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Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 Castle Of Glass † Ryder

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S. Brooklyn O'Malley

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MessageSujet: Castle Of Glass † Ryder Lun 18 Juil - 13:09

'Cause I'm only a crack in this castle of glass Hardly anything there for you to see
Trois jours. Cela faisait trois jours que Brooklyn s’était lancée à la poursuite d’un train fou semant la mort sur Chicago et qu’elle avait risqué sa vie pour l’arrêter. Elle y était parvenue avec l’aide d’Envy, son big boss mais pas sans heurt. La blonde avait désobéit à deux ordres à la suite, elle avait montré de l’insubordination sans parler des brûlures partielles sur son corps d’avoir été en contact avec du métal chauffé, de l’irritation de ses bronches et de ses poumons d’avoir inhalé de la fumée et les divers bleus que lui avait valu sa course et son saut spectaculaire pour s’extraire du ver de fer. Mais elle était là, vivante et avec un moral plus haut que tout ce qu’elle avait connu ses derniers mois. L’Audacieuse se sentait de nouveau elle-même. Gorgée de confiance et ayant enfin une lueur sur l’avenir. Pourtant elle avait subi un sacré savon de la part du dirigeant de sa Faction, non content de la punir pour ce qu’elle avait concrètement fait Envy, avait déversé toutes ses frustrations sur elle, mais la blonde ne lui en voulait pas.

Au contraire, elle avait affronté la tempête la tête haute et outre quelques corvées supplémentaire et du bizutage de base, elle avait récupérer son job. Elle était de nouveau entraineur à la Fosse et cela valait toutes les remontrances du monde. Brook était de nouveau en pleine possession de ses moyens physiques. Son pied était suffisamment guéri pour qu’elle ne soit plus à feindre de marché correctement ou ignorer la douleur. Et tout ce que l’aventure de l’attentat lui avait rapporté n’était que des blessures superficielles. Et lorsque le médecin lui indiqua qu’elle pouvait partir puisqu’elle n’avait rien, la jeune femme décida de trouver un poste d’accueil pour se renseigner sur cet homme qu’elle avait aidé dans les décombres et qu’elle avait aussi méchamment dépouiller de sa radio sans se soucier plus que ça de lui sur le moment. Une chose pour laquelle Lyn s’en voulait et c’était pour cela qu’elle voulait le retrouver. Ainsi après avoir expliqué à une infirmière qu’elle cherchait un Audacieux qui avait été blessé aux jambes et retrouvé sous les gravats, cette dernière lui donna un numéro de chambre.

Devant la porte, Shadow se senti un peu idiote de débarquer sans prévenir et sans le moindre présent, ce qui était une chose qui se faisait. Mais puisqu’il s’agissait d’une visite improvisée elle avait une bonne excuse. Elle toqua donc timidement à la porte avant d’ouvrir et de passer la tête. Ses yeux tombèrent sur un emplacement de lit manquant ce qui signifiait généralement que le patient avait été emmené pour une quelconque raison. Elle fit une petite moue en finissant d’ouvrir la porte avant de repérer un autre lit du coin de l’œil. Elle blonde pivota avec l’espoir de trouver le grand brun taillé comme un taureau qu’elle avait plus ou moins secouru lors de cette terrible journée. L’effroi s’afficha sur son visage en découvrant une toute autre personne allongée sur ce lit et relié à toutes les machines. « Oh mon dieu Ryder ! » Elle se précipita alors au chevet de l’homme si familier. Et doucement elle tenta de lui prendre la main se retenant de pleurer de le trouver là.


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J. Ryder Storm

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MessageSujet: Re: Castle Of Glass † Ryder Lun 18 Juil - 19:42



Post-traumatic stresses

FT. S. BROOKLYN O'MALLEY


« Tu n’es qu’un pauvre plouc pathétique Josh’, c’est ça l’image que tu veux donner à ton putain de fils ? ». Elle envoie voler le vase en terre cuite à l’autre bout de la pièce et celui-ci vient s’abattre en mille morceaux sur le sol. « Grah t’me fais pitié ! ». La cigarette négligemment roulée, elle la porte à ses lèvres, tire dessus et recrache aussitôt la fumée. Lui, il sursaute et récupère déjà les morceaux de terre cuite, pour recycler ça peut toujours servir, surtout dans cette Faction où tout le monde compte sauf soi-même. Il a dix ans tout juste et déjà le cœur lourd. « Margaret, c’est bon, ça suffit calme-toi. Tu vas encore en parler pendant des heures comme ça ? ». Elle fulmine et se relève du canapé où elle s’était assis d’un bond et vient pointer la braise incandescente tout prêt de la joue de son adorable samaritain de mari. « J’en parlerai des mois s’il le faut. Des mois ! Donner toutes nos économies aux Sans-faction, mais tu ne te rends pas compte ! Qui va nous aider si on finit comme eux hein ?! Qui ?! ».  Elle n’est pas née Altruiste, et ça se voit, par moment. Surtout lorsqu’elle est en manque, en fait. Elle serait capable de tuer n’importe qui pour un gramme de sa précieuse poudre blanche. Le bout de la cigarette continue de se rapprocher de ce paternel trop bienveillant et qui a fait l’erreur de sa vie. Le garçon, lui, n’écoute qu’à demi-mots, mais lorsqu’elle s’est rapprochée de son père il a immédiatement relevé la tête, continuant néanmoins à ramasser ses morceaux avec lenteur. Il attend. Il patiente. Il n’a que dix ans. Et elle, elle fulmine toujours quand sa main commence à trembler. « Tu n’es qu’un putain de crétin Josh’ ! Un PUTAIN de crétin ! Ils en ont rien à foutre de ton pécule de misère ! Ca ne leur sortira pas le cul de la boue et de la merde ! Tout ce que tu y gagnes, c’est nous y foutre un peu plus. Dans la merde ! ». Ledit Josh ne bouge ni n’ose rouler des yeux alors qu’il n’en pense pas moins. Il aime sa femme, avec ses qualités et ses défauts. Des qualités, elle en avait énormément autrefois. Avant de se perdre. Avant de s’y perdre. Elle rapproche alors la cigarette et la lui colle sur la joue. La marque et la brûlure sont imminentes et il n’en faut pas plus au garçon pour se redresser et lâcher définitivement ses morceaux de terre cuite. Avec force, il vient s’interposer entre les deux et repousse sa mère en arrière avec le peu de force qu’il a pour son âge. Sourcils froncés, il la dévisage et serre les dents, avant de se mettre à crier aussi fort qu’elle.

« Et toi t’es juste qu’une PUTAIN de Toxico ! ». Il la repousse à nouveau mais c’est à peine si elle fait deux pas en arrière. « Tu penses qu’à ta PUTAIN de personne ! T’en as rien à foutre qu’on soit dans la merde, RIEN ! Tu penses qu’à t’étaler sur le canapé et hurler, c’est tout ce que tu fais Maman ! T’es qu’une PUTAIN de Toxico ! ». Et il reste là, devant son père tandis que sa mère fulmine un peu plus et lui colle une gifle avant de s’accroupir et de lui sourire. « Ca mon chéri, c’est parce que tu n’y as pas goûté. Tu comprendras un jour. Crois-moi. On ne parle pas de ce que l’on ne sait pas, James. Tu n’es pas encore assez grand. ».

***

Il ouvre les yeux d’un coup sec et sent sa main dans la sienne. Encore embrumé par la morphine le premier réflexe qu’il a est de la retirer pour la récupérer contre lui. Il se redresse dans le lit et grimace aussitôt, le front en sueur et les traits tirés, déformé par la brûlure superficielle et les ecchymoses. Il observe la chambre à la hâte, remet ses esprits en place mais le monde tourne autour de lui et ses gestes sont imprécis. Grossiers. A nouveau les balles sifflent dans ses oreilles à la vitesse de mitrailleuses assassines. Il grimace puis tourne la tête du côté vide. Il ne l’a pas réellement vu quand ses yeux se sont posés sur elle, il n’a pas réalisé, encore perdu entre deux mondes. Deux réalités. Jusqu’à ce que finalement tout se fige et que son rythme cardiaque reprenne un battement à peu près normal. Tout le gêne, une nouvelle fois, ce tube dans son nez et qui passe partout, coince le moindre de ses mouvements brusques. Il le cherche des yeux mais ne trouve qu’un emplacement vide. « Ez ? ». Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il tourne enfin la tête de l’autre côté et que ses prunelles se fixent incrédules sur elle et sa chevelure dorée.

En silence et la bouche entrouverte, il se tient à demi redressé, prenant appui sur ses avant-bras et ses coudes. Il est complètement paumé, une nouvelle fois. Avec insistance il la fixe, plisse légèrement le nez et se demande si elle est belle et bien là où si ce ne sont pas les side effects de la Morphine qui lui jouent des tours. « Brook ? ». Un murmure presque inaudible dans lequel on sent son hésitation. Il n’est pas certain de voir toute la réalité. Pourtant sa main dans la sienne, le temps d’une seconde, ça avait été bien réel. Lentement, Ryder récupère peu à peu ses esprits mais aussi ses souvenirs, ce qu’il s’est passé. L’explosion, l’attentat, les coups de feu. Ezra. Il est vivant, il s’en est assuré. Il devrait être là mais il ne l’est pas. Son lit n’est pas là. Bordel, où l’ont-ils emmené ?. L’audacieux continue d’observer la jeune femme sans réellement y croire, les yeux rougis et le teint pâle, contrastant avec le côté de son visage aussi rouge qu’une tomate. Et alors il se souvient, des mots du médecin, des tests de l’infirmière. Ses prunelles s’égarent sur les bosses que forment ses jambes et ses pieds sous les draps, et il se rappelle. Il ne peut pas lui dire. Pas maintenant. Il ne peut pas. N’y tenant plus, il se laisse retomber le dos contre le matelas, sa tête s’enfonçant dans l’immense oreiller blanc et horriblement moelleux, puis il grimace à nouveau en serrant les dents. Un mal de chien. Le bas de son dos lui fait un mal de chien, et pourtant la morphine atténue beaucoup de choses, le laissant finalement tout sourire lorsqu’il reporte son attention sur Brooklyn.

« Qu’est-ce que… Tu fais là ? ». Pas une once de méchanceté dans la voix. Il ne tremble plus physiquement mais Ryder tremble de l’intérieur. Il tremble pour toute la terreur dont il a été le spectacteur. Il tremble car malgré le silence il entend toujours ces balles siffler près de ses oreilles. Il entend et sent son tympan se percer puis saigner. Il entend les cris, les pneus qui dérapent puis le profond silence, de mort. La mort.
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MessageSujet: Re: Castle Of Glass † Ryder Mar 19 Juil - 20:39

'Cause I'm only a crack in this castle of glass Hardly anything there for you to see
Brooklyn venait de glisser sa main dans celle de Ryder y retrouvant une sensation qu’elle connaissait bien et elle allait passer une main sur le front de ce dernier lorsque celui-ci eu un sursaut et ouvrit soudainement les yeux, lui faisant presque peur au passage. Il n’avait pas l’air de dormir profondément, pour autant elle ne s’était pas attendue à ce que son sommeil soit si léger. Il récupéra ses doigts comme si la sensation le dérangeait et eut l’air un moment hagard. Comme encore dans les songes qu’il venait peut-être de faire. Sagement, soumise, elle fit un pas en arrière et attendit qu’il reprenne totalement pied dans la réalité pour manifester sa présence. Après tout, ce n’était pas lui qu’elle était venu voir à la base et si elle avait d’abord pensé qu’il était dans une inconscience forcée, elle se disait peut-être maintenant, qu’il avait sciemment pu la tenir à l’écart de son séjour à l’hôpital.

Après tout il ne lui devait rien. Lyn patienta tout de même, le regardant fouiller la pièce dans le coin du lit absent et prononcer un mot dont elle ne fit sens, ne comprenant pas qu’il s’agissait d’un surnom pour Ezra auquel elle ne pensait absolument pas. Lui laissant simplement le temps de revenir sur elle, ce que l’Audacieux fini enfin par faire, elle lui offrit un maigre sourire n’exprimant aucun sentiment, juste pour se montrer avenante. Il sembla surpris de la trouver là, ce qui était logique compte tenu du hasard qui avait mené la blonde jusque dans cette chambre, aussi hocha-t-elle simplement la tête pour lui répondre que oui c’était bien elle. C’était si étrange de le voir dans une position de faiblesse presque. Alité, de l’oxygène forçant l’entrée de son nez et son cœur sur un moniteur. Lui qui représentait tellement l’image de l’orgueil et de l’assurance. Qui la dominait en toute circonstance. Si elle s’approchait un peu plus du lit, elle pourrait aisément le toiser et cela en était presque dérangeant.

Pour autant elle le laissa se remettre en position horizontale et grimaça par effet de mimétisme en le voyant serré les dents. Son visage n’a rien de celui qui lui lance habituellement des sourires carnassiers et il a réellement l’air de souffrir. D’un autre côté, sans avoir plus de détails, elle sait qu’il a été pris dans les éboulements de bâtiments, qu’il a été prisonniers des gravats et que cela n’a pas dû être une partie de plaisir. Son visage tuméfié et son teint blafard en sont la preuve. Shadow fait pourtant mine de en rien voir, ne souhaitant pas le mettre mal à l’aise et le laisser gérer sa douleur avant de retrouver son attention, ce qu’elle lui demande sans cesse, sans même plus s’en rendre compte. Logiquement il lui demanda ce qu’elle faisait là puisqu’il savait très bien qu’il n’avait pas pris les dispositions pour la faire prévenir de son hospitalisation.

L’entraineur pinça les lèvres, partagée entre l’envie de lui dire la vérité qui ne flatterait pas son ego et l’idée d’enjoliver un peu ces retrouvailles. Toutefois cette seconde option fit monter la bile au fond de sa gorgé lui rappelant une autre rencontre qui lui donnait désormais des sentiments confus, surtout en présence de James. Afin de gagner un peu de temps, la jeune femme s’approcha de nouveau du lit et y installa une fesse en faisant bien attention à ne pas le toucher pour ne pas le déranger. Elle ignorait quelle partie de son corps précisément lui faisait mal même si là encore, la similarité troublante avec l’homme qu’elle avait aidé lui indiquait qu’il s’agissait de la partie inférieure de son anatomie, puisque l’infirmière n’avait pas su faire la différence entre les deux patients. Ou bien n’y en avait-il qu’un et cela signifiait que Brooke avait laissé un membre de sa Faction mourir pour courir après la reconnaissance de ses supérieurs.

Une pensée qui la dégouta un peu d’elle-même mais qu’elle considéra pourtant comme un sacrifice nécessaire. Un moindre mal pour sortir des ténèbres dans lesquelles elle s’était croupie depuis des mois. Bien sûr elle essaierait de trouver le brun quand elle sortirait d’ici mais pour le moment, elle était contente que le hasard lui apprenne qu’un des maitres de sa vie avait peut-être besoin d’elle et de son soutient. L’Audacieuse hésita à lui reprendre la main, ne voulant pas avoir l’air romantique ou d’une petite amie, parce que ce n’était pas ce qu’elle était et se contenta de croiser les mains sur sa cuisse. « En fait je cherchais quelqu’un d’autre et en le décrivant à l’infirmière elle m’a indiqué cette chambre. Tu es bien la dernière personne que je m’attendais à voir sur un lit d’hôpital. » Répondit-elle d’une voix neutre.

Ryder lui paraissait si indestructible en temps normal, capable de résister à la pire des tempêtes et de protéger les siens dans le même temps. Le voir là dans cet état était réellement très perturbant. Lyn avait l’impression que si elle montrait le moindre affecte elle perdrait ses moyens. Elle ignorait comment réagir ou quoi dire parce qu’elle ne connaissait pas cette facette du jeu ou il lui montrait ne serait-ce qu’une once de faiblesse. Et d’ailleurs ce n’était pas intentionnel. Il ne l’avait pas fait venir, il ne s’était pas attendu à sa visite et il y avait une infime chance que ce schéma le perturbe tout autant. C’était peut-être pour cela qu’elle avait choisi de lui dire la vérité, pour rétablir quelque peu l’ordre préétablie entre eux. Il était son supérieur et son dominant, elle lui devait donc de répondre avec honnêteté. En plus, l’entraineur ne s’était pas toujours autant soucier de le froisser ou non.

« Je ne voulais pas te déranger. Mais quand j’ai vu que c’était toi…je n’ai pas pu m’empêcher d’entrer et de venir voir comment tu allais… » Elle marqua une pause hésitante et ajouta. « Je me suis inquiétée. » Brooklyn se sentie mal à l’aise d’avouer cela. Elle n’était pas censée s’inquiéter pour lui, elle n’était pas censée s’en soucier. Il n’était là que pour lui apporter de la souffrance physique, un exutoire à tout ce qui bouillonnait en elle sans pouvoir s’échapper autrement que dans les cris de douleur et d’extase. La jeune femme avait l’impression de faire une bêtise en lui montrant un attachement autre que celui que l’on peut avoir pour un partenaire sexuel. Comme si elle avait peur qu’il la rejette s’il la sentait s’attacher d’une autre façon. « Enfin parce que comme je vais pouvoir revenir à la Fosse, j’ai eu peur de devoir faire tout le boulot moi-même. »

C’était probablement l’excuse la plus idiote qu’ils n’avaient jamais entendu tous les deux, mais elle était vraisemblable. Brook allait reprendre l’entrainement des prospects après plusieurs semaines loin des salles et surtout des élèves. Ils avaient évolué sans elle et elle aurait du mal à les reprendre en main et à sa faire obéir sans mettre quelques raclées s’ils savaient pourquoi elle n’avait pas pu s’occuper d’eux. Et surtout cela ne donnait pas l’impression, du moins pas trop qu’elle éprouvait quoi que ce soit pour l’Audacieux alité. Pas qu’elle éprouve quelque chose de toute façon, se dit-elle mais elle préférait éviter les malentendus, mieux valait garder les choses professionnelles pour ne pas s’écarter de trop de leurs jeux habituels. Pourtant son cœur battait la chamade de cet espèce de mensonge qui venait de lui échapper et parce qu’elle n’avait pas non plus envie de passer pour quelqu’un de trop froid. Lyn avait un cœur, c’était même bien souvent son plus gros problème.


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MessageSujet: Re: Castle Of Glass † Ryder Mar 19 Juil - 21:34



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Il a instauré tout ça. La crainte. Les yeux baissés. La soumission. Il l’a instauré, insinué dans ses veines malades qui ne demandaient qu’à être guidé. Elle ne cherchait qu’une échappatoire Lyn, et il l’a trouvé, le lui a donné. Cette crainte il l’a lui a insufflé. Pernicieuse, venimeuse. Si d’ordinaire il le lit sur ses traits, ces derniers lui sautent bien plus au visage aujourd’hui, alors qu’il l’observe avec un fin sourire en lui demandant ce qu’elle fait là. Sa main, il l’a retiré par réflexe, non pas parce qu’il ne veut pas de contact. Il est perdu entre deux et c’est la douleur le tétanisant qui le ramène un peu plus sur terre à chaque seconde, quand bien même ses pupilles ne mentent pas sur le degré de morphine qui circule encore dans ses veines. En silence, l’audacieux la regarde s’asseoir sur le côté du lit et instinctivement ses prunelles claires se posent sur la partie inférieure de son corps. Non, il ne peut pas lui dire, alors il ne dit rien et se contente de ne pas la quitter des yeux, fronçant parfois légèrement les sourcils, plus par grimace à cause de son dos ou de son visage qui tire, que pour ses mots à elle. S’il ne l’a pas invité à venir ou s’il n’a pas prévenu, c’est parce qu’il n’a pas pu. Comment l’aurait-il fait d’ailleurs ? Sans même un talkie, et sans être réellement éveillé ? Il avait eu… Un autre chat à fouetter entre temps. Comme elle le pense si bien, il ne lui doit rien. Il l’a insufflé en elle aussi, ce détail là. Avec la crainte et la soumission. Aux paroles de Brooklyn, le responsable de la Fosse penche un peu plus la tête et ne peut retenir un léger sourire. Encore un. Rien de carnassier, juste des sourires grossiers qui vont de paires avec ses gestes tout aussi imprécis. Maudits side effects. « Et comment tu l’as décrit à l’infirmière ? Cette autre personne. ». Il n’est pas certains de vouloir le savoir mais ce ne serait là qu’un moyen de tester si elle sait déjà quelque chose ou non. Il ignore depuis combien de temps elle se trouve ici, au fond. La suite de ses paroles, en revanche, le dérange un peu plus, mais ce n’est pas pour ça qu’il s’offusque, la morphine brouille ses sens et amplifie ses émotions. Raison pour laquelle il continue d’entendre perpétuellement ces balles siffler. Lyn n’a pas l’air de savoir. Lorsqu’elle parle elle semble comme ignorer la fin de l’histoire ou tout ce qu’il s’est passé. Mais Ryder est soulagé de voir qu’à part des ecchymoses et des légères brûlures, elle n’a rien. Oui, ça lui saute aux yeux seulement à cet instant, si elle est là, assise sagement sur ce lit et se tenant droite. C’est qu’elle n’a rien. Elle n’a rien. « J’aurais préféré ne pas m’y retrouver, dans ce lit… ». Et comment. Il déglutit. Il ne sort jamais de sa Faction. Jamais. Il a suffi d’une seule journée. Pour tout changer. Pour tout gâcher.

Les mots s’enchainent et se suivent, les minutes passent et trépassent. La situation est gênante, aussi bien pour elle que pour lui, il ne sait pas comment gérer la chose, trop embrumé. Les nerfs à fleur de peau. Tellement de choses à gérer avec lui-même.

« Tu ne me déranges pas. » qu’il murmure alors avant de reporter son attention sur l’emplacement vide où Ezra est supposé se trouver. Il ne lui a jamais parlé de lui, il n’est même pas sûr qu’elle sache pour leur amitié.

Spontanéité. Les mots s’échappent à la volée, sans doute bien trop vite, et clairement pas calculés. Il perd de son supposé temps d’avance sur elle. Il ne joue pas au dominant quand bien même il essaye d’en garder la façade. Il s’embrouille, il s’emmêle, et passe une main sur son front en douceur, effleure l’arête de son nez et grimace une nouvelle fois. La blonde se sent perturbée de lui révéler son inquiétude, pour lui ça ne le dérange pas outre mesure, bien au contraire, pour une raison qu’il ignore à cet instant, il est soulagé de la voir. Mais les effluves de morphine sont là, et lorsque « l’excuse » s’échappe finalement des lèvres de Brooklyn, bien piètre pour eux deux, Ryder se fige instantanément et repose les yeux sur elle. Faire tout le boulot moi-même. Revenir à la Fosse. Il n’assimile ses mots qu’au bout de plusieurs secondes, du moins, ceux évoquant le fait qu’elle puisse enfin être de retour sur le terrain pour faire son job d’entraineur. Il lui en a voulu, à elle, d’avoir merdé de la sorte avec O’Malley cousin. Il en a voulu, à lui, de bousiller un bon élément pour SA Fosse. Il lui en veut toujours d’ailleurs, à lui. Lyn a merdé, certes, mais elle sait déjà ce qu’il pense à ce sujet. Non, ce qui le fait tiquer et le tétanise à l’instant même où ces mots s’évaporent, est le sens de ce qu’elle insinue. Dans son ignorance, elle ne sait pas si bien dire, et la panique s’insinue dans ses veines, augmente son rythme cardiaque alors que ses azurines se posent furtivement, pour la seconde fois, sur le pied du lit. Ses pieds. Ses jambes, qu’il ne sent pas. Qu’il ne sent plus.

James sent l’air commencer à lui manquer. La panique est une vile traitresse, la pire en soi. Elle s’insinue à l’image de son emprise sur la jeune femme. Crainte. Soumission. Elle se faufile, insipide et il se maudit de paraître aussi faible. Il est pris entre deux feux, il voudrait s’enfuir, il voudrait courir. Les balles sifflent dans ses oreilles, il entend les cris et puis le silence de mort. Il sent le poids, puis la délivrance et l’indolence. Sa propre arrogance. Il sent ses doigts râper la poussière et la terre qui s’enfonce sous ses angles. Il voit le sang et les brasiers d’argent. Il les voit encore, il les entend. Faire tout le boulot moi-même. Il prend de grandes inspirations, rapides, mais ça ne suffit pas à calmer son rythme cardiaque qui s’emballe. Il est submergé, complètement dépassé et plus il s’énerve de se montrer aussi faible devant elle, pire c’est. Il n’arrive plus à gérer. Il ne peut tout simplement pas gérer, ici. Il n’a jamais connu ça. Alors les mots fusent, cinglants, et s’échappent de ses lèvres quand ses yeux deviennent brillants.

« A ton avis, comment je vais ? » qu’il prononce sèchement en serrant les dents.

Ses traits se détendent instantanément juste après ses mots. Il ne veut pas être méchant, non. Il ne veut pas. Et c’est la panique sui se lit dans son regard quand il repose ses yeux sur elle. Il essaye de se redresser mais la douleur le cisaille. Et les balles sifflent. Elles sifflent toujours, constamment, à chaque seconde, à chaque minute. Et elle est là, elle le regarde. Elle est assise si près de sa faillite. De sa déchéance et de son Enfer. Elle pourrait le toucher du doigt si seulement elle savait, et il ne sentirait rien. Rien.

« Comment est-ce que tu crois que c’était, là-bas ?! Où est-ce que t’étais ?! ». Il voudrait ne pas hurler. Comme sa mère. Il ne voudrait ne pas se montrer odieux. Comme sa mère. Il jongle entre deux pans de sa personnalité. Il jongle entre deux. Il est perdu entre deux. Et la panique continue son chemin. Il se sent un peu plus manquer d’air, essaye de respirer, de se calmer et de se raisonner, pourtant. Il essaye.

Mais la morphine lui met les nerfs à vif et amplifie ses émotions. Elle corrompt tout. Elle corrompt tout.
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MessageSujet: Re: Castle Of Glass † Ryder Mer 20 Juil - 11:06

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« Un Audacieux blessé aux jambes qui était coincé sous des gravats. » S’était contentée de répondre Brooklyn à la question qu’elle avait ensuite balayé comme si ce n’était d’un détail en enchainant avec le fait qu’elle n’avait ni l‘intention de s’incruster trop longtemps, ni de déranger Ryder qui souffrait visiblement malgré les antidouleurs qu’il avait logiquement dû recevoir. Et elle n’avait aucun doute sur le fait qu’il aurait préféré se trouver n’importe où ailleurs dans Chicago que sur un lit d’hôpital. D’ailleurs c’était une vision qui ne lui allait pas du tout. Et puis c’était inhérent aux membres de leur Faction, resté oisif ne leur réussissait pas véritablement. Ils étaient faits pour le mouvement et pour l’action. Être coincé là, la blonde ne savait que trop bien ce que cela faisait pour compatir. Et puis le voir si faible la perturbait plus que de raison.

Elle s’excusa donc de le déranger et presque de se trouver là. Lyn savait qu’elle n’avait habituellement pas l’autorisation de voir son supérieur si celui-ci ne lui avait pas d’abord donné son accord, sauf en dehors de boulot bien sûr. Et elle s’était invitée dans cette chambre à la recherche d’un inconnu et puis la peur de le découvrir sur ce lit l’avait poussé à venir à son chevet. Mais pouvait-elle réellement dévoiler cette faiblesse de sa part ?! Pourtant il lui avait dit qu’elle ne le dérangeait pas juste avant qu’elle ne tente de justifier son émotion sincère et première. Elle n’était personne pour lui. Sa subordonnée au mieux, sa poupée tout au plus. Et ne sachant s’il accepterait qu’elle montre plus de sentiments que cela, la demoiselle s’était sentie obligée de justifier sa présence par un motif professionnel. Une excuse bidon qui sonnait faux à tous les niveaux.

Il avait l’habitude de la voir plus bas que terre, dévoiler les tréfonds de son être mais c’était généralement une méthode d’avilissement plutôt qu’une révélation concrète. Brook avait une âme en miette et cherchait souvent après lui pour recoller les morceaux tout en continuant de ce débattre contre cette main faussement tendue pour la tirer vers le haut. Revenir sur un terrain neutre lui paraissait la meilleure solution dans cette situation qui lui échappait totalement. Et puis il ne pourrait qu’être content d’apprendre qu’elle avait récupérer son job, qu’elle n’était plus suspendu et donc que ses conneries passées s’effaçaient quelque peu. Ce fut pour cela que la jeune femme fut complètement désarçonnée par la réaction de James. La panique qui s’infiltra dans ses yeux aux pupilles, elle le remarqua alors, partiellement dilatées lui confirmant la présence d’une drogue dans son système. Sans parler du moniteur respiratoire qui s’affola doucement.

Outre cette peur qui sembla viscérale Shadow trembla face à la méchanceté qui s’échappa des lèvres de son amant. Elle le connaissait dur et incisif. Cela faisait partie de son image de dur à cuir, il ne se laissait pas démonter et se montrait exigeant envers son entourage, attendant d’eux, d’elle qu’elle remplisse des conditions qu’elle ignorait encore précisément, mais auxquelles elle tentait de répondre au mieux. Et elle là, la blonde ne savait pas ce qu’elle avait fait de mal pour l’énerver de la sorte. Le haut de son corps recula sensiblement alors qu’elle baissa d’autant plus les yeux, comme une enfant en train d’essuyer un sermon de son père après une énième bêtise. Elle avait pourtant bien fait attention à ne pas lui demander comme il allait ou à ne pas évoquer clairement son état de santé pour ne pas lui donner l’impression d’être faible.

Alors pourquoi cet emportement ?! Elle ne comprenait pas. D’autant que sans avoir les détails Brooklyn se doutaient bien que ce ne devait pas être très beau. Elle avait vu l’état global du brun baraqué qu’elle avait tenté de dégager des décombres. Des blocs de béton sur les jambes, ça ne devait pas faire du bien et si Ryder avait été dans une position semblable, si elle se fiait à l’erreur de l’infirmière, alors il ne devait pas aller bien. La preuve en était encore à toutes les machines auxquelles il était relié et qu’elle n’avait pas relevées non plus pour ne pas le chercher. Il continua pourtant de lui crier dessus comme si elle n’avait pas été touchée par tout ce qu’il s’était passé durant cette terrible journée. Oui elle s’en était bien tirée, elle en avait même profité pour remonter dans l’estime d’Envy, elle avait été tel un phénix renaissant des cendres de l’explosion mais ce n’était pas de sa faute.

Elle savait qu’un groupe d’inconnus avait essayé de finir le boulot à coup de fusil sur la foule et qu’il y avait eu un carnage, mais elle n’avait pas été directement touchée, elle n’y avait pas assisté, ce n’était pas de sa faute non plus. Brook avait fait ce qu’on attendait d’une Audacieuse, elle avait pris les devants pour protéger sa ville et elle ne comprenait pas en quoi c’était répréhensible, ce que le blond pouvait bien lui reprocher à ce sujet-là. Une mine triste vint assombrir son visage jusque-là plus rayonnant que d’ordinaire ces derniers mois et sa gorge se serra, comme si elle allait pleurer. Elle ne comprenait pas ce qu’elle avait fait de mal pour se faire engueuler. Ce qu’elle comprenait en tout cas, s’était qu’il ne se faisait pas du bien en s’énervant de la sorte à la façon dont la machine bipait.

« Mais pourquoi tu me cries dessus ?! J’y étais figures-toi ! J’ai arrêté un putain de train en flamme que voulais-tu que je fasse de plus ?! Et en plus je vais pouvoir de nouveau être à la Fosse parce qu’Envy m’a rendu ma fonction, alors pourquoi tu me grondes ?! » Elle avait relevé un peu la tête sur la première partie de sa phrase, son côté un peu rebelle ayant pris le dessus avant de chercher à s’excuser pour ce qu’elle avait fait de mal. Elle avait plongé ses yeux humides dans les prunelles pour y trouver une réponse avant de soupirer et de se lever du lit, toujours en faisant attention de ne pas le toucher pour ne pas lui provoquer la moindre douleur, il n’en avait certainement pas besoin. Repoussant son incompréhension, sa colère et ses larmes, Lyn s’approcha un peu plus de la tête du lit.

Fâchée et un peu déçue, elle aurait pu partir sur le champ et le laisser là avec son emportement soudain mais il lui était impossible de partir sans l’accord de l’Audacieux. Alors, elle tenta de faire ce qu’elle savait faire de mieux avec lui. Lui être dévouée. Avec délicatesse elle posa une de ses mains sur son épaule et glissa l’autre entre ses doigts pour les entremêler, retrouvant à peu près sa position initiale. « Mais qu’importe tu dois te calmer. » Elle avait bien noté l’augmentation de son rythme cardiaque et celui de sa respiration et cela ne pouvait pas mener au repos dont il devait avoir besoin. Elle décida donc de mettre sa frustration de côté pour l’aider. Sans pouvoir mettre à ce moment précis les mots exacts de crise de panique sur la situation, elle en était familière et savait que plus il s’énerverait et plus les choses empireraient et il ne tenait certainement pas à passer plus de temps que nécessaire sur ce lit d’hôpital à la merci des médecins.

« Respire avec moi. » Lui ordonna-t-elle gentiment avant de prendre une grande inspiration et de battre un compte avec son pouce contre l’épaule du jeune homme. Un, deux, trois. Brook expira ensuite doucement et reprit son petit battement pour l’encourager à suivre son rythme. Elle avait fait ça tellement de fois dans son enfance que c’était un automatisme pour elle et elle n’aurait jamais pensé avoir à s’en resservir et encore moins avec Ryder mais cela lui paraissait tellement naturel de faire passer ses sentiments après sa satisfaction à lui qu’elle voulait juste l’aider à se calmer pour qu’il puisse ensuite se rendormir. S’il le fallait elle resterait loin de lui le temps de sa convalescence, si jamais elle était le problème.


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MessageSujet: Re: Castle Of Glass † Ryder Mer 20 Juil - 19:02



Post-traumatic stresses

FT. S. BROOKLYN O'MALLEY


Il ne se laisse pas facilement mettre à mal, Ryder. Ca n’a jamais été le cas. Pourtant les machines s’affolent devant elle, conséquences de la panique. C’est une autre facette qu’il lui montre sans réellement le vouloir, même si, au fond, il est soulagé que ce soit elle et pas une autre. Pas quelqu’un d’autre. Choc post-traumatique, il est forcément dedans. Ca se sent à sa respiration saccadée et son impression d’étouffer. Ca se sent par ces gestes désordonnés. Il voudrait bouger mais il ne peut pas, tout ce qu’il peut faire, c’est se redresser et retomber aussitôt contre le matelas, n’arrangeant pas son cas. La colère est arrivée tout comme elle s’en va, joug de la morphine qui circule toujours dans son corps et le rend totalement imprévisible. Il lui fait mal, ça se voit à sa tête baissée, à ses yeux soudainement humides. Il lui fait mal mais il continue de s’énerver et de déblatérer des choses infâmes, reprochant quelque chose de complètement irréprochable à la jeune femme. Il n’y a rien à reprocher, mais il trouve quand même, parce qu’il ne peut pas accepter. Parce qu’il affronte encore l’apocalypse dans sa tête, ne comprenant pas ce qui avait bien pu se passer. Brooklyn n’y est pour rien dans ce qui est arrivé et il le sait, même si les mots quittent ses lèvres, même s’il se montre abjecte avant d’adoucir les traits de son visage la seconde d’après. Elle lui répond, lui fait face et lève les yeux. Pourquoi est-ce qu’il la gronde ? Il n’en sait rien, il est tout simplement paumé. Malgré tout, il se fige, l’audacieux, écoutant chaque parole. Il se fige pour mieux assimiler ce qu’elle lui raconte. Un train en flammes, Carter ? Elle a croisé Carter entre temps ? Il ne comprend pas car il n’a pas vu les trois jours s’écouler. Ses sourcils se froncent et il entrouvre les lèvres avant de les refermer plusieurs fois de suite pendant quelques secondes, jusqu’à ce que la question résonne à la fin. Pourquoi tu me grondes ?. Ryder secoue la tête, ferme les yeux mais son rythme cardiaque s’emballe toujours tandis qu’une balle siffle dans son oreille gauche.

« Ils sont morts ! Brook. Ils sont tous. Morts. ». Il passe sa main sur son visage avant de remonter dans ses cheveux et les ébouriffer un peu plus. Un rire nerveux s’échappe alors de ses lèvres et il secoue la tête en faisant claquer sa langue. « Des nouveaux fraîchement arrivés. Des anciens. A cause de ce sommet au Conseil il y avait un nombre incalculable d’audacieux sur place. Morts. ». Il se mord la lèvre inférieure avec force et replonge ses azurs dans les siennes mais ce n’est pas Brooklyn qu’il voit, ce sont encore une fois toutes ces images, ces corps malmenés et ce sang qui ruissèle de toute part. Puis il se souvient de ses mots et de ce que cela implique et la panique continue ses ravages, compresse sa poitrine au point qu’il ne parvient plus à dire quoi que ce soit.

Tu dois te calmer. Sans qu’il ne demande quoi que ce soit, elle s’est rapprochée alors qu’elle aurait pu tout bonnement filer et le laisser là avec ses humeurs et ses nerfs à fleur de peau. Mais elle reste et sa cage thoracique s’abaisse et se soulève avec rage. Il manque d’air et il s’enlise. Elle pose sa main sur son épaule, entremêle leurs doigts de l’autre. Ryder ne la quitte pas des yeux comme s’il essayait de s’ancrer dedans pour tout oublier. Amusant comme les rôles peuvent parfois s’inverser. Malgré l’ordre, l’audacieux l’imite et prend une grande inspiration en même temps qu’elle, son cœur battant toujours la chamade. Puis il expire lentement et recommence l’opération au rythme qu’elle lui propose. Ce n’est que lorsque les bips rapides commencent à ralentir qu’il serre sa main dans la sienne sans s’en rendre compte. Il continue de respirer lentement, les yeux à présent fermé. Il serre constamment sa main dans la sienne, garde leurs doigts entremêlés. Son rythme cardiaque redescend et c’est bientôt le silence qui s’abat entre eux deux. Il se senti épuisé et parfaitement réveillé à la fois, les balles au fur et à mesure ne sifflent plus, les images se voilent jusqu’à disparaître dans cette obscurité où il se plonge. L’audacieux est focalisé sur ce pouce qui bat la cadence jusqu’à se sentir « mieux ». Alors seulement il rouvre les yeux, laissant sa tête s’enfoncer à nouveau dans l’oreiller blanc. Il la toise d’un air insondable bien que reconnaissant, ses émotions outrepassent sa raison car, au fond, il est vraiment content qu’elle soit là. Les bips ne redeviennent qu’un bruit secondaire et il déglutit en la regardant, entrouvre les lèvres puis soupire longuement. Sous peu il va se rendormir mais avant…

« Tu vas devoir gérer la Fosse… ». Un murmure à peine audible quand ses prunelles se fixent dans les siennes et qu’il ne détourne pas le regard, lèvres légèrement pincées, mâchoire crispée. « Tu… ».

Il n’a pas le temps d’aller au bout que son nom résonne déjà dans la chambre et que la porte s’ouvre à la volée avec néanmoins une once de douceur.

« James, c’est l’heure des tests habituels. ». L’infirmière passe la porte et la referme pendant que Ryder roule des yeux et enfonce un peu plus l’arrière de son crâne dans l’oreiller. Elle relève enfin les prunelles de son carnet et aperçoit l’audacieuse en arrivant aux abords du lit. « Oh pardon, j’ignorais que vous aviez de la visite. ». Brooklyn va en profiter pour se dérober, il le sait, et c’est en la sentant tressaillir pour amorcer probablement un départ qu’il resserre son emprise sur ses doigts. Non. Pas maintenant. « Reste. ». Il fait comme si l’infirmière n’est pas là, de toute manière elle s’attèle déjà à la tâche et soulève le drap aux pieds du lit, libérant ses pieds nus. Ryder déglutit à nouveau, c’est effroyablement gênant pour lui, mais en même temps, la blouse blanche lui rend un profond service sans même le savoir, car il ne sait pas comment l’avouer. Il ne sait pas comment lui dire, surtout parce qu’il ne parvient pas encore à accepter lui-même les faits. L’infirmière commence à toucher les pieds de l’audacieux, masse et appuie, check-up de routine de ce qu’elle avait dit, car il ne se souvient pas vraiment des précédents. C’est à cet instant qu’il détourne les yeux qui scrutaient encore ceux de la blonde. Il détourne les yeux pour ne pas affronter son regard à ce moment-là, lui qui pourtant ne cessait jamais de la dévisager pour appuyer son rôle de dominant.

« Vous sentez quelque chose ? ».

Il soupire.

« Non. ».

Elle masse, appuie encore.

« Et là ? ».

Ryder se mord la lèvre inférieure avant de soupirer à nouveau.

« Non. ».

Elle passe à l’autre pied et réitère.

« Là ? ».

Il n’ose plus croiser le regard de Brooklyn.

« Non. ».

Elle en prend note sur son carnet et essaye d’avoir l’air encourageant.

« On réessaiera demain. ».

Elle termine ses examens rapides des plaies de ses jambes à la brûlure de son visage, puis elle quitte la pièce comme elle est arrivée. Et lui, lui il sent une boule se serrer à sa gorge.
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MessageSujet: Re: Castle Of Glass † Ryder Mer 20 Juil - 20:01

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Elle avait été parfaitement égoïste dans son approche de cet attentat. Dès le départ Brooklyn n’avait pensé qu’à sa petite personne. Elle avait par Dieu seul savait quel miracle réussi à n’avoir que des égratignures et elle avait ensutie compris que c’était pour elle le moment ou jamais de jouer au héros et de remonter dans l’estime de ses supérieurs, de remonter dans l’échelle sociale et de redevenir entraineur. Elle avait pourtant pris Envy à rebrousse-poil au départ mais même si elle avait risqué sa vie pour en sauver mille autres en faisant dérailler de maudit train, elle avait totalement échappé aux conséquences de l’explosion et surtout à la fusillade. C’était comme une ligne non écrite dans son livre et elle oubliait que pour les autres c’était un traumatisme. Elle n’avait pas eu à l’affronter et était parvenue à tirer son épingle du jeu. Ce qui n’était pas le cas de tout le monde.

Lyn le comprit lorsqu’à son comportement enfantin, Ryder lui répondit par les morts qu’il avait vus. Elle ne voulait même pas imaginer l’horreur que cela représentait et remerciait le ciel de lui avoir épargné ces atroces souvenirs. Une énième pensée égoïste mais elle avait du mal à s’apitoyer sur le sort des autres après avoir passé tant d’heure à s’apitoyer sur le sien. Elle devait aller de l’avant parce que rien n’avancerait jamais si elle se contentait d’être spectatrice de sa vie. Ari le lui avait fait comprendre et depuis la blonde n’avait plus que cet objectif en vue. Pour autant, elle savait qu’elle ne pouvait pas tourner le dos au jeune homme qui sans avoir une étiquette prédéfinie était très important dans sa vie. Et à cet instant précis, il était dans un état second. Une crise de panique si elle en croyait son expérience et le bruit infernal des machines. Dévote à ce Dieu malsain qu’il était, elle mit de côté sa frustration pour s’occuper de lui.

James devait se calmer s’il ne voulait pas tourner de l’œil à cause de l’hyperventilation. Et elle savait de quoi elle parlait. Brooke avait été victime de cette angoisse assassine de nombreuses fois durant son enfant où elle subissait énormément de pression de la part de sa famille qui attendait d’elle qu’elle soit sans faille. Un gros problème pour la jeune fille en possédait un très grand nombre. Aussi avec une certaine tendresse et une douceur qui pouvait paraître déplacer dans sa relation avec le responsable de la Fosse, elle prit sur elle de lui intimer cet ordre de le l’accompagner dans cette démarcher. Aussi longtemps que nécessaire Shadow lui montra comment respirer profondément pour faire ralentir son cœur, inspirant et expirant avec lui tout en battant doucement le rythme sur son épaule. Elle n’avait pas choisi cela par hasard car ce contact aidait aussi à se concentrer sur un point précis, plutôt que de laisser libre court à son imagination.

La blonde se rendit compte de son efficacité lorsque le silence retomba sur la pièce, lui donnant peut-être l’indication qu’il était temps pour elle d’y aller. Elle se sentait toujours terriblement mal à l’aise de voir cet être dominant en une telle position de faiblesse. Elle avait presque l’impression de ne pas avoir le même homme en face d’elle sans que cela ait un rapport avec son visage abimé. Elle allait ouvrir la bouche pour lui annoncer son départ avant qu’il n’ait à la mettre dehors, ou qu’il lui en donne l’ordre car il lui paraissait évident que James ne souhaitait pas qu’elle puisse le voir de la sorte. S’il ne le disait maintenant, elle pouvait compter sur une punition plus tard pour ne pas l’avoir compris dans son silence. Toutefois, le jeune homme la prit de court en parlant le premier. Lui déclarant qu’elle devrait gérer la Fosse. Il allait ajouter autre chose mais une infirmière les interrompit de manière si familière que Brook senti la jalousie poindre dans un coin de son cœur.

L’Audacieuse se figea un peu ne sachant comment réagir. Elle ne voulait pas paraitre impolie en s’éclipsant comme une sauvage mais elle n’aurait peut-être pas l’autorisation de rester selon ce que l’infirmière avait l’intention de lui faire. Brooklyn amorça un mouvement de recul et s’apprêtait à retirer sa main de celle de son amant en offrant un sourire un peu gêné à la membre du corps médical qui venait de s’apercevoir de sa présence. Pourtant elle senti une résistance inhabituel dans ce genre de situation. Normalement, pris la main dans le sac, Ryder et elle s’écartait précipitamment telles les deux faces contraire d’une paire d’aimant mais pas cette fois. Il resserra sa prise sur ses doigts et lui demanda de rester. Décontenancée, la blonde n’offrit même pas une réponse, incapable de dire quoi que ce soit mais elle stoppa toute retraite et attendit patiemment, debout à côté du lit essayant de se faire oublier pendant l’examen.

Les yeux bloqués sur un pli du drap qui recouvrait le corps de son supérieur, Brooklyn ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil aux membres que l’infirmière avait révélé dans son inspection et l’aspect des jambes endommagées de James lui donna la nausée. Lui si athlétique se retrouvait véritablement diminuer et elle n’en imaginait même pas encore l’étendue réelle. Elle tourna vivement la tête pour ne pas rendre son déjeuner et pour ne pas mettre le jeune homme plus mal à l’aise qu’il n’avait l’air de l’être. Elle lui rendit son regard tenace jusqu’à ce qu’il détourne les yeux à son tour alors qu’une question lourde de sens résonnait dans la petite chambre d’hôpital. Lyn fronça les sourcils sans comprendre d’abord pourquoi l’infirmière posait cette question mais elle tomba de l’arbre à la réponse fatidique de son compagnon. Non. Non….non. Ce simple mot résonna dans sa tête alors que son prendre rythme cardiaque commençait à se déchainer.

Ses oreilles sifflaient et Brook pouvait sentir son cœur dans ses tempes. Elle rata le départ de l’autre jeune femme qui s’était pourtant retrouvé face à elle pour examiner le visage de James. Oui Lyn s’était douter qu’elle devrait s’occuper des prospects et peut-être de l’entrainement général lorsqu’elle s’était rendu compte que le responsable était à l’hôpital et qu’avec un tel appareillage son séjour ne serait pas ce qu’on pouvait appeler court. Et c’était même ce qu’elle s’était attendue à entendre précédemment lorsqu’il lui avait plus ou moins passé le flambeau. Avant que l’infirmière n’arrive, avant qu’elle ne lui révèle la terrible vérité. Tout du long, elle avait pris soin de ne pas le toucher pour ne pas lui faire mal et tout du long elle aurait pu s’asseoir sur lui qu’il n’aurait rien sentie. Rien. Figée, paralysée par cette information qui ne s’imprima que trop bien dans son cerveau, il lui fallut plusieurs minutes pour se sortir de cette léthargie impromptue.

Doucement Brooklyn pivota vers lui en étant cette fois, celle qui resserra sa prise sur sa main qu’elle tenait toujours entre ses doigts et porta les libres devant sa bouche. « Oh mon Dieu Ride…je suis…je suis désolée, je suis là à fanfaronner et à me plaindre parce que tu me fais la morale…Je n’avais pas réalisé que tu…que c’était… » Elle ne trouvait pas de mot pour finir sa phrase elle ne savait même pas quoi dire de plus pour ne pas paraître insensible ou au contraire trop affecté, elle ne savait pas quoi dire pour ne pas le blesser, pour ne pas le diminuer. Et soudain les larmes qu’elle avait retenues plus tôt se déversèrent sur ses joues. Lyn remonta encore sa main pour se cacher les yeux et resta ainsi à sangloter sans savoir quoi faire d’autre pour cet homme qu’elle avait toujours cru infaillible.



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MessageSujet: Re: Castle Of Glass † Ryder Jeu 21 Juil - 8:59



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Le silence est tombé. Il s’est abattu sur eux. La pièce est devenue aussi lourde qu’une journée d’orage, pesante et oppressante. L’infirmière lui a rendu service, en arrivant à ce moment précis. Lui qui ne voulait pas lui dire, a pu bénéficier d’un « coup de main », preuve probable que le Destin souhaitait qu’elle sache. Qu’elle l’apprenne dès à présent. De toute manière, il n’aurait pas eu le choix, car il faut bien quelqu’un pour reprendre les entrainements, pour gérer ce qu’il laisse temporairement derrière lui. Oui, il ne compte pas abandonner la Fosse pour toujours, c’est juste totalement inenvisageable. Il ne le peut pas. Mais à l’heure d’aujourd’hui, James a d’autres chats à fouetter, un autre combat à mener, et il ne parle pas de celui qui concerne sa précieuse poudre blanche, non. Ce souci-là il compte bien le régler, il a encore du stock planqué chez lui, reste juste à trouver la bonne personne pour lui en apporter. Tant que la morphine circule dans ses veines, il n’y aura pas de problème. Le drap a de nouveau caché les conséquences de l’attentat et des gravats, mais elles seront toujours là, car bien qu’ils se montrent tous encourageants, au fond de lui Ryder sait qu’ils cachent une donnée essentielle : il ne sent rien, absolument rien, pas de douleur. Il ne peut pas bouger. Intérieurement il remercie son esprit d’être encore embrumé par les effets de la drogue dans ses veines, l’empêchant ainsi de réaliser pleinement l’ensemble des conséquences de cet incident sur son avenir, son futur, et sa réputation. Il aura bien trop le temps d’y penser plus tard, aujourd’hui c’est simplement trop tôt. Alors il garde le silence, ses prunelles observant droit devant lui le mur d’en face. Bien trop blanc. Il s’est calmé, elle a réussi à le calmer et les balles ne sifflent plus dans ses oreilles pour son plus grand soulagement. Ou bien n’est-ce là que la fatigue qui le rattrape sans ménagement ? Probablement un peu des deux. Toujours est-il que Brooklyn serre sa main dans la sienne à présent et se tourne vers lui. Il ne parvient pas à la regarder, pas tout de suite, pas alors qu’il essaye d’emmagasiner, de lutter contre le sommeil, l’envie de pleurer et l’envie de hurler. Sa lutte intérieure ne fait pourtant que commencer.

A peine les mots franchissent le seuil des lèvres de la blonde, que l’audacieux ferme les yeux pour ne pas laisser voir davantage de faiblesse dans ses prunelles devenues encore plus brillantes. Il n’entend pas la fin de sa phrase car il n’y en a pas, Lyn s’est tût avant, ne trouvant pas les mots. Aucun d’eux ne pourraient réconforter de toute manière, pas à ce moment-là, pas maintenant. Pour ne pas craquer, James se focalise sur sa respiration qu’il garde au calme et se veut apaisée, jusqu’à ce qu’il ne se sente finalement la force d’affronter à nouveau les yeux dorénavant humide de la jeune femme. Il rouvre les paupières et tourne la tête, gardant encore leurs doigts entremêlés.

« Tu vas devoir gérer la Fosse. ». Qu’il répète, comme si l’infirmière n’était pas venue entre temps. « Tu vas devoir la gérer parce qu’il est évident que je ne sortirai pas d’ici de sitôt. ». Il prend une inspiration. « Tu vas devoir la gérer pour qu’ils gardent le niveau et parce que Marshall va tout faire pour essayer de prendre ma place. Cet idiot sait bien faire le con et le mielleux mais je suis persuadé qu’il ne rêve que de ça. ». Ride fronce alors les sourcils et relève enfin ses prunelles éclairées dans les siennes, comme s’il ne voyait pas les larmes de la jeune femme, comme s’il ignorait ce que ça signifiait pour lui et son état. « Ca va rapidement se savoir, Brook. ». Il insiste sur chacun de ces mots pour qu’elle en comprenne le sens. S’il lui demande de gérer la Fosse en attendant, ce n’est pas pour rien, il sait qu’elle est la mieux placée à cet instant pour ça, et pour protéger tout le travail accompli. Il y a toutefois un point sur lequel il veut mettre les « i ». « Quand on gère la Fosse, c’est terminé les conneries. Plus de talon bousillé ou d’arrêt à cause de faux espoirs, Brooklyn. Je te fais confiance alors tu n’as pas intérêt à me décevoir. Tu ne voudrais pas me décevoir. ». Il a beau être allongé sur ce lit d’hôpital, paralysé et en souffrance, il ne peut décemment se laisser démonter devant elle, et il ne peut décemment ne pas insister. La Fosse, c’est son « bébé », des années de travail et d’acharnement. Des années de bons et loyaux services qui ne peuvent disparaître dans un nuage de fumée. Les derniers mots ne sont pas ceux de l’amant ou du dominant, mais ceux de son supérieur hiérarchique, ceux du Responsable de la Fosse qui ne souhaite pas la laisser tomber entre de mauvaises mains. Sa réhabilitation tombe à point nommé, et sans doute verrait-il Carter un peu plus tard. Il ne doute pas une seule seconde qu’il passera voir l’état de ses troupes. Envy a beau être un poivrot il a toujours eu à cœur la protection des membres de sa Faction, et à l’heure d’aujourd’hui, les pertes vont être difficiles à avaler pour le Dirigeant. Elle l’est déjà pour chacun des audacieux survivants, alors pour un audacieux doublé du statut de Dirigeant…

Ryder laisse le silence retomber une nouvelle fois entre eux avant de sentir qu’il lutte de trop pour garder les yeux ouverts.

« Tu devrais y aller. Ils ne vont sûrement pas tarder à ramener Ezra dans la chambre. ». Ils ont plutôt intérêt à le ramener sinon il va clairement piquer une crise cette fois. Ez’ ne sait rien pour lui et Brooklyn, ou peut-être l’a-t-il déjà deviné depuis un moment mais les deux camouflent tellement bien leur « relation » que l’on pourrait presque croire le responsable de la Fosse complètement célibataire. D’ailleurs c’est ce qui se murmurait dans les couloirs.

Tournant la tête vers elle, il détache finalement leurs doigts en douceur et vient tirer sur ce drap pour le remonter en prévision d’une longue sieste. Il n’en peut plus, il a mal à la tête.

« Reviens me faire un rapport pour la Fosse dans quelques jours. ».

Puis il ferme les yeux et le sommeil l’assaille sans même prévenir.

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S. Brooklyn O'Malley

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MessageSujet: Re: Castle Of Glass † Ryder Jeu 21 Juil - 14:36

'Cause I'm only a crack in this castle of glass Hardly anything there for you to see
La tête baissée et incapable d’arrêter ses larmes qui coulaient d’une tristesse sincère, Brooklyn se tenait près du lit, immobile. Subissant juste les soubresauts de ses sanglots qui ne semblaient pas vouloir se tarir.  Elle ignorait combien de temps s’était écoulé lorsqu’elle releva enfin les yeux pour porter son regard sur Ryder. Comme si elle avait pu sentir qu’il posait les yeux sur elle. Maladroitement elle essuya ses joues et renifla bruyamment. C’était incroyable qu’elle soit là à pleurer comme une idiote alors que c’était lui qui était coincé dans ce lit dans une condition que personne n’envierait. C’était lui qui aurait dû s’effondrer de la sorte et non elle. Ce n’était pas comme s’il était normal de se mettre dans tous ses états pour son supérieur hiérarchique. Elle devait se ressaisir mais elle était véritablement tombée de haut. Le malheur de tant d’autres durant les attentats lui avait permis d’approcher enfin le soleil du bout des doigts.

Et pendant ce temps-là elle avait totalement ignoré les victimes. Elle n’y avait même pas pensé une seconde, pensant plutôt aux vies qu’elle avait épargnées, à ceux que son effort avait épargnés. A aucun moment elle n’avait songé aux conséquences et maintenant ces dernières touchaient Ryder. De façon présomptueuse elle songea, son Ryder. Il ne lui appartenait pas concrètement mais elle oui. Il n’y avait pas de contrat ou de règles préétablies entre eux, mais il était une des pierres angulaires de sa vie, une personne dont elle avait besoin et sans qui elle n’était rien. Elle ne s’en était même pas rendu compte jusqu’à il y avait peu. Et il aurait pu mourir sans qu’elle ne lui accorder la moindre seconde dans son aveuglement à récupérer sa position au sein de sa Faction. La regardant sans attendre qu’elle se calme ou arrêter de pleurer il reprit la conversation là où il l’avait laissé avant que l’infirmière ne vienne l’examiner.

Evidemment, il allait passer un bout de temps à l’hôpital, du moins elle l’imaginait. S’ils persistaient à venir lui demandé s’il sentait quelque chose c’était que les médecins n’avaient pas encore perdus l’espoir. Qu’ils pensaient pouvoir le remettre dans sur ses jambes. Et son séjour dépendrait certainement de la durée de cet espoir. Soit le responsable pourrait sentir en se tenant fièrement, soit lorsque les altruistes décideraient qu’il ne s’en remettrait jamais. Et durant cette période, il lui confiait la Fosse. Bien sûr cela serait à faire confirmer par leur Dirigeant mais elle fut touchée par cette profonde marque de confiance. C’était peut-être même la première fois qu’il le montrait aussi franchement. Car elle savait qu’elle avait sa place là-bas, sinon il ne l’aurait pas gardé et il n’aurait jamais été question d’une simple suspension quand elle avait été prise en état d’ivresse. Elle aurait largement pu se retrouver Sans-Faction, et elle l’aurait bien mérité.

Shadow hocha la tête à la mention de Marshall, un arriviste de première, un autre entraineur qui n’attendait que de monter les échelons et qui léchait toutes les bottes qui lui passaient sous la langue pour y parvenir. Elle essuya encore ses larmes qui avaient continuées de couler silencieusement et se moucha un peu dans sa manche avant de répondre mais il ne lui en laissa pas le temps. Ajoutant sur un ton ferme, un ton professionnel qu’elle lui connaissait bien comme étant sa façade publique, qu’elle avait plus qu’intérêt à ne plus merder comme par le passé. « Je te le promets. Tu peux compter sur moi, je suis clean et je suis guérie. » Elle n’avait pas réellement besoin de se justifier auprès de lui maintenant qu’Envy lui avait rendu ses droits mais elle avait besoin qu’il sache qu’elle allait bien. Elle n’avait pas touché à une goutter d’alcool depuis sa blessure et cette dernière était suffisamment remise pour ne plus l’handicaper.

Il pouvait comptait sur elle et oui parce qu’elle ne voulait pas le décevoir. Pas lui. Et pendant le nouveau silence qui plana entre eux, elle espéra qu’il le savait. Lyn n’avait pas résolu tous ses problèmes, elle en était même assez loin mais depuis qu’elle voyait les choses sous un autre angle, sous un nouveau jour, elle se sentait plus libre. Elle se sentait moins honteuse et encline à se cacher dans l’étreinte obscure de Lucifer. Et c’était également l’opportunité pour elle de montrer qu’elle méritait sa réhabilitation. Ni James ni Envy ne seraient déçus de lui avoir fait confiance. De toute façon la jeune femme ne pouvait pas se le permettre. C’était sa dernière chance de garder sa place chez les Audacieux. Enfin il la congédia sous prétexte qu’Ezra allait bientôt revenir. Elle regarda furtivement l’emplacement vide dans la chambre et ce demanda s’il s’agissait du même Ezra qui lui avait joué de mauvais tour à son arrivée dans la Faction et cela qui en avait après Salem.

Cela signifiait-il qu’il avait également été blessé lors des attentats et qu’elle avait à ce point sous-estimé le nombre de dommage collatéraux. En tout cas il avait raison, mieux valait qu’elle parte avant qu’un membre de Audacieux ne la trouve là, larmoyante et leurs doigts entrelacés. Ce n’était pas le moment de prendre le risque d’être découvert. Ni l’un ni l’autre n’avaient envie de rendre des comptes ou d’expliquer ce qui les liait car il était évident qu’à cet instant c’était plus que le boulot, c’était plus que la Faction. « Tu as raison. » Acquiesça-t-elle juste avant qu’il ne tourna la tête et relâcha sa main. Elle eut l’impression qu’une partie d’elle restait sur ce lit, immobile aux côtés de Ryder mais c’était idiot de sa part de penser qu’elle pourrait faire plus que de le remplacer dans son job. Il allait plutôt tout faire pour la fuir tant qu’il serait dans cet état. Tant qu’il serait l’impuissant de leur étrange dynamique.

Toutefois avant de sortir, il lui donne un dernier ordre à demi-mots. Brooke devait revenir d’ici quelques jours pour lui faire son premier rapport. Elle n’y manquerait pas même si elle savait qu’elle viendrait bien plus volontiers pour prendre de ses nouvelles que pour lui parler de la Fosse. Mais avec des oreilles et des yeux indiscrets, elle n’aurait pas le choix que de faire précisément cela. Elle l’observa s’endormir avant même qu’elle ne puisse lui dire au revoir et attendit encore une seconde de se calmer et d’essuyer son visage avant de sortir. La blonde quitta la chambre réellement démoralisée par ce qu’elle venait de découvrir et fila vers la sortie puis dans ses appartements où résister à un bon verre de whisky lui demanda toute ce qu’elle avait de volonté. Elle en oublia totalement cet inconnu dont elle s’était souciée le temps de lui voler sa radio, puis le temps d’apprendre que Ryder allait peut-être ne plus jamais marcher. Quelle égoïste elle faisait.

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- FIN -

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Come and find me in the dark now Everyday by myself I'm breaking down I don't wanna fight alone anymore Bring me out From the prison of my own pride My God, I need a hope I can't deny In the end I'm realizing I was never meant to fight on my own
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Castle Of Glass † Ryder

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