Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 do the wicked see you (gray)

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Ezra S. Ravenscar

❖ Date de naissance : 28/12/1998
❖ Barge depuis : 20/08/2015
❖ Messages : 1979
❖ Avatar : jared leto.
❖ Crédits : faust (vava) + tumblr (gifs) + disturbed (signa)
❖ Multicomptes : silena m. eastwood + maven k. morgenstern.
❖ image :
❖ Âge personnage : 35 yo.
❖ Profession : gérant de flesh & blood, extravagant maître d'un trafic obscur & illégal.
❖ Faction : dauntless.
❖ Forces & Faiblesses : les audaces capricieuses qui dérivent en inconsciences.
❖ Philosophie : take the best, fuck the rest.
❖ Playlist : DIGITAL DAGGERS, the devil within + GET SCARED, sarcasm + MUSE, madness + MELANIE MARTINEZ, mad hatter + THE WEEKND, reminder + ELLE KING, where the devil don't go + CAGE THE ELEPHANT, ain't no rest for the wicked + HALSEY, control + TWENTY-ONE PILOTS, heathens + ROYAL DELUXE, i'm a wanted man + THE WHITE STRIPES, seven nation army + KARLIENE, become the beast.



MessageSujet: do the wicked see you (gray) Mar 29 Mar - 12:55


     
do the wicked see you
I'm gonna talk about some freaky shit now

« j'adore la déco. » que t'ironise. Bandé, aveuglé, égaré dans ces nuances de noirs qui dessinent devant tes opales les prémices de ce cauchemar que tu traîne et amène en ces couloirs où s'imprègnent la complainte des désespoirs qu'indécent, tu te délecte de la saveur et de l'encens, les sueurs et le sang. Encadré par deux scientifiques peu loquaces, tu t'obstine à tisser entre vous les arcanes de tes audaces qu'ils ignorent et déplorent, préférant le son du silence à tes joyeuses dissonances, accordant à tes talents la valeur et à ton comportement leur indicible malheur. Un simple travail, qu'ils disent, et tu entends un secret, à ne pas dévoiler, à ne pas te dévoiler. Et le mystère t'attire, convient de te séduire, en cette forteresse où sur ta peau glisse l'hymne et la révolte de leurs détresses, ces notes vengeresses qui n'atteignent désespérées, à peine soufflées, que les barrières de ces froides machines réglées sur le rythme de leurs vies dont l'essence petit à petit est arrachée, dispersée en l'honneur de ce que tu rêve de deviner. Et il y a lui. A l'intérieur du sac se balançant sur tes épaules, les instruments qui seront de ton corps au sien un énième lien, comme une trace que tu délaisse encore sur ce corps qu'un jour tout entier tu auras dévoré.  « alleeeez, je peux le retirer ? » que tu demande, pour la dixième fois, à la femme présumée qui se tient à tes côtés. Ses soupirs, tu les sens sur ses lèvres, malades de ne pouvoir exprimer ce que tu lui inspire. Et ton plaisir, insatisfait, résonance de ta curiosité, se résigne à l'obstination de crevasser ces airs d'impassibilité que tu leur imagine si bien. « c'est non, monsieur Ravenscar. » intransigeante, tranchante, tu n'as pas le droit de voir, de savoir. Reste dans l'ignorance, que clament ses intolérances, la rigueur sur tes irrévérences qui l'agacent et tracent sur ton visage la foi de l'enfant sauvage, peu sage. Et ça ne t'arrête pas, jamais, et tu continue de parler, de les importuner de tes badineries, tes espiègleries. « allez, sois sympa. tu sais ce que ça veut dire sympa au moins ? tu sais, c'est quand tu rend des services au g... »  « je connais parfaitement le sens du mot sympa. » qu'elle te coupe. Souriant, tu lèves tes doigts devant tes prunelles aveuglées et les baisse un par un. « huit mots ! félicitations, tu viens de franchir un bond substantiel dans l'évolution de ta locution. » tu ne la vois pas, mais tu sens son exaspération du bout des doigts. Souriant, t'as gagné, et tu poursuis de ta démarche bondissante, laissant derrière toi tes deux accompagnateurs, leur compagnie ennuyante. T'aimerais déjà y être, avec lui. Puis un bras t'agrippe par l'épaule, pour t'arrêter, te contrôler. « restez entre nous. » la voix grave, suave, pour la première fois tonne, résonne en toi comme l'écho d'une nouvelle salve de mots. « attends ... Mais tu parles ?! Oh, wah, juste, tu es plein de surprises Teddy. Mais au nom de notre amitié fraichement commencée, je tiens à te préciser qu'il est difficile de rester entre vous quand je ne vois pas où est le entre-vous. » que tu déblatères, prenant un malin plaisir à faire de cette promenade un véritable calvaire. « Cessez de m'appeler Teddy, ce n'est pas mon nom. Cessez de parler tout court et contentez vous de faire ce pour quoi vous êtes ici. » nullement vexé, tu déracines ses doigts de ton tee shirt déjà froissé et lui donne une tape amicale dans le dos. « OK Teddy. J'ai pigé. Le travail avant tout. »


En tes opales s'illumine l'infernale, cette délectation animale balafrant de ses lames  assassines le creux de tes désirs qui s'enluminent de cet atroce crime. Il est là, devant toi, blessé, torturé, enchaîné. Dans sa chambre de verre se répercutent les misères d'hier, ses prières et les réponses imaginaires. Une seconde, pour esquisser en tes pensées désaxées les virées de son destin, les souffrances, la patience, les rages et leurs endurances. Désinvolte, tu te penche sur sa carcasse et plonge dans ses puits enténébrés tes malicieux éclats de glace. « salut, j't'ai manqué ? » et l'éternel sourire vint sur tes lippes découvrir les sinistres promesses faites à ton martyr, bientôt gravées, dans l'éternité grâce au contenu du sac qu'à terre tu viens de jeter. « ça a pas l'air d'aller fort. en même temps j'peux te comprendre. moi aussi j'me laisserais crever si j'devais supporter tous les jours l'ennui mortel de tes potes. » que tu continue, penchant la tête et dévisageant sous toutes les coutures l'objet de tes conjectures. « pas mal, la coupe. le côté sauvage, tout ça. j'aime bien. par contre, t'as une sale gueule. sérieusement, t'aurais pu te faire beau pour me recevoir. enfin, je t'en veux pas, tu dois avoir d'autres préoccupations, comme tes besoins naturels. comment tu fais pour pisser ? ils t'accompagnent ? ouuuuh que c'est gênant.   » et la moue dégoûtée, t'as l'air presque vraiment gêné. Et ça passe, tu te redresses devant lui et sourit, ne feignant point la joie que provoque en toi vos retrouvailles, l'émoi de vos représailles. « Tu te lèves pas pour me recevoir ? ... ouais ok, c'était mesquin là. » que tu plaisante, écorchant de tes azurs riant les liens retenant son corps de ne pas te réduire à néant. Et ton regard se lève, sait qu'ils sont là, observent. Alors tes doigts frôlent son omoplate, le souvenir de ce soir, cette sulfureuse victoire qui se rappelle à toi à chaque pas. Et tu te penches pour récupérer ton sac, murmurant dans le mouvement à son oreille, discrètement. « alors, les mites, c'était comment ? »

   

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Gray J. Wolfgang

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 01/11/2015
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❖ Crédits : TF (vava) - Swanou (spoiler signa) - Alas (code signa)
❖ Multicomptes : Envy D. Carter & J. Ryder Storm - G.H. Nolan Wheeler & Gabriel A. Blackwood
❖ image :
❖ Âge personnage : 25 ans
❖ Profession : Bras droit des Sans Faction, membre actif de la résistance - Ex Barman au Harvest et rat de laboratoire pour le compte de Moira Rosenbach.
❖ Faction : Divergent, Factionless - Anciennement Amity - Origines Erudites
❖ Forces & Faiblesses : Tolérance face à la douleur - Techniques de combats à mains nues - Manipule plutôt bien les lames, il les préfère aux armes à feu - Sa plus grande faiblesse réside maintenant dans le fait que le Conseil connait sa Divergence - A des cauchemars récurrents sur son enfance - Garde un oeil constant sur ses aînés et les O'Malley.
❖ Philosophie : Season two l I'm gonna shoot you down. - Season one l Count only on yourself, otherwise you'll just die, victim of treason
❖ Playlist : HELLO ▲ Adele - HURRICANE ▲ 30 Seconds to mars - MONSTER ▲ Imagine Dragons - PARALYZED ▲ NF - THE SCIENTIST ▲ Coldplay - FADED ▲ Alan Walker - TRAIN WRECK ▲ James Arthur



MessageSujet: Re: do the wicked see you (gray) Mar 29 Mar - 17:46



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FT. EZRA S. RAVENSCAR


Il est persuadé d’être revenu d’entre les morts une seconde fois. Il y a des passages à vide qui ne trompent pas. Des moments de blancs où rien ne se passe, si ce n’est cette impressionnante lumière qui vous aspire le temps d’un instant, pour mieux soudainement disparaître. Pendant des heures il s’était senti délirer dans un monde semi-réel. Même lorsqu’ils l’avaient ramené jusque dans ce qu’il appelait « sa tour de verre ». Des heures durant, il avait cru voir des choses qui existaient autant qu’elles n’existaient pas. Il avait cru sombrer dans une folie certaine là où une nouvelle force semblait émaner tout droit de sa boîte crânienne douloureuse. L’instant d’avant il se souvenait, l’instant d’après il ne savait plus. Alors il marquait les jours qu’il pouvait, ceux de pleine conscience et de rares indépendances. Il luttait pour mieux les rendre insatisfaits. Cela faisait déjà plusieurs jours et il commençait à perdre de cette masse qu’il avait atteinte par tant d’entrainements quotidiens. Assis sur ce lit qu’il ne connaissait que trop bien, dos sagement calé contre la paroi de verre qui lui laissait entrevoir une fraîcheur nécessaire, Gray observait, avec ce même air quotidien, le plateau repas qu’ils avaient posé un peu plus loin. Si au début, il avait senti les effets de la faim sur son estomac, aujourd’hui il n’en était plus rien. Grève de la faim. Sûrement était-ce l’une des raisons de ses moments d’absence, sans doute faisaient-ils autrement, face à cette obstination coutumière, pour qu’il ne dépérisse pas. Qu’il ne leur claque pas entre les doigts. De l’autre côté de cette paroi qui ne daignait se révéler éphémère, le divergent scrutait le scientifique du jour. Cela faisait maintenant plusieurs fois qu’il le voyait s’aventurer ici-bas, des lunettes rafistolées sur le nez. En silence, il prenait des notes, mais que pouvait-il faire hormis dessiner, sérieusement ? Il ne lui donnait clairement pas matière à écrire des tartines à son sujet. Ca pouvait tenir en trois mots : refus de coopérer.

Les yeux cernés, ses prunelles tendaient de plus en plus vers l’obscurité la plus totale. Elles étaient tantôt remplies d’une sempiternelle colère, tantôt d’une sempiternelle lassitude. Epuisement physique, épuisement moral. Pourtant, il décelait cette pointe de différence. Il ne mangeait pas mais parvenait à se sentir plus longtemps éveillé que d’ordinaire. La douleur elle-même, paraissait bien moindre. Intérieurement, il était persuadé que quelque chose ne collait pas, mais il ne parvenait, ici, en cet endroit, à en savoir plus. Ils étaient très peu bavards et parlaient surtout avec les gestes. Lorsqu’ils usaient de mots, ce n’était que pour poser d’inlassables questions plus personnelles les unes que les autres. Gray savait qu’il n’avait aucun intérêt à être totalement remis sur pieds. Ils y mettaient un tel point d’honneur que cela ne pouvait se révéler entièrement bon pour son état physique et mental. Le sérum qui lui avait été administré cette fois-là était déjà une véritable torture en soi, il n’osait imaginer le reste de leurs expériences une fois qu’il serait totalement remis de ses blessures. Dans sa grande bonté, P’ lui avait probablement offert une sorte de gain de temps, mais pourquoi ? Qu’espérait-il obtenir ? Si tel était le cas, il y avait forcément une raison valable derrière ce manège. Ou peut-être n’avait-il fait que rater son coup ?

A l’image de chaque jour, le plateau repas fut retiré sans qu’on ne lui adresse la parole, mais ce temps viendrait où l’on ferait tout pour qu’il se nourrisse. Il ne le devinait que trop bien. La tension à ce sujet était de plus en plus palpable. Alors on le laissait seul, pour une partie de la journée, mais jamais on ne cessait de l’observer. Jamais. Les lumières ne s’éteignaient pas, et ses prunelles parfois injectées de sang n’en était que le résultat. Combien de temps était-il supposé subir ça ? Se laissant retomber sur le lit, d’une main discrète il continuait de tourner l’une des vis, bien résolu à la voir s’échapper de ce trou métallique. Elle lui servirait, mais il ne savait pas encore pour quoi. Elle servirait. Pendant qu’il s’attelait à la tâche, le divergent essayait tant bien que mal de trouver le sommeil, souvent perdu entre deux mondes dont il ne voulait pas : celui des souvenirs et celui de sa réalité devenue pire cauchemar. Gray vivait tous les jours dans l’ignorance, sans savoir ce qui avait pu arriver à d’autres. Son esprit vagabondait parfois, se questionnait sur le but de la manœuvre, mais il n’y avait qu’une seule personne capable de répondre à ses questions. Et c’était bel et bien Elle qu’il espérait voir venir en ces lieux un jour prochain. Il faisait tout « pour l’appeler », et bien qu’ils l’avouent ou non, il avait pertinemment compris l’importance d’être maintenu en vie. Ils avaient besoin de lui, alors il se servirait de cet élément dans la balance. Il se servirait d’eux pour parvenir à ce petit but qu’il s’était fixé quelques jours plus tôt.

Il était toujours en train de tourner cette vis quand la porte s’ouvrit. Il aurait pu ne pas les entendre, le verre rendant parfois les sons extérieurs comme camouflés, sauf qu’ils faisaient un vacarme tellement immense qu’il ne put que se redresser sur son matelas de fortune, les scrutant avec interrogations. Pourquoi amenaient-ils une chaise de simulation ici, à l’intérieur de sa bulle ? Et sans le matériel adéquat autour ? Fronçant les sourcils, l’ancien fraternel n’eut pas à se poser de questions trop longtemps, car déjà les gorilles de noir vêtus se dirigeaient vers lui et attrapaient ses bras. Comme à leurs habitudes. Le jour où ils comprendraient que ça ne servait à rien en ces lieux étant donné qu’il ne pouvait pas s’échapper d’ici… Il ne leur donna aucun fil à retordre, quand bien même il mourrait d’envie de leur asséner un magnifique coup dans les bijoux de famille pour le sortir ainsi de sa sieste. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, Gray se retrouva dans cette maudite chaise, pieds et poings liés, mais pas que. Il y avait visiblement une nouveauté dans l’équation, lui qui d’ordinaire était capable de bouger la tête, voilà qu’il ne pouvait plus que fixer l’horizon et ce superbe coucher de soleil imaginaire.

« Bien, tout est prêt. Il peut rentrer. ».

Ils disposèrent, les blouses blanches et les noirs manteaux. L’opération avait duré en tout et pour tout cinq minutes à tout casser, et il se retrouvait à nouveau seul, dans une position des plus inconfortables, haut retiré en prime. Autant dire qu’il ne comprenait rien de leurs envies farfelues. Il ? Qui ça il ? La porte s’ouvrit à nouveau, sur deux blouses blanches et une tête d’empaillée au milieu. La seconde parfaitement dissimulée dans la paroi de verre fut également ouverte et l’on y « poussa » gentiment l’homme décapuchonné à l’intérieur. Autant dire que la surprise fut au rendez-vous. Qu’est-ce qu’il foutait là ?! Pas le temps de lancer un regard incrédule aux deux pas si blanches colombes qu’elles étaient déjà reparties, le laissant là avec un des fantômes de la nuit.

Instinctivement, Gray sentit son cœur battre plus fort, sa respiration s’accélérer et ses doigts se crisper sur les accoudoirs. Simple réflexe d’amertume, d’une colère certaine face à des souvenirs qui remontaient jusqu’à la surface, martelant un peu plus cette ancienne omoplate sanguinolente qui terminait de se remettre. Il aurait voulu lui crever les yeux en guise de bienvenue, mais c’est à peine s’il pouvait remuer les orteils alors il se contentait de le scruter de son air mauvais, toujours plus sombre que d’ordinaire, contraste certain avec la pâleur qui l’accompagnait depuis plusieurs jours. Ezra se penchait avec la délicatesse d’un serpent prêt à engloutir sa proie tout entière, et l’odeur fétide de la satisfaction émanait tellement de sa carcasse que le divergent aurait pu en vomir de la bile. La réponse à la salutation fut épidermique, au point que Gray se mit violemment à chercher à se libérer de ses entraves, meurtrissant ses poignets au passage, poing à présent crispés dans un excès de rage non feint qu’il dût cependant taire, contraint. Silencieux, il observait celui qu’il méprisait sans plus sourciller, écoutant son monologue mesquin avec une certaine délectation. Il le ferait presque sourire. Il y parvint, d’ailleurs, au moment même où le son de sa voix vint se répercuter avec douceur jusqu’au fond de son tympan, tandis qu’il se contentait de ramasser ce sac qu’il avait tout juste jeté.

« Un véritable émerveillement pour les sens. ».

Un murmure renvoyé à son attention, accompagné de ce fin sourire narquois qu’il lui avait déjà montré bien des semaines auparavant.

« Tu devrais peut-être prendre une canne. ». Oui, il y avait visiblement une petite faiblesse au niveau d’une de ses deux jambes. Ces petites remarques acerbes ne répondaient toutefois pas à ses interrogations. Il y avait quelque chose dans ce sac qu’il n’apprécierait pas, il le savait. Mais pourquoi diable lui envoyait-on ce sombre fou ? Si c’était pour lui tenir compagnie, une souris aurait été tout autant appréciée. Peut-être même plus.
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MessageSujet: Re: do the wicked see you (gray) Mar 5 Avr - 23:20


       
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La rage, son chant siffle au creux de tes os rongés par ces terrifiantes fantaisies pour en arracher la plus discordante des symphonies. S'il l'écoutait, cette chanson, il comprendrait, peut-être, le sens de cette absurde tentation renaissant dans les abjections qu'il n'a de cesse de te vouer, te dévouer, cette offrande à tes folles demandes dont tu te délectes pendant qu'égaré, dans ses blessures et tes souillures il s'affecte, s'infecte. Alors, tu composes cette absurde poésie, le rythme de tes crimes, ces vers qui tendrement l'assassinent tandis que sur l'encre de ses maux tu continue de tordre vos destins, son chemin que tu traces vers le tien, et qui se fondent en cette voie qui n'a pour fin que celle qui s'inscrira de ta main. Pantin de chair, malmené en l'antichambre de misères, imprégnée encore des ruines de sa magnifique colère qu'il te plait de sublimer, il pense encore que ceux sont eux qui tirent les fils, qui sa raison effilent. Et aveugle, sur les plus tordus des desseins qui se sont formés en ton crâne d'assassin, pour lui, pour vous et dont il a vu l'ébauche et les drames en tes opales, l'imaginaire malsain, ces chimères d'inhumain qui se sont si bien reflétés sur ses propres péchés, aussi sains que les tiens.

« tu m'en vois ravi. » Ses sarcasmes se heurtent à l'enfant désinvolte sans égratigner l'ego névrosé que jamais tu ne t'es lassé de traîner. Et cette douleur, tes chairs qu'il est venu de lui-même déchirer, elles font écho aux siennes, comme ce funeste serment qu'il ne voit pas mais que tu perçois comme la perfection de l’œuvre qu'en cet instant tu es en train de tisser, autour de lui, de son agonie, telle cette ténébreuse araignée qui l'emprisonne dans ces symbioses qui te passionnent et te déraisonnent.  « et toi tu devrais prendre des vacances, de l'anti-cernes et changer de régime. Sérieusement, tu veux vraiment qu'on compare nos situations ? Parce que je m'en voudrais de te révéler que t'es à un niveau social équivalent à celui d'un sans-faction. » et le sourire affable cède à cet air de réflexion, comparse des moqueries qui claquent à la langue, arrachant l'acide de tes lèvres exsangues sur sa paix que tu adores troubler, corroder de tes amères vérités. « quoique. c'est peut-être une insulte pour eux. En fait, j'crois que tu peux même pas être à égalité avec un rat. T'es plutôt comme un truc assez intéressant pour être utilisé, ou alors peut-être qu'ils ont juste pris ce qu'ils avaient sous la main ? J'aurais d'ailleurs fais bien meilleur usage de toi. Tu le vis comment, dis-moi ? De n'être rien, j'veux dire. » le sourire s'étire comme cette farce que tu poursuis dans la plus calme des mesquineries. Ces murmures qui torturent, à la fragrance de ta franchise étonnante, presque arrogante, tu lui en fais cadeau comme en ce jour il te fais cadeau d'une parcelle de sa peau.  « Tu vois, le truc, c'est que si j'ai besoin d'aller m'acheter une canne, je peux y aller. Et toi tu peux ... quoi ? ... pleurer ? t'acharner sur ton fauteuil ? tenter de trouver un sens à l'univers ? et tu ne peux même pas commander de pizza. Quelle vie de merde  ! » et tu blagues, tel le vieil ami qu'à ses yeux tu n'es pas encore alors que de sa raison tu t'empares et dévore. D'une lenteur exagérée, tu ouvres ton sac et en sort théâtralement ton matériel mettant un terme à cette partie du mystère. Enfilant tes gants, tu ricanes de la surprise qui en ses ténèbres tourmentées s'irise. Il ne sait pas, ne verra pas et sans le vouloir fera un pas de plus, vers toi. Agitant l'aiguille que tu viens de sortir sous son nez d'un air particulièrement amusé, tu la fais passer pour le pire des instruments alors qu'en sa nuque elle gravera seulement ce qui fait de lui quelqu'un de différent. « Une dernière prière ? Un appel à la famille ? En parlant de famille, c'est étrange, tu n'aurais pas vu Joe ? Peut-être qu'elle a préféré se terrer plutôt que de voir le nom de sa famille porté par un cobaye de laboratoire ? Oh, laisse-moi deviner, je suis sûre qu'elle est en train de demander au ciel pourquoi on l'a affligée d'un frère aussi pathétique.   » et des mots, comme de ces lames que tu te plais à effiler, tu graves sur son cœur essoufflé les promesses de ta plus fidèle alliée.

La sens-tu, dis-moi, s'installer en toi comme en un caveau dont la clé est perdue ? La sens-tu, dis-moi, détraquer ce qu'il reste de toi, et sens-tu comme c'est étrange de la sentir glacer celui qui bat du plus terrible des effrois ?
dis-moi, a t-elle le goût du plus infâme des poisons ou de la plus singulière des rédemptions ?
 

Solitaire, il croit l'être, oubliant que ton ombre s'est mariée à la sienne, comme une obsession de sentir ses peines, ses haines. « Je t'aurais bien défendu, mais si j'étais un homme sensé et loyal comme tu aurais du l'être pour être digne de la fierté de ta jolie petite sœur, j'aurais eu la décence de mettre fin à mes jours. » que tu assène, intéressé par les tréfonds de ses pensées plutôt que par les plaies que consciemment tu t'amuse à raviver. Le contournant, tu te places dans son dos, et à l'image du mystère tu t'enfonce dans ces suspenses délétères. Tes lèvres s'approchent de son oreille, insistant tel un enfant les questions d'avant.  « allez, dis-moi, tu y as pensé pas vrai ? » Et tu l'enfonces, brutalement, sans prévenir, pour faire souffrir.

Dis-moi, entends-tu la chanson, comprends-tu le sens de cette absurde tentation ?
     

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❖ Faction : Divergent, Factionless - Anciennement Amity - Origines Erudites
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MessageSujet: Re: do the wicked see you (gray) Sam 9 Avr - 19:20



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FT. EZRA S. RAVENSCAR


Tisse cette toile de mensonges, de haine et d’amusement. Tisse ta toile de de médisance et de méprisant que tu t’appliques à créer avec la plus noire des folies déraisonnées. Tisse cette toile qui te fascine et que tu voudrais assassine. Tisse-là, encore et toujours, en douceur et avec lenteur. Emprisonne cette âme que tu voudrais voir tienne. N’est-ce donc pas frustrant de voir autant de potentiel mis à mal entre des mains que tu n’aimes pas plus que moi ? N’est-ce donc pas frustrant de voir tant de talent gâché par une fréquentation d’êtres que tu trouves bien trop éclairés ? Ne voudrais-tu pas de cette noirceur une fidèle alliée ? Ne voudrais-tu pas qu’elle soit ton aliénée ? Tisse cette toile de mensonges, de haine et d’amusement. Tisse ta toile de médisance et de méprisant, et essayes de l’emprisonner, cette âme torturée, prends juste garde à la noirceur que tu pourrais bien déchainer.

Il était réapparu dans son champ de vision réduit tel le fantôme de la nuit. Son air satisfait ne cessait de transpirer de son visage aussi blanc que le marbre, probablement encore légèrement marqué de ces affres de violence qu’il semblait se prendre très souvent au coin de la gueule. Il y avait chez cet homme quelque chose qui ne lui revenait pas et quelque chose de fascinant. Cette folie qui le consumait de l’intérieur paraissait aussi réelle qu’un pieux mensonge. Un vil jeu de manipulation. Ezra l’avait déjà maintes fois prouvé, il était loin d’être un idiot. Sans doute était-ce pour cette raison que malgré l’ironie de la situation, Gray semblait apprécier l’humour étrange de l’audacieux. Lèvres étirées en un sourire, l’œil joueur, le divergent ne laissait rien passer, quand bien même il eut exprimé sa colère à la vue de la silhouette reconnue. Le fauteuil métallique en avait été secoué, mais pas au point de céder, à son grand désarroi. Malgré les temps difficiles, les épreuves, les simulations et la convalescence subie, le jeune homme trouvait encore en lui assez de force pour tenter de lutter en vain contre ces entraves qu’on lui infligeait de force. Quelle était encore que cette idée saugrenue de la part de ces blouses blanches ? Quelle expérience visaient-ils en cet énième jour de gris, avec pour seul rayon de soleil que cette lueur artificielle que lui renvoyaient les néons en permanence. Il n’y avait plus de journée, il n’y avait plus de nuit. Tout n’était que lumière constante et perte de repères. Sans arrêt. De quoi rendre fou le plus sain des esprits.

Les mots se mirent à nouveau à claquer avec éloquence et pertinence. Un plaisir non feint que le tatoueur mettait à l’honneur, jouant de la patience de l’un et de l’horreur des autres. Car ils ne cessaient jamais d’être observateurs, et Ravenscar l’avait aussi vite compris que lui, à l’instar de ces caméras suspendues à chaque coin de la pièce. Si jamais il se posait la question, oui, ces chers admirateurs pas toujours secrets avaient vue plein phare sur la lune à certains moments de la journée. Les risques du métier, sans doute. Sagement assis sur son siège, Gray scrutait son compagnon malsain du jour avec ce même sourire que plus tôt. Il ne parvenait à s’en défaire tant les mots étaient amusants. Le manque de fatigue ne jouait pas, non, Ezra savait être drôle quand il le voulait, ça, l’ancien fraternel ne l’avait jamais nié et l’avait compris dès leur party dans la boue cette nuit-là. Il l’avait compris un peu plus dès lors que la branche transperçait son omoplate, douleur instantanément réveillée par la présence de son créateur. En était-il de même pour lui ? La ressentait-il, cette connexion qui résonnait dans leurs chairs malmenées ? C’était à mourir de rire. S’entamait alors une conversation qui en soi, n’aurait jamais dû être. Digne d’un véritable salon de thé.

« Je n’ai jamais été quoi que ce soit. J’ai toujours été rien, dès l’instant même où je suis né. Excuse-moi de ne pas être trop perturbé par la nouvelle. ». S’il avait pu se curer les ongles, nul doute qu’il l’aurait fait, tant les mots de l’audacieux ne l’atteignaient pas à cet instant. La seule partie gênante au tableau résidait dans le fait qu’il ignorait ce qu’il fichait ici, ce qu’il était censé faire, et cette vue suggérée de son dos malmené. Les mêmes marques que celles de son frère et de sa sœur, bien qu’il en accumule sérieusement de nouvelles depuis quelques temps.

A nouveau, un sourire vint étirer les lèvres du divergent qui lui avait répondu sur le ton de l’indifférence la plus totale. Il n’était sous aucune substance, pas même un tranquillisant cette fois-ci. Non, pour ce que l’audacieux s’apprêtait à faire, on l’avait gardé pleinement conscient de ses mouvements pour une raison qui le dépassait. La voix s’élevait dans l’air, trahissant le silence environnant qui était son plus horrible quotidien en ces lieux. Avide de moqueries, avide de méchanceté qui pourtant ne l’atteignait pas plus que cela. Pas encore. Ce ne fut qu’après ces mots qu’il se mit enfin à sortir les ustensiles de son sac jeté à terre. Lentement, Gray le vit poser tout ce qui ressemblait là à un matériel de tatouage, logique en soi, puisque c’était son métier, mais qu’est-ce que ça venait faire là ? Son sourire s’était définitivement effacé de ses traits, à l’instant même où il le vit enfiler ses gants et préparer tout le nécessaire en vue de…

« Qu’est-ce que tu fous ici ? ».

Le ton fut probablement bien plus sec qu’à l’accoutumé. Ce n’était pas là le symbole de la panique mais plutôt d’une colère qui commençait à nouveau à gronder en son sein. Malheureusement pour l’ancien érudit, son vis-à-vis ne paraissait pas prêt de lui répondre, continuant sagement son manège et sa préparation. C’est un regard noir qu’il lui offrit, mâchoire crispée, quand il passa l’aiguille devant ses yeux comme s’il s’agissait du pire instrument de torture possible. Au moment où il prononça le nom de sa sœur, Gray grinça des dents, le fixant de toute cette noirceur qu’il lui était alors possible d’afficher, poings serrés sur les accoudoirs, poignets solidement attachés en cet océan de métal. Il voudrait lui briser la mâchoire pour qu’il arrête de parler. Il voudrait lui briser la nuque pour qu’il cesse définitivement de respirer, mais il ne pouvait rien faire. Enlacé, emprisonné sur ce siège qu’il haïssait probablement plus que tout le reste. C’est l’éclat de la rage qui se reflétait à présent dans ses deux ténébreuses, ces deux billes qui scrutaient leur vis-à-vis pendant que celui-ci venait soigneusement passer dans son dos.

« Qu’est-ce que tu fous ici, Ezra ? ».

Même ton sec, mêmes dents serrées, maintenant que le mal était fait et que les dés étaient jetés.

Oh oui, il y avait déjà pensé à cette idée. Oui, il avait déjà espéré que l’on vienne abréger cette souffrance intérieure qui le décime et le consume jour après jour. Il y a déjà pensé. Sans doute était-ce pour cela que les mots murmurés une nouvelle fois dans le creux de son oreille résonnèrent jusqu’au gouffre qui lui servait de poitrine. Il ne pensait pas que Joe puisse avoir ce genre de réflexion personnelle. Il la connaissait, il savait. Du moins le pensait-il. Il connaissait l’amour qu’ils avaient les uns pour les autres. Leur fratrie ne pouvait être décimée ou vaincue. Gray voulait tourner la tête, lui mordre la moindre parcelle de peau à disposition pour la lui arracher sauvagement, mais il ne pouvait y parvenir, forcé de contempler droit devant. « QU’EST-CE QUE TU… ». Il avait alors commencé à hurler une énième fois sa question, fou de colère face à ce manège qui lui faisait perdre patience, mais dans son élan il se tétanisa.

L’aiguille s’était enfoncée violemment dans la chair fine de sa nuque. Le grondement strident de l’instrument lui donnait l’impression que son corps tout entier vibrait au même rythme que l’aiguille qui se plantait inlassablement. Ses muscles s’étaient instinctivement raidis sous la surprise qui était la sienne. Il ne voulait pas être marqué. Il n’avait rien demandé. Doigts agrippés aux accoudoirs, le divergent aurait voulu s’extirper de ce siège avec toute la violence dont il était capable, mais chaque geste était vain et n’empêchait nullement l’autre de graver son œuvre.

« Qu’est-ce qu’ils veulent ?! ». Il s’agitait, essayait mais ne pouvait voir que la superbe surface vitrée devant lui, et au loin, le mur grisé de la pièce, vulgaire salle de spectacle et d’étude. « PUTAIN EZRA ! Qu’est-ce que tu fous ?! ».

Tu la sens cette rage qui s’exprime ? Cette colère face à l’ignorance qui soulève et affaisse avec véhémence cette poitrine qui est mienne ? Le sens-tu seulement, ce danger qui s’insère entre ces barrières invisibles qui nous entourent maintenant tous les deux ? Cet antre de misère qui est devenu le seul domicile de ma folie ? Dis-moi, la sens-tu cette rage qui s’acharne contre la toile que tu tisses avec plaisir ? Alors tisse-là, cette toile de mensonges, de haine et d’amusement. Tisse-là cette toile de médisance et de méprisant, essayes de l’emprisonner, cette âme torturée. Mais sombre fou prends garde à la noirceur que tu pourrais bien déchainer.
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Ezra S. Ravenscar

❖ Date de naissance : 28/12/1998
❖ Barge depuis : 20/08/2015
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❖ Âge personnage : 35 yo.
❖ Profession : gérant de flesh & blood, extravagant maître d'un trafic obscur & illégal.
❖ Faction : dauntless.
❖ Forces & Faiblesses : les audaces capricieuses qui dérivent en inconsciences.
❖ Philosophie : take the best, fuck the rest.
❖ Playlist : DIGITAL DAGGERS, the devil within + GET SCARED, sarcasm + MUSE, madness + MELANIE MARTINEZ, mad hatter + THE WEEKND, reminder + ELLE KING, where the devil don't go + CAGE THE ELEPHANT, ain't no rest for the wicked + HALSEY, control + TWENTY-ONE PILOTS, heathens + ROYAL DELUXE, i'm a wanted man + THE WHITE STRIPES, seven nation army + KARLIENE, become the beast.



MessageSujet: Re: do the wicked see you (gray) Mar 19 Avr - 23:33


 
do the wicked see you
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Insatiables, ces ombres gloutonnes qui émanent de ta carcasse pourrie jusqu'à la moelle, corrompue des os aux chairs par la pestilence de ces fléaux qu'inébranlable tu modèles, elles l'engloutissent et des volutes persistantes et malfaisantes d'un chaos qui innocemment t'enchante se nourrissent, s'avilissent. Nécrosées dans l'âme, l'infâme, elles revêtent l'habit du mort, l'ironie de ton sort, puisque celles dont tendrement tu prends soin, t'étrangleront un jour de leur amour malsain, gardiennes lucifériennes de l'ossature brisée, balafrée des cicatrices d'un genre d'immortalité. Avidités de l'âme, l'infâme, aujourd'hui c'est à la sienne que tu apprendras la rime, celle par laquelle tu sublimes et décime. La résonance, trébuchant encore sur les discordances s'arrachant des entrailles de sa fureur, de tes traits rieurs, tu l'as ébauchée sur le granit souillé de vos encres humaines entremêlées. Son corps, son âme, son cœur, gravés du sceau de tes convoitises par les braises d'un enfer dont affable tu lui ouvre les portes, les démons personnels pour escorte. Mais il est resté sur le seuil, par les chaînes d'acier, de réalité, aux imbéciles futiles qui te le dérobent. Et, sale égoïste, tu l'aimerais juste pour toi, niant qu'indiciblement ils le poussent vers toi.

Réaliste, l'enfant qui ne vaut rien. Surréaliste, l'enfant qui n'apprend rien. Contraires, similaires, ta chair et sa chair, les mêmes misères. La différence, c'est à l'intérieur, les degrés de l'indécence, d'un autrefois et ses conséquences. Alors, son passé, tu lui volera, comme tu voleras ce qui domine injustement les ténèbres éclairées de ses sombres puits, ces ténèbres que tu aimes et qui te malmènent, engendrant au creux de ta poitrine défoncée le lancinant besoin de t'accaparer, te les accaparer. « ... pauvre petite chose, j'en aurais presque les larmes aux yeux. et comme je suis un ami particulièrement bienveillant, je vais te remonter le moral ; même si t'es toujours rien, au moins tu sers à quelque chose. » consolation qui paraîtrait bien piètre à ceux qui perçoivent l'homme autrement que toi. Malgré les efforts, ils sont restés un mystère, inaccessible à ton imagination d'une autre ère, elle qui désespère quand aveugle et sourd tu n'écoute que les cris de l'esprit qui dégénère. Alors tu leur a donné le sens qui te plaisait, l'essence qu'ils t'évoquaient, balayant d'un revers de la main ceux qui contestent, qui protestent.

Il implore, tu ignores. Et il ne les voit pas, les sinistres, sinueuses ombres qui échos d'outre-tombe résonnent quand tu fredonnes, l'air de l'imaginaire. Sur tes lèvres le sifflement est aux allures d'insolent, et les colères éclatent, te happent, sans parvenir à ébrécher ce sifflement, éternel, comme le jeu dont tu restes le maître inconditionnel. Ils errent, ses hurlements, ils sombrent en un néant dont tu t'es fais le créateur, puisque tu n'expie jamais que l'odieux et harmonieux sifflement, mélodie de langueur, moquerie du joueur. Tu le torture et te torture, puisque ces chaînes d'acier, de réalité, il te les impose lorsque les frustrantes vérités se composent ; lui, loin de tes fantaisies, toi, loin de ses effrois. « j'avais parfaitement entendu la première fois, la deuxième aussi — d'ailleurs j'adore quand tu hurles mon prénom, vraiment, j'ai failli craquer —, et aussi la troisième après ta petite variante très originale. » que t'ironise, rompant le silence que la malice préconise. Et tu poursuis l’œuvre qui n'en est pas une, puisqu'en cette gravure n'est que le symbole du parjure, la souillure de sa différence qui à ton sens est bien plus passionnante que leurs uniformités désespérantes. « dis-moi, tu me donnes quoi si je te le dis ? et tout ton amour ne suffira pas, j'te préviens. » une mascarade, pense t-il, puisque son désir tu ne fais que le ralentir, prenant un malin plaisir à feinter la vérité que tu devrais lui donner. « histoire de pas aggraver ta déficience mentale et d'entendre une énième fois ta putain de question, je vais mettre fin à cet insoutenable suspense que — ô surprise — tu n'as pas l'air d'apprécier. qu'est-ce que tu peux bien apprécier d'ailleurs ? à part ma délicieuse compagnie, bien entendu. » soudainement, tu penche ta tête, juste pour avoir l'assentiment qui fut mort avant même d'être naissant. L'espoir foutu, et le sourire revient danser sur les lippes, à peine attristé par l'impatience, l'intolérance des futilités que tu n'as cesse de déblatérer. « ce qu'ils veulent ? j'en sais rien et honnêtement j'en ai rien à foutre. par contre, ce que je fais ici ... » la phrase se suspend, et tu sais qu'il attend, t'attends, puisqu'en tes mains se trouvent toutes les cartes, et celles qu'il a perdu en chemin.« et bien, je passe du temps avec toi en souvenir du bon vieux temps. » la vérité se mêle aux secrets pas encore dévoilés. Le temps viendra, tu le sais, et il comprendra. Et tu sais que la réponse ne suffira pas, alors tu continue sur ta lancée. « Ok, pas de nostalgie, j'ai pigé. Tu sais, je pensais que t'aurais compris. j'fais mon boulot. rien d'extraordinaire, si ce n'est que mon incontestable talent est gâché pour un truc aussi banal. » ce tatouage, tu ne l'aurais pas fais, s'il n'était pas ton permis pour pouvoir le voir, lui parler, le tester. T'amuser. Tu le fais d'ailleurs durer, jusque pour prolonger l'instant, puisqu'ils finiront inévitablement par le faire de ta vie absent. « et, accessoirement, je lance des paris contre moi-même sur le temps que tu mettras à faire ce que je veux que tu fasses, ce qui, d'après un débat mouvementé entre le moi pessimiste et le moi optimiste, ne devrait pas tarder à arriver. » c'est une marche vers un gouffre sans fin, où votre chute est inscrite de la main du destin. Mais implacables, elles attendent, renaissent dans chaque plaie s'inventant sur ton corps fracassé, étirant sur lui sa satané emprise, tandis que des ruines de l'autre elle se repaissent, cruelle gourmandise. Alors, sur les murs de ce purgatoire, elles attendent, sages et sauvages, rampantes, serviles créatures marbrées des flétrissures d'une lumière à jamais éteinte. Insatiables, ces ombres gloutonnes qui émanent de ta carcasse pourrie jusqu'à la moelle, corrompue des os aux chairs par la pestilence de ces fléaux qu'inébranlable tu modèles, elles se rient de lui, de toi, et fidèles compagnes viennent se lover dans les recoins obscurs de l'âme pour fil par fil étirer la funeste toile.

et implacables, elles attendent car elle savent qu'à la fin, les cœurs des pécheurs combleront leur appétit malsain.

FICHE ET CODES PAR ILMARË

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le pouvoir de l'éclipse lelele :
 

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Gray J. Wolfgang

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❖ Profession : Bras droit des Sans Faction, membre actif de la résistance - Ex Barman au Harvest et rat de laboratoire pour le compte de Moira Rosenbach.
❖ Faction : Divergent, Factionless - Anciennement Amity - Origines Erudites
❖ Forces & Faiblesses : Tolérance face à la douleur - Techniques de combats à mains nues - Manipule plutôt bien les lames, il les préfère aux armes à feu - Sa plus grande faiblesse réside maintenant dans le fait que le Conseil connait sa Divergence - A des cauchemars récurrents sur son enfance - Garde un oeil constant sur ses aînés et les O'Malley.
❖ Philosophie : Season two l I'm gonna shoot you down. - Season one l Count only on yourself, otherwise you'll just die, victim of treason
❖ Playlist : HELLO ▲ Adele - HURRICANE ▲ 30 Seconds to mars - MONSTER ▲ Imagine Dragons - PARALYZED ▲ NF - THE SCIENTIST ▲ Coldplay - FADED ▲ Alan Walker - TRAIN WRECK ▲ James Arthur



MessageSujet: Re: do the wicked see you (gray) Sam 23 Avr - 22:06



Like a Shadow under your skin

FT. EZRA S. RAVENSCAR


Tu penses t’immiscer mais je ne te laisserai pas faire. Tu n’es pas le premier à essayer. Tu ne seras probablement pas le dernier. Quel est donc votre problème, à toi et tous les autres ? Pourquoi vouloir me faire glisser sur cette pente d’obscurité que je mets un point d’honneur à essayer de quitter ? Pourquoi diable vouloir m’y replonger quand jusque-là, j’y arrivais ? J’ai fui pour mieux me reconstruire, j’ai fui pour obtenir un meilleur avenir. Alors comment oses-tu, toi, le possessif, pouvoir espérer une seule seconde que je serais capable de te laisser la tisser, cette toile ?

Il en a après ces silences qu’il maintien avec indécence et insolence. Il en a après ce jeu qu’eux tous ils mènent là, sous ses yeux. Assez, il en a, de les voir ainsi se jouer de ce qu’il ne sait pas. Ezra s’amuse et Gray le sait. De son pouvoir temporaire il en use, espérant mettre à mal les saines défenses de son esprit malade, allant jusqu’à tenter de pervertir l’homme qu’il essaye d’être. Qu’il voulait être avant d’en arriver là. Ils sont si différents et pourtant semblables. Sans doute est-ce pour cela que l’audacieux cherche par tous les moyens à le rendre sien. Sans doute est-ce pour cette raison qu’il veut le mener jusqu’à l’antre de la déraison. Tous autant qu’ils sont, ils ont recours à l’art de la manipulation. S’il sait que les médecins échouent, il n’en est pas la même chose avec celui qui se joue de lui à cet instant. En silence, vicieux, l’audacieux le met à mal, et bien que cela ne perce en rien les défenses du divergent, les mots glissent et s’insinuent en son sein tel le malin prenant possession d’un esprit sain. Pour l’heure, il n’est là que son unique compagnie. Coincé dans cette chaise qu’il hait, il ne peut se darder que de regarder droit devant lui, sans jamais pouvoir se retourner.

L’homme en profite, de l’ascendant dont il dispose sur son vis-à-vis. Celui qu’il scrutait de ses yeux quelques instants plus tôt, avant de passer sournoisement dans son dos. Il ignore ce qu’ils attendent d’Ezra mais il comprend parfaitement ce que ce matériel fait là. Être marqué, il ne le veut pas. La question est alors posée, d’un ton sec et froid, quand bien même l’inquiétude ne cesse de parcourir son corps à travers ses veines, glaçant jusqu’à son sang. Le silence l’enveloppe, au même rythme que ces ombres qui se dessinent, prennent vie. Il le veut pour lui seul et seulement lui, laissant la place à l’obscurité de la nuit prête à l’enrouler dans les ténèbres de la vie. Alors le divergent se met à crier plus fort, espérant attirer suffisamment son attention pour qu’il ne s’arrête et daigne l’enlacer de ses paroles exacerbées, mais cela ne fonctionne pas, pire encore, ça ne le fait que siffler tandis qu’il continue sa besogne et que l’aiguille traverse la peau pour le marquer à tout jamais. Il voudrait bouger et se déchainer sur son siège mais il ne peut que serrer les accoudoirs en signe de colère. Il voudrait hurler de rage et de hargne mais il n’en fait rien, se contentant d’attendre, quitte à lui rabâcher les oreilles encore et encore, au tatoueur et à tous ceux qui observent les images derrière leur bureau. Un jour ces caméras il leur fera la peau. A eux tous. Il sera leur tombeau, il le leur avait promis, de son sang l’avait écrit. C’est seulement alors qu’il gronde de l’intérieur que son bourreau, enfin, se met à parler, mais dans les yeux il ne peut le fixer.

Les mots s’évaporent dans les airs, seconde après seconde, minute après minute et Gray écoute, laissant le temps en suspens. La réponse il ose l’attendre, même s’il se fourvoie, il ne le devine que trop bien puisque l’audacieux prend un malin plaisir à maintenir l’ignorance. Cruelle insolence. « Je ne compte pas te donner de l’amour. ». Remarque acerbe qu’il prend le temps de glisser entre deux de ses palabres arrogantes. Il serre les dents, pendant que l’aiguille poursuit son œuvre, le saignant à blanc. Quand finalement le divergent pense peut-être enfin obtenir une réponse, Ezra détourne la conversation sur lui-même, se penchant juste assez pour voir une réaction qu’il n’obtint pas. Juste un rictus d’agacement qu’il n’arrive plus à maitriser. Une seconde fois, Gray se surprend à attendre, et à faussement espérer que ce cinglé puisse finir par lui révéler ce qu’il est venu chercher. Mais rien. Toujours rien. Inlassablement rien. La patience s’effrite et implose en ce corps malmené qui n’a plus rien à voir, déjà, avec celui que dans les bois, il avait rencontré. Les minutes passent et le son strident de l’aiguille se fait de plus en plus tonitruant au creux de ses tympans. L’ancien fraternel un peu plus dans les abysses s’enfonce, à mesure que l’araignée tisse autour de lui cette toile de souffrance. L’impatience est à présent pleine dans les veines de celui pour qui il a accepté de venir ici. Il n’en peut plus, il voudrait lui briser la nuque ou le frapper si fort au visage qu’il ne pourrait même plus mastiquer un marshmallow. Toute cette colère tapie qu’Ezra éveillait ne demandait qu’à s’échapper. Cela se sentait à sa mâchoire crispée et ses muscles raidis. Cela se sentait à la manière qu’il avait de se mordre l’intérieur de la joue. Réflexe qu’il n’a jamais eu jusque-là, simplement déclenché par toute cette hargne qu’en lui l’Autre déchaîne. Lentement, le divergent commence à comprendre, mais le flot de ses pensées est rapidement arrêté par l’autre phrase qui, dans les airs, vient de s’évaporer.

« Ce que tu veux que je fasse ? ». Il ne peut retenir un rire de s’échapper du fond de sa gorge. Il en pleurerait de rire. « Tu n’es pas aussi prétentieux pour espérer que tes petites manipulations puissent fonctionner ici. Ezra. ». Quoi que si, peut-être bien qu’il l’est.

Sans crier gare, à nouveau il s’agite, essaye de décoller ces entraves qui l’oppressent, le compressent au point de bloquer ses poignets. Avec hargne il commence à se faire saigner sans jamais parvenir à bouger, mais l’aiguille continue de se planter, encore et encore. Il ne veut pas être marqué mais sa nuque jamais ne se met à bouger. Ils ont trop serrés.

« Arrête cette putain d’aiguille. ». Lentement vers les bas-fonds, il glisse. « Arrête-ça. ». Dans les griffes de l’impatience et de la terreur, il se suffoque. « Ezra, arrête, putain. ». D’ordinaire, jamais il n’use de suppliques. Mais ce dingue est fou et cette marque pire que tout. Est-ce dont ça qu’il veut ? Sentir l’emprise s’abattre sur cet ennemi qu’une nuit il avait conquis au gré du vent et de la pluie ? Est-ce cela, le but de la manœuvre, ou ne souhaite-t-il voir que ce puits sans fond qu’inconsciemment Gray, sur un plateau d’argent, est en train de lui offrir ? L’aiguille frotte, et inlassablement pénètre son derme, marque sa peau et sa chair en même temps que dans la toile il s’emprisonne. L’ombre s’agrandit, s’étend autour d’eux, ce qu’ils sont. Si différents mais pourtant semblables. Il ignore tout de cet homme si ce n’est la folie qui l’habite. Il ignore tout et ne veut rien découvrir. Mais à l’intérieur la colère et la rage implose, et c’est dans un seul mot qu’il explose. « ARRÊTE ! ».

Pourquoi vouloir me faire glisser sur cette pente d’obscurité que je mets un point d’honneur à essayer de quitter ? Pourquoi diable vouloir m’y replonger quand jusque-là, je voulais désespérément y arriver…
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Ezra S. Ravenscar

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MessageSujet: Re: do the wicked see you (gray) Sam 28 Mai - 11:03


do the wicked see you
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la douce obsession, de son âme à la fois révoltée et résignée de tes sombres affections, elle s'enlace à tes caprices sur ses délires abusifs, de rages et de mirages lui modèle l'empire exclusif. sur les esquisses qui sur son derme lentement se tapissent, tu signes cette toile, que tu frôles du bout des doigts, comme le miroitement des espoirs luminescents qu'implacable tu noies. c'est plus fort que toi, l'indicible envie de les étouffer, les essouffler, l'engouffrer dans l'obscurité. ton obscurité. l'impatience t'a dévoré, un peu brutalement, sauvagement, elle t'a ramenée à lui, à ses démons, ses murmures d'agonies hurlant leurs afflictions du cri déchirant qui te paraît à toi l'harmonie du dilemme récalcitrant. il résiste et tu insistes. tu insistes et il résiste. c'est votre jeu, ton pari, à toi, à lui, extirpés de l'imaginaire d'une collision intense, marbrée de violence. mais tu gagnes, tu gagnes toujours. et alors tu le vois perdre, se perdre, suivant la ligne invisible du destin dont, pour lui, tu as tracés les courbes de plaisirs assassins. il est trop tard, trop tard pour croire, trop tard pour l'espoir. parce que la douce obsession, de son âme à la fois révoltée et résignée de tes sombres affections, elle a consumé l'entièreté de tes obstinations pour t'enchaîner à ses contradictions.

« ah ? pourtant, j'ai cru comprendre que les candidats ne se bousculaient pas. » il est un peu vide, gray. un peu vide d'attention, d'affection. ils ont tous déserté, ils ont tous abandonné, ceux qui ont un peu compté, ceux qu'il n'a pas encore oublié et qui se sont déjà éloignés. mais toi, t'es là, encore là, toujours là, à le transpercer de tes réalités insensées, à l'inviter sur les dérives de ton paradis perdu, tes enfers d'ingénu. et son sang coule, s'écoule entre tes doigts gantés sans trouver en tes glaciers le moindre reflet de pitié, juste le miroir de ses ténèbres que tu veux sauver, animer. t'as déjà vu ça, l'écarlate au creux des mains, le sien, dans l'ancienne comédie de vos paradoxes sans fin. ça se répète, tu le répète, volontairement, stupidement. les souvenirs abondent et dans tes mondes tu vagabondes, t'écartant de ses mots, ses déchaînements. ses rires t'inspirent, et se miroitent sur tes lippes où s'égarent les vanités et les insanités. « oh, elle fonctionnent toujours. ici ou là bas. » tu finis par répondre. bien sûr que ça fonctionne. tu les orchestres souvent, savamment, tu sèmes tes folies dans leurs esprits, et c'est toujours trop tard pour s'en débarrasser, pour ne pas être souillé.

tu savoures ses paniques, ses furieuses suppliques. ça t'amuse lorsque de ton œuvre, tu l'abuse.« tu veux vraiment que j'arrête pas vrai ? »  que tu demande d'un air un peu navré, un peu blessé. puis le sourire éclate, rieur, ravageur, tes diableries à l'infini, ses rêves désabusés à l'agonie. « alors vas-y, gray, arrête-moi. » souffle sur sa nuque, tu proposes, tu oses. et l'aiguille poursuit sa destinée, graver dans les encres noires l'adage de ses désespoirs, souiller les chairs de son empreinte à la fois délétère et austère. c'est bientôt terminé, mais tu la fais durer, juste pour t'éterniser à ses côtés, que tu n'as jamais réellement quittés. « je ne me défendrais même pas. » alors tu laisse planer le silence, l'impuissance. il ne va rien faire. il ne peut rien faire. et tu la sens, la frénésie des derniers soubresauts de vie, écumer, les moindres failles du carcan de verre, de chair, gronder, les certitudes qui déraillent sur l'évident de l'amer, de la colère, trouver, l'écho de tes psychoses dans tes rêves de métamorphoses.  « alors ? rien ? » la surprise est feinte, les limites enfreintes. du bord des yeux, tu savoures l'affligeant de sa carcasse immobile, déjà tellement prisonnière de ta toile gracile, infantile. tu voulais, juste, que ce soit toi. toi pour corrompre la marque des mains forgée à l'indifférence et la froideur en l'énième cicatrice de noirceur, de terreur, qui de toi à lui unissent les passions dévastatrices. et, aveugles, ils n'ont pas vu que le roi déchu est venu contempler la débâcle de son royaume d'abus où, un peu fou, il est venu l'enchaîner, l'immoler, l'homme brisé vacillant sur les rives de la plus belle des obscurités. « tu sais pourquoi je ne m'arrêterais pas ? parce qu'il n'y a personne pour m'arrêter. » la vérité, seulement, uniquement. elle que tu prône du haut de ton trône d'os et de péchés, cette montagne où s'entassent les carcasses fumantes d'une humanité inexistante. mais la franchise, au coeur de tes manies maladives, elle siège comme étrange au sein de tes absurdes sortilèges. « c'est peut-être pour ça que tu t'es pas encore laissé crever. parce que t'es déjà mort. » tu constates, sans tact, la légèreté des badineries encore exhalée, à l'opposé de ses muscles tendus, ses vœux jamais entendus. « ça fait un drôle d'effet d'être l'ami d'un mort, vraiment. mais j'pourrais m'y faire. » et tu termines. admire à peine le résultat, te délestant lentement de tes gants parés de sang. « ah, et, justement, comme un ami ne vient pas sans cadeau ... » et d'un geste subtil, tu glisse la fiole entre ses doigts, susurre à son oreille. « ça pourrait t'offrir le plus délicieux rêve de toute ta vie, le plus paisible sommeil que tu pourras jamais connaître. ou ça pourrait te bouffer de l'intérieur, te donner l'illusion que ce merveilleux liquide qui coule dans tes jolies veines est un brasier incandescent. ça pourrait être ta trêve, ou ça pourrait juste te faire crever. » mais si tu es déjà mort, tu n'as rien à craindre. alors, j'aimerais savoir, est-ce le corps où le cœur, qui a lâché le premier ? « tu sais comme j'adore les surprises. » que tu rajoute, sachant que le temps t'es compté, vous est compté. et, prévenant les hésitations, tu clames, penché sur lui, les évidences de tes démences. « pourquoi avoir peur de la mort lorsqu'elle est déjà là. » et tes doigts dansent sur son cœur, là, juste sous la peau. de l'aiguille encore entre tes doigts, tu l'enfonce là. deux traits. une croix.

il est à toi.


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❖ Profession : Bras droit des Sans Faction, membre actif de la résistance - Ex Barman au Harvest et rat de laboratoire pour le compte de Moira Rosenbach.
❖ Faction : Divergent, Factionless - Anciennement Amity - Origines Erudites
❖ Forces & Faiblesses : Tolérance face à la douleur - Techniques de combats à mains nues - Manipule plutôt bien les lames, il les préfère aux armes à feu - Sa plus grande faiblesse réside maintenant dans le fait que le Conseil connait sa Divergence - A des cauchemars récurrents sur son enfance - Garde un oeil constant sur ses aînés et les O'Malley.
❖ Philosophie : Season two l I'm gonna shoot you down. - Season one l Count only on yourself, otherwise you'll just die, victim of treason
❖ Playlist : HELLO ▲ Adele - HURRICANE ▲ 30 Seconds to mars - MONSTER ▲ Imagine Dragons - PARALYZED ▲ NF - THE SCIENTIST ▲ Coldplay - FADED ▲ Alan Walker - TRAIN WRECK ▲ James Arthur



MessageSujet: Re: do the wicked see you (gray) Lun 30 Mai - 18:58



Like a Shadow under your skin

FT. EZRA S. RAVENSCAR


Oh, the quiet silences defines our misery
The riot inside keeps trying to visit me
No matter how we try, it's too much history
Too many bad notes playing in our symphony.


Tu ne veux pas de cet écho du silence. Tu ne veux pas de la noirceur qui brûle et menace de tout rompre à l’intérieur. Crois-moi, tu n’en veux pas, pourquoi donc vouloir continuer sur cette voie ? Laisse ma haine et ma désinvolture, laisse mes brisures et mes fêlures. Accroche ta folie sur quelqu’un libre et heureux de sa vie. Oublie mon âme faite de parjures, par pitié je t’en conjure. Tu ne veux pas de cet écho du silence. Tu ne veux pas de la noirceur qui brûle et menace de tout rompre en mon for intérieur.

Les mots résonnent et trouvent sens quand dans ses vaines tentatives il essaye de faire pencher la balance. Sa hargne ricoche sur les murs et ses poignets souffrent. Les liens sont parfaitement serrés, il est parfaitement entravé. Dans la folie lentement il s’y glisse, jusqu’au bord du précipice. Le divergent s’enlise et clairement s’enfonce, à mesure que l’aiguille use de son encre sombre. Ezra le sait, ses paroles sont d’or, semant à ses yeux le plus beau de tous les trésors. Dans sa toile il l’immisce et l’emprisonne pour que plus jamais l’écho de son âme résonne. Les jours sans pluie sont finis, terminés les heures ensoleillées. Quand tout ici se fait plus sombre, ne reste plus que les souvenirs ternis de ces années qu’il n’a pas choisi. La noirceur de son âme ressort au galop, à mesure qu’il lutte à l’aide de soubresauts. Pourtant jamais sa nuque ne bouge, ses efforts ne servent à rien sauf à martyriser un peu plus ce corps déjà bien abîmé. Marqué il le sera à jamais, gravé de ses mains par le plus odieux de tous les malins. Il est tout ce qui reste, seule et unique présence connue en ces lieux dont il est loin d’avoir tout vu. Gray est fait comme un rat, aussi têtu et haineux puisse-t-il encore vouloir se montrer. Seul, il est irrémédiablement seul. L’affection est au-dehors, ce plus cher des trésors en sa possession. Qu’on le remette sur la voie, qu’on lui dise comment faire, quand tout autour de lui ne fait que le pousser un peu plus jusqu’aux ténèbres les plus austères. Il n’est pas fou et il ne veut pas l’être. Faites que quelqu’un l’arrête, car se perdre dans l’obscurité n’est nullement ce qu’il souhaite.

Il s’énerve et perd patience, se débat avec triste véhémence mais rien ne bouge et rien ne change si ce n’est cette encre dévastatrice qui se déguise en le plus sadique des supplices. L’audacieux s’en lèche les doigts à force de continuer à le mener sur cette maudite voie. La marque se mêle à sa chair, laisse sa trace pour que plus jamais elle ne s’efface. Sa différence est en train d’être ancré dans sa peau pour devenir le plus certain de tous les fardeaux. Alors Gray hurle, s’insurge et implore son arrêt avec injures. Mais l’autre s’en accommode, mieux encore, s’en amuse et en rit, use de jeu et de faux sérieux. Tu veux vraiment que j’arrête, pas vrai ? Les mots une nouvelle fois s’envolent, doucement l’immolent. Poings serrés, malgré tout le divergent s’arrête de bouger. En silence il attend. Il attend que sonne le glas de l’arrêt, priant intérieurement que le fourbe redevienne un tantinet sensé. Alors vas-y, Gray, arrête-moi. L’ancien fraternel sent son rythme cardiaque redescendre mais ces mots condamnent tout ce qu’en secret il espérait. Comment avait-il pu songer un instant qu’Ezra tenterait quoi que ce soit pour l’apaiser ou lui venir en aide après tout ce qu’il s’était déjà passé ? Il est le fou qui a malmené sa sœur, il est le fou qui prend l’ascendant sur le Roi. Echec. Au bord de l’échec et mat où sa folie en est la Reine tout droit rebellée contre son précieux souverain. Il ferme les yeux, l’ancien fraternel, et les plisse là où ses ongles rentrent dans la chair tendre de la paume de ses mains. Il le sent, le souffle glacial sur sa nuque et le sang qui coule, s’échappe de ces plaies assombries et ternies par l’acte odieux qu’il a commis. Et qu’il commet encore. Les ténébreuses se rouvrent sur le mur en face de lui mais un voile de brume les a déjà complètement ternies. Il plonge et s’enfonce, se perd dans cette toile de plus en plus collante. Gray garde le silence et n’a rien à rétorquer, bouger ne sert à rien si ce n’est abîmer un peu plus ses poignets prisonniers de ces liens. L’aiguille continue son chemin et il n’y a rien qui ne puisse être fait, Ezra en joue et il le sait, mais le divergent est fatigué. En silence, toujours, ses poings se desserrent et il abandonne les pseudos suppliques. Il s’indiffère, meurt tout droit en Enfer. Alors, rien ?. Non. Rien.

So let it breathe, let it fly, let it go
Let it fall, let it crash, burn slow
.

Toujours rien.

« Tu sais pourquoi je ne m’arrêterai pas ? »
« Non... ». Un murmure à peine audible quand ses ébènes se contentent inlassablement de fixer droit devant elles.
« Parce qu’il n’y a personne pour m’arrêter. »

Devant ses yeux défilent alors des images comme un lointain écho. Son esprit s’enfonce et il doute un peu plus. Il s’entend hurler mais ne sait plus. Tout ceci s’est-il véritablement passé ou n’est-ce que son esprit malade qui n’a fait que se créer des images fictives ? Il ne sait plus. Mais elles résonnent, ces voix, et elles défilent, ces images.

SKYLAR : « Comment as-tu pu garder ce fardeau aussi longtemps, Gray ? »
CALYPSO : « Je me protègerai autant que je le fais pour toi. »
ARIZONA : « J'ai vendu mon âme au Diable pour diner à sa table et lorsque viendra mon heure, je serais celle qui en sa coupe répandra le venin. Voilà pourquoi je suis restée, parce que j'ai choisi d'être le visage de sa fin et peu importe les crimes inscrit en mes mains, je ne regrette rien. »
SALEM : « Je nique le Diable et tu me fais la joie de niquer tes démons ? »

« C'est peut-être pour ça que tu t'es pas encore laissé crever. Parce que t'es déjà mort.»

Enfin l’aiguille s’arrête de racler sa chair, de s’enfoncer et de le malmener. La peau de sa nuque le brûle au rythme de ces mots qui l’immolent de l’intérieur. A s’en arracher. Il voudrait l’arracher, cette partie de lui, son mal infini, cette marque de l’obscure qu’il juge impure. Encore Gray se crispe, mais silencieux il le reste, ne trouve aucun mot pour aller à l’encontre de ses gestes. Les gants claquent, jetés par terre avec les morceaux de son âme qui avec lenteur s’effritent et périssent. Ami. Pourquoi diable voudrait-il l’être après ce qu’il a commis ? Pourquoi vouloir d’un mort en guise de compagnie. Ailleurs, le mur est fixe, et ce n’est que lorsqu’il sent la fiole glisser entre ses doigts que ses prunelles se séparent de ce mur qu’il aurait juré vermeille. La porte de sortie est à présent fixée mais il demeure irrémédiablement muet. Dans son champ de vision il repasse et le divergent nullement ne le scrute jusqu’à ce que les mots à nouveau résonnent en un énième écho. Au creux de son oreille il le déverse, ce poison venimeux, ces échos pernicieux. Sans réellement le voir Gray s’y accroche à ces mots, il voudrait tellement y croire, être absent, ailleurs, ne plus ressentir et ne plus périr.

Ce n’est qu’à cet instant que les ébènes croisent le brasier incandescent qui luit dans les prunelles de celui qui se penche droit sur lui. Silhouette bien trop connue, aussi bien que méconnue. Pourquoi avoir peur de la mort lorsqu’elle est déjà là. Ses doigts courent sur sa peau, juste là, au niveau de son cœur. Instinctivement Gray s’est crispé, même s’il a d’ores et déjà abandonné. L’aiguille s’enfonce alors une nouvelle fois, marque un territoire sur lequel il vient de pernicieusement y mettre la main. Le divergent n’est pas encore perdu, les souvenirs sont ressassés, visionnés encore et encore dans sa tête. Mais il est si fatigué. En silence il se laisse faire car de ses yeux il ne le quitte. Il l’observe ce sourire satisfait qui trône fièrement sur ses lèvres. Il l’observe cette silhouette, s’en imprègne et la mémorise. Il s’imprime de cet instant marqué au fer blanc de cette aiguille. Saigné à blanc, il l’est et le devient, car au fur et à mesure il a tout simplement glissé entre ses mains. Entre ses doigts il la serre alors, cette fiole, et c’est à cet instant choisi qu’enfin ses lippes se délient.

« Pourquoi ? ». Un énième murmure, échappé d’entre ses lèvres, inaudibles pour ces maudites caméras. Il a fini, il le sait, le sent dans sa nuque qui le tétanise et l’irradie. Bientôt il sera parti. Lui aussi.

Pourquoi cette fiole, pourquoi ne vouloir faire ressortir que la noirceur. Pourquoi le pousser au bord du vide et ne vouloir obtenir que cette éducation tordue qu’il a toujours connue.

« Qu’est-ce que tu espères de tout ça, Ezra ? ». Que veux-tu en retirer, qu’attends-tu de cet air si satisfait qui trône sur tes traits ?

Laisse ma haine et ma désinvolture, laisse mes brisures et mes fêlures. Accroche ta folie sur quelqu’un libre et heureux de sa vie. Oublie mon âme faite de parjures. Tu ne veux pas de cet écho du silence. Tu ne veux pas de ma noirceur qui brûle et que tu as laissé s’échapper de mon fort intérieur. Crois-moi, tu n’en veux pas, mais pourtant tu l’as laissé s’échapper ici-bas. Que comptes-tu donc faire de moi.
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❖ Faction : dauntless.
❖ Forces & Faiblesses : les audaces capricieuses qui dérivent en inconsciences.
❖ Philosophie : take the best, fuck the rest.
❖ Playlist : DIGITAL DAGGERS, the devil within + GET SCARED, sarcasm + MUSE, madness + MELANIE MARTINEZ, mad hatter + THE WEEKND, reminder + ELLE KING, where the devil don't go + CAGE THE ELEPHANT, ain't no rest for the wicked + HALSEY, control + TWENTY-ONE PILOTS, heathens + ROYAL DELUXE, i'm a wanted man + THE WHITE STRIPES, seven nation army + KARLIENE, become the beast.



MessageSujet: Re: do the wicked see you (gray) Mar 22 Nov - 23:22


   
do the wicked see you
I'm gonna talk about some freaky shit now

c'est presque trop facile.
c'est juste tellement facile.

l'échine ployée sous les noirceurs nacrées qui caressent l'âme et apprennent au cœur la joie de l'infâme, voilà que cédant à la souffrance, l'espérance hurle, vacille et balance. monarque détraqué de ce gouffre où sommeillent les démences affamées, tu veilles le tombeau fait d'os & de regrets où elle finira inévitablement par sombrer. la déchéance, adorée, vénérée, si belle et mortelle, tu la pressens qui fissure les veines quand tu le surplombes paré d'insouciance. l'écho de vos démences qui s'écorchent, un cri, un sourire, et vos folies qui se confondent sous l'opprobre de la rage et de l'outrage. tu le sens, n'est-ce pas,  l'espérance qui hurle, vacille et balance ? charogne que l'on froisse ; lot de ces cadavres futiles qui s'entassent par Sa foi imbécile, amas de rêves carbonisés, chimères pourrissantes qui craquent sous ton pied lorsque tu foules les petites morts des dernières lumières de l'élysée. n'y aura t-il donc jamais que toi, à régner, nonchalamment adossé à ce trône de rouille & d'obscurité, sur ce royaume meurtri & fêlé ? non, non, il est là, sur son seuil se dresse désormais l'ennemi & l'allié, sombre guerrier qui se brûle les doigts à l'éden insaisissable dont il a été exilé. sa carcasse haineuse qui chavire et endosse l'infernale mélodie de tes rires. ses fureurs qui brûlent de te rendre une par une tes horreurs & douleurs. sans compassion et considération pour les rancunes qu'il entretiens, tu l'étreins et main dans la main, l'attire dans ton firmament malsain.  apprends. ange obscur & diable immature, entités contraires et semblables qui côte à côte s'étendent sur les braises d'un enfer immuable pour mieux contempler les miroirs de ce qui leur est intouchable. apprends. contemples s'éteindre une à une les lueurs humaines qui font la vie si vaine. il n'y a rien à perdre et tout à gagner, frère, à danser sur l'humanité, festoyer de ses déboires & boire à la santé du désespoir. vois le beau dans le laid, et, à mes côtés, détruit, tue, abîme proclame toi l'immortalité des libertins à l'âme libre et gamine.

plongeant dans l'océan obscur de ses ébènes tourmentées le givre de ton esprit et ses souillures, tu devines la pensée qui en son crâne domine et perdure. non. tu n'es pas fou. et pourtant, vit en toi l'irrationnel passionné, le monstre humanisé, la bête aux milles amours détraqués, celui qui sème & engendre en leurs âmes égarées les vertiges de l'insanité. tu es celui qui éternellement erre et qui jamais ne perd. et si en tes orbes démentielles s'illuminent les relents criminels, c'est que ton cœur se mêle de charbon & de gel, antre néfaste où les flammes des enfers & l'éternel hiver se fracassent & se livrent la sempiternelle guerre au creux de ta carcasse gangrenée & éphémère. il nie, nie, crie et encore nie, que l'insatiable foyer de ta vie, ployant sous les carcasses des raisons putréfiées par l'amalgame mortel de tes contradictions obsessionnelles & meurtrières est le même qui celui qui tonne dans sa poitrine qui se soulève, puis s'affaisse. sa poitrine où reposent, tranquilles, les éraflures d'un supplice versatile. Naufragé qui s'éclate sur les rives de tes contradictions, toi, paradoxe ambulant qui traîne tes chimères & tes enchantements au cœur de ses tourments & sème dans ses fissures le fascinant de tes chaos discordants.

ne les vois-tu pas, nos ombres jumelles, s'entremêler sous le clair-obscur d'un ciel où les étoiles elles-mêmes s'allument & se parent de nos plus beaux blasphèmes ?

« toi. » généreux usurpateur, tu délaisses le frisson de l'indéniable supériorité pour satisfaire sa curiosité. regard contre regard, folie contre folie, les reflets de vos âmes se confrontent lorsque tu répètes dans un sourire malicieux :  « c'est toi que j'attends. » et tu commences à ranger, à remballer, à t'en aller. c'est l'heure. c'est l'heure mais ce n'est point la fin. alors, le sac sur l'épaule, ta main sur la poignée, tu te retournes une dernière fois. « et tu viendras, gray. tu viendras ou je viendrais à toi & au final, on finira par se retrouver. on finit toujours par se retrouver » proie décadente déchue entre les doigts serviles d'un prédateur ingénu et puérile, contemple à terre les ruines de tes ailes que je brise pour mieux te rendre fidèle. consacre à mes abîmes tes péchés & tes crimes, toi, qui te crois prisonnier, moi, qui te libère de l'aliénante humanité.





 

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MessageSujet: Re: do the wicked see you (gray) Mar 22 Nov - 23:22

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