Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 Charlize, la femme Tequila || feat Charlize

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Nathaniel L. Jenkins

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Nathaniel L. Jenkins

❖ Date de naissance : 14/03/1991
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MessageSujet: Charlize, la femme Tequila || feat Charlize Charlize, la femme Tequila || feat Charlize EmptyMer 19 Oct - 21:44

Charlize, la femme Tequila

feat Charlize


La musique pulsée, vibrante et entraînante. Elle interpellait les âmes empêtrées dans leur malheur pour une nuit d’ivresses et d’insouciances. En ces temps difficile, la population redoublait d’effort pour panser les plaies, reconstruire et surtout, s’oublier. Oublier la peine. Oublier la douleur. Là où on pouvait s’attendre à l’isolement et à une baisse de régime, les jeunes gens sortaient, bravant les interdits et les potentiels dangers. Nathaniel, lui, comblait les lacunes des autres. Il prêtait son épaule à une Savannah dévastée. Il redoublait d’effort au bar pour remplacer les absents. Et cette nuit-là, alors qu’il désirait plus que tout profiter des corps endiablés et avenants de demoiselles en peine, il devait faire le pied de grue devant la boîte de nuit. Le rôle de videur ne lui plaisait pas. Il préférait être à l’intérieur, à descendre des shoots de rhum et draguer les plus belles femmes de la place. Bien qu’en ce moment, une seule l’obnubilée totalement. Cette simple femme le préoccupait d’avantages que les attentats à Chicago, d’ailleurs.

Devant la queue interminable, le ténébreux lâchant un soupir et sorti une clope qu’il glissa entre ses lèvres. Si le patron le voyait, il l’engueulerait probablement. Nathaniel s’en moquait bien et l’idée de fourrer sa clope bien profondément dans le derrière de cet arrogant lui arracha un sourire mesquin.

— Tu crois aller où comme ça ?

Sa cigarette toujours coincée, il fouillait les poches de son impair en cuir. La demoiselle, surprise, s’arrêta. Ces grands yeux noisettes s’agrandir, feintant l’incompréhension.

— A l’intérieur, gloussait la petite rouquine.
— Tu crois qu’on est dans une galerie d’art ?

Cette fois, elle était réellement perdue. Arborant une bouche en queue de poule, elle réfléchissait au sens de ses paroles mais surtout, à la meilleure manière de mettre en avant sa poitrine. Difficile de faire plus décolleté, néanmoins.

— Non…
— Alors tu comprends qu’on n’accepte pas les pots de peinture ici.
— Quoi ?!


La petite rousse devenue aussi rouge que ses cheveux voulait faire comprendre son mécontentement. Des cas comme ça, il en avait à la pelle. Des petites frimeuses incapable de comprendre la différence entre féminité et vulgarité. L’audacieux alluma sa clope, savourant la fumée s’engouffrant dans son organisme.

— Tu devrais partir avant que j’appelle ta grande sœur, Stacey.

Stacey… quel nom de pouf. La grande sœur n’était pas mieux dans le genre. Nathaniel, à l’occasion de quelques soirées arrosées, avait déjà eu l’occasion de goûter aux charmes bon marché de l’ainée. La cadette n’était pas bien différente. D’ailleurs, la rouquine, bien que toujours en colère, obtempéra et tourna ses talons hauts perchés pour partir. Dans ce même timing, un brun aux l’épaules bien carrées sortis de l’établissement. Un sourire digne d’une pub de dentifrice collé au visage, l’individu vint à Nathaniel.

— Pas très coriace, celle-là. Par contre y’a une brune qui fait des siennes à l’intérieur. Canon mais franchement bourrée.
— Okay. Je vais voir ça. Tu peux me remplacer en attendant ?
— Remplacer un remplaçant… en voilà un job gratifiant.
— Un job ? Qui t’a dit que j’étais payé pour ça ?


Il rendait service. Sa seule compensation était les boissons gratuites. Sauf que pour le moment il n’avait aucun créneau pour en profiter. Encourageant son ami d’une tape à l’épaule, Nathaniel délaissa sa cigarette sur le sol et s’engouffra ensuite à l’intérieur du four infernal. La différence de température était affligeante. Le réchauffement climatique devait être dû aux pets de vaches et aux boîtes de nuit.

Une fois à l’intérieur, il joua des coudes et des mains pour se frayer un chemin parmi cette marée humaine et suintante de sueurs. Une désagréable odeur de chaud, d’alcools et de transpiration agressait ses narines. Après quelques minutes de recherche, il lui sembla comprendre d’où provenait le problème et s’en approcha. Quel ne fut pas sa surprise en découvrant qui était la cause de tout ça. Enfin… Surpris, il ne l’était pas réellement après coup. Croisant les bras, il s’avança vers la trouble-fait, un sourire narquois aux lèvres. Elle finira bien par le remarquer.  




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Dernière édition par Nathaniel L. Jenkins le Lun 26 Déc - 1:47, édité 1 fois
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Charlize E. Flores

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❖ Date de naissance : 09/04/1990
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❖ Multicomptes : Salem L. O'Malley, Judas F. Valentyne, Ramsey A. Dallas & Ruben C. Dashawn.
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❖ Âge personnage : Trente balais.
❖ Profession : Dirigeante des Sans-Faction, stripteaseuse dans un nightclub crade chez les SDF et membre de la résistance.
❖ Faction : Sans-Faction, comme une grosse merde. (Ex Sincère, née Altruiste.)
❖ Forces & Faiblesses : Un glorieux mélange d’alcoolisme trop assumé et une poisse légendaire.
❖ Philosophie : Don't be a drag just be a queen.
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MessageSujet: Re: Charlize, la femme Tequila || feat Charlize Charlize, la femme Tequila || feat Charlize EmptySam 22 Oct - 1:35


❝ I live for the high, free falling ,
feat. Nathaniel L. Jenkins & Charlize E. Flores. ❞



Au travers de chaque sourire, de chaque regard, de chaque bras qui m’enlacent, je vous cherche et recherche. Mais je ne vous trouve pas. Jamais.

La musique. Elle vibre en mon sein. Elle vibre en la fibre de mes os. Elle vibre à mes tempes. Elle vibre au plus creux de mon intérieur. Ses notes tonitruantes et violentes saccagent mon être, ébranlent mon squelette et soulèvent ma poussière. Bercée dans l’éther de rythme et de moiteur, les corps qui s’oppressent, se compressent et s’abaissent à l’écho qui fait renaître notre erratique. La musique. Entêtante. Abrutissante. Envoûtante. Intrigante. Invitante. Elle redessine mes courbes, redéfinie ma fine silhouette, glisse sur mon derme tel un suaire de diamant et me rend la plus rutilante des pierres. En transe, en pleine cadence en ma décadence, mes talons éraflent langoureusement le bois usé de la piste de danse, suivant les balancements lascifs et sensuels de mes hanches, où des paluches avides viennent doucement s’y mouler. Les doigts, créateurs d’un plaisir charnel artificiel, commandent le déhanchement hypnotique et hypocrite. Mes reins se collent doucement à son bas-ventre, je peux sentir couler sur ma nuque son haleine chaude et brûlante de désir. Un soupire, je m’envase dans mon délire, ne peut m’éviter de sourire lorsque ses lèvres grêles viennent réchauffer le creux mon cou, mes cervicales et mon épaule. Le revers de mes doigts de feu glissent doucement sur l’arrête de sa mâchoire grugée par une repousse de barbe, nos corps rapprochés qui s’espèrent et se rapprochent que davantage tandis que l’arrière de mon crâne se pose doucement sur son torse robuste. Il me murmure que sais-je dans le creux de l’oreille, je devine le vice peu à peu se frayer un chemin au fond de ses reins.  

Brusquement, j’arrête de danser et lui fais volte-face. Nouveau tableau. Nouveau désenchantement. Nous sommes proches… trop proches.

- Jamais. Jamais Il n’aurait osé me murmurer de telles conneries. Un frère. Un meilleur ami. Tu ne combles ni l’un et ni l’autre. C’malin, je commençais à peine à me plaire à ta compagnie…

Mes paumes se plaquent à son thorax et au loin je le repousse. Des projections. Des fioritures. Des fantômes. Des mirages. Des artifices. N’importe quoi ! Lasse, j’aperçois à peine la serveuse passer près de moi, m’emparant d’une nouvelle bouteille de fort que je plaque sitôt à mes lippes gercées. Je m’abreuve de cette eau-de-vie comme le feu a pu s’abreuver de vos vies.  

Ivre. Complètement ivre.
Je chavire.
Je dérape.
Je ne suis qu’une farce qui perd la face.

- Tu comptes la payer ?

J’hausse un sourcil, indolente, je me retourne et me retrouve nez-à-nez avec la barmaid. Elle n’a pas l’air bien contente, avec ses petits yeux plissés qui reluquent la bouteille que je tiens toujours entre mes mains.

- Quoi ? que je pouffe de rire, complètement hilare et empourprée de boutade.

- C’est pas offert par la maison, pétasse. Crache le fric ou sinon…

Vous savez ma déplorable condition, j’suis SDF…. Donc pas l’ombre d’un centime dans les poches. J’essaie de le lui expliquer, mais elle s’entête et me gueule de cracher… Altruiste de naissance, je ne fais que répondre à sa demande et lui gerber à la gueule ma généreuse gorgée d’alcool. Le visage dégoulinant, de la fumée s’échappant de ses oreilles, elle me saute à la gorge et me voilà contorsionnée tel un bretzel sur le sol crade du bar.

Les danseurs qui se plaignent. Les danseurs persifleurs.
Roulé-boulé, puta, je me rétame pif contre des escarpins alors que je me lambine sous les paumes de l’Audacieuse qui prennent mes boobs pour deux tam-tams.

- C’est ça… vas-y, cogne, la grognasse, ça te rendra peut-être moins connasse !

Un coup de boule contre son front, je me débarrasse de son frêle tronc et me traîne à la traîne. Mes immortelles nuits enténébrés qui se posent sur ta silhouette, à l’orée de me faire faire un scalpe par la folle qui m’empoigne la tignasse, je te beugle un cuisant :

- NATHOU, ME CAGO EN LA OSTIA ! Elle est… folle… aide---mo-aaahhhhhhh !

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MessageSujet: Re: Charlize, la femme Tequila || feat Charlize Charlize, la femme Tequila || feat Charlize EmptyLun 26 Déc - 4:42

Charlize, la femme Tequila

feat Charlize


Certaines personnes s'attiraient constamment des ennuis. Volontairement ou non, un karma de merde rendait leur vie infernale et pleines de rebondissements. Assurément, la vie de Charlize n'en manquait pas, Nathaniel en était persuadé. Pour autant, un retour au calme ne serait pas de refus. Pour elle, mais également pour les personnes s'inquiétant un minimum de son sort. Les bras croisés, il étudiait la scène se jouant sous ses yeux, mais également sous les yeux amusés des clients. Le ténébreux hésitait entre rire ou la prendre en pitié. Certes, d'un point de vue purement extérieur, l'image de deux gonzesses se crêpant le chignon présentait quelque chose d'amusant. D'un autre côté, il suffisait d'être un tant soit peu attentif pour y déceler tout le drame de la situation. Charlize Flores, brillante médecin légiste, déchue de son rang, réduit à une sans-faction sans le sous. Charlize Flores, la femme Tequila. Charlize, également devenue la femme cracheuse de Tequila. Guère étonnant que l'employée perde patience et décide de s'en prendre à l'ancienne Sincère.

Sans sourciller, l'audacieux patientait, curieux de connaître l'issu de cette bataille inégale. Même si la femme tequila ne manquait pas de ressources, elle se retrouva finalement en difficulté. Une audacieuse face à une ancienne sincère... forcément que l'issue de cette altercation s'avérait prévisible. Quoi que... la ténébreuse ne manquait jamais de le surprendre.

- NATHOU, ME CAGO EN LA OSTIA ! Elle est… folle… aide---mo-aaahhhhhhh !

Un sourire narquois fleurissait sur sa face de petit con. Enfin, elle venait de remarquer sa présence. Il n'était pas trop tôt! Au final, l'audacieux n'attendait que ça pour intervenir, un signe de la part de Charlize. Tel un chevalier absolument pas galant, il approchait de la zone de combat. Décontracté, il prenait son temps mais une fois à hauteur des deux jeunes femmes, il prit les choses en main, littéralement. Ses deux bras de fer se saisirent de l'employée, l'éloignant difficilement de la sans-faction. Elle luttait, prête à en découdre avec la mexicaine.

— Je vais lui scalper la tête, à cette pétasse, grogne l'enragée.

Avec force, elle planta le talon de son escarpin sur le pied de Nathaniel, rejetta sa tête en arrière, frappant au passage celle de l'audacieux et tenta ensuite de se faire la malle pour sauter à nouveau sur Charlize. Surpris, le ténébreux relâcha son emprise, encaissant la douleur cuisante lui vrillant le crâne. Bordel, les bonnes femmes! Pour autant, il eut vite fait de la rattraper en plein vol.

— Je te donne dix billets si tu te calme.

Ses simples paroles suffirent à calmer quelque peu la teigne. Cessant de se débattre, elle dardait néanmoins un regard haineux envers la pauvre sans-faction.

— Quinze billets sinon rien.

Soupirant, il la relâcha et fouina dans les poches de son impair en cuir. Les femmes coûtaient chères. Beaucoup trop à son goût, mais par chance, l'argent ne lui faisait pas défaut. Il sortit son porte-feuille et ne sortit pas quinze billets mais une vingtaine. Il avait prévu de les dépenser lors d'une partie de poker avec Aubrey et Savannah... mais visiblement, ça sera pour une prochaine fois.

Dédaigneuse, elle prit l'argent et commença à contourner l'audacieux pour retourner à ses activités. Toutefois, il lui attrapa le bras avec force pour l'obliger à se stopper. Tournant ses deux billes océans vers elle, il murmura de sorte à n'être entendu que par elle.

— Qu'on se mette d'accord, toi et moi, lève encore une fois la main sur elle et je réglerais le problème autrement qu'avec de l'argent. Compris?

Cette mise en garde énoncée, il la relâcha. La réponse fut brève : un rire méprisable. Soit. Nathaniel ne ressentait ni le besoin, ni l'envie d'asseoir son autorité. Il lui avait lancé un avertissement, à elle d'agir comme bon lui semblait. Qu'elle en rit ne changeait en rien la réalité de ses propos.

Se recentrant sur la femme tequila, il revint vers elle et la pointa d'un doigt accusateur.

— Et toi... Ne m'appelle plus Nathou en public.

Sa réputation de beau garçon allait en pâtir, si ce petit surnom venait à se répandre. Point rancunier, le petit Nathou lui tendit une main, des fois qu'elle ai du mal à se relever.



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MessageSujet: Re: Charlize, la femme Tequila || feat Charlize Charlize, la femme Tequila || feat Charlize EmptyVen 20 Jan - 13:43


❝ I live for the high, free falling ,
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Aussi vite qu’elle n’a pu s’être projetée sur moi, le poids plume dans mon dos s’envole et disparaît. Toujours écrasée au sol comme un charmant petit étron abandonné de tout bidet, groggy à la fois de peur et de douleur capillaire, je plaque ma main droite sur le parquet gommant et accomplie le plus lourd roulé-boulé de toutes les histoires de roulé-boulé. Mes grands yeux bouffis allant sitôt contempler le corps de la harpie qui s’agite dans les bras de mon preux chevalier qui a fini par venir à mon secours. Je le vois se démener comme un damné avec cette folle, ne pouvant m’empêcher de posée une main sur ma poitrine alors que mes yeux s’arrondissent comme deux boules de bowling… empruntant le parfait air ahurit de celle qui assiste à un discours intelligent d’un politicien. Nathou… mon gros matou apprivoisé, mon prince pas charmant, qui n’a jamais su parler aux femmes et qui les traites aussi mal que cette vieille paire de godasse qu’on enlise volontiers dans la dèche. Émue, je regarde… non… j’observe… nenon : J’ADMIRE le cran de cet homme, fidèle partisante de son manque de savoir vivre, souhaitant intérieurement pour qu’il foute une baffe monumentale à c’te connasse grognasse qui m’a complètement défoncé ma soirée de débauchée ! Mais Nathou est mon gros matou apprivoisé, il a l’âme du plus redoutable des tigres, mais dans son for intérieur ; il reste mon petit chaton au cœur de guimauve qui miaule et qui ronronne. Bref, c’est en toute civilité qu’il se débarrasse de la teigne et se retourne vers moi pour me sermonner.

Oh, MINCE ! Il a raison de me faire la morale, dans la frénésie du combat, j’ai temporairement oublié où nous sommes et avec qui nous sommes. Nous sommes chez-lui, à Caverne-Ville, parmi les hommes de Cro-Magnon, Nathou a sa réputation et c’est un dur… un vrai… avec le cuir et tout ! Oh, MINCE ! Une bouffée de culpabilité m’enflamme et me fait rougir comme un homard. Je baragouine des excuses sincères et essaie de me relever. Putain, qui sait qui a transformé le sol en bassin d’huile et le décor en une belle tartine de Nutella ? Ça tourne et bouge tout autour de moi et j’suis bien incapable de me redresser sur mes longues canne de serein. Tandis que je patauge dans mon monde de femme ivre, je vois une main virile se tendre sous mon pif et tout sourire je l’agrippe… ou du moins j’essaie de l’agripper jusqu’à ce que je l’agrippe véritablement, mon champ de vision flou n’aidant certainement pas à ma cause.

- Oh, Nathaniel, comment que tu es fort et musclé ! que je roucoule, enfin debout sur mes deux jambes et lui décochant ce sourire qui laisse sous-entendre que je veux que sa réputation de bel apollon ne soit pas en péril en ces contrées stériles.

- Regardez-moi ces muscles, ce corps d’adonis et ce regard de braise ! Pas étonnant que nos 78 secondes d’extase m’embrasent l’utérus et me fassent à ce point jouir ! Tu es l’amant parfait ! Le conquistador de mon petit cœur de femme comblée ! Oh, Nathaniel !

Je lui tâte les biceps et l’enlace en enroulant mes petits bras de mouche autour de son cou. Sobre, si je parviens à me souvenir de cette nuit au petit matin, je sais que je vais devoir m’excuser à nouveau. S’il y a bien une activité que Nate et moi n’avons jamais pratiqué ; c’est bien ce que je suis en train de persiffler en ce moment. Couché avec son frère de cœur, bien que j’ai une case en moins, c’est vraiment pas mon dada !

- Je dois te parler… vraiment te parler, Nate. Sors… sors nous d’ici… s’il te plait !

Je nous sortirai bien moi-même, mais mes élans de femme en rut m’ont drainés toutes énergies et je suis trop saoule pour le lui avouer.

Hum-hum…

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MessageSujet: Re: Charlize, la femme Tequila || feat Charlize Charlize, la femme Tequila || feat Charlize EmptyLun 20 Fév - 21:46

Charlize, la femme Tequila

feat Charlize




Situation aussi dérangeante que gênante. La femme Tequila ne manquait ni de charmes, ni d'atouts. Possédant une plastique des plus irréprochable, même dans cet état d'ivresses elle pourrait faire frétiller tout un banc de poisson. Nathaniel y compris... à ceci près que les charmes de la brunette lui passait par au-dessus la kékette. Il voyait en Charlize une sœur de cœur. Une âme bien trop jumelle à celle de sa sœur de sang pour oser, ne serais-ce qu'un micro regard mal placé dans son balconnet. Il voyait en Charlize des qualités qu'il retrouvait chez Savannah. Il voyait en Charlize la déchéance qui attendait Savannah si elle se plongeait d'avantages dans les méandres d'un amour à sens unique. Et il craignait à chaque fois pour l'intégrité physique et morale de l'ancienne médecin légiste... mais en cet instant, croyez-moi, il craignait surtout pour sa réputation à lui. Alors qu'elle roucoulait, l'audacieux lui faisait les gros yeux. Le genre de regard signifiant clairement "Tais-toi. Tout de suite. Arrête. Stop.". Nop. Insensible à ses avertissements oculaires, elle tâtait les muscles du ténébreux.

— [...] Pas étonnant que nos 78 secondes d’extase m’embrasent l’utérus et me fassent à ce point jouir !

QUOI?!

— QUOI?!

— Tu es l’amant parfait ! Le conquistador de mon petit cœur de femme comblée ! Oh, Nathaniel !

L'audacieux bascula sa tête en arrière, soupirant longuement. Ne pas la tuer. Ne pas la trucider. Ne pas la jeter dans une bassine de glaçons. Ne pas la prendre comme un sac à patate et l'emmener loin de la foule. Ne pas malmener Charlize. Ce serait mal. Vraiment mal. Mais diable, que ça allait se payer. 78 secondes... Sérieusement? Même adolescent, il n'était pas aussi précoce! Une honte pour sa réputation! Une honte! Et on ne fera même pas mention du dégoût profond que ces paroles ont suscités chez lui. Quand il osa enfin reposer ses claires prunelles sur la femme Tequila, celle-ci lui fit une requête des plus raisonnable! L'emmener loin d'ici, en voilà une merveilleuse idée!

— N'oublie pas une chose, Charlize. C'est toi qui l'a demandé!

Pas d'humeur à se la jouer audacieux charmant, il se saisit de la sans-faction par la taille, la souleva dans les airs et la cala sur son épaule solide. Assuré qu'elle était bien positionnée, il prit le chemin de la sortie, non sans se saisir d'un pichet de bière à moitié vide. Pour se frayer un chemin parmi la foule, il n'hésitait pas à utiliser les guibolles de Charlize pour frapper quiconque ne lui cédant pas le passage. C'est ainsi qu'il parvint très rapidement à franchir la sortie de derrière, celle menant à une ruelle peu fréquentable.

Poupée de chair aussi légère qu'une plume, les maux de l'âme ne connaissaient aucunes substances tangibles. Sans quoi, même ses bras d'aciers n'auraient pu supporter la charge de ce bout de femme. En dépit de son comportement peu galante, c'était avec précaution qu'il posa le popotin de Charlize sur le couvercle d'une poubelle. Aussitôt, il déversa le contenu du pichet au sol et lui tendit le contenant.

— Des fois que t'ai le mal du transport.

Se donnant un air détaché, il sortait de son impair de cuir, cigarettes et briquet. Pour autant, alors qu'il allumait sa cigarette d'un geste expert, il ne la quittait pas des yeux. Inquiet de la savoir malade. Inquiet de la savoir malheureuse. Qu'importe ses efforts pour paraître détaché, qu'importe ses efforts pour ignorer les blessures cachées, il ne pouvait rester indifférent à la femme Tequila. Il ne pouvait ignorer ses appels aux secours. Il ne pouvait ignorer son agonie silencieuse.

— Tu veux encore me parler de ton utérus, Charlize?




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MessageSujet: Re: Charlize, la femme Tequila || feat Charlize Charlize, la femme Tequila || feat Charlize EmptyMar 21 Mar - 13:45


❝ I live for the high, free falling ,
feat. Nathaniel L. Jenkins & Charlize E. Flores. ❞



Coquette cute, aie-je à ce point déconné pour que, sans m’en rendre compte, je me retrouve à avoir escaladé ce torse musculeux et venir me caler confortablement comme une poche de patates sur son épaule ? Les souvenirs de ces dernières fractions de secondes me manquent, je ne sais ni comment je me suis retrouvé là et pourquoi est-ce que j’ai eu cette envie irrépressible de me jucher sur l’épaule de mon frère de cœur pour reproduire l’image parfaite de ce petit perroquet à moitié déplumé et qui gazouille des choses qui honnêtement je ne comprends pas moi-même. Et pendant que je suis en train d’essayer de comprendre cette partie de ma vie, voilà que je me retrouve le cul écrasé sur le couvercle d’une benne à ordure et tiens entre mes mains un pichet… mes sombres prunelles biglent d’ailleurs sur l’objet. Si haut perché, après une telle traversée dans les moiteurs pestilentielles du bar, avec un tel tournis qui m’assaille les tempes, je crois que j’ai envie de gerber. Alors à pleines paumes, j’agrippe le pichet, encastre mon visage dedans et attends de voir les vestiges de ce que j’ai bien pu manger avant-hier soir… oui, oui, avant-hier, condition de clodo qui m’empêche de suivre le bon protocole du guide alimentaire Américain. Effet d’un pétard mouillé, rien de sort de ma grande gueule, pas l’ombre d’un trognon de pomme ! Hum, cela stipule que ce n’est pas parce qu’on a le vertige, que cela signifie que l’on a envie de gerber. Je pourrais pousser mon étude un riquiqui plus loin, m’enfoncer dans le gosier et mon index et mon majeur pour voir si je suis à ce point résistance, mais j’ai peur que Nathaniel me regarde de travers en pensant que je frôle les lisières d’une boulimie aguerrie et à voir de la manière qu’il me regarde… je me dis que ce n’est franchement pas le bon moment !

— Tu veux encore me parler de ton utérus, Charlize?

Je lève doucement les yeux vers l’Audacieux qui, clope au bec, arbore l’air grave de ce grand-frère qui est paré à vouloir discuter avec sa sœur casse-bonbons.

- Oui.

Mais les mots se meurent dans le fond de ma gorge, prise au dépourvue avec le quiproquo de merde.

- Mon utérus. Oui, je le veux. Parler. Je veux parler, mais pas de mon utérus. PUTA !

Je prends une grande respiration, la face toujours acculée dans le pichet, humant à pleine narine les effluves de houblon, j’en conclus que pour définitivement pas gerber, il est mieux que je me sorte la figure de là. Ce que je fais, mes nuits immortelles venant désormais contempler cette sombre allée hantée par les ambitions déçues, voyant briller dans cette lugubre ruelle, les fantômes de ceux qui ont eu le cœur brisé, de ceux à qui on a avorté les gloires, de ces malheurs à qui un jour heureux ne s’est peut-être jamais présenté. Je vois danser tout autour de nous ces âmes fermées, emprisonnées, des esprits tumultueux en qui gronde toujours les reliquats d’une tempête, les derniers soupirs d’une rage d’orage, mépris devant les yeux de ces Hommes trop joyeux à qui la vie ne cesse de leur faire des fleurs et à qui la vie leur sourit de ses belles dents. Et je vois errer Nathaniel, au sein de cette valse des malheureux et je me vois errer avec lui…

- Je veux parler. Simplement parler, Nathaniel.

Alcool qui me rend fleur bleue ? Non, j’ai simplement besoin de m’ouvrir à quelqu’un, pour me délivrer de ces ruines de rage d’orage qui bientôt deviendront mon tombeau fermé. Avant que je pourrisse dans les sirupeuses noirceurs et humidités… je dois parler.

- Suite au projet Equilibrium, sous les yeux de tous ceux j’aime, les chiens galeux du Conseil m’ont agrippé par le bras et jetée comme une moins que rien chez les Sans-Factions. Devant tout le monde, Nathaniel, les experts du projet Equilibrium ont clamés haut et fort que je n’étais pas digne d’être une Sincère. Ma déchéance a été assistée aux yeux de tous. Depuis ce temps ? Je vois les regards des gens. Je les vois qui me regardent, en pensant qu’ils savent tout de moi. Ils me regardent parfois avec mépris, parfois avec dédain et parfois avec pitié. Ils me regardent et je ne peux le supporter. Je ne peux aller nulle part, sans penser à ces paires d’yeux qui biglent sur moi… ces yeux en lesquels miroitent non seulement mon reflet, mais celui d’un autre, celui d’un être qui leur est cher et pour qui ils craignent le pire… parce qu’ils comprennent enfin que personne n’est à l’abri et que cet être qui leur est si cher… si il fait la même connerie que moi, bah, il va finir comme moi. Sais-tu seulement ce que cela fait, comme effet, Nathaniel ? Les gens me regardent et je ne le supporte pas !

Pris de peine, de rage, je balance à bout de bras le pichet et engouffre mon visage dans le creux de mes mains moites.

- J’ai pas demandé, ça, Nathaniel ! J’ai pas demandé à ce que mon sort sert d’exemple pour les petits cons qui agissent en con et qui risquent de rencontré un déclin bien con ! J’ai mérité ce qui a pu arriver, je sais que j’ai un sérieux problème d’alcool, mais j’ai pas à servir d’exemple à quiconque ! J’ai pas à supporter tous ces regards et tous ces reflets. Avant d’être Charlize la clodo, j’étais Charlize la médecin légiste, mais au travers de ces étiquettes, désormais, je ne suis ni l’une ou l’autre, je suis le reflet de tant de gens, que tant d’autres voient… au travers de moi ! Les gens me regardent, mais ils ne me voient pas. Ils ne m’ont jamais vu et ils ne me verront jamais.

Je libère ma figure de mes mains et viens regarder Nathaniel dans le blanc des yeux.

- Comment va Savannah, Nate ? Tu crois que je ne vois pas ? Que je ne comprends pas les pensées qui assaillent ton esprit, le visage que tu vois véritablement, à chaque fois que tu es forcé de me venir en aide ? Tu l’aimes. De tout ton cœur, tu l’aimes et tu te ronges les sangs pour elle. Et à chaque fois que tu veux me protéger, tu ne peux t’empêcher de penser à elle et de penser à ce que tu pourrais faire… pour la protéger elle.

Un triste sourire nait à la commissure de mes lippes et je lève doucement les yeux vers le dôme constellé.

- Avant tout ça, j’étais comme toi. À chaque fois que je devais disséquer un corps, à chaque fois que je devais retirer le fameux drap blanc sur le macchabée, j’avais peur d’y voir apparaître sur ma table d’autopsie le visage et le cadavre de mon frère. Jour après jour, hantée par cette horreur, j’ai soigneusement développé ce problème d’alcool. Ivre de mensonge, grisée dans la réalité, je pouvais bosser en toute tranquillité. Parce que le boulot, avant tout ça, s’était tout ce que je possédais. Mais laisse-moi te montrer quelque chose…

Non sans maladresse, je me décoince le cul de contre la benne à ordure, ajuste mon précaire équilibre sur le sol qui tangue sous mes pieds et m’affaire à me défringuer de ma veste en cuir et de mon débardeur. En soutif, dans une nuit aussi fraîche, ouais, j’ai froid…Puta que je me les gèle ! Avant que Nate me bredouille un illustre « mais qu’est-ce que tu fous ? », tenant mes fringues tout contre moi, je tourne sur la plante des pieds et lui expose mon dos labouré d’hideuses cicatrices.

- Par amour, c’est dingue toutes les choses et horreurs que nous sommes capable d’encaisser. Par amour, on peut craindre le pire et s’infliger le pire, Nate. Je me suis peints de l’Immonde et à juste titre j’y baigne encore. Mais ça n’a pas empêché ce qui est arrivé : mon frère a été tué. Hantée par cette horreur, je me saoulais la gueule sur mes heures de boulot, en pensait qu’ainsi j’allais être capable de confronter une réalité aussi macabre. Ma faute, ma connerie, lorsque mon frère est mort, moi, jetée aux oubliettes chez les SDF, j’ai même pas pu résoudre le meurtre de mon frère et j’ai jamais eu l’occasion de lui dire adieu. Sans compter toutes ces magouilles que je faisais, en pensant que je parviendrai ainsi à le sauver de lui-même et le protéger. Les gens me regardent, Nathaniel, ils voient briller tous ces reflets des autres, ils pensent savoir, et au final… ils ne savent. RIEN !

Les rideaux peuvent retomber sur ce théâtre de la tragédie, avec la lourdeur d’un siècle de calamité, je me rhabille, me rapproche de Nate, prenant sa mâchoire barbue entre mes mains et venant plonger mon regard en le sien.

- La morale de ce que je veux te dire ? Si tu aimes aussi fort ta sœur, Nathaniel, alors cesse de faire vivre cette amour au travers de moi et fais-le plutôt vibrer au travers d’elle. C’est une grande fille, une survivante ; elle sait se protéger. Ne masque pas ta réalité et ne grise pas ta vérité. Ne fais pas comme moi. Toute entière, aimes-la toute entière et prends cette chance racisme qui vous est offerte. Faire partie de la même faction, c’est une fleur que la vie vous envoie. N’attends pas que la vie elle-même ne la nécrose.

Une larme perle sur mes longs cils fardés, je ne cesse de lui sourire tout au long de ce petit discourt, lui frictionnant la repousse de barbiche de mes doigts de diamant et m’hissant sur la pointe des pieds pour venir poser un léger baiser sur son front gelé par la brise de la nuit.

- Tu lui ressemble tellement, Nate. À chaque fois que je te regarde, c’est son visage que je vois.

Lee. Mon frère. Mon grand-frère.
Les gens me regardent, mais jamais ils ne me voient et jamais ils ne me verront. Ils me regardent, pensant tout savoir, mais au fond… ils ignorent. Ils ignorent que je suis comme eux, ainsi à chercher le reflet d’un autre, au travers de chaque regard qui me croise.

… Je vois danser tout autour de nous ces âmes fermées, emprisonnées, des esprits tumultueux en qui gronde toujours les reliquats d’une tempête, les derniers soupirs d’une rage d’orage, mépris devant les yeux de ces Hommes trop joyeux à qui la vie ne cesse de leur faire des fleurs et à qui la vie leur sourit de ses belles dents. Et je vois errer Nathaniel, au sein de cette valse des malheureux et je me vois errer avec lui…

THE END
sujet terminé & verrouillé.

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