Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 we might not make it home tonight ✤ SEULE

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one choice can transform you
Charlize E. Flores

❖ Date de naissance : 09/04/1990
❖ Barge depuis : 15/07/2015
❖ Messages : 1476
❖ Avatar : Odette Annable.
❖ Crédits : morrigan (avatar), tumblr (gif profil) & disturbed (gif + img + css).
❖ Multicomptes : Salem L. O'Malley, Judas F. Valentyne, Ramsey A. Dallas & Ruben C. Dashawn.
❖ image :
❖ Âge personnage : Trente balais.
❖ Profession : Dirigeante des Sans-Faction, stripteaseuse dans un nightclub crade chez les SDF et membre de la résistance.
❖ Faction : Sans-Faction, comme une grosse merde. (Ex Sincère, née Altruiste.)
❖ Forces & Faiblesses : Un glorieux mélange d’alcoolisme trop assumé et une poisse légendaire.
❖ Philosophie : Don't be a drag just be a queen.
❖ Playlist : LENKA - everything at once. FLORENCE + THE MACHINE - shake it out. THE KILLS - cheap and cheerful. SIA - alive. BISHOP BRIGGS - be your love.



MessageSujet: we might not make it home tonight ✤ SEULE Lun 18 Juil - 19:07


❝ My fear would come alive  ,
feat. La Fatalité & Charlize E. Flores.❞



Je me traîne, sanglante, au pavillon des urgences, chemin assassin, je me fonds en les sillages des brancards et secouristes agités. À mes tympans, les échos qui s’affairent, malstrom de voix et de sons cinglants, les ordres des médecins qui se noient dans les bilans des infirmières, les voix du Présent qui explosent dans le moment défait, le Passé pas si loin, trop près, dans ma mémoire, ce trou bien noir où chante le tonnerre et gronde les tambours. Des malheurs qui parlent. Des pleurs qui font peur. L’éther qui tremble, oscille, zéphires des songes, les respires qui rongent… et les larmes, moires de cette tragédie pas assez lointaine. La vision qui malmène, mon corps qui se traîne, le crâne trop lourd de l’étrange réveil du passé, mes nuits immortelles, étoilés des souvenirs suprêmes, ma paume, laquée de sang encore frais, posée sur cette brûlure grugeant ma tempe. Le couloir congestionné se dresse devant moi, les silhouettes grouillent et hantent cet espace trop étroit, dressant les supplices sur les âmes ecchymosées des sévices meurtriers.

- Madame. Madame ! Vous ne pouvez pas rester ici.

Je crois comprendre que la voix affolée s’adresse à moi, tempête des voix qui se soulèvent, disent des choses comme « blessures à la colonne vertébrale » ou encore « hémorragie interne ». État second, les sons ne demeurent que des sons et à la traîne je me traîne. Chemin assassin. Une ombre m’intercepte et se dresse devant moi. Mes ébènes, brûlants de fatigue, cernés de suie et de fumée, se lèvent paresseusement. Une femme blonde, un peu ronde dans sa blouse bleu pastel, me dévisage soucieusement. Hagarde, je cligne des yeux, fais mine de vouloir la contourner, mais elle pose doucement une main sur mon épaule, me supplie de lui obéir.

- Madame. Seul le personnel médical est autorisé à franchir le seuil de cette porte.

- Je… je suis médecin, que j’aboie, la voix graveleuse, les poumons en flammes et la gorge rêche de poussières.

L’infirmière me contemple et opine à Diable quelle réflexion.

- Vous êtes dans un sale état. Allez en salle trois. Quelqu’un va venir vous soigner.

- Non. Seule. Je me soigne seule. Je veux dire ; je me soignerai seule. Mes amis. Je dois voir mes amis. Ils… ils étaient là… il y avait cette brune, aussi, qui m’a sauvé la vie… lorsque… quand… Hendrix… nous le tenions dans nos bras… Bellamy… Kyle… j’ai entendu leur hurlement… et puis dans ce chaos j’ai croisé son regard…

Arizona…

- Et les voitures sont… et les coups de feu ont…

- Madame. Vous êtes en état de choc. Vous devez à tout prix aller en salle trois. Quelqu’un va s’occuper de vous…

- Non. Vous ne comprenez pas…

Mais quatre mains s’agrippent à moi et m’entraînent à la fameuse salle trois.

✤ ✤ ✤

La vie qui se mélange au deuil.
Les sanglots qui se mêlent aux rires.
Le malheur qui sinue sinistrement dans le bonheur.
Le lourd et pesant silence qui plane et se perd dans le chaos des échos.


Un frisson boréal me lèche l’échine, je tressaille, mes mains, fraîchement aseptisés des blessures superficielles, empoignent la bordure de la table d’examen sur laquelle je suis assise depuis ce qui me être une éternité. Je suis toujours emprisonnée dans la salle trois, un médecin est venu me voir, m’a occulté et soigné. Je vais bien. « Une miraculée de la tragédie », qu’il m’a dit, avant de disparaître au travers du seuil de cette porte que je n’ai jamais cessé de contempler. Ils m’ont demandé d’attendre. Alors j’attends. De l’autre côté de cette porte que je fixe, j’entends le chaos des échos, mon esprit rétracté dans le silence de la salle numéro trois. Je n’en peux plus. Je veux savoir. Je veux vous voir. J’ai besoin de vous… de vous savoir en vie.

« … Sauves des vies et protèges celles qui te tiennent à cœur. »
Sa voix se répercute contre les cloisons osseuses de mon crâne. Clawrence. Son génie malsain s’empare du mien. Sa voix, dans ma tête, est un tribunal auguste. Mes doigts et paumes se resserrent contre la bordure de la table, le frisson, sur ma colonne vertébrale, devient ce pieu de glace qu’Il enfonce en mon sein agonisant. Le givre brille à l'aspect du trépas. Le vertige m’enivre, mes paupières embrassent l’obscurité, la sombre mer ondoyante de ma chevelure hirsute dégringolant sur mon blême visage alors que je baisse lourdement la tête entre mes épaules voûtées d’angoisse.

Ils vont venir. Ils vont revenir. Jour bien sombre. Ils ont simplement besoin de temps. Du temps pour vous… pour vous sauver. Alors j’attends.

« … Sauves des vies et protèges celles qui te tiennent à cœur. »

CALYPSO : " Foutez-moi la paix. Ca va. Je vais bien ! "
RYDER : « IL RESPIRE A PEINE ! »

Les échos, de l’autre côté de cette foutue porte. Le lourd et pesant silence qui plane et se perd dans le chaos des échos. Le toubib m’a dit qu’il allait revenir. Il va revenir. Jour bien sombre. Il a simplement besoin de temps. Du temps pour vous… pour vous sauver. Alors j’attends…

- Charlize ?

Je crois comprendre que la voix affolée s’adresse à moi, tempête des voix qui se soulèvent, lorsque la porte s’ouvre doucement alors que moi j’ouvre lentement les yeux, mains toujours moulées à la bordure de la table.

- Seigneur, Charlize !

L’imposante silhouette de Victor Shelby, mon ancien patron, grand homme qui a apprit à m'aimer comme un père, se dessine dans l’embrasure de la porte, qu’il prend soin de refermer derrière lui, avant de se ruer sur moi et de m’envelopper de ses bras protecteurs. Le corps pétrifié d’horreur, même si mon âme se pâme en cette tendre étreinte, je ne bronche pas d’un cil, mains toujours accrochées à la bordure de la table.

- Je suis désolé. Je voulais venir plus tôt. Ils m’ont annoncé que tu étais sur les lieux lorsque…

Il se tait, s’éloigne légèrement de moi, son tendre regard dévisageant un instant le bandage collé à ma tempe, pour venir noyer ses yeux brillants de larmes dans les miens.

- Mes amis. Je dois voir mes amis…

- Charlize…

« … Sauves des vies et protèges celles qui te tiennent à cœur. »

- Ce que je m’apprête à te dire…

« … Sauves des vies et protèges celles qui te tiennent à cœur. »

- Lee et Hendrix…

Le toubib m’a dit qu’il allait revenir. Il va revenir. Jour bien sombre. Il a simplement besoin de temps. Du temps pour vous… pour vous sauver.

Le lourd et pesant silence qui plane et se perd dans le chaos des échos. Les voix du Présent qui explosent dans le moment défait, le Passé pas si loin, trop près, dans ma mémoire, ce trou bien noir où chante le tonnerre et gronde les tambours. Des malheurs qui parlent. Des pleurs qui font peur. L’éther qui tremble, oscille, zéphires des songes, les respires qui rongent… et les larmes, moires de cette tragédie pas assez lointaine.

- Non. Victor. Non. Hendrix… il… il était avec moi. Les ambulances sont venues. Ils nous ont sauvés. Mon frère. Non. Je... il n'était pas là. Je l'aurais vu. J'aurais su...

Le lourd et pesant silence.
Le regard compatissant de Victor.
Ils m’ont demandé d’attendre.
Je vous aie attendu…
Je vous attends toujours.

- Charlize…

- Et Kyle et Exekiel ? Bellamy ? Et la brune qui m’a sauvé la vie ? Arizona O’Malley ?

- Le bras-droit des Érudits ?

- DIS-MOI COMMENT ILS VONT, VICTOR !

Mes mains sont désormais moulées au col de sa blouse blanche. J’ai besoin de m’accrocher. Je dois m’accrocher à quelque chose alors qu’autour de moi le néant oscille dans le gouffre de mon monde qui ne fait plus mon monde. La fièvre aux tempes, mon cœur, fleur de sang, il se glace dans le verre, il se fracasse entre mes côtes, ses pétales de nacre déchirant ma poitrine mise à flot et à sang. Toujours accrochés au blanc immaculé de sa blouse, mes pauvres doigts grêles triturent son col, mains tremblotantes qui fait trembler ce temps qui s’enfuit sous vos blancs linceuls… mais moi je vous attends.

… je vous attendrai toujours…


THE END
sujet terminé & verrouillé.

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