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Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 The Sacred Night || Judas

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Arizona J. O'Malley

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MessageSujet: The Sacred Night || Judas Mar 9 Aoû - 15:39


Cause once this land was heaven on earth
❝but now it looks more Like hell to me || feat  Judas F. Valentyne❞





- Va t'en Arizona!!! Dépêche toi ! Tu peux pas rester ! Allez fous-moi le camp d'ici bordel de merde !

Je sens tes mains sur mes épaules exercer cette pression afin de me repousser. Je bascule en arrière, le regard hagard avant de reculer. Un pas, puis l'autre, puis un troisième. Une inspiration et je me retrouve à avancer en la direction indiquée. Je ne sais pas où je vais, me contente de marcher, tel un automate que ta voix a docilement programmé. Mes pieds battent la lourde mesure sur le bitume, s'écrasent avec fracas sur les reliquats d'amertumes, piétinent, souillent, effacent la bonté et l'éclat des temps diurnes. J'obéis sans poser de question, telle une vulgaire machine, laisse se graver en ma peau les éclaboussures carmines, tandis que le mal progressivement en moi s'installe et pernicieusement s'enracine. Et il fait noir, si noir tant et si bien que mes yeux ne perçoivent plus les rayons de la lune en sa coupe d'argent, seul subsiste son visage austère qui me fixe depuis l'immensité d'un ciel que ma honte vient voiler à mesure que je m'égare en le rien devenu incommensurable néant. Tac tac tac, et ainsi claquent toujours mes pieds qui martèlent la lourde mesure en la terre crevassée pendant que doucement, la brume vient m'envelopper de son duveteux manteau au supplicié. À chaque pulsation, je sens violemment mon cœur jaillir hors de ma poitrine mutilée là où mécaniquement, je ne fais que m'enfoncer un peu plus profondément en le monde et sa sinistre écume empoisonnée. L'air vicié me comprime les poumons, mes mains viennent se plaquer contre le bois rongé par les années là où mes doigts épousent les clous de fer et de plomb. Une expiration avant que d'une impulsion je repousse devant moi les imposantes portes du sanctuaire de la divine salvation. À mesure que je m'enfonce haletante en l'allée encerclée de tous ces bancs usés, je sens l'armée des anges et leurs regards d'un mouvement de paupière me juger et toute entière me dévorer. Ô seigneur, vois comme je ne suis plus rien face à l'immensité, à peine un amas d'ombre et de poussière que d'un souffle en l'infini ta grandeur vient disséminer! Et ainsi s'agite ta légion céleste aux visages de marbre, pendant que sous leurs yeux inquisiteurs par ta volonté je me fais statue de sel nue et dépouillée de tous mes plus parfaits simulacres. Le chœur des Seraphim brusquement vibre, tonne, gronde puis déchire, cette âme qui à genoux se prosterne et expire en courbant lamentablement l'échine: Toi qui par trois fois a péché sans jamais le regretter, avance et demande ce que ton âme souillée est venue nous réclamer. Parle, toi dont les mains à l'image de Caïn sont pour l'éternité entaché du sang sacré qu'en la terre assoiffée, aveugle tu as déversé. Oui parle, toi qui au travers de la nuit noire ne fait que ramper, tel le serpent à la recherche d'une fosse en laquelle te dissimuler et enterrer les méfaits de ton crime contre la douce humanité, car tu le sais, à l'obscurité te voilà désormais à jamais condamner.

Lentement mes mornes diaphanes se déposent sur la paume de mes mains tremblantes et maculées, j'observe les gouttes d'un rouge éclatant au pourpre asséché délicatement se mêler tandis que sous mes sentinelles épuisées, se dessine au travers des arabesques carminées la fresque de l'horreur qui en mon esprit sans relâche ne fait que se rejouer. Inlassable représentation orchestrée par les remords d'un cœur furibond, me voilà ainsi piégée en le théâtre de ma propre damnation. Parle, poupée désarticulée parle ! Vois comme ici il est aisé de se soulager. Parle! Parle poupée morcelée aux cordes vocales déchiquetées par ce regret que tu ne peux même plus nommer! Vois comme en un murmure tout peut si aisément recommencer. Parle, poupée ravagée, parle, car il n'y a qu'entre ces murs qu'il pourra pleinement t'écouter et dans toute ta laideur enfin te contempler. Je soupire et sens les ombres tout autour de moi se dresser, danser puis tanguer, valse langoureuse et aliénant vertige, d'un mouvement de balancier je les laisse prendre possession de ce corps que je leur ai depuis bien longtemps déjà sacrifié. Ombre et poussière, je ne suis qu'ombre et poussière, vagabondant à l'orée d'un monde devenu cet asphyxiant cimetière. Ô mon Père, vois comme privée de ta lumière en les profondeurs je me perds! Et je voudrais l'entendre, ta voix en mon cœur à nouveau chanter, résonner et me réconforter afin de panser les plaies de cette âme que tu as de tes propres mains créés pour mieux l'abandonner en ce monde fou et déchaîné. Seulement à mes suppliques sourd tu demeures et transforme la nuit de mes délits en un affligeant tombaux de larme, de silence et de peur. Pourquoi renoncer à celle qui t'es dévouée? Pourquoi m'avoir quitté et jeté en ce puits de ténèbres que tu m'as forcé à contempler? Pourquoi n'es-tu donc plus à mes côtés?

Il était une fois où ton paradis se trouvait juste à nos pieds, sur terre et ses verdoyantes contrées. Il était une fois, une enfant libre dont la lumière pouvait tout éclairer et qui parcourait avec ton nom en son cœur, ces verdoyantes contrées qui s'étendaient à l'infini selon ta volonté. Il était une fois les sept péchés, l'homme et le mal que tu l'avais laissé créer, ensemble, tous foulèrent et souillèrent l'infini de ton paradis qui selon ta volonté se trouvait encore juste à nos pieds, transformant les verdoyantes contrées en un amas de cendre, de poussière stérile et de terre brûlée. Il était une fois l'humanité et cette enfant privée de lumière dont tu t'étais brutalement détourné, arpentant la terre brûlée à la recherche des vestiges de ton paradis bafoué, en son cœur l'enfant toujours conservait ton nom, pensant ainsi retrouver les verdoyantes contrées qu'un jour tu lui avais montré. Il était une fois, l'humanité, l'enfant, l'homme, les sept péchés et le mal qu'ensemble sur terre tu avais enfermé, les privant de lumière, selon ta volonté tu leur as permis de décimer le paradis que tu avais juste à leurs pieds déposé, face à la haine ainsi déchaînée, tu as laissé l'humanité ainsi que tous les autres sombrer en les profondeurs d'un nouveau monde fait de ruine et de cruauté, démons tu les as alors nommer, quand au travers du chaos l'enfant continuait à t'appeler et à t'espérer, recherchant jusque dans l'ombre ton souffle sacré, innocente, elle ne gardait à l'esprit que ces contrées autrefois verdoyantes qui par ta grâce, pour elle, à l'infini s'étendaient, sans même comprendre que toi, divin Père, tu venais de l'abandonner pour l'éternité en les paysages dévastés et brûlés de ce nouveau monde qu'Enfer tu as alors baptiser.

- Pourquoi? Pourquoi tu nous as fait ça seigneur? Pourquoi tu m'as laissé faire ça…

Les paumes de main ancrés contre le sol, le poing gauche serré au point de m'en faire blanchir les phalanges, je frappe un instant la dalle de marbre contre laquelle vient s'échouer l'écume de mes larmes qui ne cessent de perler de mes iris cendrées quand l'une des ombres vient me souffler au creux de l'oreille: Personne ne viendra te trouver ici mon petit démon, vois comme le ciel et l'enfer se joue de toi. Ni l'un, ni l'autre n'existe véritablement, ni même ne s'intéresse à toi ou à tous ces autres qui grouillent à l'extérieur et ne font que détruire ce qu'on a bien voulu les laisser construire. Nous ne sommes que des réflexions, du plus pur au plus abject de tout ce qui vous compose et font de vous ce que vous êtes. Alors sèche tes larmes mon petit Démon et accepte d'être également cet autre que jamais tu ne pensais être.

- LA FERME !

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Judas F. Valentyne

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❖ Profession : Prêtre à l'église de valley of tears et punisseur pour mon propre compte.
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MessageSujet: Re: The Sacred Night || Judas Ven 26 Aoû - 15:57


❝ Come raise the dead ,
feat. Arizona J. O'Malley & Judas F. Valentyne.❞



Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Où vas-tu ? Ainsi est-ce ta vie ? Tu viens troubler le divin silence de tes véhémences récalcitrantes, telle une litanie pleurée dans le désert, tu recherches en vain l’instrument cassé qui peut conformément te chanter. Tu t’en es allée et tu ne reviendras pas. Tu as été et tu ne seras jamais plus. Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Où vas-tu ? Ainsi est-ce ta vie ? Que sais-tu de toi installée en ces matins et demains ? Tu fuis, te fuis, t’enfuis, mais de quoi et de qui ? De toi. Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Où vas-tu ? Âme regorgée de tant d’espoirs que la vie a tués. Ainsi est-ce ta vie ? Tu es ici, là-bas, confinée dans ces horreurs et ailleurs. Moteur et fil conducteur, tu avances, endoctrinée de tes terreurs, sur la sinueuse route de tes pleurs, cette route tracée comme un étroit couloir qui dans la discordance accompagne la résonnance de ton âme vitrifiée de stupeur et de fureur. Sans voir, sans rien vouloir, tu avances dans les étroits couloirs, plus loin, tu t’en vas plus loin,  hasard de destinée, aux côtés de tes rêves piétinés et comptant sur les doigts d’une seule main tes actes de bontés. Enfant en parfait conflit avec cette vie que tu n’as pas choisie, toi qui se veut Poésie et qui ne peut supporter ce vide si grand, ce rien si important, lorsque le cœur, triste réalité, se meurt dans ses rumeurs d’horreur et les indicibles noirceurs. Que sais-tu de toi installée en ces matins et demains ? Rien. Tu ne sais plus rien. Voilà pourquoi est-ce que tu saccages de tes propres mains le marbre lustré de ce sol miséricordieux recevant ton corps bien piteux. Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Petit brin d’artiste, ornée de ses artifices et faux-semblants, ces lumières illustres qui brillent sur toi, toi, actrice d’une vie en couleurs vives, mais qui se rétracte, lorsque les rideaux retombent, en ces dérives t’échouant sur les rives d’un film en noir et blanc. Ainsi je te vois, mais ainsi est-ce ta vie ?

Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Que sais-tu de toi installée en ces matins et demains ?

En parfait duo avec l’écume de ton âme que tu as plongé dans la brume de ce monde, éther d’enfer sur Terre, tes larmes cristallines sont l’encre et la plume qui étendent sur le long parchemin de cette vie que tu n’as pas choisie le fiel et le sel de ces émois consumant qui fument et brûlent. Comme un livre ouvert. Je te lis comme un livre ouvert. Tu viens troubler le divin silence de tes véhémences récalcitrantes, telle une litanie pleurée dans le désert, tu recherches en vain l’instrument cassé qui peut conformément te chanter. Dos ployé sous les regards lourds et larmoyants de ces anges qui se meurent dans le noir, tu te refuses leurs clémences, assumes la sempiternelle pénitence, pauvre âme rongée de carence, tu ne sais plus rien, ne vois plus rien, le génie de ta symphonie, haché dans les immondes partitions. Et je l’entends chanter, ce refrain des malheurs et aux agonies. Tu cherches, recherches l’instrument cassé qui peut te chanter. Tu t’en es allée et tu ne reviendras pas. Tu as été et tu ne seras jamais plus. Tu fuis, te fuis, t’enfuis, mais de quoi et de qui ? De toi. Toi que tu transformes outil, les replies de ton âme sont les cordes d’un violon que la Vie afflige, le vaillant hurleur, tapit entre tes côtes, est les chœurs d’un orgue aux leitmotivs sombres, sévères, tragiques et horrifiques. Une litanie pleurée dans le désert. Moi, curieux mirage en ce paysage de sable et de dune, je danse sur les sabbats de ton chaos silencieux qui te rendent si pernicieuse devant le couchant oxydé. L’ombre érigé, tu te perds en ces obscures, dos ployé sous les regards larmoyants et pesants de ces anges qui se meurent dans le noir.

Cette nuit, tu fuis, te fuis, t’enfuis, mais que sais-tu de toi installée en ces matins et demains ? Il est de ces choses étranges, lorsque d’un simple revers de main, ces actes de bontés que nous pouvions compter sur les doigts de ladite main, sont balayés au loin et que l’on se croit condamner à avancer sur le mauvais chemin. Qui es-tu ? Petit brin d’artiste, ornée de ses artifices et faux-semblants, ces lumières illustres qui brillent sur toi, toi, actrice d’une vie en couleurs vives, mais qui se rétracte, lorsque les rideaux retombent, en ces dérives t’échouant sur les rives d’un film en noir et blanc. Ainsi je te vois, mais ainsi est-ce ta vie ?

Tu assumes. Tu te consumes. Brume. Écume. Flammes. Oriflammes. Injure et parjure. Sacrement maudit et de Sa miséricorde tu t’en éloignes. Paradis et Enfer. Ange déchu et diablotin au sourire mutin. Mademoiselle O’Malley, bienvenue en cette ère de gloire intellectuelle ravagée par le châtiment et la Foi. Quelle est donc cette barrière éthique que tu as franchie, cette nuit, et qui t’a guidé jusque dans l’ornière ?

Torchon en une main, seau d'eau en l’autre, mes tendres et intriguées diaphanes posées sur ton échine courbé, à pas feutrés je viens vers toi, guidé par les ficelles de ton âme qui me semble, ce soir, ne plus tenir d’un simple fil. Tu scandes et supplies Silence. Il est des soirs d'amour subtil, d’indulgence volatile, de compassion dévouée stérile, en ces réalités castratrices, ces heures d'agonie où l’on rêve à la mort bénie, à ton regard mes yeux se vouent l’étreinte infinie qui embrassent ta prière et pâment Silence.

Que sais-tu de toi installée en ces matins et demains ?

À tes côtés, mon lustre mystique se dessine, au salut de l’autel, près de toi échouée ici-bas, je viens poser un genou, déposant doucement le sceau sur le sol, devant nous, plongeant et imbibant d’eau le torchon tenu en ma main droite. Il est des soirs d'amour subtil, d’indulgence volatile, de compassion dévouée stérile, en ces réalités castratrices, ces heures d'agonie où l’on rêve à la mort bénie, à ton regard mes yeux se vouent l’étreinte infinie qui embrassent ta prière et pâment Silence. De ma main gauche, tendrement, je m’empare de ton poignet, arrachant ton poing que tu mutiles sur le carrelage froid, le levant doucement vers moi pour, du torchon humide, laver et purifier le pourpre laquant tes chairs. Je sais, grand Dieu, je sais, que je ne parviendrai jamais à rendre d’or ton âme que tu crois enlisée dans le bronze et les saveurs de rouilles.

Seulement, vois-tu, que sais-tu de toi installée en ces matins et demains ? Au creux de ma paume, j’allonge et délie ton poing crispé, faisant doucement glisser sur le dos de ta main le torchon humide qui fait disparaître les pourpres giclures.

Mademoiselle O’Malley, bienvenue en cette ère de gloire intellectuelle ravagée par le châtiment et la Foi. Quelle est donc cette barrière éthique que tu as franchie, cette nuit, et qui t’a guidé jusque dans l’ornière ?

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MessageSujet: Re: The Sacred Night || Judas Dim 11 Sep - 14:11


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Poupée à l'ivoire morcelé, pantin misérable aux fils désaccordés, marionnette cassée que rien ne peut en cette nuit restaurer. Je ne suis que le reflet de tes enfants que tu as lâchement abandonné. Divin père qui ne fait que nous tourmenter au nom de son amour en les obscures ornières, en ta terre aux égarés souffle l'opprobre du condamné là où en le ciel d'encre se rassemble les astres de lumière à la traîne radieuse et mortifère. Décadent et souffrant, les voilà que brutalement tu les fais déchoir de ton trône éclatant qu'ils patinaient autrefois loyalement de gloire et d'argent, leur auguste lueur d'antan n'étant désormais à peine plus qu'un pathétique point incandescent en ton ciel d'encre devenu puits de ténèbres vil serviteur de ton autre nommé néant. D'un commandement tu précipites leur chute en l'abîme mécréant, gouffre profond en lequel vient échouer la myriade de tes créations ratées qu'indifférent, tu exiles de ton paradis luxuriant pour ce monde terne, stérile et flétrissant. À mes oreilles voici que sa voix à nouveau se perd : Vois mon petit Démon à quel point au travers de l'ombre et la poussière nous sommes similaires, alors souffle avec moi et défais les nœuds d'éther qui te retiennent depuis si longtemps prisonnière car en cet insidieux univers, du rêve oublié ne subsiste que les chimères sommeillant en le sein du vide qui nous ravage de ses bras froids et solitaires.

Dodelinant de la tête, je chasse l'obscure murmure qui de l'intérieur me disloque et sournoisement me fracture. Non je ne veux pas, je ne veux plus. Je ne veux plus jamais être cette autre que je n'avais encore jamais vu. Une larme vient s'écraser sur le dos de ma main, fragile et chaude perle de sel qui décime en son sillage les vestiges de mon carnage, là où doucement vient s'étendre sous mes sentinelles de givre le froid remord en son sillon carmin. La nausée vient de nouveau ébranler mon être que je ne réussis plus à contrôler, mes bras tremblotant là où mes jambes ne parviennent même plus à me porter. Mort, je ne suis qu'un vulgaire poids mort que le silence enfonce encore plus profondément en ces regrets refoulés que brutalement la vie me remémore. Ô seigneur, tout cela était-il bien nécessaire? Montre-moi mon père comment faire le bien sans me faire serviteur de l'enfer ? Car tu sais, oui tu sais que je n'ai jamais voulu être ce glaive qui en ton nom punit et lacère. Le bruit sourd du sceau d'eau qui claque contre la dalle de marbre de l'aliénant sanctuaire m'extirpe de mes tortueuses pensées là où tu te postes devant moi l'âme vibrante de ton aura salutaire. Sans pouvoir réagir, je te laisse t'emparer de ma main, objet infecte des foudres célestes, là où mes déserts de glace viennent rencontrer la douceur de tes gardiennes de Jade qui de leur compassion instantanément me terrassent. Sais-tu seulement qui je suis, ô Samaritain qui purifie mon âme depuis déjà trop longtemps en sursis ? Sais-tu seulement ce que j'ai fait, ô prédicateur de l'ère du malheur ? Tu devrais te détourner de mon ombre de pauvre pêcheur, ô mon bon prêcheur, car lorsque viendra mon heure, seul subsistera l'âpre de mes crimes inscrit en les larmes de mon sanglant labeur. Larmes qui ne cessent de perler de ces opalines que la mort a aseptisé de son voile de nacre irisé. Ma main suppliante vient s'accrocher à la tienne que j'empoigne désespérément avant de te demander d'une voix chancelante :

- Toutes ces voix que j'ai dû faire taire, elles sont à présent toutes ici avec moi en mon tombeau austère. Elles ne s'arrêtent plus et sans doute ne s'arrêteront-elles jamais alors dites-moi. Dites-moi comment faire pour vivre avec l'horreur d'avoir déplu à notre père ? Dites-moi comment dois-je faire pour retrouver celle que j'ai abandonné aux portes de l'enfer.

Les mots s'échappent de ma bouche sans que j'ai envie ou même la force de les contenir, marquant un temps de pause, je finis par reprendre en me détachant de ta main :

- Vous savez, oui vous savez que je me suis trahie en me détournant de sa lumière, alors pourquoi rester lorsque que par le fer je me retrouve ici, misérable, à supplier et implorer genoux contre terre.

Je me recule doucement, observe la paume que tu as nettoyé des souillures de mes péchés puis la seconde, restée maculée de ce sang qui me renvoie à cette faute qui demeurera à jamais gravé en mon cœur ébranlé que j'ai de mes propres mains mutilé. Il ne te sert à rien de me purifier, ô illustre prêtre, face à toi ce tient le véritable criminel, le fou et le traître. Je lève mes iris d'acier droit sur la statue du Christ en sa pénitence de bois qui pour une poignée de méprisable fut injustement sacrifié, même lui n'a pu échapper aux caprices de ce père qui ne fait que nous utiliser.

- Des reflets, nous ne sommes que des reflets. On dit que Dieu nous a fait à son image, quel monstre doit-il être pour être aussi mauvais…

Pensée qui s'égare plus pour moi-même que pour toi. Non, il n'y a aucun espoir pour nous ici-bas et tu le sais tout comme moi, n'essaye donc pas de venir en aide à ce qui se désagrège déjà sous tes doigts car ce que tu vois là, juste devant toi, n'est que la réflexion de ce mal qui fait rage en l'humain au travers de la plus sainte de ses lois. Nous sommes très exactement ce qu'il a voulu que l'on soit, cette ombre qui grandit à la lumière de sa foi qui nous morcelle et nous met en croix. Alors viens à moi, souffle divin qui siffle en l'esprit saint et purifie les poitrines de tout venin, montre-moi ce que tu attends de celle que tu embourbes en ton labyrinthe de cendre, de platine et d'airain. Là où tout n'est que calme et silence paré de rubis et d'or, voilà qu'en mes mains se trouve la boite qu'un jour tu as remis à Pandore. En son sein se trouve toujours l'espoir, fumant de son éclat rutilent et vrillant en mes mains tel l'illustre encensoir mais, nous savons qu'il n'est qu'un fléau assassin qui brise les destins et fait redouter à l'homme jusqu'au plus merveilleux de ses lendemains.
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Judas F. Valentyne

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MessageSujet: Re: The Sacred Night || Judas Ven 21 Oct - 1:07


❝ Come raise the dead ,
feat. Arizona J. O'Malley & Judas F. Valentyne.❞



La honte te retient d’entrer dans Sa demeure, pour t’y confesser. Tourne à jamais la flamboyante gloire du Christ, elle brille dans la lueur des lampions et les reflets de ces fenêtres en mosaïques et d’images de miséricordes qui t’observent. L’éclat de la pleine lune, bien que taciturne s’invitant dans l’espace sacralisé, relui sur toi sa pâleur de jaspe et ses reflets moirés. Ta chair me parait bien pâle et vermeil de la douloureuse misère. Interdite de toutes les prières. C’est la double potence de l’honneur et de l’éternité que tu viens redoutablement scander. C’est l’étoile à six branches que je peux voir reluire en tes mornes déserts de givres. Tu n’es pas celle que tu crois. Les diables dans les abîmes lèvent la tête pour te regarder. Je les vois te lorgner et te dévisager. Étrangère. Tu n’es qu’une étrangère. Tu ne fais pas partie de ce monde. Tu n’es qu’un tableau suspendu dans l’ombre d’un musée. Tu demeures une œuvre inachevée. Il faut te regarder de très près pour comprendre ta beauté illustre et sacrée. Les étincelles de ta voix ambrent le fond de ta vie, tu te moques de toi. Comme moi avec le feu de l’Enfer où mon tendre sourire brasille.  

Au déclin de ta beauté, les mains ensanglantées, entourée de flammes voraces, Son regard se pose sur toi, le sang de Son cœur sacré t’inondant pour t’empêcher de t’immoler. Tu es malade d’ouïr les paroles valeureuses d’une cause malheureuse et l’amour dont je souffre est une maladie bien miséreuse. L’image qui nous possède nous fait survivre dans nos angoisses et nos insomnies. Il faut parfois nous regarder de très près pour comprendre notre beauté brute et maculée. Ce sont toujours près de nous que les images d’horreurs passent, condamnés dans les profondeurs, loin… si loin des frôlures du Sauveur. Épouvantée, tu te vois te redessiner. Affolée par la nuit. Affolée par le jour. Triste à en mourir. Les aiguilles de ton horloge biologique tournent à rebours, tu recules dans ta vie et lentement tu t’oublies. Je t’accompagne en ce douloureux voyage, te voyant prendre part du mensonge et de l’âge. Tu as souffert et tu souffres encore. J’ai vécu comme un fou et je suis devenu fou. Tout ce temps perdu à nous juger et châtier. Triste à en mourir.

Tu n’oses plus regarder tes mains et à tout moment tu veux t’abandonner. Tu es la nuit dans le silence de Sa demeure. Tu es le jour dans le chant de son cœur. Un choix. Une voie. Chemin de croix. Un choix qui te ramènera pour de bon à toi. Alors dis-moi…

- Vous implorez, genoux contre terre, parce que vous savez que vous n’avez absolument rien à faire en ces ornières, que je murmure enfin, la voix tremblante des lendemains alors que je viens saisir ta joue humide et empourprée au creux de ma main.

Les diables dans les abîmes lèvent la tête pour te regarder. Je les vois te lorgner et te dévisager. Étrangère. Tu n’es qu’une étrangère. Tu ne fais pas partie de ce monde. Tu n’es qu’un tableau suspendu dans l’ombre d’un musée. Tu demeures une œuvre inachevée. Il faut te regarder de très près pour comprendre ta beauté illustre et sacrée. Les étincelles de ta voix ambrent le fond de ta vie, tu te moques de toi.

- J’ai une pitié immense pour vous, mademoiselle O’Malley. Vous qui possédez le Savoir, vous me semblez aveugle et sans espoir. Ce qui est dérisoire, lorsque l’on prend le temps de vous voir. Véritablement.

Je viens déposer le torchon en ta main encore maculée, pour doucement te souffler :

- Est-ce Lui qui nous a fait à Son image ou nous qui Le faisons à la nôtre ?

Mes émeraudes viennent un instant dévisager le Christ sur sa croix, me rappelant combien j’ai supplié Son pardon et imploré Son amour.

- Qui est mauvais et qui est le monstre ?

Je m’empare du seau d’eau, le rapproche de toi alors que mes sempiternelles compatissantes se reposent sur ton visage, balayant cette larme chatoyante de mon pouce qui t’effleure la joue.

- Croyez en la Miséricorde Divine, mademoiselle O’Malley.

Tu rends fier Lucifer, mais tu ne dois pas avoir honte de murmurer Sa prière.

- Il y a toujours un moyen de renverser le Démon. Vous méritez la paix. Rendre le mal pour le mal est inutile. Le pardon est une option du cœur qui rend un futur meilleur à une âme. C’est un cadeau qui privilégie des effets remarquables. Pardonner, mademoiselle O’Malley, c'est délivrer un condamné et découvrir que le condamné… c'est nous. Nous ne sommes que des reflets, certes, mais pas le Sien. La seule chose que l’on puisse faire, lorsqu’on se retrouve en Enfer, c’est de continuer d’avancer. Sa lumière, malgré le glaive, malgré le fer, n’est jamais bien loin. Nous sommes tous errants comme des brebis, chacun suivant sa propre voie. On se croit privé de Son amour, car nous avons péché. Croyez-moi, Il nous observe, voit notre faiblesse, mais Il est prêt à nous le pardonner, car Son fils en a payé le prix par sa mort sur la croix.

Un choix. Une voie. Chemin de croix. Un choix qui te ramènera pour de bon à toi. Alors dis-moi…

- Telle est la Miséricorde Divine, mademoiselle O’Malley. Votre reflet, c’est celui d’un autre… mais pas le Sien et encore moins le vôtre. Relevez-vous et avancez. Ou restez tiède à vous lamenter. Un choix, mademoiselle O’Malley…

Mes diaphanes jouent la navette entre ta main maculée et le torchon.
Pardonner. Se pardonner…

Les diables dans les abîmes lèvent la tête pour te regarder. Je les vois te lorgner et te dévisager. Étrangère. Tu n’es qu’une étrangère. Tu ne fais pas partie de ce monde.

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Arizona J. O'Malley

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MessageSujet: Re: The Sacred Night || Judas Lun 7 Nov - 20:10


Cause once this land was heaven on earth
❝but now it looks more Like hell to me || feat  Judas F. Valentyne❞




Ombre, cendre et poussière et ainsi brusquement sous mes pieds tangue la terre. Ombre cendre et poussière, et la revoici l'entêtante litanie qui me lie à l'insondable enfer. Ombre cendre et poussière et à l'orée de l'indicible murmure s'évapore l'éclat de ma silencieuse prière. Je te regarde, te contemple, toi cet autre qui évolue en ce théâtre gardé par tes sentinelles de marbres, déposant en tes iris de jades mes mornes azurées usées par toutes ces années à lutter pour préserver et garder allumé en mon sein ce flambeau devenu lambeau de rêve qui fait de moi l'impensable assassin : Ombre cendre et poussière voilà tout ce que nous sommes en cet effroyable monde, ô mon divin père. Une ode à la mort et à l'éphémère, un chant pour l'aveugle qui en les brumes insondables se perd, une symphonie battue par une pluie de larme qui bruisse en nos oreilles habituées aux promesses légères, subtiles prémices à l'orage qui se trame et gronde depuis la mer des drames avant qu'en les profondeurs ne sombrent les cœurs devenus trop lourds et amers. Et assise en l'éther je vois tout ce qui en les veines brûlantes du monde s'agite, tremble, se transforme et disparaît au rythme du souffle élémentaire. Une nuée en les ténèbres qui se perdent et se confondent au travers de l'infini d'où s'échappe d'étranges stries de lumière. Un éclat qui ne reconnaît que toi et qui vibre à l'unisson avec cette âme à qui elle ne se présente qu'une seule et unique fois. Un instant, une voie, un choix. Cette rencontre avec le véritable toi, celui qui fut là depuis la création des premières lois et qui règne en ton cœur mais que tu n'écoutes pas, bien trop occupée à courir après ce reflet qui ne te ressemble pas et à devenir celle que jamais tu ne seras.

Ô Arizona fière, forte et à la fois si fragile Arizona, tu écoutes mais ne comprends pas, tu vois mais te fourvoies, tu prends les armes mais te trompes de combat, ce n'est pas contre toi que tu dois lever le bras mais contre ceux qui font de toi cette étrangère que ni toi ni moi ne reconnaissons-là. Écoute-le, voilà qu'il parle à haute voix pour moi, celle que tu as fait taire de bien trop nombreuses fois en pensant faire le bien et protéger ceux qui sont proches de toi. Seulement, en ma prison de verre te voilà qui meurs en silence. Offense après offense, tu meurs et te tues en t'abreuvant de tout ce qui en la terre se veut noirceur, tourment et violence. Tu te désagrèges Arizona, tu t'en rends compte mais ne fait rien pour changer cela. Tu t'éteins en usant du pouvoir maudit qu'il t'a transmit, te laisse corrompre par son ombre qui malgré tout ce que tu peux penser n'a jamais disparue de ton âme qu'il a esseulée. Pourquoi? Parce que tu as peur. Tu as peur de devenir comme lui, tu vois tout ce que tu peux faire et tu trembles à l'idée de devenir ce monstre qu'il a dissimulé en ta chair, gravant de ses fers sa volonté en ton âme et celle de ton étoile contraire. Mais tu es la lumière qu'il n'a jamais pu faire prisonnière, altière ton cœur te préserve de son énergie mortifère. Alors relève-toi et redeviens celle qui le faisait trembler autrefois. Retrouve-moi, accepte-moi, oublie le fou et son monstrueux diktat et empare toi de moi, car je suis cette lueur qui demeure tapis au plus profond de toi et qu'inconsciente tu laisses mourir entre tes doigts. Un choix mademoiselle O'Malley… Dix, en cet autre plan où plus rien n'existe véritablement je retrouve en mon inconscience le feu de la connaissance. Neuf, j'inspire, ressens la vie embraser mes sens et faire vrombir mon cœur agonisant d'un battement rutilent. Non, il n'y a plus rien que je ne puisse accomplir à présent. Huit, je ferme les yeux et ressens la miséricorde que notre seigneur en cette nuit sacrée m'accorde. Ô mon bon prédicateur, je comprends enfin où est mon erreur et c'est avec ferveur que j'implore notre sauveur qui déverse en mon cœur le pardon salvateur. Un jour, je te le promets je me montrerais digne de son amour rédempteur.

Sept, mes mains tremblotantes agrippent un instant le torchon que tu as déposé en ma main, le tordent légèrement avant de venir le plaquer contre mon visage et d'essuyer en balayant de mon front à mon menton les traces de tous ces crimes que j'ai commis pour lui en laissant hurler le canon, d'un seul ils deviennent légion et se retrouvent en les ombres de ceux dont on oublie le nom mais qui se gravent en mon âme en quête d'absolution. Du temps, pour guérir, pour reconstruire, pour arrêter de le maudire, pour tourner la page et bâtir un véritable avenir, du temps, il me faut juste un peu plus de temps en ce monde déjà mourant. Six, je réalise que peu importe les mensonges en lesquels je m'enlise, il demeure des cicatrices en lesquels se cristallisent aujourd'hui encore mes plus sombres hantises et qu'à son simple souvenir jusqu'en mon sang s'immortalisent. Libre, je me pensais libre là où je n'étais qu'une esclave captive de sa folie qui depuis toujours asservit et brise. Cinq, je relève la tête, mes opalines se vrillant instantanément sur toi, tu peux voir l'orage et les coups de tonnerre s'éloigner, mon regard ombrageux redevenir plus calme et déterminé, le torchon plaqué contre mes lèvres, j'accepte que tu ais pu lire en moi et te reconnais pleinement en la rareté de cet exploit. Tu as su me mener sur un chemin même méconnu de moi. Quatre, j'expire et laisse s'évanouir en le temple ombres et démons d'un seul et ultime soupire. Trois, je laisse retomber mes mains le long de mon corps, le torchon toujours captif de l'une d'elles, de l'autre, je rapproche le sceau d'eau de moi afin d'y plonger une nouvelle fois le bout de tissu. Deux, mes iris semblables à cet éternel soir d'hiver s'arrêtent en ce reflet que religieusement j'observe, et subitement le temps se fige, se prosternant face  à cet autre réflexion de moi-même que je condamnais à mesure que j'ignorais la fureur qui embrasait insidieusement mes veines. L'horreur est en tous les cœurs, il ne tient qu'à nous de laisser parler la vie et sa réconfortante lueur. Flambeau d'un monde qui d'heure en heure silencieusement se meurt, je le transformerais avant que le passeur ne vienne éteindre cette flamme que l'espoir a un jour allumer en mon cœur. Un, les portes de bois qui claquent et violemment brisent le silence, l'écho de sa voix qui résonne juste derrière moi et qui me remémore celle pour qui je suis là, à genoux devant lui et toi, je te souris tendrement, m'empare de tes mains que j'enveloppe des miennes, embrasse la droite puis la gauche avant de me relever et de te souffler :

- Que Dieu vous garde mon père, je possède certes le savoir, mais je ne connais rien de l'amour, du pardon et de ses mystères. Mais j'apprends et peut-être qu'un jour je serais digne de sa lumière en attendant, je sais qu'en ces murs, je demeure encore une étrangère, aussi bien pour les ombres tapis à l'orée du marbre et de la terre que pour vos gardiens fait de splendeur et de lumière.

Je tourne les talons, avance en direction de la mère de Charlize dont l'inquiétude pouvait se lire sur ses traits tirés et tourmentés par ces démons qu'elle et moi n'avons de cesse d'enfanter malgré tout l'amour que l'on peut se porter, à mi-chemin je m'arrête un instant, tourne le visage de façon à demeurer de profile et à avoir une vision éphémère de toi :

- Ni paradis, ni enfer, il existe un chemin pour les gens comme vous et moi en équilibre entre les deux. Nous nous reverrons… Monsieur Valentyne.

Ombre cendre et poussière voilà tout ce que nous sommes en cet effroyable monde ô mon intriguant père mais cet éclat en tes yeux, ces mots qui résonnent en moi, tu as connu la perdition et chemine toi aussi au travers des ombres à la recherche de la rédemption, car tu n'es qu'un homme et qu'à mon image tu es passé maître des illusions.




THE END
Rp terminé

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MessageSujet: Re: The Sacred Night || Judas

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The Sacred Night || Judas

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