Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 Move your body, baby || Pv Maxine

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Keira C. Vander

❖ Date de naissance : 14/03/1991
❖ Barge depuis : 16/01/2013
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❖ Profession : Ancienne infirmière, reconvertie dans le labourage de la terre... et à présent résidente d'un asile psychiatrique.
❖ Faction : Ancienne Altruiste. Aujourd'hui elle se retrouve chez les Hippies!
❖ Forces & Faiblesses : Elle s'adapte a toute situation. Parle peu mais observe beaucoup. Ment pour se protéger. Sa faiblesse demeure ses proches. Si elle fait souvent preuve d'égoïsme, pour ses proches, elle fait des efforts.
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MessageSujet: Move your body, baby || Pv Maxine Dim 20 Mar - 23:17


Move your body, baby





Les corps s'emboîtaient les uns contre les autres. Ils se mélangeaient et vibraient en rythme. La musique pulsait contre ma cage thoracique. Elle vibrait contre nos carcasses, nous imposant son rythme. Pantins de son génie, on se mouvait parce que la musique en avait décidé ainsi. Sans elle, nous ne serions que des larves se languissantes. La nuit était bien avancée et l'ambiance survoltée. La chaleur environnante était suffocante pour quiconque avait la mauvaise idée de trop s'habiller. Les jeux de lumières épileptiques flattaient la plupart des personnes présentes. Mes doigts s'accrochèrent à ma longue tignasse bouclée tandis que mon corps se mouvait. Pas besoin de réfléchir. Pas besoin de chercher à ressentir le rythme. A cette heure-ci de la nuit, la musique s'apparentait à du bruit dansant. Il suffisait simplement de bouger, de laisser son corps se dépenser. Il suffisait de se nourrir de cette ambiance électrique. De mieux recharger ses batteries pour se dépenser à nouveau. Pas besoin de penser. Pas besoin de comprendre quoi que ce soit. Il suffisait de se laisser porter par la vague. Mes paupières demeurèrent fermées un long moment. Me coupant du monde, me coupant de cette réalité, je m'échappais loin. Si loin que l'espace d'un moment je m'étais cru seule en dépit de toute cette agitation.  

Lorsque de nouveau mes paupières s'ouvrirent, mes prunelles embrassèrent la silhouette devenue familière de Maxine. Déesse aux courbes féminines. Elle avait la grâce d'un ange mais les poings d'un Terminator. Rencontrée sur un ring, elle avait à première vue l'allure d'une amazone. Si habituellement nos échanges se résumaient à des coups violents et des entraînements intensifs, ce soir était une façon bien différente de se dépenser. Qu'importe les préoccupations de chacun. Qu'importe le quotidien que l'on pouvait se coltiner... Tout le monde, à un moment ou à un autre, ressentait le besoin de se détendre. J'avais jugé bon d'emmener cette guerrière décompresser dans le night-club le plus huppé de la ville. J'avais mes petites entrées, autant en profiter.

Comblant le micro-espace entre moi et l'Audacieuse, j'effleurais de mes doigts la peau humide de son bras pour mieux les glisser dans sa main. Dans ce même temps, je continuais de bouger. Poupée de porcelaine se laissant transporter par l'échos de ce rythme infernal. Là où certains verraient mon geste comme tendancieux, il ne s'agissait là que d'un geste anodin. Emportée, je me laissais simplement aller. Ne plus penser. Ne plus réfléchir. Demain arrivera bien tôt ou tard. Alors profitons de l'instant présent.






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MessageSujet: Re: Move your body, baby || Pv Maxine Dim 27 Mar - 11:42

Emmenée par Keira dans le night-club de la ville, j'avais pris soin de mettre une tenue confortable changeante de ce que j'ai l'habitude de mettre. Même si je gardais les mêmes couleurs sur mon corps, la coupe des vêtements était plus féminine, une tenue que je ne met que lors de mes sorties du genre. Pourtant, je l'a met que trop rarement parce que je suis souvent à combattre ou entrain d'entrainer les autres et j'en oublie souvent de sortir pour me détendre. Je suis un bourreau de travail, mais ce soir j'ai accepté de suivre celle qui devait une amie à mesure que le temps passait.

Keira et moi, c'est une histoire de coup de poing et de sang écarlate parce que je ne ménage jamais mes coups, je ne suis pas de celle qui prends les autres pour des gamins alors qu'ils sont en âge de s'en prendre des bonnes. Dans la vie de tous les jours, si ils sont amené à se battre, vous croyez vraiment que leur adversaire va les ménager? bien sur que non et je suis là pour leur faire comprendre ça et tant pis si nous ressortons couvert de bleus.

Alors cette fois, tard dans la nuit je me mouvais au coté de Keira et à la voir de la sorte, on se rends bien compte que ce n'est pas le genre de femme à se sortir de la panade à coups de poings dans la face.. Pourtant, elle est encore là, auprès de moi à chaque séance d'entrainement parce qu'elle ne veut pas abandonner son idée : savoir se battre. Après tout, bien se battre, ça s'apprend et je l'admirai pour cela, parce qu'elle pouvait s'en prendre dans la tronche Keira... Mais, elle me le rendait bien et cela voulait dire qu'elle apprenait bien ce que je lui enseignait.

Pour cette nuit-là, j'ai mis de coté l'entrainement pour me laisser aller, juste penser à moi et à rien d'autre. Et quoi de mieux que d'aller se détendre en dansant au rythme de la musique ambiante, sentir ses corps chauds les uns contre les autres se bougeant au même rythme et faire face à cette amie.
Cette amie qui a finit par mettre sa main dans la mienne, ça m'a sorti de mes réflexions, je l'ai regardé avec un sourire tout en lui serrant sa main en simple réponse. Des regards nous observait, objets de tentation pour des êtres en manque de chair fraiche, je n'ai eu que pour seule réflexion intérieure qu'il ne fallait pas qu'ils tentent quoi que ce soit ou ils allaient se retrouver dehors avant même d'ouvrir la bouche... Les hommes en quête de chair fraiche et uniquement en quête de cela, ça ne m'intéresse pas du tout.

J'ai pris la deuxième main de Keira avec douceur pour enchainer nos corps toujours au rythme de la musique et sans arrière pensée, je me détendais enfin et cela faisait vraiment du bien au final.
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MessageSujet: Re: Move your body, baby || Pv Maxine Lun 23 Mai - 11:55


Move your body, baby



Le tonnerre grondait dans nos cages thoraciques. Le ciel se fracassait contre nos peaux. On se déhanchait sous cette cadence infernale. On se mouvait avec la grâce d’un félin. Nos corps ne devenaient alors que l’accessoire de nos envies. Cette insouciance nous guettait et nous animait. Transportée par le fil conducteur d’une musique assourdissante. Les sens aussi aiguisés que sourd on se délectait de cet instant fugace. Le regard aussi rieur que mes lèvres, mes prunelles observaient avec une fascination nullement dissimulée ma compagne de jeu. Elle ondulait comme le serpent et charmait comme le charmeur. Sa peau entrait en contact avec la mienne et l’instinct animal s’émoustillait autour de nous. Nous, les charmeuses de serpent. Regarder, mes tendres agneaux. Mais n’approchez pas. On mord et on cogne.

Téméraire et probablement un brin maso, je persistais à me battre. Je persistais à assister à ses enseignements. Ses poings d’aciers meurtrissaient bien souvent ma peau opaline mais ça ne me rendait que plus forte. J’apprenais de mes erreurs. J’apprenais à encaisser et à donner le change. Sous cette tonne de maquillage se camouflait bien des bleus et pourtant je ne sentais plus la douleur. Elle se diffusait, elle était toujours là. Bien ancrée, bien présente mais elle était devenue une tendre amie, une douce amante. Cette douleur abrutissante des fins de combat submergeait cette peine à l’âme et paradoxalement, alors que je recrachais à moitié mes poumons, je me sentais enfin bien. Sereine. Vidée.

L’effet en cet instant était contraire à ce que je pouvais éprouver lors de nos combats. La douleur se délestait pour laisser place à une douce euphorie. Un moment partagé avec cette force de la nature. Nos deux mains ancrées l’une dans l’autre, l’ambiguïté n’existait pas. Pas dans notre monde. Et c’était relaxant. Agréable. On savourait et on ignorait les regards dégoulinant d’envie. Mais depuis le temps que je vivais à Chicago… j’aurais du le savoir. J’aurais du le prévoir. Rien ne se passait jamais comme prévu.

Je ne réalisais pas dans l’immédiat, bien trop imprégnée par l’ambiance festive, l’agitation inhabituelle. Ces cris surplombant la forte musique. Après maintes bousculades, je fus contrainte de sortir de cette bulle euphorique dans laquelle on s’était enveloppée. Mes sourcils se froncèrent pour se joindre en un mono-sourcil peu délicat. Si l’une de mes mains relâchait celle de Maxine, la seconde demeurait bien ancrée. Je refusais de couper ce lien entre nous. Cette attache, aussi éphémère et superficielle pouvait elle être m’était pour ce soir indispensable. La peur animait les cœurs. Elle suintait de leur pore. Immonde et abject terreur qui enrayée mes projets. Je ne comprenais pas la source de cet affolement. Ce ne fut l’affaire que de quelques secondes. Un total de deux personnes était étalé sur le sol. Si l’une d’entre elles étaient encore en capacité de cracher du sang à force de tousser, l’autre n’était qu’un corps immobile. Mort ? Peut-être pas. Pas encore. Je comprenais aussitôt la vague de panique. Le virus. Celui-là même qui décime sans la moindre pitié la faction des fraternelles. Par ailleurs, je reconnaissais vaguement les deux silhouettes. A défaut de les connaître, je les avais à maintes reprises aperçus dans ma faction. Bravant la marrée humaine, allant à contre-courant, je me dirigeais vers les deux infectées, toujours sans lâcher la main de Maxine. J’espérais ne pas me tromper à son sujet. Je serais tout bonnement incapable de transporter ces corps toute seule et visiblement… personne n’était prêt à faire quoi que ce soit. La musique s’était stoppée et un bourdonnement sifflait à mes oreilles. Les danseurs, tantôt survoltés, regardaient la scène. J’ignorais tant bien que mal cette soudaine aversion que j’éprouvais pour ces mous du genou. Il y’avait plus urgent. Relâchant l’audacieuse, je m’approchais d’un des malades pour l’aider à se relever.






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MessageSujet: Re: Move your body, baby || Pv Maxine Ven 27 Mai - 9:12

Nos corps désormais enchainés par nos mains moites, je me laissais aller pour la première fois depuis des jours. Ma compagne du soir était devenue une amie, je l'a rouée de coup, je lui arrachai quelques cheveux, mais au final cela n'enlevait rien à cette belle amitié qui s'était tissé entre nous. Je n'avais pas pour habitude de devenir amie avec ceux que je combattais, mais Keira avait eu besoin de moi pour se battre et j'avais accepté.
Je faisais ça régulièrement, après tout en tant qu'entraineuse, c'était mon travail d'aider les autres à se battre correctement et j'avais un peu plus de travail depuis que d'autres avaient rejoint les Audacieux. Nous avions accueilli des petits nouveaux de toutes les factions comme nous avons vu aussi des amis, de la famille sortir de nos vies pour rejoindre leur propre faction. J'avais eu la chance de ne pas en sortir parce que ce que j'aimais ici, je ne l'aurai pas retrouvé ailleurs, impossible.
La vie simple, rouée de coup, de bosses, elle me forgeait un caractère d'acier chaque jour, aurai-je eu la même vie ailleurs? Impossible.

Je continuai de faire bouger mon corps au rythme de la musique de la boite de nuit, pourtant j'ai commencé à me faire bousculer, j'ai rouvert les yeux prête à en découdre. J'avais horreur qu'on me bouscule et celui qui s'y essayai tâter rapidement de mon poing, mais pas cette fois. Alors que je regardai autour de moi, pour voir qui avait osé me mettre un coup dans le dos, Keira m'a lâché une main et gardé l'autre. Je me suis tournée vers elle et voyant qu'elle semblait inquiète, j'ai alors compris que quelques chose se passait, les gens se bousculaient, s'écarter, hurler même parfois et j'ai vu.
Deux personnes au milieu de la piste, une visiblement en plus piteux état que l'autre et Keira m'emmenait déjà vers les deux victimes. L'épidémie avait encore frappé, je me suis alors fait la réflexion comme quoi je ne comprenais pas pourquoi les fraternels continuaient de se mêler aux autres, alors qu'ils étaient victime d'une maladie contagieuse.
Je me suis avancé vers les deux malades, en même temps si j'avais voulu m'en aller, ça n'aurai pas été possible puisque mon amie continuait de me tenir fermement ma deuxième main. Après, même si je pouvais paraitre horrible, sans bonté, sans gentillesse... je n'en étais pourtant pas dépourvue et quand il fallait aider quelqu'un, je répondais présente, de plus personne n'osait faire quoi que ce soit.

ça avait le don de me foutre en boule, la peur les paralysait quand celle ci me donnait du courage, il n'avait pas le caractère, pas les épaules pour affronter ce genre de situation et pourtant, nous devrions tous être plus efficace en cas de peur, d'angoisse, ça nous permettrait d'être plus utile. Les Audacieux auraient moins de travail certes, ils auraient à moins protéger la population, mais les autres sauraient davantage se débrouiller, ils seraient moins dépendant des autres, des gens comme Keira et moi.
D'ailleurs, Keira m'impressionnait parce qu'elle avait rapidement foncé pour aider l'une des de personnes pendant que d'autres préféraient courir se réfugier dans un trou de souris... Je n'ai pas pu m'empêcher de lâcher un juron pour les peureux.
« Bande de cons! FAUT LES AIDER AU LIEU DE RESTER PLANTER LA ! Je vous jure putain ! »
La gracieuse demoiselle avait laissé place à l'Audacieuse, la bagarreuse, à celle qui est prête à en découdre avec le moindre connard. J'ai lancé des regards noirs aux autres fêtards, aucuns n'osaient broncher, ni même bouger pour nous aider et c'est à la force de mes bras que j'ai porté la deuxième personne, la plus inerte. J'ai passé un de ses bras autour de mes épaules et je l'ai soulevé, sentant désormais tout son poids sur mon propre corps, désormais je pesais bien plus avec cet homme tombait dans les pommes.
J'ai regardé en arrière pour voir Keira, l'idée s'était de l'aider également, mais il fallait déjà que je dépose l'autre à l'abri des regards. Par chance, la fin de la piste arrivait peu après, j'ai ouvert la porte d'un coup de pied pour sortir le corps dans le couloir où d'autres personnes se trouvaient là. Lâchant le corps une fois celui ci près du sol, je suis retourné dans la grande salle où les autres continuaient d'attendre, regardant mon amie se démerdait comme elle pouvait. J'ai pris le deuxième bras de l'homme qui continuait de cracher ses poumons, faisant gicler du sang mélangé à sa salive... Qui avait-été en contact avec eux pour qu'ils contractent ça? Qui avait pu les toucher et qui pouvait alors contracter les mêmes symptômes? Nous étions tous en danger désormais, personne en apparence ne se posait cette question, ils restaient là comme de fichues statues... Affligeant.

Nous avions atteintes le couloir où les personnes s'y trouvant avaient également réagi comme les autres, de grands yeux ronds, des chuchotements, j'avais envie de leurs hurler dessus... Ils ne pouvaient pas aller chercher les secours? Au moins ça, ça serait plus utile que des chuchotements débiles. Mais visiblement, seule Kiera et moi avions le réflexe de venir en aide aux autres.
Je me suis levée après avoir déposé l'autre corps, ce corps qui avait rapidement glissé sur le coté, inerte, mais je sentais encore son pouls. J'ai pris ma chemise, je suis partie dans les toilettes se trouvant non loin de nous, j'ai trempé ma veste dans le lavabo et je suis revenue. L'idée? essayer de garder l'autre éveillé en lui mouillant le front d'eau froide.
J'ai fait ensuite levé la tête à ce dernier pour lui poser une seule question : « Fraternel? » L'homme s'était contenté de me faire un oui de la tête, c'était déjà ça. J'ai tourné la tête, pour lui montrer l'autre, lui posant la même question et une supplémentaire : « Fraternels? Tu le connais? » et il m'a alors formulé à moitié dans ses dents, « Connais... pas. » Fais chier, ça ne m'arrangeait pas, je voulais savoir si il était aussi fraternel ou pas? Peut être que leur virus allait se répandre sur les autres factions, impossible de savoir autrement, je n'étais pas médecin.
J'ai tenté de fouillé dans les poches de l'autre pour voir après ses papiers, mais rien du tout... Peut être avait-il mis sa veste aux vestiaires, mais comment savoir où était ses affaires? Je ne retrouvai pas le moindre papier avec le moindre chiffre précisant où était ses affaires dans le vestiaire... après tout, peut être qu'il était venu sans rien, quelle idée géniale tient, surtout là.

Je me suis tournée vers Keira pour voir comment elle allait, dans le feu de l'action j'en avais oublié qu'elle était là et je voulais m'assurer qu'elle n'avait rien, qu'elle était entière en quelques sortes.
« T'as pas reçu de sang? Je sais pas comment ça se propage, vaut mieux limiter les risques. »
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MessageSujet: Re: Move your body, baby || Pv Maxine Sam 28 Mai - 14:53


Move your body, baby



Le poids du fraternel m'accablait. Un fardeau bien trop lourd pour mes frêles épaules. Probablement comme tout le reste. Toutes ces choses que je tente de porter seule. Toute ses choses que je tente de comprendre, seule. Mes épaules, depuis bien longtemps, sont éprouvées. Et pourtant je persistais. Encore et toujours car jamais je ne m'arrêterais. Car je ne m'avouerais jamais vaincue. Jamais sans lutter ardemment. Serrant des dents, je puisais dans une force dont je ne connaissais rien. Je traînais de la patte mais j'aidais cet homme, cet inconnu. Suivant de loin Maxine qui m'était passée devant, je luttais contre mon envie de tout lâcher. Et je pestais. Je pestais contre ces personnes trop apeurées. Je pestais contre cette inactivité tellement caractéristique de cette ville. Il ne s'agissait pas seulement de ce moment... mais de tout un ensemble. Depuis toujours la population se tait et se contente de subir. Et voilà où nous en sommes rendus. Il serait peut-être temps de changer les choses, non?

Maxine me paraissait déjà loin. Je levais les yeux à la recherche de quelqu'un pour m'aider. Rien. Ils étaient. Spectateurs affolés. La peur étreignait et la terreur se propage. Et demain, elle sera dissoute par le banal et l'ennui. Toujours présente mais suffisamment tapie pour oublier l'horreur et leur lâcheté. Maxine revint et à nous deux, le poids me semblait moins lourds, plus supportable. En serait-il de même si je partageais mon fardeau, celui dont je ne peux me débarrasser aussi aisément. En serait-il de même si j'étais moins seule? Ces questionnements tournèrent le temps d'arriver dans le couloir. Et l'infecté à peine au sol que mon esprit se reconnecta au moment présent. L'audacieuse s'absenta quelques secondes et revint avec une veste trempée. Bonne initiative. Tout comme leur demander de quelle faction ils étaient. Des Fraternels. Comme je m'en étais doutée. Pourquoi des Fraternels? Pourquoi uniquement cette faction? Maxine prenait les choses en main et l'espace d'un instant, je la voyais d'avantages dans la faction des Altruistes que dans celle des Audacieux... Même si à mesure que le temps passé, ces histoires de factions perdaient du sens. Pourquoi n'être que l'un ou l'autre? Pourquoi ne pas être les deux? Et pourquoi les Divergents dérangeaient autant de par leurs différences? La différence avait toujours dérangés, de toute façon.

La question de Maxine eut le mérite d'allumer un clignotant dans un coin de mon esprit. Un mot, un seul avait alerté mon cerveau. Mais avant de m'agiter dans tout les sens, je voulais au moins la rassurer et éclairer un peu sa lanterne.

— Je n'ai rien. Et ce sont tout les deux des fraternels. Je les vois de temps en temps au réfectoire.

Commençant déjà à m'éloigner, je rajoutais :

— Surveille-les, je reviens tout de suite.

Me détournant d'eux, je m'élançais rapidement. La foule ayant cessé de danser, il m'était plus facile de me déplacer. Je me sentais comme Moïse et la marée humaine se diviser en deux à mon approche. Ils me craignaient par le simple fait de m'avoir vu en compagnie d'un malade. Et demain, tout ça sera oublié. A vive allure je me rendais au vestiaire pour récupérer mon sac à main. Si ça pouvait paraître désuet, il n'en était absolument rien.

Mon sac en main, je revenais auprès des malades. Je me sentais fiévreuse mais c'était uniquement à cause de se sentiment d'urgence. Mes genoux se heurtèrent au sol et malgré la douleur me vrillant soudainement, je ne perdis pas un seul instant. Farfouillant dans mon sac, je sortis une seringue. Ni le temps de m'expliquer, ni même celui d'attendre une réaction. J'attrapais le bras de l'infecté encore inconscient et implantais l'aiguille dans son derme. Le prélèvement de son sang me prit une seconde, à peine. Et la seconde suivante, je sortais un petit flacon d’ammoniaque que je positionnais sous la narine de notre belle au bois dormant. La réaction fut immédiate. Son nez se retroussa et ses yeux s'ouvrir aussitôt. Je rangeais tout mon matériel dans mon fourre-tout et me redressais.

— On va vous emmener à l'hôpital.

On avait ni téléphone, ni voiture. Parce que forcément, ce n'était pas pour les petites gens comme nous. Mais on ne pouvait pas les traîner toutes seules sur une aussi longue distance. Attrapant avec délicatesse Maxine, je l'attirais un peu plus loin.

— Est-ce que tu as une radio avec toi? Quelque chose pour joindre l'hôpital ou tes collègues audacieux?





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MessageSujet: Re: Move your body, baby || Pv Maxine Mar 5 Juil - 14:01

Attendant une réponse de la part de mon amie, j'avais cessé de me préoccuper du reste parce qu'elle aussi était importante et que la perdre dans une telle situation serait vraiment tragique. Je me liai d'amitié avec très peu de personne et l'amitié se cultive à chaque instant, comme l'amour. Je ne pouvais pas me permettre de l'oublier en pareil moment, nous avions des réactions différentes, des envies différentes, des besoins, des sentiments et m'assurer qu'elle allait bien était aussi un moment pour me demander comment j'allais.
Bien qu'agité, j'allais bien, j'avais été toujours doté d'un sacré sang froid, je le prouvais aujourd'hui face à ces personnes qui restaient bloquées devant cette situation préoccupante, mais est ce qu'on pouvait leur en vouloir ? Je serais certainement perdue devant une autre situation, une situation que eux seul maitrise, non? Mais là n'était pas le moment de se préoccuper de ça, j'avais une situation bien particulière entre les doigts et il fallait qu'on se sorte les doigts du cul pour s'en sortir indemne.
J'ai fait un signe de la tête à Keira, rassuré qu'elle se porte assez bien pour continuer, mais elle m'a surprise en décidant de s'en aller d'un coup comme ça. Je me suis demandé ce qui lui prenait par la tête, bien qu'elle avait surement une idée en tête pour ne pas s'attarder avec les mots.
Elle m'avait au moins éclairé sur qui ils étaient, des fraternels, nous en étions certains désormais, mais est ce que tout ça pouvait se transmettre à nous?
Keira disparue dans la salle que nous avions précédemment quitté, je me suis contenté de regarder les deux inconnus un par un, à la recherche du moindre signe de rétablissement ou d’empire-ment.

Et alors que je regardai plus en détail les deux personnes, Keira est enfin revenue munie de son sac à main d'où elle a sortie une seringue, avec les sourcils relevés, j'ai regardé ses gestes si rapide, si net et son visage, c'était comme si elle n'était plus vraiment là, tellement absorbé par ce qu'elle avait à faire. Je ne l'avais jamais vu ainsi :
« Mais qu'est ce que? » Montrant du doigt la seringue, ainsi que l'ensemble de ses gestes, je comprenais que l'infecté en vienne à réagir à la solution, mais je ne comprenais pas pourquoi Keira en était venue à avoir tout ça sur elle.
Je continuai de me poser tout un tas de questions quand elle leur a annoncé qu'on les enverrai à l'hôpital, c'était évident qu'il fallait en venir là, mais est ce qu'on avait le droit de sortir après avoir été en contact avec eux? J'en avais aucune idée et quand Keira s'est adressé à moi, j'ai eu un moment d'absence et j'ai finalement répondu prise de cours. *Merde enfin Max, réveille-toi putain !*
« Ouais, j'ai toujours ma radio sur moi... je vais appeler mes collègues, ont a des bagnoles d'urgence, on aura qu'à les emmener à l'hôpital avec la voiture. »
Sur ces mots, j'ai sorti la radio de son accroche, me suis levé, me suis dirigé vers la sortie et commencé à déblatérer les formalités pour obtenir une réponse positive presque aussitôt.
Je suis revenue près de Keira, me contentant de lui faire signe de la tête pour lui confirmer qu'ils allaient arriver. Sans plus un mot, je me suis collé contre le mur, j'ai fermé les yeux un instant et je les ai rouvert sur les personnes encore présente entrain de nous regarder comme des bêtes.
« FICHEZ LE CAMPS D'ICI AU LIEU DE NOUS REGARDER, LA FETE EST FINIE! »
Étonné, certains n'ont pas demandé leur reste et ont filé, sans même prendre la peine de prendre leurs affaires au vestiaire. J'ai ensuite repris contenance pour rentrer à nouveau dans la salle de danse, je me suis éclaircie la voix pour m'adresser aux personnes accroupies dans la salle, attendant les directives.
« Bien, nous avons la situation en main... Vous pouvez aller prendre vos affaires et vous en aller, le club est fermé pour la nuit... La fête est terminée. » Sur ces mots, les gens se sont regardé interloqués, « Allez, dépêchez-vous! Vous attendez quoi? ON-SE-BOUGE ! »

Les laissant sans aller, calmement, j'ai repris avant de voir tout le monde partir. « Est ce qu'il y a des audacieux dans la salle? » Timidement, certains ont levé la main pour confirmer ce que je pensais, soufflant, désespéré par leur attitude... « Vous êtes priés de ne pas quitté cette salle, votre inactivité face à cette situation est inexcusable... Ce n'est pas à moi de vous dire ça, mais MERDE QUOI, Vous le dit quand même et le chef ne va pas se priver non plus. » Un audacieux qui ne bouge pas, qui reste dans son coin n'était pas digne d'être un audacieux...
Nous étions préparés à tout ça, nous devions protéger les autres, c'était notre rôle et il n'y en avait pas un qui avait été fichu de bouger son putain de cul pour aider, prendre des initiatives pour renvoyer les gens chez eux... répondre à leurs questions aussi peut être... non rien de tout ça. ça allait chauffer pour eux, c'est moi qui vous le dit.

Je suis revenue près de Keira et des deux autres contaminés au moment où l'équipe venait d'arriver, nous allions pouvoir les emmener à l'hôpital...
« C'est eux, emmenez-les ! Où est le chef? » On m'a indiqué qu'il était dehors, alors d'un pas décidé je suis allé lui faire un rapport détaillé de la situation et je lui ai aussi indiqué que des audacieux n'avaient rien fait pour calmer les choses.
Revenant près de Keira, je lui ai demandé dans un ton très calme : « On peut y aller? »
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Keira C. Vander

❖ Date de naissance : 14/03/1991
❖ Barge depuis : 16/01/2013
❖ Messages : 3530
❖ Avatar : Candice Accola.
❖ Crédits : Avatar (lunatic café) + Gifs (Tumblr) + CSS signature (disturbed ♥) + Chanson ( Tove Lo - Scream my name )
❖ Multicomptes : Nathaniel L. Jenkins & Lexis H. Gillian
❖ image :
❖ Âge personnage : 25 ans
❖ Profession : Ancienne infirmière, reconvertie dans le labourage de la terre... et à présent résidente d'un asile psychiatrique.
❖ Faction : Ancienne Altruiste. Aujourd'hui elle se retrouve chez les Hippies!
❖ Forces & Faiblesses : Elle s'adapte a toute situation. Parle peu mais observe beaucoup. Ment pour se protéger. Sa faiblesse demeure ses proches. Si elle fait souvent preuve d'égoïsme, pour ses proches, elle fait des efforts.
❖ Philosophie : Si tu traverse l'enfer, continue d'avancer.
❖ Playlist : Become the beast - Karilene



MessageSujet: Re: Move your body, baby || Pv Maxine Jeu 28 Juil - 23:08


Move your body, baby



Une seconde. C'est le temps nécessaire pour chambouler notre soirée. Moi-même, je trouvais notre situation un brin irréaliste. Mes réflexes d'altruistes me poussaient à venir en aide à ses personnes, à agir. Pour autant, une partie de moi était encore un peu sonnée. J'agissais par automatisme. Je prenais les mesures nécessaires car j'avais un but, un objectif derrière tout ça. Le virus s'installait et se propageait. C'était une réalité qui me frappait depuis un moment... et une part de moi voulait comprendre ces personnes en retrait... tandis que l'autre ne voulait qu'une chose, leur hurler dessus. Il serait peut-être temps de bouger, de se révolter... de faire quelque chose, bon sang! Pas étonnant que la population se fasse ainsi marcher sur les pieds par notre gouvernement. Nous n'étions rien d'autres que des moutons. Mais Maxine... Maxine avait assuré.

Alors que Maxine prenait contact avec les urgences et ses collègues, j'en profitais pour m'adosser contre le mur. A part attendre, il n'y avait plus grand chose à faire à présent. Lâchant un soupir, mes épaules s’affaissèrent comme si je portais soudainement tout le poids du monde sur mes épaules. Peut-être qu'à quelque part, c'était le cas. Le poids de mon monde, mon univers. Je me sentais fatiguée, d'un coup, si bien que je n'avais plus vraiment la force d'hurler après ces imbéciles. Au retour de Maxine, je m'autorisais un moment de répit. Un court instant, je me permis de fermer les yeux... et la seconde suivant, la voix de l'audacieuse s'éleva. Malgré moi, un sourire étira mes lèvres et je me permis de l'observer. Elle dégageait un charisme incontestable. Pas étonnant que les autres audacieux présent se sentaient minable en comparaison. Prenez-en de la graine les muffles. En plus d'être une femme, elle avait des putains de couilles qui pesaient lourds. Où étaient passé les leurs? Sûrement perdu dans un bock de bière.

L'arrivée de l'équipe d'urgence m'arracha à ma contemplation... si on pouvait dire les choses ainsi. Quoi que si. En cet instant, je l'a contemplé, l'admiré. Elle avait tout mon respect et j'étais fière d'être entraînée par elle. M'éloignant du mur, j'harponnais un membre de la rescue team pour l'aviser de l'état des infectés et de le rendre compte de la situation. Réflexe d'infirmière. Ma vie d'altruiste, par moment, me manquait. Que c'était ironique. Mon petit rapport effectué, il ne me restait plus qu'à patienter. Maxine aussi avait un rapport à rendre alors de nouveau, je m'installais contre le mur.

Pourquoi l'épidémie ne touchait que les fraternels? Cette singularité me perturbait énormément. J'étais persuadée que les factions étaient une façon absurde de diviser la société. J'étais intimement persuadée qu'une personne pouvait correspondre à plusieurs factions, sans pour autant être un divergent. Mais si c'était autre chose? Est-ce que nos prédispositions étaient génétiques? J'en doutais fortement. Quelque chose chez les fraternels aidait le virus à s'épanouir... Mais quoi? D'où venait-il? Les questions fourmillaient à l'intérieur de ma tête et heureusement que Maxine arriva. Je me donnais mal au crâne toute seule. Je l'accueillis d'un sourire, approuvant sa proposition d'y aller.

— On peut y aller.

Glissant mon bras sous le sien, on était bonne pour quitter la boîte de nuit. Je n'avais pas la moindre idée de l'heure qu'il était... mais l'adrénaline redescendant... je me rendais compte de combien mes pieds hurlaient la mort. Merde. Quelle idée de mettre des escarpins aussi haut.

— Si ça te tente, tu peux venir dormir chez moi ce soir. Y'a du vin et de la glace.

De la glace que j'ai eu un mal fou à me procurer, d'ailleurs. Autant en profiter et s'en faire une orgie, non? La glace, ça sert à ça, non? Se consoler lors d'une longue soirée éprouvante.






_________________

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Breathe in balance and love, I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah you know what I mean. When I'm dead and gone, will they sing about me ? Dead and gone, will they scream my name ? Scream my name.

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Move your body, baby || Pv Maxine

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