Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 sky's still blue ✤ PHOEBE

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Salem L. O'Malley

❖ Date de naissance : 09/04/1990
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❖ Âge personnage : Trente-et-un ans.
❖ Profession : Bonne question.
❖ Faction : Rebooté Fraternel après le projet Equilibrium (Audacieux qui s'ignore, né Érudit.)
❖ Forces & Faiblesses : Infecté par un mystérieux virus & mémoire défaillante.
❖ Philosophie : So fucked-up.
❖ Playlist : THE WRIGHT BROTHERS - blood on my name. JAYMES YOUNG - i'll be good. BARNS COURTNEY - glitter and gold. IMAGINE DRAGONS - not today. LO-FANG - #88.



MessageSujet: sky's still blue ✤ PHOEBE Mer 1 Juin - 15:13


❝ We drew up a landscape ,
feat. Phoebe L. Parker & Salem L. O'Malley. ❞



Épuisé. Je suis seulement épuisé. Ces longues semaines passées à travailler sur les champs agricoles commencent à se faire sentir. Je suis seulement épuisé. Les miroirs azurés de mes eaux paisibles se lèvent avec paresse sur l’horizon, observant le paysage bucolique que nous livre l’hostile saison, me perdant durant quelques instants en les blancs pâturages assoupit dans un lit de givre. C’est beau. C’est apaisant. Lorsque s’accumulent petit à petit tous les flocons qui tombent des gris univers juchés, ce blanc manteau de soie est si beau, la neige est si belle sur les arbres et les toits des demeures ! Ici-bas, tout est ivoirin et couleur d’écorce, ces quelques oiseaux épars qui prennent leur envol au cœur de ce ciel d’après-midi où le bleu de l’été est parti, ils brillent comme une jetée d’étoiles. Mon âme voltige avec eux, elle se laisse bercer en les mystiques et célestes arabesques, ballet magistral qui émerveille et redessine de choses plus belles ce dôme des merveilles.

- Salem ? Est-ce que ça va ?

L’ultime collision. Le choc est brutal et imminent. Mon âme regagne ce vieux corps errant que je sens si vieux et gémissant. Mon visage empourpré par les âpres caresses de la langue reptilienne d’un froid bolaire quitte les lueurs cendrées du firmament et se tourne droit devant. Une sombre silhouette se dessine doucement là où les couleurs de la vie jamais elles ne quittent, mirage, simulacre, il est, cet homme, ce bon paysan, debout comme un roi au milieu de ce grand pré nacré et blanc comme une toile moutonneuse. Je le dévisage, le contemple, l’admire, assimile ses allures et manies. Je lui souris, malgré le froid, malgré l’effroi, malgré toutes ces fois où j’ai envie d’hurler et de pleurer. Je lui souris, parce qu’ainsi s’étiole mes soupirs épars, ces sanglots en l'air perdus, qui apparaissent dans l’éther d’hivers comme d’invisibles nuages de condensation, à mesure que mon souffle s’essouffle. Épuisé. Je suis seulement épuisé…

- Oui. Je vais bien. Tout va bien.

Ma voix, si rauque et graveleuse. Je n’ai pas l’habitude de l’entendre comme ça. Et ces acérés qui me lacèrent et déchirent la gorge, cette inflammation si bizarrement survenue et laisse croitre cet étrange nœud douloureux entre mes cordes vocales…

- Tu es sûr ?

Par habitude, je me contente d’hocher lourdement de la tête. Grossière erreur. Le vertige enivre et délivre en mon esprit les enivrements abrutissants. Le manche de ma pelle, tenu en mes mains de moins en moins fortes, tangue mollement dans l’air alors que je vacille lentement d’avant en arrière. Je me racle la gorge, ferme les yeux, ajuste les périphéries dansantes en me frottant les paupières de mon pouce et index. Les points rouges devant mes yeux disparaissent, la noirceur revient et je me sens un rien bien… mieux. Le feu allumé en ma gorge s’embrase, immole mes bronches, je tousse, mon souffle, poisseux du soufre des gouffres qui absorbent et avalent. Épuisé. Je suis seulement épuisé. L’homme, visiblement soucieux, il se rapproche de moi, se profile à mes côtés et me détaille d’un air curieux.

- T’as l’air crevé, mon vieux…

- Je ne dors pas beaucoup.

- Tu es aussi blanc qu'un lavabo. Tu es brûlant.

Il assène cette constatation en plaquant sa paume sur mon front. À peine sa main effleure mes chairs, que cette dernière me quitte et s’éloigne, comme lui s’éloigne et hausse les sourcils.

- Tu fais de la fièvre, Salem. Je crois que tu as choppé un rhume ou je ne sais pas quoi.

Ceci explique cela.

- Tu dois voir un médecin. T’as congé aujourd’hui. Files au nord te faire examiner…

✤ ✤ ✤

Je ne sais pas où est l’arrondissement du nord. Je ne me souviens pas où il se trouve. Je suis perdu. Le seul chemin que je connaisse par-cœur, c’est celui qui me mène à toi… chez-toi.

- Phoebe !

Cette voix… trop rauque… trop éteinte… elle n’est pas la mienne. Je sais que ce n’est pas la mienne. Et ce vieux corps gémissant que je supporte par de trop grands efforts…

- Ouvres-moi. Je crois que… j’ai un problème.

Pour une dernière fois, mon poing martèle ta porte.
Épuisé. Je suis seulement épuisé…
Harassé, les chairs ruisselantes de mon front bouillant viennent embrasser le bois de ta porte.
… Seulement épuisé. Je suis seulement épuisé…

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Phoebe L. Parker

❖ Date de naissance : 23/10/1996
❖ Barge depuis : 08/06/2015
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❖ Multicomptes : Aymrick S. Micelli ♥
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❖ Âge personnage : 21 ans
❖ Profession : Maniement des armes ( couteaux ), employée à Bitter Aloes & chanteuse
❖ Faction : Dauntless
❖ Forces & Faiblesses : Vous cacher mes faiblesses et prétendre que rien ne peut m'atteindre.
❖ Philosophie : « Whether it's a heart attack or a heartbreak, the show must go on. »
❖ Playlist : Louder & Places by Lea Michele ; The Original High by Adam Lambert ; Some lessons learned by Kristin Chenoweth ; 'Queen of Swords', 'Wind Beneath my Wings', 'Show Me', 'Small World', 'Like Lightning' & 'I See You' by Idina Menzel, 'Happy Ending' by Mika



MessageSujet: Re: sky's still blue ✤ PHOEBE Mer 1 Juin - 16:54




Salem & Phoebe
« Don't speak
I know just what you're saying
So please stop explaining
Don't tell me cause it hurts »

Vous connaissez ces moments où vous êtes tellement au fond du gouffre que vous avez l'impression que rien de pire ne peut vous arriver ? Rien ne va plus : la ville dans laquelle vous vivez devient un peu plus chaotique chaque jour qui passe, le mec qui vous attire ne vous drague que parce que vous êtes un défi pour lui et vous le savez - et au passage, ça vous ronge -, votre soeur adoptive est dans le coma, la Faction que vous pensiez être celle qui vous conviendrait le mieux s'avère être un repère de gros bras qui ne songent qu'à la bagarre, votre meilleur ami est amnésique et dans une Faction totalement opposée à qui il est vraiment, et vous vous retrouvez debout, au milieu de tout cela, à essayer de vous battre pour vous en sortir. Et bien si vous pensez que la Vie, dans sa grande générosité, pourrait songer à arrêter les frais et à vous laisser le temps de régler ( ou du moins essayer de régler ) ces problèmes là... attendez une minute. Vous allez voir, elle a encore quelque chose en réserve, et elle n'attend pas.
- Phoebe !
Si les visites tardives sont rarement bon signe, les visites nocturnes ayant cette voix et surtout ce ton, sont véritablement inquiétantes. Etait-il arrivé quelque chose à Salem ? Lui qui ne savait plus se défendre comme avant, preuve en avait été de la dernière fois où je l'avais vu, Dieu seul sait ce qui pouvait lui être arrivé ce soir. Mon coeur faisant des bonds, je dévalais les escaliers tandis qu'il me donnait davantage matière à m'inquiéter.
- Ouvres-moi. Je crois que… j’ai un problème.
Un dernier martèlement se fit entendre avant que je n'arrive face à la porte que j'ouvris avec empressement. Derrière celle ci se trouvait un Salem pour le moins mal en point. Il était en sueur, et il me tomba à moitié dessus, puisque appuyé contre la porte que je venais d'ouvrir. Prenant appuis sur mes talons, je m'efforçais de nous garder tous les deux debout. Je n'aimais vraiment pas la tournure que cela prenait, et ce en l'espace d'à peine deux minutes. Je n'avais encore jamais vu quelqu'un d'aussi malade.
-S...Salem.. Hey Salem, tu peux marcher ? Viens, allonges-toi dans le canapé... Qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce que tu as ?
Deux et deux font quatre. Et aussi sûrement que deux et deux faisaient quatre, j'étais quasi certaine d'avoir déjà ma réponse. Les choses n'arrivent pas par hasard et des théories se formaient déjà dans mon esprit. Vous avez entendu parler de l'épidémie qui touche les Fraternels, et uniquement les Fraternels ? Vous ne trouvez pas cela légèrement étrange ? Si cela ne vous semble pas anormal, alors vous êtes l'être le plus imbécile, le plus inférieur que la Terre ait jamais porté ! Quelqu'un, très certainement le Conseil, cherchait à décimer les Fraternels. Pour quelle raison, je n'en n'ai pas la moindre idée, en revanche le fait que, quelques semaines à peine après que j'ai parlé à Salem, cette épidémie lui tombe dessus... cela n'avait absolument RIEN d'une coïncidence. Et n'allez pas me faire croire qu'il s'agit d'une rhume, d'une gastro ou de je ne sais trop quelle autre maladie, parce que croyez moi, je n'ai jamais vu personne dans l'état de Salem. Aucune maladie normale ne fait cela.
Traînant à moitié Salem jusqu'au canapé, je le laissais s'y allonger. Je n'avais aucune idée de comment réagir. De ce qu'il fallait faire. De combien de temps il allait tenir. Il ne pouvait pas... Il n'allait pas. Non, il n'allait pas mourir. Je ne l'autoriserais pas.
C'est bien simple.
J'en fais le serment.
Si Salem meure, je déclare une guerre ouverte au Conseil.

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Dernière édition par Phoebe L. Parker le Ven 3 Juin - 17:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: sky's still blue ✤ PHOEBE Jeu 2 Juin - 14:21


❝ We drew up a landscape ,
feat. Phoebe L. Parker & Salem L. O'Malley. ❞



Mon front prenant toujours appuie sur le bois lustré de ta porte, paupières à demie closes, la tête ensuquée dans les vapes, il me prend plusieurs secondes pour comprendre ce qui se passe et où les vapeurs récalcitrantes de mon univers basculent comme ça. Je me sens perdre l’équilibre au moment où l’entrée s’offre enfin à moi, voyant ta céleste silhouette, surgissant comme le tréfonds d’un rêve, se dessiner dans le cadre de porte et à laquelle je me surprends à me rapprocher dangereusement. Je sais que je perds pieds, je sais aussi que je suis en train de m’écrouler sur toi, je veux me redresser, retrouver mon équilibre, mais l’effort, trop demandant, m’écartèle et me contraint à l’inutile. Alors je fonce, fond, plonge sur toi. Toi qui me rattrape toujours. Toi qui a uni mes jours de solitudes. Toi qui me comprends et sais lire au travers de mes yeux que je suis si las de crever, alors que je suis épuisé de me creuser le front, de me fouiller le ventre, vaines recherches pour trouver des réponses à rien, depuis mon errance en ce vide qui semble nous combler tous les deux. L’un de mes bras vient s’échouer et doucement s’enrouler autour de tes épaules alors que tu nous guides en les arcanes de ta demeure, traversant pièce après pièce, mes yeux rougis par la fatigue prenant le soin de détailler chaque ornement, chaque meuble… pour te comprendre et découvrir qui est donc cette amie si chère qui n’a jamais eu peur de m’accompagner en cet Enfer.

- Épuisé. Je suis seulement épuisé, que je murmure, le souffle aride, la voix, ode éphémère qui plane en l’atmosphère alors que je laisse s’écrouler mon imposant gabarit sur les coussins moelleux de ton canapé.

Mes muscles endoloris et ankylosés s’apaisent enfin sous mes chairs bouillantes, mon échine s’allonge doucement sur le dossier du meuble alors que mes opalines se lèvent vers ton visage. Je vois. Je lis au travers de tes sombres prunelles qui me contemplent, je nage en tes deux puits de ténèbres, vois les peurs et soucieuses pensées mener cette valse funèbre qui agitent ton esprit. Je ne veux pas qu’elles t’étreignent, ces peurs, je ne veux pas être ce parasite qui te ronge et gruge l’esprit. Alors je te souris. Un sourire sincère, doux, qui n’a rien d’amère ou de fier.

- Raconte-moi une histoire, Phoebe.

C’est incongru. Je le sais. Mais j’ai besoin. J’ai besoin d’oublier les délires anxieux. J’ai besoin d’apprendre à te connaître ailleurs qu’en l’horreur et la peur. Les espoirs avortés, s’assoupir en son antre, sentir battre nos deux cœurs terrassés pour quelque chose d’autre et enfin apprendre à vivre et oublier que nous sommes toujours un peu mieux en train de mourir…

- Raconte-moi ton histoire, s’il te plait…

Oublie, oublie avec moi… pour quelques minutes seulement… oublie.
Si je suis ici devant toi, ce n’est pas pour me soucier de moi… mais pour me rappeler de toi.
Alors oublie… oublie avec moi…

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❖ Forces & Faiblesses : Vous cacher mes faiblesses et prétendre que rien ne peut m'atteindre.
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MessageSujet: Re: sky's still blue ✤ PHOEBE Jeu 2 Juin - 16:05




Salem & Phoebe
« Don't speak
I know just what you're saying
So please stop explaining
Don't tell me cause it hurts »

La peur. Ce sentiment horrible qui vous ronge tandis que votre esprit cherche des explications, des solutions. Le désespoir. Celui qui arrive tout de suite après, au moment où vous avez compris. L'espoir. Celui qui se meurt tandis que les deux premiers vous imposent une vérité accablante.
Sauver Salem.
Trouver le remède à une maladie créée de toute pièce, et qui n'en possède sans doute aucun.
Je ne veux pas le voir mourir.
Je ne veux pas le regarder rendre son dernier souffle.
Je ne peux pas.
Les larmes. Celles que vous sentez remonter depuis le fond de votre gorge, cette boule qui vous étouffe. Se retenir. Se retenir de pleurer. Rester déterminée sur un objectif irréalisable, un défi. Le seul que je me sais incapable de relever. Tenter. Parce que je n'ai pas d'autre choix. Je ne sais pas par où commencer. Je ne sais pas à qui demander de l'aide. Je ne sais pas combien de temps j'ai devant moi.
Paniquer. Cette sensation qui arrive en même temps que l'envie de pleurer. Je ne sais pas... je ne... je...
- Raconte-moi une histoire, Phoebe.
Mon arrivée d'air se coupe. Je dois retenir mes larmes, je ne dois rien laisser paraître. Je dois être forte, pour lui. Je dois être forte, encore. Il compte sur moi. Il a besoin de moi.
Et je ne peux rien faire.
- Raconte-moi ton histoire, s’il te plait…
J'inspire. J'expire. J'essaye de calmer mon coeur.
Il me demande de lui raconter mon histoire. Une histoire qu'il a déjà entendu. Une histoire qui a tout scellé entre nous. Inspire, Phoebe. Sois forte. Tu lui dois au moins cela. Ne craque pas.
M'accroupissant à ses côtés, je pris sa main brûlante dans la mienne, ravalant mes larmes.
-Il était une fois, une petite fille qui était née chez les Altruistes, commençais-je. Elle avait beau ne pas comprendre le monde qui l'entourait, elle était heureuse, car elle avait une famille aimante à ses côtés, même si elle n'était pas toujours en mesure de les apprécier à leur juste valeur.
C'était mot pour mot ce que je lui avais raconté, quelques mois auparavant. Je m'en souvenais avec une précision dont je ne me croyais pas capable.
-Un jour où la famille revenait à la maison, après avoir accompli la bonne action quotidienne requise par leur Faction, un groupe d'hommes leur barra la route, et une bagarre éclata. La petite fille se retrouva rapidement à moitié assommée contre un mur, mais elle était encore assez conscience pour voir ses parents se faire assassiner sous ses yeux. Sans qu'elle ne puisse rien y faire.
Alors je t'en supplie, Salem, ne me fait pas revivre l'enfer de voir quelqu'un que j'aime mourir sous mes yeux. Mourir tout court. Je t'en supplie...
-Lorsque la petite fille reprit conscience, elle était à l'hospital. Elle n'avait que treize ans, et une bande d'adultes dont le coeur était aussi froid que l'expression sur leur visage vinrent lui annoncer sans ménagement que ses parents n'étaient plus de ce monde. Et avant même qu'elle n'ait eut le temps de respirer et d'assimiler la nouvelle, on l'avait déjà envoyée dans une nouvelle famille.
Mais cela n'a aucune importance. Je perds un temps précieux, un temps qui nous est compté. Un temps que l'on n'a peut-être pas. Simplement parce que tu me l'as demandé.
-Elle passa des semaines sans bouger de sa nouvelle chambre. Elle refusa toute compagnie. Elle refusa de parler. Elle ne voulait que ruminer sa colère et son chagrin, elle se convainquait qu'elle était responsable de leur mort. Elle imagina tous les scénarios possibles. Et plus elle y pensait, plus elle était en colère. Plus elle voyait le monde autour d'elle changer. Ce n'était plus seulement un monde dérangeant ; c'était un monde dérangé.
Un monde que nous essayions de réparer, toi et moi. Un monde que je ne veux plus réparer sans toi.
-Un jour, à la nuit tombée, la petite fille sortit. Et elle décida que jamais personne en ce bas monde ne serait capable de la mettre à terre. Elle décida de se servir de sa douleur, de sa perte, de son chagrin, de ce trou béant dans sa poitrine qui lui donnait sans cesse la sensation qu'elle se mourrait à petit feu : et elle s'en servit. Cela devint son arme la plus puissante, car grâce à elle, la petite fille n'avait plus peur de rien.
Mais je suis incapable de m'en servir dorénavant, Salem. Alors ne me quitte pas. Bats-toi. Survis. Si ce n'est pas pour toi... fais le au moins pour moi.
-Sa vie n'était qu'une chaîne autour de son pied qui la retenait prisonnière, une chaîne dont elle se libérerait bien. Mais c'est justement parce qu'elle n'avait pas peur de se libérer de cette chaîne que cette petite fille fit des choses extraordinaires. Elle fonça tête baissée dans les situations les plus dangereuses, faisant un pied de nez à la Mort qui, de toute manière, ne semblait pas encore prête à l'accepter en son sein.
Mais elle ne tardera pas à le faire si tu oses me faire traverser cela à nouveau.
-Cette petite fille cru être passée à travers l'épreuve la plus éprouvante de sa vie. Elle avait trouvé le moyen de se servir de ce qu'elle ressentait, de se servir de ce qui la blessait et menaçait de la mettre à terre pour devenir son propre super-héros. Mais la Vie avait encore quelque chose en réserve pour cette petite fille. Car un jour, tandis qu'elle brisait les règles une énième fois, cette petite fille rencontra un homme aussi torturé qu'elle. Ils avaient autant en commun qu'ils avaient de différences. Dans les premiers temps, la différence l'emporta, les empêchant l'un l'autre de se voir tels qu'ils étaient réellement.
Peut-être que cela aurait été mieux si la différence l'avait emportée. Il existe une théorie selon laquelle un seul événement est déterminant du futur. Peut-être n'en serais-tu pas là si la différence l'avait emporté...
-Mais ils s'intriguaient l'un l'autre. Rapidement, le jeune homme devint une partie très importante de la vie de la petite fille. Il tenait à elle, et c'était réciproque. Ensemble, ils joignirent leurs forces pour combattre ce monde dérangé, quitte à en perdre la raison. Le jeune homme se qualifiait de monstre. Le Tueur au sein des Bourreaux. Il se perdait lui même, mais il n'en n'avait que faire. Quant à la petite fille... elle faisait ce qu'elle savait faire le mieux. Elle frôlait la Mort. Mais ils se soutenaient toujours mutuellement, même lorsque l'autre ( généralement la petite fille ), n'en faisait qu'à sa tête.
Je ne veux pas que cela s'arrête, Salem. Je ne veux pas que cela ne soit qu'un souvenir. Respire. Vit. Combat ce virus qui t'as été administré. Tu as combattu bien pire que cela... Tu es suffisamment fort pour te battre ! Salem...
-Aucun des deux ne reconnaissait avoir besoin de l'autre et pourtant... sans cesse, leurs chemins se croisaient. Et sans cesse, ils combattaient côte à côte. Et puis un jour, le jeune homme traversa une épreuve aussi horrible que celle que la petite fille avait eut à affronter dans son enfance. Alors elle lui raconta son histoire, une histoire qu'elle n'avait jamais conté à quiconque auparavant. Il le su au moment même où il l'entendit. Ce jour scella à tout jamais leur amitié. Car l'un comme l'autre savaient qu'ils pouvaient se faire confiance. Qu'ils ne seraient plus jamais seuls, qu'importe ce que la Vie leur ferait subir...
...ne me laisse pas seule.

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MessageSujet: Re: sky's still blue ✤ PHOEBE Lun 6 Juin - 15:45


❝ We drew up a landscape ,
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Ta voix. C’est ta voix, Phoebe, qui ouvre lentement les portes de mon esprit disloqué. Ta voix. Unique. Magique. Bien que tragique. Je l’entends en musique. Baume sur mon erratique. Tout ici-haut, dans les ombres patibulaires de mon crâne, est resté depuis si longtemps statique. Obscurité caustique. Elle n’a pas raison d’être et d’exister lorsque je suis avec toi. De nos regards entrelacés, de nos mains qui s’accrochent l’une à l’une, par ta voix, je te revois, vois véritablement, aussi belle que la première fois alors que tu enivres mes effrois de quelque chose que nous pourrions définir de foi. Dans tes yeux, une lueur, elle danse et vacille. Oriflamme de flamme, la peur met ton âme en lumière, je vois… Grand Dieu je vois. Je vois tout. Phoebe. Dans tes pensées, faites de nuit et de jour, tu me racontes ton histoire, essaie de faire ton chemin vers un avenir sans passé… cette mémoire dévastée qui m’a odieusement été arraché, harassé de me fracasser sur nos rivages, de contempler l’image de ces dessins gravé dans le sable et que les vagues ramènent langoureusement dans les profondeurs de la mer. De tendresse et d’amour, d’amitié et d’affection, tu rends insignifiantes nos perditions et rends plus beau ce qui est censé être si laid. Si je le pouvais, je t’écouterai toute ma vie. Ta voix. C’est ta voix, Phoebe, qui ouvre lentement les portes de mon esprit disloqué.

Ta voix me renvoie si loin dans l’au-delà, au début, à la première fois, au milieu, à la fin du commencement. Tu as souffert la vie. Je comprends. J’entends. Je t’écoute, le cœur battant, le cœur au chagrin. Nous voguons sur ces eaux troubles, là-bas, loin au bord de cette mer, là où les vagues caressaient le sable ardent et se brisent contre les récifs de mon crâne. Sommes-nous nés pour éternellement sombrer, dis-moi, ma chère et si précieuse amie ? En moi se déferlent douceur et immensité tristesse. Je veux être fort… pour toi. Je veux être aussi brave que toi. Je t’admire. Le sais-tu ? Le comprends-tu ? Lorsque mes azurs métalliques se perdent doucement en tes ébènes, cherchant le médaillon argenté d’un astre lunaire, en ces soirs bien sombre qui couvre ton regard pourtant si doux. Tes nuits de velours m’entourent et je les laisse m’étreindre tendrement. Nous ne pouvons  plus faire demi-tour. À mi-chemin sur le bourbeux sentier de la vie… je suis là avec toi et le restera toujours. À jamais. À tout jamais.

Doucement, mes doigts se resserrent contre les tiens alors que je tire sur ta main pour te rapprocher de moi. Je suis là, Phoebe. Ferme les yeux. Oublie. Oublie avec moi. Mais souviens-toi. Mon front qui vient prendre appuie contre le tient alors que de mon bras libre je t’enlace avec espoir et ferveur. Reste. Reste avec moi. Ne pars pas dans le noir. Ne pars pas dans le brouillard.

Deux amis qui se sont enfin trouvés, pour ne plus jamais se perdre…
Tu n’es pas seule. Je suis là. À jamais. À tout jamais… avec toi.
Apprends-moi à survivre, pour que je puisse de te donner envie de vivre.
Les paroles sont inutiles. Toi. Moi. Voilà tout ce qui importe.
Alors reste. Reste avec moi. Ne pars pas dans le noir. Ne pars pas dans le brouillard.


TO BE CONTINUED
sujet terminé & verrouillé.

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