Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 Remember the name ▲ ONE SHOT

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one choice can transform you
G.H. Nolan Wheeler

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 18/11/2016
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❖ Crédits : TF (vava) - TF (gif profil) - Astra (codes signatures) - TF (gifs)
❖ Multicomptes : Gray J. Wolfgang - Envy D. Carter - J. Ryder Storm & Gabriel A. Blackwood
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❖ Âge personnage : 35 ans
❖ Profession : Avant amnésie > Bénévole au sein d'une association caritative et hacker. Après amnésie > Conseiller en négociation de conflits auprès des Erudits les plus haut gradés.
❖ Faction : Erudites (normalement Divergent Altruiste)
❖ Forces & Faiblesses : Sa divergence est une force dont il avait pleinement conscience avant son amnésie. A l'heure actuelle, elle lui est toujours d'utilité mais c'est une "tare" qu'on lui cache. Il y a beaucoup de choses qu'on lui cache, lui qui a été formaté sur de profonds mensonges. La vie qu'il mène n'est pas la sienne. Signes distinctifs : il a des tatouages sur l'ensemble de son corps et une cicatrice qui descend de son arcade à sa joue.
❖ Philosophie : I don't fucking care.
❖ Playlist : BOYCE AVENUE > Dream on - SIA > Freeze you out - LANDON AUSTIN > Armor



MessageSujet: Remember the name ▲ ONE SHOT Jeu 29 Déc - 22:48



Remember the name

FT.  SOLO


« Suite aux attaques terroristes de l’arrondissement du Centre, la Présidente, Moira Rosenbach, le 29 janvier dernier, ici même, à l’hôpital Wrigley, a tenue à réitérer son soutien à la civilisation et offrir un message de sympathie à l’égard des victimes. Le discours de Moira Rosenbach est brusquement interrompu lorsqu’au sein de l’assemblée résonne une déflagration d’abord identifié comme un bri électrique… »

Le brouillard qui a envahi Chicago ne semble pas se lever. Glacial, obscur et aussi troublé que toutes les âmes en peine qui avance à reculons aux pieds du gratte-ciel. Mains croisées dans le dos, il observe, en silence il attend, les yeux rivés sur un horizon qui n’est plus.

« …la principale suspecte de cette fusillade s’appelle Thursday Thunder, Sans-Faction. La femme, aux antécédents troubles avec l’Ordre et la fonction publique,  s’empare de l’arme d’un Audacieux en service et décharge son premier coup de feu sur la Présidente. C’est Scarlett Trueblood, employée à la Willis Tower, qui prend la balle. Moira Rosenbach est escortée hors de scène par le dirigeant de la faction des Audacieux, Envy Carter, et le bras-droit de la faction des Érudits, Arizona O’Malley, tandis que mademoiselle Thunder se fait immobiliser par les officiers en service. Lors de son arrestation, dans la démêlée, un deuxième coup de feu éclate et la balle perdue atteint la dirigeante de la faction des Sincères, Blake Keyshawn. Les personnes à l'intérieur de l’hôpital ignorent à ce moment ce qui vient de se produire, mais sèment la débandade et cherchent à fuir l’édifice. Au sein de la panique, la dirigeante de la faction des Altruistes monte sur scène et soulève des propos qui atterrent tout le monde ... »

Le journal télévisé répète en boucle les mêmes informations qui ne l’atteignent pas. Remontant lentement les manches de sa chemise blanche, dévoilant par la même occasion les stigmates noires qui ne disparaissent jamais et font partie d’un passé qu’il a totalement oublié, Grant ne quitte pas le spectacle qui s’offre à lui. C’est comme espérer de trouver des réponses qui ne viendront jamais. S’il est dans la Tour Willis, celle-ci n’est en aucun cas sa maison, elle n’a rien de tel et il ne se considère être qu’une plante de décoration d’intérieur. Et les plantes, ici, dans ce décor aseptisé et bourgeois, elles se meurent. Tout est surfait.

« … précédent le mouvement de rébellion de la dirigeante des Altruistes, c’est le fléau Tenebris qui donne le coup de grâce au sordide événement… »

Temporairement, il baisse les yeux, termine de remonter convenablement ses manches en entendant les pas qui s’avancent jusqu’à lui, tandis qu’il est dans son bureau depuis déjà plus d’une heure, planté là, immobile à réfléchir à des choses dont lui seul en connait la teneur.

« Le monde ne tourne pas rond, n’est-ce pas Wheeler ? »

Cette voix ne quitte jamais vraiment son ombre, ce qui l’agace profondément mais il n’en montre rien, demeure irrémédiablement calme et aussi froid qu’il peut l’être, ne se tournant même pas pour faire face à l’homme.

« Pour sûr. »

L’Humanité elle-même a un grain, il a beau avoir l’impression de n’avoir vécu que deux années pleines, ignorant tout du reste, de son enfance, il a compris qu’en ces terres il vaut finalement mieux rester un indéniable solitaire. Personne ne trouve le prétexte de venir l’enquiquiner. Personne n’ose, probablement à cause de ce qu’il se murmure dans les couloirs. En dehors des principaux concernés, personne ne sait réellement ce qu’il fait. Homme de l’ombre en définitive, bien plus qu’Homme d’action, il traverse chaque épreuve avec la même indifférence et la même froideur devenue légendaire. Le mâle qui souffle dans son dos en revanche n’a strictement rien de quelqu’un qui agit discrètement, c’en est même tout le contraire, et bien qu’il ne se souvienne toujours pas de son visage, il sait pertinemment que quelque chose cloche avec lui. On n’apprend pas à un singe à faire la grimace et son envie irrésistible de faire ami-ami a quelque chose de trop forcé pour être véritable. L’homme en question se met à éteindre la télévision quand la présentatrice s’apprêtait à faire une pause météo.

« J’ai prévu de travailler jusque tard dans la nuit. »  

Il anticipe la proposition du brun avant même que celle-ci s’échappe de ses lèvres, alors l’homme claque doucement dans ses mains d’un coup sec en reculant de deux pas.

« Bien. Je suppose que ce sera pour un autre soir. Moi qui espérais t’offrir un verre. Veille à ne pas trop t’abîmer les rétines sur tes multiples supports informatiques Wheeler. Ce serait dommage de gâcher de si beaux yeux. »

Grant observe son reflet dans la surface vitrée, s’affairant à triturer sa deuxième manche plus longuement que prévu pour ne pas avoir à se justifier d’une quelconque impolitesse. Pour une raison qu’il ignore, il ne souhaite pas lui laisser entrevoir une seule faille. Une seule faiblesse ou porte d’entrée. Ce type est dangereux, il le sent au fond de ses tripes. Ce n’est que lorsque l’homme a enfin disparu en claquant la porte qu’il lâche un profond soupir d’agacement en crispant la mâchoire et daignant tourner le dos à la baie vitrée. La vue sur Chicago est imprenable d’ici, ça l’apaise et l’aide à remettre ses idées en place. Ca l’aide aussi à ne pas craquer quand il sent une pression invisible s’abattre sur ses épaules et lui comprimer lentement la cage thoracique. Par moment, il a tout bonnement l’impression de s’étouffer en se repliant sur lui-même, comme si une force ne demandait qu’à s’échapper. Comme si quelque chose d’important voulait être révélé.

***

22h30. La femme de ménage pousse la porte du bureau, ne s’attendant pas à voir quelqu’un assis dans le fauteuil de cuir noir, tournant légèrement ce dernier de gauche à droite, l’air plus concentré et contrarié que jamais.

« Milles excuses Monsieur Wheeler, j’ignorais que vous travailliez encore si tard. »

Tournant son fauteuil d’un coup de pied pour lui faire face, il lui offre un sourire qui se veut rassurant et se lève de son siège quand son téléphone se met à biper.

« Non je vous en prie Marta, restez. Vous avez raison il se fait tard. »

Avec la personne adéquate, il arrive que le bureaucrate si froid et pseudo tyrannique s’abaisse au rang de simple gens. Cela n’arrive que bien trop rarement, comme des réflexes oubliés.

« Et de toute évidence, le devoir m’appelle ailleurs. »

Nouveau sourire tandis qu’il attrape le petit appareil et sa veste de costume, passe à côté de la femme de ménage à l’accent espagnol qui s’apprêtait à repartir tête baissée, pour prendre la direction de la porte de sortie. Il la frôle, elle lui sourit à son tour en tirant sur son aspirateur, posant les yeux sur lui avant de le stopper net dans son élan et d’attraper son poignet droit. Pris de surprise, Grant tressaille légèrement, peu habitué à ce qu’on le touche, s’apprêtant presque à avoir une réaction violente par réflexe quand il se rend compte qu’il ne s’agit que de Marta qui le retient, tournant la paume de sa main vers le haut, et glissant ses doigts sur l’une de ses marques noires.

« Mon frère avait un tatouage comme celui-ci. Oh pas les mêmes inscriptions, Monsieur Wheeler ça non… Les vôtres sont clairement uniques, mais saviez-vous qu’il s’agit de lettres de l’alphabet dans un dialecte ancien ? Un dialecte proche de celui des mayas si je ne me trompe pas. D’après mon frère, paix à son âme, ces lignes pouvaient également servir de symboles de protection pour quiconque les porte. »

L’érudit sent l’un de ses sourcils se hausser, perplexe, aux informations qu’elle lui donne, comme si elle savait que d’une manière ou d’une autre il ignorait la signification de tous ces symboles ornant son corps. Comme si… Elle savait pour son amnésie alors qu’ils n’en ont jamais parlé.

« Je suis désolé Marta, je n’ai absolument aucune idée de ce que cela peut bien vouloir dire. »

La vieille femme de ménage lève alors les yeux sur lui, visiblement gênée.

« Oh. Et bien, je ne suis pas certaine Monsieur Wheeler, mais là, vous voyez, on dirait qu’il s’agit d’un prénom. Le premier symbole correspond à un N, mon frère avait le même. Le second… ». Elle réfléchit un instant et continue comme ça jusqu’à la fin. Cinq bonnes minutes s’écoulent sans que Grant ne soit capable de bouger d’un millimètre. Ce n’est finalement que lorsque son téléphone se remet à biper qu’il sort de sa léthargie et récupère son bras. « Merci, Marta. Je me renseignerai. Bonne soirée. » et il prend la poudre d’escampette en rabaissant ses manches rapidement. « Bonne soirée Monsieur Wheeler ! », qu’il entend résonner alors dans son dos tandis que les portes de son bureau se referment derrière lui et qu’il prend le couloir direction l’ascenseur.

***

La sonnette connue par cœur retentit et lui donne l’étage où il est arrivé. Le plus haut de la Tour Willis et le plus luxueux aussi. Traversant le couloir, veste de costume impeccablement boutonnée, il passe enfin la porte de l’impressionnant bureau.

« Vous êtes en retard. »

Grant passe les mains dans son dos et les croise tel un parfait petit bureaucrate obéissant.

« Veuillez m’excuser Madame la Présidente, j’ai eu un léger contretemps. »

De dos, il tire avec insistance sur sa manche, comme si tout le monde était en mesure de déchiffrer les inscriptions de son poignet. Nolan, d’après les informations de Marta.
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