Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 somewhere a clock is ticking ft. ARIZONA

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Moira A. Rosenbach

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❖ Forces & Faiblesses : Mon calme olympien, mais facilement aveuglée par le flambeau du Pouvoir.
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MessageSujet: somewhere a clock is ticking ft. ARIZONA Lun 7 Nov - 20:29



somewhere a clock is ticking

feat. Arizona & Moira


suite de : FULL METAL JACKET.

- Mademoiselle O’Malley, je vous en prie, installez-vous…

Pas un seul regard derrière-elle, bras croisés derrière le dos, ses azurs luisantes contemplent ce qui reste de sa forteresse de solitude et l’énorme baie vitrée qui ajoute un peu de lumière dans la sombre pièce. Elle contourne doucement son aire de travail, vient se poster devant la grande fenêtre et contemple les géants monts olympiens qui éraflent un ciel bourrelé de lourds nuages.

- Le mot de passe, pour accéder à mon ordinateur, il se retrouve juste là, dans le premier tiroir. Prenez-le et allumez l’appareil, s’il vous plait…

Toutes ses pensées sont rivées vers sa pauvre nièce. Elle n’a pas le cœur à l’ouvrage, mais elle sait qu’elle doit continuer. Pour préserver la seule famille qui lui reste…

- Prendriez-vous un thé ou un café ?

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Arizona J. O'Malley

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MessageSujet: Re: somewhere a clock is ticking ft. ARIZONA Mar 8 Nov - 17:30


All the king's horses and all the king's men
❝Never put my heart together again || feat Moira A. Rosenbach❞




Tic toc, tic toc, seconde après seconde, la voilà qui résonne, la grande horloge de ce monde qui entre tes mains lentement s'effondre. Je l'entends qui sournoisement gronde et sonne pour toi l'heure de cette fin qui annonce jusqu'en ton sein la sinistre hécatombe. Ô Moira, délicate, fière et impuissante Moira, retourne-toi et regarde-moi, contemple ce visage qui tu le sais a été façonné à partir du même éclat, je suis celle que jamais tu ne seras mais que tu aurais dû être si seulement tu avais gardé la foi. Tes choix Moira, ce sont tes choix qui t'ont mené-là et qui m'ont façonné moi, ton autre qu'aujourd'hui encore, tu ne reconnais pas. Tic toc, tic toc, l'aiguille s'abaisse lentement et annihile d'un battement les barrières du temps. Tu sens la vie qui bascule, nous enlace, nous berce puis violemment nous bouscule. Une valse frénétique où seule la mesure de nos cœurs impose la véritable rythmique, tempo symphonique aux cordes mélancoliques et aux cuivres dramatiques. Quelque chose s'est brisé, quelque chose a changé, quelque chose s'est transformé. Aujourd'hui, tu as vu à quel point tu as lamentablement échoué, bien trop bornée à écouter tes cruels conseillers, pensant faire le bien en usant de ce mal que tu as été incapable de contrôler. Mais je ne te laisserais pas, ô ma merveilleuse impératrice des damnées, je te ne laisserais pas si aisément couler et à mi-chemin de la vérité brusquement t'effondrer. Tu vas vivre et endurer tous ces crimes qu'en mes mains tu as injustement placé. Ta voix une seconde fois tonne au travers de ce silence lourd et monotone, ta demande me fait arquer un sourcil de surprise. Que me prépares-tu encore, toi la souveraine qui par habitude recouvre le silence d'une lourde couche d'or. J'attends un instant, décroise les jambes, fais le tour de ton bureau afin d'exécuter non pas l'ordre mais la demande que tu viens de me souffler. Je m'empare de l'ordinateur, le déverrouille, le dépose sur ton bureau et par respect m'en détourne, je te contemple un instant, toi qui es toujours dos à moi et qui te perds en ces géants de fer et de verre.

- C'est fait.

Je retourne prendre place sur mon siège, juste devant ton bureau, croise à nouveau les jambes, les bras parfaitement calés sur les accoudoirs afin de m'apporter ce maintien droit, quelque peu rigide mais tellement habituel chez moi. Altière, calme, j'attends silencieusement avec cette étrange impression que tu me connais bien plus que tu ne le devrais et que je le crois. Sur un ton toujours neutre mais doux, je t'avoue avec sincérité et cette réserve qui m'a toujours caractérisée :

- Non merci, sans vouloir vous offenser, avec tout ce qui s'est passé un peu plus tôt dans la mâtinée, je ne peux rien avaler.

Tic toc, tic toc, malgré ton inaction elle tourne toujours, l'aiguille de la grande horloge qui raccourcit sans pitié les jours. Réponds glorieuse Moira, qu'attends-tu réellement de l'univers et de moi? Tout ce pouvoir qui ne fait que te plonger plus profondément en le gouffre obscure de ton désespoir. Toutes ces vies que d'un revers de main tu fais basculer en l'insondable noir. Tout ce que la vie fait espoir et que tes rêves font effroyable mouroir. Tu es maudite, aussi pures soient tes intentions, aucun bienfait ne ressortira du cœur de l'érudite. Ainsi chantent pour toi les moires depuis leurs trônes sélénites.

- Sauf votre respect, je doute que vous m'ayez convoqué pour prendre le thé ou le café. Vous souvenez-vous de ce que je vous ai confié lors de notre entretien après Chasing the Rapture Mademoiselle Rosenbach? Pour ma part, je m'en souviens parfaitement, je vous ai dit que la paix était quelque chose de fragile que notre système devait consolider et qu'une rébellion, elle, était synonyme d'échec.

Je marque un temps de pause avant de continuer :

- Alors selon vous, avons-nous échoué mademoiselle Rosenbach?

Tic toc, tic toc, seconde après seconde, la voilà qui résonne, la grande horloge de ce monde qui entre tes mains lentement s'effondre. Je l'entends qui sournoisement gronde et sonne pour toi l'heure de cette fin qui annonce jusqu'en ton sein l'inéluctable hécatombe. Ô Moira, délicate, fière et impuissante Moira, retourne-toi et regarde-moi, contemple ce visage qui tu le sais a été façonné à partir du même éclat, je suis celle que tu aurais dû être mais jamais ne seras car depuis bien trop longtemps tu as perdu la foi. Tic toc, tic toc, l'aiguille s'abaisse lentement et annihile d'un lourd battement les barrières du temps. Tu sens la vie qui bascule, nous enlace, nous berce puis violemment nous bouscule. Une valse frénétique où seule la mesure de nos cœurs impose la véritable rythmique, tempo symphonique aux cordes mélancoliques et aux cuivres dramatiques. Et soudain, il se désagrège ton palais fait de silence et d'or, auguste parure ornée de tous tes somptueux trésors, tu entends les monstres qui grondent en dehors tandis qu'un insidieux mal lentement te dévore. Tic toc, tic toc, elle tourne toujours l'aiguille de la grande horloge qui raccourcit sans pitié les jours. Et je demeure là, avec toi, à attendre le dernier quart qui te fera chuter en mes bras et qui balayera d'un souffle ce mensonge en lequel plus personne ne croit. Tic toc, tic toc, réveille-toi car en cette heure sonne la fin de tes lois, la fin de tes rois. Tic toc, tic toc, écoute-moi, car tu le sais aussi bien que moi, la partie est finie pour toi, ô illustre et infortunée Moira.


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MessageSujet: Re: somewhere a clock is ticking ft. ARIZONA Mar 15 Nov - 14:11



somewhere a clock is ticking

feat. Arizona & Moira


D’une oreille très attentive, malgré ses pensées évasives, la présidente écoute ce que le bras-droit de la faction des érudits lui dit. Le regard toujours rivé sur le couchant cramoisie, ses tristes opalines s’abaissent lentement sur les vestiges encore fumants des buildings attentés, allant jusqu’à poser le bout de ses doigts aux ongles manucurés sur la façade de verre qu’elle caresse d’une douceur insoupçonnée et presque maternelle.

Trop de sang a coulé.

Elle soupire, ferme les yeux, s’imaginant déjà la une des journaux : « Elle est tombée, l’impératrice des damnés est tombée ! Ses guignols qui lui servent de conseillés, se sont aussi brisée sur le sol. » Ses azurs viennent à nouveau se poser sur les sédiments fumants, des corps encore, y pourrissent et brûlent. Cette fumée opaque qui s’élève vers les cieux et s’élèvera pour des siècles et des siècles durant. Dans sa tête, encore, résonnent les échos de la bataille perdue. Enfer et damnation, elle est tombée, Elle, le visage du Mal, mère des esprits impurs, reine d’un royaume dégoûtant et répugnant. Un repaire pour les abreuvés du Pouvoir et du sang.

- Nous avons échoué. J’ai échoué, mademoiselle O’Malley, qu’elle murmure, la voix brisée entre l’affligeante déception et la terrassante désolation.

Elle se risque enfin, s’arrachant de sa morne contemplation pour venir dévisager O’Malley, les yeux rutilants de larmes refoulées et d’ambitions encore tenues sous silence. Elle vient prendre place sur son siège, croise doucement les jambes, prenant appuie de ses coudes sur les accoudoirs. Sa posture, bien que magnanime, n’aspire aucune arrogance et noblesse. De sa main droite, elle s’empare de son ordinateur portable, le tournant de manière à ce que le bras-droit des érudits ait une vision parfaite de ses arcanes.

- Vous avez en possession tous les éléments de preuves qui pèsent contre moi. Les projets Equilibrium et Oblivion. Le visé du projet Immersion. Des documents classés top-secrets sur plusieurs groupuscules, tel que Légion et les Activistes. Le registre des Divergents, le traitement qui leurs sont affligés et les pratiques illégales administrées sur eux. Les propagandes et complots. Vous avez en possession, mademoiselle O’Malley, l’objet de ma défaite.

Elle fait glisser la machine vers la jolie blonde, reprend doucement appuie de ses coudes sur les accoudoirs.

- Prenez-le, faites-en trois copies, livrez l’original à la Faction des Sincères, le deuxième duplicata au poste de police et cachez le troisième dans un endroit dont même moi il me sera impossible d’en connaître l’existence.

Elle plante ses opalines dans les azurs de la jeune femme.

- Je vais me livrer aux autorités, mademoiselle O’Malley. Je me souviens bien de notre dernière discussion et c’est pourquoi est-ce que je me tourne vers vous… en ce triste jour…

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MessageSujet: Re: somewhere a clock is ticking ft. ARIZONA Lun 21 Nov - 20:25


All the king's horses and all the king's men
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Mes rêves sont à la couleur de l'or, mon cœur à l'image du diamant et mes mains, parfaite réflexion des tiennes, maculées de sang. Altière et austère. Entière et délétère. Identique et contraire. Les deux faces d'une même pièce qui appellent à la fois à la noblesse et au souvenir du courroux d'Arès. L'une gouvernant au jour et l'autre régnant en les ténèbres de la nuit devenue son auguste séjour. En mon trône fait de platine et d'ébène voilà que lamentablement tu te traînes, m'implores et à genoux devant moi te prosternes, tandis que d'un œil avisé je t'observe et note cette douceur en tes gestes qui aurait pu t'offrir à la fois le monde et l'Eden si seulement tu avais été plus humaine. Pourquoi choisis-tu cet instant pour t'aventurer en mon royaume que tu as condamné et pierre après pierre dévasté afin de défaire ton masque et aux yeux de tous te révéler? À quel jeu pernicieux veux-tu encore me faire jouer? En quelle cour dénaturée veux-tu me faire entrer ? J'ai beau te contempler, il ne me semble pas voir de sombre couteau en ta main méticuleusement dissimulé. Tic, toc, tic, toc, la voilà que je l'entends encore résonner, la grande Horloge du temps, seulement cette fois ce n'est pas pour toi qu'elle annihile les barrières de l'insaisissable présent mais pour moi que tonne battement après battement les sirènes de son immuable chant. Les jambes toujours croisées et mes bras en les accoudoirs de mon siège tranquillement reposés, je reste les yeux rivés en leurs jumelles par la vie elle-même condamnées. Je ne pose pas un seul regard sur l'ordinateur que tu viens de me présenter. Mes célestes azurées vrillant en tes iris où s'allie à la fois la splendeur de l'émeraude et la rigueur de l'acier, je recherche le démon que pendant des années j'ai souhaité voir déchu et à mes pieds aussi suppliant que diminué. Où es-tu donc passé, monstre que je rêvais d'un jour pouvoir terrasser? Je ne vois ici qu'une impératrice qui vient de chuter du piédestal depuis lequel elle pensait justement régner. Croyais-tu véritablement en les chimères que tu nous faisais miroiter? Pensais-tu réellement qu'elles suffiraient pour apaiser cette nation que tu n'as eu de cesse de faire saigner? Imaginais-tu que Mort et Guerre t'apporteraient la paix en laquelle toutes deux l'on rêvait? Mes opalines continuent de t'observer alors que ma voix, calme, posée, sans la moindre variation de tonalité vient t'interroger :

- Pourquoi?

Nous le comprenons à cette façon que l'on a de s'étudier, il en est fini de jouer. Plus aucun simulacre derrière lesquels nous réfugier, il est temps de jouer carte sur table la main que la destinée nous a confié, de déposer tous les As qui pourraient de la débâcle nous sauver, bien que toi et moi ayons œuvré à celle de l'autre en l'ombre de nos territoires sacralisés. Tu le sens, le château de carte que nous avons bâti dangereusement vaciller, il tremble, tangue et frémit sous les râles annonciateurs de la fin d'un monde par le souffre et l'obscure depuis trop longtemps paralysé. Le moindre souffle et tout notre univers s'effondrerait, s'écroulant violemment en faisant s'abattre les glorieuses remparts qui nous protégeaient. Mais sommes-nous seulement prêtes à voir toutes ces chimères en lesquels on a pris l'habitude de se réfugier brusquement entre nos mains mourir et de ce pathétique souffle partir en fumée?

- De toutes les personnes à qui vous auriez pu confier cette tâche, vous m'avez choisi moi. Pourquoi? Je ne suis que le bras droit des érudits et non leurs dirigeante, mon autorité est de ce fait limitée et je n'ai jamais gravité en le cercle de vos privilégiés, mais vous, vous venez en cet instant de m'avouer l'étendue de vos crimes sans même ciller. Je ne suis pas non plus une sincère et ne représente donc pas la justice de ce monde en lequel vous souhaitez vous livrer. Ne reste plus que mon rôle d'informaticienne qui pourrait être endossé par n'importe qui d'autre de qualifié et appartenant à notre faction. Surtout pour ce qui est de faire le simple duplicata d'un disque dur, aussi délicates soit les données qu'il recèle.

Croisant les jambes en le sens inverse :

- Je réitère donc ma question: Pourquoi.

Tic, toc, tic, toc, elle retentit encore la grande Horloge du temps, annihile les barrières de l'insaisissable présent et battement après battement laisse vrombir en un tintement les sirènes de son immuable chant. Un souffle et cesse de battre l'indomptable hurleur. Un souffle et s'effondre sur la table le joker, l'as de pique et la dame de cœur. Un souffle et le royaume se meurt. Chut, plus un bruit. Il est l'heure.
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MessageSujet: Re: somewhere a clock is ticking ft. ARIZONA Jeu 1 Déc - 14:13



somewhere a clock is ticking

feat. Arizona & Moira


Derrière l’impassibilité inébranlable du bras-droit de la faction des Érudits, la présidente voit les vieux fantômes et démons qui hantent son esprit. Les questions qui se profilent, le sabbat lugubre qui en découle et l’impression de danger imminent qui la taraude à chacune de ses paroles et chacun de ses gestes. Toutes les deux, elles le savent, ce sinistre tête-à-tête va changer irrémédiablement le cours des choses et de leurs histoires respectives. Dans la nuit opaque et figée de ces ténèbres qui l’entourent, l’impératrice des damnés voit briller les lueurs diurnes et célestes. L’intérêt, bien que dissimulé derrière ses nobles manies, resplendit de mille feux et la question qui retombe sur son bureau l’aurait presque fait sourire… en d’autre circonstance.

Banaliser et minimaliser son rôle. Quelle délicieuse pièce de théâtre qu’elle se plait à décortiquer acte après acte. De divertissement son cœur est seulement avide, mais dans l’amalgame chaotique des choses, le cœur de la présidente se dérobe de son suaire de pierre et devient fragile. Dangereusement fragile…

- Vous n’êtes pas plongée dans l’ignorance et au fond de vous vous connaissez la réponse.

Elle ne manipule pas. Elle relève le voile, doucement et lentement. Ses opalines épuisés viennent contempler son ordinateur, elle sait pertinemment bien que l’attention de mademoiselle O’Malley ne sera jamais rivée sur la machine, mais bien sur elle. Elle accepte ce consensus, si c’est pour exorciser les vieux démons et fantômes de celle qui lui fait face. Posée, prudemment, la Présidente porte sa main droite vers le tiroir, habituellement verrouillé, de son bureau pour en y extirper un dossier, plutôt épais, qu’elle vient déposer sur son aire de travaille.

Un nom, bien visible, peut être lu sur la chemise cartonnée : Salem Lincoln O’Malley. La Présidente s’assure que cette petite évidence soit repérée par l’attention du bras-droit de la faction des Érudits, pour finalement ouvrir la pochette et mettre la lumière sur ses arcanes. Sur la première feuille, lisiblement, nous pouvons y voir le profil du sujet.

- Avant d’être soumis au sérum de l’Oubli, la mémoire de votre frère a été conservée en ces papiers et ce support de stockage holographic.

De son tiroir, la Présidente attrape le minuscule appareille et le dépose juste sous les yeux du bras-droit de la faction des Érudits. Personne, hormis elle, n’a consulté soigneusement ces données et secrets.

- Votre père, Chester O’Malley, lors de son vivant, était un grand homme. Votre famille, de notoriété, a toujours été d’un énorme intérêt pour moi et mon prédécesseur. En prêtant allégeance au Conseil, il a changé notre gouvernance au sein de cette ville et ses services ont étés admirablement remarquables. Un trait de caractère qu’il vous a légué, Arizona.

Elle marque une pause, observe s’agiter les fantômes et démons.

- Seulement, comme nous tous, Chester possédait ses noirceurs. J’ignorais le genre d’homme qu’il pouvait être, avant que la mémoire de votre frère me soit remise entre les mains et que le mystère sur votre famille me soit enfin révélé. J’ignorais le genre de monstre qu’il pouvait être, avant que la mémoire de votre frère me soit remise entre les mains, Arizona.

Elle marque une nouvelle pause, priant pour que mademoiselle O’Malley comprenne véritablement ce qu’elle nuance.

- Protéger et sauver les Divergents. Votre famille, au point d’en perdre la raison, s’en est fait une mission. Chester vous a légué un bien triste testament. Dans le sang, l’horreur et la violence extrême ; il vous a forgé à son image. Et comme nous tous, votre frère et vous, possédez vos noirceurs.

De son index, elle allume le support de stockage holographic et un souvenir bien précis en jaillit. (Extrais de : TWENTY SECONDS ON THE BACKLOG )

ARIZONA : Viens, regarde Salem comme d'ici, tout peut paraître si insignifiant. C'est comme si la vie elle-même glissait lentement d'entre nos doigts et que l'on pouvait alors tout effacer d'un simple revers de main. Tout oublier… Un battement de cils et le monde entier s'évanouit. Un simple battement de cils et tout ce qui nous brise de l'intérieur disparaît dans la tourmente de cet ailleurs.

SALEM : D’un simple battement de cils, tout peut être avalé dans cet ailleurs, mais d’un de simple battement de cœur, c’est l’ailleurs lui-même qui nous submerge. Il t’est déjà arrivé de tout vouloir oublier, Arizona ? Cette ville, sa tourmente, son histoire et ses horreurs. D’un simple battement de cils, est-ce que tu parviens, si tu le veux, à effacer le monde entier dans cet ailleurs ?

ARIZONA : Non. Ça t'étonne? Tu voulais m'entendre dire oui? Réfléchis deux minutes. Si j'y parvenais Salem, crois-tu vraiment que je serais là, à m'efforcer de croire en ce mensonge avec lequel j'essaie de me bercer tous les soirs? Non bien sûr que non, j'essaie tout simplement de croire en ce qui m'aide à mieux dormir la nuit. Seulement je ne dors jamais. Je finis toujours par garder les yeux grands ouverts, fixant constamment ce vide qui s'étend sans limite en dessous de mes pieds. Alors à quoi bon oublier et faire revivre inlassablement notre passé si ce n'est pour mieux nous tourmenter ? Non, je veux me souvenir de tout, de la moindre frayeur, de la moindre douleur, du moindre pleure. Je veux conserver en mémoire chaque éclat de rire, chaque vœux fébrile, chaque éclat d'espoir issu de nos cœurs malhabiles. C'est simple, je veux tout et rien à la fois. Alors oui, il y a des jours où je me demande ce qu'aurait été ma vie si je n'avais pas été une O'Malley, ou du moins, cette O'Malley. La fille de ce grand érudit qui me donne la nausée chaque jour que dieu fait et que tu as adulé tout au long de ta foutue vie, prisonnière de cette famille imparfaite aux monstruosités si parfaite. Et je me souviens alors subitement que ça ne sert à rien. Que nous ne sommes que des chiens asservi à cette cité en ruine. Condamnés à nous asphyxier de ses cendres encore fumantes et à danser sur les carcasses de ces nombreux cadavres qui nous hantent. Seulement, cette ville qu'on maudit comme on aime, c'est elle qui m'a faite. Elle m'a accueilli en ses bras meurtris, m'a blotti contre son cœur injurié et m'a fait renaître de ces fameuses cendres. Elle m'a offert la véritable connaissance, m'a montré vers qui tourner nos armes et m'a avoué qu'elle n'était que le reflet de ce que nous en avions fait. Ne te méprends pas, je ne suis qu'une esclave de plus, mais moi, c'est par choix. J'ai choisi d'être assujettie à cette vie depuis bien trop longtemps ternie par notre société écœurante. Nous ne sommes que des prisonniers, enchaînés à ces terres incendiaires, la différence entre nous et tous ces gens qui s'agitent en bas, c'est que nous en avons pleinement conscience. Alors non, je ne veux rien oublier, je préfère mille fois la douleur infligée par la vérité que la cruauté assenée par le mensonge d'une humanité déshumanisée. Et toi… Qu'est-ce que tu peux bien vouloir effacer?

Et c’est à cette question que la Présidente interrompt le souvenir holographic et pose ses claires prunelles en ses semblables.

- Voilà plusieurs années que le spectre de Tenebris plane sur les visages qui dirigent cette ville. Votre frère, au périple de sa propre vie, a tout fait pour conserver son mystère et vous n’êtes pas sans ignorer combien il a payé le prix de son silence. Je sais, Arizona. Je sais. Le coup joué lors de Chasing the Rapture, ce que vous avez fait pour extirper du labyrinthe, mademoiselle Eastwood, Vander et votre frère en dissimulant ce sauvetage derrière le premier message de propagande livré à la société, pour brouiller les caméras posées sur les uniformes des candidats. Cette intervention qui nous a permis de comprendre la configuration du labyrinthe, que vous avez remis entre mes mains, ce jour-là. La menace latente qui planait lors du projet Equilibrium. Il y a de cela quelques semaines, un virus a mis temporairement à terre tous les réseaux informatiques de la Tour Willis, gelant durant quelques minutes le bureau des opérations de nos laboratoires clandestins. Et aujourd’hui, le fléau Tenebris qui s’est une fois de plus manifesté en diffusant des images vidéo de la captivité de monsieur Wolfgang.  

Un fin sourire se profile sur ses lèvres, elle ne se réjouit pas, il y a une sorte de spleen parfaitement lisible.

- Je sais qui vous êtes et j’attendais le moment propice pour vous le révéler. Pourquoi me retourner vers vous, Tenebris ? Parce que vous croyez savoir alors qu’il en est moindre et que nous partageons exactement les mêmes desseins pour redresser cette ville. Qui connait votre secret ? Votre père, votre frère et moi. Et je le conserverai. Pourquoi me retourner vers vous, Tenebris ? Parce que je veux collaborer et non négocier. Les tourments de cette ville doivent cesser, vous détenez la clef, mais n’avez pas encore trouvé la bonne serrure. Je peux vous l’offrir.

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MessageSujet: Re: somewhere a clock is ticking ft. ARIZONA Lun 16 Jan - 20:36


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❝Never put my heart together again || feat Moira A. Rosenbach❞




Salem, et ainsi le piège se referme, adieu éclat et jardin d'Eden, salve abîme qui graduellement creuse nos tombes auxquelles volontiers l'on s'enchaîne. Un, deux, trois et le monde qui se tient entre mes doigts soudainement se brise et entre les tiens violemment se broie. Vois comme après tout cela il ne restera plus rien ni de toi ni de moi. Consumées, aussi perdues qu'adulées, il est venu le temps des vérités tapis à l'orée des cieux embrumés, les voilà qu'elles explosent et transforment torrent noir et mensonger en source limpide et intarissable à la longue traîne dorée. Et pourtant, oui pourtant je ne peux me détourner de l'âpre de notre réalité et de nos vies aussi rutilantes de gloire qu'elles en ont été dévastées par tous ces échecs qui à la nuit tombée viennent nous tourmenter. Trop de devoir reposant en nos épaules autrefois solides devenues aujourd'hui amas d'os désarticulés, nous tanguons et vacillons au rythme de ces coups de poignards que bien trop conscientes nous continuons à nous asséner. Et je la vois, l'épaisse fumée émanant de nos ancestraux bûchers qui depuis l'aube ne font que nous réclamer et qui par les dieux capricieux ont été méticuleusement préparé dès la naissance du monde et notre arrivée en ses terres souillées. Deux pièces d'argent pour le passeur et les âmes condamnées, reste à savoir qui de nous deux ira le rencontrer en premier. L'avènement de l'une annonçant la déchéance de l'autre, je sens le fil de mes jours s'amenuiser à mesure que je demeure là, stoïque à te contempler de mes célestes azurés en lesquels ton image vient se graver afin d'en ma mémoire ne jamais s'en déloger. Je t'ai longtemps haï pour tout ce que tu nous as infligé, pour cette croisade qui nous a forgée et qu'à l'encontre de ton nom il fomenté afin d'à son image nous façonner et nous léguer toute la noirceur de son esprit torturé.

Une partie de moi continue à te maudire pour tous ces sacrifices qui nous ont divisé au souvenir de cet amour impur qui nous a tant de fois dévasté et qu'aujourd'hui encore, de tes mots tu viens raviver laissant en mon âme le miel et l'amer qui m'unit à cet homme devenu par votre volonté à la fois mon tout et mon étoile contraire. Et j'ai envie de vomir, de hurler, de mourir lorsque tu oses me comparer à cet ordure qui n'a fait que nous meurtrir. Reste discrète Arizona, il ne faut pas que le monde te voit. Telles furent les paroles d'autrefois. Mon masque de fer s'ébranle, se fissure de moitié et dévoile l'une des parties que j'ai toujours tenu dissimulé mais que tu es présentement en train de me dérober. Je la laisse aller et te dévoile le portait caché de cette femme dont les yeux ont vu bien plus d'horreurs que tu ne pourrais toi-même un jour énoncer. En le silence je demeure, vieille habitude qu'il m'a inculqué et qui jamais ne se meurt, te contemple de ces céruléennes à l'éclat ravageur là où le nœud en ma gorge se resserre et me fait ravaler les maux tandis qu'en ma poitrine bat la cadence infernale de mon infatigable hurleur. Reste muette Arizona, il ne faut pas que le monde te croit. Telles furent les paroles d'autrefois. Et soudain des méandres jaillit le souvenir au goût de cendre, vois la scène et me remémore instantanément nos rêves, nos larmes et l'esclandre. Et ainsi le piège se referme. Toi qui détiens le savoir mais qui n'a jamais su comment user du pouvoir, dis-moi ce que t'ont révélé nos ombres tapies dans le noir? Que t'ont véritablement murmuré nos âmes dévastées et abandonnées en les ruines du temps passé ? Dis-moi, oui dis-moi toi qui t'es octroyée le droit d'outrepasser toutes les lois et de t'approprier ce qui ne te revenait pas, es-tu satisfaite maintenant que ta soif de connaissance a été assouvie bien malgré lui et bien malgré moi? Cela en a-t-il rendu notre inimitié plus ou moins parfaite, là où tu ne fais que me jeter de nouveau en plein cœur de l'inépuisable tempête ? La réminiscence prend fin et c'est ici que sonne l'heure de ton déclin. Mes bras reposant toujours en les accoudoirs que mes mains viennent délicatement épouser, mes iris d'acier à présent fixement rivées en tes émeraudes à l'éclat diminué, l'ombre venant déjà te réclamer pour mieux à la lumière te ramener.

- Avec ou sans vous, cela ne s'arrêtera jamais Mlle Rosenbach, nous ne sommes que des rouages pris au piège en le mécanisme d'une machine d'une extrême minutie. Si l'une des pièces tombes, toutes tomberont avec elle. Votre chute sera le début d'une centaine d'autre. Mais puisque vous souhaitez collaborer, alors collaborons.

Je décroise les jambes, me rapproche du bureau et m'empare enfin de l'ordinateur :

- Et ce dès maintenant. Je ferais les copies demandées, seulement, nous savons toutes deux qu'après de telles révélations, Chicago ne sera que chaos et que votre destitution mettra la ville à feu et à sang. Je sais aussi que votre plan est méticuleusement préparé, sinon, vous ne n'auriez pas pris la peine de me convoquer. De ce fait, et vous connaissant, je présume aussi que vous avez déjà songé à votre succession. Alors montrez-moi quelle porte je dois pousser pour empêcher notre cité de définitivement sombrer et lui rendre son humanité, car là est la clef Mlle Rosenbach, vous auriez pu être une grande dirigeante si seulement vous en aviez été doté, la faute à notre faction de ne pas être faite pour régner.

Il est temps pour moi d'être ton bras droit et de te servir pour la toute dernière fois.
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Moira A. Rosenbach

❖ Date de naissance : 09/04/1990
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❖ Profession : À la tête du Conseil et fière héritière du projet OBLIVION.
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❖ Forces & Faiblesses : Mon calme olympien, mais facilement aveuglée par le flambeau du Pouvoir.
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MessageSujet: Re: somewhere a clock is ticking ft. ARIZONA Dim 22 Jan - 10:01

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