Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 FULL METAL JACKET ✤ mini-intrigue (libre)

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Moira A. Rosenbach

❖ Date de naissance : 09/04/1990
❖ Barge depuis : 16/01/2013
❖ Messages : 470
❖ Avatar : Julianne Moore.
❖ Crédits : shiya (avatar), tumblr (gif) + disturbed (gifs & css).
❖ Multicomptes : Aucun.
❖ image :
❖ Âge personnage : Cinquante-quatre ans.
❖ Profession : À la tête du Conseil et fière héritière du projet OBLIVION.
❖ Faction : Érudite.
❖ Forces & Faiblesses : Mon calme olympien, mais facilement aveuglée par le flambeau du Pouvoir.
❖ Philosophie : Knowledge is power.
❖ Playlist : LORDE - everybody wants to rule the world. GIN WIGMORE - kill of the night. FLORENCE + THE MACHINE - what the water gave me.



MessageSujet: FULL METAL JACKET ✤ mini-intrigue (libre) Dim 14 Aoû - 14:05

full metal jacket
Feat. tout le monde


29 janvier 2126.

Malgré les bons et précieux conseils de ses gardes du corps, l’impératrice des damnées a préféré se rendre vers la faction des Altruistes, seule. Après la tragédie ayant mis l’arrondissement du Centre à feu et à sang, elle sait pertinemment que l’approche des forces de l’ordre au sein d’un quartier aussi défavorisé risque plus de lui nuire que de lui rendre véritablement service. Le Conseil l’a élue présidente pour veiller et protéger la ville et ses citoyens. Les temps sont sombres et pénibles pour tout le monde. Elle le sait. Mais elle a un devoir à accomplir et c’est le cœur bien lourd qu’elle doit se rendre à l’hôpital Wrigley, pour confier à l’égard des familles des victimes, aux survivants et aux habitants en eux-mêmes ses plus sincères sympathies. L’ombre de Légion plane non seulement sur le visage du Conseil, mais sur la cité entière. Il est de son devoir de rassurer et calmer les troupes.

Pour ce faire, un communiqué de presse a été orchestré à la salle commune de l’hôpital Wrigley. Journalistes, patients, victimes, personnel de l’établissement, parents proches ou éloignés des victimes de l’attentat sont attendus à cet endroit. La salle commune commence d’ailleurs à se bonder de monde, l’atmosphère est chargée de chagrin, de peur et de miséricorde. Et c’est sans aucun artifice, à la fois imperturbable et vulnérable, que la Présidente gravit le podium et vient s’immobiliser derrière le lutrin où la feuille de son discours a précieusement été déposée. Ses deux billes de saphirs observent un moment la foule, subtilement, elle se racle la gorge, moule ses mains de chaque côté du lutrin et d’une voix posée, elle s’adresse aux citoyens :  

- Chers habitants de Chicago. L’attentat survenu à l’arrondissement du Centre afflige tout le monde. C’est une attaque contre l’Humanité et ses valeurs universelles. Le Conseil promet une aide et un immuable soutient pour traduire ces terroristes en justice. Les victimes seront pleurées, les familles dédommagées et la ville se cicatrisera, avec le temps, de ses lourdes pertes.

Elle marque une pause, lève les yeux vers l’assemblée, contemple chaque visage et ressent les tourments de chacun.

- Vous êtes les visages d’intelligence, de courage, de vérité, de paix, d’abnégation et de marginalité. Le système des factions instaure en nos cœurs égalité et liberté. Sous aucun prétexte, ses valeurs ne seront brisées. Vivre dans la peur et l’effroi, c’est pour le Conseil une option inacceptable et impossible à envisager. Les fautifs seront traqués, les arrondissements méticuleusement surveillés et la Paix sera de nouveau instaurée au sein de nos rues. Il en demeure notre priorité. À l’égard de nos pairs, je vous présente mes plus sincères condoléances.

L’impératrice des damnés laisse le temps à ses citoyens d’assimiler ces quelques paroles avant de poursuivre son discours. Elle sait que ce qu’elle s’apprête à leur demander sera un acte d’allégeance tout à fait répugnant… mais elle a un devoir à accomplir et c’est le cœur bien lourd qu’elle le fera…  

HJ : tout le monde peut assister au discourt de la Présidente. Nullement besoin d'avoir participé au tout dernier Event pour figurer dans cette trame. Vous pouvez faire interagir votre personnage face aux paroles de la Présidente, vous êtes même d'ailleurs invités à le faire. Si vous avez la moindre question, n'hésitez pas à envoyer un message au STAFF.  




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Clara D. Reagan

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❖ Âge personnage : 27 ans (02/02)
❖ Profession : Patrouilleuse sur Old Town
❖ Faction : Audacieuse
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MessageSujet: Re: FULL METAL JACKET ✤ mini-intrigue (libre) Lun 15 Aoû - 9:04

Full Metal Jacket
feat. citoyens de Chicago

L'annonce avait était donnée publiquement. Tout le monde saurait et serait invité à y participer. Pensez-vous, les journalistes se sont empressés de sauter sur l'occasion pour avoir le scoop du siècle, des révélations de la part de notre tête maîtresse, mettre à nul la présidence, qui faut le préciser, sort pour la première fois de son terrier. Je n'en étais pas surprise et à vrai dire je n'en avais que faire de sa majesté qui allait faire un discours pour le peuple tout entier. Où elle est vraiment quand on a besoin d'elle ? C'est plutôt cette question qu'il faudrait se poser, là c'est juste manière de remuer le couteau dans la plaie, faire bonne figure devant la presse et le reste de la ville. Sa précieuse ville. C'est qu'une journée de plus après les effroyables attentats, faut se dire. Heureusement pour moi, je n'avais pas été blessée, trois fois rien, quelques coupures et éraflures, rien de bien inquiétant. Pas comme tous ces gens qui se retrouvent maintenant paralysés ou même cloué dans un lit d'hosto à ne plus rien ressentir tellement ils sont shootés à la morphine. Calvaire, âme en peine. Voilà le résumé d'une journée qui avait tranquillement commencé par le break news des journaux, par une sortie dans l'arrondissement du centre et le réapprovisionnement de ce secteur. Une simple routine et un drame se produit. On est à l'abri nul part et ce n'est pas quelques mots chaleureux et compatissants de la part de sa bouche peinturluré qu'on verra une différence à ce qui s'est déjà passé. Le mal est fait.

Chargée de la sécurité lors du discours, voilà où on m'avait affecté. Manque d'effectif soit disant. Ça me fait bien rire, quand on voit le nombre de policier qui suit à la trace la majestueuse Moira. Enfin, on m'avait donné l'ordre d'y être, voilà pourquoi je me retrouve coincé dans toute cette foule, munie d'une oreillette et d'une arme de service, précieuse à mes yeux, pour un soutiens aux forces. Je suis patrouilleuse à la base dites-vous bien. Alors je reste là, appuyée sur le cadre de cette porte de sortie de secours et j'écoute, j'observe tout un chacun. Ce que je fais de mieux. J'écoute le discours "suave" et "empathique" de Madame la Présidente. « [...] Les victimes seront pleurées, les familles dédommagées et la ville se cicatrisera... » Hm. Hm. « [...] Le système des factions instaure en nos cœurs égalité et liberté. Sous aucun prétexte, ses valeurs ne seront brisées... » Ok je crois bien que c'est le moment où mes yeux ont fait le grand huit dans mes orbites pensant que ce discours est des plus faux. Où est l'égalité dans cette répartition ? Chaque faction n'est en rien égale à une autre, y a qu'à regarder les Altruistes. J'y suis pratiquement tous les jours, j'observe et je remarque qu'ils n'ont rien à envier. Il n'y a aucune égalité avec les factions du centre. Je me retourne moi-même dans mon cerveau pour croire à une telle chose. Mais soit, peut-être que cet attentat changera au final cette optique là et prouvera encore une fois que Chicago a vraiment besoin d'une refonte.
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Charlize E. Flores

❖ Date de naissance : 09/04/1990
❖ Barge depuis : 15/07/2015
❖ Messages : 1477
❖ Avatar : Odette Annable.
❖ Crédits : morrigan (avatar), tumblr (gifs) & disturbed (css).
❖ Multicomptes : Salem L. O'Malley, Judas F. Valentyne, Ramsey A. Dallas & Ruben C. Dashawn.
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❖ Âge personnage : Trente balais.
❖ Profession : Dirigeante des Sans-Faction, stripteaseuse dans un nightclub crade chez les SDF et membre de la résistance.
❖ Faction : Sans-Faction, comme une grosse merde. (Ex Sincère, née Altruiste.)
❖ Forces & Faiblesses : Un glorieux mélange d’alcoolisme trop assumé et une poisse légendaire.
❖ Philosophie : Don't be a drag just be a queen.
❖ Playlist : LENKA - everything at once. FLORENCE + THE MACHINE - shake it out. THE KILLS - cheap and cheerful. SIA - alive. BISHOP BRIGGS - be your love.



MessageSujet: Re: FULL METAL JACKET ✤ mini-intrigue (libre) Lun 15 Aoû - 14:23


❝ Takin' our minds back ,
feat. Tous les autres & Charlize E. Flores.❞



Trop tard. Il est trop tard pour parler de vous. Vous n’êtes plus et les jours ont passés. Dans cette ville, dans cette foutue ville, avec les jours qui passent, je le sais, votre mort, trop récente, devient une vieille nouvelle. Lee. Hendrix. Immortels héritiers de ce cœur éteint en mon sein, illustres vagabonds sur les plages de ma mémoire, la tête en pleur, aujourd’hui, ma vie me fait bien mal alors que dans les silences de vos absences mon corps souffre de ces carences. Criminel. Assassin. Meurtrier. Ma main se moule à la bouteille de verre, avec paresse, les muscles ankylosés de maladresse, l’âme noyée en l’ivresse, je plaque le goulot à mes lippes gercées et avale les dernières larmes d’alcool. Autour de moi, sous mes pieds, ce monde immonde tourne, tremble, oscille et danse. Danse macabre. Valse funèbre. Dans la disharmonie de la vie, elle règne, cette foutue harmonie. Une harmonie parfaite et défaite. Criminel. Assassin. Meurtrier. Le bout de mon vieux Converse se coince sur une dalle mal scellée dans le ciment, je titube, boitille, échappe ma bouteille vide sur les pavés usés de ce trottoir bondés, son bruit cristallin qui se perd dans la cacophonie de l’air et je la vois piteusement rouler vers la rue. Une chaussure la fauche, elle ricoche violement sur une paire d’espadrilles qui la balaie derechef et voilà que je la vois disparaître au loin… ma bouteille. C’est toujours ainsi que cela se termine : je vous échappe, la vie vous happe de sa brutalité et je vous perds. Minable, je vous attends toujours…

Mon long corps de liane se pavane, se sépare de la foule, créant son propre chemin en la mer houleuse de ce tas de guignols, butant mes paumes sur une porte qui s’ouvre trop rapidement et m’aspire goulument dans son abîme.

« ... Le système des factions instaure en nos cœurs égalité et liberté. Sous aucun prétexte, ses valeurs ne seront brisées... »

Je pique du nez, ma joue empourprée allant s’écraser dans le creux des deux omoplates de…

- Caporale Reagan, mes hommages et toutes mes excuses, que je murmure, mes yeux bouffies qui te jaugent curieusement, ne comprenant pas comment j’ai fait pour atterrir ici, dans ton dos, en passant par la porte arrière de l’hôpital, alors que je croyais vadrouiller devant et franchir son seuil principal. Mystère. Mystère. Désinvolte, je hausse une épaule, te contourne gauchement, vois se caricaturer les silhouettes de deux agents de la sécurité. Mierda ! Par-delà ma frêle épaule, je te lance ce regard de femme ivre en détresse qui te supplie de passer l’éponge, pour cette fois. Promis, mon but dans la vie n’est pas de te taper royalement sur le système nerveux, je me suis simplement trompé de porte et de direction. Laisse couler, je t’en prie, laisse couler, pour cette fois, seulement. Et avant même que les agents de la sécurité ne m’accostent, comme une voleuse, je détale, me perds dans les rangés de chaises soigneusement bien alignées devant le lustre de Rosenbach. Je piétine sur des pieds, me heurte sur une série de rotules, bafouille des excuses pitoyables, croise des visages inondés de larmes, leurs lueurs brillantes de ce voile sombre qui désarme… pour finalement me retrouver nez à nez avec toi…

- Arizona.

Un souffle. Un murmure. Ton prénom, litanie, belle et tendre ivresse. Ton visage, seul moteur de ma survie. Je vois que près de toi, sur ta droite, une place libre traîne, je m’empresse donc de la combler, m’y échouant le cul dedans avec la grâce d’un manant. Coincée au cœur de ces mornes vies de servitudes, silencieuse, je dévisage notre Présidente, croise les bras, les jambes, littéralement nouée et détraquée de l’intérieure. Épuisée. Je suis si épuisée, Ari. Mes paupières embrassent lourdement l’obscurité alors que dans le creux de ton épaule le flanc de ma tête vient se nicher, me calant l’échine sur le dossier mon siège, morte… morte de fatigue… morte de l’intérieure.  

Criminel. Assassin. Meurtrier.
Lee. Hendrix. Immortels héritiers de ma mémoire et ses déboires.
Minable. Je vous attends toujours.

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The clock is ticking
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ship made by MA PETITE PUPUCE ET MERCI BEAUCOUP Sasa :
 
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Ramsey A. Dallas

❖ Date de naissance : 09/04/1990
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❖ Avatar : Ryan Gosling.
❖ Crédits : lux aeterna (avatar), tumblr (gif profil) & disturbed (gif + img + css).
❖ Multicomptes : Salem L. O'Malley, Charlize E. Flores, Judas F. Valentyne & Ruben C. Dashawn.
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❖ Âge personnage : Trente-et-un ans.
❖ Profession : Ex journaliste, recruté pour devenir membre du Conseil, présentement en stage à la tour Willis.
❖ Faction : Érudit. (Né Audacieux.)
❖ Forces & Faiblesses : Moi-même... tout simplement.
❖ Philosophie : Livin la vida loca.
❖ Playlist : DEPECHE MODE - shake the disease. THE BLACK KEYS - lonely boy. IAMX - walk with the noise. XYLØ - afterlife.



MessageSujet: Re: FULL METAL JACKET ✤ mini-intrigue (libre) Lun 15 Aoû - 16:20


❝ With this body of mine ,
feat. Tous les autres & Ramsey A. Dallas.❞



- Sors de là si t’as pas la patate, le croulant !

J’ai tout juste le temps de tourner la tête en direction de la voix indignée, que, chevelure argentée virevoltant au gré du vent, je vois mamie détaler à vive allure vers le couchant, ne se gênant surtout pas pour m’écraser au passage le pied avec l’immense roue de sa chaise roulante qu’elle conduit comme s’il s’agissait d’un tank. Sacrebleu, mes braves, c’est pas tous les jours qu’on se fait traiter de croulant par une personne à mobilité plus réduite que soi. Complètement ahuris, j’ouvre de grands yeux de merlan frit, empoignant de ma main libre la balustrade pour handicapé et plaque tout contre moi ma précieuse bouteille d’oxygène. Le sternum en flamme, les poumons en feu, j’aspire de grosses goulées d’air, sentant s’encastrer joyeusement dans mes narines les jolis petits tubes de ma lunette nasale qui me sied à merveille le minois ! Le corps bourrelé de mille et un cataclysmes, braver les couloirs achalandés de l’hôpital, c’est pour moi un effort colossal, un peu comme si on avait pigé mon nom pour le phénomène Chasing the Rapture et espérer que je m’extirpe de ce labyrinthe désenchanté en un seul morceau. Traduction : utopie. Et tu sauras, mère-grand, que la patate, je l’aie perdue pour te sauver les miches et qu’un peu de reconnaissance serait apprécié ! Okay, okay, vrai, c’est pas moi qui a appuyé sur le bouton magique, c’est pas moi qui a fait déraillé ce putain de train, il est vrai que je me suis écroulé comme une merde sur le sol, lorsque le monde a été sauvé, que mon rôle dans cette histoire demeure modeste, mais quand-même… l’important, n’est-ce pas la participation ? Oui ? Non ? On s’en branle ? D’accord, on s’en branle royalement le jambon. Branlons-nous joyeusement le jambon, alors.

Outrepassant l’indignation de mamie qui déjà file comme une fusée devant moi, avec la célérité de ce vieux saint-bernard qui souffre d’arthrite, je me déracine de mon point d’inertie et reprends ma charmante balade. Cette idée de donner un communiqué de presse aussi loin et d’intimer à un auditoire quasi paraplégique d’y assister ! Vous avez déjà regardé un groupe de vieux débris participer à un concours de pétanque ? Vous devez reconnaître qu’on est loin des jeux olympiques et qu’un fossé énormissime se creuse entre moi et le triathlon. Bordel de couilles !

« Vivre dans la peur et l’effroi, c’est pour le Conseil une option inacceptable et impossible à envisager. Les fautifs seront traqués… »

Comble de l’ironie, mon scaphandre et moi arrivons en retard à la salle commune, ma respiration de Darth Vader semblant même gêner quelques oreilles attentives au discours de notre Présidente. Oops. La prochaine fois, je vous le promets, mes bons, je cesserai de respirer pour ne déranger personne. Clopinclopant entre les gens, tout sourire, je me cherche une chaise vide, mais tel un string en les miches d’une potelé : mes recherches se vouent introuvables et c’est sur les mirifiques cuisses de mademoiselle Eastwood que je viens m’installer. Toi et moi étant comme cul et chemise depuis le drame, allant même jusqu’à partager la même chambre d’hôpital et les mêmes chiottes insalubres, je sais que ça te fait plaisir de m’avoir aussi près sur toi.

- J’ai raté quelque chose ?

Que je demande, candide, sourire de gamin d’accroché aux lippes, tandis que je moule un peu mieux mon joli fessier entre tes cuisses.

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Fire up the beast I got in my eyes
- Clearing my thoughts, eyes on the price -
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Ezra S. Ravenscar

❖ Date de naissance : 28/12/1998
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❖ Profession : gérant de flesh & blood, extravagant maître d'un trafic obscur & illégal.
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❖ Philosophie : take the best, fuck the rest.
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MessageSujet: Re: FULL METAL JACKET ✤ mini-intrigue (libre) Mer 17 Aoû - 13:59




full metal jacket
until it breaks






« monsieur, vous ne pouvez pas faire ça. » « ah ouais ? regarde-moi bien » bien peu menaçant du haut de ta carcasse amaigrie, affablement reposée sur deux béquilles, ta tignasse ébouriffée négligemment engloutie sous le bonnet orange pétant à l'effigie d'un dinosaure que l'on avait eu l'amabilité de te ramener - par épuisement de toi plus que par générosité - ta face de camé agrémentée de charmantes cernes qui te faisaient le déplaisir d'être présentes à chacun de tes réveils n'arrangeaient pas ta crédibilité déjà bien entamée. et tu avais encore l'audace de lui cracher ton insolence à la gueule, accoudé au fauteuil de ton seul et fidèle allié en cet endroit vide qui portait sur ses murs le sillage de ton indicible ennui. « cessez de faire l'enfant, vous n'êtes pas en mesure de pousser le fauteuil de monsieur Storm. » déclaration sévère qui n'eut pour effet que de te taper sur les nerfs, nerfs bien plus sensibles qu'à l'habitude. « vous avez eu la putain d'audace de me réveiller pour aller voir une putain de conférence où je vais devoir écouter une putain de présidente et son putain de discours, alors vous allez juste gentiment vous faire foutre, et me laisser l'insigne honneur d'emmener ce joyeux éclopé crever d'ennui avec moi, seule personne digne de pousser ce fauteuil-roulant bas-marché et d'y laisser mon putain d'ADN. » « ça fait beaucoup de putain. » remarqua un Ryder passablement amusé. ahah. très drôle mec, on en reparlera quand je dessinerais des lunettes au feutre indélébile sur ta gueule d'ange. by the way, gueule d'ange malade, cadavérique, lunatique et provisoirement prisonnier de la plus infernale des infernales machines qui peut pas rouler plus de trois à l'heure, ce qui est absolument inutile lorsque t'as envie de foncer dans les infirmiers et leur écraser les pieds« si vous ne vous étiez pas endormi à neuf heures du matin, je n'aurais pas eu à vous réveiller si tôt. » « si t'as problème avec mon horloge interne, t'as qu'à prendre rendez-vous. » que tu grommelles. et avant qu'il puisse défaire tes arguments un par un, tu repris la paroles. « regardez. »« regarder quoi ? » le long et profond soupir qu'il t'adressa était lourd de sens. sens qui, évidemment, t'échappa lorsque tu lui tourna le dos et fit la marelle avec ton unique pied valide en poussant ton pote. mon cul. il a perdu de sa fermeté avec vos putains de légumes. »

Clopinant, tu pénètres en la fameuse salle bondée au sein d'un silence mortuaire que préservaient précieusement tes compagnons d'infortunes et qui fit de ton entrée un vacarmes bien mal-placé. Absurde sourire qui te fais le paradoxe de toutes ces âmes en peines, détournées des affres chagrines par ton bien étrange allure, pittoresque individu troublant le deuil d'une vie et le commencement d'une autre, bien plus sombre et incertaine, et auxquelles tu adressais le regard désappointé et infantile du "désolé les gars, je viendrais pas à l'after" parce que sérieusement, l'ambiance, dans ce bled, elle est bien pourrie. En caressant tes cornes en peluche, parce que t'avais véritablement rien de mieux à foutre présentement, tes diaphanes endormies trouvèrent bien piètre les airs de tes voisins. L'idée de trouver quelqu'un ici-bas pour s'amuser fut d'ailleurs définitivement rayée de ta liste d'idées farfelues, liste sur laquelle donner aux vies aux dinosaures était en troisième position. T'aime bien les dinosaures. Eux au moins ils t'emmènent pas à des réunions foireuses, ils dépriment pas, et ils font des trucs plus constructifs que de perdre l'eau de leur corps par leur yeux, avec pour bonus ces mêmes yeux rouges, bouffis et des gueules affreuses. Plongé dans ta réflexion intellectuelles, tes paupières se fermèrent, puis s'ouvrirent sur le tableau bien sinistre de la présidente, de laquelle t'attendais impatiemment le début du discours. Qui ne vient pas. Haussant les épaules sur ta micro-sieste, tu te tournes vers la personne à ta droite. « t'as pas de la drogue ? » mauvaise pioche. les larmes débordaient d'une ignoble façon de ses prunelles mordorées, désormais ancrées à tes airs insistants mais s'éclairant de ces lueurs ternes qui veulent généralement dire "moi pas comprendre ce que toi dire" « ou des chips ? » pas de réaction. peine perdue, t'es en train de causer à un légume, et d'après de nombreuses expériences de ton fait, ils ne répondaient jamais, les légumes. impatient, tu regardes autour de toi et commence à gueuler un : « EXCUSEZ-MOI QUELQU'UN AURAIT-IL DE LA DR... » juste avant de t'arrêter brusquement en plein milieu de ta phrase, lorgnant un gamin et son paquet de bonbon. Le sucre, c'est bien aussi. Abandonnant ton ami d'une petite tape sur l'épaule, tu avanças à cloche-pied jusqu'à un môme délaissé, au bras cassé, désignant de ton index accusateur le paquet de bonbons entre ses mains, profitant que la mère geigne et déballe sa crise existentielle auprès de sa voisine. « ça, mon jeune ami, c'est du poison. si t'en manges de trop, tu vas exploser de l'intérieur. c'est le genre de mort lente et douloureuse que même ton pire ennemi te souhaiterais pas. après, ça dépend du genre de bonbon, tu peux aussi crever en recrachant tout l'intérieur de ton corps. au début c'est des morceaux d'intestins, mais si t'as de la chance, tu cracheras ton cœur avant tes poumons. parce que si jamais si t'en craches qu'un, t'es dans la merde. » que tu lui balances avec un sourire contrit. ses grands yeux horrifiés passèrent de toi aux bonbons, des bonbons à toi, et ce fut les bonbons qui perdirent ce duel puisqu'il les lâcha avant de se jeter sous les jupes de sa mère. se baisser sur une jambe, c'est moins facile qu'il n'y parait, surtout quand on s'est pris un OVNI dans le ventre. mais tu remporta le graal après quelques déséquilibre qui t'auraient valu de te retrouver la gueule étalée sur la chaussure de monsieur, et rejoignit ton ami avec un sourire victorieux.« tu veux un bonbon ? »

FICHE ET CODES PAR ILMARË

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le pouvoir de l'éclipse lelele :
 

ZHE BIG BAD IN DA PLACE:
 
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J. Ryder Storm

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❖ Philosophie : Take the best. Fuck the rest.
❖ Playlist : Pillowtalk ▲ ZAYN - Battle scars ▲ GUY SEBASTIAN - Gasoline ▲ HALSEY - Still falling for you ▲ ELLIE GOULDING



MessageSujet: Re: FULL METAL JACKET ✤ mini-intrigue (libre) Mer 17 Aoû - 17:46



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FT. BABE & THE OTHERS.


« Monsieur vous ne pouvez pas faire ça. »

Cette personne ne cesse de beugler et ça lui file une migraine encore plus atroce que celle qu’il a déjà. En silence, l’audacieux se pince l’arête du nez, sagement assis dans son fauteuil à deux roues qui est loin de marcher de façon automatique. Si seulement ils avaient pensé à lui mettre un moteur, il se serait contenté de prendre Ezra sur ses genoux et ils auraient roulé bon vent en-dehors de cette chambre aux odeurs bien trop aseptisées qui lui filent la nausée à longueur de temps. Ou peut-être est-ce le manque de drogue. Il ne sait plus très bien, en fait. Toujours est-il que le bonnet orange pétant de dinosaure a le don de le captiver pendant que le propriétaire se bat avec ses béquilles et le personnel médical. C’est à peine s’il devine l’heure qu’il est mais Ryder, lui, ne rechigne pas à l’idée de sortir de cette pièce, quand bien même il ne s’agisse que d’un court parcours pour se rendre dans une grande salle à écouter le discours probablement très attendrissant d’une présidente qui essaiera tant bien que mal de se mettre à leur place. Quand elle veut, il lui file ses jambes pourries qu’il ne sent plus et sa superbe balafre dans le dos qu’il arborerait toute sa vie. Quand elle veut ! Sans parler de l’état de manque qui ne cesse d’empirer au fil des heures, si bien qu’il est obligé de camoufler la sueur de son front en se l’essuyant sans arrêt d’une main tremblante qui en dit long sur l’état dans lequel il se trouve. Dans lequel ils se trouvent, tous les deux. Il devrait peut-être aussi demander un bonnet dinosaure. Ouais, ça semble être une bonne idée.

« Je veux un bonnet. ».

Mais les deux sont bien trop occupés à se bouffer le nez et Ez se lance déjà dans une longue tirade parsemée de…

« Ca fait beaucoup de putain. ».

Le responsable de la Fosse éclate de rire, la situation est aussi comique qu’elle est misérable. Mais il apprécie le dévouement de son merveilleux dinosaure d’ami. La façon qu’il a de défendre et de vouloir absolument l’entrainer dehors en poussant son fauteuil de fortune. Nul doute qu’il faudra le laisser lui décorer les roues. Ce sera plus fun et ça lui évitera de râler même jusque dans son sommeil agité. Après un temps qui lui parait interminable à argumenter auprès d’un con à qui il raffole de lever son majeur, le fauteuil se met à avancer lentement mais sûrement et par à-coups. On croirait une vieille deux chevaux qui va tomber en panne d’essence, mais ça le fait rire, force mille. Il a la banane sur le visage, sans doute un peu trop en mode « délire » pour réellement comprendre ce qu’il se passe. Ce n’est que lorsqu’il capte les dernières paroles de son ami concernant son cul à l’attention de l’infirmier qu’il rapplique à sa suite. « Et ne parlons pas de mes jambes, Alfred. ». Pas sûr que l’infirmier s’appelle Alfred, mais bon, avec sa tonsure qui commence à le dégarnir, il a une tête à s’appeler Alfred, raccourci Al’. Il explose à nouveau de rire en y pensant et se laisse entrainer dans la salle géante de laquelle aucun son ne s’échappe. Des éclopés, il y en a partout, et s’il n’était pas en profond état de manque cruel, nul doute qu’il aurait probablement arboré leur mine déconfite, lui aussi. Faire partie de ces bouseux du bulbe ne l’enchante pas vraiment, d’ailleurs il donne déjà une tape à Ezra qui est lui-même occupé à quémander de la drogue ou des chips à droite et à gauche. « On fait aussi peur qu’eux ou… Dis-moi que je ressemble pas à la vieille de Titanic. J’ai pas envie de couler à pic et me noyer dans la mer qui s’échappe de leurs yeux. ». A bien y réfléchir il veut se tirer, là, tout de suite, mais au lieu de ça, c’est un dinosaure orange qu’il voit filer à l’anglaise vers un marmot. Il est sérieux ? C’est pas le moment de jouer au pédophile !  

Mains tremblantes, Ryder fait tout pour les cacher, et puis cette chemise ouverte dans le dos...Non Ez, ne te penche pas en…. Oups. Trop tard. Un sourire vient étirer ses traits, c’est pas sa faute c’est plus fort que lui, ses nerfs sont en train de lâcher à force d’être prisonnier ici. A force de se traîner comme une limace et ne même pas pouvoir aller pisser, tout seul. Le dinosaure revient s’installer clopine clopant sur sa chaise et lui tend alors un paquet de bonbon. L’audacieux ne peut se retenir de sourire davantage. « Je n’ose imaginer ce que tu lui as raconté pour les avoir. ». Il ricane dans sa barbe naissante et vient piquer quelques bonbons gélifiés dans le paquet. « C’est pas de la poudre, mais ça fera l’affaire en attendant. ». Oui, il a clairement l’impression d’avoir Parkinson. Ils sont trop jeunes pour la maison de retraite. Vraiment. Crocodile enfourné, le responsable de la Fosse observe la Présidente faire son chemin et commencer son discours, mais lui, tout ce qui l’intéresse, c’est de se pencher vers Ezra. « Il faut qu’on en trouve Ez’. C’est qu’une putain de question de temps avant qu’ils ne s’aperçoivent du problème et me foutent en boîte… ». Sous-entendu : en désintox forcée.

Et pendant ce temps, Moira parle, parle, parle, et parle encore. Alors sans vraiment s’en rendre compte, Ryder roule des yeux dans ses mirettes et soupire à voix haute.

« BLA. BLA. BLA. ».

Ca l’énerve, ça l’agace. Et il est en manque. Voilà. Pour la peine, il reprend un bonbon.
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Thursday Thunder

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MessageSujet: Re: FULL METAL JACKET ✤ mini-intrigue (libre) Jeu 18 Aoû - 23:23



Full Metal Jacket

- feat. intrigue -


Les événements avaient laissé leur trace dans son esprit. Il aurait difficilement pu en être autrement. Il était rare qu’elle ait peur, mais elle devait bien admettre que cette fois-ci elle avait cru y passer. Plusieurs parties de son corps avaient souffert, mais heureusement les plaies n’avaient été que superficielles, rien qui ne guérirait avec un peu de temps. Elle n’en revenait toujours pas de s’être laissée prise dans tout ça. Ce qu’il s’était passé continuait de demeurer un mystère, pour elle comme pour les autres. Elle essayait très fort de ne pas s’en soucier, mais en vérité, elle était plutôt curieuse. Si elle saluait l’attentat en lui même (tout ce qui se faisait contre le système étant particulièrement souhaitable selon elle), elle regrettait d’y avoir été mêlée, et d’avoir en plus failli mourir. Mais ce n’était pas le pire. Non, le pire est qu’elle s’était trouvée à devoir secourir des individus qu’elle ne connaissait même pas, dont elle n’avait que faire. Elle les avait aidés tant qu’elle avait pu, ne les avait même pas abandonnés en chemin pour sauver sa peau. Elle en tirait la conclusion que ces attentats lui avaient retourné le cerveau et qu’elle avait eu un moment de folie passager. Une folie bien différente de celle qui l’habitait d’ordinaire.

Pourquoi venir à ce rassemblement ? Parce que malgré tout, elle souhaitait plus d’informations, ni plus ni moins. Elle n’était pas stupide au point de croire qu’on allait leur expliquer par le menu les causes et les raisons de ces attentats, mais il y aurait peut-être des indices, des rumeurs, des choses qui en ressortiraient. Et il y aurait Moira. Rien que pour ça, elle aurait pu se déplacer. La contempler en imaginant toutes les atroces choses qu’elle aurait souhaité lui faire subir. Qu’elle lui ferait subir un jour.

Elle avait pris soin d’entourer sa tête d’un foulard et de couvrir des yeux de lunettes noires. Elle ne voulait certainement pas risquer d’être reconnue par son ancienne camarade de faction, sans réaliser que cet accoutrement la rendait peut-être encore plus visible au contraire. Persuadée d’être pratiquement invisible, elle se glissa à une place libre afin de se fondre encore davantage dans la masse. Elle jeta un oeil autour d’elle et son regard s’arrêta sur une jolie brune qui se trouvait à quelques sièges de là à peine. Elle la reconnut immédiatement. Comment aurait-elle pu l’oublier ? Elle se souciait bien peu des autres, mais elle se rappelait en revanche avoir secouru cette jeune femme et son ami, qui lui avait succombé à ses blessures. Le souvenir était particulièrement amer : non seulement la scène avait été fort désagréable, mais en plus elle s’était retrouvée en position d’aider son prochain. Elle détourna la tête, espérant que Charlize ne l’aurait pas vu. Elle avait bien d’autres chats à fouetter.

C’est une attaque contre l’Humanité et ses valeurs universelles. Le Conseil promet une aide et un immuable soutient pour traduire ces terroristes en justice. Les victimes seront pleurées, les familles dédommagées et la ville se cicatrisera, avec le temps, de ses lourdes pertes.  

La voix de Moira sonnait à ses oreilles comme le crissement d’ongles sur un tableau noir. Ses paroles la firent sourire. Toujours la même rengaine. Les gens avalaient-ils vraiment ces salades qu’elle leur servait ? Son discours visait avant tout à rassembler les masses, montrer un semblant de compassion afin de calmer les esprits. Parler d’actions radicales. Elle ignorait encore ce qu’ils comptaient faire, mais elle était prête à parier que ce serait un nouveau prétexte pour exercer davantage de contrôle. Elle esquissa un sourire en coin, attendant la suite.

Les fautifs seront traqués, les arrondissements méticuleusement surveillés et la Paix sera de nouveau instaurée au sein de nos rues. Il en demeure notre priorité. À l’égard de nos pairs, je vous présente mes plus sincères condoléances.

Elle s’imagina un instant lui tirer dessus, là, tout de suite. Mais elle n’avait pas d’arme à feu sur elle. Et ce serait bien moins réjouissant que ce qu’elle comptait vraiment lui faire, une fois qu’elle l’aurait sous la main.


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Clara D. Reagan

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MessageSujet: Re: FULL METAL JACKET ✤ mini-intrigue (libre) Ven 19 Aoû - 11:06

Full Metal Jacket
feat. citoyens de Chicago

Je crois bien que j'ai décroché à ce moment là. A tout bien y réfléchir, je me suis moi-même posée la question du "pourquoi je suis encore là ?". J'avais cette impression de revivre en direct les affreux évènements qui se sont dérouler quelques jours plus tôt. On avait pas besoin de ça... Des pleurs, des petits cris silencieux, des reniflements en vois-tu en voilà. Je n'en pouvais plus. Pas avec tous ses visages marqués par la fatigue, la détresse du à leurs blessures et la mort d'un proche. Mines affreuses, cernes cadavériques pour certains, ce n'était pas beau à voir je vous le confirme. D'ailleurs, je crois bien que j'ai décroché à ce moment là. Ryder et Ezra ont fait leur entrée en salle. Remarquée, ces deux-là ne pouvaient pas être plus discrets, mais ce n'est pas seulement eux qui m'ont fait décrocher du discours peu intéressant de Madame la Présidente, non, c'est bien une jolie tête brune qui m'est rentrée en plein dans l'omoplate qui m'a octroyé un grognement de colère et m'a fait faire volte face pour la rattraper.

Deux mains moites qui viennent se coller sur mes bras pour te retenir de tomber face contre terre et qui d'un sourire se détache aussitôt. Les yeux vitreux, je voyais bien que tu n'étais pas nette et encore moins en état de marcher, seule, parmi la foule. Je me demande vraiment si je fais bien de te laisser déambuler comme ça ? « Caporale Reagan, mes hommages et toutes mes excuses... » Avec un hoquet par-ci, j'aurais pu deviner quelle substance t'avait rendu ainsi fragilisée. Mais tu tentes de te tenir le plus droit possible pour éviter que je ne te tombe dessus, ton regard te trahi cependant et au moment même où je m'avance pour te rattraper, deux personnes âgés me sont passées devant et croyez-moi que j'aurais aimé les pousser. « Laissez passer les ancêtres, fillette. » Pardon que je réplique bêtement, plutôt ironique puisque ma pensée était tout autre. Je me suis retenue bien évidemment, je ne voulais pas créer une émeute, puis au vue de ceux qui commençaient à s’amasser dans la salle, il valait mieux que je reste attentive. Tu as bien de la chance d'avoir été sauvée par papy et mamie. Serrant le point, reculant de quelques pas, je me replace tranquillement, toujours mes yeux sombres rivés sur ta silhouette nonchalante se reposer auprès d'une jeune femme à la mine aussi radieuse que la tienne. De vrais cadavres ambulants. Je soupire, exaspérée de devoir faire à chaque fois le salle boulot au final. J'étais en route pour retrouver ma porte bien-aimée, celle que j'avais trop longtemps délaissé pour une autre, je me repositionne confortablement appuyée sur l'arête et je ne te quitte pas du regard. Pas même lorsque j'entends Ezra emmerder un gamin innocent pour quelques bonbons. Galère. Mes yeux roulent à nouveau vers le ciel, absent de toute couleur. Je déglutis et me racle la gorge manière de me préparer à aborder un navire déjà en train de couler. J'aime bien les métaphores, j'adore ça même et je vois encore mon poing s'écraser sur sa joue. Calme, il faut que je reste calme. Je respire normalement, me déplace dans votre direction cette fois-ci, je vois bien que Ryder est aussi dans un sale état et ça me désole pour lui. « Tu veux un bonbon ? » lui proposas-tu gentiment. Je voyais déjà qu'il en avait marre d'être là, ce discours l'agaçait et je le comprenais bien. Mais j'étais ici pour faire régner l'ordre et je me devais de vous tenir un peu si je ne voulais pas prendre une énième réflexion sur mon travail. « BLA. BLA. BLA. » Totalement. Il souffla son mécontentement, à bout de nerfs. « Passionnant hein ? » que je dis en vous tapotant l'épaule à tous les deux. « Tu n'a rien trouvé de mieux Ez' que de racket un pauvre gamin, pour du sucre hm ? » J'exerce une délicate, bien que brutale pression sur ton épaule pour te faire réagir. Je ne compte pas y aller de main morte avec toi, tu ne le ferais pas avec un autre, ou avec moi si tu étais à ma place, alors bon. Ton acolyte peut me fixer, tremblant et amaigri, je ne flancherais pas car tu es pour moi un virus dans cette foule. Je m'invite tout de même à piocher un délice de ce sachet que je t'arrache au passage. Ton précieux disparait de tes mains. Tu ne devrais pas en bouffer. Ni toi, ni lui. « On va remettre les choses au clair. Tu ne choisis pas ici. Tu es malade. Donc tu fais ce qu'on te dis, c'est clair ? » Je plante à nouveau le peu d'ongles que j'ai dans son épaule manière qu'il me comprenne bien. « Tu peux rechigner, tout le monde s'en fou. Tu fais un faux pas et tu verras ton jolie petit cul être victime d'une aiguille de sédatif. » Je suis calme, très calme, la situation n'a pas encore dégénéré, que ça continue... Je relâche la pression, tout doucement et me dirige vers le gamin à qui tu avais "emprunté" ce paquet de bonbons. Je grimace légèrement du à l'acide du bonbec que j'ai ingurgité un peu plus tôt. Ignoble, vraiment dégueulasse. Belle connerie que j'ai fait.

« Tiens petit. Et n'écoute pas le monsieur avec le bonnet dinosaure. Il lui manque une case tout là-haut. » Je me retourne vers lui avant de partir, pour te rejoindre à nouveau et lui souris manière que ça passe mieux que ton insouciance.


HRP > Si jamais un truc ne va pas dites-moi et je changerais Wink
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Scarlett Trueblood

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❖ Philosophie : " Un jour sans manucure, c'est comme une apocalypse sans zombie. Ca manque terriblement de mordant. "
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MessageSujet: Re: FULL METAL JACKET ✤ mini-intrigue (libre) Ven 2 Sep - 18:18

Full metal jacket
Mini-intrigue

Soul & rock'n'roll, poor sheeps. ✻✻✻ On t'a retrouvé bien en sécurité, après l'attentat. Tandis que l'on courrait en tout sens, tu as trouvé refuge dans l'arrière-boutique d'un magasin coincé entre deux bâtisses imposantes. Exceptée la terreur qui t'a envahie durant ce temps, d'une longueur infinie, où tu es demeurée prostrée dans la petite pièce étouffante de monde et chouinements absolument insupportables, on peut considérer que tu t'en es plutôt bien sortie. Les secours ont fini par vous évacuer et tu es restée stoïque, même à l'hôpital où ils ont cru bon de t'envoyer malgré ton manque apparent de blessures. Pas même un ongle cassé ! Non parce que, qu'on se le dise, là aurait été le plus grand drame de ta vie ! Avec cette débâcle, impossible de trouver une manucure digne de ce nom, ça c'était certain ! Déjà que ta robe hors de prix avait été tâchée par cet empoté, puis froissée dans le fond de ce bouiboui ... Non, vraiment, tu n'aurais pas pu en supporter davantage.

Ou comment se réfugier derrière le soin de son apparence pour oublier le traumatisme.

Parce que tu as toujours été douée pour ça et que Mozart, cher ami de tes parents, t'a été d'un grand soutien les jours suivants l'attentat. Ses symphonies ont envahi ton appartement, chaque note faisant trembler les murs. Grâce à lui, tu n'as pas eu à penser. Tu n'as pas eu à te faire être entier et libre de tes pensées. Déni plénière, telle une grossesse non désirée dont on se débarrasse à coups de cintre. Douloureux mais efficace.

Alors, mine grave de circonstances assortie à ta petite robe noire, tu as suivi Tante Moira jusqu'au Wrigley, ainsi qu'elle te l'a demandé. Un flot de paroles s'échappe des lèvres de la Rosenbach, laquelle reconnaissant l'horreur de ce qui a secoué Chicago quelques jours plus tôt et quelles mesures seront prises. Tu es debout derrière elle, te tenant bien droite. Tes mèches blondes semblent ternes dans l'ambiance toute aussi morne. Aucun mort ne risque de se relever dans une atmosphère pareille.

Ton œil absent fixe un point au-delà de la foule, décide de se perdre un instant sur cette dernière, croise les silhouettes quasi-entrelacées de Silena et Ramsey, leurs sourires bravaches et leur complicité évidente. Décharge. Soudain, tu es en alerte. Tu sens un mouvement. Un autre. Trop de conscience, d'un coup d'un seul. Tu pâlis.

Et un pressentiment.
Celui que quelque chose va se produire.
Quelque chose auquel, cette fois, tu ne pourras pas échapper.

✻✻✻
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_________________

   
Do you ever feel already buried deep ? Six feet under screams, but no one seems to hear a thing. Do you know that there's still a chance for you ? ‘Cause there's a spark in you. Firework
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S. Brooklyn O'Malley

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MessageSujet: Re: FULL METAL JACKET ✤ mini-intrigue (libre) Lun 5 Sep - 13:56

Down to the devil's show To be his guest forever
Exceptionnellement aujourd’hui, Brooklyn avait été affecté à la protection de madame Rosenbach. Elle ne faisait pas partie de sa garde rapprochée, elle n’était pas formée pour cela, mais elle était chargée d’encadrer sa visite à l’hôpital. Cette mission ne l’enchantait pas particulièrement car rester debout toute la journée à surveiller un auditoire n’était pas franchement difficile et donc motivant. Et puis il y avait tellement de travail à faire à la Fosse même qu’elle ne comprenait pas pourquoi on lui demandait à elle de venir filer un coup de main. Cependant, dans l’optique de ne plus brosser Envy dans le mauvais sens du poil, elle avait accepté de bonnes grâce, et puis avec le manque d’effectif en ce moment dans leur faction, il fallait savoir se retrousser les manches. Ayant revêtue la classique tenue noire des Audacieux, la blonde avait fait partie du comité d’accueil à Wrigley et avait escorté la présenté la présidente dans la salle où elle donnerait son discours avant de se mettre dans un coin proche de l’estrade.

Poings croisés dans le dos à l’image de ses frères d’arme, Lyn se mit en position pour regarder un peu les participants. Il y avait principalement des victimes des attentats et des patients de l’hôpital, c’était pour ça que Moira était l à, pour se montrer compatissante, pour soutenir ses concitoyens et leur montrer qu’elle partageait leur peine. Mais comme elle n’allait pas le faire gratuitement, il y avait aussi la presse pour s’assurer que le reste de Chicago saurait que la présidente du Conseil savait se montrer humaine. Tous les tenants et aboutissants de la politique et ce devoir permanent de représentation la barbait plus qu’autre chose, elle qui avait fui les Érudits dès qu’on lui en avait offert l’occasion. Quand la majorité du public fut installé la présidente s’approcha de l’estrade et entama son discours auquel Brook ne prêta pas la moindre attention. Elle n’était pas là pour entendre des paroles réconfortantes ou pour s’apitoyer sur le sort des victimes. C’était peut-être cruel, mais horriblement secondaire comparé à sa mission.

Elle avait appris de façon douloureuse dernièrement qu’un soldat n’était pas là pour réfléchir mais pour exécuter les ordres. Et les siens étaient de s’assurer que Moira ressorte de Wrigley sans la moindre égratignure. Cela promettait d’être assez aisé compte tenu du fait que plus de cinquante pourcents des gens présents étaient des blessés ou des malades et le reste étaient des Altruistes, et il y avait plus menaçants comme personnes. Toutefois, ils n’étaient pas à l’abri d’une surprise, d’une personne trop en colère, d’une personne rongée par le chagrin. Et ça il y en avait forcément dans l’assistance. Aussi Brooke s’appliqua-t-elle à regarder tous les visages qu’elle pouvait croiser pour savoir si elle pouvait repérer la moindre menace. Evidemment, elle remarqua Ryder sur lequel elle passa rapidement, se disait qu’elle irait lui dire bonjour plus tard sans avoir l’intention de s’attarder avec lui pour éviter de ressentir le même malaise que lors de sa dernière visite.

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Come and find me in the dark now Everyday by myself I'm breaking down I don't wanna fight alone anymore Bring me out From the prison of my own pride My God, I need a hope I can't deny In the end I'm realizing I was never meant to fight on my own
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Bellamy P. Graham

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MessageSujet: Re: FULL METAL JACKET ✤ mini-intrigue (libre) Lun 5 Sep - 21:49

Spoiler:
 




FULL METAL JACKET ( mini intrigue )

- feat. libre


Devoir assister à un discours de la Présidente, alors que nous étions  à l’hôpital pour récupérer de l’attentat et se soigner, c'était une idée stupide. Mais la politicienne voulait que tout le monde soit présent dans la grande salle et nous devions obtempérer. Nous n'avions vraiment pas besoin de tout ça, tout ce tapage médiatique. On voulait juste être tranquille après ce cauchemar sans nom, cette tragédie ayant enlevé la vie à de multiples victimes qui n'avaient rien demandé à personne. Elles s'étaient retrouvées au mauvais moment au mauvais endroit et si ce n'était pas suite aux dégâts de l’explosion, les balles tirées par des ou furieux avaient terminés le travail. Ce jour là j'ai perdu des proches. On me les a retiré pour des raisons plus qu'obscures : mon ami le plus proche connu chez les fraternels lorsqu'il les avait rejoint. Un fraternel frère de cœur qui en avait un de grand. Mon frère, qu'au départ je ne savais pas présent mais dont j'appris la perte à peu de temps après mon réveil. D'autres que j'avais croisé ou pas...Tellement de victimes innocentes dont certaines restaient encore entre la vie et la mort. Et de mon côté j'en étais ressortie vivante. Blessée, brisée par toutes ces pertes, mais encore là.
Me retrouver assise dans cette grande salle entourée de tous ces gens, victimes de cet enfer, familles, gens du peuples sortis indemnes me rendait mal. Entre le moment où on a eu les attaques, et ce rendez vous pour un discours de la présidente, j'avais eu le temps de voir des survivants circuler à travers le couloir. Mais tout ce monde, toute cette foule, me rappelait encore plus l'événement tragique qui venait de se dérouler. Je me doutais que les choses mettraient du temps avant de s'apaiser, et que c'était normal de souffrir peu de temps après tout ça. Mais ce regroupement dans cet endroit n'arrangeait rien. Ça appuyait encore plus sur nos douleurs personnelles, différentes mais si similaires aussi à la fois. Assise sur une chaise, dans une rangée du milieu, près de l'allée centrale, j'observais les gens présents. Des familles endeuillés, des blessés en fauteuil ou béquilles, des blessés non visibles aux premiers abords, tout comme moi. Des gens non blessés. Des journalistes étaient aussi présents. A l’affût du  moindre renseignement important, sans forcément respecter le besoin de tranquillité des gens présents. L'information à tout prix. Du personnel de l’hôpital. En soit ce petit discours ralentissait dans la foulée le travail de l’hôpital . Ça n'avait pas commencé que je voulais déjà que ça se termine. Mais heureusement Rosenbach faisait enfin son entrée sur scène. Les choses allait enfin bientôt se finir. Du moins je l'espérais.  
 Chers habitants de Chicago. L’attentat survenu à l’arrondissement du Centre afflige tout le monde. C’est une attaque contre l’Humanité et ses valeurs universelles. Le Conseil promet une aide et un immuable soutient pour traduire ces terroristes en justice. Les victimes seront pleurées, les familles dédommagées et la ville se cicatrisera, avec le temps, de ses lourdes pertes
C'était bien du blabla de politicienne et je râlais intérieurement.  Il y aura peut être de l'argent aux familles, mais qu'est ce que l'argent pourrait résoudre après un tel drame ? Et puis ses belles paroles elle pouvait se les garder.

" Vous êtes les visages d’intelligence, de courage, de vérité, de paix, d’abnégation et de marginalité. Le système des factions instaure en nos cœurs égalité et liberté"

Je pensais qu'elle allait continuer dans ses belles paroles. Mais là elle touchait à des mots qui étaient à mille lieux de la vérité. Au fond elle restait dans les jolis mots, mais ça me fit grincer pas mal des dents tellement le mensonge était gros. Toujours et encore sauver les apparences. Mais ça ne durerait pas.
J'écoutais la suite d'une oreille mais mon regard fut attirée par du mouvement un peu plus loin. Une brunette circulait en bousculant un peu les autres, titubant légèrement. Charlize était reconnaissable  Elle aussi avait pas mal subit avec ce gouvernement et les derniers événements.Elle avait connu des pertes de proches et elle avait subit tout comme moi un changement de factions et pas des moindres. Passer des Sincères aux sans factions, c'était une grande chute dans les privilèges. Une carrière brisée. Une vie tout autant détruite.
J'étais contente de revoir l'ex sincère, mais visiblement la demoiselle avait d'autres projets et s'était assise à côté d'une blonde, qui vu l'angle de vue, semblait être la blonde qui était venue à la rescousse de Kyle et moi même, malgré le fait que mon ami n'aura pas survécu au final.

Kyle, j'espère que tu es en paix, où que tu sois...

En tout cas les deux femmes semblaient bien proches. Enfin je ne pouvais pas me permettre de faire de même avec ma voisine d'à côté qui était une petite dame d'une cinquantaine d'année, altruiste comme moi, qui pleurnichait dans son vieux mouchoir. Je fouillai dans une poche et en sortis un mouchoir non utilisé que je tendis gentiment à ma voisine qui me remercia de son regard larmoyant. Puis délicatement je me tournais pour chercher des amis des yeux. Mais une des raisons pour lesquelles je me sentais aussi mal venait du fait, je crois, que j’avais ce sentiment de solitude qui ne me quittait pas depuis ce fichu attentat. J'avais vu Charlize comme celle qui allait me sortir de là mais non, visiblement non...

Égalité et liberté  hein ? Balivernes ! C'étaient des balivernes pour toute personne vivant dans cet enfer. Il n'y avait peut être que la Présidente qui était vraiment libre, libre 'agir comme elle le voulait, sous couvert d'une loi, d'une règle justifiant son action.

« Les fautifs seront traqués, les arrondissements méticuleusement surveillés et la Paix sera de nouveau instaurée au sein de nos rues. Il en demeure notre priorité. À l’égard de nos pairs, je vous présente mes plus sincères condoléances »

Encore plus de surveillances, de forces policières pour soi disant nous protéger, mais qui était au fond qu'une façon d’asseoir l'autorité du Conseil et surtout de cette femme présente devant son pupitre. Cette femme habillée dans ses vêtement hors de prix alors que la majorité des gens présent étaient vêtus plus que pauvrement. Trop c'était trop.
Bougeant la tête de droite à gauche en signe de négation, et lasse de cette comédie, je lâchais un grand :

« Vous pouvez repartir dans votre tour, parce que vous n'êtes pas la bienvenue ici!»


Alors que je n'étais pas bien avant mon intervention, cette dernière eut comme effet, de manière logique, d'attirer toute l'attention sur moi et le mal être était doublement grand. Mais je ne pouvais pas faire machine arrière maintenant. Alors le cœur battant, doucement je me relevais de mon siège pour me mettre debout. Et j’affrontais Moira du regard :

« Les factions sont loin d'être égales entre elles et tout le monde le sait. La ville est retenue prisonnière  par ce labyrinthe et les factions nous retiennent enfermés, nous empêchant de circuler  librement, sorti de certaines heures. La seule liberté qu'on a vraiment c'est d'aimer et le choix de notre faction à nos 18 ans, en partant du principe qu'on réussisse le test... Ah non attendez...Vous  avez enlevé cette liberté pour certains d'entre nous, tout cela parce qu'on a secouru des gens en mauvaises postures. On a écouté notre humanité, nos cœurs et vous nous avez puni. Même faction, changement de factions ou un aller simple chez les sans factions. Et ceux qui dérangeaient le gouvernement, vous leur avez effacé  la mémoire. Vous avez brisé des vies, des carrières au nom de quoi ? La protection de la population ? Nous étions inoffensifs ! Nous ne demandions qu'à sauver des vies. Vous auriez pu tolérer notre action pour cette fois ci, pour ces vies. Mais vous avez préféré agir froidement, en nous faisant subir cette seconde simulation et ce qui en a découlé.... Pourtant ce n'est pas ainsi que vos citoyens vous écouteront ou vous respecteront...

J'avançais d'un pas doucement sans montrer de signe d'agression. De toute manière je n'étais pas en position de faire quoi que ce soit. Je me doutais que ça se finirait mal pour moi.

"Vous voulez que liberté et égalité planent vraiment sur la ville ? Ouvrez les frontières des factions 24h sur 24 et revoyez le systèmes des factions. Donnez un meilleur statut aux sans factions qui ont autant de valeurs que nous...Je n'approuve pas du tout les actions de ces gens qui ont mit à feu et à cendre une partie de la ville. Ils ont tué des personnes qui m'étaient très proches, comme pour tout le monde. Rien ne justifie la mort d'innocents. Mais améliorez la qualité de vie de Chicago et vous  éviterez peut être que des gens se rallient à ces terroristes ou suivent un mouvement du même genre »

J'avais fini mon speech, et je restais immobile, ne sachant plus trop quoi faire. J'avais sorti tout ce que j'avais sur le cœur et je craignais d'avoir dépassé les limites. J'avais même dans l'idée de quitter l'endroit mais ça serait fuir et ce n'était pas la meilleure attitude à adopter.


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Blake C. Keyshawn

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❖ Profession : Dirigeante des Sincères
❖ Faction : Sincères
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MessageSujet: Re: FULL METAL JACKET ✤ mini-intrigue (libre) Mar 6 Sep - 22:32

Spoiler:
 

Full Metal Jacket


Blake observait les allées et venues des blessés à l’hôpital. Elle était venue ce matin là pour espérer trouver dans les témoignages des pistes pour mettre ces terroristes derrière les barreaux. Jusqu'ici, elle n'avait pas eu d'éléments vraiment probant. En revanche, le discours prévu ce jour là pouvait avoir son lot de surprise. Elle prit rapidement place, choisissant un siège dans le fond. D'ici, elle pouvait déceler tout comportement étrange.

La Présidente fit son entrée. Le discours, la jeune femme l’écouta avec un recul tout nouveau. Les dire de Charlize commençaient lentement à faire leur chemin dans l’esprit de la brune. Elle n’en avait pas encore soufflé mot, elle avait une enquête à mener. Beaucoup de têtes allaient tomber. Il était de plus en plus évident qu’ils allaient dans la mauvaise direction et si jamais Moira savait ce qui se tramait pour les divergents, elle n’aurait aucun remord à la mettre elle-même derrière les barreaux. Ceci-dit, la guerre faisait déjà rage. La méfiance était de mise, Blake ne voulait surtout pas être instrumentalisée. Elle avait la confiance de la Présidente et ne souhaitait pas non plus la perdre par naïveté. Quelle belle erreur ce serait ! Mais elle était la Justice. Aux yeux du monde, sa parole faisait Foi. Alors quand elle entendit Moira parler de dédommagement, elle pensa tout d’abord qu’elle avait vraiment des progrès à faire en matière de communication...

Un dédommagement. Rien ne rendrait à ces gens les proches qu’ils venaient de perdre. Rien n’apaiserait leur peine sinon de voir les responsables punis à la hauteur de leur crime. Quel dédommagement ? Elle était incapable de rendre la vie. Et comment pouvait-elle d’ailleurs chiffrer le prix d’une vie humaine ? Ce discours manquait encore une fois d’humanisme. Toute sa politique manquait d’humanisme. Charlize était un si bon élément, pourquoi lui nier le droit de rester médecin légiste ? Blake n’avait-elle pas nié longtemps ne pas avoir vu des divergents à chaque coin de rue, cachés dans une faction ? Beaucoup respectaient la loi et ne faisaient aucun mal. Ils avaient choisi leur voie. Alors pourquoi les chasser ? Marginalité. Le mot résonna comme un coup d’épée dans son esprit. Non, décidément, elle ne comprenait rien. Pourquoi ne l’écoutait-elle pas ? Au Conseil, elle l’avait bien prévenue ! Et que promettait-elle ? Du sang.

Le sang appelait le sang. Et si les spectateurs avaient tous des réactions plus différentes les uns que les autres, une voix s’éleva. Blake tourna les yeux vers celle qui osait affronter directement une femme de fer. Une personne qui en demandait un peu trop et prenait un risque inconsidéré. Les yeux de Blake s’étrécirent et son coeur accéléra dans sa poitrine. Si elle n’intervenait pas maintenant, cette personne risquait de gros problèmes. Devait-elle faire quelque chose ? Tergiversant quelque seconde, le leader des Sincères se leva à son tour. Elle balaya la salle du regard, laissant son émotion transparaître. « Nous avons perdus des innocents. Ces terroristes ont versé le sang avec un discours qui ressemblait étonnamment au vôtre. Je comprends votre peine et partage entièrement votre douleur. » Blake inspira longuement. Une ultime hésitation. Devait-elle aller aussi loin ? « Aujourd’hui, je peux seulement vous promettre que Justice sera faite et qu’elle n’épargnera absolument personne. Si vous avez des accusations à proférer, que ce soit envers les responsables de cet évènement tragique ou le Conseil, je vous propose de vous adresser directement à moi-même. Je me propose en tant que médiateur impartial et vous invite à venir me rencontrer. Verser le sang pour se faire entendre n’est pas une option acceptable. Déchirer des familles n’est pas acceptable. Mais je suis persuadée que notre Présidente saura entendre vos suggestions et y apporter les réponses. Aujourd’hui, est un jour fait pour pleurer et prier pour ceux qui nous ont quitté ou ceux qui sont blessés. Ne laissez pas la colère vous aveugler. Nous avons tous à coeur de construire un meilleur avenir. »

Et Blake ne mentant jamais, elle espérait que ses paroles toucheraient suffisamment et dissuaderait ceux qui comptaient lancer leur venin sur Moira. Bien sûr qu’elle était responsable. Oh, que Blake la blâmait intérieurement également. Mais son message lui amènerait probablement toutes les preuves qui lui manquaient pour faire tomber les traîtres. Les traîtres, qu’ils soient dans ou en dehors du Conseil. Les traîtres qui jouaient avec des vies, enfermant les gens dans des laboratoires, enfonçant des puces dans leurs crânes. Oh oui, si Moira avait autant déconné, Blake la traiterait comme n’importe quel citoyen, mais de cela, la Présidente ne devait pas le voir venir. Son discours, elle l’espérait, était suffisamment bien rôdé pour que Moira la pense de son côté. En réalité, Blake était décidée à enquêter. Et à mettre au jour tout ce qui se tramait dans l’ombre.



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Arizona J. O'Malley

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MessageSujet: Re: FULL METAL JACKET ✤ mini-intrigue (libre) Sam 10 Sep - 20:27


I see the fear rising but my hope is burning 
❝The shadows are calling us out || EVENT MULTIPLAYER❞




Et dans la rivière des larmes tous se sont noyés. Et en la mer des drames, tous ne sont que des naufragés. Poussière émanant des bribes de tous nos rêves éphémères, de l'espoir ne subsiste que les cendres d'une poignée de souvenirs devenue miroir de notre amer. Depuis notre misérable terre nous cheminons en équilibre sur le fragile pont de verre droit vers notre inéluctable enfer. Adieu hermétique lumière car déjà chante en nos cœurs les furieux tambours de guerre. Je te sens prendre place à mes côtés, caler ton visage brisé dans le creux de mon épaule blessée. Je perçois les pleurs de ton cœur mutilé qui n'a de cesse de saigner, là où ton âme ne fait qu'implorer le ciel pour recevoir cette trêve que l'Éternel ne fait que nous refuser. Sèche donc tes larmes, ô merveille de drame, car plus celles-ci en ton visage pernicieusement cavalent, plus c'est elle que ma main criminelle tourmente et condamne. Je lève un instant les yeux sur l'impératrice de l'infâme, contemple l'objet que mes litanies, nuit après nuit, marquent de leurs versets maudits et secrètement damnent. Bientôt sonnera la fin de tes lois. Bientôt à genoux tu ramperas. Bientôt ombre et poussière entre mes mains tu deviendras. Mon attention vient de nouveau se river sur toi, nous savons que cette proximité au vu de nos rangs respectifs ne devrait être tolérée, cependant en cet instant, je me moque de ces mots que la raison tente vainement de me souffler. Seul en mon esprit subsiste les suppliques de nos âmes depuis trop longtemps égarées et qui ne demandent qu'à enfin se retrouver. J'incline légèrement le visage sur le côté puis, passant ma main gauche sur ton visage, me mets avec bienveillance à t'observer tandis que ma main droite vient attraper ta main gauche, laissant nos doigts doucement s'entrelacer. Sèche donc tes larmes et repose toi, ô merveille de drame, car bientôt je ferais se dresser devant toi les tranquilles paysages que ton cœur salvateur silencieusement réclame.

Je fais abstraction des conversations alentour, reconnaissant très distinctement la voix de mon obscure Chapelier que même la mort se refuse d'accueillir en son sein de crainte d'être souillée de ses relents d'âme nécrosée. Ris et savoure l'éclat du jour, ô maître des suppliciés, laisse la vie t'enivrer et déguste les milles et une saveurs qu'elle a à te partager, car lorsque tu m'oublieras, je me ferais la main du karma et te rendrais au centuple les honneurs que je te dois. Et au travers des plus rutilantes flammes notre monde viendra se consumer. Et en l'incandescent brasier de nos vies si aisément sacrifiées tous seront purifiés. La voix de Bellamy tonne derrière moi suivi de celle de Blake, je ferme un instant les yeux. Cela ne s'arrêtera jamais. Jamais. Ni fuite, ni paix, seule la guerre et ses assourdissants tambours qui grondent, cognent, frappent et à tout jamais résonnent. Ô Blake, que dis-tu? Crois-tu véritablement en ces paroles bien trop de fois entendu? Je comprends tes mots, ils sont les mêmes que ceux qui sortaient de ma bouche autrefois. Seulement regarde tout autour de toi, observe ces visages défaits et ces cœurs aux abois. La justice n'est qu'un leurre que les puissants agitent afin de maîtriser la plèbe et échapper sans heurts aux lames du malheur. La vertu n'est plus et le vice jour après jour corrompt et sournoisement tue. Il n'y a aucune issue hormis celle de ce sang que tu refuses de voir couler mais qui est nécessaire pour restaurer cette terre que l'on a eu de cesse de souiller. J'ai essayé Blake, oh oui, grand Dieu que j'ai essayé mais la seule solution que j'ai trouvé fut celle que je me suis toujours refusée à emprunter. Pour combattre le mal, je suis devenue ce mal que j'ai juré d'annihiler avant d'en plein cœur de l'abysse définitivement plonger. Peut-être réussiras-tu là où j'ai échoué. Peut-être me prouveras-tu qu'un cœur pur suffit à irradier même au travers de la plus parfaite obscurité. En attendant ce jour, il me faut encore endosser le masque fait d'ébène et d'ivoire que les ténèbres m'ont confié.

Relâchant ta main, je m'empare d'une paire de lunette qui se trouve à l'intérieur de ma pochette. D'apparence classique, elles sont en réalité un dispositif connecté. Seules mes iris peuvent en activer l'interface que j'ai programmé pour répondre à mes battements de paupière qui permet à l'appareil d'exécuter une action bien définie, à savoir, envoyer à l'un de mes complices un discours qu'il devra réciter et qui lui sera retranscrit depuis l'autre paire que je lui ai confié. Je me redresse un instant, croise ma jambe gauche sur la droite, m'empare de la tablette qui trône sur le côté droit de mon siège, lis un chapitre du Comte de Monte-Cristo avant de prendre appui sur mes accoudoirs dans le but d'obtenir un meilleur maintient. Le passage renferme une clef qui permet à un algorithme de recomposer le discours que je lui scanne et veux l'entendre prononcer. Finis de jouer, le temps de la Discorde a sonné. Je repose la tablette, cligne deux fois des yeux avant de river mes perles de nacre sur notre présidente, un signal est envoyé à l'un de mes complices qui travaille pour le compte de Ténébris. Exactement trente secondes plus tard, le voilà qu'il se dresse parmi la foule en apostrophant Miss Rosenback ainsi que tous ceux qui font figure d'autorité :

- Mensonge ! Vous mentez et vous le savez ! Vous savez très bien que cette fameuse justice que vous êtes censés représenter demeure aveugle face aux atrocités que le gouvernement commet en son nom sous couvert de nous protéger! Vous avez aboli nos libertés pour mieux nous museler, vous nous avez sacrifié dans le labyrinthe pour mieux nous maîtriser mais c'est fini. On en peut plus et surtout, on ne veut plus de ce gouvernement qui ne fait que nous affamer et nous opprimer! Qui nous prouve que cet attentat ce n'est pas vous qui l'avez orchestré? Ce n'est pas la première fois que vous vous débarrassez d'une partie de la population qui semble vous gêner.

Je croise mes jambes dans l'autre sens, passant la droite sur la gauche, faisant mine de me retourner d'un air légèrement contrarié vers mon homme de l'ombre. Mes paupières se ferment une fois, puis deux autres de façon successive avant de laisser mon regard retourner sur l'impératrice des damnés et de battre légèrement une dernière fois des cils. Un nouveau signal est envoyé, lui indiquant le nouveau message qu'il doit à présent prononcer:

- Les factions sont une erreur qui met en péril l'équilibre même de notre nation tout comme la traque aux divergents que vous soutenez de façon déguisée. Les Activistes, ça vous dit quelque chose Mademoiselle Rosenbach? Vous savez, ce groupuscule qui n'a eut de cesse de pourchasser et décimer une partie de votre peuple que vous avez jugé comme différents parce que divergents. Et les sans factions que vous avez dépouillés de toute humanité et mis à l'index de notre si merveilleuse institution sous prétexte qu'ils n'ont aucune utilité? Combien d'entre eux étaient parfaitement intégré à notre société avant que vous les spoliez de leurs vies et de leurs identités? Parlez-nous aussi de toutes ces disparitions qui demeurent inexpliquées. Dites-nous pourquoi des frères, des sœurs, des époux, des enfants nous ont été subitement arrachés sans jamais être retrouvés ni même recherchés. Répondez, allez-y répondez, puisque vous prétendez vouloir nous apporter réconfort et vérité bien que vous sachiez qu'entres vos mains, nous ne sommes que des pions bons à être sacrifiés lorsque du haut de votre tour d'ivoire vous en avez ainsi décidé.

De l'espoir ne subsiste que les cendres d'une poignée de souvenirs devenue miroir de notre amer, alors adieu hermétique lumière, car les voilà qu'ils chantent en nos cœurs les furieux tambours de guerre. Ni fuite, ni trêve, ni paix, elle ne s'arrêtera jamais, la guerre et ses assourdissants tambours qui à chaque battement nous traîne en plein cœur de l'enfer. En l'eau indolente nous voilà à présent tous ainsi noyés en la mer des larmes, s'écrasant inéluctablement en les rivages de nos drames, quand sur la terre ferme nous attends les rutilantes flammes, flambeaux de nos infâmes que notre sang attise à mesure qu'il nous condamne. Et voici venir la promesse de l'Éternelle à ses enfants du malin car à l'aube de notre plus obscure lendemain, en sa terre devenue l'arène de nos fallacieux larcins, de nous et nos jeux malsain, d'un revers de sa main, il ne subsistera alors plus rien.


Dernière édition par Arizona J. O'Malley le Dim 11 Sep - 11:37, édité 7 fois
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