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Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 SALAY ▲ Breathe the air and keep the demons away

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Gray J. Wolfgang

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 01/11/2015
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❖ Avatar : Brett Dalton
❖ Crédits : TF (vava) - Swanou (spoiler signa) - Alas (code signa)
❖ Multicomptes : Envy D. Carter & J. Ryder Storm - G.H. Nolan Wheeler & Gabriel A. Blackwood
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❖ Âge personnage : 25 ans
❖ Profession : Bras droit des Sans Faction, membre actif de la résistance - Ex Barman au Harvest et rat de laboratoire pour le compte de Moira Rosenbach.
❖ Faction : Divergent, Factionless - Anciennement Amity - Origines Erudites
❖ Forces & Faiblesses : Tolérance face à la douleur - Techniques de combats à mains nues - Manipule plutôt bien les lames, il les préfère aux armes à feu - Sa plus grande faiblesse réside maintenant dans le fait que le Conseil connait sa Divergence - A des cauchemars récurrents sur son enfance - Garde un oeil constant sur ses aînés et les O'Malley.
❖ Philosophie : Season two l I'm gonna shoot you down. - Season one l Count only on yourself, otherwise you'll just die, victim of treason
❖ Playlist : HELLO ▲ Adele - HURRICANE ▲ 30 Seconds to mars - MONSTER ▲ Imagine Dragons - PARALYZED ▲ NF - THE SCIENTIST ▲ Coldplay - FADED ▲ Alan Walker - TRAIN WRECK ▲ James Arthur



MessageSujet: SALAY ▲ Breathe the air and keep the demons away Jeu 2 Juin - 19:12



Keep the demons away

FT. SALEM L. O'MALLEY



Contrées fraternelles.

« Max tire-toi de là, tu n’as plus rien à faire ici tu as clairement eu ta dose. ».

D’un coup sec il retire le verre à moitié vide des mains du quadragénaire qui ne cesse de se remplir la panse en riant comme un porc. Il n’est pas méchant, mais parfois on lui demande de faire la police, en bon barman qu’il est supposé être. Son service est bientôt terminé et c’est seulement à cette heure-ci que le bar aux allures de pub irlandais se remplit, chacun ayant terminé sa journée de travail. S’il en avait eu le temps, Gray ne se serait pas pressé, mais le temps lui manque cruellement et il a déjà beaucoup à faire avant de rejoindre le point de rendez-vous. « C’est pas coooool Gray, je voulais le finir ce verre. ». Levant les yeux au ciel, le fraternel passe quelques secondes dans la salle arrière, rien qu’une micro seconde car il ne la supporte plus vraiment et repasse derrière le comptoir en tapotant nerveusement contre le bois ciré, attendant que la charmante Marcy ne daigne enfin arriver pour son service du soir. A n’en pas douter, ce cher Max sera probablement mieux loti. « Essaye donc de geindre auprès de Marcy, tu verras si elle est aussi patiente que moi, et… Crois-moi, j’ai strictement rien d’un mec patient. ». Bavard, il l’est un peu trop, sûrement est-ce à cause de cette plaie qui guérie encore, ou même celle de son avant-bras, il ne saurait dire si ce n’est que ce salopard paierait un autre jour. Pour l’heure, il espère que le boiteux souffre le martyr et qu’il en pâtira pendant une plombe. Ce n’est qu’au bout de quinze minutes que la jeune femme apparait enfin dans son champ de vision. Ni de une ni de deux, Gray lui laisse déjà le torchon propre qu’il tenait en mains et cherche déjà à filer. Il va être en retard. « Il était temps Marcy, bon courage avec Max et merci. » qu’il lance à la volée, attrape une petite bouteille de liqueur pour la route qu’il fourre dans la poche intérieure de sa veste puis il décampe du Harvest. Le divergent n’est pas du genre à dire merci, ce n’est qu’une façade tout au plus, il se doit de perpétrer ce rôle qu’il joue pour ne pas être démasqué, et si ce soir il n’en a aucun mal c’est tout simplement parce que ce qui l’attend en dehors des murs de bois de ce bar est bien plus attrayant que le reste. Des jours qu’ils ne se sont pas vus et au fond, Gray craint de se faire passer un savon à l’image de celui déjà reçu par Joe à propos de son altercation avec un badassieux au cul terreux.

Sans perdre une énième seconde, il pousse la porte de sa maisonnée en retirant déjà le bandage de son avant-bras usé par la journée. Appliqué et rapide, probablement un peu trop habitué, il désinfecte et remet un neuf à la place, inspecte rapidement l’autre plaie de son omoplate du coin de l’œil et enfile un T-shirt propre avant de récupérer sa veste et de repartir. Ils se sont donnés rendez-vous dans un coin plus éloigné du « centre » de la faction des fraternels. Pas en territoire audacieux, ni en territoire trop dangereux pour ses fesses d’ex érudit. S’il y avait bien quelqu’un qui pourrait lui permettre d’assurer un peu plus ses arrières au corps à corps c’était bel et bien Salem, non pas que sa sœur n’ait pas déjà essayé, lorsqu’elle lui était tombée dessus par surprise quelques semaines plus tôt, mais Gray a beau se lever aux aurores, il était érudit, puis dorénavant un fraternel, l’art du combat n’est pas vraiment quelque chose qu’ils adorent ou qu’ils prônent.

Insouciance. Tout n’était qu’insouciance sans la moindre décadence. Des hauts, des bas mais jamais rien qui ne vole aux éclats. Insouciance, indifférence. Pas de place pour les drames trop lourds et les fardeaux de l’esprit. Il n’y avait rien en ce monde à cette époque qui pouvait réellement ternir nos nuits. Si seulement on avait su, si seulement on avait pu prévoir qu’à peine quelques semaines plus tard nous serions définitivement plongés dans le noir…

Quand il arrive, l’audacieux est déjà là, pas étonnant avec le retard accumulé entre son retour à la maison et sa sortie du Harvest. Un fin sourire aux lèvres, le fraternel s’avance vers ce dos tourné, bien décidé à l’avoir par surprise, du moins, il espère. Lentement il s’avance, bouteille posée quelques pas plus tôt avec toute la délicatesse d’un loup en pleine chasse. La capuche du hoodie dépasse de la veste et il n’en faut pas plus à Gray pour connaître la teneur de sa première tentative. Le reste d’un œil au beurre noir trône encore fièrement sur ses traits de malicieux en pleine action. Il a beau ne pas avoir eu d’enfance, le divergent sait parfois se montrer facétieux avec qui il le veut. Ce soir, il ne compte pas gâcher ce moment de simplicité partagée. Dire que quelques semaines plus tôt il ne cessait de cogner sur ces traits, regardant l’homme à la tignasse dorée avec dédain et une méfiance certaine poussée à l’extrême. Il n’en avait toutefois pas fallu plus pour qu’il comprenne, qu’il sente, et ce lien créé s’était scellé lors de cette nuit d’automne où trois idiots auraient pu sonner le glas du trépas sur cette nuque qu’il ne pouvait apercevoir sous la masse de cheveux. Gray était capable du meilleur, comme du pire et il l’avait bien prouvé ce soir-là. Pour l’heure, sans peur il se rapproche jusqu’à finalement saisir le coche. De ses mains habiles et furtives il attrape ladite capuche et d’un coup sec la lui rabat sur la tête jusque devant les yeux. Prise de risque. Grosse prise de risque.

Insouciance, tout n’était juste que simple insouciance pendant ces moments d’avant. Ces moments hors du temps. Ils nous les ont arrachés, pour mieux nous déraciner. Nous user. Ah, que ne donnerais-je pas pour le revoir passer, ce temps d’avant. Ce moment hors du temps.
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Salem L. O'Malley

❖ Date de naissance : 09/04/1990
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❖ Âge personnage : Trente-et-un ans.
❖ Profession : Bonne question.
❖ Faction : Rebooté Fraternel après le projet Equilibrium (Audacieux qui s'ignore, né Érudit.)
❖ Forces & Faiblesses : Infecté par un mystérieux virus & mémoire défaillante.
❖ Philosophie : So fucked-up.
❖ Playlist : THE WRIGHT BROTHERS - blood on my name. JAYMES YOUNG - i'll be good. BARNS COURTNEY - glitter and gold. IMAGINE DRAGONS - not today. LO-FANG - #88.



MessageSujet: Re: SALAY ▲ Breathe the air and keep the demons away Mar 7 Juin - 15:40


❝ Never shine if you don't glow ,
feat. Gray J. Wolfgang & Salem O'Malley. ❞



Clope au bec, j’aspire de longues et délicieuses bouffées de nicotine, tête creuse enfoncée en le capuchon de mon noir hoodie qui s’avère être ce bout de fringue que je fringue aussi hebdomadairement qu’une couche de peau. Il est tard. Il est très tard. Et tu es en retard. Je déteste attendre. Je déteste glander. Et je déteste perdre mon temps. Vois les exploits que tu me fais faire, Cutiepie, parce que c’est vraiment pas pour tout monde que je prendrais le risque d’exposer ma claire barbiche de chèvre dans un recoin glauque qui put le sexe à pleines narines parce que forcément c’est dans ce parc désertique que tous les homos de Chicago viennent se taquiner la toundra et le petit bosquet. C’est pour toi que je suis là, debout comme au con, au beau milieu des arbres et de ce tandem étrange qui s’amuse à jouer à saute montons à l’arrière d’un buisson qui leur cache les lunes qu’à moitié. Penser à ceci m’emmène à me demander cette question des plus indubitables ; pourquoi je les observe faire ce qu’ils ont à faire et ce depuis au moins cinq minutes déjà !? Ah. OUAIS ! Parce que je me fais chier et que les distractions sont vraiment très minces lorsqu’on cherche à passer le temps. Je sais que j’ai l’air un rien creepy, satire aussi et voyeur, mais je vous assure que vous avez tort. Rien ne m’excite dans cette pittoresque partie de jambes en l’air. Nada. RAS. Dead end. Finito. Capoté. N’oubliez pas, j’suis celui qui a payé une mariole à saucisse pour s’assurer que lesdites saucisses ne sont pas ce qu’il aime bouffer avec ses œufs lors d’un doux matin du mois de septembre.

Tu sais peut-être maintenant où s’orientent tes petits plaisirs épicuriens, mais cela n’empêche pas le fait que tu as rêvé d’une orgie et que tu as embroché ce pauvre Kyle avec le manche de ton énorme drapeau Américain.

Bernard… ferme ta gueule !

Ne te bile pas, mon bison mal luné, je ne fais que constater les faits.

- Bernard… ta gueule !

- Oh ! Pardon, joli cœur, nous nous croyons seuls. Nous faisons trop de bruit ?

- Hin !?

Pour ponctuer mon interrogative onomatopée, mes claires somnambules se lèvent doucement vers le buisson, au travers de sa verte et riche frondaison, je peux voir les deux pleines lunes fluorescentes briller de mille feu alors qu’une tête rouquine à frisettes pop-up une fois de temps en temps au-dessus de la haie, suivant le tempo de coups de reins endiablés. Surréaliste. Il est là, doggy style et moi j’suis là… chèvre des montagnes style à le dévisager comme s’il était une appétissante gamelle de maïs séchés.

- Tu sais, t’es pas obligé de rester là en solo avec ta fidèle main droite, il y a encore de la place, gueule d’amour.

Pourquoi ? Pourquoi ?! Pourquoi c’est toujours à moi que ce genre de scénario se produit ?! C’est la barbe, c’est ça ?!

- Non. Nenon. Ça va. J’ai… euh… j’ai un rendez-vous. Il ne devrait tarder d’ailleurs. Continuez, je vous en prie et faites comme si je n’étais pas là…

Une panoplie d’orgasmes plus tard, tu daignes enfin te pointer le bout du kéké ! Tu sais soigner tes entrée, Cutiepie et je ne peux m’empêcher de sourire tout heureux lorsque tu m’enfonce la trogne dans le creux de mon capuchon. Gros ours mal léché, je grogne pour la forme seulement alors que je laisse retomber mon ultime clope au sol et profite de cette chaude proximité pour envoyer valser mon bras de fer vers l’arrière. Furtif, je ferme ma garde et t’emprisonne le cou dans une clé de bras en hyperextension, t’ébouriffant la sombre chevelure de ma paluche libre.

- T’es en retard.

Chamailleries, je resserre ma prise contre tes cervicales, me débat autant que tu ne puisses le faire, tango enflammé qui nous fait reculer sur plusieurs mètres alors que je t’encastre le fion en le Y d’un tronc d’arbre arborant l’effigie de la lettre.

- T’as besoin d’avoir une excellente excuse.

Un coup de tête sur l’arrière, ma capuche retombe sur ma nuque, je te libère, te fais volteface et te dégaine une inoffensive pichenette sur le bout de la patate.

- Allez, Tweety Bird, descends de ton arbre et montre-moi ce que tu as dans le bec !

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MessageSujet: Re: SALAY ▲ Breathe the air and keep the demons away Sam 11 Juin - 15:07



Keep the demons away

FT. SALEM L. O'MALLEY


Joueur malicieux. Il ne l’est qu’avec ses plus proches, ce n’est pas un trait de personnalité qu’il dévoile au premier offrant. Clairement pas. S’il en use c’est bien parce qu’il est totalement en confiance avec lui, et parce qu’il le voit comme beaucoup plus qu’un simple audacieux de passage ou un sauveur de miches. Car oui, tout a commencé par-là, une sorte de sauvetage des temps modernes contre des idiots qui avaient décidé de se la jouer plus intelligent qu’ils ne l’étaient. Au fond, Gray aurait pu se demander où en était ce bon vieux blondinet qui avait cru le temps d’un instant qu’il perdrait sa langue, mais il a chassé depuis bien longtemps cette pensée et cette tronche de son esprit, se perdant sur des pentes bien plus risquées encore mais pour ce genre de moment, le risque n’en vaux-t-il pas la chandelle ? Pour l’heure, le divergent est en retard, à cause de Max et aussi à cause de sa remplaçante, sans parler de l’état d’urgence de changer le peu de bandage qu’il a et ainsi éviter les quelques remontrances qu’il aurait probablement de toute manière. Il le sait, Salem a parfois tendance à agir comme pourrait le faire son frère ou sa sœur, et au fond, ce n’est pas pour lui déplaire, le considérant lui-même comme un membre à part entière de sa famille, mais Gray est ce qu’il est, et il est jeune. Parfois il peut être un véritable jeune con. Et ce soir, il est véritablement dans ce genre de moment, du moins au premier abord, lorsqu’il voit la silhouette massive lui tourner le dos. L’embêter est la première idée qui lui vint en tête à ce moment précis.

Il n’en faut pas plus pour le jeune homme qui se rue déjà à pas de velours derrière l’audacieux, ce n’est que lorsqu’il se trouve assez près de lui qu’il rabat sans prévenir la capuche de son hoodie devant ses yeux, un sourire de gredin aux lèvres, n’ayant pas encore capté que deux lunes s’illuminaient dans les fourrés.

Le bras qui l’attrape, le fraternel n’a pas le temps de le voir arriver, et c’est avec un grognement qu’il tente de s’en extirper, mais les doigts l’enserrent et l’empêchent de s’éloigner. Mains en appuies sur les épaules du vieux à la toison d’or, Gray le pousse en avant pour mieux s’extirper de sa prise, il a de la force ça se sent, mais Salem ne cède pas, il en a plus que lui et c’est donc lorsque la paluche d’ours s’élance dans ses cheveux et les ébouriffe comme un malpropre qu’il se met à pouffer de rire mais se débat toujours à reculons. « Arrête ! ». Mais il continue de rire, c’est plus fort que lui. « J’viens… ». Il tire, pousse, se débat mais il recule quand même. « …Tout juste de me… ». Le divergent continue, encore et encore, avec hargne et tente de lui faire un croche-pied pour le faire tomber, en vain, car s’en suit alors de superbes jeux de jambes esquivés, et lui… « … Coiffer. »… De tomber le cul en ce Y d’arbre que l’audacieux est venu chercher. Gray n’a jamais été un accroc de l’apparence ou de la coiffure, c’est même tout le contraire, ces faux airs de jeune trou du cul ne sont qu’un magnifique faux semblant, preuve de sa bonne humeur. Cela fait bien trop longtemps qu’ils ne se sont pas vus. Encastré dans ce tronc d’arbre, le divergent lui offre une mine contrariée, tout aussi fausse que le reste, avant d’avoir un sourire en coin à la mention de la bonne excuse. Il veut d’ailleurs déjà se justifier mais il reçoit un léger coup sur le nez et ne peut s’empêcher de le plisser en retour d’un air de loup agacé, restant sagement perché sur son arbre, la chevelure d’un noir de jais complètement sens dessus dessous.

« Je sais, je suis en retard. J’ai été retenu au boulot. ». Il ne lui en faut pas plus pour descendre, surtout quand on l’invite à danser. Debout sur ses pieds, il redescend également sa manche jusqu’au niveau de son poignet pour essayer de planquer le bandage qui orne toute la longueur de son avant-bras quand il s’arrête et hausse un sourcil. « Ils sont vraiment en train de… ? ». Voilà seulement qu’il comprend et qu’il entend, mais ces derniers sont sur la fin, ils terminent gaiement (haha !) et se redressent en se rhabillant. La folle adresse un charmant « coucou » de la main à son attention puis fait semblant d’envoyer un baiser à l’attention de Salem.

« Amusez-vous bien les petits choux à la crème ! Byyye. »

Gray est tellement surpris que ses ébènes ressemblent à deux grosses billes qui brillent dans le noir, mais il se met finalement à sourire lorsque la silhouette efféminée disparait de leur champ de vision. Se rapprochant de Salem, il rigole dans sa barbe de trois jours. « Je crois que tu as une touche. », puis il lui ébouriffe les cheveux à son tour et recule d’un pas rapide pour lancer le début des hostilités.

Il sait pertinemment qu’il a des choses à apprendre et qu’il va être mis au tapis une bonne paire de fois, mais il est prêt à prendre le risque et à subir sans grimacer. De toute manière il n’est pas du genre à grimacer sous les affres d’une quelconque douleur, preuve en est, rien ne se voit et pourtant son omoplate n’est pas sous son meilleur jour, ni même son avant-bras. Concentré, ses traits se rembrunissent et il se met en garde, un pied en avant, l’autre en arrière. Inlassablement il fixe son adversaire du soir, ce n’est plus le Gray joueur et malicieux à qui il fait face, mais bel et bien celui qui veut apprendre et qui a la hargne de vaincre. Parce qu’il le sait les armes à feux ne sauvent pas toujours, et parce qu’il est facile de perdre une lame dans la bataille, alors il veut pouvoir se défendre convenablement. Ce ne sont pas ses rares entrainements du matin, seul perdu dans les fins fonds de la forêt fraternelle qui lui permettront d’acquérir les bases manquantes. En silence, le divergent inspecte, analyse les gestes et la musculature, observe les pieds en mouvements et les bras qui se crispent ou se détendent. Il laisse le temps prendre l’ascendance, le laisse s’arrêter au gré du rythme de sa respiration lente. Ce n’est que lorsqu’il ne fait plus qu’un avec son environnement qu’il s’élance sans pour autant être certain de parvenir à ses fins. Il s’élance et avec lui son premier coup de poing, il n’a pas peur de prendre les coups et n’a pas peur d’en donner, cela ne remet strictement pas en cause les liens de leur amitié, de leur fraternité. Gray attaque avec la volonté de mettre les coups, et il attend la même chose de la part de l’audacieux. Qu’ils soient parés ou donnés, la danse est lancée et il ne compte pas l’arrêter. Car il cherche à le faire tomber pour mieux le désarçonner, il alterne entre coups de poings et coups de pieds pour mieux espérer le faire basculer.

Parce que pour chaque chose, il y a un temps.
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MessageSujet: Re: SALAY ▲ Breathe the air and keep the demons away Mar 21 Juin - 19:59


❝ Never shine if you don't glow ,
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Qu’est-ce que tu ne me dis pas, Gray ? Derrière ce sourire sournois, qu’est-ce que tu cherches à me cacher ? Je te connais. Peut-être mieux que toi-même. Ce petit rendez-vous clandestin sous le clair de lune n’a absolument rien d’anodin. Si tu veux apprendre à te battre au corps à corps, c’est qu’il y a une excellente raison. Excellente, parce que tu me demandes d’être ton instructeur et que tout le monde sait qu’il y a de cela perpète que je ne suis plus entraîneur. Et tout le monde connait également mes méthodes peu orthodoxes pour en venir à bout avec Diable sait quel déchet humain qui se la joue Jean-Jacques l’horrifique. Qu’est-ce que tu ne me dis pas, gamin ? Pourquoi maintenant et ici ? Derrière nos allures puériles, quels sont les véritables ficelles qui nous manipulent et surtout de quel marionnettiste cherches-tu à te délier ? Je te connais. Peut-être mieux que toi-même. À quoi on joue ? C’est quoi l’enjeu, vraiment ? Mes célestes diaphanes t’observent tranquillement, analysent ton allure de fauve qui me paraît un rien négligée et épuisée. T’as fière mine, mais quelque chose cloche. Trop parfait. Tout est trop parfait. Cette garde que tu lèves, les coups que tu portes et cette viscérale dextérité. Orgueilleux, tu veux apprendre mais aussi botter les miches de ton instructeur ? Non. Ce n’est pas ça. T’es pas du genre petit trou du cul prétentieux qui veut surpasser son pseudo maître. Tu t’en secoue royalement le jambon de ces conneries. C’est autre chose…

- Tes côtes, Gray. Protège-les. N’oublie pas. Jamais, que j’avise, esquivant ton coup de pied latéral d’un pas de recule et parant l’offense de ton poing de mon avant-bras.

Le choc entre nos deux corps de marbre se fait brièvement violence entre les treillis recourbés de nos côtes alors que la distance s’établie de nouveau entre nous. Genoux faiblement fléchit, reposant mon poids sur mon pied gauche, ramenant le droit vers l’avant, je redresse ma garde, mon bras gauche protégeant mon flanc, je serre les poings et te laisse à nouveau guider cette valse endiablée. Tu alternes les coups de pieds avec les coups de poings, jamais je ne réplique, j’encaisse le choc de ton talon encastré dans mon abdomen, j’hallucine les éléphants roses lorsque tes jointures me broient le pif, me contentant que de suivre la cadence, mes pieds foulant l’herbe fraîche avec l’illusion quasi parfaite que je flotte au-dessus du sol cahoteux alors que je mets brutalement terme à cette folle mascarade en encastrant violement mon index et mon majeur en ta gorge, juste sous ta pomme d'Adam. Point de pression. KO instantané. Tes jambes flanchent et l’air quitte tes poumons.

- Les pirouettes, les acrobaties, c’est génial et spectaculaire. C’est ultime au combat, mais ça met aussi en péril. Pendant que tu inter-changeais ta garde, que tu alternais ton uppercut pour ce coup de pied circulaire vers ma trogne, tu ne m’as jamais vu m’arcbouter, me faufiler entre tes pattes et t’asphyxier à l’aide de ces deux jumelles que voici, à ces paroles, pendant qu’on reprend position sur notre terrain de jeu, j’agite, candide, mes deux doigts.

- Tu es excellent à l’offensive, tes coups sont puissants et précis. Mais tu es trop possédé. Je t’ai vu, tantôt, faire ton petit numéro de Papi Feuillage qui se reconnecte et ne fait qu’un avec les éléments… avant d’entamer le premier round.

Je te souris et monte ma garde.

- C’est ce tempérament, Gray, que tu dois non seulement déployer au début du combat, mais tout au long. Le temps. Prends le temps de m’analyser et de me comprendre. Anticipes mes coups et mes gestes. Devines quand je vais frapper pour faire mal et ou frapper pour te distraire. Le temps. Si maigre il peut en être, ce temps, c’est la vie de ton adversaire toute entière qui s’en découle et que tu vois défiler à chaque fois que ses chairs entrent en collision avec les tiennes.

Je renifle, crache au sol et mets à exécution mes paroles. Cette fois, c’est moi qui guide notre valse, faisant vrombir dans l’éther d’hiver les premières notes de rixes en maintenant une bonne distance entre nous, améliorant ainsi ma capacité à agir sur toi au moment de prise de décision que j’enregistre à mesure que le corps à corps parle. Tu es plus grand que moi, plus rapide et aussi plus jeune. Tu as la hargne et l’instinct. C’est là-dessus que je joue, fragilisant ton équilibre postural en délivrant un coup de pied direct au niveau de tes hanches après m’être rapproché d’un pas chassé. Cependant, je ne te frappe pas, préférant combiner l’attaque en envoyant valser mon revers de main au niveau de ton visage, mais alternant à la dernière seconde pour un coup de poing sur la loge antérieure de ta cuisse… qui lui t’atteint pour de vrai cette fois. Et c’est ainsi vautré vers le bas de ta ceinture que je repère enfin ce que tu ne me dis pas…

Ton bras...

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MessageSujet: Re: SALAY ▲ Breathe the air and keep the demons away Mer 22 Juin - 20:46



Keep the demons away

FT. SALEM L. O'MALLEY


Comment te dire ? Comment te dire toutes les choses qui se sont produites depuis la dernière fois que nous nous sommes vus ? Depuis la dernière fois que nous avons partagé ce verre sur le toit du Harvest, ou encore la dernière fois où je t’ai ouvert la porte de ce que j’ose appeler « chez moi ». Comment pourrais-je te dire l’affront de ta propre cousine, les erreurs de parcours que j’ai commises et que je commets encore. Comment te dire le mal qui m’a rongé pendant des jours alors que j’agonisais en silence de mon arrogance ? Comment oser te dire que ce que tu veux voir et savoir n’est que le résultat d’un homme contre qui je me suis lancé, inconscient, pensant mener la danse alors qu’il était lui-même venu me chercher. Comment ?

Il ne peut pas lui dire. Non pas qu’il ne veut pas, il ne peut pas. Cacher les choses c’est ancré dans son esprit, dans sa nature, forgé dans son caractère par les affres de P’ et son enfer. Au-delà de ça, il ne veut pas inquiéter, pas lorsque l’étau lentement autour d’eux se resserre et que les échos de leur étouffement progressif se fait sentir dans chaque feuille et chaque arbre, chaque train et chaque building. Chicago n’a jamais été aussi calme et cela ne signifie rien de bon. Dans cette danse qu’ils mènent, Gray souhaite apprendre et comprendre. Prendre les coups ne le gêne pas, au contraire, il voit même ça comme une nécessité pour mieux appréhender les coups reçus et le combat au corps à corps. Joe a été capable de le mettre au tapis une fois, il s’est fait mettre au tapis une seconde fois par Ezra et a bien failli ne jamais en ressortir vivant, quand bien même l’offensive fut sa meilleure défense. Il veut être capable de riposter et de mettre à terre, non pas pour tuer mais pour fatiguer. Il veut être capable de ne pas se faire marcher dessus. Il veut ce qu’il est en train de donner à Salem en battant des poings contre le vent, mais que ce dernier lui refuse en ne faisant pour l’instant que parer. Intérieurement, le divergent sait que c’est la bonne tactique, celle qu’il mettait pourtant en place à la première seconde de concentration, mais qu’il perdit bien vite en décidant de fondre droit sur lui. Il frappe mais ne cogne fort, ne souhaite blesser. Salem ne riposte pas et prend certains coups, prodigue ses conseils que Gray s’efforce de suivre à la lettre, protégeant ses côtes dans les mouvements et tentatives suivantes. Leurs peaux s’entrechoquent lorsqu’il pare l’un de ses coups de poings et remet la distance. Le fraternel est grand et en use, tout comme il use de sa hargne, quitte à en oublier le principal. Et c’est ainsi que l’audacieux l’a par rapidité. C’est ainsi qu’il sent l’air être extirpé de ses poumons, l’herbe quasiment coupée sous ses pieds.

Maladroitement il recule en portant une main à son cou et reprenant l’air qui a été complètement coupé. Il inspire et expire profondément sans cesser de le regarder, ses cheveux d’un noir de jais toujours laissés en bataille depuis leur chamaillerie initiale. En silence il l’écoute, c’est ce qu’il est venu chercher, entre autres, des conseils. Une leçon du lapin qui n’est jamais en retard. Il se redresse et prend le temps d’écouter, d’imprimer chaque mot, chaque parole qui s’échappe dans leur environnement commun. Laisser le temps au temps. Prendre le temps. Analyser. Il veut le faire mais à chaque fois les émotions prennent le pas, aussi concentré soit-il, il finit toujours pas être distrait ou emmené dans les méandres d’une violence tapie à l’intérieur de son âme. Alors il acquiesce et se remet en garde. Il pose ses ténébreuses sur la silhouette massive qui lui fait face, sur les paluches d’ours qui se resserrent sur elles-mêmes. Il le regarde cracher, juste avant qu’il ne se mette cette fois à guider la danse. La valse n’en est que plus endiablée et Gray comprend alors ce qu’il entendait par « prendre le temps d’analyser ». Salem a repéré les erreurs et sait comment abuser de sa taille et de sa hargne instinctive. Le jeune homme se défend comme il peut mais il est perturbé par ce jeu auquel il joue, et ne discerne pas à l’avance les faux coups de celui visé pour faire « mal ».

C’est le choc du poing sur la loge antérieure de sa cuisse qui le tétanise et lui fait comprendre l’étendue de son erreur. Dans son élan, il s’est penché, meurtrissant son omoplate bousillée dans le mouvement et exposant son avant-bras dans le même temps. Un léger grognement s’échappe dans l’air et la grimace même infime ne tarde pas à crisper les traits de son visage pourtant si souriant quelques minutes auparavant. Les ténèbres ont croisé la lumière de ses prunelles claires et c’est avec lenteur que le divergent se redresse et lui fait face, toutefois prêt à riposter en cas de nouvelle danse, mais intérieurement il sait que l’heure de la pause a sonnée. Il le lit dans son regard, le voit dans ses airs qui cherchent à comprendre.

Comment te dire ? Comment te dire toutes les choses qui se sont produites depuis la dernière fois que nous nous sommes vus ? Comment pourrais-je te conter les horreurs de ta propre cousine, et le mal qui m’a rongé pendant des jours alors que j’agonisais en silence de mon arrogance ?

Il ne trouve pas les mots, et à cet instant il n’a pas besoin d’en dire, les yeux rivés dans ceux de celui qu’il commence à connaître par cœur quand bien même il demeure des zones de floue certaines à son sujet. En silence, le fraternel vient tirer sur la manche de sa veste, la retire et la laisse tomber par terre. Il ne le quitte toujours pas des yeux. Sa main gauche se met alors à retirer avec précaution le bandage neuf qu’il avait pris le temps d’enrouler avant de venir pour ne pas éveiller de soupçons, même s’il savait pertinemment à ce moment qu’il n’arriverait à le cacher bien longtemps. Ca n’avait pas raté. Il retire le coton blanc légèrement maculé et dévoile au grand jour les deux plaies de part et d’autres, recousues depuis plusieurs jours maintenant mais laissant clairement deviné l’arme utilisée qui est venu le transpercer. Il vient alors abaisser le col de son T-shirt et y dévoile la chair calcinée où sa sœur est venue apposer le morceau de métal brûlant destiné à cautériser le trou béant qu’on lui avait infligé. Gray ne quitte toujours pas Salem des yeux. Pas une seconde. Il dévoile alors la dernière de toutes, les hématomes ayant, eux, disparu depuis plus longtemps, et soulève le bas de son haut pour laisser entrevoir une plaie quasiment cicatrisée qui a été creusée le long de son abdomen. Puis il rabaisse le tout et se laisse tomber par terre dans l’herbe, assis en tailleur.

« J’ai cherché des noises à un mec qui avait débarqué dans la faction avec la ferme intention de venir me chercher. Il a pas eu besoin d’aller très loin, je l’ai… Chopé à la descente du train. ». Il soupire longuement en testant la sensibilité des plaies de son avant-bras. « J’ai sous-estimé l’entraînement des audacieux Salem. Si Joe ne m’avait pas trouvé je n’ai absolument aucune idée de l’endroit où je me trouverais aujourd’hui. ».

Je ne peux te parler de l’autre sujet. Je ne peux te parler d’elle et de ce qu’elle a fait. Comment te dire ? Je l’ai fait car je ne peux te mentir. Pas à toi. Feindre le vrai et prêcher le faux, je ne peux pas. Mais comment te dire qu’un peu plus et on ne se retrouvait pas ?
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Salem L. O'Malley

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MessageSujet: Re: SALAY ▲ Breathe the air and keep the demons away Mer 29 Juin - 15:51


❝ Never shine if you don't glow ,
feat. Gray J. Wolfgang & Salem O'Malley. ❞



Ces vies de misères, jamais, elles nous feront des cadeaux. Elles préfèrent nous jeter à terre, nous passant dessus tel un récalcitrant attelage et nous piétiner de ses lourds sabots. Elles nous brisent et nous saignent, ces vies. Elles sont signe d'abondance, d’indépendance et de transparence. C'est quelques gouttes d'essentiel. Tout comme l'air et le soleil. Tout ce qui nous donne envie de mourir nous donne envie de vivre.  Paradoxal. Vivre, c’est paradoxal. Ces vies nous saignent, mais comme l’air et le soleil, ces larmes aux couleurs d’un rubis, ces quelques gouttes d’abondance, elles sont essentielles. La vie, elle nous brise tous, mais plusieurs d’entre nous s’en extirpent plus forts, une fois nos blessures cicatrisées et les tatouages de nos ecchymoses disparues de nos chairs qui s’étiolent. Paradoxal. Vivre, c’est paradoxal. Le comprendre, c’est avancer sur un long et cahoteux chemin de croix. Entre ciel et terre d’un même pas, on avance, habitant dans l’absence, elles se font lourdes, pesantes, oppressantes sur nos épaules, ces vies de tous les jours. Notre temps s’ébrèche et nous sommes rompus. L’angoisse du silence, en cette éternelle errance, sentant résonner contre les cloisons osseuses de nos crânes l’écho des autrefois qui nous abandonne dans l’effroi de l’ignorance. Nous sommes que des ombres qui s'estompent dans le soir, ténèbres éparses, secret horizon où le jour plonge et sombre. Gardiennes patibulaires de nos ornières et éthers. Univers juchés, là où bien des nuages passent, que nul ne sait déceler en nos visages écartelés de tout un savoir amassé et entassé sur nos traits harassés. Ces façades de pierre, sculptures de toutes parts transpercées par le crépuscule avancé, celui qui définit au couchant le merveilleux désert marquant la lisière de nos routes de misères et de mystères.

Soucieux de ton état, je te regarde de ce regard qui songe aux aléas de ce monde en hécatombe qui te gronde inlassablement dessus. Cette vie qui ne te fait jamais de cadeaux, celle qui te passe sur le corps tels les sabots d’un trop lourd attelage. Elle te brise et te saigne, cette vie. Ces quelques gouttes d’essentiel, dis-moi, l’étaient-elles réellement, pour cette fois-ci ?

- Qui ? Dis-moi qui t’a fait ça, Gray !

Les cierges des mauvais augures s’allument instantanément dans le ciel ombrageux de mon regard furieux. Au péan sardonique de ma voix qui vibre en multiples sensations qui fait délibérément perdre la raison. Une enjambée, me voilà à ta hauteur, lourdement, je fléchis les jambes, abaisse mon visage à la hauteur du tiens et plonge mon regard en tes ébènes qui me fixent. Furieux, je le suis, contre toi, contre ton agresseur, tête la première tu t’es élancé dans le mur, tu t’es éclatée sur les briques de celui-ci, sans prendre le temps de lire, de comprendre qu’à la lisière de ton chemin de croix, ce chemin futuriste, ils se dressent tout autour de toi les murs de la vie… ceux qui recèlent les messages et secrets de ton avenir. En un mouvement d’inquiétude et de pénitence, je me saisis de ta nuque, ma main de sale bête se resserrant sur tes cervicales pour souder que davantage l’étreinte visuelle que nous avons.

- Qui. T’a. Fait. Ça. Dis-le-moi.

L’inquiétude se nourrit d’images aux alentours de l’Aven de ténèbres. Sais-tu seulement pour quel sceau tu es né, en ce monde où rien n’est laissé au hasard ? Tu erres en l’inconnu, pourtant inlassablement chassé par des idées qui t’influencent l’esprit. Apprends à lire sur les murs de la vie, Gray. Tu n’es pas destiné à ça.

- Tu n’es pas sans savoir que tes conneries vont un jour définitivement avoir raison de toi. Tu n’es pas également sans savoir qu’hormis moi, ta sœur, d’autres personnes veillent sur toi, et nous sommes délibérés à foutre notre vie en l’air pour te protéger. Tu n’es pas sans savoir qu’on ne peut pas éternellement être là pour veiller sur toi et que ce cliché de loup solitaire ; ce n’est vraiment pas nécessaire à ce que tu le portes. T’as merdé. T’as payé. Et je suis furax.

Une main toujours moulée sur ta nuque, je m’empare de ta mâchoire inférieure de mon autre paluche, confondant nos visages écartelés de tout un savoir amassé et entassé sur nos traits harassés. Ces façades de pierre, sculptures de toutes parts transpercées par le crépuscule avancé…

- Qui t’a fait ça, Gray ?

_________________

A room without a view
- It's all I ever needed, my love for life is gone -

moodboard... MADE BY MON BÉBÉ SOEUR ET MERCI BEAUCOUP Sasa:
 
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Gray J. Wolfgang

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❖ Profession : Bras droit des Sans Faction, membre actif de la résistance - Ex Barman au Harvest et rat de laboratoire pour le compte de Moira Rosenbach.
❖ Faction : Divergent, Factionless - Anciennement Amity - Origines Erudites
❖ Forces & Faiblesses : Tolérance face à la douleur - Techniques de combats à mains nues - Manipule plutôt bien les lames, il les préfère aux armes à feu - Sa plus grande faiblesse réside maintenant dans le fait que le Conseil connait sa Divergence - A des cauchemars récurrents sur son enfance - Garde un oeil constant sur ses aînés et les O'Malley.
❖ Philosophie : Season two l I'm gonna shoot you down. - Season one l Count only on yourself, otherwise you'll just die, victim of treason
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MessageSujet: Re: SALAY ▲ Breathe the air and keep the demons away Mar 5 Juil - 21:06



Keep the demons away

FT. SALEM L. O'MALLEY


Il n’y a que toi qui peut, et tu le sais. Il n’y a que toi capable de remuer cette marée d’obscurité pour mieux en réveiller la flamme. Tel un briquet rencontrant une immense étendue de pétrole. Il n’y a que toi qui peut, et c’est là, la seule et unique raison à mes aveux.

Assis en tailleur, l’herbe fraîche et humide imbibe déjà le jean de couleur foncée mais ça ne semble pas le perturber. Il est imperturbable à cet instant, irrémédiablement immobile et figé dans ce temps dont il aimerait en parfois absent. Appuyant sur la plaie recousue de son avant-bras à présent aéré, il fixe l’horizon lorsqu’enfin il répond. Au fond il connait la chanson. Grillé, il est tout simplement grillé et les effluves de la honte pourraient en faire rougir ses joues s’il n’avait pas appris à bloquer ce genre d’émotions au fin fond de sa gorge dorénavant nouée. S’il regrette d’avoir attaqué de front ? Non, certainement pas, et c’est peut-être là tout le fond du problème. S’il pense qu’il aurait dû réfléchir un peu plus avant d’agir ? Oui, ça, oui. Il a eu tout le temps pour y songer, pour ressasser, à demi-cloisonné dans sa folie, sa maisonnée sens dessus dessous. Et si seulement il n’y avait eu que ça. Aux mots de l’audacieux, le fraternel tourne la tête pour le scruter. Il voit sa silhouette massive s’affaisser pour mieux venir à ses côtés. A sa hauteur. Les ébènes ne le quitte plus des yeux, et il la voit, cette hargne. Cette tempête qui gronde et implose déjà aux tréfonds de son âme. Ne laisse pas ta noirceur prendre le pas sur la lumière Salem. Pas lorsque je suis déjà plongé dans mes propres ténèbres. Il répète les mots. Un à un, il répète la question. Mais les ténébreuses s’enfuient le temps d’une seconde, se perdent sur un tronc d’arbre posté un peu plus loin, vieux de plusieurs décennies. Il a dû en voir passer des choses. C’est la main de l’audacieux qui enserre sa nuque qui le sort de sa torpeur, question résonnant vaguement jusqu’à ses tympans, quand bien même il en ait écouté et compris chaque mot. Il le fixe à nouveau, de ses prunelles, continue de lire en lui cette colère qui devient tantôt inquiétude, tantôt rage.

Gray fait planer le silence, lit entre les lignes de ces deux billes claires qui ne le quittent plus. Quelques minutes encore et l’audacieux passerait bientôt sa main rêche dans sa toison d’or, rebasculant les mèches rebelles en arrière. Il le sait. Mais pour l’heure, il ne cesse de le scruter. Ca le met mal à l’aise, ça entretient les braises, mais l’océan de noir se fait de plus en plus cauchemar. Ne m’en veux pas, s’il te plait. Ne m’en veux pas. Il n’avait pas eu le choix. Pas eu le choix. Chaque parole, chaque geste est analysé et écouté avec parcimonie et la plus sincère des attentions, le faisant même froncer légèrement les sourcils avant que ses traits ne se détendent à nouveau. Salem la pose, pour la troisième fois. La même question. Son cœur bat à tout rompre dans sa poitrine, il sait qu’il ne pourra pas reculer l’échéance. Il veut se dégager de l’étreinte mais le blond l’en empêche, accentue même un peu plus cet échange visuel qu’ils ne cessent d’avoir. Prisonnières, les ébènes se noircissent mais Gray ne bouge pas. Le silence se fait pesant quand il ouvre enfin la bouche.

« Et tu n’es pas sans savoir que toi et moi on se ressemble un peu trop. ». Il fronce les sourcils, contre lui-même. Contre sa connerie. Puis il pose sa main sur celle qui tient fermement sa mâchoire pour la dégager gentiment et mieux pouvoir articuler. Il ne le quitte toujours pas des yeux. Malgré ses traits tirés, il est toujours jeune, Gray.

« J’ai merdé, j’ai payé et je sais que t’es furax. ». C’est justement pour ça que je ne voulais pas en parler. Il déglutit. « Je n’ai pas eu le choix Salem. Il s’en est pris à Joe. On ne touche pas à mon frère et à ma sœur. Jamais. ». Tout comme on ne touche pas à toi non plus d’ailleurs. Mais ça, tu le sais déjà, pas besoin de le dire quand tu sais parfaitement le lire dans cet océan de ténèbres qui n’a de cesse de te regarder. Il a serré les dents en prononçant les mots, a froncé les sourcils pour mieux marquer cette contrariété à l’idée qu’on ait pu la toucher. « Je n’ai juste pas pensé qu’il pourrait venir pour moi après s’être amusé avec elle. ». Il plisse le nez le divergent avant de quitter temporairement les éclairées pour venir passer une main fatiguée sur son front. Son omoplate le tiraille, se remémorant parfaitement les affres de cette nuit de pluie torrentielle, à patauger dans la boue pour espérer rentrer.

Il n’y a que toi qui peut, et tu le sais. Il n’y a que toi capable de remuer cette marée d’obscurité pour mieux en réveiller la flamme. Tel un briquet rencontrant une immense étendue de pétrole. Il n’y a que toi qui peut, et c’est là, la seule et unique raison à mes aveux.

Les mots sont mis sur les maux. Mais les maux se réveillent et la douleur ensorcèle. Il n’y a qu’avec lui qu’il peut. Il n’y a qu’avec lui qu’il accepte de tout lâcher. Décompresser. Mais ça implique également pour elle de la laisser s’éveiller. La douleur, perfide, de cette omoplate qui saigne et de ce teint qui au fur et à mesure pâli à nouveau, rien qu’en se préparant à ce qui va suivre. Le silence, il la laissé reprendre le dessus après les potentiels mots de celui qu’il considère à égal de son frère. De sa sœur. Il le laisse planer, se mord la lèvre inférieure, cherche à se dérober en observant les rares rayons du soleil finalement décliner. Son cœur bat la distance, à chaque seconde supplémentaire quand il sent le regard de l’audacieux sur son épaule et son teint pâle. Et il finit par le cracher, son morceau.

« Ravenscar. ». Un souffle. Juste un. Suivi d’un second. Un nom qui resterait gravé dans sa tête et sa chair pour l’éternité, à l’image de P’. Gray inspire et expire. S’entrainer n’avait peut-être pas été une si bonne idée. Trop tôt.

Sa main vient s’emparer du col de l’audacieux et il se met à le scruter, un éclair d’inquiétude dans le regard. Il n’arrive plus à la balayer, elle est réveillée, mais ce n’est pas ça qui le rend nerveux. « C’est justement parce que tu n’es pas sans savoir qu’on est trop similaires que je ne veux pas que ailles faire quoi que ce soit. J’ai merdé, j’ai payé. Fin des représailles. Qui plus est, il n’est pas prêt de m’oublier. ». Alors seulement un léger sourire en coin étire ses traits, balaye temporairement les effluves de ce cœur qui bat trop vite et cette sueur qui perle sur son front. Maudits souvenirs de ces papillons ravageurs, ces fausses illusions destructrices. Sa main le serre toujours, ce col, il s’y accroche comme pour ne pas sombrer à nouveau dans les ténèbres de ce qui pourrait être sa vie. « Pas de représailles Salem. Il y a un plus gros chat à fouetter. ». Il parle bien évidemment de P’. Il passe sa main libre sur son front pour la seconde fois et il baisse les yeux vers l’herbe fraîche. Il jurerait de les sentir encore, ces faux vers. Ils rongent de l’intérieur, se nourrisse de la chair et lui ont fait vivre un enfer. Il le maudit à vie Ravenscar, pour ces souvenirs. Herbe fraîche. Obscurité. Pluie diluvienne. Eclairs. Boue. Joe.

« Je me sens pas très bien. ».
Il n’y a qu’à lui qu’il peut le dire. Jamais il n’ose, toujours s’impose. Faiblesse, émotions, douleurs, noirceur. Il n’y a qu’à lui.
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Gray J. Wolfgang

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❖ Faction : Divergent, Factionless - Anciennement Amity - Origines Erudites
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MessageSujet: Re: SALAY ▲ Breathe the air and keep the demons away Dim 10 Juil - 11:34

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MessageSujet: Re: SALAY ▲ Breathe the air and keep the demons away

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