Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 Remember your pain. Remember me. || Pv Salem

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Keira C. Vander

❖ Date de naissance : 14/03/1991
❖ Barge depuis : 16/01/2013
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❖ Crédits : Avatar (lunatic café) + Gifs (Tumblr) + CSS signature (disturbed ♥) + Chanson ( Tove Lo - Scream my name )
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❖ Âge personnage : 25 ans
❖ Profession : Ancienne infirmière, reconvertie dans le labourage de la terre... et à présent résidente d'un asile psychiatrique.
❖ Faction : Ancienne Altruiste. Aujourd'hui elle se retrouve chez les Hippies!
❖ Forces & Faiblesses : Elle s'adapte a toute situation. Parle peu mais observe beaucoup. Ment pour se protéger. Sa faiblesse demeure ses proches. Si elle fait souvent preuve d'égoïsme, pour ses proches, elle fait des efforts.
❖ Philosophie : Si tu traverse l'enfer, continue d'avancer.
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MessageSujet: Remember your pain. Remember me. || Pv Salem Mer 19 Oct - 21:35

Remember your pain. Remember me.

feat Salem


Les barrières du tangible et l’intangible s’ébranlaient, ne laissant qu’un fumé d’incompréhensions. Des questions tourmentaient mon esprit et pourtant, je n’avais qu’une seule priorité en tête : Salem. Le sauver de lui-même, le sauver du monde entier, voilà la seule mission qui importait réellement, au final. Comment pouvait-il en être autrement ? L’aide de Phoebe pour le harponner m’était indispensable. Je devais pourtant m’occuper du reste seule. Je me le devais. Je le lui devais.

Le soleil bien haut dans le ciel, ses rayons s’éparpillaient sur le monde et traversaient les fentes présentes dans la vieille grange. Cette bonne vieille grange ne m’appartenait pas réellement et pourtant je m’y sentais chez-moi, en sécurité. Chez Isaac, j’éprouvais toujours ce sentiment de bien-être. Alors pourquoi était-ce différent cette fois-ci ? Où était Isaac ? Pourquoi n’était-il pas là ? Où était passé ses vaches ? Des questions. Toujours des questions. Pourtant une seule priorité. Salem. Adossée à une poutre, une pelle dans la main, j’observais sans sourciller l’homme tout en muscles face à moi. Endormi de force, j’attendais le moment tragique où il allait s’éveiller… pour finalement se réveiller de sa léthargie qui le caractérisait depuis des mois. Je détenais la clé. L’ultime solution. Je détenais la clé… ouvrant sa boîte de pandore. Ouvrir ses plaies et ses fêlures le plus enfouies. Ainsi donc était mon rôle… un rôle que je ne voulais pas imposer à Phoebe. Raison pour laquelle nous n’étions que deux dans cette grange.

Les minutes passaient et l’impatience grondait. Ce sentiment d’urgence ne me quittait plus depuis mon réveil. Ce même sentiment d’urgence qui m’avait éveillé. Je le savais lié à lui. A nous. Lien impérissable, allant au-delà des barrières de l’inconscient. Cet amour que je lui porte ne correspondant pas à celui que je pouvais porter à Isaac, Ariana ou bien encore Phoebe. Abandonnant ma pelle, arme de guerre, je récupérais une bassine d’eau que j’avais laissé, justement pour ce cas de figure. A un mètre de lui, à peine, j’hésitais. Je ne désirais qu’une chose, le prendre dans mes bras et m’effondrer. Le laisser me bercer. Le laisser me raconter ce qui s’était passé pendant mon sommeil. Je voulais retrouver mon allié… Était-ce égoïste de ma part de vouloir retrouver mon ami, quitte à lui retirer ce bonheur artificiel ? Prête à déverser l’eau sur lui, je remarquais ses paupières s’agiter. Signe d’un éventuel réveil imminent. Me ravisant, je reposais la bassine et me mis accroupie à hauteur de son visage.

— Salem ? murmurais-je.

Ma main s’éleva dans les airs, prête à s’abattre… mais au lieu de ça, elle alla se poser en douceur sur sa joue, caressant son derme.

— Réveil toi…

Notre enfer allait commencer…




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Dernière édition par Keira C. Vander le Sam 10 Déc - 3:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Remember your pain. Remember me. || Pv Salem Ven 21 Oct - 23:26


❝ I come to you in pieces ,
feat. Keira C. Vander & Salem L. O'Malley. ❞



— Salem ?

Pleine de douceurs lactées, je sens ta voix errer en mes lourdeurs éperdues. Brisé, dans ce sommeil qui rend un instant vermeil mon esprit, je m’agite d’un frémissement faible et étourdissant. La torpeur de mon crâne dormant, dont les pensées n’ont point de mouvement et point de murmure. Je m’emmure.

— Réveil toi…

C’est comme un vain rêve au petit matin, perdu dans les affres d’un parfum vague, divague au bruit lointain alors que tout me devient incertain. La réalité martèle les portes de ma conscience, cet espace qu’à peine vient éclairer une aube qui, sans rien illuminer, est si près d’expirer, mais que jamais n’expire. Partout cette demi-clarté. Partout cette nuit tombée. Partout cette morne tranquillité. J’ai suivis ton crépuscule, funambule au-dessus du gouffre de ton cœur et me voilà déchu au creux de tes sulfureuses profondeurs. Mon crâne bien lourd vacille de gauche à droite, nouant mes cervicales douloureuses alors que ma joue vient piteusement trouver abrie au creux de ta paume. Aveuglément, j’ouvre les yeux, vois ton aurore, cette aurore qui fait pressentir que le retour du céleste jour n’est plus… la nuit est tombée. Et je suis tombé avec elle.

- Keira… qu’est-ce que…

Mes diaphanes anesthésiés te dévisagent et découvrent l’inquiétant décor qui trône derrière toi. Tout est silence. Ici ne veille aucun lendemain, je le sais si bien. Le calme d’un loisir que tu sembles faire sans regret comme sans désir, sans peine comme sans plaisir, c’est bien ici où l’on se sent dépérir. Mes pupilles onyx se posent en tes émeraudes, le morne éclat qui y brille n’est pas la mort et n’est pas la vie. Tu te redessines et je me surprends à me demander qui est cette ombre aux blonds cheveux décoiffés et au regard vitrifié d’une candeur alarmante ?

- Qu’est-ce que tu fais ? Qu’est-ce qui se passe ?

Je m’agite et surprends que des sangles entourent mes poignets.
Tu m’as ligoté. Tu m’as séquestré.

- Détache-moi. Keira, détache-moi…

Fantôme ailé. Je ne comprends pas ton idée amère, l’effroi dont mon cœur est troublé, il vient désormais pulser contre mes tempes bourdonnantes. Je me débats inutilement et m’affole lâchement. Tu traces un bien laid chemin vers mon cœur que tu embaume de peur. Je suis attiré désespérément vers ton mirage salvateur et enflammé.

- Libère-moi, Keira !

Rêve mortifère. Libère-moi sur le long boulevard de mon ennui. Libère-moi dans mon inconscient dédain du monde. Fais tout ce que tu veux… mais pas ça.

A l'œil de ma méfiance ouvert trop tard, je comprends maintenant que tu me feras vivre un véritable cauchemar.

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MessageSujet: Re: Remember your pain. Remember me. || Pv Salem Sam 10 Déc - 4:36

Remember your pain. Remember me.

feat Salem


Tu t'éveilles et je m'éteins...

Sa voix me glaçait. Son regard me pétrifiait. Incapable de bouger. Incapable de parler. Pareil à une poupée de marbre, je demeurais immobile. Ma détermination s'ébranlait à chaque secondes. Sa joue épousant ma paume me rappelait combien je voulais le protéger. Combien je désirais le prendre dans mes bras pour le réconforter. Un désir que je n'avais pas loisir d'assouvir. Car pour le sauver de lui-même, je devais l'emmener avec moi aux portes de l'enfer.

Si je dois devenir le croque-mitaine, alors sois certaine que je le ferais. Tant pis si le prix à payer est notre amitié... Mais j'espère, sincèrement, que tu trouveras la force de me pardonner. J'espère que tu auras la force de pardonner pour deux... Car tout ce que j'ai fait jusqu'à présent... c'est pour toi.

Abaissant un court instant mes paupières, j'essayais d'occulter ses complaintes. En vain. Le savoir si proche... Être témoin de sa peur. Être la cause de sa terreur... La culpabilité me broyait déjà. De moi, il n'allait plus rester grand chose. Une brique obstruait ma gorge et mes deux lucarnes s'embuèrent de larmes contenues. Ne pas craquer. Ne pas m'ébranler.

Les monstres ne pleurent pas. Les monstres ne fuient pas.

— Je suis désolée... soufflais-je.

Pour toi, Salem, je m'enfoncerais toujours plus loin dans la Vallée de la mort. Pour toi, je braverais toutes les épreuves. Une dévotion sans limite qui délimite ma ligne de conduite.

Rassemblant mon courage, je m'installais à genou sur le sol. Mes mains tremblotantes et moites se posèrent sur mes cuisses. Je gelais de l'intérieur. Respirer devenait à chaque secondes plus compliqué. Mes lèvres s'entrouvrirent et aucuns sons ne franchirent leurs barrières. Comment devais-je m'y prendre? Pourquoi avais-je le sentiment hideux de le trahir? Damnée si je le faisais... Condamnée si je ne le faisais pas.

— Pardonne-moi...

Qu'importe combien ma voix était brisée, elle ne l'était pas autant que mon coeur à vif. Crois-moi.

— Joan was quizzical studied mataphysical science in the home.

Incertaine et tremblante, je chantais les premières notes de Maxwell's Silver Hammer.

— Late nights all alone with a test tube oh oh oh oh.

Cette chanson censée être entraînante sonnée comme un chant mortuaire. Et pour cause... N'en était-ce pas un pour Salem?

— Maxwell edison majoring in medecine call her on the phone.




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MessageSujet: Re: Remember your pain. Remember me. || Pv Salem Mar 13 Déc - 12:53


❝ I come to you in pieces ,
feat. Keira C. Vander & Salem L. O'Malley. ❞



Console-moi de toi. Loin de tes bras, j’ai froid. Le tumulte de l’eau saline en tes deux diaphanes de jades se berce au murmure de ta voix, voyant réfléchir en tes paroles et ton regard, la lune d’argent qui coule sur moi son chant sinistre disparaissant tranquillement dans les ombres et emmène avec elle les étoiles éparses. Éclat de ténèbres. L’hiver essaime sa glace en mon cœur cramoisie, lit de givre et de moires qui vitrifie ce mouroir en lequel tu nous pâmes tous les deux. L’horreur, elle est là, elle vit, s'agite et se tortille dans mes entrailles, se nourrissant de ma carcasse comme le ver d’un mort. Loin de tes bras, j’ai froid. Console-moi de toi. Destructeur et gourmand, il grouille dans mon intérieur, ce ver de mort alors que ta voix radieusement tragique est l’essor à ce ciel bourbeux et noir qui nous retombe littéralement dessus. Mes yeux grands ouverts, qui chavirent dans tes deux puits de torrent, sont sans serrure, te donnant accès à ces arcanes et son théâtre infernal.

Mon front ne sait pas, mon crâne ne sait plus, mais lorsque les premières notes se soulèvent dans l’éther, c’est vers Lucifer que tu t’agenouilles et se sont ses ténèbres que tu déchires. Sont sabbat délivre ses éclaires funèbres, nos astres qui ne sont plus, mémoire à nos jours désormais perdus. Adorable sorcière, aimes-tu le malsain ? Adorable sorcière, sais-tu seulement quel damné tu es en train d’envoûter et de charmer ?

- Salem… ton cœur est pur et bon. Infliger un supplice aussi abominable à ma pauvre Annabelle, c’est une tourmente que tu ne sauras jamais supporter…

Il a raison…

- Malheureusement pour nous tous.

Doucement, le canon de mon neuf millimètre vient prendre appuie sur le front de mon Martyr. Il tremble. Il pleure. Il me supplie. Je l’écoute. Je le regarde. Je ne cille pas. Je ne respire presque plus. Mon index, avec crainte, avec horreur, se dépose sur la détente alors que ma paume humide se compresse avec aversion contre la crosse de mon flingue. La tête de Lenny se renverse brusquement sur l’arrière alors que j’intensifie la pression de mon arme sur son front. Les sanglots deviennent des râles gutturaux et inaudibles. Il pleure comme un veau agonisant. Il me supplie comme un enfant. Sa voix me brise le cœur. Sa voix me fend littéralement l’âme…


Lucifer qui éteint tout dans l’éther, même ton ombre devient comme livide et invisible dans ce décor familier. Il n’y a que tes crocs de succubes qui grugent avec gourmandise ce morceau d’âme que tu replonges dans l’infâmes. Martyrs, tu nous entraînes sur un chemin bien mauvais…

Tuer. Mourir. Couper le fil immensément frêle d’une vie, contrecarrer sa voie et inhaler sa destinée. C’est si facile, si éphémère et instantané.

BAM !


Hymne au Chaos. La terre qui tremble. La terre qui s’ouvre. La peur. La vraie. Me mal. L’irréparable. Les sangles qui lacèrent mes chairs, mon sang qui s’épanche sur la terre étiolée. Le cri. L’unique. Ô, adorable sorcière, tu allumes en mon esprit un bien miraculeux aurore, mais tu sais tout comme moi que nos jours sont comptés et allés.

Un geste, l’ultime, voir le dernier souffle d’humanité caresser les lèvres pourpres et assisté à l’inexpressivité d’un regard contristé qui vous fixe avec miséricorde et incompréhension. La tendre expression se dilue dans la rigidité de l’Éternel, les deux yeux étincelants tels des diamants immaculés deviennent vides, ternes, abyssaux, comme deux billes de verres. Le feu cesse d’instinct de crépiter dans la profondeur des pupilles dilatées et la flamme ondulante telle une vicieuse succube se flétrie pour de bon…

- ARRÊTE ! ARRÊTE ! ARRÊTE ! JE T’EN PRIE, ARRÊTE ! KEIRA !

Mon dos qui bute violemment contre le mur, l’arrière de mon crâne qui en fait de même, acouphène, les étoiles dansent derrières mes paupières et ma tête qui se fracasse à nouveau contre la façade aux multiples visages.

- Ne fais pas ça. Non. Non.

Le monde bouge.
Tourne au rouge.

Je m’appelle Salem Lincoln O’Malley…

- Je t’en prie…

Et je ne suis pas censé me retrouver en arrière de cette gâchette…

Ô, adorable sorcière, tu allumes en mon esprit un bien miraculeux aurore, mais tu sais tout comme moi que nos jours sont comptés et allés.

Console-moi de toi. Loin de tes bras, j’ai froid.
Arrête. Je t’en prie, ne fais pas ça…
Adorable sorcière, sais-tu seulement quel damné tu es en train d’envoûter et de charmer ?

Le plus pire en Enfer... se sont les sons...

Mon front ne sait pas, mon crâne ne sait plus, mais lorsque les premières notes se soulèvent dans l’éther, c’est vers Lucifer que tu t’agenouilles et se sont ses ténèbres que tu déchires.

C'est sur nous deux que tu abats sa foudre, adorable sorcière...

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MessageSujet: Re: Remember your pain. Remember me. || Pv Salem Jeu 15 Déc - 16:30

Remember your pain. Remember me.

feat Salem



Ton esprit, éternel pandémonium. Tu en as perdu le chemin mais je t'y ramène. Pareil à la faucheuse, j'embarque avec moi ton âme égarée pour la conduire de l'autre côté. T'éloigner de ton monde de chaleur pour te jeter dans les flammes. Les braises de ton purgatoire me pourlèchent et calcinent ma chair. Alors explique-moi pourquoi j'ai si froid ?

Sa douleur, je la ressentais. Bien plus que des paroles en l'air, il s'agissait-là d'une réalité. Son calvaire me transperçait, me condamnait doublement. Moi, la pécheresse. Moi, l'ange des ténèbres, je goûtais ma propre médecine. Son monde se teintait de pourpres sous les cloches du désespoir. Le tableau idyllique se dépeignait, arborant ses aspects les plus tragiques. Dans cette course à la mémoire, l’horreur délaissait son masque, lui exposant ses traits les plus immondes. L’horreur possédait un visage. Le mien.

— Oh, oh, oh, oh.

Sa terreur se déversait en moi. Elle palpitait, crépitait, pareil au volcan s’éveillant après un long sommeil. Et je poursuivais mon hymne à l’horreur… tout du moins, j’essayais. Ses cris, tels des glaives, saccageaient mon cœur enlaidit. Les griffes de la culpabilité me labouraient les chairs. Rivières salines s’écoulant à travers le derme opalin de mes joues. Ma voix s’enrouait. Ma gorge se serrait. Mes épaules tressautaient. Une complainte inhumaine, à moitié étouffé par les sanglots, franchit la barrière de mes lèvres tremblantes.

— Je suis tellement désolée, Salem… tellement désolée…

Je ne voyais à présent que des formes. Rien. Je ne voyais rien, à part ces images traversant de manière fugace mon esprit. J’en comprenais le sens sans en voir les détails. J’en comprenais l’importance sans en savoir d’avantages. Mes mains tremblantes, toujours sur mes genoux, se retournèrent, paumes levées vers le ciel et j’y enfouissais mon visage larmoyant.

— Maxwell Edison, majoring in medicine, peinais-je à chanter. Calls her on the phone. Can I take you out to the pictures, Joa, oa, oa, oan?

Ton esprit, éternel pandémonium. Tu en as perdu le chemin mais je t'y ramène.

Jamais je n’ai souhaité lui infligé pareil agonie. Jamais. Le protéger, toujours, était ma priorité. Panser ses blessures, toujours, était ma préoccupation première. Je me redressais, affrontant la scène immonde que je mettais moi-même en place. Piteuse réalisatrice d’une séquence insoutenable.

— But as she's getting ready to go,
A knock comes on the door.
Bang! Bang! Maxwell's silver hammer
Came down upon her head.
Bang! Bang! Maxwell's silver hammer
Made sure that she was dead.


Elle était morte… et moi aussi.

Tu t'éveilles et je m'éteins...

Dans la tourmente, je m’élevais, me redressant sur mes deux pieds. Mes jambes peinaient à supporter le fardeau m’accablant. Prêtes à se dérober, je pris appuie sur une poutre, dévisageant l’homme que je venais à l’instant de briser.

Puisses-tu un jour me pardonner… Puisses-tu avoir la force de pardonner pour deux.

Sans un mot, pareil à un cadavre animé, je contournais l’ancien audacieux pour le détacher. Exercice rendu laborieux par ma vision constamment troublée. Un mélange de larmes et du contrecoup de mon réveil soudain.

— Bienvenu dans le monde réel, Salem, soufflais-je.

Tu t'éveilles et je m'éteins...





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MessageSujet: Re: Remember your pain. Remember me. || Pv Salem Ven 16 Déc - 2:56


❝ I come to you in pieces ,
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ANTE-ENFER
Les fenêtres de la pièce à l’étrange lueur aquatique sont obstruées derrière des sombres planches bois, de l’extérieure, tout porte à croire que ce bungalow est dans un état évident d’abandon, mais à l’intérieur… le halo sinistre qui habite ces quatre murs usés à la patine du temps repousse les âmes, son aspect mélancolique et sombre inspirant un secret bien gardé. Un funèbre poème qui s’émousse et remonte lentement sur ces quatre murs d’un bois teint de couleurs passées et peut laisser entrevoir les saisons trépassées. Ce vieux bungalow ressemble à l’épave d’un navire coulé par la tempête, abandonné de tous, même la de la vie, seul le vent balafrant cette carcasse oubliée entonne un semblant de réalisme dans ce monde comme suspendu dans le temps, les craquements de bois de la demeure, le murmure de la brise, donnant à penser que des esprits errants sont coincés ici, avec un peu de concentration, nous pouvions même jusqu’à entendre leurs rires préludés de bruissements inconnus. Dans l’atmosphère malséante, remonte dans la lueur aquatique, l’écho de cette musique, ses notes, tour à tour terrifiantes et joyeuses, comme immergées de l’au-delà, se perdant dans le labyrinthe d’images, de voix, de sentiments, qui entre au cœur des paroles qui enveloppent et emportent. Point chimère, cette chanson se mêle bel et bien au souffle sinistre du vent.

LES LIMBES
L’orage grommèle tel un fauve avide, lamentation vorace qui s’enracine dans la terre suintante pour la faire brusquement vrombir sous mes pieds. La nuit ne s’élève à peine mais les sombres nuages prestes, voilant les astres et la lune, forment un dôme sinistre où les cimes imposantes des géants gratte-ciel parviennent presque à embrasser. Les pieds barbotant doucement dans les nombreuses flaques d’eau étalées çà et là sur la chaîne de trottoir, perdu dans la mélasse des gens affairés qui défilent à vive allure autour de moi, je circule quasi aveuglément au beau milieu de cette mer éprouvée dans la micro tempête. Grosses paluches bien creuses fourrées dans les poches de mon hoodie noir,  tête lourdement baissée, épaules voutées jusqu’en haut des oreilles, crâne profondément emmitouflé dans le creux de mon capuchon, je suis l’ombre nonchalante qui divague en plein cœur des ténèbres.

LUXURE
Le désir n’étant plus qu’un besoin cuisant. Un appel constant. Un vœu abrutissant. De la noirceur qui prend mon être. De la moiteur, du besoin d’être. Désir près du délire. Du plaisir sans compassion. Cette volonté tirant de mes pensées brûlantes le désir de la posséder… elle, toute entière.

GOURMANDISE
Le cadavre ouvre les yeux. Paresseusement, péniblement, fort probablement dans une interminable spirale infernale, son âme vagabonde trouve tortueusement la brèche et regagne l’enveloppe charnelle. Au travers les paupières batifolent, je perçois les deux billes d’un noir profond qui reluisent comme de l’huile.  Deux billes de verre fragilisés qui se perdent dans l’atmosphère, contemplant le vide d’un contentement engourdi par les efforts d’un réveil involontaire et brutal. Les émotions, tranquillement, commencent à contorsionner les traits de la figure, passant de l’incompréhension à l’incrédulité, pour ensuite dégouliner de stupeur et se statufier dans une grimace d’inconfort. Minablement crucifié sur la surface plâtreuse d’un mur tout pourri, les poignets et les chevilles fermement déployés en croix sur cette même paroi abimée, retenus par des bracelets de fer glaciales et lui garantissant ainsi aucune échappatoire possible.

AVARICE
La voix implore. La voix révèle enfin. Le nom qui résonne. Le nom qui disparait dans le lointain, mais qui reste emprisonné entre les cloisons osseuses de mon crâne. Écho grinçant et très agaçant. Les muscles de ma mâchoire se crispent et mes dents grincent telle une craie sur un tableau noir. L’inéluctable défaite. Le goût acerbe de la trahison qui revient aux galops, attelage ravageur qui passe sur mon corps et me piétine de ses lourds sabots. Mon palpitant qui s’enflamme et s’emballe dans la fosse nécrosée de ma poitrine de mort-vivant. L’organe qui s’agite, soulignant la démesure extatique qui me cisaille secrètement les nerfs. La commissure de mes paupières se plisse alors que mes deux billes d’un bleu javellisé plongent sans contentement dans le vert émeraude de ces deux yeux éperdus de détresse qui me fixent. Ce qui grave doucement la promesse d’un avenir funeste. Mon échine immolée d’un brasier incandescent, l’usuel incendie qui dévore une fois de plus mon âme et agite, en de belles arabesques, les braises encore vermeilles de ma colère. L’histoire qui se répète. Les rengaines qui s’éveillent. Les démons de l’Autrefois qui reviennent pour mieux me hanter. Le brûlant soupire que l’on arrache du tréfonds de mes poumons et traverse la barrière de mes lippes crispées. L’atmosphère qui se resserre, viciant l’air englué dans les vapeurs polluées et corruptrices de ce quartiers abandonné à sa propre déchéance. Les mains suppliantes qui s’accrochent paresseusement à mon avant-bras. Étaux de fer contre le granite de ma chair. Bracelets du condamné qui se cramponnent, souffrant de cette volonté vacillante et fragile qui l’obligent à penser que je vais rebrousser chemin et l’extirper de ce passage cahoteux sur lequel on avance. Cul de sac scellant pour de bon son destin. Aucune issue possible. En ligne bien droite, il se dirige vers la fin. De ses propres ongles amochés, il a labouré la terre et creusé sa propre tombe vers sa descente aux enfers.

COLÈRE
Le choc. Vif. Incisif. Brutal. La mâchoire se fend, se déboîte et se brise. La tête se dévisse sur le côté, presque parée à se détacher du tronc comme un bouchon de champagne. L’air est embaumé par la liqueur vermeille germant de la gueule monstrueusement difforme où je crois apercevoir quelques fragments d’ivoire gicler d’entre les lèvres crispées et disparaitre au loin. Des dents. Mes jointures ruisselantes de sang qui se lacèrent les chair et broient d’une violence inouïe les os. La tête du supplicié qui rebondi mollement sur le bitume, suivant sinistrement le zèle de mon poing bétonnier qui s’abat sur lui avec l’énergie de ce cuisinier qui cherche à attendrir son beefsteak. Il geigne, se noie dans sa salive, son hémoglobine et pourtant je ne m’arrête pas d’affaisser ses traits qui ne ressemblent plus à rien, si ce n’est qu’un amas de viande hachée. Il tend une main tremblotante et suppliante vers moi. Je la dévisage à peine, le surplombant de mon lustre lugubre. Je veux le démolir. Il n’est rien. Qu’une marionnette de plus qui sera bientôt délesté de ses ficelles ! Fruit de mes horreurs les plus honteuses.

HÉRÉSIE
Je. Te. Hais. Si tu savais à quel point est-ce que je peux te haïr. Enfant stupide. Enfant des Ombres. Fils de pute. Fils des Ténèbres. Tu n’es rien. Tu es vain. Tu es un gâchis. Tu es fini. Rien. À mes yeux, tu n’es plus rien. Vide. Mort. Terne. Insipide. Dégueulasse. Débris de l’Humanité. Minable déchet. Un deuil depuis longtemps pleuré. Même la Mort te refuse. Même ce manteau mortuaire n’enveloppe point ta chair entachée par le Vice et l’Immondice. Servile abomination, tu rôde en ce monde défraichis qui ne t’appartient plus. Je te déteste. Risible assemblage de chair et de sang qui depuis des siècles aurait dû s’effondrer en poussière et aller se perde dans le torrent d’une brise glaciale et incisive. Même la mort se refuse à toi. Condamné… tu me condamne. Comment oses-tu ? Pourquoi oses-tu ?

Châtiment. Pénitence. Ton impotence m’enivre. Tu as conféré le crime parfait. Traitre. Ingrate créature. En moi le Sabbat de la Peine gronde et vers toi ma rage rôde. Rumeur qui bientôt s’effritera dans la nébulosité de la nuit constellée.  Mon sang hurle entre mes tempes. En mes azurs, l’enfer irradie ses cierges mortuaires. Je. Te. Hais. Si tu savais à quel point est-ce que je peux te haïr.


VIOLENCE
Prédateur qui traque sa proie déjà servie sur un plateau d’argent. De Son talon qui s’encastre violemment entre mes côtes, Il parvient à me faire rouler à plat ventre sur le sol, ma vision est embrouillée,  je suis emprisonné au centre d’une tornade nauséeuse et l’inaudible gémissement que je peine à arracher du fond de ma gorge est sitôt étouffé et trépassé. La joue écrasée sur les planches rugueuses, j’essaie de rendre Fer mon échine d’esclave, allongeant mes mains moites et tremblantes sur le bois gondolé, l’ultime sursaut d’énergie pour tenter de me redresser, mais Sa main, poigne incroyablement lourde, vigoureuse, broie l’arrière de mon crâne, me rend à nouveau servile au moment où mon front fracasse les carrelages du sol d’une violence inouïe. Mon monde explose, bouge, tourne au rouge…

- Tout ce que je fais, c’est par amour pour toi, Salem. Nous avons de grands projets. Ensemble, mon fils, nous sommes absolument unis.

Son étau quitte avec froideur les cloisons osseuses de mon crâne, Ses mains s’emparent de mon pantalon, que je sens dégringoler sur ma peau avec l’effroyable sensation que la bordure de ce malheureux bout de tissu parvient à m’écorcher les chairs, résine croulante qui redessine les rythmiques sanglots de mon sang coulant à flot, sur des plaies uniquement imprimées dans ma mémoire, souvenir de ce soir bien trop noir, où Il a fait de son amour, ce lit d’aiguilles contre lequel Il m’a sauvagement pâmé dessus, remplaçant l’écume de mon horreur par les larmes de mes tourments. L’haleine de son souffle, sur ma nuque, est recrachée dans un mélange de triomphe et de soufre, soulignant son effort dérisoire, lorsque Ses mains emprisonnent mon bassin qu’Il remonte sauvagement vers le haut. De Son Enfer qui a poursuivi mon âme infâme, trop pleine de cris, trop pleine de larmes, elle se consume en ces flammes, humiliée, bafouée, à la merci de Son esprit contempteur, la douleur, ce mal, il est pire qu’on ne peut se l’imaginer, et le hurlement que l’on arrache du fond de mon cœur agonisant est tristement et simplement animal. Il fait de Son amour, ce lit d’aiguilles contre lequel Il m’a sauvagement pâmé dessus, remplaçant l’écume de mon horreur par les larmes de mes tourments. Toute force m’abandonne et me quitte. Mon âme infâme est confuse, elle ne lutte plus, elle ne cherche plus à éviter la douleur, l’humiliation, l’horreur, grisée, engourdie, par le sel de ce poison qu’Il infiltre dans mes veines, qui me tue toujours un peu mieux… il n’y a hélas que la mort qui ramène la vie et le deuil qui fait sourire.


RUSE ET TROMPERIE
Je me place devant cette chair délicieuse, ficelée comme un vulgaire morceau de porc. Je la fait bel et bien saigner comme un porc, alors que je fais jaillir ses boyaux sous le passage brutal de mon couteau qui lui crève littéralement l’abdomen. Elle n’est plus à genoux, mais complètement écroulée sur le côté. Le liquide précieux de la vie qui s’écoule d’elle, celui qui ne circulera plus jamais dans tes veines, India, celui qui nourrit présentement la terre, cette même terre qui t’a réclamé. Si belle. Si tragique. Madame Hathaway, maintenant, vous pouvez pleurer. Pour toi, Gabriel, qui a passé cette vie de misère à courir et à fuir, je te donne cette jambe mirifique. À la lourdeur d’une pierre tombale, ma Rangers fracasse son tibia. Une. Deux. Trois. Quatre fois. À l’effigie de cette jetée de cristaux épars des étoiles, dans le ciel, unique témoin de ma démence, l’os s’émiette sous sa chair fragilisée. Aveugle. Éventrée. Estropiée. Ma main, meurtrière, assassine, monstrueuse empoigne sa merveilleuse chevelure flavescente, tirant sur ses lianes pour qu’elle se redresse comme tous les deux vous vous êtes relevés, lorsque vous; Gabriel et India, la fatalité vous a frappé. Debout sur sa jambe valide, grisée de souffrance, je creuse ma tombe derrière elle alors que je viens placer mon visage dans le creux de son cou, mes lèvres glissant sur ses fragiles vertèbres pour se figer contre son organe auditif :

- Anastasia, élu de mon esprit malade, tu représentes à mes yeux les symboles d’intelligence, de courage, de vérité, de paix, d’abnégation et de marginalité. Tu es le martyre de cette communauté qui vivra le phénomène Chasing The Rapture.

Lui citer les paroles de Rosenbach c’est pour moi une délivrance alors que je lui intime l’ultime potence. Je l’égorge.

- Tu es le regard aveugle et le pouls inexistant de notre Nation.

Sur quoi, je la pousse dans les horreurs alors que les immenses portes du Purgatoire se referment sur elle.


TRAHISON
HAZEL : Nous avons tué le monde. J'entends le fracas de tout ce qui a été construit se briser sur le sol de nos actions. Je ne peux pas le dire, Salem. Je ne peux pas, parce que si je le fais, alors je tomberais et je ne me relèverais pas. Ne me fais pas ça. Je t'en conjure, ne me prend pas ma seule raison d'exister. Épargne-moi.
KEIRA : Tu va faire quoi Salem? Hein? HEIN?!! Tu va me frapper comme tout les autres? Arrête !
PHOEBE : Bonne  chance  avec  tes  démons, finalement,  t'as  l'air de  vachement  les  apprécier.
EZRA : T'es qu'un putain d’égoïste, Salem. Et t'es le seul à pas le voir. Alors délaisse ce rôle de brave hypocrite qui m'donne la nausée. Si notre monde et la race humaine te dégoûtaient autant que tu l'prétends, t'aurais mis fin à ta si triste existence depuis longtemps, et je t'y aurais aidé avec joie. Mais tu vois, t'es encore là, à essayer de t'inventer des valeurs, à m'donner des explications fumeuses. En fait, t'es qu'un mec paumé. Tu sais pas pourquoi tu fais ce que tu fais, mais tu le fais parce que c'est la seule chose que tu sais faire. J'dois avouer que tu m'fais un peu pitié.
ARIZONA : Tu n'es pas crédule non, tu n'es qu'un lâche. Les premiers ont en leur cœur une doucereuse lueur qui jamais ne blesse ni n'oppresse, les seconds, eux, s'enferment en des prisons bâtis sur les ruines du mensonge par peur de voir que le monde auquel ils se sont si désespérément accroché n'était qu'une de leur bien trop nombreuses illusions. Tu préfères croire en celle qui creuse chaque jour un peu plus notre désespoir, grand bien t'en fasse. Mais ne remets pas le sang de tes crimes sur mes mains. Tu créés ta propre souffrance et en répand le sel jusqu'en mes lèvres pendant que je tente désespérément de croire en toutes ces belles promesses que tu m'as faites un soir. J'existe Salem, ô grand dieu oui, j'existe et je serais là à chacun de tes choix. À la moindre de tes erreurs tu sentiras mon ombre se glisser jusqu'en tes pas. Jamais tu ne pourras te défaire de moi. Et en cet ultime instant tu te souviendras, oui tu te souviendras que le seul à ne pas avoir cru en l'autre, c'était toi.
BROOKLYN : Oui je t’aime, plus que ce que la morale autorise mais toi tu ne comprends rien ! J’aurai pu…oui j’aurai pu vivre à tes côtés sans rien demander de plus, ça m’aurait suffi mais non tu m’as abandonné ! Tu m’as laissé toute seule sans te soucier que moi aussi j’avais besoin de toi !!
CHESTER : Tout ce que je fais, c’est par amour pour toi, Salem. Nous avons de grands projets. Ensemble, mon fils, nous sommes absolument unis.

ENFER
♫ … But when she turns her back on the boy
He creeps up from behind ♪

— Bienvenu dans le monde réel, Salem.

♫ Bang, bang, Maxwell's silver hammer
Came down upon her head
Do do do do do
Bang, bang, Maxwell's silver hammer
Made sure that she was dead ♪

Tu me libères de mes liens, mes bras, l’un après l’autre, retombant mollement le long de ma charogne morte. Chaque corps a sa musique particulière, adorable sorcière, tu as réussis à faire gémir mes nerfs et à faire chanter mes chairs. Qu'on le déchire entre nos crocs ou qu'on l'assomme de nos lourdes pattes, le mirage est sans ravage, et je vois immerger les visages, les corps, leurs mouvements, dans l’obscurité, abstraits, impudiques, vulgaires, valse macabre, tandis que le philtre rouge de la brûlure fait rugir l’horreur et ondoyer la passion qui les avale tous sous la surface et ici-bas les fracassent.

Ton corps à toi, merveilleuse sorcière, il est fin et facile à briser. O Muse, alléchante proie, je me demande quelle musique particulière peuvent bien gémir tes nerfs et chanter tes chairs ? Les spectres sanglants m’entraînent dans leurs tombes, mes sentinelles de givre qui te guettent étrangement alors que plus aucun soupir ne se meurt dans l’air. Divinité funeste, tu es, adorable sorcière…

- Tu as tes horreurs et j’ai les miennes. Si on commence tous à se les partager, où finira le monde, Keira ?

Sur mes joues se sont asséchées mes larmes. Dans l’Enfer, on ne pleure pas.

De ma bouche cruelle, de ce rire qui ne veut absolument rien dire, s’évapore dans l’air, les restes de mon sang, ma chair et ma cervelle ! Ce rire, belle sorcière, tu l’as déjà entendu. Ce corps gluant, répugnant, qui se redresse péniblement et te surplombe de toute sa laideur, tu l’as déjà confronté.

- C’est lui que tu es venu chercher, Keira ? C’est lui que tu veux ?

Je suis ces larmes dans ton regard plein d’effroi.
Je suis ces fils barbelés qui te déchirent présentement le cœur.
Je suis la peur qui circule dans ton sang.
Je suis la rage qui enraille ta voix piteusement cassée.
Je suis le trouble qui enfume tes pensées.

- C’est lui que tu veux ?

Je suis Guerre. Je suis Douleur. Je suis celui que tu aimes au point de te damner.

O Muse, alléchante proie, je me demande quelle musique particulière peuvent bien gémir tes nerfs et chanter tes chairs ?

- Qu’il en soit ainsi.

♫ Bang, bang, Maxwell's silver hammer
Came down upon her head
Do do do do do
Bang, bang, Maxwell's silver hammer
Made sure that she was dead

THE END
sujet terminé & verrouillé.

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Remember your pain. Remember me. || Pv Salem

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