Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 colorblind ✤ PHOEBE

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Salem L. O'Malley

❖ Date de naissance : 09/04/1990
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❖ Âge personnage : Trente-et-un ans.
❖ Profession : Bonne question.
❖ Faction : Rebooté Fraternel après le projet Equilibrium (Audacieux qui s'ignore, né Érudit.)
❖ Forces & Faiblesses : Infecté par un mystérieux virus & mémoire défaillante.
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MessageSujet: colorblind ✤ PHOEBE Sam 25 Juin - 13:51


❝ I am ready ... I am fine ,
feat. Phoebe L. Parker & Salem L. O'Malley. ❞




SUITE DE : sky's still blue.

Silence mortuaire. Silence patibulaire. Je t’entraîne dans l’écume de notre univers. Et la brume de fond où l’on se perd, elle ne sait encore jamais si nous avons passé. Les astres nous devinent et les nuages nous imaginent. L’innocence d’attendre. L’horreur de patienter. Tous les deux assis sur ces trônes de fer qui engendrent prière et calvaire. Silence mortuaire. Silence patibulaire. L’attente est oppressante et la peur attenante. Mes azurs cherchent tes ébènes, je les trouve et les contemple. L’horreur de patienter. L’innocence d’attendre. Nous faisons face à ce bureau, emmurés dans cette trop petite pièce depuis un temps qui nous semble être une éternité, attendant l’arrivée du médecin qui s’occupe de mon cas depuis que nous avons mis les pieds ici. Autant que moi, l’ignorance te ronge et la peur gronde. Frisson d’un soir, caresse d’un jour, pour reconnaître le temps précieux qui nous est livré, il faut connaître la carcasse dont le cœur prisonnier au sein semble s’être arrêté depuis des années, il faut connaître la torture et savoir attendre jusqu’au bout de ces trop longs jours. Je te souris et te prends la main.

- Ça va aller, Phoebe. Tout va bien aller.

L’innocence d’attendre. Dans le coin de nos regards, nous voyons la porte s’ouvrir, la silhouette du médecin apparaître dans l’abysse, l’air hagard, le nez plongé dans mon dossier, refermant furtivement la porte derrière lui et allant s’installer derrière son air de travail. L’horreur de patienter.

- Monsieur O’Malley, mademoiselle Parker, bonjour, sa voix est posée, malgré son regard tracassé qui nous jauge à tour de rôle :

- Je viens tout juste de recevoir les résultats des analyses…

Ma paume se presse doucement contre le dos de ta main alors que mes doigts s’entremêlent entre les tiens. Je m’accroche à toi. À la dérive, je m’accroche à toi.

- Ils révèlent la présence d’une infection dans votre organisme, indiquant les symptômes particuliers, mais communs,  d’un vilain rhume qui ne passe pas et d'un important épuisement. Migraine, toux, fièvre, poumons et pharynx irrités. En ces temps de crises, vous devez comprendre que votre état nous préoccupe énormément. Nous savons que le stress incite un affaiblissement du système immunitaire, hors vous comprendrez que je ne peux sauter sur des conclusions trop hâtives, mais que de vous garder ici, pour pousser les analyses, est favorable.

Je fronce les sourcils, mystifié devant la blouse blanche qui parle avec des mots qui me sont complètement chinois. Mon étreinte sur ta main s’intensifie, du coin de l’œil, je te regarde, cherche des réponses.

- Plus de peur que de mal. Les jours à venir, seuls, ils nous le diront. Nous voulons simplement être sûrs…

Au fond de la pièce, une porte s’ouvre doucement, une infirmière fait son apparition.

- Monsieur O’Malley, veuillez me suivre, je vous prie, qu’incite l’infirmière en désignant la pièce voisine de son bras tendu.

- Mademoiselle Parker, par simple mesure de précaution, pour une nuit seulement, on surveillera votre état… aux urgences, que siffle le médecin qui se relève déjà de son siège et se dirige vers la sortie.

Il ouvre la porte, dans le couloir achalandé, nous pouvons voir la présence des agents de la sécurité. Rusée mise en garde qui nous incite à la coopération. Docile, malgré mon trouble, je me relève à mon tour de ma chaise… libère ta main avec rancœur… mais ne cesse jamais de te sourire.

- Ça va aller, Phoebe. Tout va bien aller.

Frisson d’un soir, caresse d’un jour, pour reconnaître le temps précieux qui nous est livré, il faut connaître la carcasse dont le cœur prisonnier au sein semble s’être arrêté depuis des années, il faut connaître la torture et savoir attendre jusqu’au bout de ces trop longs jours…

- On se retrouve bientôt.

Et je m’éloigne, retrouve l’infirmière. Avant de franchir le seuil de la porte, je te lance ce regard où valsent dans mes azurs la flamme des douceurs des souvenirs aux fleurs défleuries.

On se retrouve bientôt.
L’innocence d’attendre.

_________________

A room without a view
- It's all I ever needed, my love for life is gone -

moodboard... MADE BY MON BÉBÉ SOEUR ET MERCI BEAUCOUP Sasa:
 
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Phoebe L. Parker

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❖ Faction : Dauntless
❖ Forces & Faiblesses : Vous cacher mes faiblesses et prétendre que rien ne peut m'atteindre.
❖ Philosophie : « Whether it's a heart attack or a heartbreak, the show must go on. »
❖ Playlist : Louder & Places by Lea Michele ; The Original High by Adam Lambert ; Some lessons learned by Kristin Chenoweth ; 'Queen of Swords', 'Wind Beneath my Wings', 'Show Me', 'Small World', 'Like Lightning' & 'I See You' by Idina Menzel, 'Happy Ending' by Mika



MessageSujet: Re: colorblind ✤ PHOEBE Dim 10 Juil - 17:17




Salem & Phoebe
« Did you know
That you stole the only thing I needed
Always black and white in my eyes
I'm colorblind. »

Je ne crois pas en la médecine. Je ne crois pas en l'humain. Il y a des milliards d'années, nous nous sommes vus donné un corps pour nous mouvoir, pour vivre. Mais les animaux que nous sommes, pour une raison inconnu et uniquement expliquée par une histoire complexe de mythologie, se sont libéré de leur instinct. Si bien que le mode d'emploi concernant notre physiologie s'est vu traduit... étrangement et avec bien des erreurs. Mais puisqu'il a survécu ainsi, l'humain s'est créé une idéologie, et puisqu'il est bien trop égoïste pour écouter la nature et son corps avant son petit plaisir personnel, il s'est créé la médecine. Le but de la médecine est très simple : expliquer toutes les mauvaises choses qui se passent dans le corps, en blâmant absolument tout SAUF ce qu'il ingurgite. Les fous ayant créé la médecine, ainsi que leurs descendants, se sont vu appeler les scientifiques. Ces derniers ont trouvé moult théories allant dans leur sens. Plus ambitieux encore, ils se sont donné pour principe d'abattre la nature. La nature n'est pas parfaite, elle a créé ces cellules, ces bactéries, des organes qui ne fonctionnent pas quand ils n'ont pas l'alimentation appropriée, la nature veut nous dresser, il nous faut l'abattre ! Dans leur grande connerie, les scientifiques ont donc élaboré différents produits, ayant pour seul et unique but de domestiquer ce corps qui obéit aux lois de la nature. Il n'est évidemment jamais question d'obéir à son corps, l'être humain est bien au dessus de cela, voyons, que diantre ! Et plus le corps combattait, plus les scientifiques se démenaient pour le malmener, en justifiant leurs actes et en incriminant le corps humain. How convenient. Et puis, il y a eut cette idée saugrenue de sauver la planète entière. Allons sauver les pauvres malheureux des pays sous développés ! Il n'y aura plus assez d'oxygène, d'eau, de nourriture pour tout le monde ? Qu'importe ! Ils ont même trouvé un mot pour faire passer la pilule, le racisme. Ah c'est très bien ce concept de racisme ! Car quiconque ne se pliera pas sera traité comme tel, et en subira les conséquences. Mais vous savez, à force de vouloir sauver tout le monde, on se rend compte qu'effectivement... ça fout plus dans la merde qu'autre chose. C'est alors que les scientifiques qui s'étaient donné pour mission sacrée, tels des Dieux, de vaincre la mort, se sont retrouvé à devoir créer des maladies. L'idée est simple : vous créez une nouvelle maladie, vous la propagez dans l'air. Qui saura que le gouvernement en est responsable ? Celui qui y survit tant mieux, celui qui en meurt... triste histoire pour lui. L'art d'éliminer sans en avoir l'air.
Et puis est arrivé l'apocalypse, et le système de factions, où tout était supposé se passer comme dans un petit coin de paradis. On retire la personnalité de tous, on leur donne la possibilité de ne vivre que pour une seule et unique vertu et tout se passera bien. Sauf qu'une fois encore, la nature a reprit ses droits et que certaines personnes, telles que Salem et moi, sommes passés entre les mailles du filet. On nous appelle les Divergents. Et évidemment, qui diverge... dérange. Et puisque nous traquer ouvertement faisait tâche sur leur dossier, le Conseil a préféré répéter le passé, avec une nouvelle maladie qui ne toucherait, comme par hasard, que les Fraternels. Vous me direz alors que Salem ne devrait pas l'avoir, étant un Audacieux avant tout. Et je vous dirai que vous avez parfaitement raison.
Deux explications sont alors possibles. La première, le virus ne s'en prend qu'aux Divergents, si bien que, propagée chez les Fratus, tous les divergents tombant malade seraient sur le champ éliminés, ce qui expliquerait qu'aucun de leur sérum ne marchent, l'idée n'étant pas de guérir ceux que l'on veut assassiner. La seconde, Salem a reçu un lavage de cerveau assez conséquent pour qu'il se croit dur comme fer Fraternel. Cependant, il y a un problème : on peut certes faire un lavage de cerveau à quelqu'un, mais cela ne changera en rien son patrimoine génétique. Or pour qu'un virus ne s'attaque qu'au Fraternel, il est obligé que le virus ait été créé de toute pièce, ne prenons pas des gens pour des cons non plus, s'il vous plait ( même si je reconnais que 99% de cette ville l'est ). Mais les Fraternels sont avant tout pré destinés à être fraternel. Quelque chose en eux fait qu'ils le sont. Par conséquent, Salem, dont la prédominante va à l'audace, ne peut être porteur du 'gène' Fraternel. Il faudrait donc que leurs scientifiques soient parvenu à extraire ce gène qui fait d'un Fraternel un hippie pacifiste et à l'injecter à Salem. Théorie un peu folle qui ne l'est peut-être pas tant que cela quand on connait un tant soit peu le Conseil...
- Ça va aller, Phoebe. Tout va bien aller.
Nous savons tous les deux que c'est un mensonge. Et en vérité, je me demande qui Salem tente le plus de convaincre : moi, ou lui même. Peut-être a-t-il encore de l'espoir. Peut-être se rassure-t-il en se disant que tout est encore possible. Je ne fonctionne pas ainsi. Je ne suis peut-être pas vieille, mais j'ai suffisamment vécu pour savoir qu'il est inutile d'espérer. A 90% du temps, vos espoirs sont piétinés, réduits à néant par la Vie, le Destin, le Karma, appelez cela comme bon vous semblera. Au moins, en misant d'avance sur le no happy ending, on a une chance de réellement se réjouir si d'aventure, un répit était accordé. La porte s'ouvrit derrière nous. Si mon corps ne sursauta pas, mon coeur lui, voulu violemment s'échapper de ma cage thoracique.
- Monsieur O’Malley, mademoiselle Parker, bonjour.
Son regard. Le regard de ce... docteur. Il disait tout. Nul besoin de mots, nul besoin de faux espoir. Il savait. Et je savais. Et si Salem était toujours lui même, il savait lui aussi.
- Je viens tout juste de recevoir les résultats des analyses…
Nos doigts entrelacés, je sens Salem émettre une légère pression, à laquelle je ne peux que répondre. Je ne sais si c'est de l'angoisse ou du soutient, mais dans mon cas, c'est un mélange des deux.
- Ils révèlent la présence d’une infection dans votre organisme, indiquant les symptômes particuliers, mais communs, d’un vilain rhume qui ne passe pas et d'un important épuisement. Migraine, toux, fièvre, poumons et pharynx irrités. En ces temps de crises, vous devez comprendre que votre état nous préoccupe énormément. Nous savons que le stress incite un affaiblissement du système immunitaire, hors vous comprendrez que je ne peux sauter sur des conclusions trop hâtives, mais que de vous garder ici, pour pousser les analyses, est favorable.
Garder quelqu'un pour « un rhume, de la toux, de la fièvre et un pharynx irrité » ? Mes doigts se resserrèrent si violemment que je dû relâcher en me rappelant que c'était la main de Salem dans la mienne.
- Plus de peur que de mal. Les jours à venir, seuls, ils nous le diront. Nous voulons simplement être sûrs…
-Dites plutôt que vous savez aussi bien que moi ce que c'est mais que vous jouez les autruches pour éviter de dire la vérité. On n'a jamais gardé quelqu'un pour un rhume, encore moins à l'hospital. Si ce n'était que cela, vous seriez le premier à donner une série infâme d'antibiotique suffisante pour tuer le système immunitaire entier de Salem. Ne me prenez pas pour une imbécile, docteur.
L'infirmière choisit ce moment pour faire son apparition, et demander à Salem de la rejoindre. Etait-ce véritablement une bonne idée ? Je n'avais aucune confiance, et pas uniquement parce qu'il s'agit de médecine.
- Mademoiselle Parker, par simple mesure de précaution, pour une nuit seulement, on surveillera votre état… aux urgences.
-Aux urgences... par mesure de précautions... au cas où j'aurais attrapé un simple rhume... Rassurez vous, docteur, je ne suis pas une Fraternelle. Quand vous aurez développé votre virus contre les Audacieux, on en reparlera...
Il allait très clairement faire l'ignare, celui qui ne comprend pas face à celle qui avance des théories du complot totalement farfelues. Qu'il joue donc à l'imbécile, j'ai comme le sentiment que nous nous reverrons, lui et moi. Et probablement dans en des termes moins cordiaux que ceux ci.
- Ça va aller, Phoebe. Tout va bien aller. On se retrouve bientôt.
Sans me laisser le temps de répondre, Salem se dirigea vers l'infirmière. Qu'aurais-je dû faire ? L'en empêcher ? S'il reste avec moi seule, il meurt. S'il reste avec ces imposteurs... je ne sais pas. Peut-être est-ce sa meilleure chance. Ou peut-être regretterai-je toute ma vie de l'avoir laissé y aller.
On se retrouve bientôt, Salem. Ne manque pas à ta parole.

© fiche by disturbed

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