Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre)

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Blake C. Keyshawn

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❖ Profession : Dirigeante des Sincères
❖ Faction : Sincères
❖ Forces & Faiblesses : Incorruptible, je ne joue pas avec la politique. Je veux juste que Justice soit rendue. Celà peut être un avantage mais aussi un inconvénient...
❖ Philosophie : There is no middle. There is just Truth or Lie.
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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Mer 27 Avr - 19:44



HOUSE OF CARDS


Blake écoutait chaque intervention. En d’autres temps, elle aurait certainement répondu à celles qui se pensaient plus malignes que les autres mais qui ne faisaient qu’encourager une guerre civile. A ses yeux, peu de choses avaient de l’importance en ce moment, alors, le regard perdu dans le vide, elle attendait que Moïra ne prenne sa décision. Agir, ne pas agir, c’était elle qui était responsable et si jusque là elle n’avait pas fait les bons choix, elle le pouvait très certainement aujourd’hui. La jeune femme ne changerait pas de camp. Si on réclamait sa tête, qu’on la lui prenne, tout ceci n’avait que peu d’importance. Même Envy. L’audacieux était en désaccord sur quelques points et c’était normal. Il pensait que c’était cette même responsable qui était à l’origine du décès de son frère. Blake aurait pu la maudire aussi, après tout, c’était cet évènement qui avait ruiné son mariage... Sa vie. Non. Blake ne la considérait pas comme une ennemie. C’était une question de destin et de force. Elle n’avait plus la force de se battre. Elle ne voulait plus livrer une bataille. Elle ne savait qui affronter pour se défaire de ce mal qui la rongeait.

Perdue dans ses pensées, elle réalisa soudain les cris d’inquiétudes et les personnes qui s’agitaient autour d’elle. La tour tremblait. La réaction fut viscérale. Blake se retint à la table en attendant la fin de la secousse. Que se passait-il ? « Ca. Mesdames et Messieurs, c’est l’écho du chaos qui commence. » Les mots lui parvinrent. Le chaos ? Haussant un sourcil, elle écoutait et essaya de s’approcher de la fenêtre pour comprendre si seul le bâtiment était concerné ou non. Les cris de son ex se perdirent entre eux. Elle avait appris à ne plus les écouter. Les forces policières s’organisaient. Que devait-elle faire ? Blake était une Sincère et, bien qu’habituée à agir sur le terrain, elle n’était pas armée ce jour là. En revanche, elle se savait apprécié de la population, en tout cas, ses mots avaient plus de valeurs que des autres qui jouaient le jeu d’une politique tyrannique. Avançant vers la femme qui régnait sur la ville, elle croisa Envy. Elle ne le vit pas vraiment jusqu’à ce qu’il ne la saisisse par la taille. Wow wow wow ! Ce n’était pas parce qu’il était entré chez elle que tout était rose comme la bonbonnière de Dora l’exploratrice ! « Il y a-t-il encore un endroit où nous sommes en sécurité ? ». Ah. Il était déjà parti. Elle soupira. Il n’avait pas changé. Dardant son regard sur Moïra, elle avança vers elle. « Souhaitez-vous que je prenne la parole et dise la vérité ? Manifestement, nous n’avons pas le choix et je pense qu’il serait judicieux de blâmer immédiatement ceux qui sont responsables. Nous sommes tous victimes et tous meurtris par ces attaques. Qui sait quels frères et soeurs nous avons perdu avec cette catastrophe... Parce qu'à entendre ces sons, nous venons de perdre des citoyens. » Des rues, les cris, les hurlements de désespoir vombrissait en une vague qui se rapprochait toujours plus. L’ombre de la Mort planaît sur eux tous. Et Blake restait calme. Il y avait longtemps que cette ombre ne l’effrayait plus.

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Charlize E. Flores

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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Jeu 28 Avr - 17:59


❝ Where you are, I will be ,
feat. Tous les autres & Charlize E. Flores.❞




EN SIMULTANÉ AVEC : in the sound of chaos.

Je ne veux pas qu’elle ne m’atteigne et m’étreigne. Hécatombe, catacombe, je ne peux pas être touchée par la peur et son horreur. Vous qui errez ici, perdez toute espérance. Vous qui errez ici, en ces Limbes récalcitrantes, perdez toute offrande. Aujourd’hui, c’est le déploiement des ailes de la Fatalité qui marque la frontière de l’Enfer. Mes nuits éternelles observent son mal sévissant en les rues de notre ville, domaine de la Douleur, le glas de son silence devenant un outre cri, des hurlements qui se passent d’errance pour mieux s’écrier et êtres entendus. Et j’observe les oriflammes, cette foule tortueuse qui renferme trop d’âmes en perditions, repérant ceux qui ont le courage, ceux qui ne l’ont pas, de ceux qui prennent parti pour le bien contre le mal, ou le mal contre le bien, des opposés tous emmenés sur le même chemin, cette ligne bien tracée dans l’ombre de la vallée des morts, ils vivent sans infamie mais également sans vaillance, les condamnant à l’errance et cet outre cri qui étourdies nos âmes à l’outrance. Je ne veux pas qu’elle ne m’atteigne et étreigne. Je ne peux pas être touchée par la peur et son horreur…

- Trouves Bellamy, Exekiel.

Ma voix se perd dans les arcanes du Chaos, chant de misère qui s’agglutine à nos tympans, plus gluant encore que le soleil, sur ces territoires solaires en pleine hiver, les univers sont sans-dessus dessous aux frontières de cet Enfer. Mes mains quittent la gorge déchiquetée de cette suppliciée qui s’en est allée, d’allure un peu ivre, ivre de soufre et de flammes, je me relève et croise pour une dernière fois l’horreur vitrifié dans les opalines du Fraternel. Nos regards confondus, mon sourire vaincu caresse la traversée de tes larmes. Ne nous laissons pas avoir, que jamais elle nous atteigne et étreigne, laissons ces noires fumées anéantir Leur raison, Ils ont l’empire de la colère pour sévir, qu’Ils s’enlisent dans le bourbier de notre humanité égarée, laissons-les s’enfoncer dans la vase de ces berges récalcitrantes qui ne sont que les sordides rivages de notre sort en plein naufrage. Ne nous laissons pas avoir, que jamais elle nous atteigne et étreigne. Et me voilà qui s’éloigne et se rapproche à la fois. S’éloigne d’une victime, pour n’en croiser une autre et encore une autre. C’est telle la scène d’une bobine rayée, qui repasse en boucle, se répète, nous ramène inlassablement sur les mêmes images abrutissantes. D’allure un peu ivre, ivre de soufre et de flammes, mon long cortège funèbre se perd, tangue sur les frontières de cet Enfer, brutalement guidé par une seule pensée et un seul souhait.

Je ne veux pas qu’elle ne m’atteigne et étreigne.
Je ne peux pas être touchée par la peur et son horreur.
Hendrix.

Et je m’éloigne et à la fois me rapproche. Mes sombres prunelles fauchent une image qui m’interpelle, écho lointain d’un rêve déchu en plein cauchemar. M’en soucier est un contretemps, une perte de temps, mais en Enfer tout semble devenir intemporel alors je bifurque vers elle, les tambours de l’hécatombe, qui toujours un peu mieux retombent et grondent dans mon dos. Elle est là, allongée face contre terre, l’âme meurtrie, l’esprit envolé, une flaque vermeille auréole ses cheveux, lianes de lumière noyées dans les abîmes d’un secret qu’elle seule détient et qui a scellé son destin. Qu’est-ce qui t’a ainsi rabattue vers les entrailles nouées de notre terre malade ? Une question fugace, comme un rappel, avant l’instant défait, je te revois, toi, dans cette bagnole, bien vivante, et cet instant s’est défait et te voici allongée sur le bitume, allongée dans la mare de ton propre sang qui se mêle à celui des autres. Sans même ausculter tes constantes, j’agrippe ces restes de toi, ces vestiges de toi, que je ne connaissais pas, avant aujourd’hui, moulant mes mains de diamants sous tes aisselles et extirpant hors du bourbier de notre humanité égarée ton corps que je traîne à misère vers un semblant de repère. Charriant le poids de ton désespoir, t’arrachant peut-être d’un dessein bien noir, j’ouvre la lourde porte en verre trempé de la tour Willis en y assénant mon talon dessus, ses pentures me molestant l’échine lorsqu’elles se referment lourdement sur mon dos ployé, franchissant l’abysse avec maladresse alors que je cherche et trouve l’endroit où je viens poser et épargner ton corps. Hécatombe, ce hall d’entrée est peut-être ton tombeau, mais au moins dans ce Chaos ton sort reste un peu plus beau.

Je ne veux pas qu’elle ne m’atteigne et étreigne.
Je ne peux pas être touchée par la peur et son horreur.
J’immerge à nouveau dans les visions d’épouvantes, l'odeur du drame comblant les absences creusées dans le gouffre de ma poitrine, bravant ces corps agités qui me torpillent de plein fouet, quittant l’accotement, traversant la rue, flot tortueux d’une rivière déchaînée qui s’échouent avec violence sur moi et menace à tout moment de me submerger en le flux de ces vagues assassines. Ironique de penser que ce n’est pas le drame en lui-même qui risque de faire plus de victimes, mais que ce sont les victimes en elles-mêmes qui nous tuent à petit feu, la folie, la détresse, gagnant les cœurs, broyant toute lucidité, faisant de cette foule de suppliciés, ce domaine de la Douleur. Les yeux arides, le corps courbaturé, les poumons noircis par l’opaque fumée, je gagne le trottoir voisin, me rapprochant des débris, là où les corps se sont couchés dans ces stèles dont les couvercles se sont parfois fermés ou restés ouverts. De ces fosses jaillissent les flammes éparses, la chaleur, égale à la majesté de leurs errements, empourprant mes chairs alors que je te trouve enfin… toi… qui m’est si cher, la raison de mon errance en cet Enfer.  

Je ne veux pas qu’elle ne m’atteigne et étreigne.
Je ne peux pas être touchée par la peur et son horreur.

- Drix !

J’enjambe les débris, j’ignore les cris. Je te vois toi. Uniquement toi. Je m’éloigne et à la fois me rapproche. En Enfer, tout devient intemporel. Les entrailles nouées de la terre malade réclament si hâtivement mes genoux de servile esclave, pantin abandonné de ces ficelles, je tends une main vers toi, effleurant du bout des doigts ce vestige de métal qui écrase et oppresse jambes fort probablement broyées alors que mes sombres prunelles restent rivées sur ton visage marqué par le sceau maudit… que je refuse être la cicatrice du damné.

Je te vois toi. Uniquement toi. Aveugle, parmi les aveugles, j’oublie un instant où je me retrouve, mais ce domaine de la Douleur n’est jamais bien loin pour me liquéfier dans la rigidité de ces néfastes heures. Toujours agenouillée auprès de toi, ma paume bouillante embrasse ton front ruisselant, les tambours de l’hécatombe qui se rapprochent, une rotule osseuse qui me fauche la tempe, happe ma vision désaltérée, un tibia qui s’encastre entre mes côtes, mon souffle que l’on arrache de mes poumons, une cheville qui s’enfarge sur mes bras tendus vers toi, et mes os qui se lamentent. Les tambours de l’hécatombe grondent sur mon corps grêle qui sitôt s’emporte sur l’hymne haché, s’allonge sur les notes funèbres, se pâme sur les tonalités assourdissantes, vibre sur les échos… les sabots qui butinent, me piétinent, me mutilent et m’anéantissent à l’inutile. Mon échine qui heurte le bitume, l’arrière de mon crâne qui fracasse lourdement l’asphalte, mes coudes qui s’éraflent lorsque sitôt je me redresse prestement en position assise, le corps d’un étranger qui trébuche sur moi, se redresse et s’en va, suit le flot tumultueux de cette foule assiégée dans l’émeute. Les tambours de l’hécatombe grondent sur mon corps grêle qui sitôt s’emporte sur l’hymne haché, je me recroqueville sur moi-même, protège mon crâne de mes bras douloureux, la tempête rage et ravage, les pieds fracassent, écrasent, butent et broient. Je ferme les yeux, aveugle, parmi les aveugles, dans ce domaine de la Douleur alors que les tambours toujours grondent un peu plus fort.

Hécatombe.

« …Comme un animal. Marqué. »

Joue écrasée sur le tapis des débris, j’ouvre les yeux.

« …Comme un pantin. Mutilé. »

Je te vois toi. Uniquement toi.

« …Comme un chien. Gavé. »

Les âmes meurent avec les corps, mais mon âme reste, demeure, vibre… dans mon corps. Ivre, ivre de soufre et de flammes, l’incendie réchauffe et tranquillise mon âme. Et je sais. Et je sens. Les vapeurs récalcitrantes de l’Enfer se renversent. Les tambours de l’hécatombe grondent, mais je ne les entends plus… ne les ressens plus. Éveillée, parmi les aveugles, je te vois toi et uniquement toi. Et pendant que nous attendons que la tempête passe sur nos corps, je trouve la force d’allonger à nouveau mon bras vers toi… toi qui m’est si cher, la raison de mon errance en cet Enfer. Mes doigts tremblotants effleurent les tiens, inertes, brûlants, nos paumes qui s’épousent et nos mains qui se retrouvent enfin. Je ne te lâche pas. Je ne te lâche plus. Parce qu’Il me donne la force de m'accrocher à cette vie si fragile.

Et les tambours grondent toujours.
Et mes yeux repèrent cette âme… peut-être salutaire… un peu plus loin sur l’horizon de nos misères. Puisse cette femme (Thursday), entendre le cri de nos âmes confondus et nous refuser le sceau du damné sur nos fronts déjà cicatrisés.

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Arizona J. O'Malley

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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Jeu 28 Avr - 20:30


But innocence is gone and what was right is wrong  
❝So I bare my skin, and I count my sins, and I close my eyes, and I take it in || EVENT MULTIPLAYER❞




La terre tremble, elle aboie et peste jusqu'aux dieux envers qui elle réclame son inéluctable offrande. Les cieux fardés d'une nuée cendrée ne font que transporter ses entêtants mugissements que nul ne peut à présent ignorer. À travers l'air sa colère gronde et tambourine en les cœurs des hommes dont elle soulève les poitrines au rythme de sa fureur qu'elle déverse jusqu'en nos veines que la peur inonde. Sans me lever, je fais pivoter mon fauteuil afin de contempler l'étendue de l'horreur qui vient juste de nous frapper. C'est au travers des cendres et des flammes que Légion vient s'abreuver du sang et des larmes qu'il nous a si injustement réclamé. Alors que certains commencent à s'agiter, je conserve mon impassibilité et analyse la situation qui m'est donnée. Adressant un coup d'œil à Avery, nous comprenons que trop bien ce que cette mascarade signifie. Observant Envy m'ordonner de me mettre à l'abri, j'acquisse d'un hochement de tête et me contente de lui sourire d'un air satisfait. Mon pauvre, si tu savais ce que je m'apprête à faire… Sortant de mon sac à main une oreillette connectée et l'une de mes tablettes, j'écoute la conversation téléphonique que Ramsey a placé sous haut parleur afin d'en faire profiter toute l'assemblée. Une usine sur le point d'exploser, un train à la dérive prêt à tous nous sacrifier et des communications coupées grâce à un réseau que tout le monde pense ultra sécurisé, voilà qui est parfait. Tandis que mon stagiaire et Dandy préféré s'accroche au bras de Silena qu'il traîne jusqu'à l'extérieur, je lui signifie d'un hochement de tête que j'ai également un plan qui vient de germer en mon esprit et que nous venons sans doute d'avoir la même idée. Les yeux vissés sur ma tablette, je dresse rapidement une ébauche de la situation actuelle, laissant apparaître en rouge les zones de la ville et les bâtiments qui ont été touchés par l'attaque, profitant également pour faire figurer en temps réel la trajectoire du train qui vient d'être calculé puis, projetant l'image via un module de projection que je place sur la table du conseil :

- La situation est loin d'être extraordinaire mais avec une bonne coordination, on devrait y arriver.

J'observe les différents points relais qui servent à notre communication, fait apparaître les flux qui sont perturbés et soutiens le regard de Blake lorsque celle-ci prend la parole. Je me tourne alors vers Moira afin de soutenir la dirigeante des Sincères :

- Keyshawn à raison, il nous faut prendre les devants et communiquer quant à ce qui est en train de se passer sous peine de voir la nation se retourner contre nous. Comme je l'ai déjà dit, le peuple est déjà engagé en cette guerre, parce que oui, il s'agit d'une guerre et s'il vient à penser que nous ne prenons pas en considération son sort, alors Légion deviendra le cadet de nos soucis puisque nous devrons faire face à une véritable rébellion.

Je finis d'élaborer les dernières touches à mon plan avant de me lever et de designer la sincère d'un geste de main :

- Blake serait le visage parfait pour le conseil, elle est la dirigeante des sincères dont la parole est d'or et elle est également réputée pour prendre à cœur le sort de ses concitoyens. Elle est une image fiable et rassurante en laquelle le peuple pourra croire et se raccrocher. Aussi, il nous faut des membres sur le terrain, cela renforcera l'idée de cohésion et prouvera que le conseil n'hésite pas à s'impliquer humainement pour la nation.

Je m'empare ensuite d'une seconde oreillette que je confie à Avery puis, vissant la mienne à mon oreille :

- Je suis le bras droit des érudits et toi le dirigeant, c'est donc à moi d'aller sur le terrain toi, tu restes aux côtés de Mademoiselle Rosenbach. Je te laisse ça pour qu'on puisse communiquer et se coordonner. Sois prudent.

Je lui adresse alors un sourire mutin et complice, profitant ainsi de ce bref instant de légèreté pour le rassurer. Saisissant ma tablette je me dirige alors vers Hazel puis, un sourire insidieux aux lèvres, je détaille la jeune femme ainsi que Blake avant de souffler :

- Eh bien mesdemoiselles, il semblerait que nous soyons enfin amenées à collaborer.

Un haussement de sourcil plus tard, j'attrape le bras de Stevenson et l'entraîne avec moi en dehors de la salle :

- Vous et moi allons faire de grandes choses.

Observant un des agents qui se trouve à l'entrée de la salle du conseil, je l'interpelle et d'un signe de main lui demande son arme ainsi que son oreillette, rebroussant chemin, je retourne auprès de Blake en lui déposant l'arme dans la main :

- Sait-on jamais si vous nous rejoignez sur le terrain, vous risquez d'en avoir besoin. Ah et, demandez à Avery une oreillette, ça aussi, ça peut nous être utile surtout si l'on veut structurer les forces de sécurité qui vont être déployées.

Oui, dans mon crâne, tout est déjà planifié. Retrouvant quelques minutes plus tard la dirigeante des altruistes dans le couloir, j'emprunte avec elle le chemin menant vers la sortie tout en paramétrant l'oreillette que je viens de récupérer, puis, lui tendant l'objet, je lui explique enfin les raisons de sa prise en otage :

- Votre poste d'infirmière va être plus qu'apprécié sur le terrain et ensemble, nous allons coordonner l'arrivée des renforts et structurer les équipes de secours. Je n'ai aucune véritable compétence en médecine, vous si. Je vais donc vous seconder et faire en sorte de vous obtenir les renforts que vous désirez pendant que vous vous occuperez de sauver des vies. Ne vous préoccupez donc pas de la communication, je me charge de la prise en main du réseau.

Une fois face aux immenses portes de la Willis, je jette un dernier coup d'œil à la jeune femme :

- Prête?

Un hochement de tête signe notre accord tacite et ensemble, nous passons le géant de verre encore inaltéré que représente la Willis Tower. Symbole de ce pouvoir inébranlable que Légion par la force veut faire plier, nous voilà que nous nous élançons au travers des ruines d'une nation laissée si lâchement à l'abandon. La terre tremble, elle aboie et peste jusqu'aux dieux envers qui elle réclame son inéluctable offrande. Les cieux fardés d'une nuée cendrée ne font que transporter ses entêtants mugissements que nul ne peut à présent ignorer. À travers l'air sa colère gronde et tambourine en les cœurs des hommes dont elle soulève les poitrines au rythme de sa fureur qu'elle déverse jusqu'en nos veines que la peur inonde. Tablette sous le bras, dispositif vissé à l'oreille, je fais abstraction de l'horreur qui vient de nous encercler, car c'est au travers des cendres et des flammes que Légion vient s'abreuver du sang et des larmes qu'il nous a si injustement réclamé et qu'il est l'heure pour moi d'enfin prendre place sur son sanglant échiquier.



Dernière édition par Arizona J. O'Malley le Mar 10 Mai - 15:17, édité 2 fois
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Envy D. Carter

❖ Date de naissance : 08/10/1989
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❖ Profession : Agent de l'unité des enquêtes spéciales au Chicago Police Department - Dirigeant des Audacieux
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❖ Forces & Faiblesses : Si la force physique est définitivement une de ses qualités, il n'en est rien vis à vis de sa force psychologique. Pourtant, c'est une lutte de tous les instants avec lui-même. Tout irait pour le mieux si Madame Alcool n'avait pas décidé de s'en mêler. Depuis peu il arbore un tatouage à l'intérieur de son avant-bras, deux flèches qui se croisent reliées par une corde en mémoire de son frère.
❖ Philosophie : Envy is a hell of a sin, man.
❖ Playlist : ALL FALL DOWN ▲ One republic - WICKED GAMES ▲The Weeknd



MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Sam 30 Avr - 19:51



This is the sound of Chaos

FT. THE OTHERS


Il avait filé comme un sauvage. Hors de portée. Eclipsé. Peu conscient de son attitude sans doute un peu trop agressive, il était sorti comme un forcené de la tour de verre, se retrouvant au beau milieu du sang, des corps et de la poussière. Arme à la main, il s’occupait déjà de glisser l’oreillette dans son oreille et de l’activer.

Intérieurement c’était comme s’il n’y avait plus d’addiction à l’alcool, juste l’adrénaline qui couvrait le tout et la rage de voir autant de souffrance autour de lui. Envy n’avait rien d’un héros, il connaissait la dure loi de la jungle et de la vie, l’on ne pouvait sauver tout le monde. Si sur le moment, les revendications de Légion semblaient un tantinet trouver écho en son sein, maintenant qu’il se trouvait devant le fait accompli il ne ressentait qu’une colère profonde pour tous ces idiots qui pensaient pouvoir jouir du droit de terminer la vie d’autrui sur une note de rouge et de misère. Ses azurines eurent tout juste le temps de capter non loin de là une silhouette sombre et étrangement familière. Anthony. Le temps sembla s’arrêter un court instant, il ne se battrait pas aujourd’hui ni ne poserait de question. D’un simple geste de la tête il lui faisait comprendre qu’il le laissait filer et encourageait l’aide qu’il prodiguait aux civils. Puis la boule de feu continuait son chemin, rendant soudainement les choses bien plus compliquées. Il n’en fallut pas plus à l’audacieux pour se lancer à la poursuite du train, beuglant dans son oreillette.

Et pour courir à toute vitesse, Envy courait réellement à toute vitesse, à grandes enjambées loin devant le nuage de chair humaine qui déboulait en mode panique, rapidement rattrapé par une corvette d’un rouge aussi vif que le rouge à lèvre de Kate Moche. Inutile de dire qu’à l’utilisation du prénom « Shrek », l’audacieux ne se retourna pas, non. Ce ne fut qu’au moment où la voiture commença à le dépassé qu’il reconnut la voix et la silhouette de Ramsey. Ni de une ni de deux, l’audacieux se laissa dépassé puis grimpa d’un bond à l’arrière de la voiture, quasiment assis sur le coffre. Cheveux au vent, il constata que Silena était aussi de la partie. Génial. Puis ses prunelles se posèrent sur notre as du volant blondinet.

« Shrek ? T’es sérieux ?! ». Cela étant dit, l’audacieux compris qu’il se rendait tout droit à la poursuite du train. Enfin c’était ce qu’il croyait comme il ne savait pas où allait réellement cette maudite boule de feu. Il attendait un check up complet car à n’en pas douter Ramsey savait quelque chose.

Ils étaient déjà en route depuis une minute quand le message de Brooklyn retentit dans ses oreilles. Message auquel il répondit dans la foulée en attendant son topo.

« Carter à O’Malley, restez à bonne distance. Je répète, restez à bonne distance et attendez mes ordres. Ne vous approchez pas de ce train son itinéraire est en cours de calcul. Restez branchée sur la fréquence. ». Il se tût et regardait droit devant lui, bien assis sur le coffre de la corvette rouge. Deux érudits et un audacieux qui prétendaient pouvoir sauver le monde. Enfin ça… Envy n’avait clairement pas assez de prétention pour le dire, il voulait simplement éviter un massacre. « Ram, un petit topo s’il te plait ? ». Restait à espérer qu’il n’y aurait pas de trop grosse secousse, auquel cas une de ses mains risquait fort bien d’atterrir dans le décolleté de Poulpelina.

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Thursday Thunder

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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Jeu 5 Mai - 12:32



House of Cards

- intrigue -


C’était une journée semblable à toutes les autres. Peut-être plus fructueuse, même. Une journée dont elle profitait. Rien ne laissait penser ce qui allait se produire. Mais c’était toujours ainsi, n’est-ce pas ?

Elle marchait, tranquillement. Insouciante, inconsciente, comme tous les autres. Jusqu’à la première détonation. Un bruit sourd, puissant, qui eut pu suffire à lui seul à envoyer son petit corps dans le décor. Tout d’abord elle resta sonné, interdite, incapable de savoir ce qui était en train de se passer. Ne voulant y croire. Ce ne fut que lorsqu’elle se tourna qu’elle comprit, bien trop tard. Elle eut à peine le temps de le réaliser qu’elle fut projetée en arrière et heurta le sol de plein fouet. Elle ne saurait jamais que si elle était restée au même endroit, elle aurait été entièrement écrasée par un bloc provenant vraisemblablement de l’un des immeubles qui étaient en train de s’effondrer.

Elle avait mal. Ses oreilles sifflaient. Elle avait envie de rester à terre, ses membres engourdis er douloureux. Mais quelque chose, l’instinct de survie probablement, la fit revenir à la réalité et la poussa à se lever. Une fois sur ses pieds, elle manqua de retomber. Le bitume vacillait et il lui fallut quelques secondes avant de se recentrer. Elle saignait à la tête. Elle avait peut-être quelque chose de grave. Mais elle n’avait pas le temps de s’y intéresser. Elle n’avait pas le temps de réfléchir, ni même la capacité d’ailleurs. Elle ne se souvenait pas la dernière fois qu’elle avait eu aussi peur pour sa propre vie. Peut-être jamais. Elle pouvait vraisemblablement mourir et elle n’avait absolument aucun contrôle sur la situation.
Il fallait qu’elle sorte d’ici et se mettre à l’abri. Mais comment faire ? Elle bougeait, était bousculée de part et d’autres par une foule paniquée. Elle était couverte d’une poussière grisâtre et c’est à peine si elle pouvait respirer.

Le mieux était de suivre le mouvement. Elle serait protégée, du moins davantage que si elle restait seule. Elle évitait de regarder les morts, les vivants. Pour la première fois, elle ne pensait pas à l’intérêt que tout ceci pourrait lui rapporter, seulement à sauver sa peau.
Puis, son regard rencontra celui de cette brune à terre, qui semblait en bien piètre état. Regards croisés. Trop tard. Déjà, elle voyait ses supplications. Bon sang, c’était exactement ce qu’elle voulait éviter. Elle comptait s’en sortir seule, sans se préoccuper que quiconque. C’était ce qu’elle allait faire bien sûr. Elle allait passer son chemin, ignorant totalement la jeune femme, qui trouverait bien quelqu’un d’autre pour l’aider. Le monde n’était pas fait que d’égoïstes, n’est-ce pas ?
Elle fit quelques pas en avant, passa la jeune femme. Puis ralentit. Elle ne sut ce qui se passait en elle. On avait dû lui jeter un sort, ce n’était pas possible. Et pourtant, elle soupira et fit demi-tour en sachant parfaitement qu’elle allait le regretter. « Et merde ! » Qu’est-ce qui lui passait par la tête bon sang ? En tout cas si elle avait céder à la vulgarité, c’est que définitivement quelque chose ne tournait pas rond.

Il était trop tard pour reculer. Désormais il fallait agir vite ou ne pas agir du tout. Elle se précipita vers elle et s’agenouilla à sa hauteur. Par chance elle avait une grande connaissance du corps humain, qu’elle n’avait toujours pas perdu.

« Où avez-vous mal ? Vous vous sentez capable de vous relever ? »


Tout en lui posant ses questions, elle la palpait rapidement. Elle n’était pas en très bon état, mais cela aurait pu être pire. Malheureusement rien ne pouvait la renseigner sur d’éventuels dégâts internes, et elle n’avait pas le temps de faire un examen approfondi. Si l’inconnue ne pouvait se relever, elle devrait fuir sans elle, en espérant qu’il n’était pas déjà trop tard. Elle avait beau avoir brutalement décidé de jouer les mères Thérésa, elle ne serait physiquement pas en mesure de la porter. Il fallait essayer. Elle aida la jeune femme à se redresser de manière à pouvoir glisser son bras sur ses épaules et la soutenir. Il fallait maintenant quitter cet endroit de malheur au plus vite. Elle espérait seulement que sa bêtise et son inconscience n’allaient pas la tuer.

 


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S. Brooklyn O'Malley

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❖ Profession : Entraineur à la Fosse, temporairement Responsable
❖ Faction : Dauntless
❖ Forces & Faiblesses : Son coeur
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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Mar 10 Mai - 14:51

HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue
En stand-by, il osait la mettre en stand-by, mais pour qui se prenait-il, se demanda Broolyn avant de se répondre à elle-même qu’il était tout simplement son boss et qu’il avait en conséquence tous les droits. Elle serra les points à s’entailler les paumes de ses propres ongles par la frustration que cette réponse lui causait. Il était impensable qu’elle reste là à ne rien faire, à attendre betement qu’on lui dise que c’était trop tard ou qu’elle ne pouvait pas aider. Il le fallait, elle en avait besoin et elle savait que c’était le moment ou jamais de montrer qu’elle était toujours digne d’être une Audacieuse. La jeune femme desserra ses poings pour lever les bras et à la place s’agripper les cheveux. Elle soupira en regardant le train continuer sa route sans se soucier des dégâts qu’il semait derrière lui. Elle regarda ensuite derrière elle, de là où elle venait car elle avait commencé sa course à travers les toits avant la réponse d’Envy et ce dernier venait de lui couper l’herbe sous le pied.

« Fais chier, fais chier, putain de merde !! » Cracha-t-elle avant de se remettre à courir en direction du ver enflammé qui menaçait de faire une hécatombe. Impossible, c’était tout bonnement impossible pour Lyn de rester planter là. Son corps et son instinct étaient resté en sommeil trop longtemps. Victime de ses abus d’alcool ou de médicament et puis tributaire de sa blessure Aujourd’hui était le jour où l’entraineur pouvait retrouver son poste, retrouver sa vie qu’elle avait malgré elle laisser derrière. Et aujourd’hui, pas mon son supérieur ne lui interdirait de déployer de nouveau ses ailes. Même si la demoiselle n’avait rien abandonné de ce qui l’entravait et l’empêchait d’avancer, elle savait qu’elle ne pouvait pas non plus se laisser trainer vers le bas, vers les Enfers auxquels elle appartenait. Non il lui fallait encore se battre un peu à la surface. Une main lui avait été tendue et Brook l’avait saisi pour se relever et lutter contre ses démons. Et cela signifiait aussi faire son boulot. Elle courrait donc à vive allure à la poursuite du serpent de fer, sautant de toit en toit, roulant pour se réceptionner, forçant son corps à retrouver le rythme qu’il avait connu.

Elle connaît le chemin de fer par cœur, elle n’avait pas besoin que des informaticiens bigleux lui disent où se dirigeait le train, et elle n’avait pas besoin de directive pour anticiper son parcours. Pour autant il restait un problème à la blonde. Comment monter à bord d’un wagon en flamme ?! Elle n’était pas encore Superman pour résister aux flammes et elle n’avait pas non plus des fringues ou un épiderme ignifugé. Tant pis elle trouverait bien. De toute façon elle n’avait pas le choix, elle se rapprochait désormais dangereusement du train et pourrait l’atteindre dans quelques mètres. Il ne lui restait qu’un saut à faire et à taper le sprint de sa vie pour se retrouver à la hauteur de la locomotive. Pouvait-elle réellement risquer tout le bon comportement qu’elle avait gardé durant sa convalescence en désobéissant à Envy ?! Serait-elle capable de tenir la cadence d’un train lancé à toute allure ?! Brooklyn décida que oui. DE toute façon elle n’avait rien à perdre, elle ne possédait déjà plus rien et dans le pire des cas, elle retrouverait sa position au sein de sa faction.

La jeune femme s’envola donc après avoir pris suffisamment d’élan pour se retrouver sur les rails passant à l’angle de l’immeuble sur lequel elle se trouvait, soit encore plus proche que depuis le toit de la Fosse. Elle glissa pour se réceptionner et manqua de retomber de l’autre côté de la voie surélevée au-dessus de Chicago. Son cœur battait la chamade et elle était déjà à bout de souffle lorsqu’elle se releva pour regarder la fin du train diminuer pour signifier qu’il fuyait loin d’elle. Elle pouvait sentir les vibrations sous ses pieds et un léger inconfort au niveau de son talon. Lyn était guérie mais elle n’était pas censée forcer de la sorte mais tant pis. Elle se remit à courir pour attraper son train avant que celui-ci ne lui échappe. Cet exercice était nettement plus dur qu’au départ du dépôt mais elle y était déjà parvenue suffisamment de fois. L’Audacieuse poussa alors tout son corps jusque dans ses derniers retranchement pour atteindre un wagon plus ou moins intact mais surtout possédant encore une poignée dont se saisir pour monter.

Essoufflée elle s’empara enfin de la barre de fer au prix d’un effort surhumain et s’y accrocha de toute ses forces pour ne pas repartir en arrière avec la puissance de la propulsion. Cherchant encore à reprendre son souffle et surtout un moyen de remonter tout le corps décharné et couvert de flamme du train elle attrapa le micro de sa radio prête à se faire engueuler comme il se devait pour sa bravade. « Carter pour O’Malley, permission d’entrer dans le train pour activer le frein d’urgence. » S’il était malin il comprendrait qu’elle demandait parce qu’elle était en position de le faire et sinon et bien, elle se passerait encore une fois de son autorisation, mais cela risquait de lui coutait très cher, si ce n’était pas déjà le cas. Mais tant pis, il en allait de son devoir de tenter le tout pour le tout en arrêtant cette machine semant la mort. Toutefois elle espérait tout de même un oui après les remontrances que son boss pourrait lui faire.

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bring me out
Come and find me in the dark now Everyday by myself I'm breaking down I don't wanna fight alone anymore Bring me out From the prison of my own pride My God, I need a hope I can't deny In the end I'm realizing I was never meant to fight on my own
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Envy D. Carter

❖ Date de naissance : 08/10/1989
❖ Barge depuis : 14/02/2016
❖ Messages : 487
❖ Avatar : Chris Hemsworth
❖ Crédits : Angie (vava) - Alas (codes signa)
❖ Multicomptes : Gray J. Wolfgang - J. Ryder Storm - G.H. Nolan Wheeler & Gabriel A. Blackwood
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❖ Âge personnage : 33 ans
❖ Profession : Agent de l'unité des enquêtes spéciales au Chicago Police Department - Dirigeant des Audacieux
❖ Faction : Dauntless
❖ Forces & Faiblesses : Si la force physique est définitivement une de ses qualités, il n'en est rien vis à vis de sa force psychologique. Pourtant, c'est une lutte de tous les instants avec lui-même. Tout irait pour le mieux si Madame Alcool n'avait pas décidé de s'en mêler. Depuis peu il arbore un tatouage à l'intérieur de son avant-bras, deux flèches qui se croisent reliées par une corde en mémoire de son frère.
❖ Philosophie : Envy is a hell of a sin, man.
❖ Playlist : ALL FALL DOWN ▲ One republic - WICKED GAMES ▲The Weeknd



MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Lun 16 Mai - 13:06



This is the sound of Chaos

FT. THE OTHERS


Morte. Elle est morte.

Malgré le vent qui lui fouette le visage et le son tumultueux des flammes et du chaos, Envy entend inlassablement la voix de Brooklyn O’Malley résonner jusqu’au fin fond de sa boîte crânienne. Instantanément ses traits se sont tirés, laissant un voile noir et menaçant éclairer ses prunelles pourtant teintées de clair et d’ordinaires douces comme la soie. Mâchoire crispée alors qu’il écoutait les informations données par son ami placé à l’avant de la corvette, le dirigeant des Audacieux venaient royalement de se prendre une claque qu’il n’était pas prêt d’oublier. Il n’en fallut pas plus car les secondes s’enchainaient et il leur fallait faire des calculs. Laissant alors ses mains se décrocher de leur appui, il sortit de l’une des poches intérieure de sa veste deux oreillettes reliées directement à la fréquence de la sienne, puis en tendit une à Silena.

« Vous allez avoir besoin de ça très chère. ». La seconde, il vint se pencher en avant pour la fourrer gentiment dans l’oreille de son ami. « Bien. Nous avons un petit souci. Une audacieuse vient littéralement de me chier à la gueule, j’aurais besoin que tu m’emmènes jusqu’aux abords de ce train fumant avant de te rendre là où tu dois te rendre, tu penses que c’est faisable Flash McQueen ? ». Oui, il s’adressait bien évidemment à Ramsey, et d’une façon si calme que cela ne pouvait qu’annoncer une effroyable tempête par la suite. La tornade Envy allait sévir, quand tout ça serait fini. Vexé au plus haut point, contrarié comme jamais. O’Malley allait l’entendre. Pour sûr. L’érudit n’était toutefois pas le seul à savoir faire des références douteuses sur des personnages inventés. Se redressant alors, chevelure dorée au vent, l’audacieux vint appuyer sur sa propre oreillette et ainsi ses deux acolytes du moment entendraient pleinement la « conversation ». « Carter à Suicidaire. Je viens à votre rencontre immédiatement. Si vous bougez encore, je vous jette moi-même du train. Carter, terminé. ». Bien évidemment qu’Envy ne ferait jamais une chose pareille, ce n’était pas son genre mais si Brooklyn pouvait douter le temps d’un instant, c’était parfait. Car le dirigeant était capable de bien des choses, et s’il savait être bon il savait également se montrer redoutable et peut-être même un peu borderline. Inutile de préciser que le ton employé était aussi sec que du béton armé, la jeune femme le sentirait passé. Cela n’enlevait rien à l’exploit accompli, ça non, mais il ne le lui dirait pas de sitôt, car pour lui, à ce moment très précis, la jeune femme avait dépassé les bornes, désobéi et par-dessus tout pris un risque insensé.

Les audacieux avaient de l’audace, qu’on se l’accorde, mais ça c’était pure folie. Et il était maintenant obligé de suivre à minima ce même degré d’inconscience. Quelle plaie.
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Ramsey A. Dallas

❖ Date de naissance : 09/04/1990
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❖ Profession : Ex journaliste, recruté pour devenir membre du Conseil, présentement en stage à la tour Willis.
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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Mar 17 Mai - 16:18


❝ Sick of feeling used ,
feat. Tous les autres & Ramsey A. Dallas. ❞



« Ram, un petit topo s’il te plait ? ».

Plait-il ?! Parce que là tu daignes m’écouter ?! Accroches-toi, ma grébiche bibiche, parce que tu n’en croiras pas l’ouïe de tes oreilles et accessoirement aussi parce que j’ai pas envie de te voir être catapulté de notre flamboyante Corvette pour venir t’échouer sur la rue comme une truite desséchée et décédée. Une. Deux. Trois. Quatre putains de fois, je tousse, les bronches enduites de fumées et les mains trop pleines du volant de notre bagnole pour inhaler l’élixir aphrodisiaque de mon calumet magique. Pendant que je m’époumone à trouver mon souffle, mes yeux vitreux et rougis lancent des foutus missiles sur les trognes de ces foutus piétons en détresse qui ne sont pas foutus de courir sur le foutu trottoir et nous obligent à improviser cette foutue salsa entre leurs corps que j’ai envie d’emboutir de plein fouet. Un coup de volant à gauche et un coup de klaxon pour celle qui clopine à notre droite. Pouette ! Pouette ! Sors-delà, Bichette !

- En milieu urbain, normalement, la vitesse des moyens de transport est limitée à 50, mais tout le monde roule à 60 km/h, vous êtes d’accord ? On irait jusqu’à se dire que ce n'est rien en soi, mais si on calcule 60/50 on trouve 1.2 et 1.2²=1.44. En toute logique, cela signifie que si la limite de vitesse est dépassée de 20%, les dégâts causés en cas d'accident vont être augmentés de 44%.  L'impact est proportionnel au carré de la vitesse et je vous parle seulement d’une voiture !

Hein ? Kewa ? Vous vous en branlez de mon petit discourt de petit Érudit ? Okay. Je reprends. Cette fois, l’explication va être claire, nette et concise.

- À 60 km/h, la violence d'un choc équivaut à une chute verticale du haut d'un immeuble de 5 étages. À 150 km/h, le choc équivaut à une chute verticale de plus de 88 mètres. Image illustrée pour une voiture, votre imagination fertile fera l’équation pour l’estimation d’un train en flamme qui roule à plus de 150 km/h et en direction d’une usine à matières dangereuses qui plus est. L'impact est proportionnel au carré de la vitesse et il en est de même--- MAIS DÉGAGEZ BORDEL !

Coup de volant à droite, on emprunte un virage plutôt serré, les pneus crissent, les piétons chient dans leurs frocs et pourquoi pas une petite quinte de toux pour la route !?

- Pour la distance d’arrêt et la distance de réaction. Elle se calcule en divisant la vitesse sur 10 et on multiplie le chiffre obtenu par lui-même. Exemple : 110 km/h --> 110 / 10 * 11 =  environs 121m. À 110 km/h, la distance de réaction se résume à 30m et la distance d’arrêt à 88m. Valeur toujours estimée pour une voiture roulant en des conditions favorables et sur une route abordable. Le train, j’ose pas vous révéler mes découvertes, parce que vous allez m’arracher la tête en apprenant que tout est sans espoir…

Je sais, je sais, trop de précision tue la précision. Je sais que mon baratin est bassinant, mais j’ai trop bu de café, j’suis une vraie pile ambulante en ce moment et je suis peut-être en état de stress post-traumatique avec ces histoires de groupuscule et d’attentat. Vous allez voir, tout s’imbrique parfaitement…

- Gardez en tête que l'impact est proportionnel au carré de la vitesse, qu’il a un temps pour la distance d’arrêt et la distance de réaction. Le train, en de telles conditions, roulant à plus de 150 km/h sur des lignes spécialisées, soit sur une surface aussi lisse que les fesses d’un bébé, qui est présentement en route dans le quartier industriel de l’arrondissement du nord ; vouloir l’arrêter est impossible… pour la simple et bonne raison que c’est une force que l’on ne peut immobiliser. Carré de vitesse, impact, distance d’arrêt et de réaction… c’est un déraillement assuré et on ne peut pas se le permettre en pleine zone industrielle ! Sceptiques ? Silena, tu as mon téléphone, mes calculs sont là. Activer le frein d’urgence serait un pur suicide, pour la simple et bonne raison que cela va défoncer la transmission du train, que les wagons en flammes vont s’empiler l’un sur l’autre, s’embraser que davantage, dérailler et s’échouer dans l’une des usines alias un foutu combustible. C’est l’une des diverses probabilités qui nous attend si on arrête ce putain obus par son propre mécanisme bousillé par l'explosion.  

Cheveux au vent, le cœur battant, mains crispées sur le volant, j’ouvre de grands yeux de merlan frits lorsque je sens le gros doigt de l’Audacieux pénétrer, de manière aussi inattendue, mon orifice auditif. Saperlipopette… mais qu’est-ce que---Ah, une oreillette, bien sûr, absolument !

- Merci, Musculor chéri !

« Bien. Nous avons un petit souci. Une audacieuse vient littéralement de me chier à la gueule, j’aurais besoin que tu m’emmènes jusqu’aux abords de ce train fumant avant de te rendre là où tu dois te rendre, tu penses que c’est faisable Flash McQueen ? ».

Nom de nom ! Que nenon ! Que neni ! QUE NAON ! Elle sort d’où, celle-là ? Comment il est même possible qu’elle soit arrivée dans ce putain de charnier avant nous… qui dévalons les rues en fucking Corvette à une vitesse qui surpasse la vive allure !? Mon génie part en vrille en mon for intérieur, déphasé, je lance un coup d’œil à Silena, l’air de dire ; ils sont fous… ces Audada qui se surestiment le À Dada Sur Le Baudet.

- MERDE ! Oui, c’est faisable et en moins de deux minutes tu y seras.

Mon pied écrase la pédale des vitesses, nos échines se braquent et la route devient qu’un maigre couloir spectral devant nos petits yeux.

- Voilà le topo, mes bons. Silena, de mon téléphone, lance un SOS au barrage hydroélectrique, exige la présence de deux techniciens à la salle de contrôle. C’est là qu’on se dirige. Envy, on te largue en chemin dans ce train fumant, tu sors la miss et tes miches aussi. Tardez pas à vous cogner sur la gueule, parce que votre objectif est d’atteindre les commandes manuelles du chemin de fer, pour faire dériver le train en direction dudit barrage hydroélectrique. Nous allons le faire dérailler dans les canaux asséchés des rivières Chicago et Calumet. Les canaux sont l’environnement qu’il nous faut, ils sont loin au nord, assez creux pour éviter tout épanchement et l’eau que l’on fera gerber depuis le barrage hydroélectrique va éteindre ce foutu feu de joie ! En souhaitant que le système de drainage fonctionne, hormis la carcasse du train, il ne restera plus rien dans ce fossé.

Toute force inarrêtable a son talon d’Achille et je sais quelle puissance d’eau il faut pour faire dérailler ce train dans les canaux !

Damn, j’ai vraiment besoin d’un coup de soufflette. J’en peux plus !
Et c’est sur cette pensée de survie que nous sortons de l’arrondissement du Centre et catapultons dans celui du Nord.


HJ:
 

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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Dim 22 Mai - 22:49


❝ House of cards,
when you've lost cause. ❞



Ma vision se brouille et mes sens s'affaiblissent, mais je tente tout de même de combattre ce malaise qui s'immisce dans mon organisme. Je refuse de mourir dans les décombres suite à une attaque quelconque. Mais le corps humain possède des limites abstraites, dont l'esprit est le plus fort. Si je laisse ma tête sombrer dans la folie, mon heure est définitivement compter. La douleur me fait divaguer, les cris et les pleurs m'entourant m'affligent au point de m'en vouloir d'être aussi vulnérable. En tant qu'Audacieux, ex-Altruiste, je serais supposé être parmi les victimes pour leur porter main forte. Au lieux de combler mon devoir de citoyen, me voilà aussi impuissant qu'un pauvre mammifère marin hors de l'eau. La respiration fébrile, je sens mes forces me quitter tranquillement. Jusqu'à ce que cette blondinette ne s'accroupisse à mes côtés.

Mon regard ébahi se pose sur la jeune femme et présente une certaine difficulté à décortiquer ses traits. Peut-être l'ai-je déjà croisé auparavant, d'après ses vêtements, nous appartenons à la même Faction. Vu ma réaffectation récente, je ne suis pas parvenu à rencontrer tous mes frères et soeurs Audacieux. Je demeure un peu surpris de son intervention alors qu'elle dégage certains débris de mon corps enseveli, parvenant à dégager mon bras gauche ainsi que mon abdomen. Mais une poutre persiste. Je me redresse tant bien que mal sur mes coudes afin de l'aider à dégager le dernier morceau qui me maintient prisonnier. En vain. Je sens mes jambes s'engourdir et je crains de ma circulation sanguine ne se rende plus jusqu'au bout de mes orteils. Si elles sont préservés de sang pendant trop longtemps, je risque de tout simplement les perdre. Cette pensée me tétanise alors que je retrouve ma position initiale sur le dos. Elle réquisitionne l'émetteur radio accroché à ma ceinture, objet que je n'ai pas encore pris l'habitude d'utiliser. Mais, je suis certain qu'il lui sera plus utile qu'à moi de toute manière.

« Je dois aller aider les autres, mais tu vas t’en sortir d’accord ! »

Mes prunelles expriment ma détresse, mais mes lèvres décident de l'extérioriser autrement.

« File ! Ils ont plus besoin de toi ! »

Aussitôt, elle se relève et elle disparaît parmi la fumée et les habitants en panique. Je me retrouve de nouveau seul avec ma prison de fer. Ma tête se fait lourde, mais je la redresse tout de même pour analyser cette poutre qui me maintient cloué au sol. J'ignore le sang qui souille mes vêtements et cette douleur sourde qui s'enclenche à chacun de mes mouvements. Il me faut un bras de levier pour soulever le morceau de métal de quelques millimètres, le temps que je me libère.

« Drix ! »

Ma tête bifurque aussitôt sur le côté, à la recherche de la provenance de cette détonation familière. J'ai tout juste le temps de percevoir son visage au loin que déjà son corps trébuche et se retrouve à mon niveau, non loin d'où je suis contraint de rester.

« Charlize ! » que je hurle à mon tour d'une voix enrouée et transparente d'inquiétude.

Je m'énerve à cette vision d'horreur, voir mon amie la plus chère en détresse devant mes yeux alors que je suis toujours prisonnier de cette satanée poutre. Mon bras s'étire sur le bitume, cherchant à rejoindre cette main qu'elle me tend. Mes doigts s'accrochent aux siens alors que mes prunelles cherchent à la rassurer tant bien que mal.

« Ça va aller... » que je murmure sans grande conviction.

Arrive non loin une jeune femme aux cheveux sombres et aussitôt, je saisis cette occasion pour la supplier.

« Aidez-la ! Je vous en supplie, aidez-la ! »

Elle passe Charlize sans grand intérêt et mon coeur se serre de désespoir. Je suis prêt à lui hurler de nouveau de lui venir en aide, mais ce n'est pas nécessaire. Elle cesse par elle-même son avancé et se retourne pour s'accroupir près de la brunette. Un soulagement incomparable m'envahit et je m'autorise qu'à cet instant de relâcher ma prise sur sa main. Je dois sortir de là ! L'adrénaline étant un remède insoupçonné, j'oublie presque ma douleur et mon malaise d'auparavant alors que je me redresse de nouveau et décortique avec un oeil analytique cette poutre de métal. Mon corps se tord sur le côté, mon bras s'immisçant sous la poutrelle, mon épaule s'y appuyant. De mon autre main, je m'y agrippe et rassemble le peu de force qu'il me reste. Mon visage se crispe, mes muscles se contractent et je retiens mon souffle avant de soulever et de pousser avec toutes mes forces. Un grognement s'immisce entre mes dents serrées, tentant d'ignorer cette brûlure qui me lacère la cuisse. Dans un ultime effort, je glisse mes jambes hors de sa prison et retire mon bras avec la rapidité nécessaire pour éviter d'être à son tour emprisonné. À bout de souffle, je m'affale sur le sol alors qu'un étourdissement me fait rouler les yeux dans leur orbite. Je prends un instant pour retrouver mes esprits avant de tourner la tête vers Charlize et cette femme qui lui tend la main. Elle l'aide à se relever et je me convainc de faire de même. Je me roule sur le côté afin de m'asseoir et ensuite mettre du poids sur mes jambes. Mais ces dernières refusent de supporter mon corps. La douleur est trop vive, elles me semblent trop faibles. J'ai même de la difficulté à seulement bouger celle de gauche... Quelque chose ne va pas. Something's really wrong !
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Charlize E. Flores

❖ Date de naissance : 09/04/1990
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❖ Profession : Dirigeante des Sans-Faction, stripteaseuse dans un nightclub crade chez les SDF et membre de la résistance.
❖ Faction : Sans-Faction, comme une grosse merde. (Ex Sincère, née Altruiste.)
❖ Forces & Faiblesses : Un glorieux mélange d’alcoolisme trop assumé et une poisse légendaire.
❖ Philosophie : Don't be a drag just be a queen.
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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Lun 23 Mai - 15:44


❝ Where you are, I will be ,
feat. Tous les autres & Charlize E. Flores.❞



Ces quelques paroles que tu parviens à me souffler se font distinctivement entendre au cœur de cet univers de Chaos, mes doigts s’enroulant aux tiens et se resserrant en un curieux mélange de peur et d’espérance. Ça va aller. Oui. Ça va aller. Il ne peut en être autrement. Je connais tes forces et tes faiblesses. Tu connais les miennes. Par cœur, nous nous connaissons par cœur. Depuis toujours. Tu es courageux, fort et l’être le plus attentionné que je connaisse. Enfant, ces qualités ont fait de toi l’homme que tant craignent et admirent aujourd’hui. Tu es devenu cet homme que j’admire et adore de plus profond de mon cœur. Hendrix. Mon ami. Mon frère. Mon ange-gardien. Toi, avec toutes tes complexités et ta simplicité immaculée, tu es tant de mots et à la fois un seul, tu es cette petite voix dans ma tête qui me ramène toujours à la raison, tu es ma joie et mon sourire. Tu es une partie intégrante de moi. Et la simple idée de te perdre enfante en mon sein le plus infâme des tourments, je ne peux me résoudre à ce qu’Ils t’arrachent une seconde fois à moi… une vie sans toi, ma vie sans toi, c’est le vide en mon cœur, l’effroi en mon crâne, une petite mort bien orchestré qui va me déchirer cruellement, saignant mon cœur à froid alors que pour de bon le soleil s’en ira, me laissant là lâchement, hantée pour l’éternité par ton fantôme et mes immortels sanglots. De nos paumes qui s’effleurent, de nos doigts entrelacés, en cette étreinte à la fois puissante et miséreuse, je me cramponne à toi et essaie de te faire comprendre tout ça. Oui. Ça va aller. Joue plaquée sur le débris encore fumant de ce qui était autrefois un géant mont olympien, les tambours de l’hécatombe passent et voltigent au loin, un semblant de calme, utopie aussi instantané qu’éphémère, mes sombres prunelles toujours ancrées en les yeux noisettes de la jolie brune qui passe vive et preste comme un oiseau tout près nous. À mes tympans, qui toujours bourdonnent, ta voix se fait de nouveau entendre, impuissante, j’écoute tes supplices, veut réprimer que je ne quitterai pas ce cauchemar sans toi, mais l’effort, trop colossal, fait que les mots meurent dans le fond de ma gorge alors que ma main se resserre un peu plus fort à la tienne. Je ne t’abandonnerai pas.

Je ne suis qu’un amas de viande violacée que la foule en détresse à vulgairement rabattue sur la terre et piétiné. Dans ce monde de chairs ouvertes, mon corps bourrelé de blessures superficielles est oriflamme de miracle et la virtuosité de celui-ci commence à briller d’une verve que je n’espérais plus lorsque Son ombre me surplombe, m’emmenant à lever les yeux vers les cieux voilés et venir détailler la figure de porcelaine qui se dessine. C’est Elle. Elle qui a momentanément étouffé la flamme récalcitrante d’un espoir salvateur en passant près de nous, Elle a rebroussé chemin, revenant vers nous pour mieux agiter les braises et laisser briller un peu de lumière en ces instants trop sombres. J’ignore qui Elle est, mais voilà que sa présence à nos côtés devient le fil de la liberté que j’ai tant cherché et parvient à m’extirper des noirs tombeaux de mon esprit. À contrecœur, je libère ta main, me redresse lamentablement, mes muscles ankylosés de douleur rendant mes gestes bien lourds, m’installant en position assise alors qu’Elle s’agenouille à mes côtés. Je grimace d’inconfort, froisse le nez, plisse légèrement les yeux, en vient même jusqu’à hausser une arcade d’incrédulité lorsque je surprends Ses mains furtivement dégringoler sur mon corps en des gestes précis et méthodiques. Elle ne me tâte pas. Elle m’ausculte. Non. Elle esquisse un examen sommaire…

- Vous… vous êtes médecin ? que je ne peux m’empêcher d’interroger, yeux écarquillés, attrapant Sa main tendue et la laissant passer mon bras douloureux autour de son cou.

Je me redresse sur mes jambes, repose un instant tout mon poids sur Elle, le tournis m’assaillant durant de trop longues secondes, me faisant vaciller d’avant en arrière, mon bras qui se resserre autour de Ses épaules, laissant la douleur et le vertige me posséder que pour un moment seulement… le temps que j’évalue l’étendu de mes blessures et repère leurs épicentres. Je n’ai rien de cassé. Je n’ai rien de fracturé. Qu’une migraine carabinée et une saloperie de nausée parce que l’on m’a forcément écrabouillé la rate et autres organes internes de mon estomac. Bref, je vais bien.

- Tout… tout va bien. Ça va aller, que je souffle, ma voix s’émaillant sur les récifs de cet écho qui revient toujours alors que pour une seconde fois mes sombres prunelles croisent le regard d’ambre de notre mystérieuse et curieuse sauveuse :

- Merci.

Merci d’être resté. Merci d’être revenue. Merci de me donner une raison de croire… d’espérer… d’avoir confiance en cette humanité parfois si fragile. Des bruits me ramènent rapidement à la raison, portant mon attention sur toi, repérant en tes deux billes à la couleur de l’émeraude cette petite lueur soucieuse que j’ai rarement l’habitude de voir…

- Drix ?

Quelque chose ne va pas. Je le sais. Mon cœur loupe un battement, j’oublie de respirer, la peur me saisit, me foudroie, je libère la jolie brune de moi qui se fait fardeau et viens m’agenouiller devant toi. J’observe ce que tes yeux observent. Ta jambe gauche. Je relève les yeux vers toi,  observe tes mimiques, ton regard vaporeux, ton teint blême et tes traits qui se crispent de douleur. Brève évaluation visuelle qui me permet de conclure que ce n’est pas une blessure médullaire, tes fonctions motrices sont encore là, tu as mal… c’est un bon signe tout comme un mauvais. Soucieuse, je pose mes mains sur ta jambe, palpe doucement ta cuisse, cherche et trouve ce qui ne va pas.

- Choc direct sur le fémur… fracture interne, sans aucun doute, estimation évaluée sur l’extrémité inférieure de l’os, gonflement de l’articulation du genou…

Je lève les yeux vers notre mystérieuse et curieuse sauveuse. Elle sait ce qu’une fracture sur l’extrémité inférieure de l’os signifie : possibilité d’hémorragie interne. Tu as besoin de secours. Des vrais. C’est capital. Nous ne pouvons rien faire hormis te couvrir, s’assurer que tu ne boives rien en prévention d’une possible hémorragie et attendre l’arrivée d’une ambulance. Mais dans un chaos pareil… c’est un luxe que nous ne pouvons même pas nous offrir !

« Aidez-moi s'il vous plait. »

Un cri. Une nouvelle détresse. Elle semble ressurgir d’outre-tombe. Je dévisage à tour de rôle mes deux compagnons et porte mon regard au loin, fixant les vestiges des immeubles qui se perdent par millier en oriflammes de stèles funèbres emprisonnant… des survivants. Et je reconnais cette voix…  

- KYLE ! KYLE SI TU M’ENTENDS, PARLES MOI !

Je joue à quoi ? Je suis en train de faire quoi ? Déphasée, mes mains toujours posées sur ta jambe, je regarde la jolie brune… une lueur de fatalité brillant en mes nuits immortelles.

- Nous ne pouvons pas les laisser comme ça. Je t’en prie. Aide-nous.

Et une étrange odeur d’essence inonde mes narines.
Oh, non ! Mon Dieu, tout, absolument tout, mais pas ça !
Alarmée, mes yeux balayent les environs. Je vois la carcasse d’une voiture renversée, je vois également le trou dans le réservoir… l’essence qui se déverse sur le sol et se répand comme une funèbre rigole miroitante entre les débris fumants.      

- On doit s’éloigner. Maintenant.

La peur me domine, voile absolument tout le reste, c’est elle qui lève ma main, saisie le poignet de la jolie brune, la supplie de ne pas nous abandonner et me fait dire pareille folie :

- À nous deux, on est capable de le soulever.

Ce n’est pas une constatation, mais une volonté. Tu vas sortir de là avec moi, Drix. Je me redresse, me flanque sur ton flanc, prends ton bras, le glisse autour de mes frêles épaules, attrape la ganse de ta ceinture de ma main libre et prie pour que la jolie brune fasse de même de l’autre côté de ton imposant gabarit.

- Seigneur, t’as pris du poids ! Repose tous ces kilos sur ta jambe valide et nous.  

Ceci à peine grogné, je lance un regard où la voix de Kyle a été entendue. On ne peut pas l’abandonner. On ne peut pas le laisser là. Étrangement, j’ai pitié et peur pour lui. Et cette odeur d’essence qui se fait de plus en plus présente… Je dévisage les visages qui nous entourent, repère une silhouette qui m’est plus que familière. Anthony.

- TONY !

Un cri. Un seul. Un espoir. Fragile et maigre espoir. Si nos regards se croisent, il va savoir quoi faire et surtout qui aider. Il a entendu, comme nous tous, les supplications. Ils sont nombreux et nous ne sommes pas assez. Bon Dieu et où es-tu Bellamy ?! J’ai besoin de toi ! Ils ont besoin de toi.

_________________

The clock is ticking
- I've never been the best at letting go -

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Dernière édition par Charlize E. Flores le Sam 28 Mai - 13:21, édité 3 fois
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Thursday Thunder

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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Lun 23 Mai - 21:29



House of Cards

- intrigue -


Elle l’avait fait. Elle était venue au secours de cette femme dont elle ne savait absolument rien. Qu’est-ce qui lui avait pris ? Elle était pourtant bien partie, et elle l’aurait très probablement oubliée aussi vite que possible. Elle n’aurait pas éprouvé l’ombre d’un remord. Qui pouvait être plus important que ça propre vie ? Personne, tout simplement. Surtout pas une inconnue dont elle n’avait jamais croisé la route, du moins pas dans ses souvenirs. Elle ne voulait rien savoir d’elle. Pour la première fois depuis longtemps elle avait peur et elle voulait avant tout sauver sa propre vie. Et voilà qu’au lieu d’être raisonnable et d’écouter son instinct de survie, ses pieds s’étaient dirigés vers cette fille. Si elle mourait, elle ne pourrait s’en prendre qu’à elle-même. Elle n’entendit même pas la voix de l’homme qui la suppliait également de venir en aide à la brune, trop occupée à se flageller pour sa bêtise. Faire preuve de compassion n’était pas dans ses habitudes. Etait-ce réellement ce qui était en train de se passer ? Au moins elle n’était pas en train de mourir, puisqu’elle arrivait à parler, et en plus pour poser une question inutile. Etait-ce si important qu’elle soit médecin ou non ?

« En quelques sortes. Mais ce n’est pas le moment de discuter, il faut qu’on sorte d’ici ! »

C’était trop tard, le mal était fait. Autant qu’elle n’ait pas fait demi-tour pour rien. Elle allait donc l’aider à se lever et prier pour qu’elles sortent vivantes d’ici. Et il fallait faire vite. Mais c’était sans compter quelque chose qu’elle n’avait pas prévu, à savoir que la jeune femme avait quelque chose dont elle-même était dépourvue : des amis, des gens auxquels elle tenait. Qu’elle désirait sauver.

Tout ce que Thursday ne pouvait pas comprendre.

Au lieu de coopérer et de marcher vers la sortie, celle qu’elle venait de secourir se précipita vers un homme qui gisait là. Elle se mit à le palper et sortit un diagnostic des plus rapides. Apparemment, elle était médecin. Erudite? Probablement, en tout cas le bilan n’était pas bon. Il n’y avait pas de secours dans les environs, pas le temps ni les moyens de faire des examens. Et pourtant la brunette se tourna vers elle, apparemment décidée à secourir son ami. Suite à quoi Thursday écarquilla les yeux.

« Quoi ? Ah non pas question ! Il est sûrement fichu en plus, et vous avez raison, on ne peut pas rester là ! »

Il allait sûrement mourir et il était hors de question qu’elle perde la vie si inutilement ! Elle jeta un oeil vers l’homme en question. Il était sacrément costaud, une sorte de Super Ken. Ce n’était pas parce qu’il était séduisant qu’elle devait risquer sa vie encore plus. Mais elle ne l’écoutait pas, évidemment. Elle ne l’avait peut-être même pas entendue. Déjà elle commençait à soutenir le condamné. Thursday leva les yeux au ciel et pour la deuxième fois en quelques minutes agit d’une manière qui ne lui ressemblait absolument pas.

« C’est pas vrai ! »

Elle se redressa à son tour pour l’aider à le soutenir. C’était ridicule. A côté de lui elle était minuscule, jamais elle n’arriverait à lui porter secours. Et pourtant, elle restait. Serrait les dents pendant qu’il lui démolissait le dos.

« Courage Super Ken, avance avant qu’on crève tous ! »

Elle continua ensuite à marmonner entre ses dents, suivi d’un tas d’autres jurons et malédictions. Personne d’autre ne devait l’entendre, et ça la défoulait et lui permettait d’avancer.

La brunette hurla le nom de quelqu’un. Elle se jura intérieurement que s’il fallait venir en aide à une autre personne, elle fuirait en courant, quitte à se faire tuer. Elle avait déjà l’impression d’être une oeuvre de charité, et ça ne lui plaisait pas du tout.

Soudain, alors qu’ils continuaient à avancer, elle ressentit un choc dans son dos, suivit d’une douleur cuisante. Sur le coup, elle poussa un cri et manqua de tomber. Elle eut d’abord l’impression d’avoir été poignardée, mais réalisa ensuite que c’était vraisemblablement un projectile. Pas le temps de s’arrêter, ou de faire un constat des dégâts. Il fallait qu’elle continue, elle n’avait pas le choix. Elle sentit que son pas se ralentissait, que chaque pas lui coûtait. Mais elle devait oublier la douleur. Au moins ses organes n’étaient pas en train de se répandre sur le sol et elle ne se vidait pas de son sang, c’est donc qu’elle avait encore un peu de temps devant elle et qu’au vu des circonstances, sa situation n’était pas aussi désespérée qu’elle aurait pu l’être…

 


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Bellamy P. Graham

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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Jeu 26 Mai - 12:00



HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue.

- feat. libre


Les événements se déroulèrent trop rapidement pour que je comprenne immédiatement ce qui se passait. Je ne fis que subir les choses. Une explosion tonitruante, à faire détruire les tympans prit les gens par surprise. Et je fus emportée , comme d'autres individus dans  le souffre pour m'écraser un peu plus loin. Je perdis connaissance pendant une durée que je ne saurais déterminer. Lorsque je repris conscience, mes yeux s'ouvrirement doucement, mais c'était brouillé. Tentant d'améliorer ma vision, je ne pus que constater que l’atmosphère poussiéreuse des lieux n'aidait en rien, au bout du compte.  L'agitation semblait bien grande dans le quartier. Mais mon esprit encore embrumé voyait tout cela au départ comme au ralenti. Des cris sortaient e toute part, plus ou moins loin de moi, pour appeler de l'aide, exprimer leur tristesse face à la perte de proches. Certains appels me crispèrent, me faisant serrer les dents de douleur, face à certains sons. Plaquant mes deux mains sur les oreilles, et me courbant un peu, j'essayais d'atténuer la douleur pendant quelques secondes. Puis retirant doucement les mains de  mes organes auditifs, je remarquais du sang sur ma paume gauche. Ma respiration s’accéléra face à ce constat et je murmurai :

«Ouh ça sent pas bon... »

Des corps inertes s'étalaient ça et là et des gens cherchaient de l'aide où ils pouvaient, m'interpellant une fois. Mais ce fut une voix qui attira le plus mon attention parmi ce brouhaha ambiant. Une voix que je connaissais très bien

««Aidez-moi s'il vous plait. »

Je reconnaîtrais sa voix parmi tant d'autres. C'était une personne importante pour moi chez les Fraternels et sa présence à mes côtés chez les Altruistes l'était tout autant, même s'il n'était plus le même que chez les Hippies. La post simulation l'avait changé, et même si je retrouvais certaines part de lui parfois, je craignais de devoir me faire à l'idée que certaines choses étaient peut être perdues pour toujours.
Une voix perça tout autant l'air par sa puissance et je la reconnus rapidement

- KYLE ! KYLE SI TU M’ENTENDS, PARLES MOI !

« CHARLIZE ? »


je me retournais en direction de ce qui me semblait être l'endroit d'où venait la voix, mais la visibilité n 'était pas top du tout. Elle avait survécu à cette catastrophe. Je voulais la rejoindre, m'assurer que tout allait pour elle mais Kyle avait besoin d'aide. Tout le monde devait en avoir besoin, mais il l'avait explicitement annoncé, ce qui n'annonçait rien de bon. Et puis je l'avais abandonné quelques temps avant. Si j'avais su...
Je fis donc demi tour et pris la direction de là où semblait se trouver Kyle, en me remettant sur mes jambes, et avançant prudemment. La visibilité n'était pas grande et le lechemin n'était pas tout dégagé. La voix ne semblait pas être très loin. Je scrutais les environs à la recherche de la tignasse brune de mon fidèle camarade de faction.

« Kyle !!! »

J'avançais comme je pouvais, alors que mes membres étaient douloureux. Mais tant que je tenais, je n'allais pas m'arrêter. Je sentais quelques blessures minimes au visage ainsi qu'une certaine chaleur. En passant ma main dessus prudemment, la peau était plus sensible.
Je finis par apercevoir mon ami au sol, dans un état assez alarmant. Allongé par terre, sur le côté, je remarquai qu'un  morceau de métal s'était planté dans ses côtes. Affolée face à cette image, je parcourus le plus rapidement possible la distance qui me séparait de Kyle et je m'agenouillais auprès de sa tête

« Kyle, je suis là...ça va aller, je suis là... »

Je prononçais ces paroles difficilement, vec des sanglots dans la voix. Je les prononçais autant pour lui que pour moi. Je voulais lui montrer qu'il n'était pas seul dans ce bordel monstre.  Et je me rassurais comme je pouvais  que tout allait bien se passer. Mais la vérité c'est que je n'en savais strictement rien. J'espérais profondément que les choses s'amélioreraient. En attendant j'assistais impuissante à Kylle souffrant le martyr avec ce fichu morceau métallique. J'étais consciente qu'il ne fallait pas toucher le morceau de métal. Mais voir ainsi le brun me faisait un mal de chien. Peut être que le débris avait transpercé ses côtés, mais de mon côté il avait tendance à me transpercer le cœur. Il fallait absolument que l'aide arrive au pus vite.
Je me retournais et criai à qui m'entendrait, d'une voix inquiète:

« DU METAL S EST PLANTE DANS SES COTES !  JE VOUS EN SUPPLIE , VENEZ VITE ! »

Je grognais de gène face à mon oreille gauche qui continuait à me faire souffrir, ainsi qu'un acouphène persistant. Mais mon état n'était rien face à celui de Kyle. Redonnant toute mon attention à ce dernier, je passais quelques doigts dans ses cheveux pour les caresser doucement  afin d'essayer d'apporter un certain apaisement au milieu de tout ce cauchemar.
Mais ce n'était pas facile puisque je n'avais aucune idée du futur, si quelqu'un allait venir rapidement, si les choses allaient s'arranger. Le flou total pour les prochains temps à venir.

« Tiens le coup Kyle...Restes avec moi. L'aide va arriver... Surtout, restes avec moi »

Il fallait garder espoir même si tout était au plus bas. Et alors que je gardais un œil loin d'être rassuré sur Kyle, ma main de libre se déposa délicatement sur la sienne, la plus proche de moi.


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J. Ryder Storm

❖ Date de naissance : 08/10/1989
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❖ Âge personnage : 32 ans
❖ Profession : Responsable de la Fosse et Entraîneur
❖ Faction : Dauntless
❖ Forces & Faiblesses : Peut être un parfait gentleman par devant comme une effroyable pourriture par derrière - A quelques "anger issues" mais ça à moins d'y avoir goûté vous n'en saurez jamais rien - N'a pas un vilain fond est même plutôt tout ce qu'il y a de plus jovial - Une de ses principales faiblesse découle probablement de sa légère dépendance aux substances illicites. Juste légère... Un tout petit peu. Micro poil de poudre.
❖ Philosophie : Take the best. Fuck the rest.
❖ Playlist : Pillowtalk ▲ ZAYN - Battle scars ▲ GUY SEBASTIAN - Gasoline ▲ HALSEY - Still falling for you ▲ ELLIE GOULDING



MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Ven 27 Mai - 17:26



Life is a bitch

FT. THE OTHERS


Il ne sort jamais de sa faction. Quasiment jamais. Cette journée est l’exception parfaite à la règle qu’il s’est lui-même imposé. Errer dans ces rues, il n’en a pas besoin. Voir l’être humain se pavaner ou s’entredéchirer pour un vulgaire morceau de papier, il trouve ça d’une nullité profonde. Sans doute n’est-ce là qu’un moyen de se mettre des œillères sur un monde qu’il n’a que trop bien connu. Sans doute est-ce là le moyen de fuir ce côté altruiste qu’il aurait été supposé avoir si la vie n’avait pas changé ses plans. Ah, la vie. Si précieuse et qui ne tient qu’à un fil. Si volatile qu’à certains moments elle en deviendrait presque futile. Le responsable de la Fosse se trouve pourtant bel et bien dans ces rues, erre dans les ruelles et les allées adjacentes, inspectant de son œil les passagers bien trop pressés par le temps. Des sincères, des érudits où se mêlent sans-factions et autres audacieux. A bien y réfléchir il n’y a que les culs terreux qui ne se promènent que très rarement en ces lieux.

S’il est là, c’est pour une raison bien précise. Big boss est en réunion dans la très haute tour et autant dire qu’il ne fait pas foncièrement confiance aux bleuets qui ont rejoint les rangs. Alors Ryder observe, inspecte, un newbie se trouve d’ailleurs aux abords de la Willis, attendant patiemment que sa charmante dame sorte elle aussi de cette bloody réunion. Le briquet craque entre ses doigts glacés malgré un fin rayon de soleil venu éclairer leur majestueuse cité. D’un geste appliqué, clope au bec il se retrouve doté, adossé à ce mur de bêton détrempé. Jambes croisées, l’audacieux ne bouge d’un millimètre, mais de sa position il voit tout de la rue qui se trouve en face. Le temps d’un instant son regard s’éclipse et il reconnait au loin la silhouette fracassée de ce qu’il pense n’être que l’un de ses merveilleux amis. Peut-être même le meilleur ? Allez savoir. A en juger par son état lamentable et cette chute de café sur la tronche, Ezra doit clairement être de mauvaise humeur. Ryder tire sur le bâton de la mort et en laisse s’échapper la fumée d’un air nonchalant, c’est à peine s’il prête attention à ces gens qui le défigurent, quand bien même il leur adresse un sourire charmeur dès lors que son regard croise l’un des leurs. Il n’en faut pas plus à l’audacieux pour comprendre le manège de Ravenscar lorsqu’il voit ce dernier serrer la blondasse dans ses bras. Bien joué, petit futé. Un sourire carnassier aux lèvres, il prend tout de même la peine de se redresser et a tout juste le temps de faire quelques pas en direction d’Ezra et de croiser son regard quand tout leur monde s’écroule en poussière.

***

Soufflé par le brasier. Emmené par ce souffle qui d’une seconde les a enchainé. Balayés, ils le sont tous, chacun leur tour, tous en même temps. Ryder nullement n’y échappe, à ce souffle qui terrasse tout, cette explosion massive et ces braises qui s’envolent droit vers eux. Envolé comme un simple bout de papier, lourdement il atterrit sur le sol ravagé. Les pierres tombent, tout s’effondre, mais lui est déjà plongé bien loin dans l’outre-tombe. L’obscurité n’est pas son alliée, et c’est justement parce qu’elle et lui ne sont nullement amis que dans un effort surhumain il laisse ses paupières s’en séparer. Allongé sur le ventre il ouvre les yeux, les sons ne sont que de simples échos dans ses tympans et son cœur qui n’a pas le temps de battre la chamade tant il est sonné par ce souffle qui les a tous malmenés. Ils crient, ils hurlent. Ces âmes en détresse, pleines d’infortunes. La vue brouillée et les os rongés, l’audacieux reprend contenance, avec le sol nez à nez. Intérieurement alors son cœur s’agite quand devant ses yeux à toute vitesse un passant ensanglanté vient à passer. Sa main il a tout le juste le temps de la retirer et de lui lancer un regard lourd d’incompréhension. Autour tout n’est que chaos et désolation. Les images se rembobinent quant au fur et à mesure il emmagasine. Coup d’œil à droite, coup d’œil à gauche, mais seules les pierres se font ses lourds bras d’aciers. Temporairement protégé, il le sait, il doit maintenant se relever.

Sa tempe le brûle et l’hypnotise quand d’un geste vif il secoue la tête pour mieux renouer encore avec le monde réel, ce chaos éternel. Dans son esprit, les images à nouveau défilent, lorsqu’il comprend l’horreur de toutes ces âmes que l’on assassine. Ezra. Hendrix. Et tous les autres que ses prunelles n’ont eu le temps de capter quelques minutes plus tôt. L’adrénaline circule dans ses veines, son organe vital bat à tout rompre, à s’en échapper de sa cage thoracique, mais lorsqu’il attrape la pierre au-devant en guise d’appui, il se rend compte de toute cette ironie. Ignominie. Alors seulement son cerveau imprime, et son système nerveux lui fait grise mine. Coincé sous ses pierres, il fait lui-même partie de ces âmes qu’avec méprise ils assassinent.

« EZRA ! ».

Première silhouette la plus proche de lui au moment chaotique. Premier prénom qui s’échappe avec détermination. L’angoisse est proche, taraude sa tempe ébouillantée, là où ces pierres et ses jambes refusent de céder. Il a perdu le contrôle. Il n’y a plus ni douleur, ni sensation, si ce n’est celle de son propre sang qui se glace, lorsque l’hémoglobine s’échappe à sa droite sur la surface. Le sol ravagé. La terre brûlée.

Il ne sort jamais de sa faction. Quasiment jamais. Cette journée était l’exception parfaite à la règle qu’il s’était pourtant lui-même imposé.

HJ:
 
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