un souffle. Menace à demi voilée, paroles amères et mots parfaitement bien employés. C’est soudain la peur d’être abandonné qui vient, entre deux, s’immiscer. S’il s’écoutait, en un éclair il pourrait se retourner, pour lui dire de ne pas laisser tomber et de continuer. Il ne peut pas arrêter de l’attendre, ce n’est pas envisageable une seule seconde. Sentiments à moitié révélés, Dieu que le Blackwood est bien trop focalisé sur ses œillères pour réellement en comprendre le sens, de ces mots. Jusqu’à définitivement s’arrêter de respirer lorsque l’objet de sa contrariété reprend.

Parce que c’est ce que je ferai. Chaque fois que tu claqueras cette putain de porte, et qu’importe combien de fois je croirai pouvoir te détester, je serai toujours là, derrière cette putain de porte, à t’attendre.

La main se crispe davantage sur la poignée à s’en faire blanchir les jointures, presque à en trembler. Ainsi donc il se pourrait qu’il ne se soit pas trompé. Ainsi donc il se pourrait bien que les sentiments soient partagés. Sa poitrine se lève et s’abaisse si vite que l’on pourrait bel et bien croire qu’il ne respire plus. En réalité il est complètement pétrifié, mortifié de peur et d’une chaleur qui lentement se diffuse dans la totalité de son corps, du creux de son estomac jusqu’à ses joues. Fuir, encore. Ce serait tellement simple.

Si tu veux la clé tu vas devoir venir la chercher.

A force d’être aussi loin il a presque oublié pourquoi il le fuyait avec autant d’avidité. Ce n’est plus la crainte à présent qui lui fait vriller l’estomac, non, c’est autre chose. Un élan de lucidité, l’évidence qui lui éclate définitivement à la gueule. Il étouffe. Il doit respirer sans quoi il va tout bonnement se laisser claquer. La proximité se fait vile tortionnaire, la présence dans son dos se faisant toujours plus mortifère. De longues secondes de silence s’échappent dans les airs, tension ambiante de deux êtres qui se cherchent et dont l’un a bien tenté de prendre la fuite et manqué de tout foutre en l’air. Dis-moi quand est-ce qu’on s’est perdus ? Dis-moi quand est-ce tu as commencé à être plus ? Depuis quand j’étouffe à ce point et combien lentement j’en crève. Un. Deux. Trois pas. Il ne s’enfuira pas. Un. Deux. Trois pas. Plus jamais,tu verras.

Gabriel ferme les yeux et tente de prendre une inspiration qui ne vient pas. Crispé sur la poignée il sent sa main se mettre finalement à trembler. Maven est si proche dans son dos et les mots prononcés sont si lourds de sens qu’il ne parvient plus à réfléchir. Tout ce qu’il sait c’est qu’il doit respirer, il ne veut plus étouffer, et si sa tête refuse l’insensé, son cœur lui, connait pertinemment la vérité.

Et c’est exactement pour ça qu’il a fini par bouger.  

« J’en veux pas. ». D’un souffle, un seul, avant d’étouffer.

Sa main l’a lâché, cette maudite poignée et son corps tout entier a bifurquer quand les émeraudes se sont à nouveau mises à regarder. Sans avoir à faire plus qu’un pas, Gabriel vient entourer le visage du Sincère entre ses mains et instantanément ses lèvres viennent trouver les siennes comme si elles avaient toujours été faites pour ça. Comme si elles avaient toujours attendu ce putain de moment. C’est avec force et comme si le monde allait crever autour d’eux qu’il garde les mains rivées sur chaque côté de ce visage tant aimé et que ses lèvres viennent l’embrasser. Sa respiration devrait être coupée mais au lieu de ça Gabe se sent respirer. Son souffle retrouvé s’égare sur la peau, ces lèvres qu’il apprivoise et fait siennes comme si jamais plus il ne pourrait le faire. Chaque geste est précipité, conséquence d’une envie bien trop longtemps enfermée. Dans l’élan il l’oblige à reculer, l’oblige à venir rencontrer la surface lisse du mur bétonné. Le dos claque, sûrement, mais il est tout bonnement incapable de s’arrêter, se perdant dans les affres d’un baiser si longtemps réprimé.

And I'll use you as a warning sign*
That if you talk enough sense then you'll lose your mind
And I'll use you as a focal point
So I don't lose sight of what I want


Ce n’est qu’à cet instant que ses mains le lâchent et que ses épaules reculent pour laisser tomber sa veste par terre, à même le sol, sans pour autant jamais séparer leurs lippes auxquelles il s’accroche. Il a besoin de le sentir contre lui, il le veut proche, si proche. Horriblement proche. S’il a fui c’était pour éviter ça, mais aujourd’hui il lâche prise sur ce monde qui l’effraie, car il se rend compte qu’en définitive ce monde n’est absolument rien s’il n’en fait pas parti. Il a besoin de lui.

And I've moved further than I thought I could
But I missed you more than I thought I would
.

Corps qui se cherchent et gestes emplis de maladresses, fief de l’élan démesuré dans lequel il ne cesse de s’engouffrer. Il n’y a aucune urgence pourtant tout son corps dit le contraire, il a besoin de le sentir près de lui. Il a irrémédiablement besoin de se coller à lui, pour mieux respirer et mieux exister. Alors seulement l’une de ses mains vient à nouveau se poser sur sa joue et glisser jusque dans sa nuque tandis que son souffle se mêle au sien. Ses doigts viennent trouver le col et les premiers boutons de la chemise qu’il retire les uns après les autres, avant de finir par les éclater lorsque cela ne va pas assez vite. Bientôt il le déleste du tissu et vient tirer sur les manches avant d’envoyer le tout valsé plus loin. Mais ce n’est encore pas assez. Il ne veut pas s’arrêter, car il sait que s’il le fait maintenant il pourrait bien tout gâcher. Ses mains reviennent encadrer son visage à la hâte mais il se remet déjà à bouger, prend la direction qui mène à la chambre. Pas une seule seconde il ne réfléchit et ne se laisse rattraper par l’angoisse, tout ce qui compte c’est lui et le sentir contre lui, contre sa peau. Tout de suite. Violemment et maladroitement, il pousse la porte, les précipite à l’intérieur et le pousse sur le lit, retire sa propre chemise en un laps de temps fulgurant, dévoilant par la même occasion les différentes marques noires qui ornent son corps ci et là, puis il revient trouver ses lèvres qu’il n’a jamais vraiment lâché malgré l’air qui se remet physiquement à lui manquer. Ce n’est qu’alors qu’il sent enfin sa peau contre la sienne et qu’il recule légèrement pour prendre une grande bouffée d’air, que ses émeraudes viennent croiser les ténébreuses de Maven et qu’il se fige.

Oh and I found love where it wasn't supposed to be
Right in front of me.
Talk some sense to me.
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You have to stop runnin' away, boy ☾ GABEN

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