Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 I Walk The Line || ft Charlize

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Arizona J. O'Malley

❖ Date de naissance : 14/11/1991
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❖ Âge personnage : 26 Ans
❖ Profession : Bras droit des Érudits || Technicienne Informatique
❖ Faction : Erudite (divergente)
❖ Philosophie : Find what you love and let it kill you
❖ Playlist : Cosmic Love - FLORENCE AND THE MACHINE || Meet Me On the Equinox - DEATH CAB FOR CUTIE || A Shadow Fall on Me - GARY NUMAN || The Preacher - JAMIE N'COMMONS || Smokestacks - LAYLA || Animal - XOV || Too Dry To Cry - WILLIS EARL BEAL || Won't Win - FRACTURES



MessageSujet: I Walk The Line || ft Charlize Sam 19 Nov - 20:29


For you I know I'd even try to turn the tide
❝Because you're mine, I walk the line || feat Charlize E. Flores❞





Un pas. Les yeux grands ouverts et parce que tu es mienne, depuis les profondeurs de l'enfer je marche le long de cette ligne tracée à l'encre d'ébène qui, droit vers toi encore et toujours inévitablement me ramène. Un souffle. Je meurs Charlize, je meurs. À petit feu, chaque jour, chaque minute, chaque heure, sous tes yeux, depuis bien trop longtemps je meurs. Un battement. Dès lors que j'entends résonner en mon cœur cette maudite symphonie du malheur qui en mes veines se cristallise alors qu'inlassablement se brise en ma gorge le silence de mes pleurs. Un pas. Mais qu'importe toutes mes erreurs et ma vie qui est désormais la leur, bientôt quand sonnera mon heure, il n'y aura plus ni devoir ni peur, seulement toi en ton trône fait de splendeur. Un souffle. Et mes rêves qui s'évanouissent en le long corridor de ces géants de verre aux entrailles par nos larmes tapissées d'or, là où le pouvoir fait de la vie promesse de mort, je sens l'espoir qui en ton sein violemment s'endort. Un battement. À l'ombre de mes fureurs se dresse Lucifer en son royaume fait de noirceur, sous son regard conspirateur se dessine les promesses d'amer et de terreur qu'il fait depuis bien trop longtemps pleuvoir en nos serviles cœurs. Un pas. Une porte qui s'ouvre et mon regard qui se dépose instantanément sur toi, l'échine courbée en cette chaise qui ne fait que te lier de la pire des manières à moi, tu attends celui ou celle qui d'un grondement de voix fera de l'aube de tes jours une nuit emplie d'effroi ou bien le plus auguste sacre des rois. Un souffle. Sur moi se referme silencieusement cet enfer que tu ne soupçonnes même pas lorsqu'en la pièce résonne en cadence mes hauts talons qui pas après pas martèlent le sol et me rapprochent doucement de toi. Un Battement. Sans te regarder, je dépose ordinateur et dossier sur la table, observe la note laissée sur celle-ci et m'empare du dispositif utilisé pour t'étudier. Ô cruelle fatalité, pour quel monstre vas-tu encore me faire passer aux yeux de l'être aimé? Pourquoi fallait-il qu'en cette prison de cristal et d'acier vous nous ayez à nouveau injustement rassemblé? Je meurs, Charlize, je meurs. Un pas. Un souffle. Un battement. Je meurs mais me voilà accroupie face à toi, ma main droite qui vient rechercher ta joue et dégager l'une de tes mèches de cheveux que je replace derrière ton oreille. Mes tristes céruléennes te dévisagent avec tendresse tandis que je place une électrode sur ta tempe que je viens de libérer de cette mèche revêche.

- Bonjour Mademoiselle Flores. Arizona O'Malley. J'ai été désigné pour être votre nouvelle tutrice suite à vos résultats lors du projet Equilibrium. Vous a-t-on expliqué le déroulement de ce premier entretien et les véritables raisons de votre présence ici ?

Ô mon doux amer, je t'en prie ne me déteste pas et vois comme ici tout se perd, car ici tout n'est qu'éphémère et cette vérité peut-être la comprendras-tu lorsque entre tes mains tu sentiras éclater une nouvelle fois mon cœur de verre. Un battement. Mon sourire qui se fige pendant qu'habillement nous piège le diable en le sablier du temps. Un souffle. Mes opalines qui en cet instant t'immortalisent, toi la grande prêtresse qui dicte à mon cœur les prières que l'amour sacralise et qui pour la gloire d'un homme nous fragilisent. Un pas. Je m'éloigne, franchis la muraille des tyranniques lois qui me gardent encore et toujours plus loin de toi et, d'un grondement qui éveille les morts, je fais appel à ton âme qui lourdement dort au son de la trompette du jugement qui ressuscite de ton ciel de ténèbres l'éblouissante aurore. Qu'il tangue ce monde fou et indolore. Qu'il rugisse, blêmisse et entre mes mains instantanément périsse cet univers fait de rage, de honte et d'avarice. Ô maudite Destinée qui de tes desseins abjects m'a enfanté, toi dont la volonté vibre en ces fils qu'en mon nom tu as tissé et qui, de nos deux souffles entremêlés n'a de cesse de me lier à ce doux amer qu'en chaque instant un peu plus fort je ne fais qu'aimer et adorer, dis-moi, oui dis-moi cruelle, quel visage en ce jour érodé dois-je pour lui plaire arborer? Un pas. Un battement. Un souffle. Je meurs Charlize, je meurs mais prends place sur ce siège qui te fait face, à l'autre bout de la table de simulation que d'un revers de main j'illumine tandis que les lumières de la pièce brusquement sous mon commandement s'affaissent.

- Il semblerait que vos derniers résultats n'aient pas été concluant selon les dires de votre ancien référent. Je vais donc devoir vous faire passer une nouvelle simulation afin de réévaluer vos compétences. Je suivrais votre progression en temps réel depuis la table que voici et pourrais vous stabiliser en cas de danger grâce à mon ordinateur qui est directement relié au dispositif d'immersion.

Alliant le geste à la parole, je te montre la batterie d'indicateur que je fais apparaître d'un mouvement de main par reconnaissance spatiale.

- Je verrai tout ce que vous verrez, entendrai tout ce que vous entendrez. J'analyserai la moindre parole, le moindre de vos gestes, de la plus minime hésitation à la plus importante prise de décision, tout en passant par la plus infime variation d'émotion, je saurai tout de vous, aucune information ne pourra être dissimulée.

Je croise mes jambes en le sens inverse, t'observe avec intensité, te demandant du regard si tu as bien saisi toute l'ampleur de ce qui est présentement en train de se jouer. Droite et flegmatique, mes avant-bras reposant sur les accoudoirs du trône au sombre savoir, je t'interroge avant de faire mon sinistre devoir :

- Tout est clair pour vous Mademoiselle Flores? Avez-vous des questions?

Mes yeux pers se rivent en tes deux puits de ténèbres et au travers de la pénombre inlassablement te scrutent, leur éclat d'acier ravivé par cette lueur artificielle qu'en nos cœurs je viens d'allumer. Regarde-moi et dis-moi qu'à tes yeux je n'ai pas changé malgré le danger qu'en cet instant pour toi je peux représenter. Lis en moi et vois que je ne suis pas l'ennemi paré à t'immoler mais l'idolâtre prêt à tout pour te préserver quitte à ce que pour se faire, tu doives me détester.

- Nous pouvons donc commencer.

Un pas, et tout notre univers sombre inéluctablement en le néant. Un souffle, et en l'ombre s'étreignent les âmes des infortunés amants. Un battement, et tambours battant la grande prêtresse et le jugement se font sournoisement piéger par le diable en l'imprenable sablier du temps. Malgré toutes mes erreurs et ma vie qui est désormais la leur, je sais que bientôt sonnera mon heure. Un pas, un souffle, un battement. Je meurs Charlize, je meurs mais les yeux grands ouverts et parce que tu es mienne, depuis les profondeurs de l'enfer je marche le long de cette ligne tracée à l'encre d'ébène qui, droit vers toi encore et toujours inévitablement me ramène.
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Charlize E. Flores

❖ Date de naissance : 09/04/1990
❖ Barge depuis : 15/07/2015
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❖ Crédits : morrigan (avatar), tumblr (gifs) & disturbed (css).
❖ Multicomptes : Salem L. O'Malley, Judas F. Valentyne, Ramsey A. Dallas & Ruben C. Dashawn.
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❖ Âge personnage : Trente balais.
❖ Profession : Dirigeante des Sans-Faction, stripteaseuse dans un nightclub crade chez les SDF et membre de la résistance.
❖ Faction : Sans-Faction, comme une grosse merde. (Ex Sincère, née Altruiste.)
❖ Forces & Faiblesses : Un glorieux mélange d’alcoolisme trop assumé et une poisse légendaire.
❖ Philosophie : Don't be a drag just be a queen.
❖ Playlist : LENKA - everything at once. FLORENCE + THE MACHINE - shake it out. THE KILLS - cheap and cheerful. SIA - alive. BISHOP BRIGGS - be your love.



MessageSujet: Re: I Walk The Line || ft Charlize Dim 20 Nov - 2:42


❝ It can draw you in ,
feat. Arizona J. O'Malley & Charlize E. Flores. ❞



- Mademoiselle Flores, réveillez-vous !

Je goûte l’immédiat, quoique légèrement enveloppée dans la clarté de ma bulle limpide, préférant les chimères aux honteux souffrir. Mon esprit mutilé par la voix autoritaire qui me commande à nouveau d’ouvrir les yeux, la tête emmitouflée sous la couette, je grogne d’imperceptibles paroles et chasse l’indésirable d’une main que je laisse jaillir d’entre les draps.

- Réveillez-vous immédiatement, mademoiselle Flores. Vous avez l’ordre de comparaitre à la tour Willis, pour une mise à niveau de votre dossier.

Quotidien perfide, je m’enfonce plus creux dans ma bulle limpide, ignorant les sévices gratuits et les mots insultants. Léthargique, par de grands efforts, je rabats la couette sur le côté inoccupé de mon matelas, ouvre les yeux et me redresse en m’appuyant sur mes coudes. Mes nuits immortels viennent se poser sur la silhouette encore floue qui se tient droit debout dans l’embrasure de ce qui peut ressembler être ma chambre à coucher.

- Vous aviez un mandat ?

- Pardon ?

- Vous êtes dans une propriété privée et avez enfoncé ma porte. J’espère pour votre matricule que vous aviez un mandat pour faire tout ça.

Je le lorgne et le jauge. Son silence est très éloquent, suffisamment assez éloquent pour que je me laisse retomber à la renverse sur mon matelas défoncé et referme les yeux.

- Vous squattez cet édifice désaffecté. Pas besoin d’un mandat pour chasser la vermine, mademoiselle Flores. Pour la dernière fois, je vous demande de vous lever et de me suivre.

- Demandé avec autant de civilité, je n’ai d’autre choix que de vous suivre. Toutefois, j’aimerai bien me fringuer. Ai-je le droit à deux petites minutes ? que je demande en lui irradiant la rétine de l’ivoire de mes trente-deux dents qui se dévoilent en un sourire exacerbé jusqu’à dissidence.

Pour toute réponse, bien que blasé, le mastodonte posté devant ma porte se retourne et contemple la peinture jaunie et défraichie de mon couloir. Enfoiré de chien galeux trop bien dressé qui sait si bien garder ! Il n’aura pas pu faire comme tous les flics qui se respectent et se faire la malle dans la cuisine pour se servir une tasse de café ? Tant pis ! D’un bond leste, je m’extirpe de mon lit et m’élance illico vers la lucarne que j’ouvre à grande volée. L’affreux grincement de bois se fait entendre, la fenêtre couine sur ses pentures démantibulées, la voix de Toutou le Terrible qui jappe depuis le couloir, ses pas de courses qui se rapprochent et moi qui exécute le grand saut de l’ange au travers de ladite lucarne. Adieu, monde cruel ! C’est pas aujourd’hui que vous m’entraînerez dans votre tour de tous mes malheurs !

- Aie ! AIE ! Por Dios, el hijo de perra !

MAIS AIE ! J’avais momentanément oublié que mon taudis était juché au deuxième étage et qu’une cage d’escalier de secours se retrouvait à moins d’un mètre de ladite fenêtre. Étalée comme une belle tartine de Nutella sur le grillage de fer, le pif aussi flapi qu’un marshmallow, je me redresse en m’accrochant à la balustrade et entame le pas de ce qui me semblait être un pas de course. Notez bien la conjugaison de verbe, mes mignons, parce que c’est très important ! Au moment où je m’apprête à prendre la poudre d’escampette, comme sortie de mes fesses, un gorille boosté aux OGM me tombe dessus et à l’effigie d’un joueur de rugby, il me rétame contre la cage d’escalier. PUTA ! mais il sort d’où celui-là ? Effarée, je m’agite sous le poids lourd, lèves ces deux boules de bowling qui me servent de yeux en direction de ma lucarne. Toutou le Terrible y figure, tout sourire, bras croisés sur son torse massif.

- Je vois que tu viens de faire la rencontre de Jean-Claude. On nous a prévenus que tu étais un sacré numéro. J’ai donc suggéré à mon partenaire qu’il surveille l’escalier de secours. Le saut de l’ange, toutefois, je t’avoue que je ne l’avais pas préparé.

- F’moi f’non f’plus, que je baragouine, le nez bouché d’hémoglobine et à moitié asphyxiée par Jean-Claude.

✤ ✤ ✤

M’accrocher et chasser le sanglot. Effacer la trace de la petite mort de mon âme, laisser mon cœur s’envoler et l’oublier. Funambule au-dessus d’un gouffre que tu viens d’ouvrir aux confins de mon sein troué d’horreur, l’instant est plénitude, l’instant est lassitude, mes effrois comme en somnolence, je m’évanouie dans les brumes de l’absence. L’invisible supplice aux larmes de l’amour, lancinante blessure au sang livide de ce jour butoir, je vois tes misères et tremble aux frissons de tes déserts d’hiver qui me caressent de ces habituelles douceurs fragiles qui ondoient sur moi leurs divines lueurs graciles. Le cristal du cri de ton âme en peine me malmène et arrache à mon âme l’ultime soupir. Tu rends de nacre mon échine de diamant et sur ton trône des suppliciés tu me découvres poussière errant dans ta geôle d’ivoire, tandis que s’effondre le soir en mon regard que tu aperçois si noir.

Je te donne ma vie, si tu le veux ainsi. Mon corps en désespoir, qui gît là sur ton reposoir, ma peau en encrier, mon sang, encre de chine, ruisselant l’agonie d'un cœur inondé par les déboires qui sanglote notre histoire. Pourquoi ? Requiem d’un jour à l’image irréelle, tu ne peux véritablement être celle que tu me présente aujourd’hui ? Au cœur de ma mémoire, je ne peux accepter que ce que nous avons traversé ne soit qu’un rêve égaré. Nos souvenirs, je veux tant les préserver. M’accrocher et chasser le sanglot. Te regarder ? Je n’en suis hélas incapable, ces mots qui franchissent tes lèvres de glace me terrassent et dans le silence je m’enlace.

La lame d’acier que je sens crever ce qui pouvait rester de cet erratique, mes ongles s’enfoncent dans la rembourrure du fauteuil de simulation alors que je dévisage cette fameuse projection qui me fera à nouveau perdre la raison. M’accrocher et chasser le sanglot.

Un bout de peine trébuche sur mes cils, une larme, une seule, vacille et roule sur ma joue. Je ferme les yeux et soupir lorsque la tristesse m’étouffe dans son écume amère.

Je te donne ma vie, si tu le veux ainsi.
L’arrière de mon crâne vient doucement prendre appuie sur le dossier du fauteuil.
L’invisible supplice aux larmes de l’amour, lancinante blessure au sang livide de ce jour butoir, je vois tes misères et tremble aux frissons de tes déserts d’hiver qui me caressent de ces habituelles douceurs fragiles qui ondoient sur moi leurs divines lueurs graciles. Le cristal du cri de ton âme en peine me malmène et arrache à mon âme l’ultime soupir. Tu rends de nacre mon échine de diamant et sur ton trône des suppliciés tu me découvres poussière errant dans ta geôle d’ivoire, tandis que s’effondre le soir en mon regard que tu aperçois si noir.

Nous pouvons donc commencer…

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Arizona J. O'Malley

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MessageSujet: Re: I Walk The Line || ft Charlize Dim 20 Nov - 15:30


For you I know I'd even try to turn the tide
❝Because you're mine, I walk the line || feat Charlize E. Flores❞




Elle résonne l'aliénante symphonie du malheur, elle chante la partition maudite de nos fureurs qui laisse nos âmes en perdition et en pleure. Qu'il tangue ce monde fou et indolore. Qu'il rugisse, blêmisse et entre mes mains instantanément périsse cet univers fait de rage, de honte et d'avarice. Ici tout se perd, car tout ici n'est qu'éphémère et c'est entre tes mains que repose les éclats de mon cœur de verre devenu à la fois myriade et poussière pour toi ô mon doux-amer. Va t'en. Fuis. Pars loin en cet ailleurs qui se fracasse à l'ornière de nos sombres remparts. Bientôt le ciel ne sera que gouffre obscure depuis lequel s'abattra sur nos têtes d'un éclat foudroyant la divine morsure. Entends le râle de mon âme qui t'implore à mesure que mes actes te condamnent. Vois ses fils usés sur lesquels les moires n'ont de cesse de tirer, mutilant fibre après fibre cette poupée brisée qui brûle encore et toujours plus fort sur l'autel de ton amour profané. Un pantin, je ne suis qu'un pantin effiloché que tant bien que mal par pitié tu as tenté de raccommoder là où tu aurais dû me tourner le dos sans même jamais me regarder. Ange déchu mais dévoué qui jusqu'en les rutilantes flammes pour toi vient se damner, je ne suis qu'éblouissante folie qui crache et renie les psalmodie sacrées quand vient l'heure de repousser en ton nom au loin l'impérissable danger. À la fois lance, glaive et bouclier je suis cet instrument forgé au travers du sang et de l'acier qui t'empêchera toujours de chuter car jamais je ne te laisserais sombrer à mes côtés. Va t'en. Oublie les brûlantes promesses qui nous offraient l'Eden et sa divine ivresse. Oublie la miséricorde de la Déesse et le souvenir sur ta peau de mes tendres caresses. Oublie les prières pleines de noblesses et les vers qui nous délivraient de l'étouffante détresse, car aujourd'hui tout n'est que souffre, larmes et accablante faiblesse. Je la vois rouler sur ta joue, la perle de drame qui ruisselle sur ta peau de jaspe de son sillon de nacre, là où se cristallise en mon âme l'horreur de ta douleur qui ébranle et morcelle mon cœur de givre en son odieux simulacre. Ô maudite Destinée qui de tes desseins abjects m'a enfanté, toi dont la volonté vibre en ces fils que pour la plus haute de tes gloires tu as tissé, arrête donc ta course effrénée et daigne poser sur moi ce regard dont tu m'as depuis trop longtemps privé. Dis-moi, oui dis-moi cruelle, quel visage en ce jour érodé dois-je pour lui plaire arborer? Je ne sais plus quel verset réciter ni en quel feu me jeter pour lui faire comprendre tout ce que de vive voix je ne peux lui avouer.

Ô ma vénérable Circé, sens-tu sa présence tout autour de nous exaltée? Lui dont l'ombre est synonyme de perte et d'irrémédiable souffrance. D'un revers de main il transforme le faste en flétrissure rance. Il se tient là, de l'autre côté, en la torpeur de ce monde qu'il a de ses sanglantes mains balafré, Lucifer et ses généraux avisés observent cette lueur qui en ton cœur demeure dissimulée et qu'il tente encore et toujours de t'arracher. Je me rapproche de toi, déposant en le puits de tes soirs éternels mes déserts de glace en lesquels inlassablement l'hiver renaît, ne peut retenir cette main de balayer tendrement de mon pouce cette larme qui délivre à mon âme l'harmonique de ton ultime sonnet. Et subitement il s'écoule en tes veines le venin infâme, il t'immole, te brûle et en l'insondable éther noie ton esprit qui en le vide de l'oublie brusquement se brise puis se pâme. Corrompant jusqu'à ton sang, pernicieux, tu le sens qu'il s'infiltre en toi et te ronge le sournois sérum que par la force des choses je t'assène. Et brusquement, tout devient sourd, de ce monde devenu à l'image de ton corps bien trop lourd aux inlassables sirènes qui t'entourent et te piègent en l'hypnotique Larsen. Va t'en. Oublie-moi en ton trône de misère là où se fige à l'orée de tes paupières pour la dernière fois mon reflet à l'image mortifère. Va t'en. Fuis. Pars loin, car bientôt l'ombre chassera pour nous le soleil. Un souffle, ta poitrine qui péniblement se soulève. Déjà te voilà qui n'es plus, misérable enfant qui erre seule en ce monde dépouillé du moindre rêve. Alors oublie les brûlantes promesses qui nous offraient l'Eden et sa divine ivresse. Oublie la miséricorde de la Déesse et le souvenir sur ta peau de mes tendres caresses. Oublie les prières pleines de noblesses et les vers qui nous délivraient de l'étouffante détresse, car aujourd'hui du souffre, des larmes et de l'accablante faiblesse, naît au travers des volutes de fumées qui lentement au-dessus de ta tête s'élèvent, ton indicible enfer. Et il se déchire, le ciel qui vrombit au-dessus du morcelé empire, par stries fumantes l'aube rougeoyante se fracasse contre l'ombre qui violemment l'éventre et de sa lame noire la terrasse, onde après onde, son royaume devient vague d'hécatombe qui promet au jour qu'elle assiège la plus somptueuse des tombes à mesure que sur nous, mortels, le couperet tombe et que son voile de plomb sur nos frêles carcasses lourdement retombe. De l'eau lustrale naît le déluge et d'un revers de main le Diable dévaste amour, espoir et saint refuge. La voilà qu'elle tremble et se désagrège la terre écorchée au rythme des sinistres tambours de guerre qui recrache en une averse de flamme ses maux par la main de l'homme teintés de fer. Compte. Les building qui s'écrasent les uns après les autres, le souffle de la déflagration qui t'emporte et annihile en sa course aveugle la vie, qu'avide subitement elle fauche et qui à ses pieds lamentablement se vautre. Tu le revois, l'insolent et incandescent bûcher funéraire qui t'appelle et te réclame pour déposer en tes épaules l'auguste suaire qui te fermera les yeux au nom du père. Et soudain pour toi tonne la voix des morts, au-delà du crissement métallique du train qui s'abat sur la ville que le monstre affamé rageusement dévore, tu vois leurs silhouettes damnés de l'ombre jusqu'aux vivants s'élever. Tu vas prier. Tu vas jurer.

- Tu m'as abandonné

- Tu m'as oublié

- Dans la mort tu nous as laissé sombrer.

Que tes trois frères chantent à l'unisson en cet univers qui n'est pour toi que pur poison. Je vais damner. Je vais profaner. Ce qui a ton cœur se veut de plus cher et sacré.

- Si l'on te donnait la chance de nous sauver, le ferais-tu?


- Si tu pouvais réparer ce que tu as brisé, lequel de nous tu choisirais?

- Il nous reste encore une chance de tout recommencer. Il te faut juste choisir.

Une arme apparaît dans ta main et te voilà en un entrepôt désaffecté où le temps s'est brusquement arrêté en compagnie de Lee et Radoslav qui le tient en joug arme au poing, Exekiel se situe juste à côté de toi et te murmure alors tout bas :

- Un choix Charlize, un choix, tout n'est qu'une question de choix.

- Vas-tu faire le bon cette fois?


Que Hendrix les mains posées sur tes épaules te siffle en un bruissement obscure alors que Lee tourne doucement le visage vers toi en cette lente et interminable torture :

- La vérité, c'est tout ce que je te demandais, si seulement tu m'avais parlé. J'aurais peut-être moins déconné. Est-ce donc ce soir que tu vas me faire payer pour tous ces regrets et ces erreurs que je n'ai pas eu la force d'assumer?

Tu vas pleurer. Tu vas hurler. Et soudainement je sens ton cœur en cet océan de noirceur lourdement couler. Son rythme et ses battements ne t'appartiennent plus. Tu t'enfonces. Je tente de te stabiliser mais rien de tout ce que je peux faire ne te ramène auprès de celle qui du plus profond des limbes implore en ton nom la vie de cette ferveur qui aliène. Phase II lancée : phrase implacable qui s'inscrit brusquement en lettres holographiées en ce vide qui se balance au-dessus de la table projetée. Un pas, un souffle, un battement et je me sens subitement happée par la gravité qui fait instantanément s'écrouler mon univers meurtrier. Et il tangue ce monde fou et indolore. Il rugit, blêmit et entre mes mains instantanément périt cet univers fait de rage, de honte et de vœux maudits. Ici tout se perd, car ici tout n'est qu'éphémère et c'est entre tes mains que repose les éclats de mon cœur de verre devenu à la fois myriade et poussière pour toi ô mon doux-amer. Reviens, je ne te laisserais pas chuter à cause d'une poupée brisée. Reviens, je demeure toujours à la fois ta lance, ton glaive et ton bouclier. Reviens, tu n'as pas le droit d'abandonner car toi et moi, on le sait, il n'y a qu'au travers des pires tempêtes que l'on est en mesure de se retrouver. Mais malgré toutes les barrières que pour toi je peux briser, au travers de l'obscurité, tu demeures toujours seule à prier, jurer, hurler et pleurer.



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MessageSujet: Re: I Walk The Line || ft Charlize Mar 22 Nov - 3:24


❝ It can draw you in ,
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Un éclair, un torrent de flammes, l’œil de la foudre avec la prunelle du crépuscule qui brûlent le jour et fait tomber la nuit devant mes yeux. Incandescent en mes veines, le sérum s’étale sur la brume de mon inconscience comme un incendie, illuminant mon esprit tel un bain d’albumine. Tout fume et s’embrume. Je me transforme en bombe humaine. Mon corps encaisse la vie, mon cœur encaisse la mort, accumulant les maux et les hurlements, le calvaire s’empile doucement et je me noie en tes sédiments.

Compte.

L’air se fige et devient inerte. Bordée par une muraille de fumée et de grisaille, non loin derrière s’émaillent les âmes alors que l’ode lugubre des buildings en flammes balaye les esplanades de ce moment défait. Silence. Je ne sens plus le froid, je ne sens plus le chaud, le cours du temps avance au ralentit, il n’y a aucun souffle et aucune vie. Silence. L’éther se clos, les édifices s’effondrent et le train qui passe dans l’ombre de la Vallée des Morts comme un sombre long corbillard. Il y a ce vertige étrange, ce vide qui dérange… et l’explosion qui n’est que le funèbre écho de tous les âges.

Tu vas prier. Tu vas jurer.

Les murs qui se relèvent et le décor qui change. Je sens le chaud, je sens le froid, ressens l’effroi qui me possède de toutes ses lois. Je ne suis qu’un fruit où la lame d’un couteau s’y engouffre, dessinant le glissant ravage alors qu’entonne la douce mélodie de mon cœur qui tendrement se fend et se détruit. Elle siffle, tranchante et rusée, cette lame bien aiguisée, dans la descente de mon corps et dans l’abîme de mon âme divisée. Je ne suis que le fruit de l’effroi maudit. Et je les vois, dans ce décor d’usine délabrée, redevenir proie au trépas. Réveil, infernal ou divin ? Du royaume des Morts, vous vous éveillés au cœur de la fin et entre vos mains repose ce qui n’est plus en mon sein. Utopies rêvées de mes songes égoïstes. N’est-il pas un jour où je n’invoque pas votre présence ? Je vois vos silhouettes chancelantes qui se libèrent des tombeaux, lumières en ces ombres fugaces qui se prélassent dans les fantaisies des nuits. Vos voix qui se mêlent, se démêlent, litanies berceuses qui me rend malade de la seconde heureuse qui s’étouffe et s’essouffle. Mon cœur s’emballe, son cri est si animal, résonne contre ma poitrine, soulevant ses myriades de tragédies et d’envies. Fantômes d’une vie que j’ai enterrée. Fantôme d’un Autrefois que je n’ai point oublié. Mes pensées tournoient, affolées d’horreur, je sens sur mon derme de jaspe ton souffle chaud, Exekiel. Je sens tes mains protectrices qui me couvent les épaules, Hendrix. Vous êtes là. Cette litanie berceuse qui me rend malade de cette seconde heureuse qui s’étouffe et s’essouffle. Naître avec le printemps et mourir avec les roses. Ne partez pas. Je vous en prie, ne partez pas ! Profanez, maudissez, jurez, mais je vous en prie ne partez pas ! Vous oublier ? Vous abandonner ? Non. NON !

- LEE !

Secouée de sanglots muets, je sens le poids de l’arme devenir si lourd entre mes mains. Meurtrière. Je sais. Je sais. Je sais. J’ai tué pour toi. J’ai tué pour vous. Naître avec le printemps et mourir avec les roses. Vous êtes là. Ne partez pas. Ne me l’arrachez plus à moi. Mon frère. Mon pauvre frère. La violence de ton absence. L’évidence de ta présence. Je me brise. Je me brise à la peur. Je me brise à mes pleurs. Je sombre. Dans la mort, avec vous, je sombre. Mon cœur s’emballe, son cri est si animal, résonne contre ma poitrine, soulevant ses myriades de tragédies et d’envies. Vos voix qui se mêlent et se démêlent.

J’ai tué pour vous… pour vous protéger.
Misérable, je vous attends.
Je vous attendrai toujours…

- La vérité, c'est tout ce que je te demandais, si seulement tu m'avais parlé. J'aurais peut-être moins déconné. Est-ce donc ce soir que tu vas me faire payer pour tous ces regrets et ces erreurs que je n'ai pas eu la force d'assumer?

Silence. Je ne sens plus le froid, je ne sens plus le chaud, le cours du temps avance au ralentit, il n’y a aucun souffle et aucune vie. Silence. L’éther se clos, vos silhouettes redeviennent recluses dans leurs tombeaux… le moment se fige et se glace. Dans la mort, avec vous, je sombre. Le bruit de l’arme qui fracasse le sol. Je me brise à la peur. Je me brise à mes pleurs. Je sombre et je tombe. À genoux, je tombe. J’ai tué pour vous… je vous aie tué. Meurtrière.

Tu vas pleurer. Tu vas hurler.

- Ma vie contre la sienne. Prends ma vie en échange de la sienne...

Misérable, je vous attends.
Je vous attendrai toujours…

Le temps reprend son cours. Je sens le froid, le métal froid de l'arme braquée sur ma tempe. Je sens le chaud, le corps et les mains bouillantes de Radoslav qui m'enserrent.

Naître avec le printemps et mourir avec les roses.

Il y a ce vertige étrange, ce vide qui dérange… et l’explosion qui n’est que le funèbre écho de tous les âges.

Je ne suis plus qu’une pourpre effusion de nos hécatombes. Grondent pour une dernière fois les tambours de notre guerre. J’ai reversé les vapeurs récalcitrantes de l’Enfer. Et de moi il ne reste désormais que ces particules ridicules asservies qu’à Ses fantaisies malades. Je suis ces incertaines, comme la roue et la poussière…

De l’autre côté, sur ton trône de fer, mon corps s’affaisse, je deviens que poussière dans ta geôle de verre. Mon corps en désespoir, qui gît là sur ton reposoir, ma peau en encrier, mon sang, encre de chine, ruisselant l’agonie d'un cœur inondé par les déboires qui sanglote notre histoire.

Quelle importance ? M’as-tu donc imploré, lorsque, dans cet ailleurs, tu m’as retrouvé...

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Arizona J. O'Malley

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MessageSujet: Re: I Walk The Line || ft Charlize Mar 22 Nov - 13:44


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Je vais hurler. Je vais pleurer.

- Il n'a jamais été question d'une phase II. Mademoiselle Flores s'enfonce, amenez immédiatement une équipe médicale.

Aucune réponse.

- Vous avez entendu? J'ai demandé une équipe médicale et tout de suite! Il nous faut arrêter la simulation.

Je réitère plusieurs fois mon ordre mais demeure seule face l'avènement de son triomphe. Ô méprisable Destinée qui de tes desseins abjects m'a enfanté, toi dont la volonté vibre en ces fils que pour la plus haute de tes gloire tu as tissé, arrête donc ta course effrénée et daigne poser sur moi ce regard dont tu m'as depuis trop longtemps privé. Dis-moi, oui dis-moi cruelle, que dois-je faire pour auprès de moi la ramener sans irrémédiablement la condamner? Et sur nous se resserre les mailles de son immonde filet, nous prenant au piège en les tourments de cette douleur qui à son commandement inlassablement en nos poitrines renaît. Désespérée, je lutte de toutes mes forces pour te préserver alors que tu fais de moi cette folle misérable et désespérée qui, en un torrent de larme qui s'écrasent en une vague de ravage sur les rives de mon âme, ne fait que supplier pour que tu puisses un jour lui pardonner et à ses côtés éternellement rester. Reviens, je demeure toujours à la fois ta lance, ton glaive et ton bouclier. Reviens, car toi et moi, on le sait, il n'y a qu'au travers des pires tempêtes que l'on est en mesure de se retrouver. Reviens, je sais que notre naufrage peut être évité.

- Mademoiselle Flores, revenez, ce n'est qu'une simulation et si vous le désirez vous pouvez tout arrêter.

Rien, à nouveau je me retrouve seule face à ce rien et ce vide que tu laisses par ton absence entre mes mains. Ô Seigneur, je ravagerais tous les royaumes et tous les démons que tu me désigneras de ta glorieuse main, tu seras libre de faire de moi le plus assoiffé et implacable de tes séraphins, mais je t'en prie, ne la laisse pas succomber à son pernicieux venin, ne fait pas de ton enfant celui du malin. J'ai damné, j'ai profané et c'est à présent à genoux que je viens t'implorer. Ne la laisse pas chuter à ses côtés, prends ma vie et préserve son nom béni, ne fait pas d'elle l'une de ceux que pour l'éternité tu maudits. Je tente de prendre le contrôle de la situation, de trouver n'importe quel code capable de briser la clef de ton asphyxiante prison, lance avec l'espoir du forcené la commande qui réparera mon involontaire trahison, tandis qu'en ta tempe se rive déjà l'acier du sinistre canon. Je cogne contre les parois de ta muraille de verre, accours entre tes ombres que je déchire et qui m'avalent toute entière, lutte contre la légion de tes sanglantes chimères, hurle de ma voix austère pour t'extirper de ce tombeau funéraire en lequel trop consciente tu t'enterres. Mains subitement plaquées contre la table que ma haine fait trembler, renversant ma chaise tiraillée par l'ivresse de la sourde colère et de cette impuissance qui me crève à mesure qu'elle tente de me clouer à terre, je me précipite vers toi afin de t'arracher d'entre les mains de tes rêves mortuaires, t'agrippe aux épaules et te secoue pour ébranler ton imaginaire :

- Mademoiselle Flores ! Revenez ! C'est une simulation, rien n'est réel! Il n'est pas trop tard, vous pouvez encore revenir et tout arrêter! Mademoiselle Flores vous m'entendez ?! Mademoiselle Flores?! Pour l'amour du ciel arrêtez et empêchez le de tirer!!

Rien, à nouveau je me retrouve seule face à ce rien et ce vide que tu laisses par ton absence entre mes mains, lorsqu'en arrière plan brusquement résonne le coup de tonnerre qui violemment m'assomme puis de part et d'autre en les ténèbres instantanément nous divise et nous cloisonne.

T'as osée l'impensable. T'as commis l'irréparable. Maudis sois-tu, Arizona !

Mon visage se tourne en la direction de la table de simulation, tandis qu'en l'antre de tes illusions, ton corps retombe en ce bruit sourd au sol marquant les prémices de mon affliction, devenant ainsi le désolant symbole de ton aveugle déraison. Et alors que tu aurais dû revenir, je sens étrangement ton âme partir pendant qu'une poignée de seconde commence déjà en l'éther à s'évanouir.

- Oh que non, je vous interdis de mourir.

Je redépose rapidement sur toi mes sentinelles de givre tandis que d'une main apposée sur ta joue, je t'ordonne de vivre :

- Vous m'entendez? Je ne vous laisserais pas mourir, je vous l'interdis!

Retournant de l'autre côté de la table, je m'empare de ma veste de blazer que je laisse négligemment tomber au sol, elle qui ne fait que m'étouffer en embrasant mes poumons bien trop comprimés par cette détresse que je ne peux ni contenir ni dissiper. Et je sais l'ignoble rôle que malgré tout ce que tu me fais subir, je dois encore à leurs yeux tenir :

- Je ne laisserais pas une foutue sans faction réduire à néant ma réputation, ruiner le projet de réinsertion et entacher si aisément mon nom. Alors vous allez vivre Mademoiselle Flores, vous entendez? Vous allez vivre. Je ne vous laisse pas d'autres choix.

Aucune réponse, seul le bip strident et continu de ton cœur qui renonce en m'annonçant l'avènement de son bien obscure triomphe. Je sais qu'il nous observe, qu'il jubile à l'idée de voir ma rage qui face à lui en une bourrasque de haine enfin se révèle et se soulève.

Je vais damner. Je vais profaner.

Et en l'abîme de mes crimes, je vais une nouvelle fois te ravager, te briser, te souiller. Injectant ligne de code après ligne de code en le tableau de commande, je m'accroche à ce fébrile espoir que mon amour quémande. Ma première manipulation a pu ralentir le processus d'assimilation de la machine, pendant qu'une nouvelle alerte vient attiser le danger en lequel tu as pris racine, et plus j'essaye de corriger le dysfonctionnement d'origine plus je découvre que toi seule est à l'origine de ce mal qui nous aliène et si cruellement nous opprime, que l'erreur qui incrimine n'est pas inscrite en nos malheurs mais en tes veines qu'en ce jour tu fais assassines. C'est alors que s'abandonne en mes mains tes sombres arcanes pour lesquels en silence je me ferais à la fois damné et profane.

Je déambule en la pièce à la recherche d'un kit de secours, en extirpe une dose d'adrénaline que je prépare perdue en ma course de toujours, reviens près de toi, avant de planter sans ménagement l'aiguille en ta poitrine et d'entamer un massage cardiaque pour te ramener d'entre les rives du silencieux séjour.

- Vis!! Charlize Edelmira Flores. Vis!

Mais tu me réponds encore par ce rien, qui me brise alors que s'échappe sans contrôle ta vie d'entre mes mains. J'observe un instant la caméra dissimulée en les immaculés murailles et la peur soudainement me brûle les entrailles, m'assiège et inlassablement me tiraille. Je comprends tout à présent et enclenche la deuxième phase de mon propre plan. Il n'y a que dans l'ombre que je peux être ta lumière. Alors pour protéger celle qui se cache derrière chacune de mes inépuisables prières, sans la moindre hésitation pour toi je plonge en plein cœur de l'enfer, Ô mon doux amer. De l'eau lustrale naît le déluge et d'un revers de main le Diable dévaste amour, espoir et saint refuge. À mon commandement, il se déchire, le ciel qui vrombit au-dessus du morcelé empire, par stries fumantes l'ombre indolente se fracasse contre l'aube étincelante qui d'un tendre baiser à la fois guérit et enchante, onde après onde, son royaume devenu vague d'hécatombe redevient ce mirage de plomb que le néant de son voile d'argent emporte en l'ancestrale tombe.

Un, deux, trois et ainsi rugit pour toi mon cœur qui soudainement bat. Un, deux, trois, te voilà déjà bien loin de moi. Un, deux, trois, vas-tu les laisser engloutir les derniers vestiges de qu'il me reste de toi?

Des ruines de ce monde que l'horreur a terrassé de son sinistre glas, tu vois ma silhouette qui se dessine et doucement s'avance vers toi. Tu me tournes le dos et t'éloignes les yeux empli de larme et d'effroi, l'âme trop pleine de tous ces drames qui te dévastent à chaque fois qu'à la croisée des mondes tu oses poser le regard sur moi. Seulement tout comme toi lors de ce fameux soir là, je rattrape de justesse ta main et te ramène doucement tout contre moi, la mienne te saisissant l'épaule droite tandis que la gauche vient délicatement se presser en la chute de tes reins. Je te murmure alors au travers du silence et du blanc qui recouvre d'or nos jours demeurés trop longtemps morne, terne et incolore :

- Je t'en prie, reste avec moi. Ne vas pas là-bas. Ne les rejoins pas. Reviens. Choisis la vie. Choisis-moi.

Je me décale juste assez pour pouvoir de ma main gauche m'emparer de ta joue et faire redescendre la droite sur ta hanche. Mes célestes azurés plongeant en tes iris ambrées alors que les mêmes larmes viennent à mon tour les assiéger :

- Je t'en prie, pour cette fois, pour cette seule et unique fois en ta vie, Charlize, choisis-nous. Choisis-moi.

Ma main droite venant à nouveau chercher refuge en la cambrure de tes reins, la gauche affermissant un peu plus son emprise en ta nuque que mes doigts viennent caresser tandis que mon pouce s'égare sur cette joue dont je ne peux me détacher. Front contre front je nous fais basculer, m'accrochant à toi comme une désespérée qui lutte de toutes ses forces pour te préserver, les yeux fermés, mes lèvres effleurant les tiennes, les perles de nacre aux sillons salées continuant à dévaler le long de mes joues légèrement empourprées tandis que mon souffle se veut plus saccadé et que je continue à t'implorer :

- Choisis-moi Charlize, choisis-moi.

Un, deux, trois et ainsi rugit ton cœur qui soudainement bat. Un, deux, trois, me voilà de nouveau près de toi. Un, deux, trois, je t'en prie, ne les laisse par faire de notre amour cette histoire en laquelle plus personne ne croit. Pour au plus près de moi te ramener je t'ai envoyé cette chimère, la laissant devenir en ces rivages éphémère mon ultime émissaire, je l'ai empli de ma lumière et lui ai fait dire tout haut ce qu'en ce monde ivre de colère je dois laisser sceller six pieds sous terre. Alors reviens, Ô mon doux amer, reviens de ces affligeantes terre en laquelle seule siffle notre indicible misère. Et voilà que brusquement ils résonnent au loin pour nous les illustres tambours, suivant le rythme de nos cœurs qui d'une mesure battent à la fois la cadence de la nuit et du jour. Tambour de haine. Tambour de peine. Tambour d'amour. Un à un tous s'harmonisent et lentement tu sens les ténèbres qui progressivement lâchent prise, nous libérant de leur abject emprise, tandis que nos soufflent entremêlées en l'éther se cristallisent, en d'un battement d'éternité nos deux volontés s'étreignent et sacralisent tout ce qu'en ce monde il diabolise.
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Charlize E. Flores

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MessageSujet: Re: I Walk The Line || ft Charlize Mar 29 Nov - 4:00


❝ It can draw you in ,
feat. Arizona J. O'Malley & Charlize E. Flores. ❞



Temporalité paradoxale, je ne suis ni morte et ni vivante. Délicieuse symphonie mortifère, leitmotiv assassin qui bat à tout rompre en mon sein qui se gorge du sang de ceux qui furent massacrés en l’honneur épouvantable de ceux qui se prennent pour Dieu. Ange déchu, belle endormie sur ton trône de fer, tu me vois ici-bas qui s’arrache les ailes. Plumes d’un blanc asphodèle et tripes d’un rouge pourpre qui s’enlisent dans la boue de la terre liquéfiée par les humeurs sanguines et badines. Les atroces plaies couvant mon derme de jaspe, tu me veux pervertie, alors je lutte, mords, griffe et saigne dans cette merveilleuse vision d’hémoglobine. Mon cri se perd dans le vent et sa tempête. La pureté s’étiole, j’ai perdu mon envol, je me suis écrasé sur les terres calcinées, tout juste en-dessous de cet œil de cyclone qui veut tant m’aspirer goulument. Le ciel est sombre… plus sombre que la nuit, emprunte ces couleurs cramoisies, comme le reste de cette mielleuse vision d’hémoglobine. Les choses malsaines, si reines au cœur de cette terre vaine, rampent, remontent sur mon corps de nymphe, telles des serpents aux sonnets envoûtants, ils remontent sur mon corps ployé, se grisant de mes chairs encore bien tièdes et saignantes. Elles m’étranglent et au mieux me tirent vers le bas.

Arrache-moi ces fils qui cousent tes paupières, Arizona et vois ! VOIS ! Désir malade de dépravation et dévastation. Tu m’as déchue sur cette terre inondée de sang, que tu veux que s’assèche en me faisant violence. Alors je lutte, mords, griffe et saigne. En viens à me brûler les ailes, pour mieux me les arracher et faire suinter ces plaies ! Tous tes amis boiront dorénavant le sang des innocents. C’est le temps de pénitence et d’une nouvelle errance. Les oiseaux qui planent trop près de la voûte déchirée sont précipités dans l’abîme de la terre liquéfiée par les humeurs sanguines et badines. Ici, tout monte pour mieux redescendre. C’est mon offrande, ces landes cruelles et mortifères. Elles ne sont point Enfer et point Paradis. Mon univers, bien bas, qu’est ici. Je trouve enfin le repos dans cette rigole. Les serpents vibrent dans mes mains, leurs sonnets hypnotiques assourdissant l’ode de vos si beaux jardins alors que cette terre qui a si faim m’avale comme un rien. Je suis la vie, je suis cette rose qui se nécrose, je suis la proie sur votre festin, mais je suis le poison dans votre bon vin. Tous tes amis boiront dorénavant le sang des innocents, car mon sein se gorge du sang de ceux qui furent massacrés en l’honneur épouvantable de ceux qui se prennent pour Dieu !

Arrache-moi ces fils qui cousent tes paupières, Arizona et vois ! VOIS ! Désir malade de dépravation et dévastation. Tu veux guérir le carême de mes chairs mortes, ploie tant d’effort sur ma vie de déveine. Dans le déséquilibre et les soubresauts violents de mon monde qui n’est plus un monde… mais qu’un ciel cramoisi pour une terre pourpre qui enflamme facilement mon imagination. Ma raison, elle est perdue, elle s’entrechoque par aventure sur les mésaventures, pour se dissoudre dans la nuit, dévorée par l’ombre pour mieux éclairer ces abîmes et rallumer ce firmament !

Mon corps baigné dans la terre liquéfiée, je me relève, quand ma tête se vide et se penche sur cette étoffe d’apocalypse. La fièvre fait battre mes tempes, temporalité paradoxale qui fait travailler mes veines sous mon derme de jaspe. Reine déchue de son trône. Ange déchu de son Paradis. Mes nuits immortelles viennent contempler la voûte déchirée, défiant ultimement cet œil de cyclone qui veut m’aspirer dans son néant.

Mourir avec les roses et naître avec le printemps. Je suis la proie sur votre festin, mais je suis le poison dans votre bon vin. Tandis que, tremblante, je songe glisser sur l’inévitable descente, il y a ta main, désespérément levée, qui vient déposer sur ma peau ses soupirs de passions pourprées, lorsqu’elle rattrape la mienne et vient rattraper le sable de mon sommeil. Mon regard rempli de cauchemar et de larmes se noie dans la nuée céleste de tes sentinelles de givre. Perdu dans ma colère, le cœur en amertume, je crois un instant en la pure folie, mais ta main ainsi posée sur la cambrure de mes reins m’emmène à prendre la mesure de notre amour qui se met une fois de plus à genoux. Tu es là. Tu es là. Le regard abîmé par le noir obsédant, tu peux voir briller la première étoile. Les joues brûlées de pleurs, je sens irradier le soleil qui perce la brume de ce monde en hécatombe alors qu’à toi je m’accroche irréparablement. Tu es là. Tu es là. Oreille tendue, ta voix me sort de ma torpeur, mon cœur au ralenti, qui bat au rythme de tes paroles. Tu es là. Tu es là. Viens, trouble ma peine en ce sombre jour de malheur ! Arrache-moi ces fils qui me cousent les paupières et fais-moi voir, Arizona. Je veux te voir.

Ma mort en survie. Tu es là. Tu es ici. Les trois coups cognent à la porte de mon cœur. Grondent, grondent tes tambours, je veux te voir et te ressentir, Arizona. Trouble le repos où mon âme y est mise, ton souffle sur mes lèvres me grise, pousse ton flamboyant soupire jusque dans les confins de mon sein. Le frisson de ma bouche éprise de tes lèvres qui effleurent doucereusement les miennes, la paume de ma main droite qui vient embrasser ta joue, la jumelle, tremblante de l’émoi du forban devant un butin rare, elle vient saisir l’arrière de ton crâne et prolonge cette étreinte dont je ne peux tout simplement plus me défaire. Lorsqu’ils te regardent, mes yeux ont la splendeur auguste de l’orage qui m’électrise tout l’intérieur, je frisonne et m’attendris entre tes mains.

- Ici ou ailleurs, Arizona, c’est toi que je choisis.

Mon corps s'empare de toi qui me fais face, que je réclame, franchissant l’ultime barrière pour qu’enfin tu me libères lorsque nos respirations confondues viennent sceller ce secret éternel qui te rendra toujours si belle. Ce baiser, la caresse de tes lèvres, j’en rêve le goût et la douceur depuis si longtemps ! Dans le déséquilibre et les soubresauts violents de mon monde qui redevient notre ailleurs, avec toi, je sombre à la renverse et embrasse notre destin…

Et sur ton trône de fer, mon corps se déchaine de l’inébranlable ornière, cambrant douloureusement l’échine contre le dossier et m’accrochant aux accoudoirs comme une damnée. Le souffle inonde ma poitrine pantelante, mes yeux affolés me brûlent et m’affligent. Mon cœur aussi lourd qu’un marbre funèbre qui brille soudain aux lueurs de ton éclair.

- Ça ne s’arrêtera donc jamais, n’est-ce pas ? Ici ou ailleurs, notre malheur fait votre bonheur.

Ma voix n’est pas la mienne. Je ne suis que cette machine vouée à vos envies de possession et d’illusion. Délivrant ma haine contenue, malgré l’effort, malgré la lourdeur de mon corps en perdition, je m’arrache de ton fauteuil de simulation et te jauge de ce regard noir qui n’est que le vague fantôme de nos soirs oubliés.

- Mes plus sincères félicitations, pour cette prestigieuse progression au nom de la Science. J’espère que vous avez pris des notes… car la prochaine fois… cette petite séance de torture se produira avec mon cadavre. Vivante, vous ne m’aurez plus jamais.

Ne confonds pas une menace avec une promesse. Et sans artifices, je te tourne le dos et traine ma pourriture loin de ton bureau.

« Un, deux, trois, c'est ainsi que fini notre histoire en laquelle plus personne ne croit. »

Définitivement.

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MessageSujet: Re: I Walk The Line || ft Charlize Mar 29 Nov - 23:42


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❝Because you're mine, I walk the line || feat Charlize E. Flores❞




Assise en mon trône de fer se déchaîne mes impérissables chimères. Assise en mon trône de fer je te laisse redevenir ombre et poussière. Assise en mon trône de fer je te contemple me tourner le dos et éteindre sur moi la lumière. Assise en mon trône de fer, silencieuse, je retourne à mon maître Lucifer. Pars, ne reviens jamais en mes sombres terres. Pars, il n'y a plus rien que tu puisses faire. Pars, misérable, pars, je n'ai plus la force de faire la guerre. Tout ce qu'il reste de moi est ce mirage que tu enterres. Je me lève brusquement, tends une main vers toi et ton corps de verre que mes yeux font diamant : Non, reste! Je t'en prie reste. Ça ne s'arrêtera jamais, alors reste et affronte à mes côtés la tempête qui rêve de nous dévaster et en les limbes tout emporter. Reste et fais-moi rêver à cette vie qui est encore à notre portée. Reste, car si tu m'écoutes, je suis prête à tout t'expliquer et peut-être auras-tu la force de me pardonner ce que je n'ai pu empêcher. Seulement, je demeure stoïque, incapable de parler ni même de rendre écho à tes cinglantes suppliques. Assise en mon trône de fer, tes mots m'affligent et me désespèrent. Assise en mon trône de fer, tu dessines à l'encre de mes chimères mes mensonges les plus amers. Assise en mon trône de fer, silencieuse, je demeure enchaînée à mon maître Lucifer. Et elle gronde ma colère, doucement en mes veines elle se déverse et devient cette folie qui corrompt et altère tandis qu'au loin irrémédiablement tu te perds, creuses de ton absence le tombeau austère en lequel sans un mot ni regard, avec hâte tu m'enterres. Égoïste! Égoïste! Vois comme tu m'affliges et fends mon âme qui te réclame alors qu'inconsciente tu la pulvérises ! Tu ne me laisses ni agir ni même te dire qu'il nous est inutile de souffrir. Égoïste! Égoïste! Bien trop habituée à fuir tu préfères nous laisser pourrir. Reste ! Cesse-donc de courir! Vois comme d'une simple parole tu me fais tressaillir ! Lis en mon cœur les innommables désirs. Sens mes vœux s'inscrire jusqu'en l'antre de tes plus intimes soupires! Laisse-moi te conquérir et t'empêcher de partir.

Noir, tout est si noir. Ni rêve, ni espoir. Seulement ce noir auquel tu me condamnes en m'abandonnant en cet insoutenable mouroir devenu mon sinistre reposoir. Et je suffoque, en les ténèbres subitement je sens mon âme que l'on m'arrache et dans les profondeurs emporte. Pars, ça ne s'arrêtera jamais, alors pars avant qu'il ne soit définitivement trop tard. Pars, je ne laisserais pas s'écrouler notre ultime rempart. Pars, car bientôt viendra le soir en lequel je te retrouverais malgré la Destinée et ses implacables moires. Blanc, tout est blanc. Tu n'es plus là. Tu n'es plus là. J'ai beau avancer, faire quelques pas, tu n'es déjà plus là. Je réalise alors que tu n'es plus que ce mirage qui entre mes mains tristement s'évapore. Je comprends que je ne pourrais rien réparer de cet amour qu'il nous a forcé une nouvelle fois à briser. Tu n'es tout simplement plus là. Rouge, tout est rouge. Et l'air retrouve difficilement le chemin de mes poumons que la haine consume et éprouve. Je vais profaner, je vais jurer, je vais annihiler, je vais dévaster, tout ce qui en son monde se veut gloire et félicité. Il va implorer, il va hurler, me supplier à genoux de l'achever. Sa vie misérable mourant entre mes doigts, je m'abreuverais avec joie du dernier soupir du roi. Je ne sais plus, je ne sais pas. Les idées se bousculent en mon esprit qui mémorise ce manque de toi tandis que mon cœur ainsi que mon âme hurlent et te réclament d'une seule et unique voix. Les micros grésillent, l'ordre établi vacille là où les maux de l'érudit deviennent parole de l'abject évangile.

- Mademoiselle O'Malley? Quel est votre verdict?

Transférant les données recueillies en la table de simulation jusqu'en les mains de l'empereur des damnés, je dépose les miennes sur cette dernière avant d'avouer avec froideur :

- Le sujet est bien trop émotif pour permettre une véritable évaluation de son profil. Il n'obéit à aucune logique d'adaptation, la peur l'empêchant d'outrepasser véritablement les barrières de la simulation. Test d'aptitude numéro un non viable. Dossier numéro 245893, classe : sans faction jusqu'à nouvel ordre.

Je délaisse mon trône de fer pour m'enfoncer plus profondément en mon interminable calvaire. Je délaisse mon trône de fer pour découvrir l'horreur que tu dissimules à l'orée de tes prières. Je délaisse mon trône de fer et m'embourbe en ce monde dénué de toute lumière. Tu n'es plus là. Ordinateur sous le bras, le sinueux couloir vrombissant sous la cadence de mes pas, j'avance jusqu'à ce que l'orage frappe et que le ciel en un éclair me foudroie. Deux hommes se postent juste derrière moi, l'un à ma gauche l'autre à ma droite alors qu'au bout de l'interminable corridor soudainement je te vois. Et je l'entends ta voix, perfide et froide qui à mon oreille doucereusement résonne et dangereusement en mon esprit louvoie:

- Arizona, Arizona, ma chère et tendre Arizona. Si tu savais comme je suis fier de toi.

Tes hommes de mains m'escortant jusqu'à toi, je le sens que tu te rapproches de moi et déposes un baiser sur ma joue, puis me saisissant aux épaules, perfide tu m'ébranles une nouvelle fois :

- Chester était un idiot de ne pas assez croire en toi.


Ton bras s'abat lourdement sur mes épaules que tu enserres afin de me rapprocher davantage de ta carcasse et me piéger en tes sinistres serres :

- Mais toi et moi, nous sommes fait du même bois et je vois, oui je vois très distinctement ce qu'il n'a jamais pu lire en toi. Ce génie qui tétanise et en son éclat le plus rutilent au travers de la plus noire des nuits flamboie.

M'entraînant au détour d'un couloir en une nouvelle salle plongée en la pénombre d'un énième pas je pénètre en ton antre de l'en bas :

- Assieds-toi je t'en prie.

Une seule et unique chaise blanche sur laquelle je prends place tandis que sous mes yeux progressivement prend vie le mur qui me fait face et depuis lequel je comprends que tu as suivi mon aliénante péripétie.

- Vous étiez aux premières loges à ce que je vois.

- Oh que oui, je n'aurais raté ça pour rien au monde Arizona.

- Le spectacle valait-il le coup d’œil?

- Je dois bien reconnaître que oui, je vous ai trouvé très convaincante, notamment Charlize qui ne s'attendait pas à se retrouver nez à nez avec son amante.

À ces mots tu jettes sur la table tout aussi blanche et qui se trouve juste devant moi un dossier dont s'échappe mon contrat de mariage :

- Eh oui, c'est ce qui arrive lorsque l'on décide de faire confiance à Elvis, généralement, il n'est pas un gardien très propice. Note bien que tu étais aussi assez désarmante en ton genre. Je ne t'ai jamais vu aussi fragile malgré ta prestation hors norme et ces grands airs que tu te donnes.

- Vous voulez connaître mon secret?


Vil vautour en mon cadavre épanché, tu t'assoies d'une jambe en cette table que je rêve de renverser et croises les mains sur ton ventre tout enclin à m'écouter. Je me rapproche alors doucement, te souris un instant avant de souffler calmement :

- La surprise. Rien ne peut être feint avec la surprise.

- Ah! Je comprends donc mieux ma réaction lorsque tu as réussi à déphaser le processus d'assimilation de la machine. C'est quelque chose qui nous a posé longtemps problème vois-tu. Il y avait toujours des soucis avec cette satanée Phase II dont quelques morts, morts qui au passage, auraient pu être évité si tu n'avais pas refusé de me livrer ces petits ajustements que je t'avais si gentiment demandé.

- Je ne voulais pas mettre à mal votre génie vous comprenez, je sais qu'il est de ces egos qu'il ne faut contrarier.

- Oh non, ne t'en fais pas, tu ne m'aurais jamais contrarié Arizona, jamais. Je pensais juste que tu t'étais lassée de notre grand projet. J'ai donc dû trouver de quoi te motiver. Et quelle meilleure motivation que la vie de celle que l'on aime à en crever? Parce que, c'est bien ce qu'il en est non? Vous deux, vous vous aimez?


Mes iris d'acier rivées en leurs jumelles par l'ombre dissimulées te dévisages de cette froideur qui te fait revenir sur ces paroles qu'un jour je te ferais regretter d'avoir prononcé :

- Hum, c'est bien ce qu'il me semblait, ne réponds pas à ça. Bon par contre, il y a toujours un mystère que je me dois de soulever. Parce que tu viens de mettre en lumière deux problématiques bien distinctes : Qu'est-ce qui empêche véritablement le sujet de mourir? Sa volonté qu'il nous faut contrôler ou bien la phase II qu'il faut complètement dissocier du processus d'immersion? Oui parce que j'ai tout suivi, même le souvenir d'enfance que tu lui as fait revivre pour qu'elle puisse revenir et qui a été retransmit ici.

Tu me montres alors une sphère de projection qui diffuse en boucle la fausse simulation que j'ai encrypté :

- La réponse est pourtant simple : l'humain. La phase II n'est qu'un mécanisme présent pour plonger le psyché du sujet en un processus d'immersion encore plus réel que le réel, afin que ce dernier ne remarque pas qu'il est plongé en un monde d'illusion. D'où le principe de vivre une vie imbriquée en une autre. Seulement, trop accentué et en phase avec le sujet, ce dernier ne fait plus aucune distinction entre le rêve et la réalité au point que le subconscient arrive a en être dépouillé de tous ses mécanismes de défense, il lui faut donc une nouvelle ébauche de rêve à laquelle se raccrocher pour survivre et effacer la première ébauche de simulation. Ce qu'il faut, c'est s'adresser directement au sujet et trouver un événement marquant et significatif qui le ramènerait peu importe la puissance de son désir de mourir.


- Je vois... Tu ne m'approuves peut-être pas mais tu sais Arizona, nous sommes très exactement ce dont la société à besoin, des visionnaires taillés pour la façonner au travers de notre regard avisé. Grâce à nous, des milliers de vies seront bientôt sauver. Par contre, un dernier point qui me chiffonne, n'y a t-il vraiment rien qui puisse altérer la phase II ?

Je me redresse, me rapproche de toi et te murmure au creux de l'oreille en te tapotant l'épaule :

- Rien que nous n'ayons déjà découvert Professeur Meyer.

Je me dirige alors vers la porte, moulant ma main à la poignée puis, m'arrêtant un instant, je me retourne en ta direction, te détaillant de mes sentinelles de givre avant d'ajouter un sourire malsain aux lèvres :

- Ou plutôt devrais-je dire Monsieur Wheeler? Hum, après tout aucune importance, bonne journée à vous Docteur Clawrence.

J'ouvre finalement celle-ci et tourne des talons en m'éloignant de cette prison de verre que tu as transformé pour moi en un véritable chemin de croix et de bannière. Ô mon doux amer, pour toi je délaisse mon trône de fer, abandonne nos ruines et leurs poussières, tourne le dos à l'orgueilleux Lucifer et viens te chercher au travers de ces ténèbres avides de ta lumière. Blanc, rouge et noir, tout n'est plus qu'effroyable silence en mon insupportable mouroir. Un pas, un souffle, un battement et sur les soupirs de ton cœur je défais le diable en son royaume fait de noirceur. En ton nom j'abolie ses lois, me penche sur ses jours empli d'effroi pour m'abreuver avec joie du dernier soupir du roi. Oublie donc ses promesses d'amer et de terreur qu'il fait depuis bien trop longtemps pleuvoir en nos éternels hurleurs, bientôt il périra à l'ombre de mes fureurs. Et je les entends toujours qu'ils résonnent au loin pour nous les illustres tambours, suivant le rythme de nos cœurs qui d'une mesure battent à la fois la cadence de la nuit et du jour. Tambour de haine. Tambour de peine. Tambour d'amour. Pour nous mon amour les voilà qu'ils vibrent avec encore plus de force et de bravoure. Alors attends-moi. Ne renonce pas à cette histoire qui défie toutes les lois. N'enterres pas si vite ce qu'il y a de plus sacré ici bas car les yeux grands ouverts et parce que je suis tienne, depuis les profondeurs de l'enfer je marche le long de cette ligne tracée à l'encre d'ébène qui, droit vers toi encore et toujours inévitablement me ramène.




THE END
Rp terminé




Dernière édition par Arizona J. O'Malley le Mer 30 Nov - 0:01, édité 1 fois
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