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Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 BRYDER ▲ I thought heaven can't help me

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J. Ryder Storm

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 17/05/2016
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❖ Âge personnage : 32 ans
❖ Profession : Responsable de la Fosse et Entraîneur
❖ Faction : Dauntless
❖ Forces & Faiblesses : Peut être un parfait gentleman par devant comme une effroyable pourriture par derrière - A quelques "anger issues" mais ça à moins d'y avoir goûté vous n'en saurez jamais rien - N'a pas un vilain fond est même plutôt tout ce qu'il y a de plus jovial - Une de ses principales faiblesse découle probablement de sa légère dépendance aux substances illicites. Juste légère... Un tout petit peu. Micro poil de poudre.
❖ Philosophie : Take the best. Fuck the rest.
❖ Playlist : Pillowtalk ▲ ZAYN - Battle scars ▲ GUY SEBASTIAN - Gasoline ▲ HALSEY - Still falling for you ▲ ELLIE GOULDING



MessageSujet: BRYDER ▲ I thought heaven can't help me Mar 29 Nov - 21:57



I thought Heaven can't help me

FT. BROOKLYN S. O'MALLEY



La sueur perle à son front et sa main serre l’oreiller qu’il est venu garder contre lui avec force. Le souffle erratique de sa propre respiration lui parvient jusqu’à ses oreilles mais il n’y prête pas plus attention car son esprit est ailleurs, ses yeux voient autre chose, il n’est plus ici. Il n’est plus chez lui ni dans sa chambre. Il se trouve perdu entre quatre murs exigus, au beau milieu d’un lit à barreaux auxquels il s’accroche en grognant tout ce qu’il peut et en serrant les dents pour ne pas hurler. Il a chaud, froid, tout en même temps. Les courbatures de son corps tout entier se font martyres et il voudrait battre des pieds pour ne plus y penser. En vain. Allongé de profil sur son lit où la couverture a depuis des heures été envoyée balader, Ryder se contente de serrer cet oreille contre lui, les yeux rivés tantôt vers il ne sait quoi, tantôt fermés sourcils froncés pour tenter d’oublier. Il ne voulait pas revivre ça. Pas encore. Ce lit n’a peut-être pas de barreaux pour l’empêcher de tomber mais il demeure une véritable prison désagréable. Les draps sont chauds, bien trop chauds et humides, à l’image de son front et de la sueur qui imprègne ses cheveux. Il veut juste que ça s’arrête et il serre les dents, nauséeux. « S’il te plait… ». Un murmure entre sa mâchoire crispée. Adressé à n’importe qui. A qui entendra, car il a l’impression de perde la boule, il ne sait plus qui est là ni si tout ce qui l’entoure est bien réel. Tout se mélange avec les ombres et les silhouettes. Dans un coin de la pièce, le crétin a recommencé à frapper contre un tuyau invisible et il ricane comme un cinglé. James ne pensait pas le revoir de sitôt.

« S’il te plait. S’il te plait. » qu’il chouine en continuant de frapper, lui offrant une musique des plus ignobles, de celle qui martèle votre crâne au point de lui donner la migraine. « Tu fais vraiment pitié, James. ».

Le principal concerné fait tout pour ne pas l’écouter mais il n’arrive pas à jongler sur tous les fronts, trop de messages envoyés à son système nerveux en même temps. Il chauffe, suffoque presque, et cette douleur qui lui ravage les entrailles, l’obligeant à se tordre et à serrer un peu plus l’oreiller contre lui, sont tout autant de facteurs qui l’empêche de comprendre ce qu’il se passe réellement. Ses yeux brillants se rouvre sur une semi obscurité, les rideaux sont tirés, ça il le sait, s’en rappelle, mais il a tellement mal, tellement peur, que d’un seul coup c’est le flash.

« Brook ! ».

Il hurle son prénom comme si elle n’était pas là, juste là ou dans la pièce d’à côté. Tremblant de tout son long, il voudrait se redresser, se lever et s’échapper mais chaque fois qu’il essaie au moins de s’asseoir, il tangue de l’autre côté et s’effondre à l’opposé de la tête de lit. Il n’a plus ni la notion de l’espace, ni la notion du temps qui passe, chaque effort le fait immédiatement tourner et il déteste se sentir de la sorte. Aussi diminué.

« Fais quelque chose putain… » qu’il grogne entre deux crises de maux d’estomac. Du moins, il pense que c’est l’estomac, fermant les yeux et fronçant à nouveau les sourcils pour éviter de retomber allongé. Il essaye de lutter mais au final, il ne tient assis que trente secondes à peine et sent à nouveau le matelas pratiquement trempé contre lui. Retour à la case départ, comme dès l’instant où le manque a commencé à se faire beaucoup plus grand, lorsque le creux a commencé à s’étendre. C’est une obsession, partout où il pose les yeux il espère secrètement y découvrir un sachet de sa précieuse poudre blanche. A peine une prise et il se sentirait déjà beaucoup mieux, pimpant, comme si rien de tout cela ne s’était passé, mais il n’y a rien. Pas un sachet. Plus un seul, elle a tout noyé, et lorsqu’il y repense il se remet à pleurer. De douleur, de rancœur et toujours à cause de cette putain de peur. Une nouvelle fois Ryder tente de se redresser, d’un coup sec, comme tout droit sorti d’un mauvais rêve. Ses gestes sont maladroits et totalement incohérents, là où ses deux billes bleues sont aussi luisantes et explosées que s’il avait fumé deux paquets de cigarettes en une seule bouffée. Secoué de spasmes l’audacieux se fait violence pour ne pas rechuter mais entre deux battements du cinglé sur ses tuyaux invisibles, il semble enfin voir la silhouette de Brooklyn se détacher du reste de ses hallucinations. Les larmes et la sueur dégoulinent sur son visage, se mélangent et se confondent en une multitude de perles scintillantes. Il fait peine à voir, ça le rend malade rien que d’y penser, lorsqu’il arrive à penser droit.

« Brook ! ».

Il déglutit, la gorge sèche et serre toujours ce maudit oreiller entre ses mains, à s’en blanchir les jointures en usant trop de sa force.

« Ca fait tellement mal… FAIS QUELQUE CHOSE ! ». Il n’en peut plus alors il hurle, et pourtant le sevrage en soi ne fait que commencer. « S’il te plait ! ». Non pas que l’audacieux soit du genre à supplier à tort et à travers, loin de là, c’est même tout le contraire. Mais il n’est pas dans son état normal.

« Oh… James. Pauvre, pauvre petit James. Elle t’avait pourtant dit que tu comprendrais un jour. Elle t’avait dit que tu ne pourrais plus t’en passer. ». Son double rigole et sort de son coin, laisse tomber la barre de fer au sol et arrête de fracasser un tuyau métallique invisible. Le regard mauvais et le sourire presque niais, il s’avance mais sa silhouette change. « Alors dis-moi, mon beau, mon tendre James… Qu’est-ce que ça fait ? Tout le monde sait pourtant que tu ne peux pas arrêter… Pourquoi s’obstiner ? Je pourrais peut-être l’étriper pour toi… ». Les yeux bruns viennent se poser sur la silhouette de Brooklyn juste à côté du lit et les azurines de Ryder passe de la silhouette illusoire de sa propre mère à celle de l’audacieuse, bien réelle mais dont il ne semble pas entendre les mots ou même la respiration. Il ferme les yeux tandis que son hallucination se met à chanter une chanson imaginaire en ricanant sans relâche, lui faisant accélérer son rythme cardiaque et commençant à l’énerver au point qu’il s’empare de l’oreiller pour l’envoyer à l’opposé de la pièce, et donc, de Brooklyn. « LA FERME ! ».  Ce dernier traverse la silhouette qui disparait temporairement en grains de poussières. A présent l’audacieux tremble et frissonne. Froid. Mal. Tout à la fois.

« J’y arriverai pas… ». Un souffle, un soupir, un murmure normalement pour lui-même mais prononcé à voix haute et claire pendant que ses dents claquent sans qu’il ne puisse rien y faire. Un enfer, il vit un véritable enfer et vient glisser ses deux mains dans ses cheveux trempés de sueur. Il les serre et sa respiration erratique empire encore un peu.
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S. Brooklyn O'Malley

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MessageSujet: Re: BRYDER ▲ I thought heaven can't help me Mer 30 Nov - 14:01

You take me places I've never been When I keep on falling
Brooklyn était affalée dans le canapé, sa tablette sur la poitrine et plusieurs dossiers ouverts sur la table basse et dormait profondément. Elle ne s’était pas sentie sombrée alors qu’elle travailler justement pour rester éveillée. Mais cela faisait presque vingt-quatre heures qu’elle n’avait pas fermé les yeux et son corps avait abandonné malgré lui la partie pour s’assoupir un instant. Il fallait dire que cette dernière journée écoulée avait été riche en émotion et rebondissement. Enfin, la jeune femme avait confessé son amour pour un homme qui lui rendait ses sentiments. Cela l’aurait comblée d’une joie sans nom si Ryder ne lui avait pas annoncé cela en pleine dispute, en plein règlement de compte. Pour autant l’essentiel était qu’ils partageaient les mêmes sentiments et avaient décidé d’enfin agir en conséquence. Mais cela ne s’était pas fait sans heurt.

Parce qu’une chose se tenait encore entre eux et pouvait ruiner toute leur relation. La drogue. La cocaïne que le jeune homme prenait pour échapper à quelques démons dont il refusait de divulguer les noms à la blonde. Seulement il lui était impossible de supporter cela, Lyn ne pouvait pas rester les bras croisés et le regarder se détruire, et surtout lui donner envie d’ouvrir une bouteille de vodka pour l’accompagner dans les ténèbres. Alors même si cela lui avait brisé le cœur, même si cela lui avait fait gagner la haine de son responsable, la demoiselle avait retourné l’appartement à la recherche de poudre pour tout envoyer dans les canalisations. Pour leur avenir à tous les deux, pour leur avenir commun, James devait retrouver le chemin vers la lumière. Aussi dur que cela puisse être, elle ne lui laissait pas le choix.

Mais elle lui avait juré d’être là avec lui, pour lui à chaque pas qu’il ferait vers le soleil. Aussi après avoir reçu le signe qu’elle attendait tant de sa part, l’autorisation de pénétré dans sa forteresse de solitude, Brook l’avait aidé à remonter dans son fauteuil et l’avait conduit jusqu’à son lit lui expliquant qu’elle devait s’absenter un moment pour mettre sa vie en ordre si elle voulait rester avec lui en permanence. Elle avait ainsi pu récupérer le reste de drogue gisant, intact dans l’évier de la cuisine et aller la cacher dans son propre appartement. Elle en avait profité pour prendre ses vêtements de rechange, suffisamment pour ne pas avoir à revenir avant un moment, elle avait pris sa tablette pour travailler sur la Fosse et plusieurs dossiers pour travailler sur autre chose.

Elle avait également pris le temps de prévenir Envy qu’elle serait absente pendant une bonne semaine, prétextant un ordre émanant de la tour Willis pour qu’il ne lui pose pas plus de question et ne proteste pas plus que nécessaire. Shadow avait ensuite fait des courses pour prendre de quoi se nourrir pour plusieurs jours sans avoir à quitter l’appartement. Elle ne voulait pas le laisser seul une seule seconde et tout le temps qu’elle passa loin de lui à ce moment, la blonde fut rongée par l’inquiétude et la peur. Elle savait que le spectacle n’aurait rien d’agréable, qu’observer la déchéance de l’homme qu’elle aimait et sa souffrance allait lui faire mal, mais elle devait se montrer forte pour le soutenir. Une goutte de vokda lui faisait de plus en plus envie lorsqu’elle passa la porte et la verrouilla derrière elle pour qu’ils ne soient pas dérangés.

Le temps de ranger tout ce qu’elle avait rapporté de son excursion et Lyn avait retrouvé son amant qui n’avait pas eu le loisir de bouger du lit où elle l’avait laissé. Le manque s’était rapidement fait ressentir et elle ne put que constater qu’il devait pour se faire prendre de sacré quantité et depuis très longtemps. L’Audacieuse restait impressionnée de n’avoir jamais vu plus loin que les quelques sachets trouver au hasard dans cet appartement au cours des années qu’ils avaient entretenue cette relation purement corporelle. Personne en dehors de cette pièce ne se doutait de l’immensité du chaos qui régnait dans l’âme de James, personne ne pouvait imaginer que cet homme toujours souriant et bosseur était en réalité cocaïnomane. Quelle souffrance supplémentaire cela avait dû être que cacher un si gros secret, seul et pendant tout ce temps.

Brooklyn avait donc entreprit de prendre soin de lui, de l’accompagner dans sa descente en lui apportant une bassine pour vomir s’il en ressentait le besoin, pour lui tenir la main et lui éponger le front avec l’eau froide quand elle le voyait prisonnier de la sueur. Elle l’avait accompagné jusqu’à ce qu’il s’endorme. Puis elle avait profité de cet instant de répit pour s’installer plus confortablement dans ce lieu où, par la force des choses, elle allait vivre ces prochains jours. C’était étrange d’emménager là alors qu’il y avait encore quelques heures, cet appartement représentait une sorte de sanctuaire, un lieu de récompense, lorsqu’elle avait suffisamment fait plaisir à son maitre, qui lui accordait alors un traitement encore plus douloureux qu’à l’accoutumer, ayant ici de quoi s’adonner encore plus à leur passion commune pour la souffrance.

James se réveillant par intermittence, elle accourait à son chevet pour le réchauffer d’une couverture ou le rafraichir d’un linge humide selon ce qu’il avait besoin, elle essayait aussi de le nourrir et de le faire boire pour qu’il ne se déshydrate pas, puis elle le laissait se rendormir et travaillait sur les dossiers qu’elle avait apporté durant ces courtes pauses. Cela ne faisait que quelques heures mais elle avait déjà pris un rythme, et avait tout ce temps durant, lutté contre la fatigue et le sommeil. De peur de ne pas l’entendre quand il avait besoin d’elle, de peur de ne pas pouvoir lui répondre. Mais ce corps qu’elle ne contrôlait plus depuis sa blessure l’avait une nouvelle fois trahi et succombé aux bras de Morphée. Brook s’éveilla donc dans un sursaut à l’appel de son prénom.

« J’arrive ! » Se sentit-elle le besoin de répondre, en se levant précipitamment pour courir dans la chambre. Au moins, il ne l’avait pas rejeté, au moins il se souvenait qu’elle était là et lui tendait la main. Il la détestait peut-être mais il avait eu la magnanimité de la garder à ses côtés comme elle l’en avait supplié. Elle arriva lorsqu’il lui demandait de faire quelque chose, mais la pauvre était malgré tout dépassée par la situation, elle agissait à l’instinct et non au savoir, elle n’avait jamais eu à faire cela avant et si elle l’avait pu, elle aurait absorbé toute ce tourment qui l’habitait pour le soulager, mais elle en était malheureusement incapable. Alors doucement, comme face à un animal sauvage, elle s’approcha de lui au moment où il retombait sur son matelas.

Lyn dû se mordre les lèvres pour ne pas pleurer avec lui, elle plongea la main dans un bol rempli d’eau et de glaçons et attrapa le gant qui baignait dedans, l’essorant sommairement avant de saisir le bras de Ryder au moment où il se redressait de nouveau en l’appelant encore de manière déchirante. Faire quelque chose. Elle voulait bien mais ne savait pas quoi faire pour l’apaiser. Doucement elle lui essuya le visage et dégagea son front des cheveux qui collaient dessus. Elle devrait lui proposer de se laver bientôt et en profiter pour changer les draps. Agissant avant tendresse, Shadow ne put s’empêcher de reculer de peur lorsque le jeune homme se débarrassa du coussin qu’il serrait contre lui comme si sa vie en dépendait tout en lui hurlant de la fermer. Elle n’avait pourtant rien dit.

Elle le senti se mettre à trembler et surtout elle l’entendit soupirer de désespoir, pensant qu’il n’y parviendrait jamais. Lyn ne pouvait pas le laisser dire cela, elle devait lui insuffler la force de se battre, pour lui, pour elle, pour eux. Posant le gant, elle passa délicatement ses bras autour de ses épaules qui lui parurent à cet instant si frêles et l’accompagna pour se rallonger sans tomber, lovant son corps derrière celui du jeune homme. Elle posa un baiser dans sa nuque et profita du noir et d’être cachée pour laisser s’échapper quelques larmes. « Je suis désolée, tellement désolée Ride, c’est de ma faute tout ça… » Avalant sa salive et reniflant ses pleurs elle ajouta. « Mais je suis là, je suis avec toi et je vais t’aider. » Venant chercher ses mains qu’il avait utilisées pour camoufler son visage elle enlaça ses doigts avec ceux du jeune homme.

« Je ne t’abandonnerai jamais. » Souffla-t-elle doucement en continuant de le câliner et de l’embrasser dans le coup avec l’infime espoir de lui transmettre ses sentiments, malgré le brouillard dans lequel il semblait évoluer depuis que la sensation de manque s’était emparée de lui. Elle voulait le calmer, le rassurer suffisamment pour pouvoir ensuite le manipuler. Elle allait devoir le faire lever et rester dans son fauteuil pour le forcer à manger un peu. Elle allait devoir lui faire accepter qu’elle le lave et le change. Brooklyn allait devoir lui faire accepter sa condition et sa faiblesse dans le pire moment qui soit, alors qu’il était en train de combattre son addiction.

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J. Ryder Storm

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MessageSujet: Re: BRYDER ▲ I thought heaven can't help me Mer 30 Nov - 22:07



I thought Heaven can't help me

FT. BROOKLYN S. O'MALLEY


Des années qu’il vit avec ça et il n’y a qu’Ezra qui sait depuis longtemps. Du moins jusqu’ici. Il n’y avait que lui. Maintenant il y a Brooklyn. Elle sait, pas les détails, mais elle sait et elle s’est mise martèle en tête à l’idée de l’y en sortir, mais cela fait pourtant des années qu’il en consomme régulièrement. Il a déjà essayé d’arrêter, mais il n’a jamais tenu, et le fantôme de sa mère ne cesse de le hanter dès lors qu’il essaie. Alors il a arrêté d’essayer pour ne plus avoir à s’y frotter. Cette mégère. Cette traînée. Encore aujourd’hui, alors qu’il lutte pour éviter de hurler, sa silhouette est à nouveau à ses côtés. Une profonde vision du passé, de celles qu’il a toujours voulu oublier. Elle le nargue, l’assassine presque du regard en menaçant ouvertement celle qui l’accompagne et rafraichi son visage, dégageant quelques mèches de cheveux qui étaient venues se coller à son front à cause de la sueur. Ryder est dans un état pitoyable, finit par balancer l’oreiller qu’il serrait comme une bouée de sauvetage de l’autre côté de la pièce, faisant sursauter l’audacieuse au passage sans réellement s’en rendre compte. Il sait qu’elle est là mais il perd beaucoup la notion du temps qui passe ou des évènements, heures de réveil à semi coupées par de légères inconsciences ou crises de paranoïa. Sans parler de ces crampes qui le terrassent et obligent son corps à trembler, les mots s’échappant de ses lèvres sans qu’il ne puisse les arrêter. Il a mal, tellement mal.

Il sent ses bras qui l’intiment de se rallonger et il se laisse faire sans vraiment comprendre quand et comment il se retrouve à nouveau contre les draps. Brooklyn accompagne le geste et s’allonge à ses côtés quand ses mains restent inlassablement entremêlées dans sa propre chevelure. Il a froid maintenant, ou chaud, il ne sait plus très bien, sent à peine le premier baiser sur sa nuque mais entend ses mots. Désolée. Elle est désolée. Mais il en a besoin, il ne suffirait que d’un seul micro poil de poudre pour aller mieux et ainsi être en mesure de lui faire la discussion. Son corps tremble et elle attrape ses mains, entremêle leurs doigts, l’empêchant ainsi de s’arracher les cheveux sous le joug des crampes. James pourrait presque se plier en deux si ses doigts emmêlés aux siens et l’étreinte ne l’empêchaient pas de réellement se mouvoir. Entre deux de ses mots, il gémit, de douleur, malgré l’effort et le réconfort qu’elle lui prodigue. C’est mieux que d’être seul, cela n’a rien à voir avec l’isolement où seuls les barreaux et ses hallucinations lui tenaient compagnie.

« Je dois admettre qu’elle est plutôt jolie. »

Ses iris glacées se rouvre instantanément et c’est un regard noir qu’il offre à la silhouette de sa mère entre deux tremblements.

« Dommage qu’elle ne veuille pas essayer… Ou non, peut-être n’a-t-elle en tête qu’une seule idée… Elle n’a pas dû tout jeter, elle a probablement voulu en garder. Pour elle. Oui c’est ça bien sûr ! Tout pour elle. Rien que pour elle. ». Elle fait la moue. « Allez James, laisse-moi lui faire mal comme toi tu as mal ! ».

Mais Ryder demeure silencieux et se force à refermer les yeux. Ses doigts serrent les siens et il se crispe, souffle inlassablement mais il essaye sincèrement de se calmer, d’oublier. Car la fatigue ne le lâche pas d’une semelle et le guette pour l’emporter dans son sillage. Mais la douleur est telle qu’il ne peut se sentir partir, jamais vraiment. Une nouvelle crise le prend à la gorge et il se crispe de plus belle contre la jeune femme. Pris au piège, il se sent pris au piège dans ce lit, cette chambre, il suffoque.

« Fais la taire… Brook fais la taire… Elle ne veut pas se taire. » qu’il lâche dents serrées, mais Brooklyn n’y comprendra rien. Tout cela est tout bonnement insensé.

Chaud. Froid. Chaud. Il ne sait pas, il ne sait plus mais qu’on en vienne à bout. Il voudrait être mort pour ne souffrir. Il voudrait en prendre encore pour ne plus être un martyr. L’ombre de lui-même, il n’est plus que l’ombre de lui-même et il se déteste. Clairement il se déteste.

« Je peux pas… Je voulais pas revivre ça. Je peux pas… ».

Chaud. Froid. Chaud. Il passe du coq à l’âne, se fait violence pour ne pas bouger mais son corps ne cesse de trembler et ils n’ont personne à qui le dire, aucune personne supplémentaire pour aider.

« Il m’en faut, Brook. Je peux pas, il m’en faut ! »

Il a la gorge sèche et les allures d’un fou, mais il ne lâche pas ses mains. Il ne veut pas les lâcher, ne peut pas les lâcher même s’il ne cesse vraiment de s’agiter.

Je ne t’abandonnerai pas. Ce sont les mots qu’elle a prononcé quelques secondes plus tôt, il l’a entendu, l’entend encore comme un écho mais il ne peut se résoudre à en rester là. Il en a tellement besoin, il ne peut pas s’en passer, tout cela n’est que folie et cela n’aurait jamais dû commencer. « Je peux pas. » Il ne voulait pas revivre ça.

Il ne voulait pas.
Mais ils en sont là.

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S. Brooklyn O'Malley

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MessageSujet: Re: BRYDER ▲ I thought heaven can't help me Jeu 1 Déc - 15:41

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C’était aussi douloureux que ce qu’elle avait imaginé. Le voir se tordre comme ça, lire la torture dans sa posture, Brooklyn avait toutes les peines du monde à le supporter. L’entendre gémir de douleur lui brisait chaque fois un peu plus le cœur. Alors elle se répétait qu’elle devait être forte, qu'elle devait le soutenir de son mieux parce que c’était de sa faute. C’était elle qui l’avait plongé dans cet abysse alors il était de son devoir de se tenir à ses côtés. Droite et inflexible pour l’aider, lui qui croulait sous ce terrible poids. Toutefois elle restait rassurée de le sentir serrer ses doigts, de le sentir s’accrocher à elle comme à une bouée de sauvetage. C’était ce qu’elle souhaitait être pour lui et il s’agissait également d’un signe qu’il ne la rejetait pas malgré tout. Alors elle ne disait rien et acceptait cette souffrance comme si c’était la sienne.

Malgré ses mâchoires contractées, que Lyn pouvait sentir sous ses lèvres qu’elle continuait de poser çà et là pour le rassurer, James articula des phrases qui ne faisaient pas sens pour la demoiselle. Quelle était cette voix qui le torturait ? Quelle était cette femme qui le hantait ? L’Audacieuse n’en avait pas la moindre idée mais il lui apparaissait comme évident qu’il s’agissait d’une femme au pronom qu’il utilisait, sans compter qu’il avait intimé à un fantôme l’ordre de se taire et que le manque créait des hallucinations. Alors même si elle ne pouvait pas la voir, ni l’entendre, Brook posa un nouveau baiser dans la nuque de son amant et lui murmura à l’oreille d’une voix qui se voulait rassurante. « Shhh, ne l’écoute pas, n’écoute que moi, concentre toi sur moi... » Elle devait le garder à flot et ironiquement l’ancrer dans la réalité, il devait se calmer.

Pour toute réponse Ryder lui dit une nouvelle fois qu’il n’y arriverait pas, qu’il ne pouvait pas supporter une nouvelle fois de vivre le manque forcé, qu’il n’avait jamais voulu cela. Elle le savait très bien, elle le savait avant même de retourner l’appartement pour faire disparaitre toutes traces de poudre de chez lui. Mais elle n’avait pas le choix, elle devait le sauver de lui-même avant que les choses n’empirent. A l’hôpital, il avait eu une bonne raison de se tenir à l’écart de la Fosse, de ne la surveiller que de loin, mais avec l’isolement forcé, s’il continuait de s’enfermer chez lui en se défonçant, il risquait de tout perdre. Et si pour le moment, Brook endossait le rôle de la méchante, elle faisait tout cela pour lui. Et ce fut pour cette raison qu’elle ravala ses larmes et sa colère lorsqu’il lui en demanda. Cela faisait à peine vingt-quatre heures et déjà il commençait à éroder sa volonté avec ces suppliques qu’elle ne lui connaissait pas.

« Je sais Ride…je sais que tu ne peux pas, pas tout seul, mais nous on peut. Je te l’ai dit je ne te quitte pas et tous les deux ensemble on va y arriver. » L’encourager encore et encore, c’était tout ce qu’elle pouvait faire. Ainsi que lui faire comprendre que tout ce qu’elle disait, n’étaient pas des paroles en l’air. Peut-être que s’il finissait par la croire, par lui faire suffisamment confiance, il finirait aussi par arrêter de douter. Elle avait en tout cas envie d’y croire. Posant un énième baiser dans sa nuque, elle ramena leurs mains jointes sur sa poitrine pour l’enlacer une minute. Shadow doutait de parvenir à le calmer assez longtemps pour le guider vers la suite de la journée aussi décida-t-elle de faire sans. Se détachant tout doucement de lui pour se relever sans avoir besoin de lâcher ses doigts, elle usa de toute sa force pour le redresser et le maintenir, lui qui pesait comme un poids mort.

« Aller on va se lever un peu, il faut que tu manges et surtout que tu prennes de l’eau. Je vais changer les draps aussi hein, tu veux bien ? » A dire vrai, l’entraineur se moquait bien qu’il soit d’accord ou pas, parce qu’elle ne pouvait pas le laisser dans cet état déplorable, baignant dans sa sueur et dans une pièce qui commençait à porter l’atmosphère lourde des démons qui hantaient le jeune homme. Ce fut pour cela qu’elle n’attendit pas de réponse de sa part pour dégager une de ses mains et approcher le fauteuil. Elle ne pourrait jamais l’asseoir dedans s’il ne voulait pas, c’était la faiblesse de son plan où elle voulait lui imposer un programme. Elle comprenait bien qu’il était épuisé, mentalement aussi bien que physiquement, mais c’était justement pour le guider vers un mieux qu’elle devait le secouer quelque peu.

Lui attrapant le visage de sa main libre, Brook se mit à son niveau pour lui parler en le regardant dans les yeux. « Je sais que tu as mal, et crois-moi si je pouvais, j’aimerais souffrir à ta place mais s’il te plait fais-moi confiance, viens avec moi dans l’autre pièce, je voudrais juste que tu essaie de manger et de boire un peu pendant que je change les draps. » Dégageant une nouvelle mèche de cheveux collés à son front, elle le supplia du regard, se mordant la lèvre inférieure pour retenir ses propres larmes, elle essaya de lui faire passer son amour pour le rassurer et malgré tout, essayant toujours de le calmer. « S’il te plait, tu veux bien ? » Elle avait beau savoir qu’elle tenterait de le sortir du lit de force, elle préférait tout de même qu’il coopère. Elle n’était pas un de ses gardiens, elle n’était pas une Altruiste vérifiant simplement qu’il ne claquait pas pendant qu’il était en isolement, même si connaissant la faction, on avait dû s’inquiété de son mal être.

Tout ce qu’elle voulait, tout ce que Brooklyn souhaitait, c’était l’aider. Et lui faire comprendre qu’il ne revivait pas le même cauchemar. Cette fois c’était différent, il n’était pas seul, il n’avait pas besoin de l’être.

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J. Ryder Storm

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 17/05/2016
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❖ Crédits : Beylin (vava) - Alas (signa) - Cutiepieofrph (gif profil)
❖ Multicomptes : Gray J. Wolfgang - Envy D. Carter - G.H. Nolan Wheeler & Gabriel A. Blackwood
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❖ Âge personnage : 32 ans
❖ Profession : Responsable de la Fosse et Entraîneur
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❖ Forces & Faiblesses : Peut être un parfait gentleman par devant comme une effroyable pourriture par derrière - A quelques "anger issues" mais ça à moins d'y avoir goûté vous n'en saurez jamais rien - N'a pas un vilain fond est même plutôt tout ce qu'il y a de plus jovial - Une de ses principales faiblesse découle probablement de sa légère dépendance aux substances illicites. Juste légère... Un tout petit peu. Micro poil de poudre.
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MessageSujet: Re: BRYDER ▲ I thought heaven can't help me Ven 2 Déc - 20:14



I thought Heaven can't help me

FT. BROOKLYN S. O'MALLEY


Il a conscience de chaque marque d’attention, ou presque, sent ses baisers et ses doigts enserrer les siens. Ils ne mangent pas de ce pain-là, eux deux. Jamais pour ainsi dire. Jamais l’audacieux n’a reçu de tel traitement de faveur, tellement d’amour. A dire vrai il n’aurait même pas pu dire qu’il s’agissait de cela, ne le peut pas vraiment encore, luttant contre les effets cruels d’un manque qui traverse l’ensemble de son corps, le meurtrissant de l’intérieur. Ryder se bat contre ses propres démons, il n’y en a pas tant que ça, juste une vieille image du passé qui ne cesse de la hanter dès lors qu’il essaye d’arrêter de prendre de la drogue. Parce qu’à fois, elle est là, cette silhouette imaginaire, le joug de son esprit malade et on ne peut plus ancré dans les horreurs de sa réalité finalement. Image associée à cette drogue, traitresse et avide de le rendre dingue. Il n’en voulait pas à l’époque, n’en a jamais voulu, mais cette salope en a décidé autrement. Quelle mère on ne peut plus sensée oserait faire ça à son enfant ? La sienne, apparemment. De son enfance il ne conserve guère de souvenirs, les a coincé dans un coin et enfermés à double tour dans son esprit. Un coin inaccessible si ce n’est en moment de faiblesse, comme celui dans lequel il se trouve actuellement. Tout ce qu’il souhaite, c’est qu’elle se taise, qu’elle lui foute la paix. Il n’est pas soumis comme son père, il ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Voilà pourquoi il ferme les yeux et les serre avec force pour ne pas du tout les rouvrir. Voilà pourquoi il serre les doigts de la jeune femme en lui demandant de la faire taire. Elle, Elle, aura peut-être la solution qui règlera le problème. Sa mère le rend dingue, il veut juste qu’elle dégage.

Alors les mots de Brooklyn résonnent au creux de son oreille tandis que sa poitrine se lève et s’affaisse à toute vitesse. Il ouvre les yeux sur une pièce pratiquement plongée dans le noir et la silhouette de sa mère se tient non loin de là, devenue soudainement silencieuse, mais là, tout de même, sifflotant de temps à autre, pendant que le manque se creuse un peu plus dans ses entrailles, pendant qu’il répète inlassablement qu’il ne va pas y arriver. Qu’il ne peut pas faire sans, il en a besoin. C’est le manque qui parle à travers ses suppliques, James est bien trop fier pour supplier autant et à ce point. C’est néanmoins l’homme qui la regarde dès lors que leurs prunelles se croisent, lorsqu’elle parvient à capter son attention. L’homme et non la barrière qu’il a pu ériger. Elle est tout bonnement annihilée.Ensemble. Y arriver ensemble ? Mais elle n’est pas secouée de tremblements, elle. Elle est là mais ne souffre pas, pas de la même manière, car malgré tout il le voit dans ses yeux, cela ne lui fait pas plaisir de le voir ainsi. Lui non plus, ça ne le réjouit pas. Il voudrait juste que ça s’arrête. Se crispant à nouveau pendant qu’elle l’enlace, l’audacieux essaye de ne pas s’agiter mais c’est plus fort que lui, c’est incontrôlable et ça le lance partout, l’obligeant une nouvelle fois à se mordre la lèvre inférieure pour ne tout simplement pas hurler.

Finalement, la jeune femme se détache de lui et se redresse, l’emmenant avec elle dans son sillage et le maintenant ainsi comme elle peut, lui qui, ayant le tournis ne ferait que retomber une nouvelle fois contre les draps. Les tremblements ont laissé place à des frissons. Du chaud il vient de passer au froid et ses deux billes bleues ne parviennent pas à y voir parfaitement clair, un voile de larmes flou passant régulièrement devant ses yeux. Même se redresser est un supplice et il grimace en observant Brooklyn rapprocher le fauteuil du bord du lit. Boire, d’accord, manger… Il a l’impression que quoi qu’il avale, ça ne restera pas longtemps dans son estomac, mais il se tait, ferme les yeux entre deux frissons pendant que sa main libre vient se défouler en serrant les draps. Ce n’est que lorsque la main de la blonde se repose sur son visage qu’il dévoile à nouveau ses prunelles claires, ses cernes se creusant toujours un peu plus. Elle lui parle et Ryder souffle, non pas parce qu’il est agacé mais parce qu’il lutte en même temps avec tout le reste de ses symptômes. Seuls ses yeux demeurent fixés dans les siens et une grimace vient encore une fois déformer ses traits alors qu’elle dégage une autre mèche de cheveux de son front. A sa question, Ryder y répond par un hochement de tête et lâche finalement sa main. L’audacieux pourrait tomber de sommeil s’il n’y avait pas tous ces facteurs l’y en empêchant. Une véritable horreur.

« C’est ça, tombe de ton lit, minable, c’est tout ce que tu as toujours été. Ce que tu peux être décevant. Et tu osais traiter ton père de mou du cul ? »

Le jeune homme tourne la tête sur le côté, vers la silhouette et soupire.

« T’es qu’une putain de traînée. » qu’il souffle avant de se décaler lentement vers le bord du lit.

D’une main il attrape l’accoudoir de son fauteuil et se laisse lentement mais sûrement glisser dans ce dernier. Ses gestes sont imprécis et il arrive à se hisser dedans de façon maladroite, mais il est assis. Tremblant mais assis. Il n’a toutefois pas la force de pousser sur les roues pour avancer, aller dans le fauteuil, il veut bien mais le reste il s’en sent complètement incapable. Voir autre chose que sa chambre pourrait peut-être être bénéfique, mais en réalité, il ne faisait ça que pour faire « plaisir » à Brooklyn, sentant la douleur traverser ses émeraudes.

« Je n’ai pas vraiment faim… ». Au moins, c’est dit, mais boire, sa gorge est tellement asséchée qu’il pourrait boire un étang complet. « Juste… Soif. ». Même un plat de frites n’arriverait pas à le convaincre, il est tellement épuisé par tout ça. Sa condition et ce… Manque. Si seulement il parvenait à trouver un seul sachet… Juste un. Il n’en fallait qu’un. Même pas, un demi. Un demi ce serait très bien.

Se laissant être guidé par la jeune femme, ce qui est en soi très surprenant de sa part, lui qui est du genre à mener toutes les danses, c’est les traits fatigués qu’il arrive jusqu’au salon où tout a commencé. Où tout s’est révélé et tout a dérapé. Jamais il n’aurait dû continuer à mentionner ce sujet, jamais il n’aurait dû chercher à savoir comment elle avait su, ni quand. Grâce à sa fierté, il se retrouvait sans poudre et condamné à subir ces migraines, ces maux de ventre, ces nausées, ces hallucinations et ces crampes. Son cœur tambourine d’ailleurs à ses tempes constamment et il est si fatigué qu’il n’est même pas sûr de ne pas s’endormir là, devant son verre d’eau. Voire la bouteille entière, car s’il n’a pas faim il a vraiment soif, complètement desséché qu’il est.

« Brook… ».

Un murmure dans l’écho du silence de la pièce, affalé dans le fond de son fauteuil et croisant les bras pour s’empêcher de frissonner trop fort.

« Je n’en peux plus. ».

Il sait qu’elle sait et qu’elle le voit, mais il a besoin de le dire à voix haute et de l’admettre. Il n’en peut plus, il aurait besoin de dormir mais la douleur ne le laisse pas faire. Cela n’a rien à voir avec un combat au corps à corps, c’est un combat contre lui-même, et bien qu’ils apprennent, en tant qu’audacieux, à faire fi de ce genre de chose dans le but de combattre ou repousser leurs limites, la tâche s’avère bien plus difficile lorsque l’on fait face aux contre-effets d’une drogue dure. Consommée depuis des années. Depuis si longtemps. Pratiquement la moitié de sa vie. Alors oui, pour une fois dans sa vie il se plaint, le dit à haute voix et le révèle. Il n’en peut plus. Il est faible, on ne peut pas dire qu’il ait véritablement mangé ces derniers jours… Il n’en peut tout simplement plus.

« Donne-moi quelque chose, une aspirine, n’importe quoi pour que ça s’arrête. »
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S. Brooklyn O'Malley

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MessageSujet: Re: BRYDER ▲ I thought heaven can't help me Sam 3 Déc - 20:30

You take me places I've never been When I keep on falling
Brooklyn avait conscience de lui en demander beaucoup, de lui demander l’impossible mais il lui était trop insupportable de rester à ne rien faire. Le regarder se tordre de douleur, le regarder dans ce lit comme dans une prison dont il ne pouvait s’échapper sans son aide. Si elle l’ignorait, si elle l’abandonnait à cet état, elle avait l’impression que ce serait simplement lui faire revivre les jours d’isolement et de sevrage forcé. Certes, elle ne lui avait pas laissé le choix en lui jetant toutes ses réserves mais il aurait aussi pu décider de ne pas lui accorder sa chance, il aurait pu la chasser et retourner se fournir en poudreuse à l’instant même où elle sortait de sa vie. Et pour cela, elle se devait d’être à ses côtés, d’être là pour l’épauler et le guider. Pour lui.

Pourtant Lyn s’aventurait dans un monde qu’elle ne connaissait pas. Elle n’était pas médecin, elle n’était pas psy et encore moins une infirmière spécialiser dans la désintoxication. Elle avait arrêté de boire par la seule force de sa volonté mais elle n’avait pas trainé ce problème pendant des années et le manque n’était pas le même. Elle avait lu, elle se souvenait de choses qu’elle avait entendues et allait mélanger toutes ses données pour s’occuper de lui. Un pari risquer mais c’était ce qu’elle avait de plus discret pour lui éviter une disgrâce certaine si on apprenait qu’il était dépendant et dans un état déplorable. La loi des Factions était impitoyable. Et de toute façon la solution la plus saine et la plus durable pour assurer l’avenir de Ryder chez les Audacieux restait qu’il se soigne, qu’il le veuille ou non, que cela soit facile ou pas.

Cela n’empêchait pourtant pas la jeune femme de le traiter avec délicatesse et une tendresse très inhabituelle entre eux mais qui lui venait toutefois très naturellement. Car en réalité il s’agissait de gestes qu’elle avait toujours voulu avoir avec son responsable mais qu’elle avait jusque lors réfréné pour ne pas le mettre en colère, pour ne pas l’éloigné. Elle aimait ce qu’il lui faisait, la façon dont il la traitait qu’il donnait corps à la souffrance emmagasinée en elle, dans son âme, mais s’attarder dans son lit ou dans ses bras l’avait toujours fait fantasmer. Un peu comme le fruit défendu. Sauf que ce dernier était désormais à portée de main et Shadow avait juré de lui donner tout son amour, envers et contre tout, et surtout contre lui qui ne cessait de répété de manière défaitiste qu’il ne voulait pas en être là, qu’il n’y arriverait pas.

Aussi se montrait-elle patiente et compréhensive, ayant à chaque fois une parole rassurante. Mais cela faisait à peine vingt-quatre heures que le processus avait commencé et déjà le voir souffrir de la sorte lui donnait envie d’accéder à sa requête et de lui offrir sa précieuse cocaïne sur un plateau. Ne l’ayant pas lâché des yeux, le voir détourner le regard lui fit croire qu’il allait lui dire non, qu’il allait encore l’implorer mais au lieu de cela il lâcha un juron que la blonde ne sut interpréter. Venait-il de l’insulter ?! Sur quoi se basait-il pour le faire ? C’était vrai qu’elle n’avait pas eu que lui dans son lit, que même récemment, elle avait fait une chose monstrueuse, deux en réalité mais comment pouvait-il être au courant. L’espace d’une seconde la douleur de cette blessure qui ne lui était pourtant pas destinée éclaira le visage de l’entraineur.

Elle serra aussi les dents et les poings pour ne pas s’emporter ou lui demander plus d’explication, car en contrepartie elle fut heureuse de le voir se glisser tant bien que mal dans son fauteuil, ne l’y aidant que discrètement pour ne pas lui donner l’impression d’être encore plus diminuer que dans la réalité. Il n’était pas dans son état normal, il était en manque, profondément épuisé et sous le joug d’une quelconque voix qui s’amusait à le torturer, aussi préféra-t-elle ne pas retenir cet incident pour le moment. Il serait toujours temps de lui en demander plus et pourquoi. Brook se dirigea donc derrière lui pour le pousser au salon quand il déclara qu’il avait plus soif que faim. Elle hocha la tête mais savait qu’elle lui présenterait tout de même quelque chose pour se remplir l’estomac. Même s’il devait le vomir ensuite c’était autant de temps passé à récupérer les nutriments.

Elle le mena jusqu’à la table basse où étaient éparpillés ses dossiers, sur lesquels Lyn n’arrivait absolument pas à se concentrer et après avoir mis le frein de la chaise roulante, elle s’empressa de les ranger et surtout de les refermer. Elle doutait fort que Ryder soit en mesure de comprendre ce qu’il lirait ou simplement qu’il serait capable de s’en souvenir mais dans le doute, elle préférait faire mine de lui faire de la place. Ayant remarqué que son corps était secoué de nombreux frisson, la demoiselle attrapa la couverture qui la recouvrait pendant qu’elle travaillait et qui l’avait empêché de trop se refroidir durant son somme improviser pour aller la mettre sur les épaules du jeune homme. Il semblait passer par toutes les températures, et il s’imposa de nouveau à son esprit qu’elle devrait le laver. Une épreuve qu’elle redoutait de plus en plus.

Mais avant qu’elle ne puisse poser le tissu sur le corps de son responsable, ce dernier déclara une nouvelle fois qu’il était déjà à bout. Elle le savait très bien, ses yeux lui en disant tout autant mais elle ne pouvait pas l’encourager à renoncer, elle devait encore lui dire que si, l’encourager même si cela paraissait ridicule. Elle le recouvrit avant de s’accroupir près de lui alors qu’il lui demandait si ce n’était de la drogue au moins de quoi pallier le manque. Et cela lui fendait le cœur de constater qu’il était prête à prendre n’importe quoi. Brook posa une main sur la sienne et la serra doucement. « L’aspirine, je vais te donner de l’aspirine, ce n’est pas un opiacé et ça fera tomber sa température. » C’était le moins qu’elle pouvait faire.

Se redressant, elle posa un baiser sur son front et se dirigea vers la cuisine, où elle lui servit un grand verre d’eau qu’elle lui rapporta immédiatement avec deux cachets qui se trouvaient déjà sur le comptoir, ayant déjà elle-même prit de quoi soulager sa migraine. Délicatement, elle les lui glissa dans la main, ainsi que le verre et resta près de lui pour s’assurer qu’il ne fera pas de faux mouvement pendant qu’il prenait de quoi se soulager. Quand ce fut fait elle retourna rapidement à la cuisine et sorti un avocat du frigidaire qu’elle découpa avec une dextérité digne d’une Audacieuse capable de lancer et manier des couteaux puis le lui rapporta en cube. « Je sais tu n’as pas faim. » Dit-elle immédiatement avant qu’il ne puisse protester et rejeter l’idée. « Mais c’est important que tu essaies, en plus c’est bon pour les crampes et la fatigue. »

Ce n’était certes pas très appétissant tel quel mais puisqu’il était susceptible de rendre le moindre repas, il n’y avait pas plus prudent comme met. Ce n’était ni gras, ni acide, ni sucré. « Je vais aller changer tes draps pendant que tu manges…ou pas. Je ne me mettrais pas en colère ou autre si tu ne le fais pas, je te le jure. Si ça ne va pas, tu m’appelles immédiatement. » Brooklyn tenta un sourire encourageant avant de s’éloigner rapidement pour cacher ses propres tremblements. Elle détestait ce qui était en train de se passer, elle avait plus l’impression de parler à un petit garçon qu’à cet homme qui lui donnait des ordres il n’y avait encore pas si longtemps que cela. Et surtout l’angoisse commençait doucement à enserrer son cœur de manière venimeuse. Devoir le moindre avec des pincettes pour tout et n’importe quoi n’était pas bon pour ses nerfs.

Et il ne s’agissait que de lui remplir l’estomac. Quel effort de patience allait-elle devoir déployer pour pouvoir l’entrainer dans la salle de bain, pour le convaincre de se dévêtir et de se laisser porter dans la douche. Passant ses nerfs sur le linge de maison, Shadow s’affaira à retirer les draps trempés et songea à comment elle allait pouvoir les laver pendant qu’elle lui faisait un lit propre. Elle alla également ramasser l’oreille dont elle changea la taie et le remit dans le lit. C’était toujours ça qu’il pourrait jeter de nouveau au travers de la pièce. Du mieux qu’elle put, elle calma son corps et ignora son cœur qui tambourinait dans sa poitrine pour revenir vers le jeune homme qu’elle prévint de sa présence pour ne pas le surprendre. « Ride ? »

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MessageSujet: Re: BRYDER ▲ I thought heaven can't help me Dim 4 Déc - 22:05



I thought Heaven can't help me

FT. BROOKLYN S. O'MALLEY


Loin de se douter qu’il devrait passer par la case douche, souhaitant plus que tout être en mesure de s’affaler pour dormir convenablement sans être secoué de spasmes ou autres tremblements gênant, Ryder observe les dossiers qu’elle s’empresse de remballer d’un œil à semi-absent. Le temps d’un instant il pense reconnaître de quoi il s’agit mais la pensée est aussitôt balayée par les frissons de fraîcheur qui le prennent jusqu’à la gorge. Bras croisés, il essaie tant bien que mal de se réchauffer pour empêcher son corps de le secouer, en vain, si bien que lorsque la jeune femme vient poser la couverture sur ses épaules, il s’empresse maladroitement de s’y emmitoufler. Elle n’a dormi que peu de temps dedans et déjà l’audacieux peut y sentir l’odeur de son parfum, lui arrachant un fin sourire au passage qui s’envole toutefois comme il est apparu, dans un gémissement de douleur étouffé. Brooklyn s’accroupit à côté de lui quand il prend une grande bouffée d’air pour espérer se calmer. Il n’en peut plus, et il le lui a dit, encore. Alors il lui demande de l’aspirine, quelque chose qui puisse arrêter au moins la migraine qui l’assaille et pourquoi pas d’autres symptômes… Juste quelque chose, n’importe quoi. La réponse positive qu’elle lui donne est comme un véritable soulagement et il se contente de hocher la tête en guise de remerciement, ses yeux parlent pour lui bien plus que ses paroles, et il ferme d’ailleurs les paupières quand un baiser est déposé sur son front. Bien trop de tendresse comparé aux gestes qu’ils ont l’un envers l’autre en temps normal. Malheureusement, l’audacieux le sait, tout ce qu’il se passe ici n’a strictement rien de normal.

Réajustant la couverture sur lui, il se penche légèrement en avant pour s’emmitoufler un peu plus puis attrape le verre d’eau rempli qu’elle lui tend. « Merci. ». Cachets d’aspirine glissés dans sa main, il ne tarde pas à les prendre et boit ensuite le verre quasiment cul sec. La fraîcheur de l’eau semble lui faire du bien, du moins à sa gorge asséchée et il pourrait en boire un deuxième de la même contenance mais la jeune femme revient avec de l’avocat découpé en cubes. James déglutit et pose ses prunelles de la nourriture aux émeraudes de Brooklyn d’un air perplexe et songeur, mais avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, elle ouvre la bouche et lui fait comprendre qu’il serait bien qu’il essaye d’avaler au moins quelque chose. Penchant la tête sur le côté, l’audacieux attrape le bol de cubes sans rien dire, une nouvelle fois. Bien trop docile, il est bien trop docile il le sait ça ne lui ressemble absolument pas, mais l’audacieux est dans un tel état de fatigue qu’il ne se sent aucunement la force de piquer une crise ou de faire son chieur, alors il garde le bol entre ses doigts et frissonne à nouveau. C’est à ce moment-là qu’elle décide de lui révéler qu’elle va changer les draps, pendant que, sagement assis dans son fauteuil il mangerait ses cubes d’avocat qui ne lui faisaient clairement pas envie. En soi, des légumes ou des pâtes ne lui auraient pas non plus rendus le sourire, l’appétit étant tout sauf de la partie. « Okay. ». Il voit son sourire qui se veut encourageant, en esquisse lui-même un minuscule avant de replonger son regard sur l’avocat.

Pour la forme, le responsable de la Fosse en prend un entre ses doigts et goûte. Avec ses nausées il pourrait tout rendre là tout de suite, mais il essaye, en mange lentement deux, trois, puis quatre avant de poser le bol sur la table basse et de serrer un peu plus la couverture contre lui. Dans son esprit tout va à mille à l’heure et les hallucinations sont constantes. A l’autre bout de la pièce, la réplique exacte de lui enfant se met à tout envoyer par terre tandis qu’un peu plus loin c’est Envy qui lui hurle des horreurs à la figure. Ca n’a ni queue ni tête et il doit se faire violence pour ne pas craquer et s’attarder sur ces images illusoires. Au lieu de ça, il décide de se focaliser sur autre chose et se penche pour retirer le frein de son fauteuil, se redresse, observe derrière lui, à droite puis à gauche et une fois qu’il est sûr que Brooklyn est encore en train de changer les draps, il se rapproche du canapé et glisse sa main dans l’un des fins espaces des coussins de cuir. Il cherche, c’est plus fort que lui, maladroitement et dans un élan de rapidité modéré. Son cœur tambourine au creux de sa poitrine et il écoute chaque son en provenance du couloir menant à sa chambre. Il en laisse toujours au moins un dans l’une de ces interstices. Au moins un, mais il a beau chercher, absolument aucun sachet ne vient et il peste dans sa barbe qu’il n’a pas. L’effort l’a fatigué plus qu’autre chose et il a bien du mal à revenir discrètement à sa place. Toutefois, il y parvient avant même que la jeune femme n’arrive, essaie tant bien que mal de manger un cinquième cube mais impossible, la première bouchée lui reste pratiquement au travers de la gorge.

Ryder se retourne à peine lorsqu’il entend son surnom, mais il lui indique qu’il l’a entendu. Plus silencieux qu’à l’accoutumé, il est parfaitement loin de se douter qu’elle a prévu de vouloir le laver. Si l’attirer dans le salon n’était déjà pas simple et que sa coopération relève d’un miracle, l’idée même de devoir dépendre d’elle pour réussir à prendre une douche n’est en revanche pas du tout concevable pour lui. Brooklyn est comme une infirmière, comme ce qu’une mère devrait être, et cette idée le dérange plus que de raison entre deux frissons. Ca le gêne autant qu’elle, à la seule différence près que son esprit est souvent obnubilé par la drogue et son état de manque qui, à ses yeux, ne fait qu’empirer.

« Je ne peux rien avaler de plus. »

Autant le lui dire car ce n’est là que stricte vérité. Pour ce qui est de sa tentative de fouille, il ne compte pas en parler et a bien pris soin de remettre le frein. Il ne saurait dire comment il a réussi d’ailleurs, étant donné qu’il chancelle la plupart du temps. Toujours est-il qu’il n’a rien trouvé et que ça le contrarie, mais la fatigue est telle qu’il ne veut pas argumenter et ne sait même pas quoi lui dire. Faire la conversation comme si de rien était ? Il n’en est pas capable, qui plus est les crampes sont toujours là et bien qu’il se ne plie pas en deux comme dans son lit, il se penche tout de même en avant quelques fois. Par réflexes. Incontrôlables. Et il a encore soif. Il voudrait être en dehors de ce fauteuil, pouvoir se lever, bouger, ne pas être dans cet état de manque qui agace et menace de le remettre en colère d’une seconde à l’autre. Passer par toutes les émotions est épuisant et il ne se voit pas encore se plaindre auprès d’elle.

« Tout ça c’est sa faute. »

Il souffle et elle s’approche une nouvelle fois. Jusqu’à son oreille.

« C’est sa faute, James. »

Il fait comme s’il ne la voyait pas.

« Sa faute ! »

Puis elle hurle et il sursaute, le son résonne comme un écho et il vient subitement plaquer ses deux mains contre ses oreilles, grimaçant pour ne plus l’entendre.
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S. Brooklyn O'Malley

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MessageSujet: Re: BRYDER ▲ I thought heaven can't help me Lun 5 Déc - 13:48

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Elle avait appelé doucement son surnom pour ne pas le surprendre, comme s’il pouvait avoir oublié qu’elle se trouvait dans a pièce d’à côté. Ce n’était pas impossible, car Brooklyn n’avait aucune idée de ce qu’il pouvait bien se passer dans la tête du jeune homme. Il était visiblement en proie à une voix qui n’était pas des plus aimables, puisqu’il lui avait demandé de la faire taire pour lui, et il y avait aussi le fait qu’il l’avait insulté, traité de trainée avant de sortir de la chambre, aussi préférait-elle prendre quelques précautions. Elle le vit se retourner sensiblement et prendre en compte sa présence revenue aussi approcha-t-elle plus près jusqu’à se tenir à côté de lui, posant une main douce sur son épaule pour surtout avoir une vue sur la nourriture qu’elle lui avait servi. Avec plaisir la jeune femme constata qu’il en avait mangé une partie.

Mais avant qu’elle ne puisse le complimenter là-dessus, Ryder précisa qu’il ne mangerait rien de plus. Passant devant lui pour récupérer le bol d’avocat, elle lui offrit un nouveau sourire qui se voulait encore rassurant et même encourageant. « Ce n’est pas grave c’est déjà très bien d’en avoir pris. Je sais que tu te forces… » Ajouta-t-elle doucement presque dans un murmure, désolée une nouvelle fois de lui infliger une telle chose. Seule la pensée qu’il s’agissait d’un mal pour un bien l’aidait à tenir et à se montrer ferme. Et si au bout de deux jours elle en arrivait déjà à douter, elle, comment pourrait-elle jamais tenir deux semaines ou plus selon le temps qu’il faudrait à son responsable pour se stabiliser. Elle ne souffrait pas comme lui, mais elle allait devoir affronter un combat de tous les instants, au même titre que lui.

Brook allait débarrasser lorsque du coin de l’œil, elle remarqua le sursaut de James et la vitesse avec laquelle il vint plaquer ses mains sur ses oreilles, pour bloquer elle ne savait quel son. Lâchant subitement toute la vaisselle, l’Audacieuse, vint se mettre à genoux devant le fauteuil et nota, seulement maintenant, qu’elle pensait l’avoir arrêté beaucoup plus près de la table basse que cela, elle nota aussi rapidement qu’il n’était pas tout à fait en face comme là où elle l’avait laissé mais mis cela sur le compte de sa propre fatigue qui devait lui jouer ce mauvais tour. Ryder n’avait pas pu se déplacer dans l’état dans lequel il se trouvait. Elle se mit à sa hauteur et plaça délicatement ses mains sur les siennes, cherchant à enlacer leurs doigts. « Hey hey calmes-toi, restes avec moi Ride, il n’y a que moi ici, tu ne dois écouter que ma voix. »

Lyn n’avait pas la moindre idée de ce qui le torturait si ce n’était cette indication d’une voix qui le tourmentait déjà dans la chambre, une voix qu’elle essayait de chasser pour qu’il ne se concentre que sur elle mais visiblement sans le moindre succès. Comment avait-elle pu croire un instant qu’elle pouvait lui être utile ?! Qu’elle pouvait l’aider ?! Forte de son amour, Brooklyn avait pourtant sincèrement cru agir pour lui en jetant toute la drogue dans les canalisations. Elle s’était persuadée qu’elle pourrait y arriver, qu’elle pourrait l’aider juste en l’aimant parce que c’était comme cela qu’elle s’était toujours imaginer que marchait ce sentiment mais elle lui était si inutile en fin de compte. Elle ne savait pas comment soulager sa douleur, elle ne pouvait pas souffrir à sa place et elle ne pouvait pas imaginer la moitié de ce qu’il devait ressentir durant ce manque qui lui prenait toutes ses forces.

Elle le voyait pourtant trembler, suer et pouvait lire sur son visage toute la douleur qu’il ressentait et tout cela était sa faute. Même s’il ne s’agissait que d’un mauvais moment à passer, il fallait pourtant l’affronter et plus les secondes s’égrainaient et plus elle doutait d’avoir la force nécessaire pour l’accompagner dans cette épreuve. Elle ne valait rien et ne méritait pas de prétendre à une place à ses côtés, pensa-t-elle en se mordant la lèvre inférieure. Brook n’avait pensé jusque-là qu’à un moyen de s’occuper de lui, comme on s’occuperait d’un petit garçon ou d’un handicapé mais cela l’avait empêché de prendre le temps de comprendre que le problème était ailleurs. Elle n’avait pas besoin de chercher à protéger sa fierté ou sa dignité, elle devait le protéger tout court. Ce qu’il vivait là était sa faute, sa faute à elle seule et à son égoïsme de ne pas vouloir d’un junkie à ses côtés.

Pourtant cela faisait des années qu’elle soupçonnait cette condition et qu’elle n’avait rien dit, rien fait pour intervenir. Elle avait même laissé ces sentiments amoureux pour lui naitre et grandir bien que les rangeant au plus profond de son cœur alors pourquoi aujourd’hui ne pouvait-elle pas le laisser être un drogué s’il en avait envie ?! Elle n’était pas sa mère ou sa dominante, théoriquement, elle n’aurait pas dû avoir à décider pour lui. Brooklyn s’était laissée emporter par un élan de justicière sans le moindre droit sur cet homme qui souffrait maintenant sous ses yeux. Elle n’était pas non plus sa petite amie pour le forcer à faire ça pour elle. Elle ne le méritait de toute façon pas. Pour autant maintenant qu’elle avait commencé, elle ne pouvait pas renoncer. La blonde ne pouvait pas lui avoir infligé tout cela pour rien, pour être celle qui renoncerait.

Cherchant le regard de Ryder elle laissa échapper quelques larmes de ses yeux qui brillaient depuis le début de cette vile eau salée et déclara. « Je suis tellement désolée, si tu savais…c’est ma faute, c’est ma faute si tu as mal, si tu souffres et je voudrais vraiment pouvoir prendre ta place mais c’est impossible…tout ce que je peux faire c’est d’être là pour toi et te donner tout ce que je suis quand tu en as besoin pour surmonter tout ça, alors je t’en prie, ne l’écoute plus, je ne sais pas ce qu’elle te dit, ni qui elle est mais tu ne dois plus lui accorder d’importance, je suis là moi, je suis réelle et je ne t’abandonnerais jamais alors s’il te plait reviens moi. » C’était injuste de sa part de le vouloir pour elle seule mais elle le faisait aussi pour qu’il ait un futur, parce que s’il ne se soignait pas, ses jambes ne seraient pas les seules choses précieuses que le responsable perdrait.

Son métier même était en jeu, s’il était incapable de remarcher, il ne resterait pas le responsable très longtemps et encore moins si on découvrait qu’il se droguait. Certes leur Dirigeant était un alcoolique notoire mais tout le monde savait aussi qu’il était capable d’agir et d’intervenir en cas de crise, il l’avait prouvé par deux fois déjà récemment. Et si on avait pu être tolérant avec elle, Lyn craignait que James ne bénéficie pas du même traitement de faveur et elle voulait plus que tout ne jamais à voir son nom dans les dossiers qui trônaient sur la table. Même si elle devait le perdre lui au bout de cette aventure parce qu’il serait incapable de lui pardonner son geste, elle voulait au moins être capable de lui offrir un futur au sein des Audacieux. C’était tout ce qu’elle souhaitait pour lui, même si elle ne devait pas partager ces moments avec lui.

Tant qu’il vivait au sein de leur faction, elle serait heureuse, même si elle devait rester loin de lui. Si elle n’avait été en train de pleurer, cette pensée l’aurait fait sourire, elle avait bien grandit ces dernières semaines, car il n’y avait pas si longtemps de cela, Brook aurait été bien incapable d’un tel acte désintéressé, d’un tel sacrifice de soi, et pourtant Dieu savait qu’elle avait dû sombrer au plus profond des ténèbres pour en être capable. Essayant de calmer ses pleurs, elle renifla de façon bien peu gracieuse avant d’ajouter une dernière phrase à l’attention de James. « L’aspirine va bientôt faire effet…alors on va…on va te rafraichir un peu et tu pourras aller te recoucher et dormir un peu. » Aussi difficile que cela puisse être ou paraitre, elle ne pouvait pas perdre le cap. Elle devait l’aider coute de coute, même s’il n’était pas d’accord, même si cela lui coutait son amour, au moins elle pourrait se dire qu’elle ne l’avait pas abandonné, qu’elle avait fait quelque chose pour l’aider et le sauver.

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MessageSujet: Re: BRYDER ▲ I thought heaven can't help me Dim 11 Déc - 20:54



I thought Heaven can't help me

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je sais que tu te forces.

Il n’a jamais eu l’intention de le lui cacher, bien au contraire il avait même été très clair quant à son appétit inexistant. Au fond, avoir réussi à avaler ces quelques cubes d’avocat relève du miracle, tout comme c’en est également un qu’il n’ait pas déjà été tout vomir dans un seau. Tous les symptômes qui s’enchainent sont autant d’horreurs qui pourraient s’arrêter uniquement par le biais d’une seule prise. Ses recherches rapides n’ont rien donné, il n’a pas mis la main sur une seule dose et ça le contrarie bien qu’il n’en montre rien, trop fatigué par tout ça et par la voix imaginaire de sa mère qui vient résonner jusqu’au fin fond de ses oreilles, meurtrissant ses tympans. En une fraction de seconde il sursaute en entendant le son des hurlements aigus de son hallucination, puis, pris de court il vient plaquer ses mains contre ses oreilles et fermer les yeux, se penchant en avant en espérant étouffer un peu mieux les sons. Il grogne et grince des dents, cette vieille folle ne s’arrêtera donc-t-elle jamais ? Il ne prend pas conscience de la rapidité avec laquelle Brooklyn dépose la vaisselle pour venir le rejoindre et se mettre à sa hauteur une nouvelle fois. Lorsque ses doigts se mêlent délicatement aux siens il sursaute à nouveau avant de souffler et de rouvrir légèrement les yeux pour voir de qui il s’agit. Il souffle comme s’il venait de faire un énième marathon et se remet à serrer les dents. Ces crampes non plus n’auront-elles jamais de fin ?

« Je peux pas… ».

La silhouette de sa mère hurle une seconde fois et c’est comme s’il entend les fenêtres de son appartement se mettre à trembler. Il serre ses doigts dans les siens mais veut les garder sur ses oreilles pendant qu’il lève les yeux pour observer Dieu seul sait quoi. Il cherche la silhouette illusoire des yeux mais elle n’est pas là, il n’y a que les sons et bientôt les murs qui se mettent à trembler et l’obligent ainsi à se redresser pour analyser chaque image aperçue. Il ne va pas y arriver, il a beau se convaincre que tout ceci n’est que dans sa tête et uniquement dans sa tête il est complètement tétanisé de peur. Ne pas pouvoir bouger et sortir de ce fauteuil est comme s’être attaché seul à une enclume. Il ne peut pas fuir, il ne peut aller nulle part hormis subir. Uniquement subir. Ses prunelles se reposent alors sur le visage désemparé de l’audacieuse et il la fixe d’un air qui se veut être un véritable SOS.

« Aide-moi je t’en supplie… ». Un murmure lancé à la volée quand il vient de nouveau plaquer ses mains sur ses oreilles et se pencher en avant. « Je t’en supplie. »

Il n’est pas de ce bord-là, Ryder, à supplier à qui veut bien l’entendre, mais les sons sont tellement forts dans ses oreilles et le manque tel que la fatigue l’empêche de se raisonner convenablement. Tout ce qu’il sait c’est qu’il a besoin d’elle. Il y a bien quelqu’un d’autre qu’il souhaiterait appeler mais il ne peut pas, ne veut pas prendre le risque de provoquer une guerre ouverte. Alors il fait avec, confiné dans son appartement, pour son bien. Rester cloîtré ici il sait que c’est pour son bien, mais le manque… Les larmes qui commencent à ruisseler le long des joues de la jeune femme, il ne les voit que trop bien, quand bien même il a la vue brouillée par les siennes qui menacent de couler. Le son de sa voix résonne alors en écho des cris, puis se fait de plus en plus grande à mesure qu’elle s’excuse et pleure devant lui. Si elle ne souffre pas physiquement, comme lui, elle souffre avec lui et c’est une chose à laquelle il assiste. Ses yeux bleus contrastent avec le rouge de ses veines explosées qui ne reflètent rien d’autre qu’un épuisement évident mais contre lequel il ne peut rien. Pour lequel il ne peut pas se laisser flancher. Parce qu’il ne parvient pas à dormir, il ne parvient pas à fermer les yeux pour simplement se reposer.

Je ne sais pas ce qu’elle te dit, ni qui elle est…

James hoche la tête et tente de se redresser, acceptant enfin de lâcher ses oreilles et par la même occasion les doigts de la blonde. Elle. Elle continue de hurler sans relâche pour le rendre fou. Ce n’est qu’une image d’elle, parfaitement similaire aux souvenirs qu’il en garde. Une véritable pourriture qui crachait à la figure de tout être sur son passage. Comment une telle chose a pu seulement le mettre au monde ? Elle qui ne le considérait même pas, l’aimant probablement d’une sorte d’amour étriqué et complètement anormal. L’on ne peut pas dire qu’il ait eu de véritable exemple de l’amour sincère, le vrai, le véritable et le doux. Il n’a eu que des bribes de violence. L’amour dans la haine, l’amour dans la douleur. Dominer ou être dominé. L’un ou l’autre. James, lui, il avait choisi d’être l’un, pas l’autre.

Lui dire, il voudrait lui dire de quel fantôme de son passé il s’agit, mais ses réflexes se font si lents que Brooklyn est déjà en train de se redresser quand il s’apprête à ouvrir la bouche. Plus tard. Ils verront ça plus tard, il n’en a jamais parlé à personne. Personne. L’audacieuse sèche ses larmes, évoque les effets de l’aspirine et un brin de toilette rafraîchissante. Il est encore bien loin de se douter des plans qu’elle lui réserve. Dormir. Il voudrait juste dormir. C’est quelque chose dont il rêve et dont il a envie. Dormir pour que tout s’arrête mais il continue d’être secoué de tremblements incessants qui l’empêchent de se concentrer plus de deux minutes. Pour lui signifier qu’il est prêt, il acquiesce d’un signe de tête et pose déjà ses mains sur les deux roues de son fauteuil mais c’est sans compter sur la fatigue qui vient l’empêcher d’avancer. Il n’a même plus la force de pousser. Et il sursaute encore, car l’autre vient une nouvelle fois de faire vriller ses tympans. Ryder grogne. Il veut quitter la pièce, maintenant tout de suite. Il n’ose pas encore le lui demander mais si pour dormir Brooklyn se doit de lui donner un coup dans le nez alors soit c’est ce qu’ils feront. Après le brin de toilettes il doit absolument dormir pour que tout s’arrête ou il va devenir fou.

« Tu sais déjà que ça ne s’arrêtera jamais… James… »

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MessageSujet: Re: BRYDER ▲ I thought heaven can't help me Lun 12 Déc - 20:30

You take me places I've never been When I keep on falling
L’aider c’était tout ce qu’elle voulait faire, Brooklyn ne souhaitait que ça mais elle n’arrivait pas encore à savoir comment faire sans lui faire du mal en même temps. Quand elle avait décidé d’arrêté de boire, elle avait vidé ses bouteilles dans l’évier, n’en gardant qu’une pour lui résister. Elle avait refusé de prendre le moindre tranquillisant pour son pied pour ne pas pallier le manque d’alcool par autre chose d’aussi nocif, elle savait ce que c’était que d’avoir mal et que d’avoir envie. Mais la décision était venue de sa propre personne et cela faisait peut-être toute la différence. Cloitrée chez elle, avec une interdiction de sortir, elle avait eu tout le temps de ruminer ses conneries et de s’apitoyer sur son sort, jusqu’à se rendre compte que la seule chose qu’elle pouvait faire, c’était de s’améliorer pour ne plus faire de dérapage.

Et cela ne c’était pas fait sans heurt, bien au contraire, elle avait chuté, plusieurs fois, elle avait failli abandonner quand seule le soir la seule chose qui lui faisait envie était cette bouteille qu’elle passer la nuit à contempler sans jamais l’ouvrir. Sans oublier la douleur de son pied qui lui rappelait à chaque fois pourquoi elle était là, et pourquoi elle ne devait plus jamais tomber aussi bas. Mais bien sûr les choses étaient différentes pour Ryder. Elle lui avait imposé ce sevrage et sa dépendance à elle n’avait pas représenté le quart de celle du jeune homme qui depuis la veille était désormais confronté à quelque fantôme dont elle ignorait tout et dont elle ne parvenait pas à le protéger. Il n’avait pas besoin de la supplier, elle voulait juste l’aider mais se sentait simplement impuissante face à la situation.

Si elle y songeait, Lyn pourrait abandonner, elle pourrait aller elle-même lui chercher de quoi se shooter et peut-être même serait-elle capable de l’accompagner. Après tout il ne méritait pas un tel châtiment de sa part, il ne méritait pas de se faire imposer une volonté soi-disant suprême par une femme qui n’était qu’une de ses subalternes. Car malgré leurs échanges de déclarations, malgré les mots d’amour qu’ils avaient prononcé, ils n’avaient toujours pas pris le temps de mettre une étiquette sur leur relation. Et à ce titre il aurait été en droit de la jeter dehors sans autre forme de procès. Même si Shadow pensait à plus loin dans le futur, pensait à lui et à ce qu’il pourrait devenir, elle avait encore du mal à croire qu’il lui permettait de s’occuper de lui, ne la chassant pas, ne la méprisant pas malgré des paroles qu’elle avait du mal à interpréter.

Non, au contraire, il continuait de lui demander son aide et s’il ne l’avait pas fait, la blonde aurait pu abandonner et renoncer malgré les encouragements qu’elle lui soufflait et qui était autant à son bénéfice à lui qu’au sien. Elle avait besoin de se convaincre pour y croire. Pour se persuader qu’elle agissait pour son bien, pour lui et peut-être aussi un peu pour eux. Et ces dernières vingt-quatre heures avaient été faite de ces petites victoires. Le fait qu’il la garde près de lui, qu’il accepte de l’écouter, de faire ce qu’elle lui demandait, même s’il ne le voulait pas, malgré la douleur qui lui vrillait les entrailles. L’Audacieuse espérait que cela continuerait sur cette voix. Voilà pourquoi, de manière déguisée, elle lui avait proposé de se rafraichir. Brook était consciente qu’il ne devait pas bien savoir ce que cela voulait dire mais si elle lui expliquait qu’il allait devoir se soumettre à elle d’une manière très intime, il n’aurait jamais accepté. Hallucinations ou non.

Interprétant son signe de tête et ses mains qui se posèrent sur les roues du fauteuil, Brook se replaça derrière lui et essuya une nouvelle fois ses larmes tout en enlevant le frein, puis elle le poussa vers la salle de bain. Y revenir lui faisait près peur. C’était là qu’elle avait tout jeté, qu’elle avait détruit ce paradis artificiel dans lequel le responsable de la Fosse s’était enfermé pour fuir la réalité. Pourquoi avait-il choisi d’ignorer le monde réel et de s’attacher à des chimères, quelles étaient ses choses qui voulaient maintenant l’empêcher de retrouver la surface ?! De l’extérieur, et avant son accident qui l’avait laissé dans cette chaise roulante, il semblait avoir tout pour être heureux. Un poste important au sein de leur faction, des amis, des femmes, le respect de ses pairs, alors pourquoi s’infligeait-il cette longue torture vers la mort ?!

Remettre les pieds là où elle avait joué sa plus dangereuse partie de poker la terrifiait et Lyn redoutait surtout qu’il se mette en colère ou refuse d’y pénétrer parce qu’il n’y aurait pas non plus les meilleurs souvenirs. Doucement, elle le roula à l’intérieur, suffisamment proche de la douche où elle comptait le faire aller ensuite, puis elle revint se placer devant lui. Cela lui fendait le cœur, mais elle allait devoir ruser, devoir l’apprivoiser malgré ce fantôme qui le hantait. Pouvait-elle seulement, au travers de toute cette douleur, de toute cette angoisse, le charmer comme à l’époque ? La jeune femme craignait la réponse et encore une réaction épidermique à cette pièce mais elle se devait de tenter le coup. Elle allait jouer sur ce qui les avait réuni, ce qui les avait attiré l’un vers l’autre au tout début.

Et si son plan échouait, elle trouverait bien un plan B, un C ou même un D si elle devait en arriver là. Prenant une inspiration discrète, la demoiselle effleura distraitement sa poitrine en croisant les mains sur cette dernière avant de faire glisser ses doigts sur le rebord de son pull qu’elle souleva pour le retirer d’un geste assuré et presque sensuel. Elle révéla alors qu’elle ne portait rien d’autre en dessous. Elle ne l’avait même pas fait exprès mais Brooklyn avait tellement souvent les seins comprimés dans des soutiens-gorge capables de résister à l’effort physique et à ses entrainements quotidiens, qu’elle profitait de la moindre occasion de ne pas s’infliger cette contrition. Essayant de capter le regard de son amant, elle fit ensuite jouer ses mains sur les boutons de son jean pour les défaire et enlever ce dernier pour ne rester que dans un shorty en dentelle rouge.

Sans tourner le dos au jeune homme, Brook se pencha pour allumer l’eau, un geste qui avait eu une toute autre signification, la dernière fois qu’ils s’étaient retrouvé là tous les deux, et sans même y prêter attention, elle se mordit la lèvre inférieur, craignait encore et toujours que la moindre chose le fasse hurler, lui fasse ordonner de le ramener à sa chambre. Alors doucement, elle reprit cette place à genoux devant lui et prit sur elle de faire glisser ses doigts sur ces jambes mortes qu’elle devait apprendre à accepter, qu’elle ne devait plus laisser la dégouter. Remontant jusqu’à l’entrejambe de James, elle tira ensuite sur son haut à lui et passa sous le tissu pour caresser sa peau. « Qu’est-ce que tu en dis Ride ? Tu viens avec moi ? » Faire appel à l’homme, au mâle plutôt qu’au malade, c’était ce que Shadow avait trouvé de mieux pour le convaincre de se laisser faire.

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J. Ryder Storm

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MessageSujet: Re: BRYDER ▲ I thought heaven can't help me Mer 14 Déc - 22:00



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Silencieux. Il est redevenu silencieux. Incapable de tourner les propres roues de son fauteuil à cause de la fatigue, il la laisse faire à contrecœur, à moins que cela ne soit que la résultante d’une fatigue qui atteint lentement son paroxysme. Il n’a pas la force de crier, ni l’envie de se battre contre ses principes et sa propre fierté. Se laisser pousser n’est en rien une acceptation de dominance à ses yeux, et à bien y réfléchir la douleur lui broie tellement les entrailles qu’il n’a qu’une seule envie c’est de pouvoir retourner se coucher en espérant dormir un minimum. Car au-delà des hallucinations et de la douleur, c’était surtout le manque de sommeil qui encourageait la faiblesse et rendait la lutte pour grande encore. Les yeux explosés, l’audacieux accepte donc d’être emmené jusque dans la salle de bain où tout a commencé. Encore une fois, il pourrait hurler, piquer une crise à l’instant même où il sent son corps se crisper par réflexe en réalisant qu’il n’y a plus un seul gramme de poudre blanche ici. Cette addiction il ne l’a pas souhaité, on la lui a imposée et il n’a jamais su arrêter. N’a jamais pu. A chaque tentative c’était la revoir Elle, le fantôme de tous ses malheurs et de ses problèmes de colère. Alors il a continué, n’a jamais pris la poudre pour oublier les contraintes de sa vie car il a tout ce qu’il a toujours voulu. Avait tout. Au fond, cela n’était qu’une habitude prise depuis plusieurs années et en aucun cas un frein à sa vie, jusqu’à ce que le manque ne se fasse trop violent, jusqu’à ce qu’il en sente les véritables effets dans cette chambre d’hôpital. A cet instant, la drogue est devenue son moyen de compenser et d’oublier, mais jamais avant. Jamais.

Parfaitement immobile, Ryder observe la pièce avec appréhension mais demeure irrémédiablement silencieux. Des perles de sueur sont apparues sur son front mais il passe rapidement sa main avant de se pencher de nouveau en avant, comme pour rester plié en deux et faire taire les maux qui l’habitent. Brooklyn arrête le fauteuil aux côtés de la douche et il s’attend à ce qu’il ne s’agisse là que d’un rafraichissement partiel et non d’une séance de lavage intensif. Fatigué, c’est d’un œil interrogatoire qu’il regarde la douche avant de poser les yeux sur elle et de la voir retirer sensuellement son haut, révélant par la même occasion l’absence de sous-vêtement. Surpris, malgré sa vue un tantinet brouillée, l’audacieux ne la quitte pas des yeux en silence, observant d’un œil impassible le spectacle qu’elle était en train de lui offrir. Comment… Espérait-elle seulement qu’ils fassent quoi que ce soit ici… Dans cet état ? Perplexe, James se redresse dans son fauteuil et sent son dos en heurter le dossier avec lenteur. Plus aucun de ses gestes ne sont rapides et efficaces, tout n’est que maladresse et ça le rend dingue mais il reste pourtant les yeux rivés sur la jeune femme qui défait le bouton de son jean et dont il en suit chaque mouvement. Le mâle n’est jamais bien loin, Ryder n’est jamais bien loin mais la fatigue se fait véritable enclume. Immobile, l’audacieuse se met ensuite à genoux, effleure ses jambes dont il n’en sent aucune caresse jusqu’à ce qu’elle arrive au niveau de son entrejambe. Léger sursaut qui lui fait serrer l’accoudoir tandis qu’il penche très légèrement la tête sur le côté, ses deux billes bleues presque écarquillées d’incompréhension. Et ce jusqu’à ce qu’elle ne glisse sa main chaude sous son haut. Le contact se fait brûlant mais son propre corps à lui est déjà en ébullition à cause de la fièvre. Ses lèvres soudainement entrouvertes, le jeune homme en reste sans voix, oubliant que l’eau s’écoulait à nouveau… Dans la douche cette fois. L’accompagner ? Mais comment voulait-elle qu’il s’y prenne pour l’accompagner ? Dans d’autres circonstances il ne se serait pas fait prier et aurait sauté sur l’occasion pour l’agripper et lui faire la misère, là, contre le carrelage de la douche. Mais aujourd’hui ?

Ce n’est pas l’envie qui manque mais tout le ramène à sa condition. Ce n’est pas l’envie qui manque mais tout le ramène à sa frustration. D’un coup d’œil, il observe la douche où l’on doit se tenir debout, chose qu’il ne peut pas faire et il sent l’étau se refermer sur sa gorge. Plus de poudre, plus de drogue. Frustration. Plus de jambes, plus moyen de se tenir debout et l’accompagner. Frustration.

« Si c’était possible ce serait déjà fait. »

Ce n’est pas un murmure. Une perle ruisselle doucement le long de sa tempe et il déglutit, se penche en avant pour arriver à la hauteur de son visage et vient ainsi emprisonner ses lèvres le temps d’un baiser. Mais ses traits se font fermés. Ses dents tirent sur la lèvre inférieure de la blonde quand il se redresse de nouveau au fond du fauteuil puis il lâche. Venir. L’accompagner, il ne peut pas, et ce que la manœuvre sous-entend, ça ne lui plait pas. Non pas qu’il ne veuille pas lui faire confiance, il le fait du mieux qu’il peut depuis bientôt 36 heures mais ça… Il se surprend à étouffer un rire nerveux. Non ça… Être déposé dans une douche comme un enfant dépendant il en est strictement hors de question. C’est lui qui devrait être en mesure de prendre les devants, c’est lui qui devrait être en mesure d’imposer sa loi entre ces murs. Passant sa langue sur sa lèvre supérieure et détournant subitement le regard il déglutit une nouvelle fois et vient passer une main tremblante sur son propre visage. Elle ne tremble pas forcément du manque, quand bien même ce soit lié, elle tremble de nervosité et de contrariété. Coincé. Il est juste… Coincé, il se sent étouffer.

« J’en aurais tellement envie… Tellement envie… Putain. »

Ses doigts tapotent l’un des accoudoirs du fauteuil et il se crispe dans l’élan d’une crampe qui lui broie les entrailles. Ses prunelles se brouillent de larmes. Il est juste fatigué.

« Qu’est-ce que tu veux faire au juste Brook ? ».

Il sait. Ca se lit dans son regard explosé qui se pose dans le sien et ses sourcils qui se froncent. Il sait. Il a deviné. Plus ou moins.

La voir comme ça sans pouvoir faire quoi que ce soit est probablement pire que tout en définitive pour ses envies masculines. Il serre la mâchoire et continue de tapoter nerveusement. De plus en plus vite. James n’attend même pas sa réponse au final.

« Ok. »

Il la fixe.

« A une seule condition. »

Déglutit.

« Tu peux faire ce que tu veux mais je ne veux pas être conscient. »

Ca. Se laisser faire pour ça en étant conscient et parfaitement capable de comprendre ce qu’il se passe. Non. Impossible, il ne peut pas passer outre et se sentir aussi infirme que ça. Qu’elle le cogne ou utilise autre chose, il s’en fiche, mais consciemment et en tant qu’observateur, non… C’est plus fort que lui, ce n’est pas envisageable, ça le fait paniquer. Il se sent étouffer.
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MessageSujet: Re: BRYDER ▲ I thought heaven can't help me Jeu 15 Déc - 15:44

You take me places I've never been When I keep on falling
Brooklyn considérait déjà presque comme un miracle d’avoir réussi à l’emmener jusque dans la salle de bain. Le problème était que maintenant Ryder devait se douter un minimum de ses intentions. Elle lui avait bien dit qu’il devait se rafraichir, et c’était véritablement ce qu’elle avait en tête. Avec sa fièvre et ses sueurs froides, il devait se rincer pour pouvoir dormir plus confortablement. C’était une bien maigre satisfaction face aux crampes, au manque, aux hallucinations et autres tremblements mais comme le disait l’adage, c’était toujours ça de pris. Pour autant, pour essayer de lui donner un minimum envie de se laisser faire, de s’abandonner à elle, la jeune femme y avait rajouté son petit grain de sel. Elle connaissait suffisamment son dominant pour savoir qu’il aurait dû mal à résister à l’appel du sexe, peu importe l’état dans lequel il se trouvait. Ses jambes mortes ou son sevrage forcé s’effaceraient un minimum pour cette envie qu’il avait toujours.

Une ruse bien peu loyale, mais Lyn était à court d’arme à sa disposition pour aider le jeune homme. Alors lentement, elle avait retiré ses vêtements jusqu’à se retrouver en lingerie devant lui. Elle l’avait ensuite un peu touché pour attiser sa flamme et lui demander s’il voulait la rejoindre sous la douche. Bien sûr ce qui suivrait n’aurait rien de sexy ni de glamour. Il ne serait jamais debout avec elle et il ne serait pas celui qui contrôlerait l’action. Les chances n’étaient pas en faveur de la blonde, mais si elle n’essayait pas au moins un minimum, elle ne parviendrait jamais à rien. Se mordant la lèvre inférieure, l’Audacieuse le regarda porter son regard sur la douche et avant même qu’il ne réponde, elle comprit que le combat était perdu. Il avait beau lui laisser mener la danse par obligation depuis qu’elle lui avait retiré sa précieuse poudre, il n’était pas encore prêt à mettre toute sa fierté de côté.

Ce qu’elle ne pouvait pas véritablement lui reprocher malgré le refus qu’elle venait d’essuyer. Elle libéra sa lippe malmenée juste à temps pour le voir se pencher et l’embrasser. C’était la première fois depuis longtemps qu’il était celui qui initiait le contact, ce contact et malgré la situation, Brook ne put empêcher son cœur de s’emballer de joie. Soumise, elle le laissa faire ce que bon lui semblait et suivi son mouvement de recul comme il ne lâchait pas complètement sa bouche. Légèrement penchée sur lui, elle ne le quitta pas des yeux, observant la moindre de ses réactions qui lui indiquerait qu’il avait changé d’avis. Mais alors que lui-même détournait ses azurines et passait une main tremblante sur son visage, elle sut que ce moment fugace de bonheur venait de s’enfuir. Pourtant, elle avait essayé mais ce n’était pas encore assez et l’entraineur se sentie une nouvelle fois incapable de lui venir en aide, de lui être utile pour quoi que ce soit.

Sans surprise ensuite, James se lamenta sur le fait que s’il le pouvait, ils seraient déjà dans la douche et pas pour se laver, elle le savait. En réfléchissant bien c’était encore possible mais elle ne voulait pas lui forcer la main plus que cela. Lyn devait faire montre d’encore un peu d’ingéniosité avant d’abandonner. Toutefois elle remarqua le tapotement nerveux sur l’accoudoir et se prépara mentalement à affronter une tempête. Il ne lui demanda cependant que ce qu’elle comptait faire, cela lui paraissait, à elle, évident mais après tout cela pouvait aussi avoir un rapport avec ce qu’elle voulait de lui après l’avoir allumé de la sorte. « Juste prendre une douche... » Déclara-t-elle doucement, presque timidement. Ayant toujours peur qu’il s’énerve à cause de son geste nerveux. Et contre toutes attentes il répondit par la positive. Brook écarquilla les yeux, n’en croyant pas ses oreilles. Ce n'était pas son genre d’accepter comme ça.

Et en effet. Encore sous le choc elle n’eut même pas le temps de se remettre qu’il lui posait une condition. Une demande qui lui fit ouvrir des yeux encore plus grands. Véritablement choquée qu’il puisse envisager une telle solution. Elle ne lui avait pas proposé la mort, juste de se laver. Et puis dans le domaine des inconscients, Lyn avait déjà donné et pas pour le meilleur, pensa-t-elle avec une culpabilité certaine. C’était pour elle parfaitement inenvisageable de lui faire quoi que ce soit de cette manière et puis elle n'avait aucune envie de le frapper ou autre chose de la sorte pour lui faire perdre connaissance. Leur relation ne marchait pas dans ce sens-là. « Mais non enfin ! Non non non, c’était juste une proposition mais si tu ne veux pas c’est pas grave. On va...on va faire autrement. » Il lui avait été difficile de masquer l’outrage dans sa voix mais elle avait fait au mieux.

Brooklyn se redressa finalement ayant depuis longtemps lâché le bas du tee-shirt. Elle passa à son tour une main sur son front et secoua la tête, le temps de se recomposer. Elle força ensuite un sourire à prendre place sur sa bouche et se pencha de nouveau sur le jeune homme. « On va juste te passer un peu d’eau sur le corps, ça t’aidera pour dormir. » Délicatement elle écarta la couverture qu’il avait toujours sur les épaules malgré ses mouvements et recula de nouveau pour attraper une de ces petites serviettes carré qu’elle porta ensuite sous le jet chaud de la douche. « Retire ton tee-shirt s’il plaît...tu...tu peux même le faire tout seul si tu veux. » Ainsi après avoir essoré le linge, l’Audacieuse le lui tendit gentiment en signe de bonne foi. Elle n'était pas là pour l’humilier ou l’infantiliser, simplement pour prendre soin de lui. Cette pensée de le traiter comme un enfant la dégoûtait elle-même quand elle avait l’impression de le faire.

Lyn n’était pas non plus infirmière avec pour vocation de s’occuper d’un handicapé. Elle faisait de son mieux pour ne pas lui donner l’impression de tout faire pour lui, à sa place, mais cela ne voulait pas dire qu’elle devait le laisser dépérir, s’affamer ou avoir une hygiène douteuse. Au contraire elle pensait que plus elle le pousserait vers une routine de vie normale moins il verrait le temps, enfermé dans son appartement, passer. Une pensée un peu naïve certes mais Brook était déjà défaitiste après deux jours à s’occuper de lui, doutant à chaque seconde de faire les bons choix pour lui, remettant en cause sa légitimité à ses côtés. Alors elle se rattrapait à la moindre des petites branches. En revanche elle pouvait au moins admettre que son idée avait eu le mérite d’attirer l’attention de Ryder et semblait lui avoir quelque peu éclairci les idées car il s’exprimait d’un discours cohérent et non adressé à un fantôme.

« Je peux même prendre ma douche moi pendant que tu te passes de l’eau sur le corps, comme ça je ne te regarde pas... » Ajouta timidement Shadow pour l’encourager. Bien sûr elle voulait faire cela pour lui, voyant plutôt ce lavage comme le traitement d’un roi par son esclave que comme celui d'un infirme ne pouvant le faire seul. Mais elle ignorait qu’elle pouvait être la susceptibilité d’un drogué en manque. Pinçant les lèvres en attendant la réponse, Brook plaça son autre bras sur sa poitrine pour se couvrir un peu. Non par timidité, car la jeune femme était suffisamment à l’aise avec son corps et peu pudique, mais plutôt pour cacher son anxiété. James n’avait pas encore explosé mais cela ne voulait absolument pas dire qu’il ne le ferait pas, juste parce qu'elle lui avait demandé de le laver ou de se laver. Toute cette incertitude mettait ses nerfs à rude épreuve. Elle redoutait aussi qu’il interprète mal sa volonté de détourner le regard qui était plutôt pour lui accorder une intimité que parce que son corps la dégoutait.

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Come and find me in the dark now Everyday by myself I'm breaking down I don't wanna fight alone anymore Bring me out From the prison of my own pride My God, I need a hope I can't deny In the end I'm realizing I was never meant to fight on my own
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J. Ryder Storm

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❖ Forces & Faiblesses : Peut être un parfait gentleman par devant comme une effroyable pourriture par derrière - A quelques "anger issues" mais ça à moins d'y avoir goûté vous n'en saurez jamais rien - N'a pas un vilain fond est même plutôt tout ce qu'il y a de plus jovial - Une de ses principales faiblesse découle probablement de sa légère dépendance aux substances illicites. Juste légère... Un tout petit peu. Micro poil de poudre.
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MessageSujet: Re: BRYDER ▲ I thought heaven can't help me Sam 17 Déc - 21:21



I thought Heaven can't help me

FT. BROOKLYN S. O'MALLEY


Il ne peut accepter l’idée de se voir dépendant d’elle pour se laver. Se mettre dans la douche, il l’a déjà fait, seul, et c’est une expérience qu’il ne souhaite pas partager avec elle. Cela n’a rien de masculin ou même de sensuel. Absolument rien, c’est même tout l’inverse et ne fait que le ramener un peu plus face à sa condition désastreuse. Car à ses yeux c’en est bien un, un véritable désastre. Une contrainte de chaque instant et une lutte à n’en plus finir contre un corps qui ne répond pas comme il devrait. Des membres qui ne répondent plus mais qui sont pourtant toujours là. Dans cet état, sa patience s’amenuise à vue d’œil, d’où la réaction de ses doigts qui tapotent l’accoudoir sous le joug d’une frustration évidente à l’idée d’imaginer tout ce qu’il pourrait faire dans cet endroit et qu’il ne peut pas. Il sait que Brooklyn ne voyait pas mal les choses en agissant ainsi, bien au contraire, il voit bien combien la tâche n’est pas aisée pour elle, mais elle a réveillé un désir qui est toujours là, parfaitement en place, simplement prisonnier d’un état de santé détérioré. Ca le rend dingue. Conscient que malgré tout, il doit bel et bien se laver, James se sent obligé d’accepter, mais pas sans apposer une condition qui force la jeune femme à écarquiller les yeux. Il ne veut pas être conscient. Il ne veut pas se voir. Il ne veut pas la voir faire et agir comme s’il était impotent. Il ne peut pas c’est au-dessus de ses forces. Que cela vienne d’elle ou de n’importe qui d’autre. Il n’est même pas sûr qu’il accepte une telle chose de la part d’Ezra.

Condition refusée, l’audacieux n’est pas résolu à céder ses positions sur le sujet, si bien que lorsqu’elle évoque l’hypothèse qu’ils puissent faire autrement, il demeure silencieux et parfaitement immobile, seulement secoué de quelques tremblements qui persistent. Elle a beau sourire, Ryder sait qu’elle est un tantinet contrariée et embêtée, mais il ne se montre pas plus désagréable, tout ce qu’il veut c’est dormir, mais là encore, elle risquait d’être surprise. Fermer les yeux il n’y arrive pas, ils devront bien finir par en arriver au coup de poing bien placé. Le manque de sommeil est tel qu’un nez potentiellement cassé n’est rien en comparaison de l’état de fatigue physique et mental dans lequel il se trouve. La couverture est lentement écartée de ses épaules et il se laisse faire sans broncher, se penchant en avant pour contrer de nouvelles crampes sans grand succès. Un grognement s’échappe de ses lèvres entrouvertes mais il resserre les dents, bras croisés au niveau son ventre pendant qu’elle passe une petite serviette sous l’eau chaude et qu’elle s’adresse à lui. D’une main, il attrape le col de son T-shirt et se met à tirer dessus pour le retirer en un coup. Une fois fait, il le pose d’une main tremblante sur l’un des accoudoirs de son fauteuil et observe la serviette trempée qu’elle lui tend.

Son regard passe de cette dernière à la jeune femme qui semble un brin nerveuse, lui proposant même de prendre une douche pendant qu’il se rafraichit un minimum. Bien que l’idée puisse être intéressante et à considérer, il n’est pas certain de vraiment le vouloir. Ce ne sont pas les coups d’œil de Brooklyn qui le dérange, assis sur ce fauteuil, passer un linge sur son corps n’est rien d’embarrassant, c’est l’idée même d’être porté et de ne tenir dans la douche qui le dérange au plus haut point. Ce sentiment de ne pouvoir le faire seul car doublement handicapé à cause du manque et de ses jambes. C’est avant tout cette difficulté-là qui empêche sa fierté d’accepter. Mais qu’est-ce qu’un linge ? Alors il secoue doucement la tête de gauche à droite et n’attrape pas ce qu’elle lui tend.

« Non, c’est bon. »

Il soupire.

« Je ne veux juste pas aller sous la douche. »

Il abandonne, plus ou moins. Si l’audacieuse ne souhaite que prendre soin de lui, il n’a aucune raison de refuser, tant que cela ne met pas en péril sa fierté masculine et qu’il ne se sent pas comme un véritable handicapé. Passant une main sur son visage, il vient remettre l’une de ses mèches de cheveu en arrière et prend une grande inspiration tandis que ses prunelles se baissent sur son pantalon de jogging. De nouveau penché en avant, Ryder vient attraper l’extrémité de chaque jambe de pantalon et tire dessus progressivement, prenant finalement appui sur les accoudoirs successivement pour faire glisser le tissu sous ses fesses et ainsi libérer la totalité du vêtement. Dorénavant en boxer, il envoie voler le pantalon derrière lui et se remet à attendre, silencieusement, essayant tant bien que mal de calmer ces tremblements incessants. Il papillonne de plus en plus souvent des yeux lorsqu’il ne se les frotte pas, la fatigue mêlée à un certain assèchement rendant sa vue plus compliquée. Irrité et au bout du rouleau, il n’a plus envie de discuter alors il se laissera faire. Passant une nouvelle fois sa main sur son visage, il lève les yeux vers Brooklyn.

« Si on pouvait juste faire ça rapidement, s’il te plait. ».
Fatigué n’est même plus un mot assez fort pour décrire dans quel état il se trouve.

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