Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 Cold World || Solo

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one choice can transform you
Arizona J. O'Malley

❖ Date de naissance : 14/11/1991
❖ Barge depuis : 07/09/2015
❖ Messages : 816
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❖ Crédits : Avat : Elegiah || Sign & Profil (Gifs & CSS) : Elegiah
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❖ Profession : Bras droit des Érudits || Technicienne Informatique
❖ Faction : Erudite (divergente)
❖ Philosophie : Find what you love and let it kill you
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MessageSujet: Cold World || Solo Dim 29 Jan - 16:11


Show me all your tricks and I'll show you mine
❝Keeping all your secrets on a high rise || Rp One Shot❞




Silence de plomb et murs de verre sombre. Tour de cristal et bourrasque moribonde. Voici qu'à la fin du jour, le verdict lourdement tombe. Et il devient de glace cet étrange monde. Plus rien ne bouge en les enceintes de ce paradis immonde. En nos veines se gel le sang qui péniblement abonde. Tout n'est plus que gardien de marbre, statue de glaise et poupée de sel en cet empire que ta folie fonde. Et pas même la vie en nos poitrines en cet instant ne bat, étouffée par le revers de ta main inféconde. Impuissante, je te regarde un à un me les arracher, ces enfants maudits qui te font honte et qui constituent secrètement le fer de ta fronde. Souffle coupé, je voudrais réagir et pouvoir t'en empêcher, mais ici entre ces murs, je ne suis que l'une de ces marionnettes par ta volonté animée, obéissant aveuglément à tout ce que tu peux nous commander, assise à tes pieds, je ne peux que sourire et acquiescer. Et du souffle créateur tu m'assassines par le verbe destructeur. La voilà, oui la voilà l'ère du malheur, je la sens déjà tambouriner contre les parois de mon cœur. C'est dans l'air que l'on respire. C'est dans la matière qui ne cesse de pourrir. Il y a ce mal que je ne peux saisir et qui en les profondeurs attend pour au crépuscule de l'homme mieux ressurgir. Et elle se fissure, la deuxième rempart qui maintient l'équilibre en mon esprit noyé par l'espoir devenu à tes mots cyanure. Aveugle que tu es, aveugle que tu resteras, ne comprends-tu donc pas que c'est de ta propre main que mourra la lignée des rois? Alors tu peux promettre, jurer, ordonner, tu sais que bientôt, tout ce qui se trouve autour de toi va s'effondrer. Car de reine du monde et ses obscures butins, lorsque hauts dans les cieux s'élèvera la fumée de ton inéluctable déclin, il ne restera plus entre tes doigts que les dépouilles calcinées et les fils rongés de tes insoumis pantins. Mais en les enceintes de ton pouvoir, impuissante je suis et impuissante je demeurerais asservie à ton bon vouloir. Alors assise à tes pieds, en silence je ferme les yeux sur cette aube noire que tu fais se lever sur ton royaume enclave au purgatoire. Silence de plomb et murs de verre sombre. Tour de cristal et bourrasque moribonde. À ton commandement voilà que dansent les ombres. Et rapidement l'on s'agite pour te plaire, endurons les métamorphoses pour te satisfaire, répondant sans un mot à ton impérieux besoin d'exemplaire, au travers de notre volonté et ton contraire là où d'une main tu opprimes et de l'autre nous libères, naissent les prémices de l'occulté calvaire. Mais c'est dans l'air que l'on respire. C'est dans la matière qui ne cesse de pourrir. Il y a ce mal que je ne peux saisir et qui en les profondeurs attend pour au crépuscule de l'homme mieux resurgir. Un dernier regard en arrière et je les laisse partir, mon frère, son autre et mon doux amer. Condamner à vous aimer plus fort pour vous abandonner encore, en ces ultimes adieux se perdent vos larmes d'or.


₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪


Willis Tower,
Arrondissement des érudits,
Deux semaines après le projet Équilibrium.

Et le voilà qu'il reprend, le tumulte incessant. D'une inflexion de voix et son grondement, se disperse vague après vague les remouds abrutissant de l'instant présent. Tous vers la sortie se précipitent alors que mes pas me guident machinalement au travers de cette nuée d'âme, et je la vois, cette vérité pour laquelle tous l'on se damne, au-delà de cette porte aussi limpide que le diamant mais aussi trouble et agitée que les soubresauts d'une incandescente flamme : la liberté n'est que la chimère mère de tous nos drames. Elle naît de nos espoirs, de nos rêves de gloire, de cette ambition utopique qui grandit en le noir, façonne les esprits et nous pousse à toujours vouloir, à rechercher plus loin pour mieux voir, à transformer pour enfin pouvoir et à avoir pour mieux croire. Seulement, peu importe les miracles qu'elle peut nous donner, nous n'en avons jamais assez, alors nous la façonnons pour continuer à espérer, pensant que c'est de notre main que jaillira l'absolue vérité et que le monde sera toujours plus beau tel que nous l'avons imaginé pour tous ceux que nous voulons guider. Alors nous continuons à la modeler, allant jusqu'à la déformer, la rendant conforme à ce que nos esprits malades peuvent bien dessiner en sa toile vierge de toutes nos insanités mais que l'on corrompt à chaque chaîne qu'à ses chevilles, égoïste, l'on vient ajouter. À tout jamais défigurée, nous la tuons lentement jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'une vague idée de cette société à laquelle nous avons pu un jour rêver, et ce n'est qu'une fois penché au-dessus de sa couche dénaturée que nous contemplons le massacre perpétré au nom d'un amour que l'on ne sait même plus nommer. Alors peu importe qui prendra ta place pour gouverner, il y aura toujours un nouveau fou pour museler l'écho de sa voix brisée afin de nous assujettir à sa pléiade de rêves erronés.

- Arizona Jailyn O'Malley, professeur Meyer, je vous en prie, montez.

- Désolée, je n'ai pas de temps à perdre.

- Et pourtant, c'est bel et bien ce que vous allez faire.


Et il devient de glace cet étrange monde. Plus rien ne bouge en les enceintes de ce paradis immonde. En mes veines se gel le sang qui péniblement abonde quand devant moi se dresse le diable qui d'une main m'invite en sa ronde. La fenêtre de la limousine qui vient de s'arrêter face à moi se referme tandis qu'un domestique en sort et m'en ouvre la porte arrière. Je ne vois pas tes traits, seule ta voix sortant des limbes réitère ta demande tandis que j'aperçois cette main qui d'un geste m'invite à prendre place en le véhicule où j'y redécouvre ce visage qui m'est horriblement familier.

- Qu'est ce que…  

Rien, aucune réaction hormis cette larme qui dévale le long de sa joue. Impassible comme à mon habitude, je monte à l'intérieur, siégeant ainsi sur la banquette arrière, faisant face à l'altruiste, pendant que la portière se referme sur nous puis, croisant les jambes tout en ne lâchant pas ce dernier du regard :

- Qu'est-ce qui se passe ?

Un projecteur holographique s'allume, créant ainsi une barrière artificielle entre l'homme et moi :

- Ravi de pouvoir enfin te rencontrer Arizona, je suis le professeur Meyer, l'homme qui a falsifié ton test d'aptitude. Aussi, j'espère que la présence de mon invité ne te dérange pas. Tu te souviens de lui n'est-ce pas? Andrew Ward, le premier divergent que tu as sauvé.

Mes prunelles irisées dérivent d'un visage à l'autre, heurtant tour à tour le regard pétrifié d'Andrew et celui dépourvu de toute humanité de ton image projetée.

- Qu'est-ce que vous voulez ?  

- Collaborer. J'ai un grand projet Arizona et tu es la clef qu'il me manque pour le concrétiser. J'ai lu tes notes concernant le labyrinthe, je les ai trouvés des plus pertinentes. Tu as réussi ce que nul avant toi n'avait accompli, et tout ça pour quoi? Rester dans l'ombre et continuer ta petite vie faussement paisible. Mais regarde tout autour de toi, le monde qui nous entoure est malade, corrompu, seconde après seconde il se nécrose mais, toi et moi, on peut l'en empêcher. On peut faire en sorte d'enrayer ce mal qui l'a si sournoisement infecté.

- Et vous croyez vraiment que je vais accepter parce que vous venez délicatement me le demander ?

- Bien sûr.


Et il devient de glace cet étrange monde.

Soudain, j'entends les premières notes qui en mon esprit gronde :  

- Maxwell's silver hammer, came down upon her head. Bang Bang!! Maxwell's silver hammer, made sure that she was dead ~

Lorsqu'en ton royaume enclave au purgatoire…

Une autre séquence apparaît sous mes yeux saisi d'effroi, c'est alors que je le vois, Salem, pris au piège entre les quatre murs d'une geôle poisseuse en laquelle son âme se brise tandis que l'ombre tout autour de lui, de nous, sournoisement se déploie.

- J'ai besoin de toi Arizona et que tu le veuilles ou pas, tu vas changer la face du monde avec moi. De toute façon, tu as déjà commencé à le faire… En trifouillant dans la mémoire de ton frère, j'ai tout découvert. Tout ce que je te demande, c'est d'apporter quelques modifications à ta machine.

- Allez au diable.


...Du souffle créateur tu m'assassines par le verbe destructeur.

- Mais ma pauvre enfant, c'est que j'y suis déjà. Andrew? Dis au revoir à Arizona.

Et elles continuent à ruisseler, telles des rivières qu'il ne peut stopper, ces larmes qui viennent saccager les traits de son visage de poupée brisée, tandis que je le contemple, désarçonnée face à son comportement déshumanisé et ses gestes automatisés qu'il ne semble même plus contrôler :

- Au… Au revoir, Arizona.

Le temps se fige puis violemment s'effondre, sans que je puisse comprendre quoi que ce soit, le divergent fait s'abattre l'aiguille d'une seringue en son cou avant de sombrer en les limbes et leurs décombres. Il bave, son corps convulse puis se tord en cette dernière torsion d'agonie que lui arrache la mort. Tétanisée, mon cerveau ne parvient pas immédiatement à analyser ce qui vient véritablement de se passer.

En mes veines subitement se gel le sang qui péniblement abonde.

- Sérum de mort. Et si tu continues à t'obstiner, c'est comme ça que finiront tous ceux que tu aimes et que tu crois pouvoir protéger. Alors soit tu acceptes de collaborer, soit, je m'amuserais à les briser un à un, et ce jusqu'au dernier. Tu veux vraiment le perdre Arizona?

De son image disgracié, il laisse place à celle de mon étoile contraire, devenu éternel supplicié. Un premier coup s'abat sur sa tempe qui vient lui déchirer l'arcade sourcilière contre le sol déjà usé par le temps et souillé par le sang des anciens condamnés, tandis qu'une nuée d'autres viennent marteler son corps déjà broyé, par le fou et le diable en les ombres à jamais liés.

- Hein?!! Ouvre les yeux et regarde-le !!! C'est vraiment ça que tu veux ?!!!

Car pas même la vie en ma poitrine en cet instant ne bat.

- Ça suffit ! J'ai compris. Ça. Suffit! Arrêtez ça. Je vous en prie, arrêtez. J'ai compris.

Silence de plomb et murs de verre sombre. Voici qu'à la fin du jour, le verdict lourdement tombe.

Mes mains froides deviennent moites tandis que d'un pas j'entre en ta ronde. L'esprit embrumé par cette haine qui circule rageusement en mes veines, les yeux rougis par cette colère malsaine et qui secrètement me gangrène, d'une dernière salve je t'assène :

- J'accepte. Mais n'oubliez jamais ceci professeur : Aujourd'hui je suis peut-être celle qui supplie pour la vie, mais soyez sûr que demain, c'est à genoux que vous implorerez pour la mort.

Et c'est dans l'air que je respire, dans la matière qui ne cesse de pourrir.

- Cela fait des années que l'on me promet son arrivée et regarde, je l'attends encore… M'enfin, là n'est pas le sujet… T'as beau me menacer, je veux te prouver que je ne suis pas le pourri que tu peux imaginer. Salem, je vais veiller sur lui et tant qu'il sera sous ma protection, il vivra. Par contre, vu que la confiance n'est pas encore là romps notre contrat, parle de notre petit deal à qui que ce soit, sabote les plans de ta machine ou essaye tout simplement de l'approcher sans que je ne t'en ai sifflé l'ordre et, il mourra. Et si d'aventure il devait m'arriver quoi que ce soit, soit sûre que tu ne le reverras pas et que Moira recevra en main propre le dossier traitant de ta divergence.

La limousine s'arrête devant l'immeuble de mon appartement :

- Et mes amitiés à Flores. J'ai entendu dire que vous êtes devenues de grandes amies elle et toi.

Il y a ce mal, que je ne peux que trop saisir.

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