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Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 Drug Dealer || ft Phoebe

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Arizona J. O'Malley

❖ Date de naissance : 14/11/1991
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❖ Playlist : Cosmic Love - FLORENCE AND THE MACHINE || Meet Me On the Equinox - DEATH CAB FOR CUTIE || A Shadow Fall on Me - GARY NUMAN || The Preacher - JAMIE N'COMMONS || Smokestacks - LAYLA || Animal - XOV || Too Dry To Cry - WILLIS EARL BEAL || Won't Win - FRACTURES



MessageSujet: Drug Dealer || ft Phoebe Dim 20 Nov - 20:21


God grant me the serenity to accept the things I can not change
❝Courage to change the things I can || feat Phoebe L. Parker❞




Ils disent que le temps guérit de toutes les blessures, qu'il a raison de la souffrance et de l'usure, des maux les plus obscures à la joie la plus pure. Ils disent qu'avec la mort, tout s'efface, des cicatrices qui mutilent les corps à celles demeurées immuables en les âmes et leurs innommables balafres, qu'on ne ressent plus ce qui le jour nous tiraille et nous fait parfois passer pour des lâches. Ils disent que l'oubli et le déni font parti de ces petites choses qui au travers de la vie tour à tour nous lie, nous berce et brutalement nous désunit. Ils disent que c'est ainsi que l'on grandit et que c'est sans douleur que tu es parti. Mais j'étais là, j'ai vu le monstre qui de son souffle ravageur t'a sans pitié en son râle emprunt d'acier fumant et de flammes éclatantes engloutit. Ce n'est pas sans un cri mais sur le coup que tu as cessé soudainement d'expirer et que tu t'en es si violemment allé. Ma pauvre brebis en les ténèbres sans merci égarée, tu n'aurais jamais dû faire partie du nombre de ces vies si injustement fauchées. Je me demande si tu chantes encore pour nous depuis l'autre côté. Ressens-tu la peine et le vide que derrière toi tu as laissés? Tu étais à la fois, l'aube, le jour et la clarté, ton incrédulité te faisait passer aux yeux des uns pour un raté alors qu'en les miens elle te faisait irradier de cette lueur que personne ne pourra jamais imiter ni même te dérober.

Connais-tu la paix maintenant que tu es loin de ces contrées dévastées que la folie des hommes n'a eu de cesse de détériorer? Dis-moi que tu es loin du Tartare et ces murailles teintées par notre sang qui depuis l'aube des temps et la noirceur des ans ont fini par rouiller, mais plutôt en le fastueux Elysée et ces verdoyantes allées où jamais ni pluie, ni froid, ni neige ne pourront venir te menacer. On dit qu'en ces jardins de lumière siffle avec douceur le Zéphyr qui berce avec tendresse les cœurs qui ont sur terre trop de fois goûté à l'âpre de l'hiver. Penses-tu qu'un jour moi aussi je goûterais aux savoureuses saveurs de l'été et qu'il me sera permis de connaître le repos à tes côtés ? Je ne sais pas si mon âme sera aisément acceptée, car tu connais les crimes qui en l'implacable balance de l'autre côté la feront lourdement basculer mais, je préfère me dire que je récolterais avec justesse ce que j'aurais semé et mérité. Tu sais, je ne redoute pas l'antique pesée, je m'interroge juste sur ce repos et cette paix qu'elle fait à tous miroiter. Vois comme je suis si lasse et fatiguée. Ici, le temps ne cesse de courir et ne s'arrête jamais de tourner, lui et le monde ne m'ont même pas laissé le temps de te pleurer. Je sais que ce n'est pas ce que tu aurais souhaité mais comprends que cela fait parti de ces choses que tu ne peux empêcher. C'est ce qui arrive quand tu abandonnes tous ceux qui t'ont un jour aimé.

Je t'avoue que j'ai essayé de t'oublier, toi et l'horreur que ton nom évoque, accompagné de ces explosions qui inlassablement en mon esprit ne font que se rejouer, tel le théâtre macabre en lequel je me suis sans même m'en rendre compte machinalement emprisonnée. J'ai pris cette bouteille de tequila que les coups durs m'ont appris à aimer et l'ai déversé gorgée après gorgée en mon gosier brûlé par le feu de ses promesses ravagées. J'ai bu jusqu'à ne plus sentir la moindre écorchure en mon âme saccagée et ma trachée anesthésiée, à l'image de cette vie que je voulais sentir une fois pour toute en mes veines se cristalliser afin de ne plus avoir à souffrir de voir entre mes mains mourir tout ce qu'un jour j'ai pu chérir. J'ai peur Exekiel, j'ai peur de ressentir trop fort ce monde en pleure qui vibre à chaque souffle de terreur en mon âme que je noie en cet océan de torpeur pour le garder à l'abri en un cercueil fait de glace et de froideur, car tu sais comme moi que ce cœur que j'abrite derrière cette sombre forteresse est à la fois ma plus grande force et la pire de mes faiblesses. J'en ai perdu le sommeil et me surprend parfois à te voir au détour d'une rue où à déambuler en l'un de ces nombreux trottoirs que tu parcourais avec cette hâte qui me parait aujourd'hui si dérisoire.

Si j'avais su que je ne te reverrais plus, je serais sorti de ce mutisme en lequel depuis mes plus tendres années je vis reclus, aurais balayé tous ces non-dits superflus et t'aurais avoué que je t'aimais comme ce frère que je n'avais jamais eu, toi mon doux rêveur à présent en son lit fait de lumière et de candeur paisiblement étendu. Ils disent que le temps guérit de toutes les blessures, qu'il a raison de la souffrance et de l'usure, des maux les plus obscures à la joie la plus pure. Je contemple ta tombe et, lettre après lettre, m'imprègne de ton nom gravé de ce fin lettrage doré pour l'éternité en le marbre immaculé, à l'image de ton âme que la folie de ce monde n'aura su altérer et me dit tout à coup que je n'en suis plus si sûre. Je dépose une rose blanche à tes côtés pour qu'elle puisse dans l'ombre t'accompagner et t'éclairer avant de rajouter deux pièces d'argent pour le passeur qui nous guette depuis la rive opposée. Repose en paix entre les bras de notre mère, car bientôt mon frère, je sais que de véhicule de chair je me ferais poussière pour te retrouver en la silencieuse terre. Memento mori. Parce que là est tout ce que nous sommes, amas de cendre, d'ombre et de poussière. Je me demande alors si tu chanteras encore pour moi-même si nous sommes par le poids de nos âmes à nouveau séparés. Une poignée de branche qui craquellent sous le poids d'un pied malavisé. La brise qui se lève et fouette mon échine ployée. Je tourne le visage et te vois toi, l'enfant rebelle que je n'ai pas encore eu l'occasion de rencontrer bien qu'en mon sein sans le savoir tu te sois déjà réfugiée :

- Bonjour Miss Parker, enfin je vous rencontre. Quelle étrange coïncidence que cela n'ait pas eu lieu en d'autres circonstances.

Je me redresse, te fais face et te contemple en silence. Tu le sens toi aussi le spectre de son absence, sans doute est-ce cela qui t'a mené jusqu'à moi en ton inlassable errance. Il était à la fois, l'aube, le jour et la clarté, il n'est à présent plus que l'un de ces nombreux oubliés aux yeux perdu en un monde froid et sans pitié.



Dernière édition par Arizona J. O'Malley le Lun 21 Nov - 9:45, édité 1 fois
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Phoebe L. Parker

❖ Date de naissance : 23/10/1996
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❖ Profession : Maniement des armes ( couteaux ), employée à Bitter Aloes & chanteuse
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❖ Forces & Faiblesses : Vous cacher mes faiblesses et prétendre que rien ne peut m'atteindre.
❖ Philosophie : « Whether it's a heart attack or a heartbreak, the show must go on. »
❖ Playlist : Louder & Places by Lea Michele ; The Original High by Adam Lambert ; Some lessons learned by Kristin Chenoweth ; 'Queen of Swords', 'Wind Beneath my Wings', 'Show Me', 'Small World', 'Like Lightning' & 'I See You' by Idina Menzel, 'Happy Ending' by Mika



MessageSujet: Re: Drug Dealer || ft Phoebe Dim 20 Nov - 22:19




Arizona & Phoebe
« On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Je ne suis pas d'accord. Les blessures demeurent intacte. Avec le temps notre esprit, afin de mieux se protéger, recouvre ces blessures de bandages, et la douleur diminue... mais elle ne disparaît jamais. » Rose Kennedy

Comment je l'ai su n'a aucune importance. Je le sais, c'est tout.
Des émotions. Trop d'émotions. Beaucoup trop de sentiments qui se heurtent et se bousculent dans tout mon corps.
Le choc. Sans aucun doute le choc. Ce choc qui vous tord le ventre, tel un coup de poing. Je ne le reverrai plus. Ils me l'ont prit.
Le désespoir. Plus fort que la tristesse, plus fort que ce sentiment d'abandon. Celui qui fait couler les larmes sans que rien ne puisse les retenir. Celui qui vous fait perdre tout self-control. A quoi bon de toute manière ?
La colère. Envers ces fils de pute qui sont venu m'arracher le seul rayon de soleil dans ma vie. Envers ma connerie la plus profonde à l'avoir toujours repoussé.
Le remord. De celui qui ne se contente pas de vous bouffer, mais plutôt qui vous donne envie de vous foutre une raclée si bien mérité. Il méritait mieux que cela. Il méritait mieux que moi.
La vengeance. Ravageuse, destructrice. Je déclare une guerre ouverte au Conseil, guerre dont seul l'un de nous peut rester survivant. Ce sera eux, ou moi. Et quel qu'en soit le dénouement, à la fin, c'est moi qui gagne. Si je meurs, je le rejoins, lui et tous ceux que cette ville m'aura prit. Si je vis, je les venge et leur rend hommage.
Le déni. Cette fausse lueur d'espoir qui scintille faiblement tandis que votre esprit ne cesse de vous marteler que c'est impossible. Pas lui. Cela ne se peut pas. Le monde ne l'a jamais brisé, ce n'est pas maintenant qu'il y est parvenu.
La raison. Celle qui vous murmure que ce cauchemar est bien réel, que cette douleur est permanente, que ce vide est bien profond. Qu'il n'y a aucune échappatoire. Aucun espoir. Aucun réveil possible et heureux.
La haine. Une haine qui vous étrangle, vous étouffe, vous coupe la gorge même. Cette haine, vous la ressentez contre vous même. Mais il est tellement plus productif de la rejeter sur les vrais coupables. Je ne suis fautive que de ma stupidité à l'avoir sans cesse mis de côté. Ils sont responsable de sa mort.
Et moi ? N'en suis-je pas coupable moi aussi ? N'aurais-je pas pu empêcher tout cela ? N'aurais-je pas pu le sauver ? Si seulement j'étais restée là. Si seulement je ne l'avais pas repoussé. Si seulement j'avais prêté davantage attention. Si seulement...
Si seulement. Deux mots que l'on traîne avec soi, hypothèses inutiles qui ne résolvent rien. On ne sait dit et si que lorsqu'il est trop tard, lorsque l'on prend conscience d'avoir mal agit. Mais cette prise de conscience aurait dû se faire avant. Lorsque tout pointait du doigt vers la bonne direction. Les et si ne sont bon qu'à vous donner bonne conscience. Vous auriez pu faire cela. Oui. Vous auriez pu. Cela change-t-il de quelque manière que ce soit le fait que vous ne l'avez pas fait ?
La faiblesse. Celle qui vous coupe de toute énergie et vous donne la sensation à chaque pas que vous allez tomber pour ne plus jamais vous relever. Tout à coup plus rien n'a de sens, plus rien n'est possible. Votre corps dit tout simplement non. Il laisse tomber. Il n'a plus la force de se battre contre cet univers si mal fait. Avez-vous d'autre choix que de le forcer pourtant ? Un pas. Puis un autre. Sans jamais savoir si mes jambes ne me lâcheront pas. J'avance. Je n'ai pas le choix d'avancer. Il faut que j'avance. Je ne sais pas encore où. Mais j'avance.
La surdité. Le monde autour de vous n'existe plus vraiment. Vous croisez les gens sans les voir, les bousculez sans vous en rendre compte, parlez sans même savoir ce que vous dites. Les bruits, les sons, tout semble venir de si loin, comme lorsque vous faîtes un malaise. Tout devient sourd. Tout devient froid.
La preuve. Celle que vous cherchez, celle qui vous achèvera. La preuve qu'il est mort. Le cimetière. Il faut que j'aille au cimetière.
Le black-out. Celui qui vous fait oublier tout ce que vous venez de faire, comme lobotomisé. Seules les émotions persistent. Seules les pensées se succèdent. Seuls les souvenirs reviennent vous poignarder.
Déambulant à travers le cimetière, je cherchais désespérément quelque chose, n'importe quoi qui pourrait me mener à la conclusion qu'il n'était pas mort. Exekiel était en vie. Il devait l'être. Il ne pouvait pas... il n'avait pas le droit de...
Depuis combien de temps cherche-je ? Je ne sais pas. Dix minutes peut-être. A moins que ça ne soit une heure. C'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Une voix s'élève à mes côtés. Elle est si proche, et semble pourtant si lointaine...
-Bonjour Miss Parker, enfin je vous rencontre. Quelle étrange coïncidence que cela n'ait pas eu lieu en d'autres circonstances.
Le regard vitreux, le visage à faire peur, des larmes à semi séchées sur les joues, je lève la tête vers mon interlocutrice sans répondre. Sans répondre, je regarde la tombe sur laquelle elle est partie se recueillir.
Celle d'Exekiel.
Il est mort.
Il ne reviendra pas.
Ils l'ont tué.
Je l'ai laissé mourir.
J'ai vu beaucoup d'horreurs dans ma vie. J'en ai infligé certaines. Mais rien n'est comparable à cela. Aucune atrocité en ce monde n'équivaut de près ou de loin la torture que m'inflige la vue de cette tombe.
Les yeux écarquillés, le visage horrifié, je me recule. Je hurle. J'ai besoin de hurler. Les larmes coulent, quelle importance que le monde les voit ou non ? Qu'importe qu'ils sachent, tous autant qu'ils sont, qu'ils ont réussi à me mettre à terre. Plus rien n'a d'importance.
Ils ont réduit à néant la seule infime source de lumière de ce monde.

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MessageSujet: Re: Drug Dealer || ft Phoebe Lun 21 Nov - 12:12


God grant me the serenity to accept the things I can not change
❝Courage to change the things I can || feat Phoebe L. Parker❞




Je les vois tes traits tirés puis défaits par cette cruelle réalité qui vient de toute sa violence te frapper sans ménager ce cœur que la vie elle-même a terrassé. Je l'entends ton cri d'agonie et le recueille en le mien devenu cercueil de verre et réceptacle inébranlable de toutes nos silencieuses prières. Je m'approche doucement de toi, tends un instant la main en ta direction avant de la déposer délicatement sur ton épaule droite et de la gauche te ramener lentement à moi. Si tu me laisses faire, je la bercerais pour toi, ton âme laissée injustement aux abois. Dépose donc le temps d'un recueille ces armes qui ne devraient pas être tiennes en pareil endroit. Elles ne seraient qu'horreur et offense envers celui que tu pleures avec droit. Je les vois éclater tes larmes en ces éparses nuées salées qui creusent en ton visage l'esquisse du supplicié que le père de tous vient juste d'abandonner. Et puisqu'il t'a toi aussi délaissé, je me ferais l'image de la divine mère qui au travers de l'obscurité empêche l'enfant ébranlé d'irrémédiablement chuter. Je les sens alors filtrer au travers des fibres de mon blanc chemisier lorsque sur mon buste je te fais déposer cette tête devenue, à l'image de ton corps, trop lourde pour raisonner. Elles ruissellent et déversent jusqu'en la terre le torrent de douleur qui brise présentement à la fois et ton âme et ton cœur alors que brusquement, je sens que tes jambes chancellent et que je te retiens afin de t'empêcher de tomber.

Non, tu n'offriras pas victoire à cette myriade d'yeux qui veulent te voir à genoux devant les hommes et les diables fielleux. Pas ici, pas en ce lieu. Resserrant mon étreinte autour de tes épaules, je ferme un instant les miens et oublie le temps d'un battement de cil, ce monde trop souvent par la haine mis à feu. Ma pauvre Phoebe, si tu savais, il n'y a pour nous aucune rédemption par de-là les monts nuageux, ils demeurent clos et silencieux face à la litanie aliénante de nos vœux. Tu sais ce qu'attendent de nous les dieux? Rien, hormis un élan valeureux de nos âmes prises au piège en leurs versants ténébreux, afin d'y faire pénétrer la lumière de leurs arcanes fastueux. Ô seigneur, insondable et hermétique seigneur, à toi à qui appartient le royaume, la puissance et la gloire, dis-moi quand nous libéreras-tu du joug du malheur et de la souffrance inscrite jusqu'en son obscure étendard? Et dans un éclat de splendeur, soudainement je sens rugir mon cœur. Pour la première fois je le ressens sans peur qui s'extirpe d'un battement de son cercueil fait de glace et de froideur, remontant à la surface de cet océan de torpeur, vibrant avec ardeur sur l'écho de ton monde en pleure. Un souffle et du néant je reviens à la lueur de ce jour qui n'était que l'énième d'une série de sans saveur. Je dépose mes antiques céruléennes droit sur cette terre devenue Géhenne. Si tu me laisses faire, je la bercerais pour toi, ton âme laissée injustement aux abois. Ma main gauche vient se déposer en ta chevelure que je caresse en te berçant lentement avant de te murmurer doucement :

- Il est parti et rien de ce que l'on dira ou fera ne nous le rendra. Par contre il ne tient qu'à toi d'en son nom te relever et de marcher droit. Je connais ta douleur, je connais ta colère, elles m'ont toutes les deux fait brandir d'une main le fer et porter de l'autre le poids de mes amers et si j'ai bien un conseil à te donner, c'est de ne pas t'aventurer en ce sentier que la rage exaltée a pour toi tout spécialement dessiné. Alors hurle, si pour t'apaiser c'est ce que tu dois. Pleure si là est l'unique moyen d'un jour te faire recouvrer la foi. Mais surtout, ne lève pas ton bras armé en pareil endroit. Aveugle, il se retournerait brusquement contre toi.

Ne fais pas les mêmes erreurs que moi. Je te relâche, te laisse cet espace nécessaire afin que tu puisses mieux respirer maintenant que tu me sembles, à défaut d'être apaisée, plus tempérée. Il y a des batailles qu'il nous faut livrer, elles sont inévitables et reviendront sans cesse nous chercher jusqu'à ce que l'on expie en leurs champs délabrés le prix de nos regrets, de nos péchés et de tous ces actes manqués au nom de ceux que l'on a oublié ou abandonné. Mais il est un temps pour tout et tu n'es pas encore prête à affronter les chimères que ton horreur a de ses entrailles monstrueuses pour toi enfanté. Tu n'es qu'une enfant que la vie vient de gifler sans lui laisser l'occasion de comprendre la façon dont elle a fauté. Et là est bien le piège qu'il te faut avec précaution éviter, celui des remords que l'on ne peut surmonter pour un acte qu'il ne peut nous être incombé. De mes célestes azurés, silencieusement je te contemple et les vois tes traits tirés puis défaits par cette cruelle réalité qui de toute sa violence t'a frappé sans ménager celle que la mort a bien failli terrasser. Je tends l'oreille et l'entends siffler puis balayer d'un souffle les maux d'hier, Notos l'impétueux et son chant devenu ode de ta vengeance que je recueille en mon cœur devenu cercueil de verre et réceptacle inébranlable de toutes nos silencieuses prières. Et parce que c'est à lui qu'appartient le royaume, la puissance et la gloire en cette terre, si tu me laisses faire, je la bercerais pour toi, ton âme laissée injustement aux abois. Ô ma jeune âme tourmentée, vois que tu n'es pas celle à blâmer car c'est vers d'autres que bientôt tes armes devront se tourner.

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MessageSujet: Re: Drug Dealer || ft Phoebe Lun 21 Nov - 15:41




Arizona & Phoebe
« On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Je ne suis pas d'accord. Les blessures demeurent intacte. Avec le temps notre esprit, afin de mieux se protéger, recouvre ces blessures de bandages, et la douleur diminue... mais elle ne disparaît jamais. » Rose Kennedy

Vous avez déjà eut si mal que vous ne ressentez plus rien ? Vous pleurez, vous criez, vous vous laissez tomber. Mais vous ne ressentez plus rien. Votre cerveau cesse de fonctionner, tout se déconnecte et rend l'âme. Game over. Pour quelques instants, vous renoncez. Vous renoncez à ce masque si bien élaboré qui cachait vos émotions. Vous renoncez à vous battre, puisque cela ne sert à rien. Vous renoncez aux apparences, celles qui donnent l'impression que vous surmontez tout quand vos entrailles se déchirent. Vous renoncez à la raison qui ne vous est plus utile puisque tout est joué, puisque tout est perdu. C'est ça... renoncer à la raison. Vous avez atteint la limite. Un pas de plus, et vous passez le point de non retour. Un pas de moins, et vous pourrez reprendre le contrôle. Que choisissez vous ? La folie, ou la réalité ?
Une main se pose sur mon épaule et dans un soubresaut d'espoir, je crois qu'il s'agit d'Exekiel. Mes yeux constatent ce que la raison me souffle : il n'est pas là. Il n'est plus là.
Arizona O'Malley. La guerrière. Inébranlable. Mais tu ne me tromperas pas moi. Je la vois dans ton regard, cette douleur que tu essayes tant bien que mal de dominer et de domestiquer. Faible, je la laissais me prendre dans ses bras et m'y réfugiais même. Je n'en peux plus. Je suis à bout. Je ne peux pas supporter davantage de voir la mort me suivre de la sorte. Je suis à vif, écartelée, battue et mutilée de toute part, de ces blessures qui ne se voient pas mais qui ne guérissent jamais. Et ce n'est que le début.
Nous ne nous connaissions pas, ou de réputation. Et pourtant elle était là, à tenter de me réconforter autant qu'il est possible de le faire en pareille circonstance. La seule preuve de faiblesse à laquelle elle assistera de ma part. Car je ne compte pas en rester là. Si je dois devenir folle, je m'armerai de folie vengeresse. Mais pas maintenant. Pas tout de suite. Dans quelques heures peut-être. A moins que ce ne soit dans quelques minutes.
-Il est parti et rien de ce que l'on dira ou fera ne nous le rendra. Par contre il ne tient qu'à toi d'en son nom te relever et de marcher droit. Je connais ta douleur, je connais ta colère, elles m'ont toutes les deux fait brandir d'une main le fer et porter de l'autre le poids de mes amers et si j'ai bien un conseil à te donner, c'est de ne pas t'aventurer en ce sentier que la rage exaltée a pour toi tout spécialement dessiné. Alors hurle, si pour t'apaiser c'est ce que tu dois. Pleure si là est l'unique moyen d'un jour te faire recouvrer la foi. Mais surtout, ne lève pas ton bras armé en pareil endroit. Aveugle, il se retournerait brusquement contre toi.
Énigmatique. Depuis sa personne jusqu'à son discours, tout en cette jeune femme était énigmatique. Mais de ce fait, je n'étais pas certaine de comprendre ce qu'elle attendait de moi. Je ne comptais pas détruire ou massacrer quiconque au sain de ce cimetière, si telle était sa crainte. Je ne comptais pas non plus me jeter aveuglément dans une guerre sans un minimum de préparation... juste sans plan préconçu. Je ne comptais pas troquer le deuil contre une vengeance, mais peut-être bien les associer pour ne m'en rendre que plus déterminée. Mais rien ne m'apaisera, Arizona. Rien ne me fera « recouvrer la foi », une foi que j'ai perdu il y a bien longtemps déjà. Je ne suis née que pour me battre et défier l'autorité. Défier les convenances. Défier les idées reçues. Défier l'assujettissement. Je suis née pour souffrir. Je suis née pour mourir malheureuse et abattue par le poids de la vie, mais toujours vainqueur au final car j'aurai laissé ma marque. Ma voie est déjà toute tracée, Arizona. Me battre jusqu'à la mort pour la Justice telle que je l'entend, et pour la Liberté. Cela ne me dérange pas. Je n'ai rien à perdre. Exekiel est déjà mort. Salem le sera sans doute d'ici quelques mois tout au plus. Keira et Ariana seront les proies les plus évidentes pour m'atteindre. Nathaniel trouvera bien un moyen de se faire tuer, que ce soit en jouant les héros ou en voulant à tout prit se faire voir en ma compagnie. Ce sont tous des morts en sursis. Je les ai déjà perdu, ce n'est qu'une question de temps. Un temps qui me donne l'illusion que je peux encore les sauver. Tu vois cette tombe ? Elle est la preuve que ce n'est que cela : une illusion. A laquelle je m'accroche pourtant, désespérément. Une illusion qui me pousse à montrer le pire de moi, à devenir un monstre parmi les monstres. Je comprend mieux ce que disait Salem à présent. « Le tueur au sein des bourreaux ». Parce qu'on n'a pas le choix. C'est ainsi qu'ils nous forgent et nous détruisent. Pour cette illusion que peut-être, on pourra sauver ceux qu'on aime...
-J'ai déjà un poignard planté en plein coeur, Arizona lâchais-je faiblement. Tu crois vraiment que ça ferait une différence ? Qu'ils pourraient me tuer un peu plus ? Regarde moi, je suis déjà morte plus de fois que je ne peux en compter. J'ai passé le point de non retour. Je n'ai plus rien à perdre, si ce n'est mon estime de moi si je ne fais rien pour leur faire payer. N'espère même pas me retenir.
Chacune de nous retrouvant son espace vital propre, je me redressais, remettant avec peine ce masque illusoire supposé me protéger de monde de détraqués. Mes yeux se plantèrent avec douleur sur la tombe de mon ami, comme pour me dire « c'est toi qui a fait ça ». C'est étrange. Je n'avais jamais cru être de ceux qui laissent des innocents mourir.

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MessageSujet: Re: Drug Dealer || ft Phoebe Mar 29 Nov - 10:31


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Un tombeau à ciel ouvert. Un cœur noyé en la mer de nos amers. Les jours défilent alors que le monde plongé en l'ode du silencieux hiver n'est qu'aliénante réminiscence de nos hier. L'espoir qui nous ranime, et ce sursis qui nous est offert mais qui nous crève de ces vœux austères, parce que tu sais, oui tu le sais qu'il n'est là que la promesse de nos plus cruelles chimères. Ni trêve ni paix, seulement la guerre et le poids de nos regrets. Rongées par ce que l'on ne peut changer, hantées par tous nos actes manqués et cette peur viscérale d'encore une fois échouer. Il se tient entre nos mains ce monde prêt à partir instantanément en fumé, un seul souhait mal formulé, une seule parole prononcée et tout viendrait à s'écrouler, ne devenant qu'un désert de ruine en lequel tous les abandonnés viendraient errer, implorant pour cette miséricorde que l'on a su leur accorder. En le jardin des oubliés tous se penchent sur nos jours par la folie conjurée, ils nous contemplent de cet œil limpide écorché par l'avide curiosité, riant de notre sort qui depuis l'aube des temps en est déjà jeté. Fous, fous, fous, vous n'êtes que des fous nés pour vous haïr et destinés à vous entre-tuer, et jusqu'à la fin des temps sera maudit l'homme et sa bien triste lignée. Et nous continuons à jouer, à nous leurrer, à porter ces masques qu'en le sang et les larmes nous avons forgés, errant en ces limbes auxquels nos cœurs se sont étrangement habitués, oubliant lumière céleste et augustes azurés afin d'embraser de nos yeux ternes et fatigués l'infini de ce royaume fait d'ombre et de myriade de gris nuancés qui s'étend tranquillement à nos pieds. Tous n'est que solitude en ces terres morcelées où tous nos vœux sont à demi-mot prononcé et d'un revers de main bien trop vite effacés. Les âmes ici ne font que se croiser pour mieux s'oublier, se chercher pour à nouveau s'abandonner, se trouver pour inlassablement s'aimer et violemment se séparer.

Un tombeau à ciel ouvert. Un cœur noyé en la mer de nos amers. Les jours défilent alors que le monde plongé en l'ode du silencieux hiver n'est qu'aliénante réminiscence de nos hier. Rongées par ce que l'on ne peut changer, hantées par tous nos actes manqués et cette peur viscérale d'encore une fois échouer, nous continuons à jouer, à nous leurrer, à porter ces masques qu'en le sang et les larmes nous avons forgés. Dis-moi Phoebe, quand arrêterons-nous de n'être que des fous assoiffés de cette vie que l'on rend poison au moindre de nos toucher? Je le vois le poignard planté en ton cœur mutilé. Je l'entends, ton cri qui depuis les profondeurs n'a de cesse de résonner. Seulement n'es-tu pas fatiguée de tout ce sang versé? Penses-tu véritablement que la voie que nous avons choisie d'emprunter est celle qui nous amènera cette paix que l'on ne fait que rêver? Ne comprends-tu pas que le soucis n'est pas de tuer ce que tu penses être déjà annihilé mais de préserver le peu d'humanité qui peut encore te sauver de cette noirceur qui ne fait qu'inlassablement te happer et en ses bras te bercer pour mieux te duper. Je te regarde, te détaille avec minutie afin de sonder ton âme tout en suivant des yeux tes incandescentes prunelles qui viennent se déposer sur la stèle d'Exekiel. Non, tu n'appartiens plus au ciel mais bel et bien à la vengeance sacrificielle. Je t'avoue alors :

- Non ils ne le pourront pas, parce que c'est de tes propres mains que s'échappera cette vie que tu penses déjà finie.

J'observe calmement les alentours, ressens le souffle glacé du vent qui se lève avant qu'un nouveau soupire ne franchisse fébrilement mes lèvres et ne m'achève. Ni trêve ni paix, seulement la guerre et le poids de nos regrets. Rongées par ce que l'on ne peut changer, hantées par tous nos actes manqués et cette peur viscérale d'encore une fois échouer. Il se tient entre nos mains ce monde prêt à partir instantanément en fumé, un seul souhait mal formulé, une seule parole prononcée et tout viendrait à s'écrouler. Mes opalines toujours rivées droit devant moi, à scruter cet horizon qui se prélasse mollement en dessous des cieux sournois tandis que je la ressens, ton âme laissée depuis trop longtemps aux abois :

- Pourquoi te retenir? Ton choix est déjà fait.

Je me retourne alors doucement sur toi, m'approche de quelques pas, laisse mes iris d'acier dériver sur la tombe de notre ami par le monde oublié avant de les river en les tiennes à l'éclat consumé de ce feu qui commence à peine à s'embraser. Je m'avance alors calmement, arrive à ta hauteur, épaule contre épaule, je fixe toujours ce tout et ce rien qui s'étend si sereinement face à moi :

- Je ne vais pas te freiner.

Tournant à peine mon buste en ta direction, juste de quoi pouvoir te murmurer au creux de l'oreille d'un ton bas, froid et posé :

- Je vais t'aider.

Promesse aussi mordante que le baiser ravageur de l'hiver qui balaye d'un souffle les feuilles mortes en ce cimetière, je ne suis pas là pour t'apporter l'illusion d'un paradis somnifère mais pour cheminer avec toi en ce monde empli de ruines, de cendres et de poussières. Parfaite réflexion de ton âme et son contraire, je ne cherche ni à me venger ni à leur fait payer, seulement à protéger ceux qui me sont chers. Charlize. Salem. Caly. Gray. Fragments de lumière qui par vague en les ténèbres me plongent et me ramènent avant que sous mes doigts de givre viennent brûler le soleil que violemment en leurs noms j'éclate au-dessus de ces contrées malsaines. Je te fais alors face, te surplombant de ma stature à mesure que la splendeur du jour autour de nous s'efface :

- Il y a encore des personnes auxquelles je tiens. Des personnes pour qui je déchaînerais l'enfer en ce monde qui ne rime plus à rien.

Te montrant mes mains en faisant un pas de plus vers toi :

- Par contre si tu me suis en ce chemin, tes mains seront aussi sanglantes que les miennes et enduites du même venin. Es-tu prête à ça ? Penses-tu pouvoir vivre avec la mort qui te suit du soir au matin et qui t'étreint même lors de tes rêves les plus sereins?

Un tombeau à ciel ouvert. Un cœur noyé en la mer de nos amers. Ni trêve ni paix, le monde plongé en l'ode du silencieux hiver n'est qu'aliénante réminiscence de nos hier. C'est alors que je deviens la nuit, celle qui frappe sans bruit, qui afflige, aliène et promptement punit. Ils m'ont privé de mes frères, m'ont fait goûté à l'âpre du fer, dévié de la grâce du père et plongé en cette Géhenne en laquelle toute vie se perd mais, vois comme je n'en suis revenue que plus altière, c'est alors armée du souffle mortifère, que derrière moi se dresse à la fois le bras et la volonté du glorieux Lucifer.
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Phoebe L. Parker

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MessageSujet: Re: Drug Dealer || ft Phoebe Mar 6 Déc - 19:43




Arizona & Phoebe
« On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Je ne suis pas d'accord. Les blessures demeurent intacte. Avec le temps notre esprit, afin de mieux se protéger, recouvre ces blessures de bandages, et la douleur diminue... mais elle ne disparaît jamais. » Rose Kennedy

Je ne parviens pas à détacher mon regard de la tombe d'Exekiel. C'est comme si mille poignards me traversaient, encore et encore, inlassablement. Mais je ne peux pas regarder ailleurs. Détourner le regard serait comme fuir la vérité. Je ne veux pas. Je ne peux pas. Je suis déjà brisée. Torturée. Meurtrie. Chaque jour plus dur que le précédent, mais celui ci est un magnifique coup d'épée qui vient me transpercer le coeur. Brisée. Torturée. Meurtrie. Je ne veux pas m'en relever, je veux juste que tout s'arrête. La souffrance. Cette vie. Cette vie qui n'en n'est pas une, cette vie destinée à nous assujettir ou à nous détruire morceau par morceau. Je suis à vif. Le moindre courant d'air est une brûlure. La moindre respiration est une torture. La moindre pensée est un verre d'alcool que l'on verserait sur une plaie ouverte. Regarde moi, Arizona. Il ne reste rien. Je brasse de l'air en tentant vainement de gagner. Je m'acharne contre un ennemi immortel. Tu sais pourquoi je ne cesse ce combat inutile ? Pour avoir une raison de me lever le matin. Pour ne pas finir enfermée, dans un asile ou dans un tombeau. Ironique quand on pense que la mort serait mon plus beau cadeau. Mais mourir est trop simple. Mourir, c'est les laisser gagner. Je me bats parce que sans cela... le Conseil gagne, et je ne suis que la lâche qui a choisi l'option de facilité. Je me bats parce que trop peu de gens le font.
-Non ils ne le pourront pas, parce que c'est de tes propres mains que s'échappera cette vie que tu penses déjà finie.
Je me tournais abruptement vers elle. Elle ne comprenait pas.
-Que je pense déjà finie ? Elle est finie, Arizona. Tu crois qu'il y a une autre finalité que la mort dans cette situation ? Regarde un peu autour de toi, tu n'as que deux options ! Soit tu naît en bon petit clone et ta vie est déjà prédite de A à Z avec seule l'illusion que le Conseil est grand, bon, sage, généreux et que tu as le choix, soit tu naît Divergent et c'est ça qui t'attends ! criais-je en désignant la tombe de notre ami. On se bat parce qu'on s'en sent obligé. Au début c'est une mission de sauvetage, on a pas vraiment conscience de ce qui nous attend. On pense qu'on arrivera à le contrer. Puis on commence à frôler la mort, et ceux qu'on aime aussi. Alors on se bat encore plus fort pour les protéger. Mais le Conseil gagne, il garde la main. Et un jour tu te retrouves au cimetière, avec pour seule raison d'avancer ce combat que tu te jures de perpétrer, alors même que tu comprends que tu ne pourras pas le gagner. La soumission ou la mort, ce sont les vies qui nous sont prédestinées, depuis toujours. Avec la close en petits caractères, signalant que même si tu te soumets, il n'est pas impossible que tu fasses partie des dommages collatéraux.
Je me bats et me battrais toujours contre un combat déjà gagné d'avance par mes ennemis. Je suis née pour cela. J'ai trop à perdre pour qu'il en aille autrement. Peut-être n'est-ce là que pour me donner un semblant de bonne conscience. Me dire qu'au moins je me suis battue pour eux, à défaut d'avoir été pour eux. Je veux bien endurer mille morts s'ils survivent. S'ils vivent, tout simplement.
-Pourquoi te retenir? Ton choix est déjà fait.
Et je serais fort étonnée si ton choix ne va pas dans le même sens que le mien, entre ce qui se dit de toi et le frère que tu as. Pourquoi donner une leçon qui semble dire de tourner le dos à tout ceci quand toi même, très clairement, tu en fais partie et ne compte pas de sitôt y renoncer ?
-Je ne vais pas te freiner. Je vais t'aider, murmura-t-elle à mon oreille, promesse plus glaciale qu'un vent de Décembre. Il y a encore des personnes auxquelles je tiens. Des personnes pour qui je déchaînerais l'enfer en ce monde qui ne rime plus à rien.
Alors nous sommes deux. Face à face, elle tendit ses mains, paumes vers le haut, en une ultime invitation.
-Par contre si tu me suis en ce chemin, tes mains seront aussi sanglantes que les miennes et enduites du même venin. Es-tu prête à ça ? Penses-tu pouvoir vivre avec la mort qui te suit du soir au matin et qui t'étreint même lors de tes rêves les plus sereins?
-La Mort est ma plus vieille et ma meilleure ennemie, répliquais-je. Sans hésitation, je plaçais mes paumes contre les siennes. J'ai tué plus d'une fois sans en ressentir le moindre regret et mes mains sont au moins aussi sanglantes que les tiennes. Je ne cillerai pas, je ne reculerai pas. Je serai toujours sur la première ligne, quel que soit le danger. J'en ai fais mon quotidien, crois bien que ça ne changera pas.
Psychopathe, je serai toujours là pour infliger la souffrance et insuffler la mort. Sociopathe, je n'en ressentirai aucun remords dès lors que nos proies seront les responsable de cet enfer dans lequel nous vivons. Puisses-tu me tuer de tes propres mains si d'aventure je ne respectais pas cette promesse.

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Arizona J. O'Malley

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MessageSujet: Re: Drug Dealer || ft Phoebe Mer 18 Jan - 21:32


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- Tu vis pour la mort, je vis pour l'espoir.

Refermant mes mains sur les tiennes, enlaçant ainsi nos doigts en ce pacte qui droit sur les sentiers de la colère nous entraîne :

- Et ensemble nous feront se lever sur le conseil l'éclat d'une aube aussi sanglante que noir.

Mon regard se dépose une dernière fois sur la tombe d'Exekiel, la colère venant à nouveau tambouriner de toutes ses forces contre les cloisons de ce cœur que la Destinée à la fois terrasse et martèle. Tout comme toi Phoebe j'ai tout perdu, seulement j'ai cette obstination étrange qui conserve ma foi en demain invaincue. J'espère trop fort puis me noie en un océan de remord, tu sais, j'ai beau faire, jamais je ne parviens à changer ce sentiment qui de l'intérieur me distord malgré les gifles que la vie peut bien m'asséner encore et encore, il demeure toujours là, profondément en moi, cet élan contradictoire que mon cœur ne cesse de m'insuffler malgré que le monde et son entier me disent que j'ai tort. Mais je continue, j'avance jusqu'à voir en l'autre cette lueur de vertu que tous pensaient à jamais disparue. Je la contemple alors et soudain voilà que je me remémore les raisons pour lesquels je souhaite voir se lever une nouvelle aurore, pour moi et tous les êtres qu'en silence j'adore. Seulement pour préserver ce qui nous tient à cœur et tous ces inestimables trésors, il nous faut plonger en les insondables profondeurs et devenir l'autre visage de la mort. Plonge ton regard en le mien et dis-moi ce que tu vois? Suis-je toujours aussi lumineuse qu'autrefois? Ou bien ai-je définitivement laissé toute la splendeur de mon éclat bien loin derrière moi? Non, ne me réponds pas, je crois que je le sais déjà. Je ne suis que celle qu'il a fallu que je sois. Mais toi, veux-tu véritablement suivre mes pas et devenir l'énième de ces poupées ternies par la suie de nos siècles ingrats ? Je me reconnais dangereusement en toi, cette soif d'absolue liberté qui résonne en moi et fait écho en toi, ce sang à la fois merveilleux et scélérat qui ici-bas fait de nous les plus merveilleux des anges comme les pires des renégats. Ô Phoebe, si tu savais comme jamais tout cela ne s'arrêtera. Nous sommes condamnées à vivre en les flammes des incandescents brasiers que l'homme et sa société lisse et bien compartimentée a pour nous dresser et, même lorsque tout son royaume sera renversé, nous serons toujours ceux que les plus démunis voudront incriminer. Je vois à quel point l'humain ne peut changer, seulement je vois aussi toute cette lumière qui peut de lui émaner. C'est pour cette raison que je continue d'espérer et qu'à la nuit tombée, je viendrais une nouvelle fois me noyer en l'océan de remords auprès duquel chaque jour, masochiste je continue à m'abreuver. Je te contemple et vois tous les possibles de nos cœurs trop sensibles que l'on essaye de rendre dur et indestructible à l'orée de nos subterfuges rendu si tristement risibles et c'est là, à cet ultime instant, que je comprends que lui et moi sommes indivisible:

- J'ai besoin de lui...

Mon regard se perd un instant dans le vide lorsque je réalise les mots qui viennent de sortir de ma bouche alors que je n'en deviens que plus livide. Je manque subitement d'air et prends véritablement conscience au travers d'un soupire de ce que depuis des années je lui fais subir, lui qui en cette famille a été à la fois, le soleil, le roi et le martyr et d'à quel point sont liées nos vies que même dans la mort l'on ne peut désunir.

- J'ai besoin de retrouver mon frère.

Mots qui s'extirpent machinalement de ma bouche sans même que je puisse les contenir, et alors que du néant son visage commence à resurgir, voilà que la douleur se ranime à son souvenir. Je me retourne alors vers toi, ce singulier éclat d'affliction en le regard qui vacille, tangue puis brusquement croît avant de t'avouer ce que nul autre ne connaît de moi :

- Si on veut avoir une chance d'y arriver, il faut que l'on retrouve Salem. Seulement, je ne peux pas l'approcher. Je n'en ai pas le droit, si je le fais, c'est la vie qu'on lui arrachera.

Je marque une pause avant de te demander en t'attrapant le bras et en un faisant un pas vers toi, comme si tu étais la seule source de lumière en laquelle je pouvais encore m'accrocher afin de conserver la foi :

- Mais toi, tu peux le faire. Tu peux m'aider à récupérer mon frère et à le sortir de son enfer n'est-ce pas?

Dis-moi que tu le peux, dis-moi que tu ne l'abandonneras pas. Dis-moi qu'il me reste encore une chance de l'éloigner de cette vie de mensonge qui un jour ou l'autre le détruira. Tu vis pour la mort, je vis pour l'espoir, mais en le sinueux couloir de la vie devenue sinistre mouroir, je sais qu'à nous deux, nous pouvons rendre au jour tout l'éclat de son ancienne gloire.

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MessageSujet: Re: Drug Dealer || ft Phoebe Jeu 19 Jan - 17:44




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« On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Je ne suis pas d'accord. Les blessures demeurent intacte. Avec le temps notre esprit, afin de mieux se protéger, recouvre ces blessures de bandages, et la douleur diminue... mais elle ne disparaît jamais. » Rose Kennedy

- Tu vis pour la mort, je vis pour l'espoir. Et ensemble nous feront se lever sur le conseil l'éclat d'une aube aussi sanglante que noir.
Vivais-je pour la mort ? Peut-être. Une chose est certaine, la Mort me suivait inexorablement. Je l'avais traquée, souvent, la défiant de m'emporter tandis que toujours elle m'épargnait sans que j'en comprenne la raison. Puis c'est moi qui l'avait invitée, l'insufflant à ceux qui ne méritaient pas d'avoir un lendemain. Je m'étais faite Justicière de cette ville de chaos. Peut-être Arizona avait-elle raison. Si tel était le cas, je crois que je m'étais perdue bien plus encore que je ne le pensais. Mais qui de nous deux était la plus à plaindre ? Celle dont le sort conduisait à la mort ou celle qui s'enfonçait dans les ténèbres avec l'espoir d'un lendemain meilleur ? « Hope is the best way to burn » disait-on. Mais cela vaut quand il y a encore un peu de normalité dans le monde. Quand il y a encore quelqu'un pour nous sauver. C'est que que tout le problème se pose : personne ne nous sauvera. Nous sommes livrés à nous-même, seuls et peu nombreux. Assez pour causer des dégâts, mais trop peu pour réellement faire changer les choses. Tout s'écroule autour de nous. Alors certes, Arizona avait le droit de s'accrocher à l'espoir comme à une bouée de sauvetage lui permettant d'affronter les jours à venir. Mais qu'arrivera-t-il le jour où, même pour elle, tout espoir se sera envolé ?
Nos mains enlacées, nous scellâmes cette promesse ensanglantée de vengeance, scellant par là même nos âmes à une destinée que nous ne pouvions contrôler.
- J'ai besoin de lui... lâcha Arizona comme si elle venait de le réaliser. Ma première pensée alla vers Exekiel. Compte tenu d'où nous nous trouvions et de son regard tourné vers la dernière demeure de notre ami, la confusion était plutôt logique. Logique, mais incorrecte. J'ai besoin de retrouver mon frère.
J'eus soudain la sensation que l'on tentait d'extirper mes intestins hors de mon corps à l'aide d'une paire de tenailles. Oh, Arizona...
Son regard planté dans le mien était difficile à soutenir. Et ce n'était que le début.
- Si on veut avoir une chance d'y arriver, il faut que l'on retrouve Salem. Seulement, je ne peux pas l'approcher. Je n'en ai pas le droit, si je le fais, c'est la vie qu'on lui arrachera.
Pause. On récapitule ?
Exekiel est mort.
Arizona est la soeur de Salem.
Elle n'a pas le droit de le voir sans quoi ils le tueront ( d... je... WHAT ?! ).
Il est atteint d'une maladie visiblement incurable qui le tuera.
Il risque de mourir dans tous les cas.
Je dois le lui annoncer.
Je dois briser son monde un peu plus alors qu'elle s'accroche à moi avec une poigne qui en dit plus long que toutes les paroles du monde.
Lecture.
- Mais toi, tu peux le faire. Tu peux m'aider à récupérer mon frère et à le sortir de son enfer n'est-ce pas?
Que devais-je faire ? Lui dire la vérité ? Lui mentir ? Ne lui dire qu'une semi vérité ? Ma voix se bloqua, mon corps se figea. Je ne peux pas lui cacher ce genre de chose. Elle est ma seule alliée à présent, la seule en état de se battre. Peut-être même une amie. Elle ne me le pardonnerait jamais si je lui mentais. Tout comme elle ne pourrait jamais me pardonner une fois la vérité annoncée.
-Arizona...
Comment lui dire ? Chaque seconde où je retiens mon souffle doit être une torture pour elle, mais croyez bien que ce n'est guère plus aisé pour moi.
-Salem est mon meilleur ami. J'irais au bout de l'enfer pour le rechercher, crois le bien. Mais...
Trouver les bons mots. Impossible. Pas avec moi. Je ne sais pas faire.
-Tu as entendu parler de ce virus qui ne touche "bizarrement" que les Fraternels ? Salem... Salem en est atteint. Je ne sais pas comment, mais le pourquoi me semble plus que clair. Ce que je veux dire, c'est que je ne sais pas si je pourrai le sauver. Si aucune de nous ne le pourra. J'ai cherché des informations, sans résultat. Et son lavage de cerveau n'aide en rien, il sait qu'il peut me faire confiance mais il n'est plus... lui. Salem tel que je le connais aurait eut un plan, ou peut-être mieux encore, une explication. Il m'a apprit beaucoup, mais pas assez pour que je réussisse à trouver quelque chose de concret. Il faudrait... il faudrait que j'arrive à m'incruster chez les Érudits, sans qu'ils me reconnaissent, ce qui n'est pas chose facile dans la mesure où je suis sûre que je fais partie des personnes que le Conseil vise. J'suis complètement paumée, je ne sais pas par où commencer, ni où aller. Chaque mouvement du Conseil, chaque coup bas, je sais l'analyser, je sais d'où ça vient, qui cela vise, ce qu'ils recherchent. Mais là... là tu vois, je commence à vraiment tout me prendre sur le coin de la gueule et je ne sais plus... je ne sais pas quoi faire, j'ai l'impression que je ne suis bonne qu'à les regarder mourir, un à un.
Contiens toi. Ne craque pas. Je passais nerveusement une main dans mes cheveux, reculant légèrement. C'est trop, beaucoup trop.. Je sais que je peux faire face, mais pas... pas maintenant. Là... là c'est...
-Et maintenant je comprend la disparition de Salem, son lavage de cerveau, son arrivée chez les Fraternels, tout ça c'était pour l'éloigner de toi... Ils nous affaiblissent et nous divisent, ce n'était pas juste une attaque contre Salem mais aussi une attaque contre toi... Peu importe ce que l'on fait ils ont toujours trois coups d'avance, ils attaquent sur tous les fronts en un seul mouvement. Et soit on se rend et ils nous laissent vivre s'ils sont de bonne humeur, soit on continue et on voit tous ceux qu'on aime, mourir sous nos yeux, en sachant que c'est de notre faute parce qu'on a refusé de laisser tomber...
Tremblante, en proie à une espèce de crise de panique semi refoulée et avec une nouvelle vague d'émotion trop force pour être facilement contenue, je regardais Arizona, les larmes aux yeux.
-Je ne veux pas le perdre lui aussi...
J'allais m'en sortir. J'allais reprendre le dessus. J'allais continuer à me battre, de tout mon être, de toute mon âme. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, j'ai beaucoup trop à encaisser. Aujourd'hui je craque parce que PUTAIN si ça ne sort pas je vais exploser.

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MessageSujet: Re: Drug Dealer || ft Phoebe Jeu 19 Jan - 19:53


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- Non... c'est...

Impossible que je murmure comme à bout de souffle :

- Non... Non!!! Non non non non non !!!!!

Je t'arrête soudainement en ton discours auquel je ne comprends strictement plus rien, t'empoigne brutalement l'avant bras afin de t'agripper de cette force que seul le désespoir peut m'insuffler :

- Non pas lui, ça se peut pas !! Tu- tu te trompes ?! C'est... Non... Il avait promis, on avait un deal..

Vent d'outre-tombe et serment d'hécatombe, en l'abîme me voilà que subitement je tombe, chute en laquelle j'embrasse la noirceur qui me berce et me comble. Enfoiré, menteur que je rêve de pulvériser, pourri qui n'aurait jamais dû être né, je te le jure, c'est avec un sourire non dissimulé qu'au-dessus de ta carcasse je viendrais me pencher afin de te voir lentement crever une fois que de mes propre main je t'aurais broyé. Je serais le visage de ta fin et rien, pas même le bon Dieu et son armée de saints pourront te soustraire à ma colère et son jugement assassin. Et j'ai envie de hurler, de tout détruire en cette maudite vallée aux oubliés, de dévaster la moindre tombe qu'ils nous ont forcé à creuser, d'éveiller le moindre mort qui rêve de vengeance depuis l'autre côté, de lever une armée d'immaculé et de déchaîner sur eux ce torrent de destruction qu'ils ne cessent de nous réclamer. Je pivote sur moi-même, les mains plaquées contre mes tempes, le visage déformé par la haine et la peine, les larmes de ma douleur inhumaine roulant sur ma figure bien trop humaine, tombe à deux genoux sur ce sol aussi gorgé de sang que le serait celui d'une arène et me berce d'avant en arrière comme pour faire taire tous ces mots devenus maux qui m'obsèdent et dangereusement m'aliènent. Je n'entends plus, je n'entends rien. Je ne veux ni comprendre ni être ce visage de marbre si serein. Je suis de feu, je suis de sang, je suis de larme et d'airain. Aussi furieuse que Lucifer depuis l'aube de son déclin, il me sacre depuis l'envers de son jeu malsain, reine d'un royaume que je ferais poussière et rouge carmin. [...] je ne suis bonne qu'à les regarder mourir, un à un. Que mon esprit furieux saisi soudainement et assimile aux rouages de son immonde larcin. Et maintenant je comprends la disparition de Salem, son lavage de cerveau, son arrivée chez les Fraternels, tout ça c'était pour l'éloigner de toi... C'est lui. C'est lui qui m'a tout pris. D'abord Gray, ensuite Salem puis, Charlize. Charlize... Et soudain en la douleur et la rage voilà que mon âme à nouveau s'enlise. Pauvre minable qui de ces machinations rend mon cœur malade, raclure faiseur de tempête qu'en ton nom je ferais pléiade, si tu savais à quel point tu viens de me rendre si merveilleusement instable... Prépare-toi pour notre dernière tirade, car ici et maintenant, s'amoncellent les ombres de mon spectacle macabre. Je me redresse comme lentement recrachée des flammes obscures, aussi dangereuse que vénéneuse je m'avance doucement vers toi te fixant de mes tumultueux azurs :

- On ne le perdra pas.

Je t'agrippe aux épaules pour te soutenir :

- On ne perdra plus personne, crois-moi.

Laissant mes mains à présent encadrer ton visage afin de plonger mes iris d'acier en tes prunelles cendrées, je te fais cette promesse que nul ne pourra endiguer :

- Je les aurais tous massacré bien avant ça.

Alors pleure si tu as envie de pleurer, effondre-toi si tu n'as plus la force en cet instant de continuer, je demeure là, à te soutenir et rassembler tes lambeaux de foi brisée. Ils ont essayé de nous museler, de nous diviser pour mieux nous terrasser, pensant que nous étions des bêtes bonnes à dompter dès qu'au loin leur fouet se mettrait à claquer mais, rien ni personne ne pourra plus jamais nous briser, car nous allons leur offrir ce que nous n'avons jamais osé leur octroyer, ce cadeau aussi précieux qu'empoisonné et avec lequel ils n'ont que trop joué : la mort par laquelle ils n'ont de cesse de nous menacer. Et je n'entends plus, je n'entends rien. Je ne suis que ce torrent de feu, de sang, de larme et d'airain. Oh mon Dieu, empêche-moi d'emprunter ce chemin car tu sais, oui tu sais que je ferais subir à l'homme son plus sublime déclin. Et elle continue à me brûler, cette colère que je ne peux plus refouler, elle me consume, me ronge, vient annihiler toutes les barrières par ma raison dressée et ne fait qu'à chaque seconde un peu plus me dévorer. Seigneur que j'ai envie de hurler, de tout détruire en cette maudite vallée aux oubliés, de dévaster la moindre tombe qu'ils nous ont forcé à creuser, d'éveiller le moindre mort qui rêve de vengeance depuis l'autre côté, de lever une armée d'immaculé et de déchaîner sur eux ce torrent de destruction qu'ils ne cessent de nous réclamer. Pourquoi?!! Pourquoi l'as-tu si lâchement abandonné? Pourquoi est-ce que tu ne l'as pas préservé? N'avait-il pas déjà assez souffert sous ton regard horrifié? Oh non non non, mon père, je t'en prie, tiens-moi éloignée de Lucifer et son aveuglante lumière car déjà je sens en ma main la marque de son fer. Seulement je n'entends plus, je n'entends rien. Je ne suis plus que ce torrent de feu, de sang, de larme et d'airain.

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Drug Dealer || ft Phoebe

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