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Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 SALAY ▲ Train wreck

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Gray J. Wolfgang

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 01/11/2015
❖ Messages : 5094
❖ Avatar : Brett Dalton
❖ Crédits : TF (vava) - Swanou (spoiler signa) - Alas (code signa)
❖ Multicomptes : Envy D. Carter & J. Ryder Storm - G.H. Nolan Wheeler & Gabriel A. Blackwood
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❖ Âge personnage : 25 ans
❖ Profession : Bras droit des Sans Faction, membre actif de la résistance - Ex Barman au Harvest et rat de laboratoire pour le compte de Moira Rosenbach.
❖ Faction : Divergent, Factionless - Anciennement Amity - Origines Erudites
❖ Forces & Faiblesses : Tolérance face à la douleur - Techniques de combats à mains nues - Manipule plutôt bien les lames, il les préfère aux armes à feu - Sa plus grande faiblesse réside maintenant dans le fait que le Conseil connait sa Divergence - A des cauchemars récurrents sur son enfance - Garde un oeil constant sur ses aînés et les O'Malley.
❖ Philosophie : Season two l I'm gonna shoot you down. - Season one l Count only on yourself, otherwise you'll just die, victim of treason
❖ Playlist : HELLO ▲ Adele - HURRICANE ▲ 30 Seconds to mars - MONSTER ▲ Imagine Dragons - PARALYZED ▲ NF - THE SCIENTIST ▲ Coldplay - FADED ▲ Alan Walker - TRAIN WRECK ▲ James Arthur



MessageSujet: SALAY ▲ Train wreck Mar 15 Nov 2016 - 14:08



I'm not ready to die yet

FT. SALEM L. O'MALLEY


SALAY'S SONG



Au jeu de dupes, dis-moi que tu seras toujours là, mon frère. Au jeu de l’illusion et de la fausse pamoison, promets-moi que tu te battras, toujours là, mon frère. Que le vent nous emporte et que les fléaux s’abattent sur nos maigres carcasses, brisent nos murs et notre sérénité, jamais plus nous ne les laisserons nous malmener.

Il ne devrait pas être là, dans ces rues. Il n’en est fichtrement pas le bienvenu. D’une lenteur démesurée, capuche fermement abaissée sur son visage meurtri, le divergent remet l’un des bandages de ses mains en place. Souillé, c’est tout ce qu’il a pu récupérer, tout ce qu’Ezra a bien voulu lui léguer. Il ne lui doit rien si ce n’est la prolongation de sa vie, au fond ça l’agace, mais aussitôt il se console, car il n’y a rien que cet Audacieux ne ferait pas pour espérer l’enfoncer un peu plus dans les profondeurs. Avec autant de hargne, le jeune homme tente de semer le poisson attiré par la ligne, son objectif ultime, que cela marche ou non il s’en contrefout, l’heure n’est pas à la colère brute. Car il tient à peine debout. C’est d’une main tremblante qu’il referme tant bien que mal le col de sa veste encapuchonnée et qu’il reprend sa marche rapide dans ces rues où il n’est toujours pas le bienvenu. Tout son corps souffre le martyr, menace de craquer au moindre pas qu’il fait, mais il se doit de tenir bon puisqu’il a une bonne raison. Lui remettre la main dessus, c’est tout ce qu’il veut. Plusieurs mois écoulés, balayés dans la fumée et il ignore encore tout de ce qu’il a bien pu se passer. Presque méconnaissable et les traits tirés, le divergent enchaine les ruelles dans une surprenante rapidité, même pour lui. L’angoisse, le surplus de bruit environnant. Il n’y est plus habitué, menace de se boucher les oreilles tandis qu’au loin les baies vitrées se dessinent. Rien ne lui confirme qu’il le trouvera là, la seule chose qu’il possède réside en ses propres souvenirs.

En silence il approche, à pas de loup se faufile et devant ses yeux les images défilent. Il entend les coups violents, se rappelle du goût du sang. La dernière image observée est celle lorsqu’ils l’ont emmené. Gray voudrait ne plus les revoir, ces images, mais tortionnaires elles ne cessent de repasser. En boucle de se ressasser. Qu’en est-il de leurs vies aujourd’hui ? Jamais plus il ne sera celui qu’il a jadis été, ni ne sait s’il sera un jour capable de rire à nouveau. Tout en cette ville n’est devenu qu’un putain de fardeau. A mesure que le bâtiment approche, le sans faction se fait plus pressant, manque de trébucher à cause des plaies que ce maudit prêtre lui a infligé. Tant que son cœur battra, il le dira devant Dieu autant de fois qu’il le faut, il n’aura de cesse qu’une fois que tout ce mal, sur cet homme, l’aura réduit en lambeaux. Pour l’heure en silence il continue de s’avancer, s’arrête à l’angle d’une rue pour ne pas se faire repérer. L’adrénaline coule dans ses veines et englouti les seules forces qu’il lui reste. Il doit aller au bout, pour lui, pour eux. Parce qu’il doit savoir et qu’il pense pouvoir. Il a promis de rester en vie et c’est pourquoi il est ici.

« Priez pour nous, mon Père, venez au secours de vos enfants car en ces terres les dirigeants ne savent pas ce qu’ils font… »

Le divergent l’observe passer, ce vieil audacieux qui s’est réfugié entre les mains de Dieu. Si seulement il savait que jamais ce Dieu n’osait descendre des Cieux. Jamais il ne viendra car de leurs mains à tous ils périront. Les uns après les autres, tôt ou tard. Les jeunes comme les vieux. Comment ont-ils seulement pu en arriver là ?

Plus il avance et plus la misère de leur monde lui saute aux yeux, plus il se sent différent et totalement absent de ce qui a été et ce qui sera. Gray erre telle une ombre dans un monde qu’il ne connait plus et ne semble plus vouloir connaître. Il n’a rien à faire là, pourtant il foule ces terres audacieuses qu’il n’a jamais osé fouler jusque-là. De cet appartement il n’en a eu que des descriptions, peut-être est-il déjà venu repérer les lieux, mais son esprit malade ne cherche pas à se souvenir, il y a bien trop d’horreur en ce dernier. Bien trop d’images qui obscurcisse tous les tableaux qui s’offrent à la seule vision de ses ébènes. Derrière cet amas de ténèbres ne demeure que le seul fin espoir de le trouver là, en ces lieux, ivre et heureux. Le divergent ne cesse de se fourvoyer, il le sait, mais en son for intérieur il est encore bien loin de se douter de l’horreur qu’il va venir y trouver.

Alors seulement la porte enfin se rapproche. Du bout de ses doigts il en effleure le bois et la repousse discrètement, pénètre en ce bâtiment comme le plus invisible des amants. Il ne doit pas être vu et son état reste critique. Il menace d’arriver au bout de ses limites. Mais l’adrénaline, lente et si douce adrénaline, continue de nourrir ses veines. Graham trouve en lui la force de gravir les marches, deux par deux, n’hésitant pas à prendre appui sur ses pieds chancelants et endoloris. Son cœur bat à tout rompre à mesure qu’il sait se rapprocher de l’ultime moment. Comment va-t-il ? Est-il seulement là ? Qu’on lui vienne en aide, l’audacieux ne peut s’être envolé ici-bas, en dessous des terres et des herbes fraîches, dans les ténèbres assoiffées de sang il ne peut avoir coulé. Que diable ferait-il si jamais il n’est pas là pour l’empêcher de s’effondrer ?

C’est quand la porte de l’appartement du troisième étage apparait enfin devant ses yeux que le divergent réalise toute l’ampleur et l’angoisse de sa démarche. Un besoin vital, irrévocable, de savoir. De s’assurer qu’il va… bien. En vitesse alors il s’agenouille, tente de déverrouiller la serrure comme un vulgaire voleur mais la porte… Est déjà ouverte. Elle grince, légèrement. Un fin murmure que probablement seul Graham entend, lui qui pendant des semaines s’est habitué au plein silence. Capuche sur la tête, lentement il s’avance, pénètre à l’intérieur en refermant la porte derrière lui. Un peu plus avant il fait un pas, puis deux et trois, jusqu’à arriver aux abords de la pièce principale. Alors seulement il se fige, prunelles noires rivées sur la silhouette qu’entre toutes il reconnaitrait, capuche retombant dans son dos également malmené. Gray se fige sur l’instant présent, l’image de cet homme d’au moins dix ans son aîné qui semble contempler l’étendue de sa propre baie vitrée. Un homme à qui il pourrait tout donner.

« Salem ? »

Vivant. Il est vivant.

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Salem L. O'Malley

❖ Date de naissance : 09/04/1990
❖ Barge depuis : 06/04/2015
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❖ Crédits : babine (avatar), tumblr (gif profil) & disturbed (gif + img + css).
❖ Multicomptes : Charlize E. Flores, Judas F. Valentyne, Ramsey A. Dallas & Ruben C. Dashawn.
❖ image :
❖ Âge personnage : Trente-et-un ans.
❖ Profession : Bonne question.
❖ Faction : Rebooté Fraternel après le projet Equilibrium (Audacieux qui s'ignore, né Érudit.)
❖ Forces & Faiblesses : Infecté par un mystérieux virus & mémoire défaillante.
❖ Philosophie : So fucked-up.
❖ Playlist : THE WRIGHT BROTHERS - blood on my name. JAYMES YOUNG - i'll be good. BARNS COURTNEY - glitter and gold. IMAGINE DRAGONS - not today. LO-FANG - #88.



MessageSujet: Re: SALAY ▲ Train wreck Sam 19 Nov 2016 - 12:10


❝ The weight of us ,
feat. Gray J. Wolfgang & Salem L. O'Malley. ❞




SUITE DE : remember your pain (...)
Une heure écoulée depuis...

L’inquiétude se nourrit d’images aux alentours de l’Aven de ténèbres. Sais-tu seulement pour quel sceau tu es né, en ce monde où rien n’est laissé au hasard ? Tu erres en l’inconnu, pourtant inlassablement chassé par des idées qui t’influencent l’esprit. Apprends à lire sur les murs de la vie, Gray. Tu n’es pas destiné à ça.

✤ ✤ ✤

Qu’est-ce que je fais ici ?
Taisez-vous ! TAISEZ-VOUS ! Âme et cœur, taisez-vous ! Vous êtes là, si lourds et pesants, aux confins de mon intérieur, je vous entends hurler les fureurs du sort. Taisez-vous ! TAISEZ-VOUS ! L’Oubli réclame et le Néant appelle. Obéissez. Pour l’amour du ciel, obéissez ! Pourquoi tu penses, mon crâne ? Pourquoi tu bats, mon erratique ? Et mon âme, replie tes ailes, tu ne sais donc pas que jamais tu ne prendras ton envol ? Le vain effort est sans espoir. Taisez-vous ! TAISEZ-VOUS ! Soyez sages et restez tranquilles. Je vous en prie !

Vous êtes morts. Je suis mort. L’Oubli réclame et le Néant appelle. Vos deux linceuls sont prêts, et vos fosses sans-pareilles déploient leurs gueules sombres au salut de mon passé, comme au salut d'un roi écroulé par les blessures mortelles d’une guerre contre l’Immortel. Pâmez-vous sur vos lits gelés, que ces tombeaux couvrent et glacent mon corps et que mon souvenir sur ce monde en hécatombe s’efface ! Je ne veux pas d’adieux, je ne veux pas de croix, je ne veux ni pleurs et ni fureurs. Je veux simplement retrouver ma gerbe pour mieux l’éparpiller sur l’herbe. Pâmez-vous sur vos lits gelés et laissez-moi disparaître six pieds sous terre ! Étalez sur mon corps le funèbre suaire, que ce drap de douleur apaise mes propres douleurs. Taisez-vous. TAISEZ-VOUS !  Sur le triste chemin vous rampez dans la nuit, ô mon pauvre cœur et mon pauvre crâne réduit en cendres épars que l’ont a jeté dans le vent.

Qu’est-ce que je fais ici ?
Mon corps de pierre qui s'abîme en tombant sur le vide, sont fracas, sa poussière qui se bouge dans l’onde des remords qui te suit si creux dans le gouffre. Ô mon pauvre corps. Je t’ai trainé jusqu’ici, mais je ne sais même pas pourquoi et pour qui. L’impur secret du cauchemar guidant mes pas qui s’est périt à l’image de mon armature humaine devenue stèle oubliée dans les ombres. Je ne suis plus rien. RIEN ! Taisez-vous. TAISEZ-VOUS !

Un rayon de soleil brille à l’horizon, mes opalines le contemplent avec une lueur qui n’en est plus une. Momentanément, dans mon âme, il fait beau, mais ainsi vient le nuage, avec son flot d’orage qui vient éteindre le rayon. Qu’est-ce que je fais ici ? Mon corps de stèle qui a vomit mon âme jusqu’ici… Qu’est-ce que je fais ici ?!

L'arbre de la vie se ploie vers la terre. La terre ivre a perdu son chemin vers l’univers juché. L’aimant perdu ne trouve plus son pôle. Je suis mort !

« Salem ? »

Mes yeux se rivent doucement vers tes ciels ténébreux, ta voix, comme surgit du plus terrifiant des néants et qui me ramène un instant dans le moment. Je souffre dans ce monde alors que toi tu chantes dans l’autre. Taisez-vous ! TAISEZ-VOUS ! Âme et cœur, taisez-vous ! Pourquoi vous agiter ? Il n’y a absolument rien de l’autre côté !

- Qui… Qui êtes-vous ?!


Le sort qui nous frappe, qui ne se veut jamais las, mais toujours bien sournois avec sa hâte ! De trois pas, je me recule, mon dos butant sur la baie-vitrée.

- TU ES QUI POUR L’AMOUR DU CIEL !? ET POURQUOI JE SUIS ICI !?

Taisez-vous, mon âme et mon cœur !
Tais-toi, mystérieux visiteur !
Ne voyez-vous pas, que moi, morne, je m’écartèle à chacun de vos pas ?!

_________________

A room without a view
- It's all I ever needed, my love for life is gone -

moodboard... MADE BY MON BÉBÉ SOEUR ET MERCI BEAUCOUP Sasa:
 
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❖ Âge personnage : 25 ans
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❖ Faction : Divergent, Factionless - Anciennement Amity - Origines Erudites
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MessageSujet: Re: SALAY ▲ Train wreck Dim 20 Nov 2016 - 9:25



I'm not ready to die yet

FT. SALEM L. O'MALLEY


SALAY'S SONG

Ce mal qui te ronge. Tu te perds dans le mirage de tes songes, mon frère.
Reviens-moi. Reviens-moi.
En ces terres tu jettes l’éponge, mon frère, mais pas moi. Pas moi.
Bouscule la misère, brise tes barrières. Tu as promis, alors survis.


Qui… Qui êtes-vous ?!

Et les murs se brisent, tout s’effrite, en de simples mots qui deviennent pire que n’importe quel autre de ses maux. Que diable lui ont-ils fait ? Le léger sourire de soulagement qu’il allait arborer se meurt avant même être apparu sur ses lèvres. Son cœur manque un énième battement et il le sent qui se brise, se fend un peu plus dans cette surprise à laquelle il ne s’était pas attendu. Il fait trois pas en arrière, heurte la baie vitrée et déjà la peur qu’il lit dans ses prunelles fait son méfait en son for intérieur. Il se brise, comme un vulgaire château de cartes. Anéanti. Annihilé. Non ça ne peut pas être la vérité. Oublié, il ne peut avoir été oublié. Pas comme ça, pas si vite. Les mots se meurent, eux aussi, au fond de sa gorge qui se voulait déjà soulagée. Pleine de promesse, cette scène était pleine de promesse jusqu’à ce que le mal ne vienne à nouveau le frapper au visage. Epée de Damoclès, ne cesseras-tu donc jamais de me poursuivre ? Et comme pour rien arranger, sa voix résonne et se fait plus forte dans cet appartement où il n’avait jamais vraiment mis les pieds. Il crie. Son pilier crie. Celui qu’il est venu chercher l’a oublié et il hurle, fait sursauter son corps frêle qui menace à chaque instant de s’effondrer. Il chancelle sur lui-même, Gray. Trop fort, trop fort. Le son, les bruits. Il a hurlé, il n’aurait pas dû. C’est un cauchemar, ça ne peut être vrai. Pas lui, pas eux. Pas nous.

« Mais qu’est-ce qu’ils t’ont fait… ? ». Sa voix parait comme grésiller tandis que d’un murmure ces mots se sont échappés et que lentement il s’avance. « Qu’est-ce qu’Il t’a fait ?! »

Déjà il l’accuse, celui à cause de qui toute sa vie n’est qu’un fiasco. Celui à cause de qui toute sa vie n’est que fardeau. Les ébènes s’embuent de ces larmes qui refusent de couler. Le mal le ronge et les abîme tous les deux, mais pas aujourd’hui. Salem, pas aujourd’hui, tu as promis ! Il a crié, il n’aurait pas dû, car sur l’échelle du temps à présent tout est perdu. D’un pas en avant, chancelant, et de deux il s’avance, rejoint l’être qui hurle sa propre déchéance. Il ne peut pas avoir oublié, il est bien là, lui, et il n’a jamais cessé d’exister. En ces deux puits de ténèbres qui le fixent, Gray se fait celui qui le ramènera à la vie. « Salem ! ». Dans son élan, il manque de trébucher, mais face à lui rapidement il arrive à se retrouver, sourcils froncés il s’approche et dans un coup de poing savamment placé au creux de sa mâchoire, il se pénètre à son tour dans les profondeurs de sa déchéance.

Dans ce monde qui ne t’appartient pas et dans lequel tu t’enfonces, mon frère, il est hors de question que je t’y laisse. Car c’est un cauchemar, ça ne peut être vrai.

Alors la hargne et le désespoir cogne en son âme comme le plus horrible de tous les tourments. Se réveiller, il doit juste se réveiller. Il frappe de toutes les forces qu’il lui reste, abîmé et épuisé comme en ce premier jour où ils se sont rencontrés. Sa main rencontre le creux de sa joue, la ligne la plus étroitement dessinée de son nez. L’ancien fraternel se joue violence et haine là où tout n’est en réalité qu’amour et peine. De ses ébènes déjà s’échappent, les pluies d’acide qu’il ne parvient plus à retenir. La goutte d’eau qui fait déborder le vase. Anéanti, Salem ne peut décemment l’abandonner ainsi.

« TU NE PEUX PAS DIRE CA ! »

Avec violence il le pousse, son dos heurtant à nouveau la baie vitrée tandis que de ses mains tremblantes il enserre le col de sa veste.

« TU NE PEUX PAS ME FAIRE CA ! »

Un nouveau coup part et il perd le contrôle, dévasté par la rage et l’angoisse d’avoir définitivement tout perdu. Comment vivre ici en ces terres quand tout ce monde au-dehors ne souhaite que vous faire vivre le plus pernicieux des Enfers ? Reviens-moi. Sur le linceul de nos vies, tu as promis.

« SALEM !!! »

Gray lui hurle dessus comme jamais il ne l’a fait avec personne, souhaite réveiller ce qui en son for intérieur résonne. Il ne peut pas avoir oublié, il ne peut pas, ce n’est pas acceptable et ce n’est pas possible. Pas lui. Que Dieu ait pitié, tout mais pas lui. Les larmes coulent et déjà il éclate en sanglot, cogne autant qu’il le peut mais il chancelle à chaque fois. Tout le temps. Essoufflé il a l’impression d’étouffer mais jamais il ne cesse de hurler.

« REVIENS BORDEL ! REVIENS ! TU AS PROMIS, ON S’EST PROMIS ! ». Il déglutit et rate son coup, cette fois, frappe dans le vide mais jamais ne lâche le col de cette veste. « NE ME LAISSE PAS ICI !!! SURVIS SALEM ! SURVIS !!! ». Il le pousse encore, le secoue comme s’il était le plus banal des pruniers, mais il n’a de cesse, à lui, de s’accrocher. Il ne le laissera pas tomber. « J’y arriverai pas sans toi… S’IL TE PLAIT. TU PEUX PAS ME FAIRE CA. SOUVIENS-TOI. ». La crise de larmes se fait violente. Un surplus de tout, un surplus de rien. Il est fatigué, épuisé et il craque. Il hurle après ce monde, tous ces actes odieux qui en son esprit se confonde. Il hurle après la vie et le mal qui sévit. Il pleure pour l’avenir et toutes ces âmes qu’il s’est vu meurtrir. Car perdu au fin fond de ces laboratoires il a fini par penser que le monde tournerait bien plus rond sans lui à ses côtés. Mais Gray n’est pas prêt à jeter l’éponge, il n’est pas prêt à mourir. Par conséquent il ne peut pas le laisser dépérir. Pas lui. Jamais lui. Qu’il se réveille, il a besoin qu’il se réveille. « SALEEEEEM ! ». Il sent ses mains perdre leur force, ses poings ne veulent plus se refermer et les bandages de sang viennent bientôt à nouveau se souiller. Le mien, le tien. Il a mal, si mal, qu’il grogne, explose et implose. La baie vitrée se fend dans un énième élan de violence, quand ce dos rencontre une nouvelle fois la surface dure de la vitre. Il ne sait plus quoi faire et il fatigue, hurle sans cesse son nom comme pour le ramener à la réalité, lui remémorer tous ces cris qu’il a poussé ce jour-là. Ce jour fatidique qui a marqué la fin de leur liberté. Dans un dernier élan, son poing s’abat contre sa mâchoire pour une fois supplémentaire et il suit la course de son corps qui s’affaisse. Avec lui, il chancelle et tombe à genoux. La douleur n’a jamais été aussi forte, pas même dans les laboratoires lorsqu’il faisait face à cet être tant détesté. Elle se diffuse dans chaque parcelle, vibre dans chaque nerf et de ses yeux rougis il n’y aura bientôt plus assez de larmes pour s’en extirper. De ses mains ensanglantées il tape bien plus qu’il ne frappe le torse de celui contre lequel il est en train de tomber. Anéanti, brisé. Il n’est pas prêt à mourir. Pourtant ses forces l’abandonnent, elles ne sont plus et bien qu’il continue de donner de maigre coups pour montrer sa colère et son désespoir, il tombe en sanglot bien plus qu’il ne hurle. « Me laisse pas tomber, j’ai besoin de toi… ». Il grogne contre le tissu de celui qu’il veut réveiller, son front fatigué étant venu sans qu’il ne s’en rende compte se poser. De son autre main, ce col il l’enserre encore, tandis que la libre tape inlassablement. « SALEEEEEM !!!!! ».

Sa tête se met bientôt à tourner, tout ceci lui file la nausée. Les images défilent devant ses yeux dont les paupières sont pourtant closes. Il ne sait pas quand sa main a finalement arrêter de frapper, se laissant mollement retomber sur sa cuisse. Agenouillé, tête posée contre son torse, il est complètement épuisé. Les larmes souillent ses joues devenues rouges, et seules ses épaules qui se soulèvent trahissent la tristesse qui à présent le dévore tout entier. « … J’ai besoin de toi. J’ai besoin de toi… S’il te plait… Reviens-moi. ». Tout n’est plus que murmure perdu dans un silence qui lentement semble retrouver sa place. Ce spectacle de désolation ne dure que depuis quelques minutes mais Gray a l’impression qu’il s’agit d’une éternité, achevé et dévasté par la douleur qu’il est en réalité venu trouver. De lui, il ne parvient à se détacher, son cœur menaçant à tout instant de s’arrêter. « Salem… J’ai merdé, j’ai payé et je sais que t’es furax… ».

***

Bien avant l’Equilibrium project. Quelque part dans les contrées Fraternelles.

« Je me sens pas très bien. »

Sans doute est-ce à cause de cette impression de toujours avoir ces faux vers à l’intérieur, ou sans doute n’est-ce là que le fruit de cet entrainement bien trop vif pour son état physique. Il n’a pas totalement recouvert le parfait usage de toutes ses capacités, pourtant il a tenu à essayer. Il le lui a demandé. Se défendre avec des lames, c’est bien, mais il sait qu’il aura besoin de plus. Il ne voulait pas lui mentir mais ne voulait pas lui dire non plus. Ne pas l’inquiéter, c’était juste ce qu’il voulait, car il le connait aussi bien qu’il se connait lui-même. Ils ne reculent devant rien dès lors qu’un ennemi touche à un seul cheveu de leurs proches. Ils ont un aussi bon caractère qu’un mauvais, et ce soir, Gray est prêt à en faire les frais. Sauf que les ennuis qui se rapprochent inlassablement de lui ne font qu’accentuer toute cette pression qu’il se met sur les épaules. Et ce soir son corps défaille, sa faiblesse le rattrape. En convalescence, il est encore en convalescence, la plaie de son avant-bras le lui dit, et celle de son omoplate le lui rappelle aussi.

« Salem… » avait-il finalement prononcé avant de chanceler et de s’effondrer.

Unbreak the broken, unsay these spoken words.
Find hope in the hopeless. Pull me out the train wreck.
Pull me out. Pull me out.
You can say what you like because you see, I could die for you.


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Salem L. O'Malley

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MessageSujet: Re: SALAY ▲ Train wreck Mar 29 Nov 2016 - 15:12


❝ The weight of us ,
feat. Gray J. Wolfgang & Salem L. O'Malley. ❞



Par le crime d'un corps sourd. Par le crime d'un corps mort. Un corps injuste et dément que tu pousses par aliénation en tes sédiments les plus asservissants et épouvantablement navrants. Vaincu dans ce siècle pourri, dans ma tête tout est embrouillé, mes idées ne font que défiler et m’écrouler dans la détresse de ta déchéance. Minable témoin de la scène, tu n’affirmes pas la défaite et agite bien haut ce poing qui entonne la lugubre fête dans ma tête. Sauvage la tempête, elle t’assaille de sa lourde peine et tu pleures l’Art du pendu. J'imagine, je cauchemarde, en ce moment de tornade qui m’aspire dans sa spirale infernale. Mon âme me déteste en ces instants funestes alors que mon dos incessamment vient dangereusement heurter la façade de verre. Corps sourd, corps mort, dans cette mansarde en pleure, je cultive ta folie, l’âme piégée et assiégée par ton anéantissement. Spectateur saccagé de tes entractes menaçants, j’attends que s’achève ta douleur, mais jamais elle ne s’arrête et sur moi se prolonge les violents désespoirs. Désolation dans ton regard, au loin l’écho lugubre qui résonne la disharmonie de nos nuits sempiternelles qui bien vite nous englouti dans ses noires et profondes ténèbres. Je flétri dans tes mains, dans tes doigts de chagrin, dans les maux de ce naufrage qui fait rage et nous attire fatalement sur le rivage tranchant. L’on se déchire, l’on se déchaîne, dis-moi, mystérieux visiteur, peut-on encore espérer ?

Ces amours que l’on saccage, de ce corps sourd et mort, qui mollement s’écroule dans tes mains de chagrin, il n’en reste que du vent et de la poussière. Poussière qui virevolte au zéphyr de tes hurlements qui ne font que mieux agiter ce qui au fond veut tant reposer en paix. Dans les cris et la discorde, tu me tue à coups de prière, ce pardon que je peux t’accorder, l’allégorie parfaite du sang qui s’épanche sur un couteau. Sous tes poings résonne que le vide progressif et vers toi se posent mes diaphanes injectées de sang. Cogne. Marque. Démoli. Jete à terre cette repoussante armature humaine que je ne comprends plus ! L’averse de tes coups m’atterre. Tu veux repousser l'abîme, la combler et la rafraichir de tes larmes cristallines qui, assassines, me fend littéralement l’âme. Tout ce que tu touches, tu le diabolises, avec ta crise et tes mains de chagrins qui me malmènent comme un vaurien. Mon dos qui heurte la paroi de verre, la fissure, qui veut fuir. Chaque fibre de mon derme hurle, se perd dans l’écume rageuse et mon intérieur hurle l’agonie et la terreur. Ma main libre qui vient s’agripper au tissu, qui veut repousser l’effroi et ce mur de chagrin qui me retombe littéralement dessus. Un cri étouffé, résidu impie d’une conscience qui se perd lorsque les jointures à nouveau s’abattent sur mon visage et entonnent acouphène. J’ai l’erratique au bord des lèvres, il s’agite et s’agite encore. Une effusion d’hémoglobine explose dans ma bouche, je m’étrangle avec mon silence et ma propre salive. Un autre coup, les étoiles de ce monde perdu explose derrière mes paupières. Des éclairs, de la foudre, tu décomposes mon esprit dans tes éléments furieux et désespérés. Je ne suis qu’un torrent de souffrance et de douleur. Mon estomac qui se contracte, mon souffle qui s’étiole dans le treille recourbé de mes côtes et mes jambes qui ne supportent plus ta tempête. Je te tiens autant que tu peux me retenir, prisonnier entre toi et cette fenêtre qui menace à tout moment de nous engloutir dans son vide vertigineux. Et ta voix, ces cris du cœur, supplique de consternation alors que ton regard d’ébène se déchaîne de tes Enfers.

Je ne ressens plus la douleur, groggy de tes tortures qui trouvent leurs fêlures lorsque toi, mort d’épuisement et moi mort d’inquiétude, tu nous entraîne dans la triste chute et nous fais nous écraser sur le parquet de bois. Ton visage en larme que tu clous contre mon torse qui ne respire plus, suffoqué et oppressé.

« Salem… J’ai merdé, j’ai payé et je sais que t’es furax… ».

Comme le feu cruel qui a mis en ruine le sordide manoir de ma conscience, ton malheur me consume et m’extermine. L’esprit accablé d’une douleur plus forte, escale à mon corps brûlant de tes ardentes chaleurs alors que tes flammes rutilantes refroidissent l’enfer allumé en mon intérieur. Mon corps vaincu se rend, s’abandonne à tes humeurs, mes yeux enflés de pleurs te regardent, cherchent l’aurore en tes Cieux obscurcit, mais le dard de la mort s’empare de ma poitrine tremblante et ouvre la voûte en pierre de ma stèle.  

C’est comme dormir, lorsque momentanément mes yeux se révulsent vers l’arrière et que tu sens mon corps sourd et lourd devenir plus lourd tout contre toi.

Deux damnés, prisonniers des mains perfides de ces serviles diablotins qui plongent dans la charogne nos destinées, là où l’Enfer donne assaut à la faiblesse de nos cœurs meurtrit et pourrit, ils communiquent en secret avec nous. Ils savent sur quel sabbat du chaos faire chanter ce qui est reclus entre les cloisons infâmes de nos âmes qui se fanent et demeurent coincées en les effroyables laideurs de ces cachots qu’en lesquels ils nous emprisonnent comme des chiots aux sangs mêlés, bons qu’à voir périr à l’abattoir. Alors que je te vois t’agiter pour mieux me déchirer, la caricature de ces serviles diablotins qui nous font toujours un peu mieux danser entre leurs doigts mesquins, apparait devant moi avec toutes leurs sulfureuses ampleurs, empereurs de mon esprit disloqué, ils ont l’air si fier et plein de domination, flagellant nos échines de supplicier jusqu’à ce qu’il n’y ai rien plus rien à tourmenter…

- Tu vas regarder et tu vas subir.

Tu les entends, tu les sens toi aussi, mon frère, le mal de l’âme, le mal de vivre, le goût de la mort, langoureux du Laid, répugné du Beau, ces assauts qui déboulent en nos esprits comme un pourpre ruisseau laqué par les vermeilles de la guerre et la puanteur de leur victoire.


Le plus pire en Enfer, ce sont les sons.


Déchirure stellaire, le coup de tonnerre pourfend l’éther et la vie qui explose dans la mort. Un coup de savate dans l’estomac, sur mon front brûle encore la fièvre mal éteinte. Et d’un coup, le monde, le chaud, le froid, le mal, la rage, la peine, ma ruine et mes deuils.

Je frissonne d’horreur.
Cri vain.
Cri déchirant.
Cri d’angoisse et d’horreur infinie.
Cri sacré qui se transforme en râle d’agonie.
Mon torse qui ne respire plus, suffoqué et oppressé.
Ces amours que l’on saccage…

- Gray…

Ma main, accrochée à ton col, qui se resserre, t’empoigne, te cherche et s’agrippe. Chloroformisé par les stigmates de notre destinée, je reste un moment là, frémissant et déchiré dans ce moment de pure et cruelle lucidité.

- … Gray…

Mes mains, faites de cendre et de poussière qui se pâment dans l’air, se plaquent brutalement sur mes oreilles. Je ne le supporte pas. Je ne peux plus écouter les amers d’une mer empourprée par les couleurs de la guerre. Tu n’es pas. Tu n’es plus là. Mon frère. Tu es mort. Mort. Mes paupières embrassent lourdement l’obscurité et mes paumes se pressent sur mes oreilles. Je suis juste de l’autre côté du chemin, mais jamais tu me reviens…

- Survis. Tu… tu as promis… mon frère.

Mais jamais tu me reviens.
Ma main qui te cherche, s’accroche à toi.
Réalité ou chimère ?
Le cri cède la place au chagrin.
C'est l'hiver et le noir décembre... toujours... dans mon crâne et dans mon cœur.

What strange creatures brothers are...

Et ces amours que l'on saccage.

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MessageSujet: Re: SALAY ▲ Train wreck Mer 30 Nov 2016 - 15:22



I'm not ready to die yet

FT. SALEM L. O'MALLEY


Douleur chagrine, de celles qui assassinent.

Tu le sens au fond de toi, ce monstre qui hurle, cet animal blessé. Tu le sens au fond de toi, ce cœur qui bat la chamade, ces poumons qui se bloquent et cette vue qui s’éteint. Tu la sens cette noirceur qui envahit ton âme, je sais que tu la sens car elle s’empare aussi de moi. Qu’est-il advenu de nos idéaux, dis-moi ? De nos rêves, de nos espoirs ? Qu’est-il advenu de ce temps où nous croyions pouvoir tout tenter ? Tu le sens au fond de toi, ce monstre qui hurle, je le sais. Cet animal blessé. Tu le sens au fond de toi, ce cœur qui bat la chamade et ces poumons qui se bloquent. Mon reflet dans le miroir. Mon ami. Mon frère. Je sais que tu le croyais aussi, que tout pourrait s’être fini. Là-bas.

Sur son front perle une larme de sueur face à tant d’efforts. Il a puisé dans ses dernières forces pour le réveiller, pour le ramener. Avec ironie les images de leur rencontre défilent dans son esprit et pourraient presque lui arracher un sourire s’il n’était pas aussi désespéré qu’à cet instant très précis. Toujours lové contre lui, il se refuse à s’en détacher, tire d’une main sur le tissu de son t-shirt tandis que l’odeur cuivrée du sang se répand entre eux deux. Le tien, le mien. Ses larmes ont tant coulées que ses yeux ne demeurent plus qu’asséchés, irrités, et sa respiration ne semble pas se calmer, là où le corps de Salem se met subitement à s’affaisser.

En un éclair ils y sont de nouveau, dans ce dédale de couloirs similaires, avec ces portes métalliques et ses cliquetis qui martèlent nos âmes. L’un derrière la vite, l’autre face à un noir dessein. Ils avaient tout prévu, ce jour-là. Il avait tout prévu, Gray l’a appris bien plus tard. Un survivant, c’est là tout ce qu’il est, pour lui, pour eux. Pour sa vie. Il a promis alors il survit, quand même le Diable a voulu le priver de Paradis. Les stigmates de ces coups de tonnerre sont toujours présents, dans sa mémoire malmenée, et sur son corps. A jamais ils sonneront le glas de ce qui aurait pu advenir de lui, de la souffrance endurée dès les premiers jours de son arrivée. Ce jour-là, il a crié aussi son nom, Gray, prêt à le libérer, se battant pour qu’ils ne se fassent pas emprisonner, mais la réalité les a rattrapés et on les a séparés. Aujourd’hui, l’audacieux a tout oublié, il ne sait plus et ça lui brise le cœur en mille morceaux, enfonce un plus l’étau au creux de sa poitrine qui se soulève avec appréhension et crainte de définitivement perdre la raison. Coups maitrisés, il ne peut empêcher le sang de couler, n’a pas pu se contrôler, mais à présent il veut juste rester là. S’il doit mourir autant le faire ici, même si en son corps et âme encore ces mots rugissent : Survis.

Alors son corps frissonne, alors il a l’impression qu’il abandonne. L’inquiétude se lit sur son visage qui légèrement recule. D’un coup d’œil digne d’un animal sauvage, le divergent inspecte, les yeux rougis et la mine aux traits tirés. Le temps s’arrête et tout retient son souffle, jusqu’à ce moment où il sursaute, surpris par le cri, déchiré par le cri, puis surpris par celui où enfin entre ses lèvres son nom ressurgit. Gray.

Ouvre les yeux, regarde sur l’autre rive du Styx, il n’y a personne, pourtant ma voix résonne. Ce n’est pas là que je t’attends, ce n’est là qu’est ta place. Nous sommes de si grands enfants qui ont grandi trop vite et qui n’ont connu de l’enfance que les joies de l’absence d’espérance. Ouvre les yeux, regarde sur l’autre rive, je ne suis pas Mort et ce n’est pas ici que je t’appelle. Rejoins donc ceux qui comptent sur toi, rejoins donc ceux qui ont besoin de toi. Rejoins ceux qui ont besoin qu’on leur montre la voie. Ne me laisse pas seul ici, tu sais bien qu’on se l’est interdit.

Il sent la pression de cette main qui le cherche. Il sent la pression du désespoir dans sa voix et cette fois-ci Gray ne fermera pas les yeux.

« Oui ! Oui c’est ça, c’est moi ! »

Une lueur d’espoir dans un monde qui se meurt. Il ne peut se résoudre à en perdre la chaleur. Sa propre main réplique, cherche à rendre la pareille quand c’est finalement à la lisière de sa joue et sa nuque qu’elle s’arrête.

« Reviens-moi Salem. Tu ne peux pas me laisser là ! »

Survis… Tu… Tu as promis… Mon frère.

Avec ces mots qui lui lacèrent un peu plus le cœur, l’ancien fraternel sait exactement quelle image vient de passer devant ses yeux. De l’après coups de feu, il ne sait rien, déjà perdu dans une noirceur bien trop lointaine. Un véritable gouffre malsain. Ainsi l’horreur lui éclate au visage et se brise sur ses traits assassinés : il l’a cru mort. Il le croit mort.

« Je suis là. ». Sa main serre un peu plus le tissu de son t-shirt et c’est finalement dans un élan de tristesse qu’il s’élance et heurte leurs corps. Ses bras entourent ses épaules et ses mains passent dans son dos. Il l’enserre sans l’étouffer mais la force y reste tout de même. Puissante, elle l’est, cette force fraternelle qui l’anime, qui réchauffe et qui abîme. « S’il te plait je t’en supplie… Reviens. Toi aussi tu as promis. ». De ses prunelles asséchées, quelques larmes finissent tout de même par recouler. Il n’y arrive plus, épuisé, mais cette fois ci il n’y a personne pour l’empêcher de rester. De ses bras, personne ne pourra l’y en arracher. Et soudainement, au lointain, dans un écho, tandis que ses prunelles croisent la lumière qui faibli sur l’horizon et fait poindre la nuit, il se rappelle. Ses mains saignent mais il ne les sent plus, l’acide a brûlé sa joue mais il ne s’en souvient plus. Sur une croix, on l’a crucifié, des heures durant on l’a gavé. Comme un animal, marqué. Comme un chien, gavé. Comme un pantin mutilé. Pourtant il est là et il se souvient.  Au lointain, dans un écho. Il serre le corps de son frère contre le sien, comme si sa vie en dépend, mais il se rappelle et murmure avec lui.

« Je nique le Diable et tu me fais la joie de niquer tes démons ? »
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Salem L. O'Malley

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MessageSujet: Re: SALAY ▲ Train wreck Sam 10 Déc 2016 - 22:33


❝ The weight of us ,
feat. Gray J. Wolfgang & Salem L. O'Malley. ❞



Passer du délire au songe, mon âme y plonge. Un peu d’harmonie, en cette lente et longue agonie. Me souvenir de toi, prononcer ton prénom, c’est dire au revoir, et pour de bon. Tant que ton cœur résonne, tu m’as promis d’arrêter le temps. Silence sur silence, c’est la sourde décadence, l’inévitable reconnaissance, à l’inévitable décohérence, les cloisons de la cruelle vérité qui se referment, qui m’emprisonnent qu’à force de raison. Me souvenir de toi, prononcer ton prénom, c’est dire au revoir, et pour de bon. Angoisse imprégnée, mon cœur qui vomit son dernier souffle, je ressens le malheur, je ressens l’horreur… passer du délire au songe, mon âme y plonge. Me souvenir de toi, prononcer ton prénom, c’est dire au revoir, et pour de bon. Morbide ivresse, mon âme s’y berce, ton ombre court dans le noir alors que seul ton souvenir s’étend dans mes déboires. Litanie de crimes et délits, silence sur silence, je l’entends, ce coup de feu qui a cloué son premier pieu. Tant que ton cœur résonne, tu m’as promis d’arrêter le temps. Un vent de cauchemar, le temps qui coule sur mon corps agonisant et me jure de passer pour mieux trépasser.

Les larmes de l’âme. Les larmes d’adieux. Je ne suis pas prêts, je ne suis pas prêts à nous deux, à exhausser tes vœux et à voir s’éteindre dans le ciel nos de étoiles qui brillent de mille feux. Ton étoile a filé et le désert se glace dans mes sentinelles de givre. Je ne suis pas prêts. Est-ce que tu comprends, mon frère ? La froidure de ce monde me ronge et dans les sables mouvants s’étouffe ton songe. T’enfouir au plus profond de moi, m’engourdir le cœur du poids de ton cadavre, je ne peux pas. Je ne peux pas. Je ne peux pas. Je ne peux pas. Je ne peux pas. Me souvenir de toi, prononcer ton prénom, c’est dire au revoir, et pour de bon. Je ne peux pas.

Un soupir éploré en mon âme plaintive, il revient, ton prénom. Mon frère. Mon petit frère. La blessure est profonde et la peine infinie. Ton étoile a filé et mon monde s’est éteint. Qu’est-ce que je retiens, entre mes mains ? Passer du délire au songe, mon âme y plonge…

Le contact de ta peau. Le touché de tes mains. Les échos de ton cœur, le temps qui s’arrête. L’écho de ta voix, qui me ramène toujours mieux à toi. Le passé et le présent. Nous sommes une fracture dans la ligne de ce temps qui ravage et saccage. Cœur à corps, corps à cœur, il devient folie de voir filer ton étoile et d’étreindre mon monde. À deux mains, je m’empare de ton visage, écrase mes paumes brûlantes et tremblantes sur tes joues alors que les tiennes s’accrochent aussi à moi.

Mon frère. Mon petit frère.

- Gray !

Me souvenir de toi, prononcer ton prénom, c’est te rejoindre de l’autre côté du chemin, et pour de bon. L’avenir, la vie et ses lumières. Ta présence, ma providence. Nous garder l’un face à l’autre, l’un près de l’autre et l’un contre l’autre. Qu’est-ce que je retiens entre mes mains ? Mes lendemains. Ce qui ne sera jamais vain. Heureuse, belle, pleine de promesse, cette fin. Cet d’un amour qui martyrise la vie, égratigne le cœur alors mon regard s’inonde. Les larmes de l’âme. Les larmes de vœux. Les larmes d’un heureux et son destin bien malheureux.

- Tu es vivant. Tu… es vivant !

Point mortelle, mais salutaire, les cloisons de cette cruelle vérité. Qu’elles se referment et m’étreignent de leurs savoureuses destructions. Détruire pour mieux nous reconstruire. Ces amours que l’on saccage. On s’est soulevés, enchantés, jetées d’une rive à l’autre. Spectacle affligeant pour l’âme sensible. La Vie a ses lois et le cœur ses émois.

- Tu me fais la joie de niquer tes démons. Oui. Là-bas…

Ces voleurs de vies. Ces faucheurs de Destinée. Mon front qui prend appuie contre le tien, je ferme les yeux, voir filer ton étoile, mon monde qui s’est éteint alors que brille dans l’obscurité la première étoile. Ton étoile.

Mon frère. Mon petit frère.

- Je ne comprends pas. Ils… m’ont obligé à regarder, Gray. Mais tu es vivant. Tu es vivant !

Me souvenir de toi, prononcer ton prénom, c’est te rejoindre de l’autre côté du chemin, et pour de bon. Mon visage brûlant de nos fièvres qui vient se nicher dans le creux de ton épaule alors que je te resserre tout contre moi.

Je suis prêts. Je suis prêts. Tu n’es pas un fardeau. Tu n’es pas trop lourd. Tu es mon frère. Mon petit frère.

Et le plus divin en Enfer, ce sont les cliquetis de nos chaînes qui se traînent, s’emmêlent et nous agitent pour mieux nous faire avancer dans les flammes.

✤ ✤ ✤

« Je me sens pas très bien. »

Je vois ton monde devenir abîme et torpeur. Tu vacilles entre le sommeil et le réveil.

« Salem… »

Cœur à corps, corps à cœur, il devient folie de voir filer ton étoile et d’étreindre mon monde.

- Gray ? GRAY !

Prononcer ton prénom, c’est te rejoindre de l’autre côté du chemin, et pour de bon. Ma main qui te cherche, mon bras qui s’enroule autour de ta taille, je te rattrape et rattrape les sables de ton sommeil qui s’égrainent vers ce néant au bord duquel tu danses, ton âme se brûlant vers les gouffres oxydées.

- Gray ? Hey, bonhomme, reste… reste avec moi, d’accord ?

Un médecin. Tu dois voir un médecin. Et je t’y emmènerai. Lové tout contre moi, je passe ton bras autour de mon cou et j’empoigne la ganse de ta ceinture.

Tu n’es pas un fardeau. Tu n’es pas trop lourd. Tu es mon frère. Mon petit frère.

Et le plus divin en Enfer, ce sont les cliquetis de nos chaînes qui se traînent, s’emmêlent et nous agitent pour mieux nous faire avancer dans les flammes.

Qu’est-ce que je retiens entre mes mains ? Mes lendemains. Ce qui ne sera jamais vain. Heureuse, belle, pleine de promesse, cette fin…

Ta présence, ma providence.

Oui, ces frères de guerre, ces chiens de paille, ils sont des créatures bien étranges…

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❖ Âge personnage : 25 ans
❖ Profession : Bras droit des Sans Faction, membre actif de la résistance - Ex Barman au Harvest et rat de laboratoire pour le compte de Moira Rosenbach.
❖ Faction : Divergent, Factionless - Anciennement Amity - Origines Erudites
❖ Forces & Faiblesses : Tolérance face à la douleur - Techniques de combats à mains nues - Manipule plutôt bien les lames, il les préfère aux armes à feu - Sa plus grande faiblesse réside maintenant dans le fait que le Conseil connait sa Divergence - A des cauchemars récurrents sur son enfance - Garde un oeil constant sur ses aînés et les O'Malley.
❖ Philosophie : Season two l I'm gonna shoot you down. - Season one l Count only on yourself, otherwise you'll just die, victim of treason
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MessageSujet: Re: SALAY ▲ Train wreck Mar 13 Déc 2016 - 15:25



I'm not ready to die yet

FT. SALEM L. O'MALLEY

Le temps s’arrête et il ne revient toujours pas. Pourtant il a prononcé son nom, forcément il l’a reconnu mais c’est sur les rives du Styx qu’il est persuadé de l’avoir vu.

Ouvre les yeux pour l’amour de Dieu. Ouvre les yeux.

Gray n’est pas sur cette rive et n’a pas la volonté d’y être, mais sans lui il ne parviendra pas à résister à ces chants, promesse ou pas promesse. Tant de choses à faire, tant de choses à vivre mais tant de jours de martyrs. Leurs parcours n’ont strictement rien de facile et de normal, mais ils en sont là. Ils affrontent les méandres de l’enfer pour mieux revenir sur terre, malgré le mal et le chaos. Malgré la douleur et les maux. Il a besoin de lui, Gray, maintenant plus que jamais, au fond n’est encore qu’un gamin qui a dû grandir trop vite. Abîmé par le temps, les abonnés absents et leur propre gouvernement. Oui, il a besoin de lui et il est en vie. Le voir penser le contraire et la manière avec lequel ça l’affecte est le plus pénible des chocs, alors il hurle encore, du peu dont il en est capable. Il hurle pour mieux le faire revenir, avant de finalement l’enserrer de peur de s’effondrer. Jamais il ne le laissera tomber. Et si leurs corps doivent se faire enclumes alors ils sombreront tous les deux.

Plus jamais à genou.
Ouvre les yeux.
On sera toujours debout.
Ouvre les yeux.

« Salem. »

Ouvre les yeux pour l’amour de Dieu !

Ses mains l’enserrent et s’accrochent. Il peine à respirer suite à l’effort et aux cris de son cœur qui lentement se meurt. Il ne veut pas le lâcher. Ce n’est que lorsque son nom résonne une nouvelle fois d’entre ses lèvres qu’il sent une larme couler à nouveau le long de l’une de ses joues rougies. Ses ébènes sont royalement explosées et dans l’obscurité se mêle le rouge de la fatigue mais de la liberté. Il ne réalise pas encore, l’ancien fraternel, mais il est bel et bien sorti de l’enfer et du sous-sol où il avait été enfermé plus bas que terre. Forcé de se reculer légèrement et d’arrêter temporairement leur étreinte, il sent les mains, ces bonnes paluches d’ours chaleureuses venir se coller de chaque côté de son visage et il ne peut s’empêcher de sentir son cœur faire une embardée dans sa poitrine. Son nom, il l’a entendu, mais l’a-t-il bel et bien reconnu cette fois ? Gray pose les siennes sur les épaules de ce frère dont le visage est déjà martelé des coups trop violents qu’il a pu donner. Sa gorge se serre et le divergent retient alors son souffle, mais en son for intérieur il le sait, car il le lit dans ses prunelles opposées : cette fois il est de retour dans la réalité. Ses ténébreuses s’embuent de larmes, les seules qu’il est encore capable de produire et se mettent à ruisseler sans ne plus pouvoir s’arrêter.

Tu es vivant.

« Pardon… ».

Encore il s’effondre, le plus jeune des deux et son visage s’inonde. Son cœur se soulage en même temps que le jour se meurt sur la ligne d’horizon, mais il ne peut s’empêcher d’avoir mal. Il a si mal. Ses mains qui imitent son geste manquent de laisser des traces sur la peau de son audacieux de frère, et il ne s’en excuse que davantage.

« Pardon. Pardon… »

Les larmes s’envolent et il pleure de plus bel. Il pleure ses maux et leur douleur pour eux deux. Il pleure ces semaines enfermées, la fatalité toute tracée, mais il s’excuse. Pour les coups, pour la peur, l’angoisse et la torture. Il s’excuse. Pour le sang versé, sa peau abîmée et ses souvenirs emprisonnés. Tout n’est pas de sa faute, mais il s’excuse. Pour l’absence et tout ce temps qui a passé. Il s’excuse. Mais en un rayon de soleil tout bascule.

Tu me fais la joie de niquer tes démon. Oui.

Réaction épidermique, il n’y peut rien mais un large sourire apparait sur ses traits et il se mettrait presque à rire de soulagement, si heureux de le revoir. La vie n’est faite d’un rien mais surtout de petits bonheurs. Ce dernier s’efface aussitôt car les perles salées ne cessent de couler alors même où son front, au sien, vient se coller. Impossible pour Gray de fermer les paupières et le quitter des yeux.

Je ne comprends pas.

« Je sais. »
Un murmure. Un souffle.

Il expliquera plus tard, ils n’échapperont pas à cette discussion, et de toute manière, le divergent sait pertinemment que Salem ne tardera pas à se rendre réellement compte de l’état de leurs âmes respectives et de leurs corps abîmés. Pour l’heure, l’étreinte se resserre et il s’y jette à nouveau comme dans un élan de détresse. Précieusement gardé entre ses bras, ces derniers se font tremblants sous la force qu’il y met, et alors seulement il accepte de fermer les yeux d’où s’échappent encore les rivières d’eau salée. Au chaud contre son cœur, il le garde au chaud contre son cœur. Car s’il n’est pas mort, son frère non plus ne l’est pas et il n’y a pas plus doucereux chant que celui des officielles retrouvailles. Il a promis il l’a fait. Ils ont promis, ils l’ont tous deux fait.

« Pardon… »

***

Il voit son monde virer dangereusement au noir et son corps s’affaisser vers le sol. Il n’a pas prévu ça, ne l’avait même pas imaginé une seule seconde, que finalement son corps lui ferait défaut. Peut-être l’exercice physique avait été une mauvaise idée quand les plaies essaient encore de se refermer. Les ténébreuses en arrière, il parvient de justesse à redresser sa tête lorsque les bras solides de l’audacieux le rattrapent. Vue brouillée, obscurité qui l’enveloppe il en perd le nord, où sont-ils seulement au fait ? Bon sort ou mauvais sort, Ravenscar paiera tôt ou tard pour ça, mais il ne veut pas que Salem y aille. Risque inutile pour pas grand-chose… Et surtout à cause d’un acte qu’il a lui-même engagé. Et ce, même si le tatoueur serait venu tôt ou tard le chercher. Paupières à semi-ouvertes, il ne sent même pas ses moments d’absences l’envelopper dans de doux draps, persuadé de répondre à Salem alors qu’il ne le fait pas, aucun son ne veut bien s’échapper de sa bouche et ça le rend dingue. Tout tourne.

« Je… »

Il se sent fermement maintenu et ses pieds contraints de faire un pas en avant. Il arrive encore à marcher ?! Il n’aurait pas cru. En réalité, s’il se voyait et avait véritablement conscience, il comprendrait que son pas a tendance à vouloir l’emmener sur la droite. Constamment. Pas de ligne droite, juste une diagonale prise pour une ligne droite. Parfaitement normal en soi. Parfaitement… Complètement anormal.

Un pas de plus et il trébuche, sent ses jambes qui flagellent et le lâchent.

« Merde… ».

Nuit noire.
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Salem L. O'Malley

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MessageSujet: Re: SALAY ▲ Train wreck Jeu 15 Déc 2016 - 18:18

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