Un p'tit vote



Il est dit, selon la théorie du Chaos, que quelque chose aussi petit que le battement de l'aile d'un papillon peut finalement causer un typhon à mi-chemin autour du monde.


 

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 HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre)

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Moira A. Rosenbach

❖ Date de naissance : 09/04/1990
❖ Barge depuis : 16/01/2013
❖ Messages : 470
❖ Avatar : Julianne Moore.
❖ Crédits : shiya (avatar), tumblr (gif) + disturbed (gifs & css).
❖ Multicomptes : Aucun.
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❖ Âge personnage : Cinquante-quatre ans.
❖ Profession : À la tête du Conseil et fière héritière du projet OBLIVION.
❖ Faction : Érudite.
❖ Forces & Faiblesses : Mon calme olympien, mais facilement aveuglée par le flambeau du Pouvoir.
❖ Philosophie : Knowledge is power.
❖ Playlist : LORDE - everybody wants to rule the world. GIN WIGMORE - kill of the night. FLORENCE + THE MACHINE - what the water gave me.



MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Mar 19 Avr - 15:02

HOUSE OF CARDS - PART 2
Feat. les civils

Dans le tumulte de l’artère usuellement congestionnée, le sifflement assourdissant du train se fait entendre, n’assaillant point vos oreilles accoutumées à son écho lancinant. Vous ne prêtez pas attention à l’apparition du long ver à la chair de fer qui défile à vive allure au sein des géants monts olympiens et se perd parmi les majestueux buildings. Tous accaparés à ses tâches, qui pouvaient se douter, qu’en ce jour bien ordinaire, l’extraordinaire, dans sa plus redoutable laideur, s’imposerait à vous ?

À peine le train dépasse-t-il la Willis Tower, que trois wagons, chargés de vivres, explosent, son souffle de dragon molestant, par balafres incandescentes, trois immeubles importants, qui fatalement s’effondrent tels de piteux châteaux de cartes. Au cœur de ce Chaos, tandis que les flammes lèchent avidement les carcasses du train, grugent les vestiges des buildings effondrés, que les corps des victimes jonchent les rues prisent dans la débandade, la Tour Willis se tient, majestueuse, imperturbable alors que le train, sur son chemin de fer, ne déroge pas de sa trajectoire… avide boule de feu qui pourrait commettre plus amples dommages collatéraux.

À l’orée de ce déluge, plus ou moins en sécurité, un immense mur de débris et de poussières fonce droit sur vous. Dans ce décor comme spectral, vous voyez danser des ombres, des silhouettes affolées, des pantins désarticulés, vous savez que ce n’est pas une illusion, les survivants de cette mystérieuse explosion se ruent droit sur vous. Qu’est-ce que votre instinct vous dicte de faire, suivre le courant, ou le confronter et vous rendre sur les lieux de l’accident ?




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Heads will roll on the floor
- Off with your head, dance 'til you're dead -
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Envy D. Carter

❖ Date de naissance : 08/10/1989
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❖ Multicomptes : Gray J. Wolfgang - J. Ryder Storm - G.H. Nolan Wheeler & Gabriel A. Blackwood
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❖ Âge personnage : 33 ans
❖ Profession : Agent de l'unité des enquêtes spéciales au Chicago Police Department - Dirigeant des Audacieux
❖ Faction : Dauntless
❖ Forces & Faiblesses : Si la force physique est définitivement une de ses qualités, il n'en est rien vis à vis de sa force psychologique. Pourtant, c'est une lutte de tous les instants avec lui-même. Tout irait pour le mieux si Madame Alcool n'avait pas décidé de s'en mêler. Depuis peu il arbore un tatouage à l'intérieur de son avant-bras, deux flèches qui se croisent reliées par une corde en mémoire de son frère.
❖ Philosophie : Envy is a hell of a sin, man.
❖ Playlist : ALL FALL DOWN ▲ One republic - WICKED GAMES ▲The Weeknd



MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Mar 19 Avr - 19:33



This is the sound of Chaos

FT. THE OTHERS


Elle allait enfin prendre la parole, après des minutes de silence. Enfin elle allait réagir à tout ce qu’il venait de se dire, mais leur discussion les rattrapa sans qu’ils ne s’y attendent. Même lui. En un éclair, la tour toute entière se mit à trembler, à vibrer, tandis qu’en contrebas l’explosion venait tout juste de briser les fondations d’immeubles voisins. En un claquement de doigt, Envy s’était déjà relevé de son siège, accompagné de Ruben. Il sut. Il ne comprit que trop vite.

« Ca. Mesdames et Messieurs, c’est l’écho du chaos qui commence. ». Des mots énoncés dans un calme presque ironique alors qu’il se rendait déjà aux abords des fenêtres. Le bâtiment d’en face penchait dangereusement, jusqu’à ce qu’un nuage de poussière ne se mette soudainement à s’élever dans les airs. « Descendez dans les étages inférieurs mais ne quittez pas cette tour. ». L’audacieux se mit instantanément à reculer. Tant de vies qui seraient gâchées. « Eloignez-vous des fenêtres et descendez vers les étages inférieurs mais ne quittez en aucun cas cette tour ! MAINTENANT ! ». Tous ces politiciens et polichinelles avaient perdu leur temps, tout comme lui. A la hâte, il fit signe à son bras droit qui savait déjà quoi faire pour commencer à sécuriser le périmètre, les forçant à se bouger tandis qu’Envy se dirigeait aux abords de Moira et particulièrement d’Arizona. « Il est trop tard pour passer cette menace sous silence. Ils ont mis leur plan à exécution. Vous devez vous mettre en sécurité. ». Non pas qu’il porte Moira dans son cœur mais… Il ne pouvait pas non plus se permettre de laisser cette Légion parvenir à ses fins aujourd’hui.

Entre temps, Ruben avait réussi à récupérer leurs armes à feu et le dirigeant se sentait soudain bien moins inutile. Le cliquetis significatif d’une arme chargée retentit dans la pièce et il s’éloigna en direction de son bras droit, le sommant de regrouper le maximum d’audacieux présents dans cette tour et de prévenir le Chicago Police Department en urgence. Ils allaient avoir besoin de monde. Lui, il descendrait le premier, il était dans son élément et complètement sobre surtout. Un regard entendu mais noir fut adressé à Ramsey qui ne tournait plus sur sa chaise à présent, mais qui était probablement en train d’essayer de récolter de super clichés de l’explosion. Il avait beau être un ex-journaliste… L’audacieux se doutait qu’il devait bien avoir des restes de curiosité et « d’envies de faire le buzz » présents dans son organisme. Envy se rendait à la porte de la salle du Conseil quand il croisa le regard de Blake. Nul ne sait vraiment pourquoi il fit ça mais il vint passer un bras autour de sa taille, se penchant juste assez pour lui murmurer à l’oreille. « Mets-toi en sécurité, s’il te plait. ». Il ne voulait pas qu’il arrive malheur. Surtout pas. Puis, il fila à l’anglaise, les laissant entre les mains de Ruben.

Arrivé aux pieds de la tour Willis, tout ressemblait aux Enfers. Les cris, les éboulis et les vrombissements, tout cela ne laissait rien prédire de bon. Comment se rendre utile dans ce décor d’apocalypse ? Lui qui voulait épargner des vies… Voilà qu’il avait les pieds au seuil de la Mort. Les deux pieds en plein dans une œuvre des plus morbides et insupportables. Dieu, par pitié, épargnez-les. Envy aurait voulu hurler, mais au lieu de ça il se mit en marche, restant non loin de là, mais c’est alors qu’il le vit, la vit, cette boule de feu. Le train. Ils devaient arrêter le train. Alors l’adrénaline lui fit comme l’effet d’une bombe dans ses veines. En un éclair, il avait sorti son appareil de communication. « Code rouge. Je répète, code rouge. Bloquez les rails, déviez-les faites ce que vous voulez mais putain de bordel de merde arrête-moi ce train ou dites-moi comment faire ! Carter terminé. ». Et il se mit à courir. Il n’était pas un héros, loin de là, il en était même très loin, mais aujourd’hui il ne pouvait pas y avoir plus de dégâts. Il ne devait pas y en avoir plus.

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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Mer 20 Avr - 0:19



Through shadows, I ensure
feat. le gang des fous & Anthony Hathaway. Thème


Ils étaient nombreux. Des petites fourmis qui continuaient sagement leurs vies, sans se soucier du passé et du futur. Est ce que l'un deux daignait simplement réfléchir ? Certainement pas. Le Traqueur fronça les sourcils avant de relever légèrement ses lunettes. Il y avait des visages qu'il reconnaissait et qui faisait se serrer son cœur en souvenir de ce qui avait été. Mais Anthony ne devait se laisser impressionner. S'il était ici, ce n'était pas pour rien. On lui avait donné une mission. Il n'en connaissait simplement pas encore le sujet. Et la vie s'écoulait, monotone. Il devait se passer quelque chose. A moins que.... Son coeur se glaça alors qu'il se retournait brusquement mais rien. Il n'y avait personne. Anthony avait beau se gausser de ne plus craindre, il gardait au plus profond de son coeur cette peur qui le tenaillait. Retrouver la caresse d'une amante était un plaisir. Retrouver celle de l'acier autour de sa gorge un cauchemar.

Il s'accroupit un peu plus mais déjà un grondement le faisait bondir, droit comme un I. Une boule de feu fonçait sur la ville, avide de sang et de mort. Son sang ne fit qu'un tour et il bondit, retrouvant les sensations d'un passé Audacieux qu'il n'échangerait pour rien au monde. Il descendit beaucoup trop vite l'immeuble où il était perché, gardant le visage masqué sous un foulard qu'il avait remonté sur son nez, ses yeux seuls dépassant. Dans la fumée et la panique, personne n'allait le remarquer. Et il disparaitrait avant même qu'on puisse savoir qu'il avait été là. Il remonta la foule qui fuyait, captant la présence de son ancien chef de faction. Il l'évita, contournant cette montagne de muscle qu'il ne connaissait que trop bien. Sauver les populations. Ceux qui n'arrivaient pas à courir assez vite.

Chevaleresque, Anthony laissa ses sens le guider. Sauver des gens avait été son métier pendant si longtemps, indirectement. Les Divergents étaient des "dangers". Du moins dans l'esprit malade qu'il feignait d'avoir. En vérité, il s'en fichait. Il tuait pour tuer. Mais beaucoup trop de choses avaient changée en lui. Il entendit une femme hurler et s'approcha d'un visage aux prunelles qui lui en rappelaient d'autre. Mais ce n'était le moment de penser à elle. Autour ils mourraient. Autour ils souffraient. Silena devait être à l'abri avec les autres membres du conseil. Elle n'avait pas besoin de lui. Il couru, et le regard qu'elle lui lança valait toutes les paroles. Un enfant dans les bras, elle s'accrocha à lui, le suppliant de la sortir de là au plus vite. La main du Traqueur glissa dans celle de la demoiselle et il jeta un dernier regard à Envy. Suivre ses ordres, capter ses ordres quand bien même il n'était plus un véritable Audacieux. Mais avant, sauver cette femme qu'il ne connaissait pas. Trouver un abris pour elle, vite. Et retourner en enfer aux côtés de ceux qui avaient été les siens.
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Exekiel K. Hunter

❖ Date de naissance : 21/09/1992
❖ Barge depuis : 16/01/2013
❖ Messages : 4317
❖ Avatar : Gaspard Ulliel
❖ Crédits : Fuckedup Masterpiece (avatar + profil) ; tumblr (sign) & Disturbed (css)
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❖ Âge personnage : Trente ans
❖ Profession : Berger sans mouton + Drugdealer sans le savoir + coursier aux sérums
❖ Faction : Amity.
❖ Forces & Faiblesses : Sa loyauté qui s'envase dans ses élans de stupidité.
❖ Philosophie : Innocence before guilt.
❖ Playlist : JASON WALKER - echo. VANCE JOY - riptide. ANGUS AND JULIA STONE - old friend.



MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Mer 20 Avr - 2:38

Doors open like arms, my love
From medic from colleague, friend, enemy, foe


Une cruche d'eau. Des baies sauvages. Du pain. Et de l’aspirine.
Tranquillement, Exekiel reprenait ses esprits. Il n'aurait su dire combien de temps il était resté inconscient, cloué au sol, la tête écrasée contre le bitume, en plein cœur de cet enfer. Une poignée de secondes? De minutes, peut-être? Le temps ne faisait plus aucun sens à son esprit trouble. Les secondes lui apparaissaient comme des minutes. Les minute comme des heures. Étourdis, la vision dédoublée, il n'arrivait à remettre en ordre les derniers événements. Comme s'il était au pris avec un casse-tête dont aucune pièce ne semblait s'emboîter l'une dans l'autre. La première chose qui le frappa fut ce lourd silence qui planait, un silence insidieux aux lourdes nuances insolentes. Puis, ce fut l'odeur de brûlé qui lui remonta aux narines et lui arracha quelques quintes de toux douloureuses. Il n'arrivait à définir avec précision où il se trouvait; un endroit familier qui lui apparaissait soudainement si étranger.

Une cruche d'eau. Des baies sauvages. Du pain. Et de l’aspirine.
Il cligna des yeux, réalisant que quelque chose était venue brouiller sa vision. Instinctivement Il porta sa main tremblotante à son visage. Un liquide chaud et opaque. Du sang. Son sang. Ruisselant sur son derme, se mélangeant à ses larmes, entachant sa conscience.

Une cruche d'eau. Des baies sauvages. Du pain. Et de l’aspirine.
Ce n'est que lorsque il détourna son regard vers la droite, lorsqu'il harponna, de ses prunelles angoissées, la carcasse disloquée de cette femme qui gisait à ses côtés, que tout le frappa de plein fouet, soudainement happé par la réalité. Tout c'était passé si vite. Trop vite. La déflagration avait cisaillé l'air de toute sa prestance, créant instinctivement parmi la foule une agitation incontrôlable. Les gens s'étaient rués de tous les côtés, pantins animés par une menace qu'ils n'arrivaient à identifier. Mécaniquement, Exekiel avait stoppé sa progression, déposant ses pieds tremblotants de chaque côté de son vélo contre le bitume qui persistait à lui rugir toute sa colère. Trop accaparé à ne pas se noyer au cœur de l'émoi de cette ville mise à feu, Exekiel n'avait vu venir cet homme braquant bien haut cette barre de fer. Arme fatale qui était venue emboutir sa tempe dans un élan de fureur et qui avait fait éclater, en son esprit agité, une douleur incendiaire. Les contours s'étaient rapidement effrités; les formes, corrompues; les couleurs, ternies; ce monde se désarticulait sous ses yeux dans un cauchemar insondable et dystopique tandis que, bêtement, on s'éloignait avec sa bicyclette.

Une cruche d'eau. Des baies sauvages. Du pain. Et de l’aspirine.
Rapidement le silence se dissipa. Les échos du métal se tordant et se déchirant contre le bitume résonnèrent à son esprit anxieux, se heurtant à ses tympans endoloris comme l'on martèle un tambour épuisé par sa propre cadence. Sa tête était lourde. Son crâne douloureux. Ses muscles tressaillaient sous cet orage de spasmes électriques qui parcourraient l'intégralité de son être décousu. Tout son corps se cambrait maintenant de douleur. Une douleur cuisante, une douleur insoutenable. Sa respiration était lourde et arythmique, chaque expiration se mêlant à une toux sèche qui lui laissait contre la langue le goût ferreux et âcre de son propre sang. Se relever. Se relever et éviter la marche despotique de la Peur qui, sans aucune pitié, piétinerait son pauvre corps à l'abandon.

Une cruche d'eau. Des baies sauvages. Du pain. Et de l’aspirine.
Et voilà ce qui lui revenait sans cesse à l'esprit. Voilà à quoi il pensait au beau milieu de cet Enfer. Voilà ce qui occupait ses pensées pendant que là, à quelques centimètre de lui, une femme se mourrait. Jusqu'à maintenant presqu'aucun son n'était sorti de sa bouche, outres quelques râles qui s'étaient glissés, à son insu, d'entre ses lèvres tendues. Et bien qu'à ce moment précis il avait une envie torrentielle de hurler son désespoir, il n'y arrivait pas. Il se retourna, son regard maladif s'échouant sur la frêle carcasse sanguinolente de l'inconnue qui hoquetait son martyr. Elle fixait le vide, immobile, seule sa cage thoracique qui se tendait difficilement sous l'entrée d'air lui assurait qu'elle était encore en vie.

Une cruche d'eau. Des baies sauvages. Du pain. Et de l’aspirine.
Péniblement, il se leva sur ses jambes chancelantes et s'approcha de la jeune femme. Instinctivement, il avait plaqué ses paumes brûlantes contre son cou frêle marqué par ce morceau de verre qui avait percé son derme cireux.

- Allez. Allez. On reste avec moi, d'accord ?

Se répandant au creux de ses mains, le sang de cette inconnue était maintenant la seule chose qu'il arrivait à percevoir de cette réalité qu'il n'arrivait à croire sienne.

Qu'est-ce que je fais maintenant ?

Exekiel n'arrivait à mettre de l'ordre dans ses idées. Il n'avait pas de plan. N'avait pas de solution. Non. Tout ce qu'il avait, c'était cette stupide liste: Une cruche d'eau. Des baies sauvages. Du pain. Et de l’aspirine. Une cruche d'eau. Des baies sauvages. Du pain. Et de la Charlize?

De la Charlize…?

- CHARLIZE? CHARLIZE!?! CHAAARLIIIIZE!!!

Ce prénom, il lui avait incendié les cordes vocales. Il lui avait ravagé l'œsophage. Il avait tout détruit sur son passage. Il s'était échoué à la commissure de ses lèvres, s'entremêlant au centaines d'autres qui résonnaient déjà au cœur de cette funeste chorale.
Parce qu'au final, il n'était qu'une voix parmi tant d'autres…


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Charlize E. Flores

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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Mer 20 Avr - 5:49


❝ Where you are, I will be ,
feat. Tous les autres & Charlize E. Flores.❞



Une vibrante image, précieusement confinée au plus profond de moi, le souvenir parfait, avant l’instant défait. J’ouvre les yeux, sorte de lueur vague et sombre, qui persiste, et vous n’êtes plus là. Mon âme confondue à l’image fondue, engloutie dans mes nuits éternelles, qui vous cherchent, mais ne vous trouvent pas…

- Bellamy. Hendrix, le cristal de ma voix s’émaille, déraille, se perd dans l’agitation de cet univers en pleine commotion. Une vibrante image, seul débris qui reste au bord du gouffre ténébreux qui laboure douloureusement ma poitrine et ravage ma mémoire défaillante. La petite mort laisse, ainsi parfois derrière-elle, quelque chose d'elle-même, comme pour nous souhaiter la bienvenue sur le seuil de son triste tombeau menant tout un monde en bateau. Une vibrante image. Le souvenir parfait… avant l’instant défait.

Le regard de la foudre avec l'œil de l'aurore, voilà ce qui s’est produit. Une clarté aveuglante, balafrant de son rayon ondoyant toutes pierres, toutes chairs, le glissement de nos âmes vers la terre alors que le jour s’écroule littéralement sur nos échines de verre. Plaquée au sol par une force qui à la fois m’abandonne et me sermonne, à mes tympans résonne toujours l’assourdissant péan alors que Destruction et Deuil se pâment à l’horizon de cet univers en pleine commotion. Mon âme confondue à l’image fondue, engloutie dans mes nuits éternelles, qui vous cherchent, mais ne vous trouvent pas. Le regard de la foudre avec l'œil de l'aurore, celle-là même qui transforme les briques des murs en projectiles mortels, accompagnés par de pétillants acérés d'acier; clous, éclisses, autres morceaux métalliques, désassemblés en l’auguste d’un dessein malveillant. Mes sens s’éveillent, la moitié de ma figure de diamant engourdie par une brûlure superficielle, miraculeuse, ainsi imposée à d’autres victimes qui m’entourent. Péniblement, un genou à la fois, une main à la fois, je me relève, paume plaquée sur ma tempe bourdonneuse alors que mes prunelles charbonneuses cessent enfin de contempler la chute infinie des cieux noircies par la funèbre tragédie.

Des cris. Des larmes. Des morts. Des vivants. Des tourmentés. Des affolés. Des débris. Des rues jonchées de sang. Des immeubles rongés par des flammes voraces et cruellement lascives. Un décor qui perd tout son sens alors que plus rien ne fait de sens.

« Code rouge. Je répète, code rouge. Bloquez les rails, déviez-les faites ce que vous voulez mais putain de bordel de merde arrête-moi ce--- ».

Hors de la conscience et hors de l'harmonie, la voix rageuse se perd dans l’infinie alors que les bruits voltigent parmi ce qui reste détruit et démuni.

- CHARLIZE?

- AIDEZ-MOI !

- CHARLIZE!?!

- JE VOUS EN PRIE !

- CHAAARLIIIIZE!!!


L’écho grandit, persiste, vibre, défit le gouffre qui submerge, prend une forme, prend une vie ; un éblouissement qui devient bouleversement. Exekiel…

- Retirez ce bout de métal de cette poitrine et c’est l’hémorragie assurée.

Celle à qui je m’adresse a tout juste le temps de lever ses yeux affolés sur moi, que mon long cortège funèbre disparaît déjà dans la sombre marée de la foule qui se déchire et déchaîne. Je remonte le trottoir qui n’est devenu rien d’autre qu’un houleux couloir nous menant tous à l’abattoir, le corps ankylosé propulsé violemment d’avant en arrière, suivant le ballet endiablé de ces épaules osseuses qui virevoltent sur moi tels de furieux tourniquets alors que je fonce tête baissée au cœur de cette abominable torchère allumée au sein de la ville larmoyante. Les ombres qui passent, les silhouettes qui s’étalent, ce qu’il reste de ces moitiés d’homme, ce qu’il reste de ces moitiés de femmes, un univers de chairs ouvertes, de sangs versés, là où tous crient de leurs poumons souillés par l’épaisse fumée, parfois pour leurs blessures, parfois pour les blessures d’un autre, mes ébènes qui croisent un regard point familier, mais dont l’horreur cristallisé dans les yeux se voit être le miroir parfait de mon âme qui refuse la fêlure.

- Je suis là…

J’immerge dans ton cauchemar, étrangement impassible, curieusement sereine, l’horreur et la fatalité qui usent mes lippes et mon soupire. Doucement, je rabats mes genoux sur le bitume spongieux d’hémoglobine, d’une infinie tendresse j’éloigne tes doigts maladroits de cette gorge lacérée à froid, sentant l’inévitable se produire lorsque mes mains de diamant couvrent le pouls qui trépasse et que le regard se fige dans la rigidité de l’espace.

- Exekiel, regardes-moi.

Mes limpides tendresses qui cherchent tes rutilantes tristesses, nos regards confondus, mon sourire vaincu caresse la traversée de tes larmes.

- Je m’occupe d’elle. Je t’en prie, trouves Bellamy. Je sais qu’elle sera en sécurité avec toi.

Une vibrante image, précieusement confinée au plus profond de moi, le souvenir parfait, avant l’instant défait.

Hendrix…
La petite mort laisse, ainsi parfois derrière-elle, quelque chose d'elle-même, comme pour nous souhaiter la bienvenue sur le seuil de son triste tombeau menant tout un monde en bateau.

Et mon âme qui refuse la fêlure.

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Ezra S. Ravenscar

❖ Date de naissance : 28/12/1998
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❖ Profession : gérant de flesh & blood, extravagant maître d'un trafic obscur & illégal.
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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Mer 20 Avr - 14:16


   
House of cards
Holding hands while the walls come tumbling down

« putain, c'est vraiment pas mon jour. » que tu grognes alors qu'une furie vient de déverser son café sur toi, brûlant tes chairs, à travers le fin tissu de ton tee-shirt sur lequel lentement il s'infiltre, et tes traits, déformés par l'étonnement et l'agacement, que t'éponge d'une main lassée. L'instigatrice de l'énième déboire, elle dévisage d'un air accusatoire ta misérable carcasse, et implacable te juge responsable. Les boucles blondes et les opales furibondes, la vanité exhalant des moindres pores de son corps paré de milles et une futilités, complices ostentatoires de l'orgueilleuse dérisoire, tu te trouve devant l'allégorie du superbe à n'en point douter. Mais nullement impressionné par la prestance de la princesse irascible, tu maudis l'ignoble gâchis qu'elle a fais de ton tee-shirt défraichi, et de tes facéties à ses frivolités émerge la diablerie de l'idée. Un pas, et tu l'étreins entre tes bras, partageant le café imbibant ton tee-shirt avec son haut certainement hors de prix et essuyant calmement tes mains trempées sur ce haut même, la morgue au coin des lippes. « tu vois, finalement, tu l'as pas perdu ton café. » l'ironie de ta mesquinerie. et insolent, tu lui tape l'épaule. « sans rancu... »

Le vacarme. L'éclat fulgurant. Sans comprendre, tu te retrouves à terre, balayé, pantin vulgaire, par le souffle de l'enfer. Son soufre, il s'engouffre, t'étouffe, emplissant le gouffre de ta poitrine béante des cendres fumantes de l'humanité qui au delà de toi se décompose, explose en cette myriade rougeoyante, sanglante, veinée de souffrances. Et le monde, il se ravage, et pourtant l'indicible carnage, régnant de ton sanglant naufrage, te broyant entre ses bras de granit et de verre scelle ta conscience à la misère des chairs consumées des fragments glorieux des cieux qui s'ouvrent en deux pour déverser sur les vies insignifiantes le poids de la tourmente. Et la douleur, lancinante. Le monde oscille, les paupières vacillent et finissent dévoiler les décombres d'un chaos de feu et de sang, d'adieux et d'anéantissement. Et la douleur, lancinante, elle efface tout le reste, les hurlements récalcitrants des fantômes de mourants, le grondement fracassant des ruines qui tombent, s'effondrent. La jambe est coincée sous les gravas. la mauvaise. Les os brisés, la vieille plaie qui s'ouvre, se rouvre, la douleur qui incessamment te martèlent et te cisèlent l'âme, comme si son onirique chimère était de saigner et déterrer tes égocentriques infidélités, rappeler à la terre imprégnée d'os, de larmes et de péchés, engendrée des fades splendeurs du réel, ses horreurs, que tu t'es soustrait d'elles en te vendant à la folie, cette innommable maladie. Et le sang se libère du carcan des barrières charnelles, dansant devant tes opales indolentes, rageantes. Les brûlures, sur le bras que t'as instinctivement levé pour te protéger. L'éclisse dans l'abdomen. Fissuré, balafré, ensanglanté, l'armure humaine déchirée. Vivant. « ok. madame café, bouge tes fesses et viens m'aider à retirer c'bordel. » que tu craches avisant la blonde quelques pas plus loin, alors que de ta main valide tente désespérément de repousser le morceau de mur qui t'entrave. Elle aurait toutes les raisons de t'abandonner, si tant est que son cœur fût libéré de toute humanité, ce concept qui t'es étranger mais dont tu n'hésiterais pas à abuser. D'ailleurs tu n'hésite pas à en rajouter une couche. « allez, tu ne voudrais pas rendre ma journée encore plus pourrie, right ? » que tu tentes, sourire interrompu par une quinte de toux. Crédibilité et charme, moins quinze.

FICHE ET CODES PAR ILMARË

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le pouvoir de l'éclipse lelele :
 

ZHE BIG BAD IN DA PLACE:
 
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Clara D. Reagan

❖ Date de naissance : 04/05/1993
❖ Barge depuis : 10/06/2015
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❖ Avatar : Melanie Scrofano
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❖ Âge personnage : 27 ans (02/02)
❖ Profession : Patrouilleuse sur Old Town
❖ Faction : Audacieuse
❖ Forces & Faiblesses : Faiblesse > Son passé. Force > Son caractère
❖ Philosophie : If you don't laugh, you'll go crazy and i've been crazy. Didn't care for it.
❖ Playlist : Ashes Remain - Unbroken | Skillet - Feel Invincible



MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Mer 20 Avr - 16:29

Cauchemar éveillé. Un souffle infernal avait emporté tout le monde sur son passage ainsi que causé des dégâts par sa déflagration destructrice. Un bourdonnement irritant son ouïe, le regard perdu parmi les innombrables ombres qui couraient, pleuraient, trahissaient cette sérénité qui régnait un peu plus tôt dans la journée. Kyle n'arrivait plus à se mouvoir. Il n'avait clairement pas eu le temps de bouger alors que cette boule de feu frappa le centre de plein fouet. Assit sur cette marche, il ne put que relever la tête de sa rêverie et être emporter par le souffle et tous les débris qui virevoltaient dans les airs. Un air affolé sous les flammes. Un bourdonnement agité le fit reprendre connaissance, néanmoins il était étalé sur le sol cendré. Il ne sut comment il avait atterri là, ni si tout était fini ou si la mort avait rebroussé chemin afin de ne pas l'emporter. Ce n'était vraisemblablement pas son heure comparé à beaucoup d'autres qui gisaient là, sur le sol, inerte.

Kyle fronça les sourcils, ramena son bras valide sur son buste et expira un gémissement de douleur alors qu'il tentait de se redresser. Un objet non identifié était venu se loger dans ses côtés. Un bout de métal, pas plus gros que sa main provenant s'en doute des débris causé par l'explosion. Il n'avait absolument rien à faire là mais il prenait un malin plaisir à le faire souffrir. Sa gorge lui brûlait. Il avait peine à respirer. Son sang bouillonnait et il sentait, avait ce goût ferreux qui lui recouvrait le palais. Nauséeux, il tenta une énième fois de se redresser mais en vain, il n'y arrivait pas. Le monde tournait tellement autour de lui. Des hurlements, des cris de douleurs, des appels à l'aide résonnaient dans ce chaos, dans sa tête comme un murmure morbide. La mort se jouait de lui, l'atteignant mentalement par cet agonie, de ne pouvoir le laisser aider ses pauvres gens en danger, qui avait potentiellement la chance de survivre si on pouvait ne serait-ce que leur tendre la main. Kyle était disposé à le faire mais cette chose enfouit en lui l'en empêchait. Il reconnaissait là sa détermination à vouloir apporter son aide. Car il tentait sans cesse de se redresser. Il reconnaissait ce visage altruiste qu'il arborait depuis des jours. Il voulait les aider. Mais il ne put rien faire si ce n'est enduré ces peines avec eux, dans le silence. Il tendit son bras valide, étirant sa main au possible disloquant presque son bras tend il le tendait vers cette voix, tout près de lui. Cet appel à l'aide qui le fit suffoqué tellement il n'avait pas la capacité nécessaire pour l'aider. Il ne sentit pas la personne à proximité qui pour lui devait être beaucoup trop loin pour émettre une pression compatissante à vouloir faire acte de présence à ses côtés.

Les larmes perlaient déjà sur ses joues. Le regard perdu dans le vide du ciel ombragé, noirci par la fumé qui grimpait jusqu'à lui. Il ne bougeait plus, faisait pratiquement le mort à l'effigie de ceux réellement morts à ses côtés. Il ravala difficilement entre chaque toux éraillant un peu plus sa gorge qui fulminait. Dieu... pourquoi nous faire ça? pensa-t-il désespéré d'en venir à supplier une divinité en qui il ne croyait plus. Il ne devait pas fermer les yeux, il ne devait pas perdre connaissance, il devait survivre à ce moment de panique. Puis lorsqu'un éclat lumineux vint l'éblouir de sa prestance au-dessus de lui, le frappant là où sa fait mal, un signe peut-être bien, il se redressa machinalement, ne sentant même plus cette douleur insupportable à son abdomen. Il se dressa comme un poteau de clôture sur le bitume rougit par autant d'hémoglobine. Comme possédé par cet volonté d'aider. Il toussa plusieurs fois, alors qu'il se redressa sur ses jambes avec dieu sait quelle force. Sa volonté de retrouver les siens... Bellamy... Qu'il avait laissé partir un peu plus tôt. Il s'en voulait et il mit un terme à cette courte bien qu'interminable pause qu'il s'était accordé d'avoir sur le sol. Il serra le bout de métal entre ses doigts, pressant sa main jusqu'à la lacérer pour oublier le mal qui le ronge. Il n'allait pas le retirait, non. C'était le seul moyen pour lui de ne pas se vider de tout son sang. Le métal était en réalité un genre de pansement pour lui. La mâchoire crispée, il avança doucement, un pas devant l'autre, chancelant sur ses jambes flageolantes. Il alla en direction des appels à l'aide. Mais il avait bien trop sous-estimé sa blessure et ne put faire un pas de plus. Il retomba genoux à terre. Ses paumes s'écrasant sur le bitume sous son poids. Il expira à nouveau un gémissement de douleur. « Aidez-moi s'il vous plait. » dit-il en espérant être entendu. Puis il finit tout simplement par murmurer entre deux toux. « Bellamy... »

Il laissa tomba son corps sur le côté intact. Haletant pour essayer de garder une respiration régulière dont son souffle commençait doucement à lui échapper.





hrp > Brille Brille je suis sadique avec le pauvre kyle quand même ^^
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Ramsey A. Dallas

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❖ Âge personnage : Trente-et-un ans.
❖ Profession : Ex journaliste, recruté pour devenir membre du Conseil, présentement en stage à la tour Willis.
❖ Faction : Érudit. (Né Audacieux.)
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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Mer 20 Avr - 17:53


❝ Sick of feeling used ,
feat. Tous les autres & Ramsey A. Dallas. ❞



Pour la bonne santé de notre relation sur laquelle tu viens de odieusement cracher dessus en me dardant ce regard aussi noir que le fion d’un ours noir, Envy, je vais passer, pour cette fois, l’éponge et prétendre que je n’ai rien vu. Et puis merde ! Vas te faire foutre ! J’sais que c’est sans-dessus dessous ici-bas, mais c’est pas une raison pour nous traiter comme des marmots incompétents ET me #silentlyjudgingyou comme si je venais tout juste d’assassiner un bébé chien. Même pas le temps de dire ouf, je vois disparaître au loin ton joli cul d’audacieux bien moulé dans son pantalon de cuir intensément ténèbres alors que moi je m’affaire à ce que je sais le mieux faire. Naon, mes bons, en dehors de ce que vous pouvez penser, je ne suis pas en train d’Instagram that shit pour faire le plus gros buzz de ma carrière de journaliste. En fait, c’est tout le contraire, j’en viens même jusqu’à dire que je commence à me faire royalement chier avec mon portable et ses quarante-douze milles applications high-tech qui morflent les narines comme l’impossible ! On vend un rein, une burne, et ces machins sont mêmes pas foutus de fonctionner correctement et à la vitesse de la lumière !

Souriez, le bon peuple tourmenté, car la vie est un fromage… gruyère. Au sommet de notre tour de verre qui se fait violence et tempête au cœur de cet Enfer, le pif quasi collé contre la baie vitrée qui me tient solennellement tête, je prends divers clichés de la débandade dans les gorges immolées de notre ville assiégée, captant la misère humaine qui en devient inhumaine de laideur et d’horreur.

Humanité qui au contre-bas se décompose, se désagrège, dans les torrents sanglants, les balafres rougeoyantes et les éclats assourdissants. Naufrage à rivage. Destruction à désillusion. Des vies scellées dans les tombeaux nacrés, des vies brisées dans les ravins obscurs, le monde qui part en vrille, les buildings qui s’écroulent, coulent, dans l’océan vermeil d’un chaos vomissant flammes et dévastations. Des fantômes qui détalent, des vivants qui dévalent. Bref, c’est bien charmant, Ils sont Légion !

- ÇA VA, J’AI UNE IMAGE DE SA TRAJECTOIRE !

C’est, comme qui dirait, mieux vaut tard que jamais ! Satisfais de ce que je viens d’entendre, je plaque mon smartphone sur ma joue empourprée, me l’encastre quasi dans l’oreille alors que je crache dans le combiné un valeureux :

- C’est la dèche, Dim. Dis-moi où il se barre, comme ça, avant que ça devienne un fucking no man's land !

- Vers le nord. Il se dirige vers le nord.

Oh-ho !

- Putain…

- Quoi ? Dim, QUOI ?!


- L’usine de manufacture. Il se dirige vers l’usine de Semtex.

Non. NOM D’UN CHIEN !

- Ka-boom ?! que je m’étrangle, le souffle coupé et les yeux fermés.

- Ka-boom. Il y a Carter qui vient de lancer l’alerte. Mais les communications entre le bureau des opérations et le train sont bousillés. Ils ont piraté nos réseaux, le système est indépendant et manuel. En gros---

- Les rails se foutent de notre gueule et un obus de flammes risque d’envoyer Chicago sur la lune. Combien de temps ?

- Quinze minutes.

- Je te rappelle dans vingt minutes.

Et je coupe la communication, me précipite vers la table de conférence, happe la tablette électronique et dégaine la carte de notre ville… direction arrondissement des Altruistes et tout son beige bataclan. CHOUETTE ! hormis l’usine qui va tous nous tuer dans moins de quinze, il y a, dans le quartier industriel, bah, moult industries et ainsi que le barrage hydroélectrique. Ça fait tilt dans ma caboche… un joli tilt, genre, grelot de nowel style. Bingo, j’attrape mon smartphone, bidouille un moment dessus, vous épargne les détails de mes recherches par ce que vous y comprendrez rien, mais le tout se résume en des kilopascal, loi de la physique, force inarrêtable, loi de la gravitation de Newton et un foutoir impossible d’algèbre. Einstein et son putain de culte avaient raison, je vais d’ailleurs tester sa logique en live alors que tout part en live. Seul contre tous, j’y arriverai pas. Pas avec ma santé et mon statut de petit stagiaire pas crédible.

Il me faut des gens. Beaucoup de gens. Des gens barges qui… mes opalines biglent sur Eastwood… O’Malley… Jensen. Et je souris. Et je bifurque sur celle qui---

- Il est temps de rembourser ta dette, que je murmure dans le creux de l’oreille de Silena, acerbe et mauvais à souhait alors que mon énorme sourire de gamin veut simplement tout traduire.

- Le train se dirige droit vers une usine à matières dangereuses. On va tous crever si tu ne l’arrêtes pas.

Topo du plan foireux, ma main s’ancre à son avant-bras et je nous traîne laborieusement vers la sortie. Avant de disparaître où Envy a disparu quelques instants plus tôt, je lance un coup d’œil à O’Malley, espérant qu’elle comprenne ce que je veux lui dire : Armée de Jensen, allez voir Ruben, piquez lui son émetteur-récepteur pour rentrer en contact avec Envy et donnez l’ordre de l’évacuation complète de l’usine de Semtex, qu’il se rende également dans l’arrondissement du nord pour faire dévier le train en direction du barrage hydroélectrique.

Ouais… un texto à ma patronne sera plus simple. Pas sûr que notre lien télépathique soit à ce point aiguisé…

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Fire up the beast I got in my eyes
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Keira C. Vander

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❖ Âge personnage : 25 ans
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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Mer 20 Avr - 23:37


House of cards





Il n'y a aucun signal. Aucun signe avant-coureur. Rien. Aucun warning pour nous prévenir de ces choses-là. Et c'est probablement ça le plus terrifiant.

Me vautrant sur le capot de la voiture, je m'étais allongée pour profiter pleinement du soleil. La chaleur de ses rayons me réconfortaient et m'aidaient à passer de façon agréable le temps. Un début de journée qui s'annonçait agréable. Un sourire collé aux lèvres, j'écoutais mon collègue se plaindre. Attention, il s'agissait d'une voiture, c'était important, il ne fallait surtout pas la rayer. Et blablabla. L'écoutant que d'une oreille distraite, je songeais déjà à ma nuit. Je me demandais bien quelle tenue allais-je arborer pour accueillir mon fiancé. Inutile de préciser les idées peu catholiques qui finirent par m’assaillir. Je trépignais d'avance d'être à la nuit tombée et ce qui me paru quelques secondes auparavant me paru aussitôt frustrante. A mon tour de grogner et de me montrer ronchon. Combien de temps allons-nous devoir attendre le "chef" des opérations? Soupirant, je quittais mon poste d'observation, au grand soulagement de Grincheux, et m'installa à l'intérieur de la voiture, place passager.

Vroum. Vroum. Vroum.

Imitant le bruit d'un moteur avec la bouche, je m'imaginais conduire ce bolide à vive allure. Que ça devait être grisant, la vitesse, la sensation de danger imminent. Le vent qui transformerait mes cheveux en une véritable crinière sauvage. Tout à mon imitation de super conductrice, je tournais ma tête à droite, puis à gauche, puis de nouveau à droite pour finalement m'arrêter net. Plissant les yeux, je voyais une tête brune que je ne connaissais que trop bien. Kyle.

Sans perdre de temps, je quittais le véhicule. Je voulais lui parler. Savoir si il allait bien. Si éventuellement, la mémoire lui était revenue. Je voulais lui parler... pour lui parler, tout simplement. Car malgré tout, il me manquait. J'avais l'impression étrange que je le voyais d'avantages en étant une Altruiste. Ou peut-être que ce n'était qu'une simple impression? Peu importait. Déterminée et tout sourire, j'avançais et soudain... Un bruit tonitruant. Un souffle ratatinant. Ce choc virulent. Cette douleur fulgurante et ensuite, le néant.



Ses paupières se ferment sur le monde. Emportée par un sommeil sans rêve pour une période encore inconnue.



Si t'es un petit curieux, click.:
 






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SCREAM MY NAME.

Breathe in balance and love, I was born on the scene. Now it runs in my blood, yeah you know what I mean. When I'm dead and gone, will they sing about me ? Dead and gone, will they scream my name ? Scream my name.

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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Sam 23 Avr - 16:48


❝ House of cards,
when you've lost cause. ❞



Une seconde que je m'excusais auprès de cet étranger que j'avais involontairement bousculé. L'autre, je l'observais reprendre son chemin, apercevant par le fait même Charlize et tous ces gens autour par dessus mon l'épaule. Et puis, le chaos s'abat sur nos pauvres vies beaucoup trop fragiles.

Un bourdonnement incessant fait vibrer mes tympans endoloris alors que j'ai l'impression d'avoir reçu une tonne de briques sur le crâne. L'étourdissement me retourne l'estomac pendant de longues secondes, mon cerveau ne parvenant pas à reprendre totalement conscience. Mais je m'acharne. Je sens bientôt une surface dure se former sous mon crâne qui se présente étrangement lourde. Je tourne péniblement la tête en quête de force pour ouvrir les paupières. Ma vision se fait tout d'abord embrouillée et faible, un nuage de poussière me voilant momentanément la vue. Peu à peu, je me sens rejoindre la réalité, un tableau funeste et alarmant se dessinant devant mes prunelles perplexes. Des gens se précipitent d'un côté et de l'autre, un brouhaha de panique remplace le bourdonnement dans mes oreilles et l'air s'engouffre difficilement dans mes poumons. Dans ma confusion, je tente de me redresser de contre le bitume sur lequel mon corps gît, mais comme seul résultat, une douleur aiguë et brûlante me fait grogner entre mes dents serrées. Et je constate l'improbable. L'horreur. Je n'arrive plus à bouger. Seul mon bras droit et ma tête semblent avoir garder leur fonction motrice... Je relève péniblement la tête du sol et constate avec horreur un amas de débris de béton, de poudre de métal et autres structures recouvrir presque l'intégralité de mon corps.

La panique voile les ténèbres de mes prunelles. Ma respiration se fait soudainement saccadée, l'oxygène accédant difficilement à mes poumons à moitié comprimés par le poids des débris. Un mélange de souffrance et d'absence de sensation frappe mon cerveau et me fait craindre le pire... D'un geste désespéré, ma main libre tente de pousser les débris pour me dégager alors que je me tire vers le haut. Mais rien ne semble bouger. Je grogne de plus bel, redoublant d'effort, mais seule la panique monte en flèche. Incapable de garder mon calme, je sens mes voies respiratoires se refermer et mon coeur s'affoler au point d'exploser.

Pratiquement enterré vivant. Je suis pratiquement enterré vivant.

hrp:
 
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Silena M. Eastwood

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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Dim 24 Avr - 15:11



House of cards
Holding hands while the walls come tumbling down

Les échos, tristes et paisibles échos qui nous parviennent jusque là-haut, paraissent d'un autre monde, confessent de l'immonde de ce douloureux fléau qu'ils annoncent de leurs voix moribondes. Les flammes s'attisent et détruisent, tandis qu'en cette tour inébranlable nous restons observateurs impénétrables de l'orgueil de l'Homme, de ses souffrances impalpables. Sa parole est tranchée par le couperet de la vanité, qui nous impose les tremblements de la Terre gémissante aux assauts des ruines fulminantes et ainsi contemplatrice d'une œuvre délétère composées des mains même de ceux qui gravèrent sur le papier les maux qui nous étaient destinés, je suis calme et m'indiffère, puisqu'au creux de ma poitrine ne danse que l'avare lueur de sa défaite, imminente, comme la chute de son empire en ruine, son trône qui se fragmente. Elle tombera avec ce monde, et je serais la première à cracher sur sa tombe. Alors, avec flegme, je le vois qui s'effondre, et si j'en tire l'esquisse d'une satisfaction, effaçant ceux qui n'ont su saigner le cœur arrogant d'un geste de la main, d'autres aimerait changer les destins, les fins, les appels vains.

Mes lèvres s'ornèrent de la plus insolente des ironies lorsqu'Envy se leva brutalement, illustrant l'allégorie de l'autorité avec tant de perfection que nul n'oserait le défier, exception fait de ma personne qui, démesurément lassée de ses hurlements vociférés à notre intention, dévisageait son agitation avec arrogance, engouffrant dans l'indolence ses pouvoirs futiles, cette idylle héroïque, pathétique, dans l'âpre indifférence d'un égoïsme sans repentance. S'il tenait au chimérique espoir de pouvoir sauver les citoyens de notre bonne ville en ignorant qu'ils étaient tous soit déjà morts, soit en train de mourir, soit en train de regarder quelqu'un mourir, grand bien lui fasse, et s'il pouvait par la même occasion se faire broyer par l'un de ces éclats furibonds tombant des cieux je ne pourrais que remercier la Légion de m'avoir débarrassée d'un spécimen humain particulièrement agaçant et bruyant.

Mais, même imprégnée du plus mauvais des cynismes, du plus vil des individualismes, et malgré le fait qu'obéir aux ordres d'un alcoolique pitoyable fasse naître en moi l'indicible envie de vomir, à l'orgueil je ne sacrifierais pas ma propre vie. Résignée à suivre les instructions pour ma propre sécurité, j'allais tourner les talons lorsqu'une voix rauque résonna, familière, empoisonnant les desseins salutaires. « dommage que tes poumons ne t'aient pas déjà lâché, on ne doit pas de dettes à un mort. » que je siffle à Ramsey et son air satisfait. Ce n'était vraiment pas le moment de parler de ce que je lui devais. Je m'apprêtais à lui faire l'honneur de lui offrir une version plus subtile de va te faire foutre, lorsque sa seconde phrase me coupa dans mon élan. sérieusement ?

« dis moi, dans quel recoin obscur de ton esprit es-tu allé chercher l'absurde conviction que je me chargerais avec joie de risquer ma vie pour sauver une ville, qui — ne te vexe pas — est peuplée d'imbéciles dans ton genre, qui méritent certainement ce qui leur arrive ? » l'ironie, elle dévale les lippes pour l'enlacer de l'injure mesquine, avale en son sein la sensation de porter déjà les chaînes d'un destin joueur, écorcheur, abusant de ma vie, mes envies, pour les confier au gamin qui se prétend malin. Certes, la tentation de le laisser poursuivre son plan certainement voué à l'échec était alléchante, d'autant plus qu'il pourrait y trouver la mort, ce qui serait une réjouissance à tout point de vue. Mais il y avait toujours le risque qu'il en ressorte vivant ... et ce ne serait pas synonyme de bonne nouvelle pour mes affaires. Acculée, piégée, il le sait, je vais devoir l'accompagner puisque je suis assez maligne pour savoir qu'il y a toujours un risque. « d'ailleurs, ça pourrait être dangereux ... toute cette poussière, dehors, pour tes jolis et fragiles poumons. » que je tente, mielleuse. Peine perdue, il me tire par le bras et forcée d'admettre que je n'ai plus d'autre choix, je lâche un soupir de reddition et délaisse ma sécurité pour sauver des personnes dont je n'ai que faire.« tu n'aurais pas un autre héros sous la main, un, par exemple, plus crédible ? Il y a tellement d'idiots qui aimeraient t'aider à sauver le monde, ravis de me permettre d'admirer le spectacle à l'abri, en souhaitant de tout mon coeur à toi et à ceux partageant tes pulsions suicidaires que vous puissiez mourir rapidement et sans douleur ? Je pourrais même faire l'effort de ramasser les différentes parties de vos corps pour les enterrer décemment, si parties il y a, ce qui est peu probable. » le sarcasme console la frustration, l'obligation, de devoir risquer sa vie pour une cause obsolète, une tentative désuète. J'observais l'auteur de mes malheurs taper frénétiquement sur son téléphone, et lorsque ses doigts arrêtèrent leur danse acharnée, je l'ôtais de ses mains avec insolence pour en regarder le destinataire. C'est une blague ? « sérieusement ? je vais devoir t'aider et coopérer avec elle ? » Comme quoi, l'enfer est vraiment sur terre. D'un geste brusque, je l'arrête et pointe un index accusateur sur son torse. « je te jure que si nous sortons vivants de cette situation désespérée — et nous allons le faire — c'est toi qui me devra une dette et je m'assurerais que tu respire assez longtemps pour pouvoir la rembourser. » sans plus de cérémonie, je reprends notre marche.

Une marche bien funèbre.

FICHE ET CODES PAR ILMARË

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Ramsey A. Dallas

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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Dim 24 Avr - 19:54


❝ Sick of feeling used ,
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Mmmm. Sacrebleu, mes bons, en voilà une bonne colle qu’elle me colle sous le pif. Dans quel recoin obscur de mon esprit suis-je allé chercher l'absurde conviction qu’elle se chargerait avec joie de risquer sa vie pour sauver cette ville de merde ? J’en sais rien, miss, peut-être que parce que tu es déjà en train d’acquiescer à la dite conviction, bien que chouineuse et chieuse au max ? J’t’ai pas tordu un bras, encore moins cassé un ongle de ta si jolie manucure, je ne fais que te traîner vers la sortie, tel ce papa empressé qui traîne son morveux barbant au jardin d’enfant ! Tu me suis presque sous l’accord de ton consentement et encore heureux que notre preste déambulation dans la vallée des morts ne se fasse sans scène de ménage. M’agglutiner mon masque de Mister Soufflette, après chaque vilenie beuglée, en charriant Madame sur son épaule, il y aurait de quoi rendre ce sauvetage un rien pathétique et grotesque. Parlant de grotesque, la voilà qui me recolle une bonne colle sous le pif. Mmm. C’est vrai qu’il y a héro plus crédible. Mais ce que je cherche, ce que j’ai besoin, c’est pas un héro, mais une petite névrosée sociopathe en ton genre, qui a suffisamment assez d’égocentrisme dans le bid, pour accepter de me suivre dans ce plan totalement casse-gueule. BREF ! Cesses donc cette fausse modestie et acceptes daonc de rutiler un brin dans ce joli feu de camp allumé en plein cœur de notre ville sous peu cratère si on se magne pas les miches.

- Entre deux séances de menaces, ça t’ennuierai d’appuyer sur le bouton « envoyer » ? Tu m’as arraché des mains mon portable avant que je puisse bazarder ce texto à ma patronne, que je grogne, alors que j’écrase mon pouce sur le bouton de l’ascenseur. Et puis merde, c’est quoi ce Conseil à la noix ? Pourquoi tous les membres se détestent, se font la gueule et ont cette envie quasi satanique de s’arracher les yeux à grands coups de becs de corbeaux ? C’est ça la politique ? Franchement, ça craint !

Quatre burnes cramées plus tard, l’ascenseur monte, je propulse Eastwood dedans et par la même foulée m’y glisse aussi. Direction Faction qui va nous sauver les fions !  

✤ ✤ ✤

BAON ! Je vous épargne le drame, vous êtes là, vous savez que les sept plaies de l’apocalypse se déchaînent dans les rues et que tout ça est bien moche. Déboulé sur le trottoir, Eastwood droit devant qui se croit capitaine de notre mission, avec la résignation de ce mari infidèle qui a été pris la main dans le sac, j’attends un miracle et reluque la débandade. Un détail particulier attise mon esprit et d’instinct me voilà partis.  

- Je suis désolé, que je tousse, parce que OUAIS, cette pouffiasse de Silena a raison et toute cette poussière dehors me donne envie de gerber mes poumons.  

- Pourquoi ? que s’enquière un petit monsieur tout déglingué qui s’empresse de déverrouiller la serrure de la porte de sa voiture… qu’il n’aura jamais l’occasion d’ouvrir parce que je lui fracasse le front dessus avec l’énergie de ce cuistot qui cherche à attendrir sa belle grosse tranche de jambon.

Tranche de jambon s’écroule mollement parterre, je happe ses clés et saute dans l’habitacle. Un coup d’œil au rétroviseur, je vois se rapprocher la mer houleuse et déchaînée de la foule de suppliés qui émergent des débris et nuages de poussières comme des échappés de l’asile. Pas trop envie d’être figurant d'un très mauvais remake du très grand classique One Flew Over the Cuckoo's Nest, je démarre la voiture et braque le bras des vitesses sur le recul.

- Princesse, sautez, c’est le moment ou jamais, que je gueule à Silena, ayant approché notre corvette rouge pétasse vers l’accotement alors que je vois au loin un Envy aussi viking qui se contente plus de vociférer dans sa machine, que de faire autre chose :

- HEY, SHREK, RAMÈNES TES MICHES !

J’suis ton âne, j’t’ai même dégoté une gorgone Fiona. ZHE team, quoi !
Dans notre calèche, comme sortit de mes fesses, allons fort fort lointain et sauver ce monde de vaut rien !

Et c’est une fois tout le monde à bord que mon pied écrase la pédale des vitesses, quittant sur les chapeaux de roue cet univers qui étale le spleen du Nil.

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S. Brooklyn O'Malley

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MessageSujet: Re: HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre) Lun 25 Avr - 11:17

HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue
La tête rentrée dans les épaules, Brooklyn avançait dans la foule sans se préoccuper outre mesure de ce qu’il se passait autour d’elle. Ce fut alors qu’elle allait tourner à l’angle d’un immeuble adjacent à la Tour Willis qu’elle senti le souffle de l’explosion qui venait d’avoir lieu et la repoussa derrière le mur. Il lui fallut un moment pour reprendre ses marques et se rendre compte de ce qu’il venait de se passer. Un immense nuage de poussière envahissait sa vision et déjà les cris de paniques s’élevèrent en même temps que les particules. Puis la vagues de gens capables de se déplacer lui sembla un raz de marée incontrôlable. L’Audacieuse en elle resta calme et repéra le train ou plutôt le serpent de feu qui continuait à folle allure sur son rail promettant encore plus de victime. Alors elle se mit à chercher autour d’elle ce qu’elle pouvait faire lorsque ses yeux qui commençaient à lui faire mal à cause de la sécheresse nouvelle, tombèrent sur Envy Carter.

Le dirigeant de sa faction dont la réactivité avait dû être exemplaire. C’était sa chance de se racheté, de retrouver sa place au sein de sa famille si elle venait l’épauler. Relevant son écharpe sur son nez pour continuer de respirer normalement elle se mit à courir dans sa direction pour lui proposer un plan d’action mais avant qu’elle ne parvienne à le rejoindre, une flamboyante voiture s’était arrêtée à sa hauteur et l’avait embarqué dans une quelconque poursuite. « Fuck fuck fuck ! » S’écria-t-elle en arrêtant sa course. Si seulement elle avait eu un radio sur elle pour communiquer avec lui. Tant pis elle ferait autrement et cela ne l’empêchait pas de mettre son plan à exécution. La blonde regarda autour d’elle où elle pouvait prendre appuis pour rejoindre les toits et repéra un amas de débris dont elle s’approcha rapidement. Ce fut seulement là qu’elle repéra un homme sous les décombres. Elle serra la mâchoire et dégagea ce qu’elle put à la seule force de ses deux bras.

L’homme, plutôt costaud lui semblait conscient mais en souffrance et ce qu’elle remarqua surtout c’était la radio qu’il portait sur lui et se félicita d’être tombée sur lui. Lyn s’accroupit et lui colla quelques gifles dans le but de le réveiller un peu tout en essayant de décrocher l’appareil de sa ceinture pour le lui prendre. « Aller mon gars, un Audacieux ça ne tombe pas dans les pommes ! » La couleur de ses vêtements ainsi que la possession de l’appareil électronique lui avait donné cette indication de faction mais la jeune femme était consciente qu’elle pouvait se tromper car elle ne le connaissait pas. Brook se retint de sauter de joie lorsqu’elle parvint à décrocher la radio qui par miracle était en état. Elle allait se redresser et partir mais elle ne pouvait décemment pas laisser un membre de sa faction sur le carreau. Elle rangea donc l’outil de communication à sa propre ceinture et tira sur le tas de muscle pour le dégager encore un peu plus de sa prison de béton.

Malheureusement même avec tous les efforts du monde et les encouragements qu’elle débitait à leur attention à tous les deux, elle ne possédait pas la force de retirer le plus gros morceau qui emprisonnait son camarade. S’accroupissant de nouveau près de lui Lyn prit délicatement son visage entre ses mains pour le regarder dans les yeux, s’assurant qu’il n’allait pas sombrer dans les ténèbres. « Je dois aller aider les autres, mais tu vas t’en sortir d’accord ! » Elle attendit ensuite une réponse de sa part pour avoir l’esprit tranquille de le laisser là et s’éloigna pour escalader la façade de l’immeuble et se retrouver sur les toits. Elle avait perdu énormément de temps à venir en aide à son prochain mais elle pouvait encore agir, elle le devait de toute manière, parce que son avenir en dépendait et que chaque fibre de son corps le lui dictait. Elle chercha ensuite la bonne fréquence et déclara formellement. « Carter pour O’Malley, je rejoints l’amont du train par les toits. » Puis sans attendre de confirmation ou d’autorisation Brooklyn entama une course poursuite de sa vie avec le ver de métal qui menaçait la ville.

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HOUSE OF CARDS ✤ mini-intrigue (part 2 - libre)

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